Auteur : by La FAB.

Les TPE/PME ont du mal à financer leurs besoins immatériels, selon l’avis du CESE

Publié le

Conseil_économique,_social_et_environnemental_-_logo.png

Avis sur « les PME/TPE et le financement de leur développement pour l’emploi et l’efficacité »

Les PME/TPE sont un levier important de création d’emplois. Réparties au coeur du pays, dans tous les territoires, ces plus de 2,5 millions d’entreprises sont abordées dans leur diversité.

La nouveauté majeure est la révolution informationnelle, dont nous vivons la phase numérique. Elle appelle une autre façon de faire et d’autres critères d’appréciation de l’activité des entreprises, donnant un rôle clé aux capacités humaines, à la formation, à la recherche, aux investissements immatériels, et donc à l’efficacité, qui concerne l’ensemble de la valeur ajoutée rapportée à la mise de fonds, au-delà de la rentabilité.

La transition écologique pose des enjeux similaires, de formation et d’investissement, pour qu’elle soit réussie.

Articuler financement et développement des PME/TPE pour le bien commun – à savoir l’emploi et la valeur ajoutée dans l’efficacité – est crucial. Cela demande une ambition à la fois économique, sociale et culturelle et de sortir d’une certaine méfiance qui nuit à la relation entre PME/TPE et système bancaire et financier.

Les financements sont variés : fonds propres, crédit bancaire, financements de marché, épargne. Le financement bancaire est le principal, d’autant plus que la situation des fonds propres s’est améliorée.

Les crédits sont certes plus abondants que lors de la crise financière et les dispositifs mis en place depuis ont apporté une réelle amélioration (médiation bancaire, Bpifrance, notamment). De leur côté, les financements par épargne, de marché ou de gré à gré, apportent un réel appui. Mais l’abondance de crédit profite surtout à l’immobilier d’entreprise et insuffisamment à l’investissement en machines. Il ne redémarre d’ailleurs pas pour les PME/TPE.

Deux points aveugles ont en outre été identifiés : le financement de l’immatériel et celui de la trésorerie. Enfin, malgré des taux d’intérêt nominaux assez bas, différents mécanismes conduisent à ce que le poids des charges financières prélevées sur les résultats des PME/TPE soit élevé (entre 27 % et 40%, en moyenne, dont la moitié en intérêts des prêts et garanties).

Comment la puissance publique peut agir pour améliorer le fonctionnement du couple banques/PME-TPE tout en laissant la responsabilité à ces acteurs et à l’éco-système existant ? Comment appuyer une sélectivité des financements davantage basée sur l’efficacité globale que sur la rentabilité financière ? Cela concerne la formation des conseillers bancaires comme celle des chefs d’entreprise. Cela concerne aussi l’orientation des financements et la mise en oeuvre de critères liés au développement, à l’emploi et à la valeur ajoutée : fonds régionaux, crédit bancaire, rôle de Bpifrance, garanties mutualisées, action de la BCE et de la BEI, encadrement réglementaire, fléchage de l’épargne.

Par ailleurs, la dégradation des délais de paiement, la relation entre PME et grands groupes, l’Économie sociale et solidaire (ESS) ou les entreprises en difficulté doivent être prises en compte.

Source: site du CESE

Top 10 des erreurs des startups

Publié le

Le site 100FirstHits.com publie cette infographie intéressante sur les erreurs les plus souvent commises par les startups:

  • Créer un produit dont personne ne veut
  • Recruter les mauvaises personnes
  • Se disperser
  • Négliger les ventes et le marketing
  • Ne pas avoir rencontré les bons cofondateurs
  • Chercher les investisseurs au lieu de chercher des clients
  • Ne pas s’être assuré d’avoir assez d’argent
  • Dépenser trop d’argent
  • Ne pas demander d’aide
  • Négliger les médias sociaux

Pour avoir la recette de la startup qui réussit, faites donc tout le contraire !

C61FVgHXUAEPkIj.jpg

Les PME françaises restent optimistes!

Publié le

téléchargementA l’occasion de la 31ème édition du baromètre sur le financement et l’accès au crédit des PME, KPMG et la CPME ont interrogé, avec IFOP, 402 chefs d’entreprises françaises sur leur vision de la conjoncture économique, leur rapport à l’investissement et au crédit, ainsi que sur leur perception de différents enjeux économiques et financiers à l’approche des élections présidentielles.

Des niveaux d’inquiétude pour la situation économique et l’activité au plus bas depuis 2012

Malgré une période d’incertitude liée au contexte international et à l’approche de l’élection présidentielle, l’inquiétude  des chefs d’entreprise à l’égard de la situation économique diminue  (78%) en perdant 4 points par rapport au mois de septembre 2016. De manière générale, cette dernière connaît une tendance à la baisse progressive sur les quatre dernières années, avec une diminution totale de 14 points depuis mars 2013.

Le même phénomène s’observe à l’égard du niveau de préoccupation des chefs d’entreprise pour leur activité qui enregistre son score le plus bas depuis décembre 2011 et retrouve le même niveau qu’en juin 2016 (41%, -3 points en 5 mois). Leurs inquiétudes ont ainsi reculé de 19 points par rapport au pic de 60% atteint en janvier 2014.

Des besoins de financement toujours minoritaires mais en hausse pour les dépenses d’investissement avec des mesures de durcissement plus nombreuses de la part des banques

Avec une baisse de 24 points entre septembre 2015 et septembre 2016, les besoins en financement des PME connaissent une légère hausse (+2 points, à 49%) mais restent minoritaires. Point encourageant, cette augmentation est plus forte en matière de demandes de financements en vue d’investissement (37%, +5 points).

« Alors que le contexte pourrait entraîner une forme de défiance des chefs d’entreprise, ils paraissent de moins en moins inquiets et leurs besoins de financement pour investir sont en hausse, malgré les difficultés persistantes qu’ils rencontrent, notamment en matière de coût du travail et de complexité  du code du travail. Simplification règlementaire, baisse de l’impôt sur les sociétés et relèvement des seuils sociaux sont donc naturellement leurs attentes prioritaires à quelques semaines des élections présidentielles » commente Jacky Lintignat, Directeur Général de KPMG.

Le coût du travail et la complexité du code du travail constituent toujours la difficulté la plus importante pour les chefs d’entreprise. Cette difficulté apparaît encore plus marquée que lors de la précédente vague d’enquête (78%, +7 points en cinq mois). Rien d’étonnant, donc, à ce que la simplification réglementaire se révèle l’enjeu le plus déterminant pour les PME (53%).

La baisse des cotisations sociales est également particulièrement importante pour les chefs d’entreprise (52%) dont la nette majorité souligne une baisse de leur rentabilité (57%). En effet, ils sont un sur deux à déclarer rencontrer des difficultés à conquérir des parts de marché (52%, -11 points) – même si cette dernière est proportionnellement moins citée que lors des vagues précédentes – par ailleurs, une majorité croissante des sondés souligne des difficultés liées au recrutement (57%, +3 points).

De plus, avec près d’un chef d’entreprise sur deux rencontrant toujours des problèmes liés à la fiscalité (45%, +1 point), la garantie d’une stabilité fiscale arrive à la troisième place des préoccupations évoquées (46%).

Avant l’élection présidentielle, les chefs d’entreprise attendent des candidats des propositions sur la baisse de l’impôt sur les sociétés, le relèvement des seuils sociaux et les référendums d’entreprise sur la fixation du temps de travail

La possibilité d’une baisse de l’impôt sur les sociétés à 25%, du relèvement des seuils sociaux pour les entreprises et d’une mise en place de référendums d’entreprise pour la fixation du temps de travail rencontrent un écho très positif auprès des chefs d’entreprise.

La baisse de l’impôt sur les sociétés à 25% bénéficie ainsi d’un avis très favorable puisque 91% d’entre eux considèrent cette mesure comme vectrice d’un impact favorable sur la trésorerie. Ils sont le même nombre à anticiper les conséquences positives de cette baisse sur la confiance des entrepreneurs et 88% à déclarer que cette baisse d’impôt favoriserait l’attractivité de la France. Dans une moindre mesure, ce changement devrait avoir un impact favorable sur les effectifs de l’entreprise pour sept dirigeants sur dix.

Dans cette lignée, le relèvement des seuils sociaux répond également aux attentes des chefs d’entreprise puisque 75% considèrent que sa mise en place permettrait une augmentation des créations d’emploi. Enfin, la mise en place de referendums d’entreprise à l’initiative de l’employeur pour la fixation du temps de travail est approuvée par 70% d’entre eux.

« Entre une France qui a peur de perdre et une France qui a envie de gagner, notre choix est clair. L’élection présidentielle sonne l’heure des choix. Soit la France continuera d’opter pour la frilosité, les dépenses publiques et le chômage soit elle s’engagera sur la voie de réformes audacieuses en redonnant confiance aux acteurs économiques » commente François Asselin, Président de la CPME

Le boom du marché des animaux de compagnie

Publié le

unnamed-1-1600x700_1.jpgLE SAVIEZ-VOUS? Selon Euromonitor, les Français consacrent 4,2 milliards d’euros par an à leurs animaux de compagnie. Economie Matin précise que « même si les dépenses de nourriture restent de loin les plus importantes, 3 milliards d’euros, tous les segments sont en croissance, toilettage, accessoires, même les pompes funèbres ou les assurances en cas de maladies ».

Un marché en plein développement, sur lequel de nombreuses initiatives ont déjà été lancées: garde d’animaux, coffrets cadeaux, service de toilettage itinérant, et même des ventes privées!

Parmi les entreprises présentes sur ce créneau, la startup française LesGriffes.fr, créée en 2014, propose à sa communauté des ventes privées de produits alimentaires, d’accessoires et jouets pour chiens, chats et autres animaux de compagnie. Elle annonce une réduction minimum de 30% allant jusqu’à 80% par rapport aux prix généralement constatés.

Capture d’écran 2017-03-15 à 14.04.00.pngLe plus ? ni avance de trésorerie, ni stock ! En effet, pour certains importants distributeurs, c’est l’occasion de déstocker sans nuire à leurs circuits de distribution habituels. Pour les plus petites marques, moins connues du grand public, c’est l’occasion de faire connaitre leurs créations originales.

Une levée de fond en cours

LesGriffes.fr lève des fonds et constitue actuellement son board pour financer son développement. Les sommes investies permettront notamment d’enrichir l’offre et de fédérer encore plus de propriétaires d’animaux. Ce projet, très fortement scalable, ambitionne d’ores et déjà une opération avec un industriel du secteur à l’horizon 5 ans afin de se développer à l’international.

Eco-Compteur devient le n°1 mondial du comptage de personnes. C’était au Business Club (podcast)

Publié le Mis à jour le

517fe5eb411e1_logo_eco_compteur.gifLogo-BFMBusiness-sans-contourAu Business Club de France

Uniquement sur BFM Radio! 

→ Diffusion : samedi 18/3/2017 à 7h | dimanche 19/3/2017 à 14h


TALK 1: COOK INNOV, l’entremetteur des startups et grands groupes de l’agro-alimentaire

TALK 2 : TEQOYA lutte contre la pollution, responsable de 42.000 décès prématurés par an dans l’Hexagone!

TALK 3: ÉCO-COMPTEUR, entreprise bretonne libérée

TALK 3: ECO-COMPTEUR, avec Christophe Milon, président fondateur

(Ré)écouter et télécharger cette interview:

517fe5eb411e1_logo_eco_compteurDans un marché dominé par les systèmes de comptage pour les voitures, l’entreprise Eco-Compteur a été la première à proposer aux gestionnaires d’espaces publics des solutions innovantes et adaptées pour évaluer la fréquentation piétonne et cycliste. Le succès de ces produits uniques a permis d’assurer une croissance très rapide depuis la création, faisant de l’entreprise la référence et le leader mondial des solutions de comptage pour les modes doux.

eco-compteur-creee-il-y-a-15-ans-a-lannion-par-christophe_3275721_322x330pElle fournit des solutions complètes, du capteur à la plateforme logicielle, à ses clients, les villes les plus avancées en matière de circulations douces et les sites naturels parmi les plus prestigieux au monde.

Gages de qualité et d’excellence, tous les produits Eco-Compteur sont développés, conçus et fabriqués en Bretagne, à Lannion.

L’innovation est au cœur de la stratégie de l’entreprise  : 20 % des dépenses en RD, au moins 1 brevet déposé chaque année

Avec sa filiale au Canada et en Allemagne et un réseau mondial de 34 partenaires-distributeurs, la société réalise 75 % de son CA à l’export et compte aujourd’hui de prestigieuses références dans 48 pays (pistes cyclables de San Francisco ou Sydney, des rues piétonnes à Stockholm ou encore le sentier de Saint Jacques de Compostelle en Espagne…)

CHIFFRES CLÉS

  • Activité:solutions de comptage de fréquentation piétonne et cycliste
  • Lieu:Lannion (22)
  • Date de création:1998
  • CA: 6 millions en 2014 – 15 millions prévus en 2017
  • Effectif: 106 depuis le rachat de Quantaflow
  • 5 Milliards de personnes comptées en 2016
  • L’entreprise a été couronnée « entreprise Bienveillante » aux Trophées Bougeons Nous de RMC en 2015

 ACTUALITÉ

L-Eco-Combo-d-Eco-compteur-revolutionne-le-calcul-du-trafic_img_20014 février 2017 – Eco-Compteur rachète Quantaflow et devient n°1 mondial du comptage de personnes

Spécialiste de l’analyse des flux de passage en extérieur, Eco-Compteur vient d’annoncer le rachat de la société Quantaflow pour un projet de croissance des deux entreprises. Cette acquisition, via sa holding Groupe Inventix, lui permet d’élargir son offre qui intègre désormais une expertise des environnements intérieurs complexes. Le groupe ainsi formé devient l’un des leaders mondiaux de l’analyse des flux de passage, marché de niche, avec des perspectives de développement ambitieuses et une stratégie unique.

Naissance d’un leader mondial

Quantaflow est de loin le N°1 dans l’univers des shopping mall. Ses solutions, capables de compter avec une précision de plus de 99%, lui valent aujourd’hui d’être présente dans la plupart des grands centres commerciaux français comme le Forum des Halles à Paris par exemple.

Quantaflow devrait afficher une croissance de 20% en 2017 (contre 5% en 2016) ce qui permettra au groupe d’atteindre un CA de 15 millions d’euro. Le recrutement de nouveaux collaborateurs, sur des postes de commerciaux, chargés d’études et en contrôle de gestion notamment, est en cours.

Créé en 1996 par un physicien, Quantaflow a été la première dans le monde à proposer des systèmes des comptage de haute précision dans des environnements à forts flux de passage. L’entreprise conçoit et fabrique dans ses sites de Honfleur (usine) et Paris (siège) ses capteurs et ses logiciels d’analyse des données. Elle a ouvert en 2016 une filiale à Shanghai et a déjà installé plus de 10 centres.

Elle compte parmi ses clients les plus grandes foncières françaises, Unibail-Rodamco, Immochan, Carmila (Immobilière Carrefour), Altarea mais aussi de grands réseaux de magasins comme les galeries Lafayette ou Conforama notamment.

LES CHIFFRES DE LA NOUVELLE ENTREPRISE

15 Millions d’€ de CA prévu en 2017

106 Collaborateurs

48 Pays équipés

DANS OUEST-FRANCE – Eco-Compteur : la famille s’agrandit

Spécialiste de l’analyse des flux de passage en extérieur, l’entreprise lannionnaise vient de racheter Quantaflow, une société de comptage de personnes dans les intérieurs complexes.

Concrètement, mesurer les flux de passage, ça sert à quoi ?

À l’origine, Eco-Compteur ne travaille pratiquement qu’avec des collectivités locales à l’international, dans 48 pays dans le monde. Lorsque l’on va travailler par exemple sur des sentiers de randonnées, nous faisons face à des problématiques liées au tourisme. La plus forte attraction touristique à Perros-Guirec, c’est le sentier des Douaniers, arpenté par près d’un million de personnes par an.

La municipalité de Perros-Guirec a besoin de mesurer le nombre de personnes qui passent pour aménager correctement cette zone de passage. Le sentier des Douaniers a été à ce titre notre premier terrain de jeu. Nous avons également travaillé sur le chemin de pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle, et sur des pistes cyclables dans de grandes villes américaines.

Comment fonctionnent vos compteurs ?

Quantaflow, spécialisé dans le comptage en intérieur, a développé de la stéréovision. Ce qui fait qu’un humain perçoit le relief, c’est que l’on a deux yeux. Quantaflow fait ma même chose avec des caméras, qui sont disposées aux plafonds. À travers ce principe, on va reconstituer le relief. À l’aide d’algorithmes, cela permet d’identifier et de suivre les personnes qui passent sous ces caméras.

En ce qui concerne Eco-Compteur, en milieu extérieur, nous mettons en place un système autonome, qui marche avec des piles. On utilise un cône étroit et horizontal, dans lequel on va capter de faibles variations de températures. Comme une personne a une température différente de son environnement, elle va laisser une signature thermique. C’est un système qui a été certifié à 99,9 % de précision.

DANS OUEST FRANCE – Ce patron qui vante l’entreprise « libérée »

À Eco-compteur, Christophe Milon laisse une large part d’autonomie et de décision à ses salariés. Sans regret d’avoir perdu un peu de son pouvoir, il les trouve « efficaces et motivés ».

« Quand j’ai commencé à monter mon groupe, je ne savais rien faire. Je ne vendais pas, ne fabriquais pas », confie cet ancien publicitaire. « J’ai bien été obligé de faire confiance aux gens que je recrutais. Si mes salariés ont l’impression de bosser pour moi, c’est mal barré. Si c’est pour eux ou pour l’entreprise, c’est gagné ! » poursuit le PDG d’Eco-compteur.

« La liberté, c’est d’aller très loin dans l’info aux salariés. On change aussi le rapport à la décision. Moi je dis au salarié « si tu ne comprends pas pourquoi tu fais telle chose, arrête de la faire et cherche pourquoi. Puis on regarde ensemble s’il faut continuer ainsi ou changer. »

L’entrepreneur lannionnais n’en est pas encore à avoir rendu tous les salaires publics au sein de sa boîte. Il envisage toutefois de laisser un jour la main aux salariés sur les rémunérations. Pour l’intéressement, par exemple, c’est déjà le cas. « J’ai proposé un vote pour déterminer un groupe de travail autonome à ce sujet. Celui-ci s’est tout d’abord demandé « Jusqu’où on va pour ne pas mettre l’entreprise en danger ? » Au bout du compte, ces employés du groupe ont décidé du montant, et d’une répartition égalitaire ; pas au prorata des salaires ».

La fin des managers ?

La « libération » court-circuite au passage « le modèle de hiérarchie pyramidale. Les entreprises fonctionnent avec ça depuis 2000 ans », déplore Christophe Milon. Et de se demander s’il est logique d’avoir des managers intermédiaires qui « font remonter et redescendre l’info. Ce sont eux qui coûtent le plus cher, alors qu’ils ne produisent rien ! »

Cette « colonne vertébrale de hiérarchie », il l’a donc peu à peu supprimée dans son entreprise. La R & D (Recherche et développement), n’a plus un directeur, mais est pilotée par deux ingénieurs. Un groupe dit « d’alignement », s’est créé pour mieux faire cohabiter les commerciaux qui ont une échéance courte, et les chercheurs de R & D « pour qui, 6 mois, c’est très court ! », sourit Christophe Milon.

« Dans ce groupe d’alignement, le directeur commercial s’est révélé très bon. Du coup, je l’ai nommé directeur général, il y a deux semaines ». Comme quoi, l’entreprise libérée ne dézingue pas non plus tous les chefs. « C’est bon pour les bons, et mauvais pour les mauvais ! »

Avec ce pouvoir donné à la « base » et cette écoute certes un peu chronophage, Christophe Milon trouve ses troupes « efficaces et motivées. » Autre avantage : comme ça commence à se savoir qu’Inventix est une entreprise libérée, « on est plus attractif. Je reçois des CV que je n’aurais jamais imaginé avoir il y a 3-4 ans », ajoute le PDG. Mieux encore, ce sont ses salariés qui lui ont fait « sauter le pas d’une acquisition importante. » Et les pas, ça compte chez Eco-compteur !