Aladino Saidi : pourquoi l’immobilier est devenu un enjeu stratégique pour les entrepreneurs ?

Aladino Saidi : pourquoi l’immobilier est devenu un enjeu stratégique pour les entrepreneurs ?

Le MIPIM de Cannes s’impose chaque année comme un point de convergence majeur pour les décideurs du real estate, mais son rôle dépasse désormais le seul cadre de l’investissement immobilier. L’édition 2026 confirme une évolution plus large : l’immobilier devient un levier stratégique pour les entrepreneurs, au croisement de la finance, de la technologie et du développement territorial.

Dans un environnement économique marqué par l’incertitude et la transformation des usages, les entreprises ne considèrent plus l’immobilier comme un actif passif, mais comme un outil de positionnement.

Le choix d’une localisation, la qualité des espaces ou encore l’intégration dans un écosystème urbain deviennent des facteurs déterminants de compétitivité. Le MIPIM, qui rassemble chaque année des milliers de professionnels, investisseurs et représentants publics, reflète cette mutation en favorisant des échanges qui dépassent largement la simple transaction.

Présent à Cannes, Aladino Saidi, actif dans le secteur du real estate et des intermédiations d’affaires, avec des opérations en Espagne, à Dubaï, au Maroc et à Monte-Carlo, souligne cette évolution. Sa formation en médiation linguistique, complétée par une spécialisation internationale et une base en économie d’entreprise, lui permet d’aborder ces enjeux avec une lecture transversale.

L’immobilier est devenu un outil stratégique pour les entreprises. Il ne s’agit plus seulement d’acquérir ou de louer, mais de s’inscrire dans un environnement capable de soutenir la croissance”, explique-t-il. Cette approche traduit un changement profond dans la manière dont les dirigeants envisagent leurs actifs.

Le MIPIM joue à cet égard un rôle particulier. Au-delà des conférences et des présentations, l’événement fonctionne comme un accélérateur de connexions. Les entrepreneurs y rencontrent non seulement des investisseurs, mais aussi des collectivités, des opérateurs et des partenaires technologiques. Aladino Saidi: “Cette dimension relationnelle contribue à faire de l’immobilier un point d’entrée vers des stratégies plus larges, intégrant innovation, énergie et développement urbain”.

Les thématiques abordées en 2026 confirment cette orientation. L’impact de l’intelligence artificielle, le développement des data centers et les enjeux liés à la transition énergétique occupent une place centrale dans les discussions. Ces sujets montrent que l’immobilier ne peut plus être dissocié des infrastructures qui soutiennent l’économie numérique et des contraintes environnementales qui redéfinissent les modèles de développement.

Dans ce contexte, les entrepreneurs doivent adapter leur lecture du marché. Investir dans l’immobilier ne signifie plus uniquement rechercher un rendement, mais identifier des environnements capables de générer de la valeur sur le long terme. “Les entreprises qui réussissent sont celles qui comprennent que l’immobilier fait partie intégrante de leur stratégie globale, au même titre que la technologie ou la finance”, observe Saidi.

Cette évolution se traduit également par une concurrence accrue entre territoires. Villes et régions cherchent à attirer des entreprises en proposant des conditions favorables, qu’il s’agisse d’infrastructures, de fiscalité ou de qualité de vie.

Le MIPIM devient ainsi une vitrine où se joue une partie de cette compétition, chaque acteur cherchant à capter l’attention d’un capital de plus en plus sélectif.

L’immobilier, longtemps considéré comme un secteur à part, s’inscrit désormais au cœur des stratégies entrepreneuriales. Le MIPIM 2026 confirme cette tendance : dans un monde où les équilibres économiques évoluent rapidement, la capacité à intégrer l’immobilier dans une vision globale devient un facteur déterminant de succès.