Les « Rebondisseurs » n’aiment pas l’échec. C’était dans le Business Club de France

Publié le Mis à jour le

Dans le Business Club de France

Diffusion : Samedi 19 mai 2018 à 7h et dimanche 20 mai 2018 à 15h

Uniquement sur  BFM Business Radio 

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⇒ PREMIÈRE PARTIE 

TALK 1: DEVRED grandit en France et à l’international

TALK 2 : KAROS : 8% de croissance par semaine depuis 18 mois


⇒ DEUXIÈME PARTIE: 

LES « REBONDISSEURS FRANÇAIS » : Un (nouveau) mouvement destiné aux chef d’entreprise qui ont « planté » leur boite et qui ont décidé de rebondir, fort de leur expérience, pour mieux créer et développer une nouvelle entreprise. Ce mouvement est composé de chefs d’entreprise ayant vécu ce type d’aventure. Il a pour mission de changer les mentalités en France sur l’échec* 

Avec :

  • Isabelle Saladin : fondatrice des « Rebondisseurs Français »
  • Corentin Denoeud : ex-pdg de la compagnie aérienne Wijet
  • Pierre Pelouzet : médiateur national des entreprises
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P. Pelouzet – I. Saladin – M. Picot – C. Denoeud

Pour écouter ou réécouter cette émission :


ISABELLE SALADIN : LES REBONDISSEURS FRANÇAIS

L’échec est culturel marqué au fer rouge en France

→Les recruteurs français sont circonspects, voire carrément négatifs, sur des candidats dont le CV n’est pas linéaire ou cohérent. L’échec peut aussi être vu comme un signe d’incompétence professionnelle.

→A l’inverse, aux Etats-Unis, pays jeune bâti par des pionniers, l’échec est vu comme une évidence, une étape essentielle du processus d’apprentissage vers la réussite, une source d’inspiration, un « plus » sur un CV.

Changer les mentalités, c’est la principale mission des Rebondisseurs Français à travers de nombreuses actions et en créant une communauté de partages entre les chefs d’entreprises en position de rebond ou ayant rebondi avec succès.

La mascotte des « rebondisseurs français » : le kangourou ! 

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En savoir plus sur les « Rebondisseurs Français » : Cliquez ICI

CORENTIN DENOEUD : EX-PDG DE WIJET EN PLEIN REBOND !

Avril 2017

1h plus tôt j’étais attendu aux bureaux de Wijet, pour le C.A. le plus matinal de toute l’histoire de la boîte. Quand j’arrive, toutes les portes sont fermées, alors que d’habitude une grande lumière inonde les pièces. Dans la salle de réunion, je vois un huissier et une sténo ; ils se présentent froidement. L’ordre du jour est anodin : un point sur la situation financière au 1er trimestre 2017 ; propositions et décisions sur les orientations à court terme de la société ; ainsi que des “questions diverses”. Aucune mention de ma révocation. Au bout d’1/4 d’heure, Mr A., mon associé, déclare : “je vais mettre au vote et je suis désolé”. Il soumet au vote ma révocation de mes fonctions de président du C.A.-D.G. de Wijet.

Tout va ensuite très vite : je suis révoqué de mes fonctions ; Mr. A. est nommé président du C.A…

→Suivez les articles de Corentin Denoeud sur son blog ICI

logo-horizontal5 mois de traversée du désert. « Je mettais enfermer dans une bulle. Un jour, je décide d’évoquer cette histoire, pas banale, et je me rends compte que je ne suis pas seul à avoir vécu ce type d’aventure. Ces rencontres m’ont progressivement permis d’y voir plus clair… Mon histoire entrepreneuriale, elle non plus, n’est pas finie. J’ai l’entrepreneuriat dans le sang ; c’est ma passion et ce qui me pousse à aller de l’avant. Après Wijet, j’ai connu une traversée du désert pendant 6 mois. Moment nécessaire pour un nouveau départ. Je me suis ensuite lancé dans un nouveau projet fou : Blockchain Studio, dont je vous dirai quelques mots à l’heure venue.

PIERRE PELOUZET : MÉDIATEUR NATIONAL DES ENTREPRISES 

logo-mediateur-entreprises_1_0Il y a mille et une façon d’être victime d’une défaillance. Souvent une erreur, souvent un événement venu de l’extérieur comme les retards de paiement qui « détruisent » 40 entreprises chaque jour en France ! Fort de son expérience, la Médiation des entreprises s’intéresse aussi à ces entrepreneurs en « rebond » qui, fort de l’expérience vécue, sont certainement plus rodé, mais pas forcément à l’abri. La médiation des entreprises est là. les conseils de Pierre Pelouzet, sont à retrouver dans cette émission.

Plus d’info sur la Médiation des entreprises, cliquez ICI 


*Échec ? 

Faut-il parler d’échec ? Dans de nombreux pays, l’échec fait partie de l’expérience, on parlera donc d’expérience (en ces hauts et ses bas). En informatique, on utilise volontiers le terme de « pivot »… Et vous que diriez-vous ?

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Karos veut devenir leader du court-voiturage. C’était dans le Business Club

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⇒ PREMIÈRE PARTIE 

TALK 1: DEVRED grandit en France et à l’international

TALK 2 : KAROS : 8% de croissance par semaine depuis 18 mois

⇒ DEUXIÈME PARTIE: 

LES « REBONDISSEURS FRANÇAIS » : Un (nouveau) mouvement destiné aux chef d’entreprise qui ont « planté » leur boite et qui ont décidé de rebondir, fort de leur expérience, pour mieux créer et développer une nouvelle entreprise. Ce mouvement est composé de chefs d’entreprise ayant vécu ce type d’aventure. Il a pour mission de changer les mentalités en France sur l’échec* 

Avec :

  • Isabelle Saladin : fondatrice des « Rebondisseurs Français »
  • Corentin Denoeud : ex-pdg de la compagnie aérienne Wijet
  • Pierre Pelouzet : médiateur national des entreprises

TALK 2 : KAROS, avec Olivier Binet, cofondateur

Pour écouter ou réécouter cet entretien :

 

Créée en 2014 par Olivier Binet, spécialiste du financement et du développement d’entreprises de croissance, et Tristan Croiset, expert Big Data et Machine Learning, KAROS exploite des technologies d’intelligence artificielle pour transformer les véhicules individuels en réseaux de transport collectif. Fort d’une équipe de 22 personnes, KAROS a inventé le « court-voiturage® » et lancé son application mobile fin 2015. Le service a déjà convaincu plus de 110 000 utilisateurs et propose plus de 400 000 opportunités de covoiturage tous les jours. Soutenue par le Ministère de la Recherche et BPI France, ambassadrice de la French Tech à la COP 21, membre de la plateforme Ville-durable de Paris&Co et du consortium Européen EIT Digital, KAROS a été primée à 10 reprises pour ses innovations de rupture.

>> POURQUOI KAROS ?

CONSTAT

15 millions de trajets sont effectués chaque jour, 40 millions de sièges sont libres, et il n’existe aucune solution de covoiturage adaptée aux trajets du quotidien

> S’il fonctionne pour les vacances (Blablacar), le covoiturage est impossible à gérer pour le quotidien ! Fixer deux fois par jour (A/R) un lieu de rendez-vous pour covoiturer, c’est trop chronophage et pas assez rentable.

SOLUTION

Une application, automatisée et simplissime, capable de prédire et proposer en temps réel les trajets aux conducteurs et passagers

> Une fois l’application installée, Karos apprend automatiquement les besoins des conducteurs et passagers, anticipe les trajets et propose en temps réel des covoitureurs grâce à des algorithmes de prédiction des trajets

AMBITION

Faire de l’automobile un véritable transport en commun du quotidien

> Réduire les émissions de CO2

> Réduire les coûts liés à la congestion automobile.

> Diviser par 2 le prix d’un trajet domicile/travail

DANS LES ECHOS – AVRIL 2018 – Karos veut ancrer le covoiturage dans les usages quotidiens

La start-up vient de lever 4,2 millions d’euros notamment auprès de Xavier Niel et d’Aglaé Ventures. Elle profite des grèves pour engranger de nouveaux utilisateurs.

Décidément, ce premier trimestre est propice pour les start-up du covoiturage.  La grève de la SNCF , bien sûr, les aide beaucoup. Mais les investisseurs aussi. Deux mois après  la levée de Klaxit (3 millions d’euros), c’est Karos qui annonce un tour de table de 4,2 millions d’euros, réalisé auprès de plusieurs fonds d’investissement et de business angels,  dont Xavier Niel .

Fondée par Olivier Binet et Tristan Croiset il y a quatre ans, la jeune pousse enregistre une croissance (8 % par semaine depuis 18 mois) qui dépasse le cadre ponctuel de l’actualité. « C’est un mouvement de fonds, détaille Olivier Binet. Les jours de grève, l’activité double par rapport aux jours normaux, mais cela crée surtout une forme de palier. » A titre d’exemple, 50 % des nouveaux utilisateurs enregistrés la journée du 22 mars continuent de covoiturer. A la clef, selon la start-up, un gain de temps moyen de 24 minutes en moyenne par trajet et la promesse d’économiser 82 euros par mois s’ils sont assidus.

Un double modèle économique

Pour réaliser son ambition de s’imposer comme une nouvelle brique du réseau de transport collectif à part entière, Karos mise également sur les entreprises et les collectivités. Elle travaille déjà avec AccorHotels, HEC ou l’INRIA, dont les sièges sont situés dans des zones difficiles d’accès, et avec Bordeaux  ou La Réunion . Ceux typologies de clients lui permettent de varier les sources de revenus sans faire peser de pression publicitaire sur ses usagers, comme le fait Waze par exemple. Un choix en droite ligne avec quelques règles dont s’est dotée la jeune pousse pour démontrer son engagement dans la préservation des données qu’elle récolte auprès de ses usagers : « Dès la création de Karos, nous avons compris qu’il fallait aller plus loin que les exigences de la CNIL. Et lorsque RGPD est arrivé, nous étions déjà dans les clous depuis longtemps. »

Une compétition féroce

Reste désormais à convaincre les utilisateurs, du côté des conducteurs comme des usagers. La course est enclenchée, et l’environnement concurrentiel s’est densifié. Avec Klaxit, donc, mais aussi Blablacar qui a lancé sa solution de covoiturage petite distance, Ouihop ( meilleure note sur Android et AppStore), ou Less, qui se positionne davantage comme  une alternative aux VTC en centre urbain. Karos semble avoir pris la main pour le moment, avec 50 % de parts de marché en Ile-de-France,  selon la start-up . Elle lorgne aussi sur l’international avec un test qui devrait avoir lieu dans une grande capitale encore inconnue durant les 18 prochains mois. Et, en toile de fonds, elle réaffirme la ferme intention de continuer à surfer sur l’actualité pour inscrire le covoiturage courte distance de manière pérenne dans l’esprit des usagers.

Devred 1902, pépite du textile français. C’était dans le Business Club

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Diffusion : Samedi 19 mai 2018 à 7h et dimanche 20 mai 2018 à 15h

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⇒ PREMIÈRE PARTIE 

TALK 1: DEVRED grandit en France et à l’international

TALK 2 : KAROS : 8% de croissance par semaine depuis 18 mois

⇒ DEUXIÈME PARTIE: 

LES « REBONDISSEURS FRANÇAIS » : Un (nouveau) mouvement destiné aux chef d’entreprise qui ont « planté » leur boite et qui ont décidé de rebondir, fort de leur expérience, pour mieux créer et développer une nouvelle entreprise. Ce mouvement est composé de chefs d’entreprise ayant vécu ce type d’aventure. Il a pour mission de changer les mentalités en France sur l’échec* 

Avec :

  • Isabelle Saladin : fondatrice des « Rebondisseurs Français »
  • Corentin Denoeud : ex-pdg de la compagnie aérienne Wijet
  • Pierre Pelouzet : médiateur national des entreprises

 


TALK 1: DEVRED, Avec Philippe Barbry, PDG

Pour écouter ou réécouter l’émission :

325 magasins en France et à l’étranger, la marque plus que centenaire a réussi un spectaculaire redressement au cours des 7 dernières années : son CA 2016 atteint 227 M€ HT, en progression de 5,5% vs 2015. Une performance d’autant plus remarquable que le marché de l’habillement masculin est en récession de 1 à 2% par an, et que les autres acteurs de mode homme français moyen de gamme (Jules, Celio…) souffrent.

 

LES CHIFFRES CLÉS DE DEVRED

  • Activité: prêt à porter masculin
  • Date de création: 1902
  • Lieu: Longueau près d’Amiens
  • CA: 227 M€ HT, en progression de 5,5% vs 2015
  • Effectif: 1700

Forte de ses 1700 collaborateurs, l’enseigne poursuit son développement

  • Par une politique d’ouverture de nouveaux points de vente en France (12 à 15 magasins/an, les deux derniers sont des « flagships » à Lyon et à La Défense)
  • Par une politique de développement à l’international : Algérie, Maroc, Qatar, Iran, Guatemala, Belgique…
  • Par le lancement de nouveaux services pour séduire sa clientèle : notamment la personnalisation de l’offre. Depuis quelques mois, elle propose, à partir de modèles existants, de choisir parmi 30 tissus pour faire son vêtement. C’est une façon de revenir à ses racines, le métier de tailleur, et une tendance de fond du marché : l’homme veut s’habiller selon le style qui lui est propre et affirmer sa personnalité. D’une vingtaine de magasins, l’expérience va être étendue, avec à terme des ventes qui pourraient peser 4 % de l’activité.

DANS LES ECHOS – Devred 1902 se donne plus de visibilité

Si la marque n’a pas les moyens de faire de lourdes campagnes publicitaires, elle compense par un marketing dynamique, pour se faire mieux découvrir par les habitants des grandes villes. En septembre, afin de créer la surprise lors de l’inauguration du magasin aux Quatre Temps, à la Défense, un vrai mannequin s’exposait en vitrine. Tandis qu’à l’intérieur, un magicien faisait des tours incitant à se saisir des produits. « Nous voulons gagner en notoriété et visibilité », souligne Elisabeth Cabrera, directrice marketing et communication.

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Entretenir la proximité

L’enseigne, fondée à Amiens en 1902 et qui appartient aujourd’hui au groupe brestois Omnium, a vu son chiffre d’affaires progresser de 5,5 % en 2016, à 227 millions d’euros hors taxes. « Notre stratégie de proximité paie », estime Elisabeth Cabrera. L’une des clefs du succès repose en effet sur l’implantation locale dans des villes moyennes. Aujourd’hui, la marque a 325 magasins en France et à l’international, dont les deux tiers en propre.

Cherchant à encourager les communautés sur un plan local, Devred incite chaque boutique à avoir une page Facebook et son propre compte Instagram pour partager des informations avec ses clients, faire part de ses soirées privées… Au niveau global, pour asseoir son image, Devred investit aussi de plus en plus les réseaux sociaux. La marque a notamment mené une collaboration sur Instagram avec le trio Les Mauvais Garçons.

Un programme relationnel est en cours de test dans deux régions et une trentaine de points de vente, avant un déploiement plus large en 2018. Il s’agit d’ajouter des services comme la livraison à domicile, des retouches, ou la présentation des collections en avant-première plutôt que d’avoir une démarche de promotions. Deux niveaux de fidélisation sont disponibles, selon que le programme est gratuit ou payant. Avec l’objectif de personnaliser davantage la relation.

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Mêler les codes

Si la marque se veut accessible, elle n’en a pas moins introduit des codes du luxe. Un travail autour de la vitrine est notamment mis en oeuvre. « Il faut être plus aspirationnel, plus théâtral. Nous cherchons à transmettre de l’émotion dans les points de vente « , indique la directrice marketing, venue justement du monde du luxe. Autre axe : les collections capsules pour se donner un autre ton. L’une des dernières en date, a été réalisée avec la griffe d’accessoires Le Flageolet autour de noeuds papillon réversibles. Pour mettre en lumière cette Capsule Saint-Germain, Devred avait choisi Baptiste Gourden, un jeune écrivain.

Devred a aussi initié une stratégie de marques complémentaires en magasin. Il propose ainsi dans une trentaine d’entre eux des lunettes de soleil et des montres de la griffe Kamono. L’instauration d’une stratégie similaire pour les cosmétiques est à l’étude. « Aujourd’hui, on voit partout l’influence des concept-stores « , relève Elisabeth Cabrera.

Jouer la personnalisation

La maison a en outre mis sur pied dans certains magasins un Atelier Costume Personnalisé. Avec 26 modèles de vestes, 36 matières et un choix large de finitions, les possibilités sont démultipliées – même si des mariages sont conseillés pour éviter les fautes de goût. Avec des fourchettes de prix s’étirant de 300 à 550 euros, la proposition se fait haut de gamme. A la fin de l’année, 20 points de vente seront équipés de cet espace, et il en est prévu 150 d’ici la fin de 2018. Il faut en effet avoir à la fois la clientèle adéquate et le personnel en mesure d’accompagner cette offre à part.

Créer, reprendre, développer son entreprise… mais aussi, se défendre, dans le Business Club de France (podcast)

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Samedi 12 mai 2018 à 7h et dimanche 13 mai 2018 à 15h

Uniquement sur  BFM Business Radio 

creation entreprise

TALK 1: Le lavoir moderne, pressing en ligne écolo

TALK 2 : La mythique boule Quiès fête ses 100 ans 

Talk 3 : Créer, reprendre, développer son entreprise avec :

  • Les premiers pas dans l’entrepreneuriat de Sandra Legrand
  • Experts : Christiane Féral-Schul : cybercriminalité: comment se protéger ?

⇒ LE RENDEZ-VOUS DU MÉDIATEUR DES ENTREPRISES, avec Pierre Pelouzet


⇒ LES PREMIERS PAS de SANDRA LEGRAND, fondatrice de Kalidea, Yapuka.org, marraine de 100 000 Entrepreneurs, mentor d’entrepreneurs, membre des conseils d’administration de Surys, Hi-Media, Axa France. 

(Ré)écoutez et téléchargez cette interview:

sandra legrand.jpegSi Sandra devait élaborer la recette de son succès, la liste des ingrédients commencerait par l’envie, la passion. « Créer et développer une entreprise demande en effet quelques sacrifices, des prises de décisions qui parfois nous pèsent. Cela impacte une large part de la vie : sans passion, c’est donc très difficile. » Deuxième ingrédient clé ?

Le pragmatisme. «Certains chefs d’entreprise foncent tête baissée, et se démènent tellement qu’au bout de deux ans, ils n’ont plus aucune énergie. Il faut savoir être pragmatique, déléguer. » Sandra Le Grand a en effet très vite su déléguer des responsabilités au sein de Canal CE, qui a connu  une croissance rapide pas évidente à gérer. Elle avoue toutefois avoir besoin de garder le contrôle, en consultant ainsi plus de 250 mails par jour, dont une centaine liée à la vie de son entreprise.

Troisième ingrédient : le réseau. Non pas le réseau des biens-nés, mais celui que l’on se forge au fil des ans. Sandra avoue consacrer à ce réseau environ 20 % de son temps. « Savoir s’entourer est capital, confie la chef d’entreprise. Avoir le bon partenaire, le bon conseiller, le bon banquier permet d’aller plus vite. Il faut savoir se faire aider sur ses lacunes. Par exemple, j’étais davantage spécialisée en marketing et moins en gestion, et j’ai donc recruté très vite les personnes qui pouvaient compenser mes points faibles. » (Les Echos)


⇒ LES CONSEILS D’EXPERT de Christiane Féral-Schuhl, présidente du Conseil National des Barreaux (2ème partie)

(Ré)écoutez et téléchargez cette interview:

christiane feral schuhlDepuis près de 30 ans, Christiane Féral-Schuhl exerce dans le secteur du droit de l’informatique, des nouvelles technologies (informatique, internet, télécommunications et médias), des données personnelles et de la propriété intellectuelle, dont elle est un acteur reconnu.

Nous lui avons donc demandé comment les chefs d’entreprise pouvaient se protéger ou adopter les bonnes attitudes face à la cybercriminalité, et ce que les avocats peuvent leur apporter. 

La « criminalité informatique » et la « cybercriminalité » recouvrent une typologie d’infractions très variées : les nouveaux délits nés de l’évolution des nouvelles technologies (intrusion frauduleuse, atteinte à un système de traitement automatisé de données…) mais également les crimes et délits plus classiques, profitant de ce nouveau vecteur que leur offre l’internet (escroquerie, actes de nature raciste ou xénophobe, contrefaçon, violation de la correspondance privée, diffamation, jeux et paris en ligne…).

Les avocats spécialisés en droit de l’internet, des questions spécifiques liées à cette nouvelle forme de criminalité (problématiques liées à l’application de la loi pénale dans l’espace, à la responsabilité des acteurs de l’internet peuvent alerter les chefs d’entreprise sur les risques qu’ils encourent.

Quoi, les boules Quiès ont cent ans? C’était au Business Club (podcast)

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TALK 1: Le lavoir moderne, pressing en ligne écolo

TALK 2 : La mythique boule Quiès fête ses 100 ans 

Talk 3 : Créer, reprendre, développer son entreprise avec :

  • Les 1ers dans l’entrepreneuriat de Sandra Legrand
  • Experts : Christiane Féral-Schul : Cybercriminalité: comment se protéger ?

⇒ LE RENDEZ-VOUS DU MÉDIATEUR DES ENTREPRISES, avec Pierre Pelouzet


TALK 2: Quiès, avec Olivier Denis du Péage, président

(Ré)écoutez et téléchargez cette interview:

Les boules Quiès, fabriquées depuis 1918 en France, fêtent leur 100ème année de bons et loyaux services envers les oreilles agressées par le bruit.

Quies, « un joli silence »

Pour les 100 ans de ses célèbres bouchons d’oreille, la société Quies ressort la boîte originale des premières « boules » : en aluminium, elle est gravée de l’épervier qui était le premier emblème de la société. À l’intérieur, le produit n’a pas changé : une boule de cire entourée de coton, qui, portée à la température du corps, s’adapte à la forme du conduit auditif et assure une protection étanche. Une particularité qui a fait la popularité de ce produit, devenu symbole de nuits au calme.

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LES CHIFFRES CLÉS DE QUIÈS

  • Activité: production de bouchons d’oreille
  • Date de création: 1918
  • Siège social: Palaiseau
  • CA: 17 millions
  • Effectif: une cinquantaine
  • 60 millions de boules fabriquées et distribuées par an (sans compter les versions en mousse)
  • Export : Belgique, Espagne, Grande-Bretagne, Pays-Bas, Suisse, Portugal, Italie, Norvège, Danemark et quelques pays du Maghreb et du Proche Orient… en tout : une vingtaine de pays à l’export
  • Distribution : Quies réalise en France environ 50% en pharmacie, 50% en GMS, un bon démarrage en e-commerce (depuis juillet 2016)
  • 25% du CA des boules Quies est réalisé à l’international

Voici même un tuto pour mettre vos boules Quiès!

 

 

 

Pour les boules Quies, le silence est d’or depuis cent ans

[La boule Quiès] est est née à la fin de la guerre de 14-18 dans l’officine d’un pharmacien du XVe arrondissement de Paris, M. Pascal, qui met au point, entre onguent et crème maison, une petite boule de cire et de coton à la demande d’une respectable dame du quartier, importunée par le bruit. L’histoire ne dit pas si c’est son mari, M. Henry-Lepaute, issu d’une célèbre famille d’horlogers depuis Louis XIV, qui ronfle, ou le bruit des fers de chevaux sur les pavés, ou les poubelles en fer qui gênent la dame. Toujours est-il qu’elle est à ce point satisfaite par la trouvaille (à l’époque on appelle ça une «sourdine») du pharmacien que trois ans plus tard, en 1921, la société des laboratoires des boules Quies (ça vient du latin « quietis », ça a donné quiétude, aussi) est créée : avec le sieur Henry-Lepaute et Joseph Moreau, arrière-grand-père de l’actuel président du directoire de Quies, made in France.

(…) De l’officine confidentielle du pharmacien, on est arrivé à 60 millions de boules fabriquées et distribuées par an, vingt pays à l’export, une cinquantaine d’employés et 17 millions de chiffre d’affaires en 2016. Au tout début, «c’est du fait main (les boules sont roulées à la main par des « bouleuses ») sur une toute petite échelle de clientèle locale. Puis dans les années 1925-1930, on est sur une production de 200 000, toujours dans le XVe arrondissement de Paris, rue Auguste-Chabrières, où la société a récupéré plusieurs petites boutiques, au 2 par exemple, puis installé le petit labo au 5, dans une ancienne mercerie», poursuit le président du directoire, Olivier Denis du Péage. C’est là qu’est mise au point la méthode de fabrication, avec comme mot clé la «viscosité», soit la texture, puis le fameux «point de goutte», température à laquelle on obtient la première goutte et qui indique quand la paraffine ou la cire deviennent liquides et sont adaptées à la température du corps. Et la «pénétrabilité», qui calcule ce qui est agréable pour le corps à 37°C. Le tout à partir de produits issus des raffineries (Total autrefois). Mais qu’on se rassure, «ce sont les mêmes produits que les crèmes pour le visage, par exemple», sourit Olivier Denis du Péage.

Conduit auditif et pou

Ensuite, la société Quies se diversifie, mettant au point en 1958 le très fameux masque relaxant et occultant, fabriqué à la main par des travailleuses à domicile jusqu’en 1989. Puis, dans les années 70, viennent la mécanisation et l’automatisation de la petite société, qui a pour symbole un épervier aux allures un peu égyptiennes, sur ses petites boîtes quasi inchangées depuis un siècle, boîte en métal, puis en plastique (en carton pendant la Seconde Guerre mondiale pour cause de restrictions).

L’entreprise reste familiale, passant aux enfants du gendre du fondateur (s’il y en a qui suivent encore), soit l’actuel président et sa sœur, et déménage à Palaiseau (Essonne) pour des questions d’espace, de stockage, de palettes, etc. En 1998, voilà les bouchons d’oreilles spécial avion (pour résister à la pression), en 2000 suivent les bouchons en mousse, les spays auditifs, les bouchons de natation, la gamme antironflement.

Derniers en date, les bouchons pour les concerts, avec un filtre qui préserve la qualité de la musique. La famille a aussi racheté une société qui fabrique des prothèses auditives réalisées sur mesure, en impression 3D.

Et même une ligne antipoux. Et quel rapport entre le conduit auditif et le pou ? «Eh bien, explique la nièce du président, Prudence Denis du Péage, elle aussi dans la société, nous avons « stretché » le territoire de la marque : ce sont les petits tracas du quotidien, bruits, et donc poux, mais aussi méduses. Oui, nous avons aussi mis au point une crème antiméduses.» Non, pas pour réduire la méduse au silence, mais pour l’éloigner du baigneur dans l’eau.  (Source : Libération)

Le lavoir moderne va lever 11 M€ cette année. C’était au Business Club (podcast)

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⇒ PREMIÈRE PARTIE 

TALK 1: Le lavoir moderne, pressing en ligne écolo

TALK 2 : La mythique boule Quiès fête ses 100 ans 

⇒ DEUXIÈME PARTIE: CRÉER, REPRENDRE, DÉVELOPPER

⇒ LE RENDEZ-VOUS DU MÉDIATEUR DES ENTREPRISES, avec Pierre Pelouzet


TALK 1: LE LAVOIR MODERNE, avec Alphadio Olory-Togbé

(Ré)écoutez et téléchargez cette interview:

  • Activité: service d’entretien du linge de maison
  • Date de création: 2014
  • Lieu: Paris
  • CA: 3 millions d’euros en 2018
  • Effectif: 80 d’ici fin 2018

ACTUALITÉ

La start-up ouvre prochainement une deuxième usine écologique de 15.000m2 dans la région parisienne et lève cette année 11 millions d’euros pour son développement + l’annonce du recrutement.

ACTIVITÉ

Le Lavoir Moderne : l’entreprise qui supprime la corvée de linge séduit des milliers de parisiens !

Le Lavoir Moderne, entreprise créée en 2014 par Alphadio Olory-Togbe et Pierre-Henri Canonne, rencontre un succès fou auprès des parisiens. Ecologique et dans l’air du temps, le Lavoir Moderne est la seule entreprise française à proposer une solution à la fois économique et de qualité non seulement pour le pressing, mais aussi pour la totalité des vêtements du quotidien et la literie. Avec ses « Lavandiers » qui parcourent la capitale en scooter électrique sept jours sur sept, l’entreprise livre en 30 minutes le linge propre récupéré 48 à 72 heures plus tôt chez les parisiens. Jusqu’à trois fois moins cher que le pressing traditionnel et beaucoup plus pratique, le Lavoir Moderne a déjà séduit des milliers de particuliers. Explications autour d’un nouveau phénomène qui envahit la capitale !

Le Lavoir Moderne a été créé en 2014, après deux ans de recherches. La même année, une première usine d’entretien écologique des vêtements voit le jour et dans les années 2016-2017 débute la phase de commercialisation. Une très forte croissance de cette entreprise parisienne est aussi confirmée par le recrutement en cours : employant aujourd’hui 40 personnes, les fondateurs du Lavoir Moderne veulent doubler les effectifs d’ici fin 2018. Un développement rapide et prometteur est également visible dans les bénéfices générés qui

ne cessent de croître. D’ici la fin de l’année le Lavoir Moderne affichera le chiffre d’affaires de l’ordre de 3 millions d’euros.

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COMMENT ÇA MARCHE?

Tout se fait à partir du site internet ou d’un nouveau format d’application mobile, téléchargeable gratuitement depuis le site internet.

Le client peut y indiquer l’heure à laquelle il veut que son linge soit récupéré ou livré à son domicile, avec le choix entre « maintenant », qui entraîne l’arrivée d’un Lavandier dans la demi-heure ou « plus tard ». Après l’entretien des vêtements, leur livraison reste gratuite pendant 15 jours.

La possibilité d’entretenir la totalité de ses vêtements est une différence essentielle entre le Lavoir Moderne et les pressings traditionnels. Une autre différence se trouve dans les horaires qui sont plus adaptés au rythme de vie des particuliers : le service est disponible tous les jours entre 10h et 22h (contrairement aux pressings qui ferment à 19h). Pour répondre aux différentes demandes des parisiens, le Lavoir Moderne propose trois gammes de service: Essentiel, Classique et Tradition, du plus accessible au plus exclusif.

Une entreprise engagée dans la révolution verte

Dans un contexte où 80% des pressings continuent d’utiliser des techniques très nocives pour entretenir le linge, le Lavoir Moderne propose un service d’aquanettoyage écologique et plus économique. Paris compte aujourd’hui environ 600 pressings, ce qui correspond à autant de mini-usines qui déversent les eaux usagées et polluées dans les canalisations. Les machines à laver de particuliers utilisent 5 fois plus d’eau et de consommables que les machines industrielles du Lavoir Moderne.

L’engagement du Lavoir Moderne dans la protection de l’environnement s’applique également au service de la livraison : les Lavandiers se déplacent uniquement en scooters électriques. Cerise sur le gâteau : ces scooters sont spécialement conçus pour pouvoir transporter des vêtements sur cintre.

 

Créer, reprendre, développer son entreprise… mais aussi, se défendre, dans le Business Club de France (podcast)

Publié le Mis à jour le

Logo-BFMBusiness-sans-contourDans le prochain Business Club de France

Samedi 5 mai 2018 à 7h et dimanche 6 mai 2018 à 15h

Uniquement sur  BFM Business Radio 

 

 

 

Talks 1 & 2 : Mai 68, 50 ans plus tard. Comment les entreprises ont-elles vécus cette époque et qu’en reste-il ? Avec OLIVIER DE PEMBROKE – PDT du CJD (Le CJD qui a pris ce nom en mai 1968) 

Talk 3 : Créer, reprendre, développer son entreprise avec :

  • Les 1ers dans l’entrepreneuriat de Richard Forest  – SE AIR (bateau qui vole !)
  • Experts : Christiane Féral-Schul : Faut-il une avocat pour créer son entreprise ?
  • Médiation : quand l’administration fiscale s’emballe…

→Les 1ers pas dans l’entrepreneuriat

(Ré)écoutez et téléchargez cette interview:

Fondée en mars 2016 à Lorient (Morbihan), SEAir s’appuie sur le foil, une aile en carbone qui transmet une force de portance à son support, pour faire voler les bateaux. Entretien avec Richard Forest, son cofondateur.

richard forestJe suis ingénieur de formation et surtout grand fan d’innovation. Très vite, j’ai senti que j’étais un bâtisseur de projets. J’ai toujours été un “hyper actif” et entreprenant dès mes études. J’ai débuté ma carrière en 1993, fait mon service chez Aerospatiale. Pour mon premier job, j’ai pu choisir et suis allé dans un centre de recherche ; et j’ai vite compris que les grosses structures, ce n’était pas pour moi – pas pour mon type de personnalité – donc je suis allé dans une plus petite société où j’étais le 6ème salarié. Je deviens associé et membre du Comité de Direction. Puis je participe à la création d’ANEO en 2002 et en devient le N°2. Je découvre le monde du nautisme en sponsorisant le trimaran de 50 pieds d’Anne Caseneuve qui va gagner la route du Rhum 2014 dans sa catégorie.

→Notre experte : Christian Féral Schuhl – Présidente du Conseil National des Barreaux > Faut-il un avocat pour créer son entreprise ?

(Ré)écoutez et téléchargez cette interview:

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Pourquoi faire appel à un avocat ?

Ce sont des hommes de droit, par conséquent les plus à même d’aider un créateur d’entreprise à définir le cadre légal de son activité. Ils peuvent à la fois intervenir sur le choix de la structure juridique de l’entreprise (entreprise individuelle, SARL, SA, SAS…), apporter des conseils sur son nom et le droit des marques, faire des recherches d’antériorité sur un brevet ou rédiger un pacte d’actionnaires. Leur champ d’intervention est large.

 

 

 

→Médiation des entreprises : Quand l’administration fiscale s’emballe ! Avec Pierre Pelouzet, Médiateur National des Entreprises

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Médiation entre une entreprise de portage salarial, l’administration fiscale, ses clients et une société d’affacturage : les conséquences des avis aux tiers détenteurs

La société UMALIS Fit est une filiale de la société UMALIS. Spécialiste du portage salarial, elle comprend environ 40 salariés et a un chiffre d’affaires de 3 millions d’euros par an. Malgré un plan d’apurement pour une dette fiscale modeste en cours de réalisation, l’administration fiscale a envoyé des avis aux tiers détenteurs aux clients de Umalis ce qui a bloqué les paiements et accentué les problèmes financiers de l’entreprise.

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