Medincell invente le médicament nouvelle génération. C’est au prochain Business Club

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Uniquement sur BFM Radio! 

→ Diffusion : samedi 25/3/2017 à 7h | dimanche 26/3/2017 à 14h


TALK 1 & 2: Film photovoltaïque, panneau solaire hybride: l’autoconsommation solaire va décoller! 

TALK 3 : MEDINCELL invente BEPO, technique d’injection de médicaments à libération contrôlée

TALK 4: Le rendez-vous du Médiateur des Entreprises, avec Pierre Pelouzet

TALK 3: MEDINCELL, avec Christophe Douat, président

medincell_1.jpgMEDINCELL permet l’arrivée sur le marché d’une nouvelle génération de médicaments à longue durée d’action. Permettant de répondre aux défis majeurs de la santé dans le monde au 21ème siècle : l’observance, les coûts et l’accès aux soins.

LE PRODUIT

Après les seringues et les comprimés, BEPO est une nouvelle technique d’administration des traitements tout à fait révolutionnaire en termes d’observance des traitements, de maîtrise des coûts dans les pays développés, d’accessibilité des soins dans les pays en développement et de confort pour le patient.

BEPO est une technologie à base de polymères biodégradables qui permet d’injecter un principe actif directement sous la peau avec une simple seringue. Une fois injecté, le liquide s’épaissit pour former un petit dépôt sous-cutané qui retient le principe actif. En fonction des objectifs thérapeutiques, le dépôt se biodégradera complètement en quelques jours, quelques semaines ou plusieurs mois, libérant le principe actif dans l’organisme en flux continu et maîtrisé. Principal avantage pour le patient : plus besoin de penser à prendre ses cachets et des effets secondaires limités.»Véritable alternative aux méthodes classiques de prise de médicament, la technologie BEPO cumule de nombreux atouts pour faire face aux défis majeurs de la santé dans le monde : traitement plus efficace, amélioration de la tolérance des patients, mais aussi développement rapide et faible coût de fabrication.

La technologie BEPO va permettre l’arrivée massive de traitements à action prolongée pour de nombreuses indications. Les patients, les praticiens et les systèmes de santé en seront les grands bénéficiaires ! (au moins 40% des patients ne prennent pas leur traitement).

Le potentiel est énorme car ce principe pourrait être décliné pour de nombreuses pathologies.

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Matérialisation dans l’eau d’une injection avec BEPO. La taille du médicament injecté est équivalente à un demi petit pois seulement

QUELQUES FAITS ET CHIFFRES

  • Activité: entreprise pharmaceutique
  • Date de création: 2002
  • Lieu: Jacou (34)
  • CA: MedinCell ne livre pas son chiffre d’affaires, « mais il double chaque année et cela va continuer, assure le directeur financier Nicolas Heuzé. Nous sommes profitables depuis cinq ans. »
  • Effectif: 100 collaborateurs / 25 nationalités différentes (env. 50 recrutements au cours des 12 derniers mois, on continue sur le même rythme dans les mois qui viennent)
  • Filiale aux Etats-Unis, à Boston
  • Société entièrement auto-financée (par ses collaborations et accords commerciaux). Pas de VC à ce jour – 75% du capital détenu par les collaborateurs actifs, le reste est entre les mains d’anciens employés et de fondateurs (ou leurs familles)
  • Tous les employés sont actionnaires ou appelés à le devenir après quelque temps passé dans la société
  • MedinCell est membre du Pass French Tech.
  • A ce jour, 75 M$ ont été investis dans la recherche et le développement de la technologie BEPO à travers des collaborations scientifiques et des partenariats.
  • La technologie BEPO est définitivement brevetée dans env. 25 pays parmi lesquels les Etats-Unis et la Chine (le brevet a été déposé dans 70 pays. Procédure en cours dans de nombreux pays)
  • MedinCell compte de nombreux partenaires – parmi lesquels Sandoz – qui développent actuellement des produits en utilisant la technologie BEPO dans de nombreuses aires thérapeutiques (psychiatries, oncologie, anti-douleur, contraception, entre-articulaire, etc.)
  • 6 produits BEPO sont actuellement en développement. Il y en au moins autant qui doivent entrer en développement d’ici la fin 2017 dans des aires thérapeutiques très différentes.
  • Les premiers produits BEPO seront commercialisés fin 2019 / début 2020
  • L’entreprise embauche 30/50 salariés par an, tous actionnaires

L’ACTUALITÉ DE MEDINCELL

MedinCell est désormais dans une phase d’accélération et noue des partenariats stratégiques, avec des laboratoires pharmaceutiques mais aussi des ONG, lui permettant de multiplier les produits en développement et de prévoir de nombreux recrutements (le rythme est de 30 à 50 recrutements par an).

En effet, ils ont les résultats de la phase 1 d’un traitement en psychiatrie leur permettant de passer directement en phase 3 (les molécules avec lesquelles ils travaillent sont génériquées). Ainsi à la fin de l’année 2017 ils auront 12 programmes actifs vs 6 aujourd’hui.

L’HISTORIQUE DE MEDINCELL

  • 2002 Création de MedinCell
  • 2002 > 2010 Recherche et développement de la technologie BEPO
  • Décembre 2010 Dépôt de brevet dans 70 pays pour la  technologique BEPO
  • Janvier 2011 Lancement de la plate-forme technologique BEPO
  • 2011 MedinCell nommée “On the Rise Company” au Drug Delivery Partnerships (Miami)
  • 2012 – aujourd’hui Lancement de nouvelles collaborations dans de nombreuses aires thérapeutiques: contraception, schizophrénie, dépression, obstétrique, intra-articulaire, HIV, parasitologie, douleur, anesthésie, etc.
  • 2013 Lancement des collaborations humanitaires
  • Novembre 2013 Première alliance avec un grand laboratoire portant sur le développement de plusieurs produits BEPO
  • Mai 2015 Acceptation définitive du brevet BEPO aux Etats-Unis
  • Novembre 2015 Deuxième alliance portant sur le développement de plusieurs produits BEPO avec Sandoz, filiale de Novartis
  • Juin 2016 Ouverture d’un deuxième site à Jacou – France

Le montpelliérain MedinCell contrôle la libération des médicaments – L’Usine Nouvelle

« Quelques illuminés ont fondé MedinCell en 2002, aujourd’hui, nous sommes 100 illuminés, se réjouit Christophe Douat, le président. La technologie est validée, le deuxième étage de la fusée est lancé. » Après avoir embauché 50 personnes depuis un an, l’entreprise a inauguré en septembre des locaux de 1 800 m2 à Jacou, près de Montpellier (Hérault).

Sous l’impulsion du fondateur Anh Nguyen, président du conseil de surveillance, MedinCell veut fournir des médicaments « efficaces, pratiques, à prix très bas« , via sa technologie Bepo de libération contrôlée des médicaments. Déposé en 2010 dans plus de 70 pays, le brevet est aujourd’hui reconnu dans 20, dont les États-Unis et la Chine.

Chaque formulation Bepo associe copolymères, principe actif et solvant. Après injection unique sous-cutanée, se forme un dépôt biodégradable enrobant, capturant le principe actif pour assurer une diffusion dans l’organisme sur quelques jours à plusieurs mois. MedinCell collabore toujours avec des labos partenaires, financeurs du temps-homme de développement. Six programmes sont actifs et quatre seront lancés dans les prochains mois. Ils portent sur les maladies mentales, les douleurs post-opératoires, la contraception, les maladies tropicales… Le programme le plus avancé est en phase clinique et une première mise sur le marché pourrait intervenir fin 2019. MedinCell ne livre pas son chiffre d’affaires, « mais il double chaque année et cela va continuer, assure le directeur financier Nicolas Heuzé. Nous sommes profitables depuis cinq ans. »

L’entreprise prévoit de recruter 50 personnes en 2017 et préserve farouche­ment son indépendance grâce à son modèle social de « partage de la valeur ». Tous actionnaires, les salariés détiennent plus de la moitié du capital.

DANS LA TRIBUNE – avril 2016

A quoi ressemblera le marché mondial du médicament dans cinq ans ?

Une forte croissance portée par les pays développés

Le marché pharmaceutique devrait dépasser les 1400 milliards de dollars (1230 milliards d’euros) en 2020. Cela représente une hausse de 350 milliards de dollars par rapport à 2015. Une croissance accélérée sur ces cinq prochaines années, quasiment deux fois plus important que celle enregistrée entre 2010 et 2015, note IMS Health.

Les Etats-Unis resteront largement le principal marché de l’industrie pharmaceutique dans 5 ans, gagnant même des parts de marché. En 2013, elles grimpaient à 38,2%, en 2020, estimait le Leem, représentant français des industries pharmaceutiques. Elle atteindra 41% du marché global, selon IMS Health.

Les revenus générés en France amenés à stagner

La France passera de la 5e place en 2015 à la 8e place en 2020 dans le marché global, selon IMS Health, et sera dépassée par le Royaume-Uni, l’Italie et le Brésil.  Car le marché est amené à quasiment stagner. Cela est dû « aux fortes baisses de prix imposées par les pouvoirs publics« , assure le cabinet. Les ventes de médicaments non remboursables ont progressé de 2,3%, quand celle des traitements remboursables ont baissé de 1,1% en 2015, note IMS. En 2014, la France a enregistré une décroissance de 2% du marché des médicaments remboursables.

Stéphane Sclison, directrice stratégie d’IMS Health France, juge qu' »en l’espace de quelques années, le marché a fondamentalement changé, désormais caractérisé par une dynamique permanente de prix à la baisse« .

Les maladies transmissibles, l’oncologie et le diabète, principaux moteurs

Les maladies transmissibles, notamment le HIV et l’hépatite, représenteront la plus importante part de marché mondiale (15%). Les traitements innovants, arrivés récemment sur le marché, comme le Sovaldi de Gilead, coûtent particulièrement cher. Grâce à ce traitement, ce dernier vu son chiffre d’affaires bondir de 31% à 32,15 milliards de dollars en 2015.

L’oncologie, dont le coût des médicaments innovants (immunothérapie) inquiète les médecins en France, représenterait 11% des ventes de médicaments.

Enfin, le diabète atteindra 10% du marché mondial, porté par les besoins des pays émergents. Selon la Fédération internationale du diabète, entre 2013 et 2035, le nombre de personnes touchées par la maladie chronique augmentera de 71% en Asie du sud est. En Chine, le nombre de diabétiques passera de 98,4 à 142,7 millions en 2035.

Un regain d’innovations

Les industries pharmaceutiques sont sous la pression des pertes de brevets. Elles sont particulièrement nombreuses ces dernières années, puisque la dernière décennie phare de découverte de médicaments est celle des années 1990-2000 (un brevet dure 20 ans à partir de l’identification de la molécule). Elles sont contraintes d’innover ou de miser sur des biotechs, car leur revenu s’en trouve touché (« 190 milliards de dollars de chiffre d’affaires impactés » estime IMS). Résultat: « 225 nouvelles molécules attendues entre 2016 et 2020, contre 184 entre 2011 et 2015 », explique IMS Health. A l’image de l’oncologie, les médicaments innovants représenteront une part importante de ces molécules. Ainsi « 91 % des nouvelles substances actives seront des thérapies ciblées ».

2015 – Journal des Entreprises

L’industrie pharmaceutique européenne est-elle à un tournant ?

L’industrie pharmaceutique européenne atteint une année charnière. De très nombreux produits pharmaceutiques ont été commercialisés dans les années 1980/1990, or les brevets de bon nombre d’entre eux arrivent à expiration d’ici l’année prochaine. Les laboratoires vont donc pouvoir lancer leurs propres génériques.

La recherche pharmaceutique est couteuse et la durée d’un brevet est de 20 ans seulement.  Pendant ce temps, la société titulaire d’un brevet contrôle le marché mais bien souvent plus de 12 ans sur les 20 sont consacrés aux essais cliniques, si bien qu’une étude britannique estime que la mise sur le marché d’un nouveau médicament peut coûter plus d’1 milliard de livres sterling.  De telles dépenses d’investissement mettent à mal sa rentabilité.  Bien souvent, à l’issue de la phase de recherche et développement, il reste dans le meilleur des cas 10 ans à la société titulaire du brevet pour opérer la commercialisation du médicament et espérer un retour sur investissement satisfaisant. 

Mais les choses sont en train de changer pour l’industrie pharmaceutique de marque sous l’effet combiné de la « perte des brevets » et de l’intensification des contrôles réglementaires. A expiration des brevets des médicaments phares, les fabricants de génériques s’emparent de la molécule et commercialisent des médicaments similaires, à des prix bien moins élevés généralement puisqu’ils n’ont pas à rentabiliser les coûts de R&D. Ceci met une crée  une pression supplémentaire sur les coûts et sur les processus de fabrication de l’industrie.

Produire son électricité va devenir plus facile! Le renouveau de la filière solaire, c’est au prochain Business Club.

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TALK 1 & 2: Film photovoltaïque, panneau solaire hybride: l’autoconsommation solaire va décoller! 

TALK 3 : MEDINCELL invente BEPO, technique d’injection de médicaments à libération contrôlée

TALK 4: Le rendez-vous du Médiateur des Entreprises, avec Pierre Pelouzet

TALK 1 & 2 : PLATEAU « Le renouveau de la filière solaire française », avec Laëtitia Brottier, cofondatrice de DUALSUN / Ludovic Deblois, président de SUNPARTNER / Richard Loyen, Directeur Général d’ENERPLAN

panneaux-solaires-photovoltaiques-contrat-obligation-achat-141.jpgLe Projet de Loi très attendu sur l’autonomie énergétique et l’autoconsommation, a été adopté par l’Assemblée mi-février 2017. Par ailleurs, le think-tank NegaWatt a publié fin janvier la nouvelle version de son scénario énergétique 2017-2050. Il confirme la possibilité de couvrir la totalité des besoins énergétiques de la France par des sources renouvelables à l’horizon 2050. Rappelant que l’énergie solaire photovoltaïque est désormais compétitive avec le nucléaire, le rapport de Negawatt vient corroborer les travaux de l’Ademe qui a publié dans le même temps son étude sur le coût des EnR en France.

Dans ce contexte, se sont développées ces dernières années des entreprises spécialisées dans l’énergie solaire à fort potentiel qui ont su diversifier leurs marchés et trouver de nouvelles applications en créant des innovations de rupture agissant en faveur de l’autonomie énergétique.  

⇒ SUNPARTNER, avec Ludovic Deblois

Logo-SPT-800x600.jpgL’entreprise a inventé le film photovoltaïque transparent ou invisible Wysips® qui capte l’énergie solaire et la transforme en électricité pour rendre totalement ou partiellement autonomes les objets du quotidien.

Récemment distinguée comme faisant partie des 100 entreprises les plus inspirantes dans le secteur de l’innovation et des cleantechs, selon le palmarès Global CleanTech (société américaine), SunPartner est en train de passer avec succès d’une société technologique à une véritable entreprise industrielle. 8 ans après sa création, SunPartner continue à réinventer l’énergie solaire dans de multiples applications, et des produits sont d’ores et déjà disponibles sur le marché (commercialisation de la 1ère montre hybride solaire connectée au printemps 2017,  la fenêtre intelligente et connectée « Horizon » développée en partenariat avec Vinci Construction présentée en décembre 2016, coque de liseuse solaire commercialisée en septembre 2016, panneaux d’affichage autonomes en énergie dès 2014,…).

 LES CHIFFRES CLÉS DE SUNPARTNER

  • Activité: spécialiste de la « surface photovoltaïque transparente »
  • Date de création: 2008
  • Lieu: Aix en Provence
  • CA: 5 millions
  • Effectif: 65
  • 130 brevets déposés
  • L’entreprise a levé plus de 45 millions d’euros depuis 2008.

L’ACTUALITÉ DE SUNPARTNER

Sunpartner Technologies, spécialiste de la « surface photovoltaïque transparente » avec ses technologies WYSIPS (What You See Is Photovoltaic Surface), lance l’industrialisation de ses activités. Déjà connue sur le marché de l’électronique grand public, elle vise désormais trois secteurs, en ajoutant le bâtiment, et en particulier le PV intégré au bâtiment (BIPV), ainsi que le transport grand public.

Avec ses technologies, la société d’Aix-en-Provence fondée en 2008 vise à créer des surfaces intelligentes pour capter l’énergie solaire et rendre des objets du quotidien totalement ou partiellement autonomes en électricité.

> Elle s’est fait connaître avec ses premiers films solaires pour écrans de téléphones mobiles, objets connectés, accessoires et autres produits wearables (intégration dans des vêtements, sacs à dos, etc).

> Pour progresser vers l’industrialisation, Sunpartner Technologies a intégré depuis début 2016 une partie de l’activité et une dizaine de salariés de Nexcis, filiale d’EDF en liquidation*. Cette reprise partielle a été confirmée début 2016 après le bouclage d’une levée de fonds de 5,2 millions d’euros. Dans les bâtiments ex-Nexcis, la société compte désormais héberger une usine à échelle humaine, dont le lancement sera effectif à la mi-2017. Les premières centaines de mètres carrés sortiront encore avant la fin de cette année. Le site devrait afficher une capacité annuelle de production de composants photovoltaïques transparents de quelque 30000 m2 d’ici 2018. Une extension sera ultérieurement possible jusqu’à 150000 m2/an.

> Concernant les solutions PV pour le marché du transport, Sunpartner Technologies a présenté dès octobre 2013 Energia, un hublot d’avion intégrant un film de protection solaire développé avec l’équipementier aéronautique français Vision Systems. Le composant Wysips Vision Glass alimente en énergie ce film et le vitrage s’opacifie sur impulsion électrique pour réduire la lumière, l’éblouissement et la chaleur entrant dans l’avion. L’énergie solaire captée au sol et en vol est stockée dans une batterie intégrée au hublot et permet aussi de recharger des appareils électroniques depuis un port USB intégré. La coopération s’est depuis poursuivie avec le développement d’un pare-soleil obscurcissant. Ces deux produits sont aujourd’hui en phase de commercialisation dans l’industrie aéronautique.

> Sur le bâtiment, Sunpartner Technologies se positionne aujourd’hui comme un fournisseur de briques technologiques pour la construction, avec du verre photovoltaïque intégré (BIPV – Building Integrated Photovoltaics) et des fenêtres intelligentes. La gamme se compose des produits Wysips Vision Glass, Design Glass et Cameleon (solutions de bardage PV coloré, personnalisable avec des motifs variés). L’énergie solaire emmagasinée permettrait en effet l’alimentation électrique de stores, de dispositifs d’éclairage, de systèmes d’ouverture et de fermeture, etc.

Vitrages intelligents : SunPartner s’allie à Vinci Construction (Les Echos)

SunPartner Technologies a trouvé un premier débouché à la ligne de production de verre photovoltaïque, qu’il prévoit de mettre en route à la mi-2017 à Rousset (Bouches-du-Rhône). La société aixoise vient de signer un accord avec Vinci Construction pour développer et commercialiser des solutions utilisant ses composants très innovants dans le bâtiment. Concrètement, les deux partenaires concevront ensemble de nouveaux vitrages destinés aux façades productrices d’énergie, les « Building-integrated photovoltaic  » (BIPV), et aux « smart windows « . De nouvelles technologies brevetées de SunPartner seront mises en oeuvre, dont la plus aboutie, Vision Glass, permet de fabriquer des vitrages photovoltaïques totalement transparents. L’expertise de Vinci permettra d’y ajouter d’autres fonctions, comme l’opacification automatique.

« Il s’agit d’intégrer dans le verre l’intelligence nécessaire à une gestion plus durable et à une faible empreinte énergétique des bâtiments », explique Ludovic Deblois, président et cofondateur de SunPartner. Sa ligne de production d’une capacité annuelle de 30.000 m2, pourrait être vite dépassée, au vu des perspectives de ce marché, amplifiées par la réglementation européenne sur le bilan énergétique des constructions neuves. Outre l’Europe, qui lui fournira rapidement une demande de 200.000 m2 (15 % du marché mondial), l’entreprise lorgne sur le Japon, qui devrait générer en 2016 la moitié de son chiffre d’affaires prévisionnel de 5 millions d’euros.

SunPartner y est déjà présent via un partenariat avec Kyocera qui finalise la conception d’un téléphone intégrant la technologie Wysips du français. D’autres projets sont en cours de négociation pour du vitrage, des montres et des accessoires photovoltaïques.

⇒ DUALSUN, avec Laëtitia Brottier, cofondatrice

logo-dualsun-panneaux-solaires-hybrides.pngDepuis 2010, DualSun s’est fait connaître grâce à son panneau solaire hybride made in France, une innovation intelligente permettant à la fois de produire de l’électricité mais aussi de l’eau chaude à destination de tous les bâtiments (résidentiel, tertiaire, collectifs, etc.). Le panneau DualSun valorise ainsi au maximum l’énergie reçue du soleil et offre un rendement 4 fois supérieur à un panneau photovoltaïque classique de surface équivalente. C’est le panneau solaire dédié aux bâtiments le plus performant du marché. Avec plus de 500 installations réalisées en Europe sur des maisons individuelles, des bâtiments collectifs et désormais sur des piscines (privées ou collectives) grâce à une nouvelle offre dédiée, DualSun entend devenir un acteur incontournable du marché.Activité: concepteur de panneaux solaires hybrides

LES CHIFFRES CLÉS DE DUALSUN

  • Date de création: 2010
  • Lieu: Marseille
  • CA: 1 million environ
  • Effectif: 15
  • 70 % du CA en France, mais aussi en Suisse et bientôt en Belgique, en Italie, au Maghreb ainsi que dans les DOM-TOM.
  • 1 000 panneaux commercialisés en 2014 – plus de 4000 aujourd’hui
  • 500 installations

LE PRODUIT DUALSUN

La technologie solaire hybride DualSun est issue d’un double constat sur les panneaux photovoltaïques :

  • Les panneaux photovoltaïques produisent beaucoup plus de chaleur (85%) que d’électricité (15%) quand ils sont exposés au soleil.
  • Le rendement des panneaux photovoltaïques diminue lorsque leur température augmente.

Face à ce constat, DualSun réagit et propose d’utiliser la chaleur dégagée par les cellules photovoltaïques pour chauffer l’eau de la maison et améliorer le rendement des cellules (gain potentiel de 5% à 15% par un refroidissement adapté).

Par rapport à une installation photovoltaïque standard, une installation de panneaux DualSun produit jusqu’à deux fois plus d’énergie pour une maison individuelle et jusqu’à quatre fois plus d’énergie pour un bâtiment collectif.

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L’ACTUALITÉ DE DUALSUN

Nos installations sont équipées de boîtiers de monitoring qui mesurent en temps réel la production : grâce aux données récoltées, nous avons développé une nouvelle version du DualSun, plus performante et moins chère à l’achat, qui sera bientôt disponible.

Nous travaillons aussi à de nouvelles applications comme le chauffe-eau solaire à thermosiphon, très utilisé dans les pays du Sud.

novembre 2016 – Avec une croissance de 684%, DualSun est l’entreprise française avec la croissance la plus élevée dans le secteur des GreenTech ! C’est le Palmarès national du Technology Fast 50 2016 qui l’a révélé en nous décernant le prix sectoriel national dans la catégorie Énergie et Greentech.

été 2016 – DualSun a solarisé la piscine de Sète

Pour préchauffer l’eau de ses bassins, offrir des douches chaudes à ses utilisateurs et produire son électricité, le centre balnéaire de Sète s’est équipé d’une ombrière solaire composée de 300 m2; de panneaux solaires hybrides DualSun. Du parking à la piscine, l’eau chaude serpente et les électrons virevoltent !

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Aux côtés de Dalkia, la ville de Sète s’est engagée à baisser les rejets de CO2 en favorisant les énergies renouvelables. C’est dans cet esprit qu’une ombrière solaire composée de 180 panneaux hybrides DualSun a été réalisée. Cette ombrière jouxte la piscine et va l’alimenter en eau chaude et en électricité.

Cette installation DualSun sur ombrière produit environ 180 MWh d’énergie, soit trois fois plus d’énergie qu’une installation photovoltaïque de la même surface ! Elle permet en outre de garer sa voiture au frais pendant que les nageurs se baignent dans une eau tempérée ! » confirme Jérôme Mouterde, fondateur de DualSun. (Plein Soleil Info)

Comment est née DualSun ?

Jérôme Mouterde : Tout est parti de ma rencontre avec Laetitia Brottier à l’École Centrale Paris : nous étions deux ingénieurs animés du même désir d’entreprendre dans les énergies renouvelables, d’apporter notre pierre, notre grain de sel je dirai même plus, à la mise en œuvre de la transition énergétique. C’est un défi immense qui demande de la passion et de l’engagement, et nous nous sommes retrouvés sur cette vision. En défrichant le terrain, la solution solaire appliquée aux bâtiments résidentiels et tertiaires nous est apparue particulièrement pertinente pour peser dans la réduction globale des consommations d’énergie. En France, le secteur en représente aujourd’hui plus de 40 %.

Nous avons alors constaté que les panneaux photovoltaïques traditionnels, dont le marché avait décollé depuis 2006, s’échauffaient très vite et produisaient, en plus de l’électricité, une chaleur qui n’était pas valorisée et altérait leur rendement. D’où l’idée de DualSun : en ajoutant un tuyau derrière les panneaux, il devenait possible de récupérer cette énergie fatale (énergie produite par un processus dont la finalité n’est pas la production de cette énergie : c’est une énergie souvent perdue si elle n’est pas récupérée et/ou valorisée) pour chauffer de l’eau à destination des bâtiments. Grâce à ce stratagème, nous arrivons à produire trois fois plus d’énergie qu’un panneau standard. DualSun en est au fond l’évolution naturelle.

Notre solution hybride fait surtout sens dans les bâtiments qui ont besoin d’eau chaude : maisons individuelles, logement social, équipements collectifs, etc. Ainsi, nos clients sont pour moitié des particuliers qui souhaitent habiter des maisons écologiques, et pour moitié des grandes entreprises du bâtiment ou des fournisseurs de services énergétiques comme Bouygues Construction, Vinci ou Dalkia, qui utilisent notre technologie afin d’équiper à moindre coût des piscines municipales, des immeubles de logement ou des lycées. (Let’s go France)

⇒ ENERPLAN, avec Richard Loyen, Directeur Général

6398284-9651705.jpgEnerplan, syndicat des professionnels de l’énergie solaire née en 1983 a pour missions de représenter les professionnels et défendre leurs intérêts, ainsi que d’animer, structurer et développer la filière du solaire en France. Le syndicat fédère plusieurs centaines d’entreprises.

Deux principales missions:

  • Représenter les professionnels et défendre leurs intérêts.
  • Animer, structurer et développer la filière solaire française.

QUE DIT LA NOUVELLE LOI?

L’objectif du texte est d’encourager les particuliers ou les entreprises à consommer le courant qu’ils produisent, plutôt que de l’injecter dans le réseau pour le revendre à EDF. Seulement 5 000 foyers sont actuellement en autoconsommation, totale ou partielle.

Le projet de loi ratifie deux ordonnances publiées cet été qui obligent notamment les gestionnaires du réseau électrique à faciliter les opérations d’autoconsommation, donnent une définition des opérations d’autoconsommation collective, et prévoient un tarif d’utilisation des réseaux publics d’électricité spécifique. L’électricité autoconsommée sera exonérée de la CSPE, une taxe payée par tous les consommateurs pour développer notamment les renouvelables.

Il faut malgré tout attendre les arrêtés tarifaires, pour mesurer la portée de la loi. Ils sont attendus dans les prochaines semaines.

Les problématiques et réticences des Français

Les Français interrogés continuent ainsi de mettre en avant le prix (à 70 %) et la qualité du courant (à 64 %), comme les deux caractéristiques essentielles de l’électricité qu’ils achètent. Le fait qu’elle soit produite près du lieu de consommation est jugé « utile mais pas essentiel » par 41 % des personnes interrogées.

Les deux tiers des Français (67 %) se montrent par ailleurs attaché au mécanisme de la péréquation tarifaire, qui fait que le prix de l’électricité est le même partout. Cette part monte à 73 % dans le monde rural mais atteint malgré tout 63 % en agglomération parisienne, où les habitants sont pourtant largement contributeurs.

L’aspiration à l’autoconsommation d’électricité commence à inquiéter les autorités. Le nouveau président de la Commission de régulation de l’énergie, Jean-François Carenco, y voit « une forme de communautarisme énergétique » et une « vision énergétique de l’entre-soi ».

Car pour l’heure, l’autoconsommation ne veut pas dire autonomie totale. Les installations doivent toujours être raccordées au réseau pour couvrir les besoins, le soir et surtout en hiver. Ce qui implique de payer pour l’utilisation des réseaux et pour les investissements à venir. (La Croix)

DANS LES ÉCHOS – L’autoconsommation d’électricité prête à décoller

La loi visant à favoriser son développement a été adoptée le 15 février. La consommation collective de production solaire devrait se développer.

Ratifiant une ordonnance publiée fin août 2016, cette loi vise notamment à faciliter l’autoconsommation, par des particuliers ou des entreprises. « C’est le premier pas dans une nouvelle ère, qui donne enfin à l’autoconsommation un cadre juridique fiable », se félicite Richard Loyen, délégué général d’Enerplan, syndicat de professionnels du solaire. « Tout le monde va s’approprier des projets de ce type ».

autoconsommation-photovoltaique.jpgConditions économiques plus favorables

L’autoconsommation d’électricité -essentiellement solaire- ne s’est développée que tout récemment. Jusqu’à présent, les propriétaires de panneaux photovoltaïques avaient intérêt à revendre intégralement l’électricité produite, car ils bénéficiaient pour cela de tarifs très supérieurs au prix auquel ils achetaient leurs électrons pour leur consommation.

Or, avec la baisse des tarifs de rachat (entre 12 et 24 centimes/KWh pour les petites installations) et la hausse des prix de l’électricité (16 centimes/KWh aujourd’hui pour le tarif bleu de base), les conditions économiques sont devenues plus favorables à l’autoconsommation. Sans parler de la chute du coût des installations solaires (environ 10 à 12.000 euros, deux fois moins qu’il y a quelques années).

Du coup, les Français sont de plus en plus nombreux à consommer l’électricité qu’ils produisent, et à ne vendre sur le réseau que le surplus de production. Richard Loyen estime leur nombre à environ 5.000 aujourd’hui (auxquels s’ajoutent 15.000 foyers qui autoconsomment leur électricité sans vente sur le réseau).

Faciliter les opérations d’autoconsommation

Avec la nouvelle loi, cette tendance va s’accélérer . Elle prévoit notamment l’obligation pour les gestionnaires de réseaux de faciliter les opérations d’autoconsommation, ainsi que l’établissement d’un tarif spécifique pour rémunérer l’utilisation du réseau. Enedis a déjà commencé, puisqu’il a accepté d’installer, depuis le 1er octobre, le compteur communiquant Linky dans les foyers producteurs d’électricité solaire.

Celui-ci permet de compter les électrons vendus sur le réseau sans coûts de raccordement supplémentaires. « Un vrai coup de pouce : depuis le 1er octobre, la quasi-totalité des nouvelles installations solaires de moins de 9 KWc ont choisi l’autoconsommation, soit environ 1.000 par mois », témoigne Richard Loyen.

Prime à l’investissement

Il faudra encore attendre les décrets d’application de la loi, ainsi que les arrêtés tarifaires correspondants, dans les semaines qui viennent, pour voir vraiment le marché décoller. Selon les premières versions des arrêtés tarifaires, les (petites) installations en autoconsommation bénéficieraient d’une prime à l’investissement de 800 euros par KWc installé, soit jusqu’à 2.400 euros pour une installation de 3 KWc, à payer sur cinq ans. Et le tarif de revente du surplus serait réduit à 6 centimes/KWh. « De quoi lancer le marché », estime Richard Loyen.

La loi prévoit aussi l’étape suivante : l’autoconsommation collective, qui permet à plusieurs utilisateurs de consommer l’électricité produite par une installation. Pour les professionnels, il faudra toutefois encore un peu de temps avant qu’elle soit opérationnelle, tant sont nombreuses les questions pratiques à résoudre pour sa mise en place.

Lundi Bonheur ! (20 mars 2017)

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PRINTEMPS

Vive le printemps 2017 !

Il s’invite ce lundi 20 mars à 11h28, heure de l’équinoxe. En un instant, nous changerons de saison et les deux hémisphères de la Terre se retrouveront éclairés de la même façon. Pour autant, les habitants de l’hémisphère nord que nous sommes connaîtront des jours de plus en plus long jusqu’au solstice d’été du 21 juin, quand les habitants de l’hémisphère sud verront l’automne débuter, avec des jours de plus en plus courts jusqu’à leur solstice d’hiver du… 21 juin. Article complet ICI


bonheurC’est la journée mondiale du Bonheur 

On se doutait que les Français n’étaient pas les plus heureux du monde. Mais peut-être pas à ce point. La France se classe au 32e rang du classement du bonheur mondial. C’est le Danemark qui arrive en tête, suivi de près par la Suisse. Le Burundi est à l’inverse le moins bien loti, révèle cette étude internationale. Voilà quatre ans que le World Hapiness Record tente de quantifier le bonheur des populations, pour essayer de construire des sociétés plus saines et efficaces. La première édition avait été publiée par l’ONU. Article complet (mars 2016) ICI

« Le bonheur continu nous rend audacieux ».

Charles Perrault

Vous voulez être heureux ? Réécouter notre émission spéciale « bonheur » diffusée à Noel ! Une bouffée d’oxygène !

Plus d’infos et conseils ICI


Les entreprises du numérique ne connaissent pas la crise, et elles recrutent! 

Pour la septième édition de sa Semaine de l’Emploi dans le Numérique (SEN#7), FrenchWeb a recensé les prévisions de recrutements de profils digitaux des entreprises françaises, pour établir son Top 100 des entreprises qui recrutent dans le numérique. Le trio de tête? OVH, puis Vente-privée, puis BNP Paribas. « Au total, les entreprises qui figurent dans le Top 100 des entreprises qui recrutent dans le numérique ont prévu de recruter près de 10 800 profils digitaux d’ici la fin de l’année 2017. 83% de ces recrutements sont prévus en CDI, et 63% correspondent à des créations de postes ». La suite ici 


Une TPE française envoie ses produits dans l’Espace

La startup bordelaise ARGOLIGHT a inventé une solution révolutionnaire de maintenance pour les microscopes, un produit permettant un précieux gain de temps et d’argent, rapidement repéré par la NASA. Le microscope de la Station Spatiale Internationale en sera bientôt équipé! Plus d’infos en vidéo (anglais)

Argolight était notre invité au printemps dernier: 

Et bientôt de retour au Business Club de France, soyez à l’écoute!


Heure d’été : les beaux jours arrivent !Daylight saving time concept

Le passage à l’heure d’été aura lieu dans la nuit de samedi 25/3 à dimanche 26/3 ! Les montres avancent une heure à 2:00 heure du matin, il sera 3:00 heure du matin.
Une heure de moins = une heure de sommeil est perdue, mais aussi une heure de lumière naturelle en plus !


DICTEE-NULS-300x182Objectif : zéro faute !

Comme chaque année dans le cadre du salon du livre, l’équipe de ce blog et de l’émission se teste à la « Dictée pour les Nuls » qui a lieu, cette année, le samedi 25/3 à 10H30 ? Serons nous meilleurs que l’année dernière ? On vous le dira… peut-être… Et vous vous êtes au top sur l’orthographe ?

Le saviez-vous ? Les fautes d’orthographe coûteraient des millions d’euros par an aux entreprises. Le constat est saisissant : « 90% des e-mails envoyés par les entreprises à leurs clients contiennent au moins une faute d’orthographe. Ce chiffre atteint même 95% lorsque l’e-mail est rédigé dans une langue étrangère. Un manque à gagner réel en termes d’image et de compréhension du point de vue du client ». « Le coût des ces fautes d’orthographe pour les entreprises est estimé à plusieurs millions d’euros par an ».

Article complet ICI


ET CETTE SEMAINE, RESTEZ ZEN !

 

Le travail vous empêche de dormir ?

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Ne vous endormez pas en lisant cet article ! 

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Le temps du sommeil lent profond représente environ 40% du temps global. Sa durée est plus importante en début de nuit. Il diminue avec l’âge.


On dort moins longtemps et moins bien en France comme dans l’ensemble des pays industrialisés, où les rythmes de vie et de travail, en particulier de nuit et en horaires décalés, perturbent notre horloge biologique, au péril de notre santé, alertent des spécialistes, interrogés par l’AFP avec plusieurs patients.

Plus de la moitié des Français ne dorment pas assez et près d’un tiers déclarent souffrir d’au moins un trouble du sommeil. 16% souffrent d’insomnie chronique, tandis que 73% disent se réveiller au moins une fois par nuit environ 30 minutes et 28% somnoler en journée, selon l’institut national du sommeil et de la vigilance (INSV), initiateur de la journée du sommeil en France (www.journeedusommeil.org).

« La performance est devenue un impératif socio-culturel qui, ajouté au développement des écrans, d’internet et des réseaux sociaux, dérègle totalement l’horloge biologique. On peut être sur le pont à toute heure du jour et de la nuit, sept jours sur sept, avec comme conséquence un manque chronique de sommeil ou une insomnie », déplore Joëlle Adrien, neurobiologiste et présidente de l’INSV.

« Lorsqu’ils ne respectent plus l’alternance vitale éveil/jour, sommeil/nuit, les rythmes et organisations de travail perturbent complètement notre sommeil avec un coût social et de santé considérable », ajoute-t-elle.
Maladies cardio-vasculaires, cancers, en particulier du sein chez la femme, surpoids, diabète…: « les répercussions du manque de sommeil sur la santé sont graves », confirme à l’AFP le professeur Damien Léger, responsable du centre du sommeil et de la vigilance à l’Hôtel Dieu (AP-HP Paris-Descartes).

[…]

Et « les métiers changent », dit le Pr Léger citant, aux côtés de l’industrie, « la sécurité, la santé, les transports, la grande distribution mais aussi la communication, les médias et l’accompagnement des personnes dépendantes ».
Son constat est sans appel : quelle que soit l’activité professionnelle, « le temps réservé au sommeil est de plus en plus court et de mauvaise qualité ».

[…]

Pour éviter de longs trajets, certains salariés choisissent le télétravail mais, selon un récent rapport de l’ONU, à trop forte dose il perturbe aussi le sommeil.
« 42% des salariés qui travaillent en permanence à domicile » et « 42% des télétravailleurs très mobiles » ont en effet des problèmes de sommeil, contre « 29% pour ceux travaillant sur un lieu de travail », indique ce document, qui relève « un allongement » et une « intensification » du travail par chevauchement des temps de travail et personnel.

Autre risque pour l’horloge biologique, les nouvelles technologies « ont profondément changé la nature du travail et induisent une fatigue psychique », estime le psychiatre Patrick Légeron, pionnier dans l’étude des maladies liées au stress au travail.
Non seulement le travail sur écran induit une « fatigue visuelle forte » mais « la lumière des leds stimule la vigilance au même titre que le café » et l’hyperconnexion « charge notre cerveau en permanence par des alertes, du zapping », explique-t-il.

Les enquêtes de l’INSV ont montré que 40% des 18-35 ans dorment avec leur téléphone allumé et 30% de ceux-là (12%) répondent à des e-mails ou sms au milieu de la nuit. « Leur sommeil en est forcément perturbé directement ou indirectement. Or, pour dormir, il faut faire silence, le vide », insiste le Pr Léger.

Alors que 18% des personnes qui dorment mal ne se traitent pas et que neuf personnes sur dix de celles qui se soignent ont recours aux médicaments, selon l’INSV, le Pr Léger développe des traitements qui s’appuient sur les thérapies cognitives et comportementales, la lumière, la relaxation, la pleine conscience et le sport.

Le RSI prélève 1,5 million d’euros à un coiffeur… Une erreur que l’organisme ne s’explique pas…

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Logo_RSI_QUADRINous vous parlions ce matin de l’avenir du RSI après l’élection présidentielle. Le Régime a reconnu, à plusieurs reprises avoir connu des problèmes mais il estime qu’aujourd’hui que d’importants efforts ont été faits… Et pourtant, lisez l’histoire ci-dessous. Elle se passe en … 2017

Un coiffeur de Reims a été prélevé de près de 1,5 millions d’euros par le RSI de Champagne-Ardenne. Il s’agit d’une erreur que l’organisme ne s’explique toujours pas et qui a causé une belle frayeur à Ludovic Clément.

(source BFMTV)

Le RSI existera-t-il (encore) après la Présidentielle ?

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Logo_RSI_QUADRI« Trop complexe », « inadapté », « erreurs de cotisations »: le Régime social des indépendants (RSI), auquel sont affiliés artisans, commerçants et indépendants, est la cible de critiques récurrentes pour ses dysfonctionnements. Les candidats à la présidentielle en ont pris acte, tous promettent de le réformer voire le supprimer.

« Il y a trop de paperasse, il faudrait que ce soit plus simple », peste Matthieu Lecuyer, affilié depuis peu.

[…]

Les dysfonctionnements [du RSI]  (perte de dossiers, calculs de cotisations erronés) apparus après la réforme de 2008 et la création d’un « interlocuteur social unique » avaient valu au régime d’être qualifié en 2012 de « catastrophe industrielle » par la Cour des comptes.

« C’est derrière nous », s’est récemment défendu le directeur général du RSI, Stéphane Seiller, appelant à « laisser le travail d’amélioration » se poursuivre après les attaques généralisées des prétendants à l’Elysée.

Mais le passé a laissé des traces. Et face aux propositions des différents candidats qui prônent sa suppression (Benoît Hamon, Emmanuel Macron, Jean-Luc Mélenchon) ou une réforme en profondeur (François Fillon, Marine Le Pen), les intéressés ne se font guère d’illusions.

« J’attends de voir sur le terrain ce qu’ils feront », dit prudemment Cécile Barry, coach en entreprise, plaidant pour que les indépendants qui « participent à l’économie du pays » bénéficient d’indemnités chômage comme les salariés.

« On a le droit de tester une idée, de se tromper et de revenir en arrière », défend la quadragénaire qui garde un souvenir amer de cette veille de Noël où le RSI lui a prélevé sur son compte 6.000 euros « par erreur ».

Malgré une « amélioration » du régime, il y a encore de « nombreux dysfonctionnements », constate la femme d’affaires en s’appuyant sur les témoignages de ses clients entrepreneurs.

[…]

Les cotisations sociales sont entièrement assumées par l’indépendant (à hauteur de 47% du bénéfice net), contrairement à un salarié dont une partie est prise en charge par l’entreprise. Et elles sont calculées sur la base des revenus de l’année précédente.

Problème, « si on a bien gagné sa vie avant, mais que sa situation se dégrade, ça devient vite compliqué d’avoir la trésorerie suffisante pour payer », témoigne Catherine Meunier, architecte à Grenoble.

Face à la baisse des commandes, après plus de 15 ans à son compte, la quinquagénaire a décidé en septembre 2015 de jeter l’éponge, « craignant de ne plus pouvoir payer ses charges ».

« On anticipe tellement que l’on passe son temps à sortir de l’argent et on n’ose pas demander des aménagements de peur d’être redressé », poursuit celle à qui le RSI a finalement remboursé 1.600 euros de trop perçu. « Une somme dont (elle) aurait bien eu besoin à l’époque », souligne-t-elle.

L’architecte, qui a repris une activité salariée, ne croit pas à la promesse de presque tous les candidats à la présidentielle de supprimer le RSI: « ils ont une approche technocratique, mais sont déconnectés de la réalité », estime-t-elle.

Importateur de spiritueux chiliens, Francisco Cortes Silva, 28 ans, avoue pour sa part que la protection sociale n’est « clairement pas sa priorité » pour le moment, mais tente tant bien que mal de régler son différend avec le régime.

« Je dois payer 10.000 euros de cotisations, alors que je n’ai même pas 3.000 euros de bénéfices. Mon activité n’est pas régulière et mes revenus fluctuent! », s’indigne-t-il.

« Et d’ailleurs, même si mon chiffre d’affaires est nul, je dois payer des cotisations minimum. Si je ne le fais pas dans les délais, j’ai des pénalités », poursuit-il désabusé.

[…]

Article complet ICI

Les TPE/PME ont du mal à financer leurs besoins immatériels, selon l’avis du CESE

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Avis sur « les PME/TPE et le financement de leur développement pour l’emploi et l’efficacité »

Les PME/TPE sont un levier important de création d’emplois. Réparties au coeur du pays, dans tous les territoires, ces plus de 2,5 millions d’entreprises sont abordées dans leur diversité.

La nouveauté majeure est la révolution informationnelle, dont nous vivons la phase numérique. Elle appelle une autre façon de faire et d’autres critères d’appréciation de l’activité des entreprises, donnant un rôle clé aux capacités humaines, à la formation, à la recherche, aux investissements immatériels, et donc à l’efficacité, qui concerne l’ensemble de la valeur ajoutée rapportée à la mise de fonds, au-delà de la rentabilité.

La transition écologique pose des enjeux similaires, de formation et d’investissement, pour qu’elle soit réussie.

Articuler financement et développement des PME/TPE pour le bien commun – à savoir l’emploi et la valeur ajoutée dans l’efficacité – est crucial. Cela demande une ambition à la fois économique, sociale et culturelle et de sortir d’une certaine méfiance qui nuit à la relation entre PME/TPE et système bancaire et financier.

Les financements sont variés : fonds propres, crédit bancaire, financements de marché, épargne. Le financement bancaire est le principal, d’autant plus que la situation des fonds propres s’est améliorée.

Les crédits sont certes plus abondants que lors de la crise financière et les dispositifs mis en place depuis ont apporté une réelle amélioration (médiation bancaire, Bpifrance, notamment). De leur côté, les financements par épargne, de marché ou de gré à gré, apportent un réel appui. Mais l’abondance de crédit profite surtout à l’immobilier d’entreprise et insuffisamment à l’investissement en machines. Il ne redémarre d’ailleurs pas pour les PME/TPE.

Deux points aveugles ont en outre été identifiés : le financement de l’immatériel et celui de la trésorerie. Enfin, malgré des taux d’intérêt nominaux assez bas, différents mécanismes conduisent à ce que le poids des charges financières prélevées sur les résultats des PME/TPE soit élevé (entre 27 % et 40%, en moyenne, dont la moitié en intérêts des prêts et garanties).

Comment la puissance publique peut agir pour améliorer le fonctionnement du couple banques/PME-TPE tout en laissant la responsabilité à ces acteurs et à l’éco-système existant ? Comment appuyer une sélectivité des financements davantage basée sur l’efficacité globale que sur la rentabilité financière ? Cela concerne la formation des conseillers bancaires comme celle des chefs d’entreprise. Cela concerne aussi l’orientation des financements et la mise en oeuvre de critères liés au développement, à l’emploi et à la valeur ajoutée : fonds régionaux, crédit bancaire, rôle de Bpifrance, garanties mutualisées, action de la BCE et de la BEI, encadrement réglementaire, fléchage de l’épargne.

Par ailleurs, la dégradation des délais de paiement, la relation entre PME et grands groupes, l’Économie sociale et solidaire (ESS) ou les entreprises en difficulté doivent être prises en compte.

Source: site du CESE