CES 2017, quel bilan? Avec Docapost, Icare, Twinswheel, PiQ Sports et French Accelerator. C’était au Business Club (podcast)

Publié le Mis à jour le

ces_2017 Logo-BFMBusiness-sans-contourAu Business Club de France
Uniquement sur BFM Radio! 

→ Diffusion : samedi 28/1/2017 à 7h | dimanche 29/1/2017 à 15h

Emission spéciale Bilan du CES (Consumer Electronics Show) 2017

Ecouter, réécouter et télécharger cette émission:

NOS INVITÉS:

  • Vanessa Chocteau, responsable du programme French IoT de DOCAPOST
  • Fabien Raiola et Jérémy Neyrou, cofondateurs d’ICARE
  • Vincent Talon, cofondateur de TWINSWHEEL
  • Cédric Mangaud, cofondateur de PIQ SPORTS
  • Laurent Ruben, fondateur de French Accelerator et de la French Tech Los Angeles
  • Pierre Pelouzet, médiateur des entreprises

france-podium-nombre-start-presentes-ces-2017-fLe CES…. Et après ? Un mois après l’édition 2017, quel bilan les startups font-elles? 

L’étude de French Accelerator sur les retombées du CES

A l’occasion du CES 2017, le plus grand évènement mondial de la tech, l’équipe de French Accelerator s’est intéressée aux attentes et aux résultats des start-ups françaises ayant participé à l’édition 2016.

Au-delà de la vitrine commerciale, quel est l’apport réel du CES ? Quels enseignements pouvons-nous tirer des éditions précédentes et de 2016 en particulier ? Pourquoi les entrepreneurs participent-ils au CES ? Le CES constitue-t-il un tremplin pour s’implanter aux Etats-Unis ?

C’est pour répondre à ces questions que les équipes de French Accelerator ont réalisé au cours du mois de décembre 2016 une étude auprès des 178 start-up ayant participé à la précédente édition du CES.

Synthèse

Le sondage réalisé a montré que 91% des startups viennent au CES pour trouver des clients et partenaires. 27% viennent chercher de nouveaux investisseurs. Et si le CES est une très belle vitrine puisque 77% des start-ups confirment avoir agrandi leur réseau professionnel, le salon peut être déceptif en ce qui concerne les investisseurs. En effet, seuls 9% des entrepreneurs y ont trouvé une aide à leur levée de fonds.

Se pose alors la question de l’implantation aux Etats-Unis qui est souvent un prérequis pour un investisseur américain, une composante trop souvent négligée. Si 86% des sondés ont pour projet de s’implanter prochainement, seul 9% des entrepreneurs français ont réussi ce pari depuis leur participation au CES 2016. Pour autant, 73% des sondés participent cette année encore à cet évènement, clairement devenu un temps fort de la scène Tech Française.

La participation au CES est souvent un premier pas franchi par les entrepreneurs français en vue de leur implantation sur le territoire américain. Mais s’implanter aux Etats-Unis nécessite une grande préparation et demande des moyens conséquents. En cause : la taille du territoire, 17 fois plus grand que la France, mais aussi la nécessaire adaptation de la marque, des produits et/ou services.

Laurent Ruben est le Fondateur et Directeur Général de French Accelerator. Il est également le Fondateur de « La French Tech Los Angeles » en collaboration avec la Chambre de Commerce Franco-Américaine de Los Angeles et le Consulat Général de France à Los Angeles.

Le French Accelerator: Basé à « L.A. », cet accélérateur propose un programme d’une durée de 18 mois. « S’implanter aux Etats-Unis est extrêmement complexe car c’est un marché très différent du nôtre, que ce soit au niveau de la concurrence, des prix, de la présentation des produits…sans oublier les règles comptables légales », soutient l’expatrié. Selon lui, Los Angeles possède de nombreux atouts pour faciliter cette installation, en plus du climat très agréable. « C’est périlleux pour un entrepreneur de la tech de se lancer à New York ou San Francisco car les coûts d’installation et de recrutement l’affaiblissent énormément. Les salaires sont moitié moins élevés à Los Angeles », explique-t-il.

Pour lancer French Accelerator, il s’est entouré d’une équipe de cinq personnes : un entrepreneur, deux banquiers d’affaires, une spécialiste du marketing et un  ingénieur de Google. 22 consultants européens et américains complètent la structure. Ensemble, ils ont déterminé trois critères pour rejoindre l’accélérateur : l’adaptabilité, c’est-à-dire la capacité à adapter sa marque et trouver ses premiers clients sur un nouveau marché, le réseau pour signer des partenariats, recruter efficacement, et pouvoir acheter et vendre. Troisième critère, et pas des moindres, le capital. « En France, on est les champions pour financer des sociétés en amorçage et les grandes sociétés, mais dans le middle market on est mauvais », assure Laurent Ruben. En se positionnant sur ce segment, French Accelerator marque sa différence avec les milliers d’accélérateurs existants. « La plupart choisissent des sociétés en amorçage car le crédo est de donner 50 000 euros en échange de 5 à 10% des parts. En plus, ils proposent des programmes sur douze semaines maximum et offrent seulement quelques heures de mentoring », déplore l’entrepreneur,  je ne pense pas que ce modèle soit le plus adéquat pour donner une visibilité et installer une société aux Etats-Unis sur le long terme. » (source: Alliancy.fr)

RETOUR SUR L’HISTOIRE DU CES

Le CES de Las Vegas, 50 ans d’innovation

Le Consumer Electric Show (CES) de Las Vegas souffle cette année sa 50ème bougie. L’événement est aujourd’hui un rendez-vous incontournable pour l’ensemble des acteurs de la Tech internationale. Si le salon attirera près de 4 000 exposants et 180 000 visiteurs cette année, ils n’étaient que 117 exposants pour 17 000 visiteurs à sa création en 1967.

Depuis son lancement, le CES a été le théâtre de plusieurs innovations majeures. En 1970, le magnétoscope a ainsi été présenté pour la première fois à l’occasion du salon américain, révolutionnant la manière de consommer la vidéo dans les foyers du monde entier. Quatre ans plus tard, le lecteur disque laser, l’ancêtre du DVD, a été l’attraction principale du salon.

Plus proche de nous, la décennie des années 1990 a été marquée par l’arrivée des DVD (1995), de la télévision HD (1998) et des PC fixes. Ces innovations sont encore d’actualité dans les foyers du monde entier.(…) CES TVA partir des années 2000, l’univers de la Tech a connu une accélération fulgurante avec pléthores d’innovations. La télévision plasma et la X-Box (2001), le format Blu-Ray (2003), la télévision via Internet (2005), la télévision à diode électroluminescente organique (2008), la télévision 3D (2009), les drones ou encore les imprimantes 3D ont marqué l’entrée dans le nouveau millénaire au CES. (source: Frenchweb)

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⇒ DOCAPOST – Programme French IoT – Vanessa Chocteau, responsable du programme

Le programme: Créé en 2015, il a pour but de constituer un écosystème ouvert de start-up innovantes et de grands groupes, dans l’Internet des objets. Les pépites françaises sélectionnées bénéficient non seulement du programme d’accélération, mais participeront également au CES de Las Vegas avec le groupe La Poste, début 2017. 16 startups ont été sélectionnées en mai 2016 (2ème édition du programme) pour participer au CES 2017.

DANS LES ECHOS – Si la maturité des relations entre les start-up et les grands groupes devait se résumer à la présence de ces derniers en tant qu’exposant à Las Vegas , elle ne serait pas très avancée… Mais une poignée de précurseurs a tout de même pris le risque d’investir et d’accompagner une sélection de jeunes pousses tricolores pour afficher leurs bonnes pratiques en la matière. Du côté de Groupe La Poste, de gros moyens ont été déployés, avec une présence sur deux sites, et une poignée de jeunes pousses emmenées à Las Vegas pour démontrer leur savoir-faire dans l’Internet des objets. « Nous leur offrons cette visibilité car nous savons qu’en 4 jours, elles vont avoir l’opportunité de pitcher et de comprendre les doutes qu’il reste à lever », explique Vanessa Chocteau, directrice du programme French IoT chez Decapost. Certaines d’entre elles vont même pouvoir démarrer des pilotes avec ses partenaires du programme (BNP, Boulanger, Derichebourg et Malakoff Médéric) dès leur retour en France.

⇒ Fabien Raiola et Jérémy Neyrou, cofondateurs d’ICARE
  • Activité: conception d’une bague connectée pour embarquer ses identifiants personnels et ses moyens de paiement sur soi
  • Siège social: Ajaccio
  • Date de création: début 2016

La start-up corse Icare veut vous passer la bague au doigt

La start-up corse Icare développe une bague connectée pour embarquer ses identifiants personnels et ses moyens de paiement sur soi. Elle fera partie de l’équipe French IoT sélectionnée par La Poste. Ouvrir sa maison, démarrer sa voiture, payer sa baguette de pain… juste avec son doigt : c’est le rêve d’Icare, start-up créée par deux entrepreneurs début 2016 à Ajaccio en Corse.  Leur projet : intégrer une puce NFC / RFID+ à une bague. Le minuscule bijou connecté deviendrait alors le sésame de sa vie numérique, pour s’identifier, effectuer un paiement, ouvrir son parking… Les possibilités sont infinies.

Le design de la bague n’est pas encore finalisé, ni les fonctionnalités de lancement. Icare présentera au CES un prototype afin de mettre en scène la technologie et démontrer son potentiel. La jeune pousse a déjà séduit La Poste, qui l’a intégrée à son équipe de France de l’IoT. « Nous allons au CES de Las Vegas pour rencontrer des partenaires, des investisseurs, des distributeurs », explique Jérémy Neyrou, co-fondateur et responsable technique d’Icare.

Icare veut démontrer la pertinence de sa solution, et notamment son haut niveau de sécurité. « La bague est liée à son porteur, elle est automatiquement désactivée lorsqu’elle n’est plus portée », détaille Jérémy Neyrou. « Les données qui y sont stockées sont cryptées ». La bague n’a pas besoin d’être portée à proximité d’un smartphone en permanence. « Il est uniquement nécessaire au moment de la configuration de départ. Ensuite, la bague connectée est autonome », explique le créateur. Icare veut lancer l’industrialisation de l’objet à l’été 2017, avant une commercialisation en novembre 2017. Il prévoit d’inclure de plus en plus de fonctionnalités à l’avenir pour accompagner l’essor du marché du « sans contact ». La start-up prépare une première levée de fonds pour financer le développement de sa bague pas comme les autres. (source : L’usine Digitale)

Les principales applications visées :

  • Ouverture et démarrage d’un véhicule (terrestre ou maritime).
  • Ouverture d’habitation, commande domotique
  • Identification sur lieu de travail
  • Suivi de clientèle ou de population
  • Location (et gestion) de logements, de véhicules (terrestres ou maritimes) ou de biens
  • Paiement sans contact (source: Entrepreneur-engine)

D’où est venue cette idée ?

L’idée est née lors d’un après-midi à la plage. Une amie de Jeremy se rend compte qu’elle a perdu ses clefs de voiture. Après de longues minutes, les clefs sont finalement retrouvées dans le sable. C’est là que Jeremy se dit qu’afin que cette situation ne se reproduise pas, ça serait bien d’avoir en permanence ses clefs sur soi. De là est venu l’idée de créer un anneau qui pourrait remplacer toutes vos clés. A partir de là, Jeremy s’associe avec son ami Fabien qui est spécialisé dans le Management et le Marketing et décident de lancer ensemble le projet ICARE en 2013.

⇒ Vincent Talon, cofondateur de TWINSWHEEL
  • Activité: développement d’un robot livreur de colis
  • Date de création: 2016
  • Lieu: Lyon

Twinswheel veut faire la « robolution de la logistique du dernier kilomètre »

Ce robot devrait diviser par deux le coût de la livraison du dernier kilomètre.

TWINSWHEEL, LE LIVREUR DE COLIS DE DEMAIN ?

La start-up lyonnaise TwinswHeel développe un robot capable de livrer des colis. Vincent Talon y voit “le sens de l’Histoire”. Selon une étude menée par le cabinet McKinsey, en 2025, aux États-Unis, en Europe du nord, en Chine et au Japon, 80% des colis issus du e-commerce seront livrés par un livreur 3.0, drone ou robotCe qui fait dire au jeune chef d’entreprise, dont la start-up a été créée à Lyon il y a trois ans, que “mieux vaut qu’on le fasse aujourd’hui en France pour ne pas se faire envahir de robots étrangers dans dix ans”. Le droïde TwinswHeel, c’est un petit robot de 70 centimètres de haut et 40 de large, capable de livrer des colis de cinq kilos. “Les drones volants peuvent supporter un poids maximum de 2,8 kilos mais de toute manière, aujourd’hui 90% des colis envoyés font moins de trois kilos”, explique Vincent Talon.

TwinswHeel prend un colis à la fois. Il intègre les technologies propres aux véhicules autonomes, telles que des caméras stéréoscopiques (qui lui offrent une vue en trois dimensions) et des LiDar, un système de télédétection par laser. Le petit robot, qui roule à allure réduite, est en mesure “de mesurer ce qui passe dans un rayon de dix mètres autour de lui, objets fixes ou en mouvement”, précise son créateur. Il peut ainsi envoyer un signal sonore lorsqu’un enfant s’en approche. Le robot embarque aussi des capteurs connectés qui mesureront la pression, la température ou la qualité de l’air. Autant d’informations que TwinswHeel fera “remonter vers les organismes en charge de la sécurité et de l’environnement”.

Capable d’ouvrir les portes, de monter quelques marches…

Pour l’heure, TwinswHeel n’a pas encore pris son service,mais le petit robot se destine aussi bien aux entreprises qu’aux particuliers. Pour les premières, “il existe dans certains grands sites industriels des chariots automatisés – type Fenwick – qui emmènent du matériel au pied des chaînes de production”, concède Vincent Talon. A un détail près : “Ces dispositifs ne sont possibles que sur des sites où il y a beaucoup de place. TwinswHeel, lui, est petit, se faufile partout et permet ainsi de rendre le matériel disponible au juste nécessaire.”

Côté particuliers, cette fois, le patron s’appuie sur le constat selon lequel “les acheteurs en ligne ne veulent plus être livrés avec un délai de trois à quatre jours“. Ça tombe bien, le droïde “travaille” aussi le dimanche. Quid de l’emploi ? “Ce type de robot assure les tâches à faible valeur ajoutée de la logistique, de sorte à ce que les opérateurs ‘humains’ puissent se concentrer sur les points critiques”, répond Vincent Talon. Pour qui, le développement de telles machines impliquera de nouveaux besoins, notamment “des besoins de maintenance ou de surveillance” dans un secteur de la logistique où elles permettront “de gagner du temps et de réduire les coûts”. Pour le voir dans la rue, il faudra attendre 2019 ou 2020.

Selon l’étude de McKinsey, en 2025 aux États-Unis, les machines connectées livreront 50 à 60 millions de colis par jour. TwinswHeel, saura peut-être tirer sa part du gâteau. (source: French-iot.com)

⇒ Cédric Mangaud, cofondateur de PIQ SPORTS
  • Activité: conception de capteurs pour la pratique sportive
  • Date de création: mai 2015
  • Siège social: Paris – filiale d’Octonion, société créée en Suisse en 2014 par Cédric Mangaud (qui est français)
  • Effectif: 67

DANS LES ÉCHOS – novembre 2016

Piq injecte une dose d’intelligence artificielle dans le sport

En mai 2015, PIQ a levé 5,5 millions de dollars (4,9 millions d’euros). Le groupe industriel taïwanais Foxconn, sous-traitant d’Apple entre autres, fait partie des investisseurs, avec Ginko Ventures, Robolution Capital et Swisscom. Joue-la comme Federer ou Tiger. La start-up française Piq veut aider les sportifs du dimanche à améliorer leurs gestes techniques et à se rapprocher des meilleurs. Elle vient d’effectuer une mise à jour de son application intégrant désormais son système d’intelligence artificielle, Gaia. Celui-ci a été nourri par des millions de données recueillies sur des sportifs de haut niveau, dans les quatre disciplines sur lesquelles Piq se positionne pour l’instant (le golf, le tennis, le kitesurf et le ski), en partenariat avec une marque spécialiste (Babolat, Rossignol, etc.).

Piq commercialise un appareil, le Piq Robot, qui intègre des capteurs, des accéléromètres, un gyroscope, ou encore un processeur aussi puissant que celui d’un téléphone portable. Il est vendu 149 euros et se porte au poignet ou sur la jambe. Ensuite, l’utilisateur ajoute des accessoires selon le sport qu’il choisit.

Piq se sert ensuite de son moteur d’intelligence artificielle pour fournir des informations à ses utilisateurs, par exemple sur la vitesse de leur service au tennis, l’amplitude de leur saut au kitesurf, puis les compare aux autres utilisateurs.

« Dans les mois qui viennent, nous allons lancer 20 autres sports, annonce le cofondateur et directeur général, Cédric Mangaud. Notre terrain de jeu est mondial. Nous estimons à 600 millions le nombre de pratiquants intéressés par la mesure de leurs performances dans le monde. Si l’on arrive à toucher 5 à 10 % de ce marché, ce sera déjà un succès. » La société, créée il y a deux ans, a déjà levé 13 millions d’euros, notamment auprès du taïwanais Foxconn, et emploie 67 personnes.

⇒ PIERRE PELOUZET, Médiateur des Entreprises

Les conseils du Médiateur: Pourquoi faut-il protéger sérieusement son innovation? Quels sont les conseils de la Médiation aux entreprises innovantes? Focus sur le CIR: le CIR débouche assez souvent sur un contrôle fiscal parce qu’en amont, il y a souvent eu des erreurs… Vous avez décidé de labéliser les cabinets conseils ?

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