C’était au Business Club : Mai 68, 50 ans plus tard. Qu’est-ce qui a changé réellement ? (podcast)

Publié le Mis à jour le

Logo-BFMBusiness-sans-contourDans le prochain Business Club de France

Samedi 5 mai 2018 à 7h et dimanche 6 mai 2018 à 15h

Uniquement sur  BFM Business Radio 

 

Talks 1 & 2 : Mai 68, 50 ans plus tard. Comment les entreprises ont-elles vécus cette époque et qu’en reste-il ? Avec OLIVIER DE PEMBROKE – PDT du CJD (Le CJD qui a pris ce nom en mai 1968) 

Talk 3 : Créer, reprendre, développer son entreprise avec :

MAI 1968 – MAI 2018 : 50 ANS PLUS TARD 

(Ré)écoutez et téléchargez cette interview:

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Il y a 50 ans, en mai 68 naissait ou plutôt renaissait le CJD, le Centre des Jeunes Dirigeants… qui a eu, notamment, l’occasion de s’exprimer lors de la négociation des accords de Grenelle… Avec olivier de Pembroke, Président du CJD

Pour être précis :  le CJD a en fait été créé en 1938, c’est le plus ancien le plus ancien mouvement patronal français. Mais en 1968, en mai précisément, ce mouvement donne son nom au Centre des Jeunes Patrons qui devient CJD. Une renaissance pour ce mouvement des jeunes dirigeants. 

1968, quelques repères…

  • Le nombre de chômeurs progresse et les jeunes sont les plus touchés… 500 000 personnes en 1968 n’ont pas d’emploi. Les étudiants sont inquiets.
  • L’ANPE est née en 1967
  • En 1963, les mineurs sont en grève, signe du début du déclin de l’industrie minière
  • D’autres grèves éclatent, un peu partout, 2 millions de travailleurs sont payés au SMIG (Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti, aujourd’hui  le SMIC aujourd’hui est Salaire Minimum Interprofessionnel de Croissance)
  • Il y a des bidonvilles à Nanterre, cette année là… 

  • Il y a cette grève générale le 13 mai 1968, 7 à 10 millions de grévistes pour ouvriers empêchés de travailler…

1968 dans le magazine ENTREPRISES 

« On s’attendait à ce qu’une ouverture du CNPF soit menée en direction d’un patronat dit « social ». Ce ne fut pas le cas… Sur RTL et Europe 1. C’est l’explosion du direct. En écoutant ici et là des confessions de « cadres », le journal constate, une fois de plus, qu’il y a un fossé entre le discours patronal sur les liens sociaux dans l’entreprise et le ressenti par une partie des salariés… »

27 mai 1968 : les Accords de Grenelle

– Signature des accords de Grenelle entre le gouvernement et les syndicats après d’âpres négociations.
– Les accords précisent une augmentation de 35 % du SMIG (salaire minimum) et de 10 % des salaires réels.

Ce sont les accords de Grenelle, signés en mai 1968 qui ont légalisé l’exercice du droit syndical dans l’entreprise. Et c’est la loi du 27 décembre de la même année qui a entériné ces accords en autorisant la présence au sein des entreprises, de sections syndicales. L’occasion pour nous ce matin de rappeler le rôle des syndicats dans les entreprises.

Pour info : le CJD est rejeté à ce moment du CNPF

→Tant bien que mal, les dirigeants ont traversé cette période dont les conséquences ont été difficiles pour la suite : 

Le cout des grèves de 1968 représentait 5 % du PIB. Les financiers se méfiaient. Des marchés extérieurs ont été perdus. Les importations se sont accrues. Une dévaluation paraissait inévitable. Elle a eu lieu d’ailleurs quelques années plus tard.

Alors que reste-il ?

  • En 1968 : la jeune est inquiète pour son avenir. 50 ans plus tard, elle est toujours inquiète, même si ces nouvelles générations semblent plus à l’aise…
  • En 1968, 500 000 chômeurs, ils sont un peu plus de 3,7 millions aujourd’hui …

« Non nous allons vers un nouveau mai 68, et ce qui est le plus intéressant à observer ce sont les changements annoncés à l’époque qui aujourd’hui représentent une lame de fonds pour les entreprises mais aussi pour les salariés. Ces mutations liées au numérique, ces évolutions du monde du travail, ces nouvelles générations qui ne veulent plus travailler comme avant sont autant d’éléments aujourd’hui fortement ancrés dans notre société et dans nos sociétés ». Et Olivier de Pembroke d’ajouter : « Arrêtons de parler de travail. Il ne faut plus regarder l’économie sous l’angle du travail ou de l’emploi mais via le prisme de l’activité. C’est la fin du travail et des différents modèles que nous connaissions jusqu’ici ». 

L’enteprise libérée rêvée en 1968 puisqu’un des slogans étaient : « Le patron a besoin de toi, tu n’as pas besoin de lui »

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