Auteur : by La FAB.

Les territoires doivent prendre en main leur ouverture à l’international !

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logo_parcoursfrance20151Antoine Colson est le cofondateur de Parcours France, société dédiée à l’analyse et à la communication économique des territoires. Cette tribune est parue dans Les Echos.

Les territoires sont de plus en plus actifs sur le plan diplomatique, notamment en repensant leurs accords de jumelage. Une bonne chose pour l’attractivité économique de notre pays et l’ouverture de notre économie.

En 2014, le président chinois Xi Jinping a choisi de débuter à Lyon sa première visite officielle en France. Placée sous les feux des projecteurs, la capitale des Gaules récolte ainsi les fruits d’un intense et long travail diplomatique. Ces bonnes relations avec la Chine (Lyon a reçu 4 Présidents chinois depuis 1975) sont aussi bien le travail d’acteurs publics (Grand Lyon, Région) que privés (notamment des laboratoires Mérieux). Elles sont également entretenues par de nombreuses visites croisées de délégations officielles et d’entreprises, ou encore par l’accueil chaque année de 3 000 étudiants chinois entre Rhône et Saône…

Cette « diplomatie des territoires » a été confirmée par le livre blanc dévoilé en novembre 2016 par le Ministère des Affaires Etrangères. Ces actions y sont qualifiées « d’enjeu majeur d’attractivité et de rayonnement pour les territoires et pour la France » qui permettent « la diffusion de l’expertise française à l’étranger ». Cette diplomatie des territoires est également au coeur de nombreux dispositifs européens qui visent à créer des passerelles entre villes et régions du continent. Au-delà des symboles d’ouverture et d’échanges, ce travail peut aussi être un formidable outil d’attractivité et de développement économique pour les territoires qui s’en saisissent.

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Des territoires coincés à l’international, entre timidité et jacobinisme

Pourtant, beaucoup de territoires peinent à construire leur démarche à l’international. Créer des passerelles à l’étranger est un défi majeur, économique et culturel dont tous les acteurs territoriaux, privés et publics doivent se saisir. Les PME tout d’abord, qui sont trop peu nombreuses à exporter et à investir à l’étranger. L’internationalisation de l’économie française repose encore trop largement sur ses grandes entreprises (52 % des exportations françaises en 2014 d’après le Trésor). D’après une étude menée par Fedex en 2015, seulement 32 % des PME françaises sont actives à l’international – contre 49 % et 41 % des PME espagnoles et italiennes. Les investissements étrangers en France peinent aussi à profiter à l’ensemble des territoires. En 2015, 46 % des entreprises étrangères implantées en France étaient basées en région parisienne ! À l’exception de Paris et de certaines grandes métropoles régionales, notre offre économique territoriale est souvent perçue comme illisible à l’étranger. Le mille-feuille français, les timidités à sortir de nos bases, la centralisation de nos outils à l’international (Business France notamment) et les difficultés à fédérer une démarche de promotion économique expliquent en partie ces difficultés. Un coup d’oeil rapide aux sites internet des nouvelles régions vous le confirmera : presque aucun ne dispose de pages en anglais ! Et de nombreuses agglomérations d’envergure n’ont pas d’interlocuteur dédié aux questions internationales…

Repenser les jumelages au niveau économique ?

La coopération décentralisée (dont les jumelages sur les panneaux de nos communes sont la partie la plus visible) est sans doute un puissant accélérateur pour la visibilité et la promotion économique des territoires à l’international. Au-delà du banquet annuel avec les retraités amis d’outre-Rhin, ces démarches peuvent en effet conduire à des projets à forte valeur ajoutée. Les jumelages sont de plus en plus pris au sérieux – au point de faire partie des critères retenus chaque année par AT Kearney dans son classement annuel des « Global Cities ». Malgré les contraintes budgétaires, les collectivités investissent ainsi de manière croissante dans ces nouvelles coopérations (entre 700 MEUR et 1Md EUR par an) car elles perçoivent que ces partenariats peuvent avoir un impact économique pour leur territoire. Le Grand Lyon a ainsi mis en place 128 initiatives à l’international dont 89 en Europe : du programme Bigbooster qui emmène les startups lyonnaises aux États-Unis en passant par les partenariats avec Francfort autour des sciences de la vie ou avec Yokohama autour de la smart city… Les réseaux thématiques de villes rencontrent également un succès croissant. Cette année Toulouse assurera la présidence des « Ariane Cities », un réseau de villes actives dans le secteur spatial. De 2015 à 2016, Nantes était pour sa part à la tête du réseau « Eurocities » dont elle a fait un levier essentiel de son image à l’étranger. Ces initiatives ne sont d’ailleurs pas limitées aux grandes métropoles. En Bourgogne, Montceau profite de ses liens avec Ravensburg pour envoyer chaque année des élèves en stage dans des entreprises allemandes.

Un certain nombre d’ingrédients semblent assurer le succès de ces initiatives. La plupart d’entre elles s’appuient sur des liens déjà à l’oeuvre localement : la présence d’entreprises étrangères, l’existence de flux particuliers à l’export, l’accueil d’étudiants étrangers, une histoire ou des filières communes… Elles enrichissent également ces relations d’une véritable diplomatie territoriale, sous la forme de visites de délégations officielles ou d’entreprises, de missions à l’étranger, d’événements communs, etc. Enfin, elles font l’objet d’un véritable agenda et d’une démarche volontariste qui fédère entreprises, associations et acteurs publics. Si Bordeaux peut s’appuyer sur une marque mondialement reconnue, la métropole n’en a pas moins défini un agenda international précis et ambitieux autour de pays et de secteurs économiques ciblés. En mettant autour de la table les acteurs économiques du territoire, en créant un réseau d’ex-Bordelais (« Bordeaux Alumni »), en misant sur un réseau d’une vingtaine de villes partenaires, la capitale aquitaine entend se positionner parmi les métropoles européennes qui comptent… Et si les classements dans nos magazines sont flatteurs, le travail à accomplir à l’international reste considérable. Au classement des villes et régions européennes 2016/2017 de la revue FDI (qui fait référence en matière d’attractivité économique), les territoires français peinent à faire leur apparition dans le top 10.

Le médiateur des entreprises lance les travaux de simplification des factures, avec l’objectif de réduire les retards de paiement

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logo-mdeLe problème de la facturation

Constatant que de nombreuses défaillances d’entreprises sont notamment liées à des retards de paiement de clients, le médiateur des entreprises avait mis en place un groupe de travail permanent sur ce sujet, proposant des bonnes pratiques pour réduire les retards de paiement.

Ses travaux ont mis en lumière le grand nombre d’informations que les clients demandent à leurs fournisseurs de faire figurer sur chaque facture, ainsi que la complexité des processus de référencement des fournisseurs, de facturation et de validation des factures avant paiement. Ces exigences, propres à chaque entreprise ou administration, et dont une partie va au-delà de la réglementation, constituent un frein à un paiement des factures dans les délais légaux.

A l’issue de ces travaux préalables, le médiateur des entreprises a fait part de ses constatations aux ministres concernés.

Proposer des solutions opérationnelles afin de réduire les délais de paiement

Le ministre de l’économie et des finances, Michel SAPIN, et le secrétaire d’État chargé de la réforme de l’État et de la simplification, Jean-Vincent PLACÉ, ont confié au médiateur des entreprises, Pierre PELOUZET, et au Secrétariat général pour la modernisation de l’action publique (SGMAP), une mission de simplification et d’harmonisation des mentions non obligatoires de facturation afin d’améliorer les délais de paiement.

L’objectif de cette mission est d’élaborer des propositions opérationnelles pouvant porter sur la promotion d’un modèle unifié de facture et d’outils innovants, ainsi que l’adaptation d’outils existants tels que les logiciels de facturation ou les plateformes de réception des factures.

La première réunion de travail de la mission, réunissant des représentants de grandes entreprises, de PME, d’acteurs publics et de fédérations professionnelles, a lieu aujourd’hui.

Les Petits Chaperons Rouges et leurs crèches privées traversent la Manche! C’était au Business Club (podcast)

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2054694_les-petits-chaperons-rouges-soffrent-les-creches-britanniques-magic-nurseries-web-tete-0211658559758.jpgLogo-BFMBusiness-sans-contourAu Business Club de France
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→ Diffusion : samedi 4/2/2017 à 7h | dimanche 5/2/2017 à 15h


TALK 1 & 2: EXCLUSIF: Travail en équipe, respect, satisfaction des clients, quelles valeurs les Français veulent-ils retrouver en entreprise? 

TALK 3: LES PETITS CHAPERONS ROUGES : le savoir-faire français de la petite enfance s’exporte !

TALK 4: Le rendez-vous du Médiateur des Entreprises, avec Pierre Pelouzet

TALK 3: LES PETITS CHAPERONS ROUGES, avec Jean-Emmanuel Rodocanachi, président

Ecouter, réécouter et télécharger cette interview:

Pionnier français des crèches d’entreprises, les Petits Chaperons Rouges sont le 4ème acteur européen dans le secteur de la petite enfance et du soutien à la parentalité.

L’entreprise vient de racheter les crèches Magic Nurseries en Angleterre, cinq mois après s’être implanté en Allemagne (septembre 2016).

LES CHIFFRES CLÉS

  • Date de création: 2000
  • Lieu: Clichy
  • CA: 144 millions d’euros en 2015
  • Effectif: 4000 (2400 en 2014)
  • Classé « meilleur employeur » en 2015 et 2016, également dans l’édition 2017 de Capital, ainsi que 33ème meilleur employeur français 2017 et premier du secteur, par Le Figaro.
  • Les Petits Chaperons Rouges gèrent et animent dorénavant près de 11 000 places de crèches, dont près de 16% à l’international, dans les 3 pays les plus peuplés d’Europe (France, Allemagne, Angleterre).
  • Crèches en propre :
  • 325 crèches (dont 150 en Ile-de-France)
  • 20,000 familles accueillies en 2016
  • Près de 1,000 clients (entreprises, administrations et collectivités)
  • 60 des 100 premiers employeurs en France sont clients
  • Crèches en réseau : Chaperons & Cie : 800 crèches partenaires

L’ACTUALITÉ

En ligne avec son projet d’entreprise, Chaperons 2020 (devenir un groupe global d’éveil et d’éducation), Les Petits Chaperons Rouges annoncent l’acquisition de 100% du capital des crèches Magic Nurseries en Angleterre, cinq mois après s’être implanté en Allemagne (septembre 2016).

Magic Nurseries est un groupe de 16 établissements implanté au nord de Londres (Cambridge et Luton) et dans les Midlands (Leicester et Northampton) accueillant chaque jour plus de 1 100 enfants de 0 à 6 ans. Le groupe emploie plus de 300 salariés et réalise un chiffre d’affaire de 11 millions d’euros. Il est reconnu historiquement pour la grande qualité de ses équipements petite enfance, de son programme éducatif et de sa relation de confiance avec les familles.

Après une année 2016 qui a vu l’ouverture de 46 crèches en France et l’entrée au capital du groupe Infanterix en Allemagne, Les Petits Chaperons Rouges consolident ainsi avec l’acquisition de Magic Nurseries en Angleterre leur position de 4ème acteur européen dans le secteur de la petite enfance et du soutien à la parentalité.

« Nous sommes particulièrement heureux de cette première implantation en Angleterre. Nos équipes françaises et nos familles vont ainsi bénéficier d’un échange de meilleures pratiques notamment sur le multilinguisme et l’apprentissage pour les 4 à 6 ans. De même, nous allons apporter à Magic Nurseries notre connaissance approfondie des programmes pédagogiques pour les 0 à 3 ans et la forte expérience de notre groupe en matière d’innovation et d’équilibre des temps de vie.» annonce Jean-Emmanuel Rodocanachi, Président et co-fondateur Les Petits Chaperons Rouges.

LES PROJETS

  • Plus de 50 ouvertures de crèches en cours pour 2017
  • 600 embauches en CDI prévues en 2017

En cours : Développer le service et l’innovation pour bâtir un groupe global d’éveil et d’éducation (Projet d’entreprise Chaperons 2020)

  • Enquête de satisfaction famille (4,421 réponses / mai 2016) : 97% des parents recommandent Les Petits Chaperons Rouges
  • Classé « Meilleur Employeur » en 2015 et 2016 par Capital pour le secteur Sanitaire et Social
  • Innovations digitales 2016 : Application crèche pour les parents et e-learning pour les salariés
  • 7 focus pédagogiques en 2017 : la nature, la musique/danse, l’art et la culture, le bien-être/sensoriel, les sciences, le langage, Montessori
  • Un engagement fort en faveur de la parentalité : cycle de conférences et partenariats avec Môm’Art, Bien être à la carte, Fami Hero, Prof Express, Age d’or service, …

LE MARCHÉ DES CRÈCHES PRIVÉES EN FRANCE (source: DYNAMIQUE MAG)

Depuis l’ouverture du secteur aux entreprises en 2003, les crèches privées connaissent un fort développement sur le territoire français. En prenant place dans un domaine traditionnellement géré par les collectivités locales et le milieu associatif, ces nouveaux acteurs ont su en quelques années dynamiser un marché où la demande ne tarit pas. Présentation des grands enjeux économiques de ce secteur en pleine mutation.

Chiffres clés 

Avec 835 000 naissances par an et plus de 80 % de mères de famille actives, la France est l’un des pays européens où la demande de places en crèche est la plus forte. En l’espace d’une décennie, le secteur privé s’est développé pour compter aujourd’hui 900 établissements, soit 30 000 places environ. Ce chiffre ne représente cependant que 10 % de la capacité d’accueil totale au sein du territoire, le parc français étant majoritairement réparti entre les structures publiques (70 %) et associatives (20 %). Le marché demeure éclaté avec près de 300 sociétés privées existantes, pour la plupaart de petite taille. L’économie du secteur se concentre quant à elle autour de six acteurs phares (Babilou, Les Petits Chaperons Rouges, People & Baby, Crèche Attitude, La Maison Bleue et Crèches de France), qui génèrent 80 % du chiffre d’affaires. Depuis 2013, 10 000 places en crèche ont été créées chaque année, dont 4 000 par des établissements privés. Plus du tiers de l’offre nationale en matière de places se situe en Île-de-France. Le secteur a de beaux jours devant lui, les crèches privées affichant en moyenne 5 % de rentabilité nette. S’ajoute à cela un véritable besoin en infrastructures : on estime qu’il manque à l’heure actuelle entre 300 000 et 500 000 places pour satisfaire la demande.

Un marché en expansion

En ouvrant le marché de l’accueil de la petite enfance aux entreprises en 2003, les pouvoirs publics ont cherché à répondre à la demande croissante, que ni les collectivités ni les associations n’étaient plus en mesure d’assumer. Trois ans après cette révolution, les crèches privées comptaient un millier de places, puis 8 000 en 2009 et 20 000 en 2012. Cette croissance effrénée, de l’ordre de 35 %, a été marquée par l’éclosion de multiples établissements tant en province qu’en région parisienne (où une nouvelle crèche privée sur deux ouvre ses portes). Le dynamisme du marché est assuré par le déséquilibre toujours patent entre l’offre et la demande. Avec l’appui de l’État (crédit d’impôt pour les entreprises et coûts de fonctionnement en partie amortis par les Caisses d’allocations familiales), les crèches privées ont ainsi pu profiter du fort potentiel de développement du secteur. Soumises aux mêmes normes que les établissemenats publics, elles sont parvenues à séduire les parents en pratiquant une grille tarifaire sensiblement identique. Réactivité et innovation expliquent ce succès, quatre mois à peine étant nécessaires pour ériger une nouvelle crèche. Le marché n’est pas prêt de s’essouffler encore : pour la période 2013-2016, la Convention d’objectifs et de gestion a demandé la création de 100 000 places supplémentaires, dont 20 000 pourraient être prises en charge par le secteur privé.

L’émergence d’entreprises leaders 

La conjoncture favorable a permis aux entreprises de crèches privées de prospérer. Plusieurs grands groupes se sont taillés la part du lion, comme l’a démontré l’étude « Le marché des crèches en France » réalisée par le cabinet Eurostaf en 2012. Celle-ci fait état de l’approche toujours plus professionnalisée du secteur, caractérisée par l’accroissement du réseau des principales sociétés. Des investissements massifs leur ont assuré un développement rapide à l’échelle nationale, une stratégie qui a propulsé le groupe Babilou au rang de numéro 1 du secteur. Autre entreprise pionnière, Les Petits Chaperons Rouges a privilégié une gestion rigoureuse et une croissance organique, avec succès là encore. Un modèle différent, celui de la franchise, est défendu par le groupe La Part de Rêve, alors que Crèche Attitude mise sur le partenariat avec les plateformes de réservation (rachat de BBbook en 2015). Ces entreprises sont devenues de véritables puissances financières, alliant solidité de leur projet pédagogique et optimisation du taux de remplissage. Les deux sociétés leaders, Babilou et Les Petits Chaperons Rouges, dépassent déjà les 100 millions d’euros de chiffre d’affaires. Depuis 2013, plusieurs fonds d’investissements comme Alpha, Cobepa ou encore SG Capital Partners ont également fait leur apparition dans le capital des principales entreprises.

Limites et perspectives du secteur 

Si les crèches privées constituent toujours un domaine dynamique, eu égard à la demande renouvelée, elles rencontrent néanmoins certaines difficultés qui les empêchent de rattraper leur retard par rapport aux infrastructures publiques et associatives. Une problématique de taille se pose à elles avec insistance : comment assurer la création de nouvelles places en crèche alors que le marché manque de personnel encadrant ? Il apparaît de plus en plus difficile pour les entreprises de trouver des professionnels qualifiés en nombre suffisant. Ce problème pourrait être solutionné avec le soutien des pouvoirs publics. Les grandes entreprises du secteur militent en effet pour la revalorisation du statut des CAP petite enfance, et la création d’un CAP bonifié qui faciliterait les recrutements. Les entreprises doivent aussi faire face à de nouveaux enjeux mis en exergue par le cabinet Les Echos Etudes. Une consolidation du marché est attendue pour les prochaines années, passant notamment par le renforcement des réseaux existants. Avec la rentabilité d’exploitation comme point d’orgue, il est à redouter cependant que cette organisation à flux tendu se fasse au détriment des enfants. Une différenciation de l’offre devrait enfin voir le jour, autour de concepts innovants (crèches musicales) ou de services spécialisés (accueil occasionnel ou d’urgence, « microcrèches » pour foyers aisés).

DANS LES ÉCHOSLes Petits Chaperons Rouges s’offrent les crèches britanniques Magic Nurseries – 5/01/2017

(L’Angleterre): ce pays de 65 millions d’habitants compte en effet un tiers de places de crèches de plus qu’en France et elles sont à 80 % privées quand l’ensemble du secteur privé français cumule 10 % des berceaux de l’Hexagone. Mis à part Busy Bees, qui revendique le premier réseau du pays avec 267 crèches, et l’américain Bright Horizons, qui a porté sa capacité locale à 24.242 berceaux en achetant le britannique Asquith en novembre dernier, aucun opérateur ne détient plus de 6 à 7 % des quelque 600.000 places du marché d’outre-manche.

« Malgré le Brexit, nous pensons que ce marché présente de bonnes ­perspectives dans le cadre de notre stratégie de développement Chaperons 2020 et les compétences de Magic Nurseries vont nous aider à l’aborder dans les meilleures conditions », poursuit Jean-Emmanuel Rodocanachi. L’entrée à son capital d’Eurazeo en mars dernier l’aidera à réaliser les acquisitions nécessaires.

En exclusivité: dévoilement de l’édition 2016 du baromètre des valeurs des Français en entreprise! Avec Kea Partners. C’était au Business Club (podcast)

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TALK 3: LES PETITS CHAPERONS ROUGES : le savoir-faire français de la petite enfance s’exporte !

TALK 4: Le rendez-vous du Médiateur des Entreprises, avec Pierre Pelouzet

TALK 1 & 2: KEA PARTNERS, avec Arnaud Gangloff, président

Ecouter, réécouter et télécharger cette interview:

Tous les ans depuis 2012, le baromètre Kea / Barrett / OpinionWay mesure la perception qu’ont les Français des entreprises et révèle leurs aspirations. Au moment où nos concitoyens vont choisir le Président dont la vision, notamment vis-à-vis des entreprises, orientera la société, Kea & Partners dévoile les résultats du baromètre 2016, en exclusivité pour le Business Club de France. 

⇒ TÉLÉCHARGEZ ICI LE BAROMÈTRE ⇐

CONTRAIREMENT AUX IDÉES REÇUES,  LES FRANÇAIS AIMENT L’ENTREPRISE

Valeurs-Nuage-de-mots-communication.jpgLa preuve : le respect et l’honnêteté, deux des valeurs personnelles qu’ils expriment le plus souvent, se retrouvent dans le Top 10 des valeurs vécues en entreprise.

Ils sont toujours plus en phase avec le monde de l’entreprise : 7 valeurs sont à la fois vécues et désirées en entreprise, ce qui est, pour ce type d’étude un excellent score et une première pour ce baromètre.

Un score cependant influencé par le grand nombre de PME qui font le tissu économique français car les grandes entreprises montrent des situations d’engagement moins favorables. Les chefs de ces grandes entreprises auraient donc intérêt, comme l’indique la préférence des jeunes pour les start-ups, à organiser de petites unités qui favorisent l’autonomie et l’initiative.

A PROPOS DE KEA PARTNERS

logo-keaKea & Partners est un cabinet de conseil de direction générale, opérant en France et à l’international, sur les enjeux de stratégie et croissance ; excellence des opérations ; structure, gouvernance, management et ressources humaines ; digitale, technologie et systèmes d’information.

Kea & Partners compte plus de 400 consultants et est implanté dans 8 pays avec 12 bureaux (Casablanca, Düsseldorf, Göteborg, Lyon, Milan, Munich, Paris, Rome, Sao Paulo, Stockholm, Vienne, Zurich).

LES GRANDS ENSEIGNEMENTS DU BAROMETRE ET LES QUESTIONS QU’ILS POSENT AUX CHEFS D’ENTREPRISE

Malgré de fortes différences de point de vue entre le privé et le public, les Français jugent la culture des entreprises de manière de plus en plus positive au fil des ans. 

FAITS SAILLANTS :

  • Les Français sont plutôt motivés à travailler dans leur entreprise. La preuve : le respect et l’honnêteté deux des valeurs personnelles qu’ils expriment le plus souvent se retrouvent dans le Top 10 des valeurs vécues en entreprise.
  • Ils sont toujours plus en phase avec le monde de l’entreprise : 7 valeurs sont à la fois vécues et désirées en entreprise, ce qui est, pour ce type d’étude un excellent score et une première pour ce baromètre.
  • Un score cependant influencé par le grand nombre de PME qui font le tissu économique français car les grandes entreprises montrent des situations d’engagement moins favorables. Les chefs de ces grandes entreprise auraient donc intérêt, comme l’indique la préférence des jeunes pour les start-ups, à organiser de petites unités qui favorisent l’autonomie et l’initiative.

Les 10 premières valeurs personnelles des Français en 2016

  • 1. Famille (42%)
  • 2. Honnêteté (39%)
  • 3. Respect (38%)
  • 4. Amitié (30%)
  • 5. Humour/ plaisir (28%)
  • 6. Écoute (26%)
  • 7. Savoir-vivre (25%)
  • 8. Générosité (24%)
  • 9. Râler (20%)
  • 10. Autonomie (20%)

Les 10 premières valeurs vécues dans les entreprises françaises en 2016

  • 1. Travail en équipe (22%)
  • 2. Hiérarchie (20%)
  • 3. Productivité (20%)
  • 4. Professionnalisme (19%)
  • 5. Satisfaction des clients (19%)
  • 6. Réduction des coûts (18%)
  • 7. Respect (17%)
  • 8. Qualité (16%)
  • 9. Efficacité (16%)
  • 10. Honnêteté (14%)

Les 10 premières valeurs désirées des Français en entreprise en 2016

  • 1. Travail en équipe (27%)
  • 2. Respect (24%)
  • 3. Satisfaction des clients (21%)
  • 4. Reconnaissance des collaborateurs (21%)
  • 5. Professionnalisme (21%)
  • 6. Honnêteté (20%)
  • 7. Qualité (20%)
  • 8. Écoute (20%)
  • 9. Épanouissement des collaborateurs (18%)
  • 10. Efficacité (18%)

Au-delà de ces tendances positives, quelques grands enseignements tirés des résultats de l’enquête devraient interpeller les chefs d’entreprise, notamment :

  1. Le vécu de l’entreprise n’est pas toujours en ligne avec les valeurs personnelles des salariés alors que leur motivation en serait renforcée. C’est d’autant plus vrai que les entreprises sont grandes.

> Quelles sont alors les mesures à prendre pour accroître l’engagement des collaborateurs ?

L’un des leviers les plus puissants et durables de l’engagement est l’autonomie et la capacité d’initiative dans son travail. Chaque entreprise doit trouver son alchimie de l’engagement, afin de développer concomitamment :

> La discipline : respecter un socle de règles communes et intangibles / travailler dans des conditions acceptables,

> L’appartenance identitaire : partager des moments collectifs, des valeurs et une histoire / se sentir faire partie d’un groupe

> Le jeu personnel : avoir des opportunités de s’enrichir personnellement, de s’ouvrir et d’obtenir de la reconnaissance en retour

L’intrapreneurship : mettre son talent et son esprit d’initiative au service d’un projet collectif / être responsable, coopérer, partager et transmettre ses savoir-faire
Une vision claire et partagée permet d’orienter la construction d’un tel modèle.  L’exercice de la vision demande à la fois la mise en jeu de réflexions stratégiques mais aussi la conscience de valeurs qui se traduiront dans la finalité de l’entreprise.

  1. Le poids de la hiérarchie est mesuré depuis 5 ans comme l’un des problèmes des entreprises en France.

> Comment transformer le management ?

Cette aspiration des Français à l’autonomie et à la prise d’initiative est une bonne nouvelle pour les entreprises. C’est une énergie naturelle à exploiter pour s’adapter à la complexité irréversible de leur environnement.

Les managers – loin de devenir inutiles comme pourraient le laisser entendre le discours ambiant sur « l’entreprise libérée » – jouent un rôle déterminant mais sur autre damier :

> créer du vide « contrôlé » sur des points d’application concrets pour libérer la capacité d’initiative

> maintenir constamment l’exigence sur la recherche de progrès

> créer des liens de coopération

> ouvrir sans cesse sur l’extérieur

Le management est l’attention portée aux hommes pour qu’ils puissent donner le meilleur d’eux-mêmes. La hiérarchie ne disparaît pas, elle doit donner le sens.

2. La réduction des coûts est très prégnante dans les entreprises en France, sans doute sous la pression d’un management qui veut répondre aux exigences des marchés financiers.

> Comment passer d’une perception négative de réduction des coûts à une culture focalisée positivement sur les résultats, valeur absente en 2016 ?

Pour se justifier à moyen et long terme, un programme de compétitivité doit s’appuyer sur une vision positive de l’entreprise, dans laquelle les collaborateurs peuvent projeter un avenir meilleur et pérenne.

Or l’amélioration de la performance soulève souvent des questions de réduction d’effectifs ou d’ajustement des compétences. Il est donc nécessaire de traiter le volet social dès l’amont des projets, en travaillant en bonne intelligence avec les DRH et les partenaires sociaux.

Il s’agit aussi d’agir sur la culture. Au-delà de générer des résultats économiques, c’est une nouvelle culture de la performance qu’il s’agit d’installer, dans laquelle l’organisation et le management sont en première ligne. La transformation des comportements et des pratiques de management est à opérer. Les managers dès lors changent de rôle : ils ne sont plus là pour apporter des solutions mais sont plutôt des développeurs de talents, des coachs à même d’impulser une dynamique de progrès continu

3. Certains comportements, individuels ou collectifs, ou certains systèmes d’organisation ou encore certains symboles sont des freins à la performance.

> Comment transformer la culture de l’entreprise ?

Pas de stratégie réussie sans une culture forte. La transformation culturelle d’une entreprise demande l’engagement déterminé du plus haut niveau de l’entreprise, et, souvent, celle – profonde et personnelle – du chef d’entreprise et de son premier cercle de collaborateurs. Néanmoins, si cette transformation est difficile, elle est aussi l’une des plus gratifiantes qu’une entreprise puisse opérer.  Mais, pour conduire « cette aventure d’entreprise », il faut un savoir-faire de transformation silencieuse. Car il vaut mieux  produire des résultats probants sans effet d’annonce que communiquer fortement des mesures insuffisantes. Du diagnostic des valeurs présentes jusqu’à la définition de la culture désirée, les dirigeants doivent « factualiser » ce qu’est la culture de leur entreprise et identifier les leviers directs et indirects qui vont produire du sens et améliorer l’efficacité de leurs actions. Interroger les salariés pour évaluer le potentiel de transformation de l’entreprise est l’un des moyens d’établir le bon diagnostic et révéler les pistes d’action.

Autre enseignement significatif pour les dirigeants français : si les résultats du baromètre sont plutôt positifs depuis 5 ans à propos de l’entreprise, en revanche ils sont désastreux à propos de la perception de la nation.

> Les dirigeants ne devraient-ils pas inscrire leur action plus fortement dans le paysage national et s’engager au service de l’intérêt général, en co-construction avec les acteurs de l’économie solidaire ?

Vol d’idées sur Internet : sidérant !

Publié le Mis à jour le

Lu dans Frenchweb et constaté aussi par nos équipes sur les réseaux sociaux. Le vol de concepts et  d’idées présentés sur Internet semble être devenu une spécialité de cette société allemande. Ce qui nous a sidéré c’est le Woollip, ce coussin de voyage dont l’inventeur est venu dans notre émission nous présenter sa création. 

Extraits de l’article de  Herve Kabla, dirigeant et cofondateur de be angels publié sur Frenchweb.

Internet est une jungle, ça, on le savait déjà. Après le vol de données, le vol des contenus, voici désormais le piratage de projets Kickstarter. Une société allemande, du nom de Hirams Trade GmbH, a en effet mis en oeuvre un projet totalement sordide: copier les projets Kickstarter les plus innovants, et proposer des clones des produits issus de ces projets, à des tarifs plus élevés, et dans des conditions de vente totalement obscures. Tout cela, bien sûr, au mépris des règles de respect de la propriété intellectuelle ou des brevets éventuellement déposés par les inventeurs. En voulez-vous la preuve? Voici deux exemples, qui risquent bien de ne pas être les seuls.

Le premier exemple, c’est celui du Lamzac proposé par Fatboy. Nos experts en copiage en ont tiré un clone, appelé Laybag. Cherchez la différence….

Le Lamzac

lamzac

Le Laybag (le faux)

laybag

[…]

Voici le Woollip, un coussin de voyage révolutionnaire dont je vous ai déjà parlé, et son clone, le Pockindo. Ici, nos sombres copieurs ne se sont pas foulé, et ont purement et simplement pompé les images de Woollip sur le site Kickstarter, y compris les vidéos de démonstration… sans oublier de gommer, au passage, le logo du Woollip.

Le Woollip

Le Woollip

Le Pockindo (le faux)

Le Pockindo

La démo Woollip

La-demo-Woollip

La démo Pockindo

La-demo-Pockindo

[…]

 

Que conclure de cela? Voici quelques pistes:

  • Protégez vos inventions. Si vous envisagez de vous lancer sur un financement participatif du type Kickstarter ou Kisskissbankbank, vous êtes désormais prévenus.
  • Vous, backers et supporters de tous ces produits innovants, vous devriez vous organiser et lutter contre ces pratiques, par exemple en dénonçant ces copies illicites, en dénonçant leurs pages de fan, qui se développent sur le peu d’informations dont disposent les futurs acheteurs.
  • Et vous, futurs acheteurs, avant de faire de la pub pour un produit qui vous paraît innovant sur les réseaux sociaux, assurez-vous de sa véritable originalité.

Jimmy Fairly boucle une levée de fonds pour ouvrir 10 nouvelles boutiques

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On apprend cet après-midi sur le site de Maddyness que la marque de lunettes Jimmy Fairly, que nous avons reçu au Business Club en 2012, à ses débuts. vient de boucler une levée de fonds. Le montant, confidentiel, a été apporté par le fonds Experienced Capital, qui détient désormais 43% du capital de la startup.

201403111877-full.jpg« Depuis le lancement de la marque, à l’origine 100% en ligne, en 2011, le crédo de Jimmy Fairly est de proposer des lunettes haut de gamme, au design travaillé, et à des prix très accessibles (prix de départ : 99 euros). Aujourd’hui vendues en ligne mais également dans neuf boutiques à Paris, Lyon, Toulouse, Lille, Bordeaux et Rennes, les lunettes de soleil et de vue de la marque sont dessinées et assemblées en France. Générant un chiffre d’affaires de 6 millions d’euros, Jimmy Fairly entend bien accélérer son développement cette année et ouvrir 10 nouveaux points de vente.

 

CES 2017, quel bilan? Avec Docapost, Icare, Twinswheel, PiQ Sports et French Accelerator. C’était au Business Club (podcast)

Publié le Mis à jour le

ces_2017 Logo-BFMBusiness-sans-contourAu Business Club de France
Uniquement sur BFM Radio! 

→ Diffusion : samedi 28/1/2017 à 7h | dimanche 29/1/2017 à 15h

Emission spéciale Bilan du CES (Consumer Electronics Show) 2017

Ecouter, réécouter et télécharger cette émission:

NOS INVITÉS:

  • Vanessa Chocteau, responsable du programme French IoT de DOCAPOST
  • Fabien Raiola et Jérémy Neyrou, cofondateurs d’ICARE
  • Vincent Talon, cofondateur de TWINSWHEEL
  • Cédric Mangaud, cofondateur de PIQ SPORTS
  • Laurent Ruben, fondateur de French Accelerator et de la French Tech Los Angeles
  • Pierre Pelouzet, médiateur des entreprises

france-podium-nombre-start-presentes-ces-2017-fLe CES…. Et après ? Un mois après l’édition 2017, quel bilan les startups font-elles? 

L’étude de French Accelerator sur les retombées du CES

A l’occasion du CES 2017, le plus grand évènement mondial de la tech, l’équipe de French Accelerator s’est intéressée aux attentes et aux résultats des start-ups françaises ayant participé à l’édition 2016.

Au-delà de la vitrine commerciale, quel est l’apport réel du CES ? Quels enseignements pouvons-nous tirer des éditions précédentes et de 2016 en particulier ? Pourquoi les entrepreneurs participent-ils au CES ? Le CES constitue-t-il un tremplin pour s’implanter aux Etats-Unis ?

C’est pour répondre à ces questions que les équipes de French Accelerator ont réalisé au cours du mois de décembre 2016 une étude auprès des 178 start-up ayant participé à la précédente édition du CES.

Synthèse

Le sondage réalisé a montré que 91% des startups viennent au CES pour trouver des clients et partenaires. 27% viennent chercher de nouveaux investisseurs. Et si le CES est une très belle vitrine puisque 77% des start-ups confirment avoir agrandi leur réseau professionnel, le salon peut être déceptif en ce qui concerne les investisseurs. En effet, seuls 9% des entrepreneurs y ont trouvé une aide à leur levée de fonds.

Se pose alors la question de l’implantation aux Etats-Unis qui est souvent un prérequis pour un investisseur américain, une composante trop souvent négligée. Si 86% des sondés ont pour projet de s’implanter prochainement, seul 9% des entrepreneurs français ont réussi ce pari depuis leur participation au CES 2016. Pour autant, 73% des sondés participent cette année encore à cet évènement, clairement devenu un temps fort de la scène Tech Française.

La participation au CES est souvent un premier pas franchi par les entrepreneurs français en vue de leur implantation sur le territoire américain. Mais s’implanter aux Etats-Unis nécessite une grande préparation et demande des moyens conséquents. En cause : la taille du territoire, 17 fois plus grand que la France, mais aussi la nécessaire adaptation de la marque, des produits et/ou services.

Laurent Ruben est le Fondateur et Directeur Général de French Accelerator. Il est également le Fondateur de « La French Tech Los Angeles » en collaboration avec la Chambre de Commerce Franco-Américaine de Los Angeles et le Consulat Général de France à Los Angeles.

Le French Accelerator: Basé à « L.A. », cet accélérateur propose un programme d’une durée de 18 mois. « S’implanter aux Etats-Unis est extrêmement complexe car c’est un marché très différent du nôtre, que ce soit au niveau de la concurrence, des prix, de la présentation des produits…sans oublier les règles comptables légales », soutient l’expatrié. Selon lui, Los Angeles possède de nombreux atouts pour faciliter cette installation, en plus du climat très agréable. « C’est périlleux pour un entrepreneur de la tech de se lancer à New York ou San Francisco car les coûts d’installation et de recrutement l’affaiblissent énormément. Les salaires sont moitié moins élevés à Los Angeles », explique-t-il.

Pour lancer French Accelerator, il s’est entouré d’une équipe de cinq personnes : un entrepreneur, deux banquiers d’affaires, une spécialiste du marketing et un  ingénieur de Google. 22 consultants européens et américains complètent la structure. Ensemble, ils ont déterminé trois critères pour rejoindre l’accélérateur : l’adaptabilité, c’est-à-dire la capacité à adapter sa marque et trouver ses premiers clients sur un nouveau marché, le réseau pour signer des partenariats, recruter efficacement, et pouvoir acheter et vendre. Troisième critère, et pas des moindres, le capital. « En France, on est les champions pour financer des sociétés en amorçage et les grandes sociétés, mais dans le middle market on est mauvais », assure Laurent Ruben. En se positionnant sur ce segment, French Accelerator marque sa différence avec les milliers d’accélérateurs existants. « La plupart choisissent des sociétés en amorçage car le crédo est de donner 50 000 euros en échange de 5 à 10% des parts. En plus, ils proposent des programmes sur douze semaines maximum et offrent seulement quelques heures de mentoring », déplore l’entrepreneur,  je ne pense pas que ce modèle soit le plus adéquat pour donner une visibilité et installer une société aux Etats-Unis sur le long terme. » (source: Alliancy.fr)

RETOUR SUR L’HISTOIRE DU CES

Le CES de Las Vegas, 50 ans d’innovation

Le Consumer Electric Show (CES) de Las Vegas souffle cette année sa 50ème bougie. L’événement est aujourd’hui un rendez-vous incontournable pour l’ensemble des acteurs de la Tech internationale. Si le salon attirera près de 4 000 exposants et 180 000 visiteurs cette année, ils n’étaient que 117 exposants pour 17 000 visiteurs à sa création en 1967.

Depuis son lancement, le CES a été le théâtre de plusieurs innovations majeures. En 1970, le magnétoscope a ainsi été présenté pour la première fois à l’occasion du salon américain, révolutionnant la manière de consommer la vidéo dans les foyers du monde entier. Quatre ans plus tard, le lecteur disque laser, l’ancêtre du DVD, a été l’attraction principale du salon.

Plus proche de nous, la décennie des années 1990 a été marquée par l’arrivée des DVD (1995), de la télévision HD (1998) et des PC fixes. Ces innovations sont encore d’actualité dans les foyers du monde entier.(…) CES TVA partir des années 2000, l’univers de la Tech a connu une accélération fulgurante avec pléthores d’innovations. La télévision plasma et la X-Box (2001), le format Blu-Ray (2003), la télévision via Internet (2005), la télévision à diode électroluminescente organique (2008), la télévision 3D (2009), les drones ou encore les imprimantes 3D ont marqué l’entrée dans le nouveau millénaire au CES. (source: Frenchweb)

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⇒ DOCAPOST – Programme French IoT – Vanessa Chocteau, responsable du programme

Le programme: Créé en 2015, il a pour but de constituer un écosystème ouvert de start-up innovantes et de grands groupes, dans l’Internet des objets. Les pépites françaises sélectionnées bénéficient non seulement du programme d’accélération, mais participeront également au CES de Las Vegas avec le groupe La Poste, début 2017. 16 startups ont été sélectionnées en mai 2016 (2ème édition du programme) pour participer au CES 2017.

DANS LES ECHOS – Si la maturité des relations entre les start-up et les grands groupes devait se résumer à la présence de ces derniers en tant qu’exposant à Las Vegas , elle ne serait pas très avancée… Mais une poignée de précurseurs a tout de même pris le risque d’investir et d’accompagner une sélection de jeunes pousses tricolores pour afficher leurs bonnes pratiques en la matière. Du côté de Groupe La Poste, de gros moyens ont été déployés, avec une présence sur deux sites, et une poignée de jeunes pousses emmenées à Las Vegas pour démontrer leur savoir-faire dans l’Internet des objets. « Nous leur offrons cette visibilité car nous savons qu’en 4 jours, elles vont avoir l’opportunité de pitcher et de comprendre les doutes qu’il reste à lever », explique Vanessa Chocteau, directrice du programme French IoT chez Decapost. Certaines d’entre elles vont même pouvoir démarrer des pilotes avec ses partenaires du programme (BNP, Boulanger, Derichebourg et Malakoff Médéric) dès leur retour en France.

⇒ Fabien Raiola et Jérémy Neyrou, cofondateurs d’ICARE
  • Activité: conception d’une bague connectée pour embarquer ses identifiants personnels et ses moyens de paiement sur soi
  • Siège social: Ajaccio
  • Date de création: début 2016

La start-up corse Icare veut vous passer la bague au doigt

La start-up corse Icare développe une bague connectée pour embarquer ses identifiants personnels et ses moyens de paiement sur soi. Elle fera partie de l’équipe French IoT sélectionnée par La Poste. Ouvrir sa maison, démarrer sa voiture, payer sa baguette de pain… juste avec son doigt : c’est le rêve d’Icare, start-up créée par deux entrepreneurs début 2016 à Ajaccio en Corse.  Leur projet : intégrer une puce NFC / RFID+ à une bague. Le minuscule bijou connecté deviendrait alors le sésame de sa vie numérique, pour s’identifier, effectuer un paiement, ouvrir son parking… Les possibilités sont infinies.

Le design de la bague n’est pas encore finalisé, ni les fonctionnalités de lancement. Icare présentera au CES un prototype afin de mettre en scène la technologie et démontrer son potentiel. La jeune pousse a déjà séduit La Poste, qui l’a intégrée à son équipe de France de l’IoT. « Nous allons au CES de Las Vegas pour rencontrer des partenaires, des investisseurs, des distributeurs », explique Jérémy Neyrou, co-fondateur et responsable technique d’Icare.

Icare veut démontrer la pertinence de sa solution, et notamment son haut niveau de sécurité. « La bague est liée à son porteur, elle est automatiquement désactivée lorsqu’elle n’est plus portée », détaille Jérémy Neyrou. « Les données qui y sont stockées sont cryptées ». La bague n’a pas besoin d’être portée à proximité d’un smartphone en permanence. « Il est uniquement nécessaire au moment de la configuration de départ. Ensuite, la bague connectée est autonome », explique le créateur. Icare veut lancer l’industrialisation de l’objet à l’été 2017, avant une commercialisation en novembre 2017. Il prévoit d’inclure de plus en plus de fonctionnalités à l’avenir pour accompagner l’essor du marché du « sans contact ». La start-up prépare une première levée de fonds pour financer le développement de sa bague pas comme les autres. (source : L’usine Digitale)

Les principales applications visées :

  • Ouverture et démarrage d’un véhicule (terrestre ou maritime).
  • Ouverture d’habitation, commande domotique
  • Identification sur lieu de travail
  • Suivi de clientèle ou de population
  • Location (et gestion) de logements, de véhicules (terrestres ou maritimes) ou de biens
  • Paiement sans contact (source: Entrepreneur-engine)

D’où est venue cette idée ?

L’idée est née lors d’un après-midi à la plage. Une amie de Jeremy se rend compte qu’elle a perdu ses clefs de voiture. Après de longues minutes, les clefs sont finalement retrouvées dans le sable. C’est là que Jeremy se dit qu’afin que cette situation ne se reproduise pas, ça serait bien d’avoir en permanence ses clefs sur soi. De là est venu l’idée de créer un anneau qui pourrait remplacer toutes vos clés. A partir de là, Jeremy s’associe avec son ami Fabien qui est spécialisé dans le Management et le Marketing et décident de lancer ensemble le projet ICARE en 2013.

⇒ Vincent Talon, cofondateur de TWINSWHEEL
  • Activité: développement d’un robot livreur de colis
  • Date de création: 2016
  • Lieu: Lyon

Twinswheel veut faire la « robolution de la logistique du dernier kilomètre »

Ce robot devrait diviser par deux le coût de la livraison du dernier kilomètre.

TWINSWHEEL, LE LIVREUR DE COLIS DE DEMAIN ?

La start-up lyonnaise TwinswHeel développe un robot capable de livrer des colis. Vincent Talon y voit “le sens de l’Histoire”. Selon une étude menée par le cabinet McKinsey, en 2025, aux États-Unis, en Europe du nord, en Chine et au Japon, 80% des colis issus du e-commerce seront livrés par un livreur 3.0, drone ou robotCe qui fait dire au jeune chef d’entreprise, dont la start-up a été créée à Lyon il y a trois ans, que “mieux vaut qu’on le fasse aujourd’hui en France pour ne pas se faire envahir de robots étrangers dans dix ans”. Le droïde TwinswHeel, c’est un petit robot de 70 centimètres de haut et 40 de large, capable de livrer des colis de cinq kilos. “Les drones volants peuvent supporter un poids maximum de 2,8 kilos mais de toute manière, aujourd’hui 90% des colis envoyés font moins de trois kilos”, explique Vincent Talon.

TwinswHeel prend un colis à la fois. Il intègre les technologies propres aux véhicules autonomes, telles que des caméras stéréoscopiques (qui lui offrent une vue en trois dimensions) et des LiDar, un système de télédétection par laser. Le petit robot, qui roule à allure réduite, est en mesure “de mesurer ce qui passe dans un rayon de dix mètres autour de lui, objets fixes ou en mouvement”, précise son créateur. Il peut ainsi envoyer un signal sonore lorsqu’un enfant s’en approche. Le robot embarque aussi des capteurs connectés qui mesureront la pression, la température ou la qualité de l’air. Autant d’informations que TwinswHeel fera “remonter vers les organismes en charge de la sécurité et de l’environnement”.

Capable d’ouvrir les portes, de monter quelques marches…

Pour l’heure, TwinswHeel n’a pas encore pris son service,mais le petit robot se destine aussi bien aux entreprises qu’aux particuliers. Pour les premières, “il existe dans certains grands sites industriels des chariots automatisés – type Fenwick – qui emmènent du matériel au pied des chaînes de production”, concède Vincent Talon. A un détail près : “Ces dispositifs ne sont possibles que sur des sites où il y a beaucoup de place. TwinswHeel, lui, est petit, se faufile partout et permet ainsi de rendre le matériel disponible au juste nécessaire.”

Côté particuliers, cette fois, le patron s’appuie sur le constat selon lequel “les acheteurs en ligne ne veulent plus être livrés avec un délai de trois à quatre jours“. Ça tombe bien, le droïde “travaille” aussi le dimanche. Quid de l’emploi ? “Ce type de robot assure les tâches à faible valeur ajoutée de la logistique, de sorte à ce que les opérateurs ‘humains’ puissent se concentrer sur les points critiques”, répond Vincent Talon. Pour qui, le développement de telles machines impliquera de nouveaux besoins, notamment “des besoins de maintenance ou de surveillance” dans un secteur de la logistique où elles permettront “de gagner du temps et de réduire les coûts”. Pour le voir dans la rue, il faudra attendre 2019 ou 2020.

Selon l’étude de McKinsey, en 2025 aux États-Unis, les machines connectées livreront 50 à 60 millions de colis par jour. TwinswHeel, saura peut-être tirer sa part du gâteau. (source: French-iot.com)

⇒ Cédric Mangaud, cofondateur de PIQ SPORTS
  • Activité: conception de capteurs pour la pratique sportive
  • Date de création: mai 2015
  • Siège social: Paris – filiale d’Octonion, société créée en Suisse en 2014 par Cédric Mangaud (qui est français)
  • Effectif: 67

DANS LES ÉCHOS – novembre 2016

Piq injecte une dose d’intelligence artificielle dans le sport

En mai 2015, PIQ a levé 5,5 millions de dollars (4,9 millions d’euros). Le groupe industriel taïwanais Foxconn, sous-traitant d’Apple entre autres, fait partie des investisseurs, avec Ginko Ventures, Robolution Capital et Swisscom. Joue-la comme Federer ou Tiger. La start-up française Piq veut aider les sportifs du dimanche à améliorer leurs gestes techniques et à se rapprocher des meilleurs. Elle vient d’effectuer une mise à jour de son application intégrant désormais son système d’intelligence artificielle, Gaia. Celui-ci a été nourri par des millions de données recueillies sur des sportifs de haut niveau, dans les quatre disciplines sur lesquelles Piq se positionne pour l’instant (le golf, le tennis, le kitesurf et le ski), en partenariat avec une marque spécialiste (Babolat, Rossignol, etc.).

Piq commercialise un appareil, le Piq Robot, qui intègre des capteurs, des accéléromètres, un gyroscope, ou encore un processeur aussi puissant que celui d’un téléphone portable. Il est vendu 149 euros et se porte au poignet ou sur la jambe. Ensuite, l’utilisateur ajoute des accessoires selon le sport qu’il choisit.

Piq se sert ensuite de son moteur d’intelligence artificielle pour fournir des informations à ses utilisateurs, par exemple sur la vitesse de leur service au tennis, l’amplitude de leur saut au kitesurf, puis les compare aux autres utilisateurs.

« Dans les mois qui viennent, nous allons lancer 20 autres sports, annonce le cofondateur et directeur général, Cédric Mangaud. Notre terrain de jeu est mondial. Nous estimons à 600 millions le nombre de pratiquants intéressés par la mesure de leurs performances dans le monde. Si l’on arrive à toucher 5 à 10 % de ce marché, ce sera déjà un succès. » La société, créée il y a deux ans, a déjà levé 13 millions d’euros, notamment auprès du taïwanais Foxconn, et emploie 67 personnes.

⇒ PIERRE PELOUZET, Médiateur des Entreprises

Les conseils du Médiateur: Pourquoi faut-il protéger sérieusement son innovation? Quels sont les conseils de la Médiation aux entreprises innovantes? Focus sur le CIR: le CIR débouche assez souvent sur un contrôle fiscal parce qu’en amont, il y a souvent eu des erreurs… Vous avez décidé de labéliser les cabinets conseils ?