Le Guide du Routard, succès de librairie depuis plus de 40 ans! C’est au prochain Business Club

BFM-BU-RADIODans le Business Club de France | BFM Business Radio

→ Diffusion : samedi 30/5/2015 à 7h et dimanche 31/5/2015 à 15h

AU SOMMAIRE

Talk 1: CAPITAINE TRAIN : déjà 30 millions de CA et 5000 billets vendus par jour!  

Talk 2 : MARCO & VASCO : les ingrédients du succès, les tendances tourisme, les objectifs  

Talk 3 : GUIDE DU ROUTARD: chaque année, 1 exemplaire vendu toutes les 4 secondes! 

Talk 4 : MÉDIATION: Que faire en cas de défaut d’exécution de contrat? 

__________________________________________

TALK 3 – LE GUIDE DU ROUTARD, avec Philippe Gloaguen, fondateur et directeur

routardDe 1973 à 2013, plus de 40 millions de guides « Routard » ont été vendus. Le routard, c’est un exemplaire vendu toutes les 4 secondes, 2,5 millions chaque année. Le Routard c’est chaque année en termes de ventes l’équivalent de 6 Goncourt !

Le « Routard » est le leader sur le marché des guides touristiques avec plus de 110 000 adresses répertoriées et une collection de 150 guides

2,3 millions de visiteurs uniques chaque mois sur routard.com

17 rédacteurs, 80 pigistes, 14 personnes chez Hachette

186 enquêtes par an, soit un départ tous les 2 jours. La moyenne des voyages est de 10 à 15 jours

1 an pour concevoir un guide

Toujours entre 12 et 14 titres parmi les 15 premiers du classement Tourisme de Livre Hebdo

(chiffres communiqués par Le Guide du Routard)

Le saviez-vous? Au départ, le guide devait s’appeler le guide Ganesh, car P. Gloaguen en avait eu l’idée lors d’un voyage en Inde.

DANS L’EXPRESS

philippegloaguen

Philippe Gloaguen, fondateur du Guide du Routard

Il est sans doute l’homme qui touche les droits d’auteur les plus confortables de France. Capable de placer simultanément jusqu’à vingt titres dans un Top 50 des meilleures ventes de livres. C’est bien simple: ses royalties dépassent depuis longtemps celles de son éternel rival chez Hachette, l’intrépide SAS de Gérard de Villiers. Son nom? Philippe Gloaguen. Ce quinquagénaire dynamique est non seulement le fondateur du Guide du routard, mais aussi, on le sait moins, son seul et unique auteur officiel, même s’il n’a plus guère le temps d’écrire depuis vingt ans.

Il suffit d’ailleurs de se reporter à la page trois des 2,4 millions de volumes vendus chaque année pour y lire: «Directeur de collection et auteur: Philippe Gloaguen.» Commentaire amusé d’un éditeur parisien: «C’est un peu comme si Paulo Coelho sortait, non pas un seul, mais 110 romans chaque année.» A cette importante différence près, que le patron du Routard doit, en théorie, rémunérer son équipe sur les droits d’auteur perçus. Ceux-ci sont estimés aujourd’hui par Lire à environ 3 millions d’euros par an.

Un guide touristique sur trois vendus en France l’an dernier était un Routard. L’ancien bréviaire de voyage des hippies est devenu une institution. On a vu, en 1993, François Mitterrand feuilleter le Routard entre deux plats chez la Mère Poularde, au Mont-Saint-Michel. Le ministère de la Défense a glissé le guide Yougoslavie dans le paquetage des Casques bleus en partance pour les Balkans. Bref, tout le monde a lu, lit ou lira le Routard.

Pourtant, comme nombre de révolutions, tout commence par une désespérante série de lettres de refus d’éditeurs. Dix-neuf, très exactement! En ce tout début des années 1970, le très académique Guide Bleu règne en maître sur les vacances des Français. Philippe Gloaguen, lui, est tombé par hasard sur un petit guide américain, rédigé par un certain Arthur Frommer et intitulé Europe on five dollars a day. Enfin un auteur qui parle d’auto-stop et d’auberges de jeunesse à trente pesetas la nuit!

Philippe Gloaguen n’a pourtant rien d’un hippie: en plein Mai 68, ce fils d’instituteur breton aux éternelles petites lunettes rondes est lycéen à l’école catholique La Rochefoucauld, aux Invalides. Dans la foulée, il s’inscrit à une prépa HEC et intègre finalement Sup de Co Paris, qui n’est pas exactement réputée pour être un repaire de turbulents gauchistes. Il va y acquérir, on le verra, un solide sens des affaires.

Mais entre deux cours de marketing, l’appel de la route prend le dessus. Le 11 juillet 1971, avec son ami Michel Duval, ils sanglent leurs sacs à dos et partent pour les «Zindes» 1. Téhéran, Lahore, Delhi et, enfin, Katmandou. En chemin, les deux amis prennent des notes. Beaucoup de notes. De retour à Paris, déjà virevoltant et créatif, Philippe propose un reportage à Actuel, le fleuron de la presse underground. Accepté. Un jour, Jean-François Bizot, le rédac-chef, l’interpelle dans les couloirs: «Eh, le routard, avec tout ce que tu as, tu devrais pondre un guide!» Ce mot crée un déclic chez Philippe Gloaguen. Il a l’intuition que l’heure est venue d’un guide touristique décalé et débridé. Il est bien le seul. «Comment voulez-vous qu’on publie votre « Guide du routier » à côté des Mémoires du général de Gaulle?!», s’entend-il ainsi répondre chez Plon… C’est finalement un petit éditeur inconnu, Gedalge, qui se lance. Le premier Guide du routard paraît en avril 1973. Signé Philippe Gloaguen et Michel Duval, il couvre la totalité de la planète en 230 pages! Sous une couverture délicieusement psychédélique, les auteurs y font l’apologie de l’auto-stop et, contrairement aux habitudes de l’époque, présentent hôtels et restaurants du moins cher au plus cher. C’est une petite révolution.

Mais, alors que quelques milliers d’exemplaires sont écoulés durant l’été, le patron de Gedalge meurt écrasé par un bus à deux pas du boulevard Saint-Michel. Le Routard n’a plus d’éditeur. L’infatigable Philippe Gloaguen est désespéré. Il se rend quand même, quelques jours plus tard, à un débat sur les guides touristiques organisé à la librairie Gibert. «Personne n’a le courage d’éditer le Routard!», tempête-t-il devant une assistance médusée. A la fin, un homme s’approche et lui glisse: «Vous n’êtes jamais venu me voir. Je le regrette…» Il s’appelle Gérald Gassiot-Talabot. C’est le grand manitou du pôle tourisme chez Hachette.

Cette rencontre entre l’étudiant ambitieux et la vénérable maison d’édition va sceller une alliance qui, trente ans plus tard, fait la fortune des deux parties. «Philippe a négocié un contrat en or, se souvient Patrick de Panthou, à l’époque chef des ventes chez Hachette. Chez nous, personne ne croyait vraiment au succès du Routard, alors, quand il a demandé des pourcentages de droits d’auteur plus élevés au-delà du 15 000e exemplaire, on a souri et on les lui a accordés.» On en est aujourd’hui à 2,4 millions d’unités par an…

Dorénavant, le Routard sera donc publié par l’éditeur des Guides Bleus. «D’ailleurs, peu de gens le savent, mais nous empruntions, avec leur autorisation, une description de cathédrale ou des cartes aux Guides Bleus», sourit aujourd’hui un collaborateur épisodique du Routard. Le ton, en revanche, tranche radicalement avec le style compassé des guides de l’époque (voir encadré). Restait encore à trouver une couverture emblématique. C’est Jean Solé, dessinateur croisé à Pilote, qui imagine le célèbre marcheur cheveux au vent et mappemonde en bandoulière. Il ressemble comme deux gouttes d’eau à Philippe Gloaguen. D’ailleurs, lorsque ce dernier se décidera à raser sa moustache, le Routard l’imitera peu après…

La petite collection, qui ne compte encore qu’une dizaine de titres, franchit le cap des 100 000 exemplaires au tournant des années 1980, alors que Michel Duval, le cofondateur et ami, choisit de s’éloigner. Philippe Gloaguen est désormais seul aux commandes.

La collection est devenue une valeur sûre, traduite en espagnol, en anglais, en italien… Philippe Gloaguen reste toujours inflexible sur deux points: un prix de vente plus bas que ses concurrents et l’absence de toute publicité pour des restaurants ou hôtels (contrairement au Petit Futé, par exemple). (Article complet sur L’Express)

LES DERNIÈRES PUBLICATIONS DU ROUTARD

– Des mini-guides régionaux très prisés: le dernier en date est « la Loire à vélo »

– Un tout nouveau format: le Routard express, depuis le 4 mars 2015. Déjà 15 destinations, dont Barcelone, Lisbonne, Londres, Madrid, New York, Paris, Rome, Marrakech. Prix 4,90€. Pour les weekends ou courts séjours.

routardexpress

PHILIPPE GLOAGUEN SUR L’ENTREPRENEURIAT

routard creation d'entrepriseDepuis 2008, P. Gloaguen est à l’origine de la création du premier Guide de la création d’entreprise, avec Xavier Kergall, fondateur du Salon des Entrepreneurs.

Pourquoi faites-vous ces guides économiques justement ?

Un jour je me suis dit que ça faisait des années que j’envoyais les jeunes en vacances et qu’il fallait que je fasse des choses un peu plus sérieuses pour eux ! J’ai voulu à travers ces guides aider un peu les jeunes dans leurs démarches, notamment auprès des banques. J’ai créé plusieurs entreprises et j’ai passé ma vie endetté à quémander de l’argent aux banques. Mais je n’ai jamais eu de problèmes avec les banques même si avec les banques il faut quasiment faire de la drague !

Vous avez dit que vous espériez que deux gamins viennent vous détrôner avec une idée géniale ! Expliquez.

Oui, j’ai vu des jeunes qui avaient l’air de rien mais qui ont eu des idées géniales. Un jour par exemple j’ai dit à mon réparateur informatique que je le trouvais très doué qu’il devait se mettre à son compte. Quelques temps après, il a cofondé Caramail et l’a revendu pour quelques millions ! Ça fait des années que le Routard est au top des ventes. J’en suis fier mais je suis surpris et presque déçu que rien ne se passe, que personne n’ait levé le petit plus doigt pour détrôner le Routard ! Quand j’ai vu que la crise avait mis les villes « low-cost » à la mode, je me suis dit que des gens allaient sortir des guides sur le sujet. Il y avait un vrai créneau à prendre. Alors j’ai attendu pour voir. Et comme au bout d’un an il n’y avait toujours rien, et bien je me suis dit ok, c’est moi qui vais les faire alors ! Et ça a fait un carton !

Les 3 conseils

Allez-y ! Parce qu’il est plus grave d’avoir du remords que d’avoir un échec. J’ai eu plus d’échecs que d’autres car j’ai tenté plus de trucs que d’autres. Je me suis rendu compte que les personnes qui connaissent de vraies réussites sont aussi celles qui entreprennent. Quand ça marche, ils sont très contents et quand ça ne marche pas, ils oublient. C’est un vrai état d’esprit, c’est l’optimisme.

N’oubliez pas que la création d’entreprise c’est un vrai bonheur ! J’ai sorti un guide Junior à Paris sur le dos duquel, au lieu de mettre en photo mes collaborateurs comme je le fais habituellement, j’ai mis leurs enfants. Ça a été un déclic : je me suis rendu compte que grâce au Routard tous ces enfants pouvaient vivre, manger. Ça me rend vraiment heureux !

Notez tout. J’ai une réputation d’homme très sérieux et fiable car je n’oublie jamais rien. Quand je promets une chose, elle sera toujours faite. Mais j’ai un truc : pour ne rien oublier, je note tout, absolument tout ! (Article complet sur Dynamique Mag)

Marco & Vasco: le tourisme haut de gamme ne connaît pas la crise. C’est au prochain Business Club

BFM-BU-RADIODans le Business Club de France | BFM Business Radio

→ Diffusion : samedi 30/5/2015 à 7h et dimanche 31/5/2015 à 15h

AU SOMMAIRE

Talk 1: CAPITAINE TRAIN : déjà 30 millions de CA et 5000 billets vendus par jour!  

Talk 2 : MARCO & VASCO : les ingrédients du succès, les tendances tourisme, les objectifs  

Talk 3 : GUIDE DU ROUTARD: chaque année, 1 exemplaire vendu toutes les 4 secondes! 

Talk 4 : MÉDIATION: Que faire en cas de défaut d’exécution de contrat? 

__________________________________________

TALK 2 – MARCO & VASCO, avec Geoffroy de Becdelièvre, président

logomarcoetvascoMarco Vasco (anciennement Planetveo) est le n°1 Français du voyage sur-mesure sur Internet. Fondée et dirigée par Geoffroy de Becdelièvre depuis 2007, la société a généré un chiffre d’affaires de 70 millions d’euros en 2014 et emploie plus de 230 collaborateurs.
Marco Vasco spécialiste du voyage sur-mesure couvre plus de 50 destinations moyen et long-courrier.

DANS LE PARISIEN

Dans un marché des tour- opérateurs en toute petite forme, Geoffroy de Becdelièvre a décidé de prendre le contre-pied en faisant le pari de la vente en ligne et du voyage sur mesure avec son agence de voyages en ligne, lancée en 2007. Né pratiquement avec un « Guide du Routard » et un sac à dos, Geoffroy de Becdelièvre est un baroudeur passionné d’Asie qui, dès qu’il a eu 18 ans, est parti très tôt à la conquête de la planète.

C’est à Shanghaï (Chine) où il a vécu 4 ans que tout a commencé  : « J’avais quitté sans regret mon job d’auditeur dans une multinationale pour suivre ma femme nommée en Chine. J’y ai fait mes premiers pas d’entrepreneur en créant une société qui aidait les entreprises françaises à s’implanter en Asie et à découvrir la région. Quand nous sommes rentrés en France en 2007, pas question de rejoindre un grand groupe, alors j’ai lancé une entreprise dédiée au voyage. » Dans les mois qui suivent son retour dans l’hexagone, il créé Planetveo, une agence qui s’adresse aux riches touristes chinois qui souhaitent visiter l’Europe. Mais très vite, Geoffroy de Becdelièvre change son fusil d’épaule pour se positionner sur le créneau des vacances personnalisées haut de gamme. En 2014, il rebaptise son agence Marco Vasco, un clin d’œil aux deux grands navigateurs Marco Polo et Vasco de Gama. « Mon objectif était de réconcillier le monde des beaux voyages sur mesure vendus en boutique et celui des vacances bon marché qu’on trouve sur Internet, explique-t-il. Notre chance, c’est que Voyageurs du monde, un des leaders du haut de gamme, ne croyait pas au web. »

Capture d’écran 2015-05-26 à 16.54.13

130 conseillers voyage pour un service haut de gamme

En août 2008, le premier voyage est vendu au Vietnam. Très vite, le concept séduit une clientèle aisée, comme des dirigeants d’entreprise aux revenus confortable mais qui manquent de temps. Le panier moyen est de 8 500 € pour trois personnes. « L’idée est de leur organiser de A à Z un voyage exceptionnel, mais un voyage unique et sans imprévus, indique le président de l’agence. Notre force, notre savoir-faire, ce sont nos conseillers car ils sont de vrais spécialistes d’un pays. Ils parlent la langue, y ont vécu ou y ont fait de nombreux séjours, insiste Geoffrey de Becdelièvre. Ce qui leur permet de proposer les meilleurs conseils et les meilleurs services à nos clients et grâce à Internet, d’être là durant leur séjour. » Sur les 200 salariés de l’agence, 130 sont des conseillers.

140 millions d’euros de chiffres d’affaires d’ici 4 ans

Avec une marge d’exploitation de 5 % et un chiffre d’affaires qui est passé de 1 million d’euros la première année en 2008, à 70 millions d’euros cette année, le concept séduit également les investisseurs. Geoffroy de Becdelièvre réalise plusieurs levées de fonds, dont la dernière a atteint 16 millions d’euros auprès de trois fonds qui détiennent aujourd’hui près de 75 % du capital. « Les investisseurs nous ont toujours suivis car notre modèle économique est solide. Il s’appuie notamment sur la désintermédiation car nous avons tout de suite fait le pari du contact direct avec les clients », précise Geoffroy de Becdelièvre. Fort de ces solides partenaires, Marco Vasco veut aujourd’hui peut passer à la vitesse supérieure « et devenir grand », ambitionne son président. D’ici 4 ans, il veut multiplier par deux la taille de l’agence et dégager un chiffre d’affaires de 140 millions d’euros. Si tout se passe comme prévu, Marco Vasco comptera 400 salariés en 2018. Enfin, l’agence dont un tiers des clients n’habite pas en France commence à regarder ce qui se passe hors de l’hexagone et va tester cette années ses capacités à l’international en Grande-Bretagne et en Espagne. (Article complet sur Le Parisien)

CHIFFRES ET TENDANCES

Date de création: 2007

CA: 70 millions € (+18,5% vs 2013) – 1 million en 2008 – objectif: 140 millions d’ici 4 ans

Effectif: 200 – dont 130 conseillers / objectif: 400 d’ici fin 2018

une soixantaine de destinations

25 000 clients en 2014, contre 22 150 en 2013

dépense moyenne de 2 800 euros par personne

séjours de 11 jours en moyenne

Geoffroy de Becdelièvre aborde 2015 avec une certaine sérénité. « Nous terminons 2014 sur une croissance de 20%, avec un chiffre d’affaires de 70 millions d’euros et une forte capacité d’acquisitions externes. L’année 2015 va être compliquée, mais elle va créer des opportunités de rachats sur le marché », conclut-il.

  • Par rapport à 2014, en 2015 les Français se sont pris plus tard dans la réservation de leurs vacances (contexte géopolitique de début d’année oblige).
  • Tendances en date de vente T1 2015 (nombres de dossiers)

– USA : L’ouest américain est très prisé ainsi que l’indémodable combiné NY / Miami

– Cuba : Envie de découvrir le côté encore authentique de l’île. Belle alliance de la culture et du balnéaire

– Japon : Retour en force de ce pays marqués par les divers incidents passés

  • Budget : Panier moyen un peu moins élevé que 2014 : 2 800 € / personne

LA CULTURE DU CHANGEMENT

geoffroydebecdelièvreGeoffroy de Becdelièvre en est persuadé : « notre business model sera mort dans 10 ans. Regardez des services comme Airbnb ou Uber qui, partis de rien, challengent aujourd’hui très sérieusement les leaders de leurs secteurs. Plus on est gros, moins il est facile de faire bouger les lignes », estime le dirigeant, tiraillé entre l’impératif de structuration d’une part et la perte d’agilité de l’autre.

Lui l’assure, il faut inscrire la culture du changement dans l’ADN de son entreprise en remettant perpétuellement en question son modèle économique et ses leviers de croissance. « il ne faut pas avoir peur de tester un service même imparfait, de mesurer son impact puis d’en tirer ensuite les conséquences. » Lui a dû notamment opérer les premières années un changement radical de son positionnement initial, alors centré sur le tourisme chinois en France. (Article complet: Chef d’entreprise Magazine)

Chaque année, Marco Vasco investit de 50.000 à 100.000 euros pour tester de nouveaux projets. Avec des surprises, bonnes ou moins bonnes. « En 2010, nous nous sommes rendu compte que la France était la destination touristique la plus  importante. Nous avons donc lancé, à destination du public anglo-saxon, FranceVeo. Nous pensions vraiment avoir trouvé une mine d’or. Or, ce fut un échec. En fait, le marché américain ne fonctionne pas comme le marché français : là-bas, si vous n’existez pas en tant que marque, vous n’existez pas du tout. Les gens ne venaient pas sur notre site, tout simplement ! Autre erreur en 2011, avec le lancement d’une sorte de AirBnB pour villas de luxe. Nous innovons par test grandeur nature, avec son lot d’échecs. A chaque fois, nous organisons une grand’messe d’enterrement en équipe, afin d’analyser les causes de l’échec et de voir ce qui peut nous être utile pour la suite. »Un recul nécessaire pour pouvoir avancer dans la bonne direction dans une entreprise où le mouvement semble bien ancré. (Article complet : Les Echos Business)

Capitaine Train sur les rails du succès! C’est au prochain Business Club

BFM-BU-RADIODans le Business Club de France | BFM Business Radio

→ Diffusion : samedi 30/5/2015 à 7h et dimanche 31/5/2015 à 15h

AU SOMMAIRE

Talk 1: CAPITAINE TRAIN : déjà 30 millions de CA et 5000 billets vendus par jour!  

Talk 2 : MARCO & VASCO : les ingrédients du succès, les tendances tourisme, les objectifs  

Talk 3 : GUIDE DU ROUTARD: chaque année, 1 exemplaire vendu toutes les 4 secondes! 

Talk 4 : MÉDIATION: Que faire en cas de défaut d’exécution de contrat? 

__________________________________________

TALK 1 – CAPITAINE TRAIN, avec Jean-Daniel Guyot, président cofondateur

capitaine trainCapitaine Train est la startup qui a osé défier Voyages SNCF, avec brio! Lancé en 2009, son service de vente de billets de train atteint déjà 5 000 billets vendus par jour, soit 1,8 millions par an, à 800 000 utilisateurs! On est encore loin des 75 millions de billets vendus par SNCF chaque année, mais le service et la richesse de l’offre proposée par Capitaine Train en font un sérieux concurrent.

«  Nous ne nous différencions pas forcément par le prix, mais par le service et l’expérience utilisateur », affirme Jean-Daniel Guyot, cofondateur et président de la société. Le site souhaite en effet simplifier l’expérience du client en réduisant le nombre de clics nécessaire jusqu’à l’achat, et en s’occupant du service après-vente (échange, remboursement, etc.).

Sur certains trajets cependant, on peut observer des réductions allant jusqu’à 30%, ce qui n’est pas négligeable!

DANS L’ACTU – Certains trains Intercités pourraient disparaître – Un rapport remis ce mardi au gouvernement préconise de remettre à plat la carte des dessertes jugées peu rentables. Plusieurs lignes devraient disparaître, tout comme certains trains de nuit. (Article complet sur Le Figaro)

⇒ L’ANALYSE DE JEAN-DANIEL GUYOT

Quelles sont les perspectives du marché du ferroviaire ? On observe une réelle volonté politique d’ouvrir le marché ferroviaire et de le rendre plus logique économiquement. C’est un secteur en perpétuelle évolution et qui va encore plus bouger dans les années à venir, notamment avec la libéralisation, prévue pour 2019. De belles perspectives en vue pour les voyageurs qui auront alors accès à plus d’offres.

Quel est l’avenir du train en France ? Justement, avec l’ouverture du marché, le train a un bel avenir en France. De nouveaux opérateurs pourront proposer des offres répondant aux besoins des voyageurs, qui ne sont aujourd’hui pas toujours satisfaits par l’offre proposée.

Est-ce là les conséquences de la loi Macron et de la libéralisation du marché de l’autocar ? Ce sont deux aspects différents. La loi Macron va permettre de proposer un maillage plus riche et plus dense et de relier des destinations qui ne le sont pas forcément avec le schéma ferroviaire actuel, en étoile, autour de Paris. Les ouvertures de lignes engendrées par la loi Macron vont permettre d’offrir de nouvelles perspectives aux voyageurs. Ils auront davantage de choix dans les prix, le temps de trajet, etc. Enfin, ces lignes de bus seront également un plus pour les touristes étrangers désireux de se déplacer à moindre frais dans notre pays, comme ils le font déjà dans le leur ; comme on le voit en Allemagne où les trajets en autocar explosent !

CAPITAINE TRAIN EN VIDÉO

DANS LA TRIBUNE – avril 2015

À 31 ans, il aiguille la croissance de Capitaine Train, qui propose des billets à travers l’Europe, et recrutera 30 nouveaux collaborateurs d’ici à la fin de l’année. Il veut simplifier la vie des férus du rail. Sous la casquette de président de Capitaine Train, Jean-Daniel Guyot propose aux voyageurs européens de les aiguiller à travers les différentes compagnies ferroviaires européennes, pour optimiser leur trajet et le prix du billet.

Depuis qu’il a cofondé la société, en mars 2009, avec Valentin Surrel et Martin Ottenwaelter, il a convaincu 12 transporteurs de connecter leurs systèmes de réservation à sa plateforme, dont la SNCF, Deutsche Bahn, Ouigo, Thalys, Eurostar, Trenitalia, Thello, IDbus ou encore Lyria. Ce qui n’a pas été simple.

« Nous étions trois jeunes ingénieurs qui nous adressions à des entreprises de plusieurs milliards d’euros de chiffre d’affaires, chacune en situation de monopole sur son marché national, malgré les condamnations judiciaires», évoque l’entrepreneur, qui n’a jamais un mot plus haut que l’autre. Lui ne s’attarde pas sur les difficultés surmontées. Il laisse à d’autres la quête de gloire et de reconnaissance. Sa fierté est ailleurs : dans la prouesse technique avouée à demi-mot – réalisée au service du consommateur : « Nous avons créé un moteur d’itinéraires capable d’identifier les meilleurs prix par compagnie, mais aussi de concevoir un trajet en combinant plusieurs opérateurs.»

L’entrepreneur, âgé de 31 ans, couvre l’intégralité des marchés français et italien, et 99% du marché allemand. Son ambition : étendre son offre à « tous les pays d’Europe de l’ouest où il y a des rails, jusqu’en Russie», en intégrant toutes les tarifications réduites, notamment dans le cadre des abonnements par carte proposés par chaque transporteur. Et cet ingénieur en architecture des systèmes d’information diplômé de l’Insa Rouen a prévu d’y parvenir « d’ici à quelques années». Actuellement, sa plateforme vend 5000 billets par jour. « Soit un total d’1,8 million de billets par an. Nous sommes encore très loin des 75 millions de billets vendus par le site Voyages-sncf.com», commente sereinement Jean-Daniel Guyot. (…)

« Je pense avoir compris 1% de l’industrie ferroviaire. C’est une industrie lourde, complexe, qui nécessite des investissements technologiques importants, et qui est très politique. Il faut connaître les bonnes personnes», observe en toute modestie Jean-Daniel Guyot.

Pour accompagner le développement de Capitaine Train, il a confié en janvier la direction générale à Daniel Beutler, ex-PDG de Deutsche Bahn France et Europe de l’ouest, le premier transporteur partenaire de Capitaine Train, en 2011. « À l’époque, j’avais vu débarquer dans mon bureau trois ingénieurs en pull-over, d’une naïveté rafraîchissante. Deutsche Bahn avait déjà tenté de combiner les différents systèmes nationaux, mais c’était trop complexe. Ne venant pas de l’industrie, ils ignoraient cette complexité. Et ils l’ont fait !», confie Daniel Beutler, admiratif « du sérieux, du professionnalisme et de la réactivité» du trio, qu’il avait même alors invité à «pitcher» devant ses équipes.

Alors que Capitaine Train veut maintenant passer à une croissance à grande vitesse, les deux cofondateurs associés de Jean-Daniel Guyot ont décidé qu’ils étaient arrivés à destination dans ce périple entrepreneurial. En revanche, une trentaine de nouveaux salariés embarqueront d’ici à la fin de l’année aux côtés de l’équipe de 34 personnes.

Jean-Daniel Guyot a bouclé en décembre dernier sa troisième levée de fonds, de 5,5 millions d’euros. (…) Il a toujours gardé la tête froide, sans faire de compromis par rapport à sa vision. Il a manifesté une grande résilience : au début, il perdait de l’argent sur chaque billet. Il n’a pas cherché à grandir au plus vite, mais à constituer une communauté d’utilisateurs forte, et aussi une des meilleures équipes techniques de Paris.»(…) Article intégral sur La Tribune

CHIFFRES CLÉS

CA: 30 millions (10 millions en 2013)

Effectif: 40

800 000 utilisateurs (mai 2015)

5 000 billets vendus par jour, soit 1,8 millions par an 

BIO JEAN-DANIEL GUYOT

Titulaire d’un diplôme d’ingénieur architecte des systèmes d’information de l’Institut National des Sciences Appliquées de Rouen, Jean-Daniel Guyot débute sa carrière en tant qu’ingénieur logiciel chez 4D, puis en freelance avant de lancer Wizzgo en 2008. En 2009, il créé la start-up Capitaine Train, avec deux amis ingénieurs. 

HISTORIQUE

– Février 2009 : L’Autorité de la Concurrence condamne la SNCF : elle empêchait les agences de voyages de vendre des billets de train sur Internet. Celle-ci s’engage alors à traiter toutes les agences de voyages à égalité avec sa filiale, Voyages-SNCF.com

– Mai 2009 : Jean-Daniel Guyot, Martin Ottenwaelter et Valentin Surrel fondent Capitaine-Train

Ces entreprises d’outremer qui font bouger la France. C’était au Business Club (podcast)

Business Club de France | BFM Business Radio

Diffusé samedi 28/03/2015 à 7h et dimanche 29/03/2015 à 15h

Talk 1/2/3DOSSIER SPÉCIAL ECONOMIE ULTRAMARINE

Talk 4 : Le rendez-vous avec le Médiateur Inter-Entreprises 

_______________________________________

Pour Pour écouter, réécouter ou télécharger cette émission :

TALK 1/2/3: FOCUS SUR L’OUTREMER

FullSizeRender 2

NOS INVITÉS

  • Shirley Billot, présidente fondatrice de Kadalys
  • Jacques Pétry, président d’Albioma
  • Jean-Jacques Seymour, journaliste fondateur de Tropiques FM et auteur
  • Daniel Hierso, président d’Outremer Network
  • Eric Vaxelaire, directeur du Groupement Interprofessionnel du Monoï de Tahiti

palmierSavez-vous quel est le plus grand pays avec lequel la France a une frontière ? Ne cherchez pas longtemps : c’est le Brésil ! Grâce à la Guyane, un territoire sur lequel 45% de la population a moins de 20 ans… Sur place, le chômage reste très élevé, il touche fortement les jeunes et on se demandera toujours pourquoi de grands groupes n’investissent pas dans ces territoires. Mais il n’y a pas un outre-mer, mais des « outremers » qui présentent des spécificités uniques au monde. Saint-Pierre-et-Miquelon, par exemple, se situe aux débouchés des routes maritimes arctiques et atlantiques Nord, et dans une zone riche en hydrocarbures. La perspective de l’ouverture durable des routes maritimes de l’Arctique a poussé plusieurs acteurs locaux à vendre Saint-Pierre comme un hub maritime en devenir. Les Caraïbes, c’est l’ouverture vers les marchés d’Amérique centrale, la Guyane pour l’Amérique latine, la Réunion pour l’Afrique du sud… Autant de position stratégique pour de grandes entreprises françaises !

carteoutremer

LA FRANCE D’OUTREMER EN CHIFFRES

Avec une superficie terrestre de 119 394 km2, une zone économique exclusive de 9 821 231 km et une population supérieure à 2,65 millions d’habitants en 2013, l‘outre-mer compte pour 17,8 % du territoire terrestre, 96,7 % de la zone économique exclusive et 4 % de la population de la République française. 1 million d’ultramarins vivent en métropole. 1/4 des personnes nées aux Antilles vit en métropole.

KADALYS

Kadalys est la 1ère marque de cosmétologie naturelle aux actifs de bananier. Créée en 2011 en Martinique et aujourd’hui référencée dans plus de 100 points de vente (pharmacies, compagnies aérienne et e-shops), Kadalys allie un savoir faire ancestral et les dernières innovations scientifiques. La société envisage de faire une levée de fonds de 200 000€ sur SmartAngels. Le nom Kadalys vient de Kadali, qui signifie « bananier » en sanscrit.

Bien qu’il ne soit pas toujours facile de convaincre des partenaires institutionnels et financiers du bien fondé d’un projet de création d’entreprise « Le plus dur a été de faire reconnaître le caractère innovant d’un projet qui a pour beaucoup l’inconvénient de ne pas reposer sur de l’innovation technologique. Certains dispositifs de soutien sont par ailleurs plus difficiles à mobiliser depuis les Antilles, et la R&D suppose davantage de moyens, en raison du manque de structures adaptées sur place ».

L’ACTU DE KADALYS

  • En France Kadalys a obtenu 4 récompenses beauté en septembre 2014, et arrive dans quelques jours dans les parapharmacies Beauty Monop.
  • A l’export Kadalys a démarré son développement en Asie: Corée, Japon, Taiwan
  • L’entreprise a achevé un programme de recherche de plus de 3 ans à la suite duquel elle dépose 2 brevets.
  • Lancement d’une campagne de crowdfunding sur Smartangels pour développer la marque sur le marché Français mais surtout à l’export.
  • Le CA a doublé en 2014 et nous attendons une belle croissance sur les prochaines années notamment avec les contrats signés à l’export.

GROUPEMENT INTERPROFESSIONNEL DU MONOÏ DE TAHITI

tahitiMariage de l’huile de noix de coco et de la fleur de tiaré, le monoï est un produit ancestral polynésien. Bien qu’originaire de Tahiti et ses îles, le monoï n’est pas un nom déposable en tant que marque, ni par une entreprise locale ni par la Polynésie française. Mais après plusieurs années de travail et dépôt de la marque collective Monoï de Tahiti, le Monoï de Tahiti est reconnu par une appellation d’origine en 1992.

  • c’est la 1ère appellation d’origine hors produit alimentaire;
  • c’est la 1ère appellation d’origine en cosmétique;
  • c’est la 1ère appellation d’origine hors de métropole;
  • c’est le seul produit polynésien dont l’appellation d’origine est reconnue à l’international.
Fleur de Tiare Tahiti.  Crédit Institut du Monoi/ Jalil Sekkaki

Fleur de Tiare Tahiti.
Crédit Institut du Monoi/ Jalil Sekkaki

Le G.I.M.T. rassemble des concurrents commerciaux directs autour d’une appellation d’origine et de projets fédérateurs. En plus des emplois directs chez les producteurs des centaines de familles contribuent à la filière en approvisionnant les matières premières (coprah, Tiare Tahiti, Tamanu, Kaupe, Rea Tahiti…).

Aujourd’hui le monoï de Tahiti représente plus de 570  millions de francs pacifique, plus de cent emplois directs, 90% d’exportations et surtout une croissance, ces dix dernières années ,de plus de 42% du chiffre d’affaire.

Le saviez-vous ? 

Le Monoï est le fruit de la macération d’huile de coco et de fleur de Tiare Tahiti.

Crédit Institut du Monoï

Crédit Institut du Monoï

ALBIOMA

albiomalogoALBIOMA, anciennement Sechilienne-Sidec, est un producteur français d’énergie à partir de biomasse d’origine agricole. Ses principales activités sont la biomasse thermique, la bio-méthanisation et l’énergie solaire.

Date de création: 1982
Lieu: Paris
CA: 354 millions € en 2014
Effectif: 350
Implantations: Guadeloupe, Martinique, Mayotte, Maurice, Réunion

3 431 Gwh c’est la quantité d’électricité produite en 2013 par Albioma

ALBIOMA est un des premiers producteurs d’énergie dans les DOM avec des centrales telles que Le Galion en Martinique, CTM ou Caraïbes-Énergie en Guadeloupe, Bois Rouge ou Le Gol à la Réunion. 

Un plan stratégique présenté le 19 mars 2013 prévoit 1 milliard d’investissements sur 10 ans dans la valorisation électrique de la biomasse. Cette réorientation stratégique se matérialise par son changement de dénomination sociale, « Séchilienne Sidec » devenant « Albioma » lors de l’assemblée générale du 31 mai 2013.

Albioma assure plus de 60 % de la production d’électricité à La Réunion, 25% en Guadeloupe et 44% à l’île MauriceLa construction de 2 nouvelles centrales, en Martinique et à la Réunion, a été lancée fin 2014.

Depuis 2014, Albioma est également présent au Brésil, partenaire de plusieurs industriels sucriers dans l’exploitation de centrales électriques brûlant de la bagasse. 

JEAN-JACQUES SEYMOUR

jjseymourNé en 1949 à Mézin dans le Lot et Garonne d’une mère agenaise et d’un père Guadeloupéen, Jean-Jacques Seymour , a été élevé en Guadeloupe ou il a fait ses classes au célèbre Lycée Carnot de ¨Pointe-à-Pitre.Il est l’ainé d’une famille de six enfants.

Journaliste , Jean-Jacques Seymour est un homme de radio et de télévision spécialisé dans les dossiers de la Caraïbe dont il a suivi ces 20 dernières années les processus de décolonisation. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages consacrés à cette région : « Les Caraïbes, des brûlots sur la mer « , « La Caraïbe face à la mondialisation », qui l’ont situé comme un fin connaisseur de cette zone. Il a d’ailleurs conseillé durant sa Primature l’ancien Premier Ministre de la Dominique Oliver Seraphine à qui il a permis un rapprochement avec les îles francophones de Guadeloupe et de Martinique. Journaliste Editorialiste, il anime deux émissions sur la radio TropiquesFM à Paris et vient de rejoindre le bureau parisien de la chaine de télévision internationale Canal3monde à destination de l’Afrique et des Etats Unis ou il s’est vu confier la responsabilité éditoriale de la section Monde.Il y anime aussi l’émission « Autrement dit ». Jean Jacques Seymour a aussi son émission sur la nouvelle chaine de l’outre-mer OM5TV

OUTREMER NETWORK

outremernetworkEn quelques années, l’association Outre Mer Network est devenue une plateforme de visibilité pour toute une nouvelle génération d’entrepreneurs originaires d’Outre-Mer présents dans l’hexagone. Depuis 2009, plus de 3000 chefs d’entreprises, indépendants ou auto-entrepreneurs se sont rencontrés lors de ses sessions networking. Le réseau compte 165 membres adhérents.

Le réseau vient de lancer la 3e édition de la formation des Jeudis de la stratégie avec Mr Fontanet et le soutien de Pierre Gattaz ! Une formation atypique sur la stratégie concurrentielle des TPME donnée par l’un des plus grands entrepreneurs français : Mr Xavier Fontanet, ex Pdt d’Essilor, administrateur de l’Oréal et de Schneider Electric. Comment conquérir un marché de niche ? Devenir leader sur son marché au niveau local, régional, national ? Comment optimiser son déploiement à l’international ? Quelle est la taille critique pour mon entreprise ?

Prochaines dates: 2 et 16 avril

RETOUR SUR L’EDITION 2014

Appels d’offre: préférons les fournisseurs français! Dans le Business Club (podcast)

Business Club de France | BFM Business Radio

Diffusé samedi 24/01/2015 à 7h et dimanche 25/01/2015 à 15h

Talk 1 : MENLOOK – mode, média, pub: un groupe diversifié et international 

Talk 2 : WEEZEVENT : une croissance foudroyante!

Talk 3 : ARMOR conquiert 3 nouveaux pays et se lance dans le photovoltaïque

Talk 4 : Le rendez-vous avec le Médiateur Inter-Entreprises

_______________________________________

TALK 4 : « Priorité aux fournisseurs français! »

Pour écouter, réécouter ou télécharger cet entretien :

logo-mediateur-industrielCette semaine nous recevons le président d’un équipementier automobile, qui a répondu à un appel d’offres pour un grand constructeur et s’est retrouvé en compétition finale face à un fournisseur étranger. A prestations égales, ce dernier a remporté l’appel d’offre alors qu’il présentait des coûts logistiques plus élevés (bateaux, stockages, transports…). L’entreprise reproche donc à son client de ne pas avoir pris en compte le coût complet de sa prestation.

Il soulève la problématique de la « préférence française » : pourquoi les grands groupes ne privilégient-ils pas les PME françaises ? Quid du patriotisme économique ?

Vous voulez saisir le médiateur ? N’hésitez pas c’est gratuit ! 8 cas sur 10 trouvent une solution ! 

Problème de délais de paiement, de propriété intellectuelle, de crédit impôt recherche, rupture de contrat abusive, modalités de commande/livraison, racket au CICE… Pierre PELOUZET, le Médiateur national, mettra tout en œuvre avec ses équipes pour vous aider, partout en France.

Racontez-nous vos expériences d’entrepreneurs et témoignez dans l’émission Business Club de France sur BFM Business Radio.

Qu’il s’agisse de difficultés contractuelles ou de belles expériences que vous avez vécues en tant qu’entrepreneur, écrivez-nous  à mediateur.inter-entreprises@finances.gouv.fr, nous garantissons la confidentialité et l’anonymat de vos témoignages.

Armor: 3 nouvelles filiales en Inde, Afrique du Sud et Mexique. Dans le Business Club (podcast)

Business Club de France | BFM Business Radio

Diffusé samedi 24/01/2015 à 7h et dimanche 25/01/2015 à 15h

Talk 1 : MENLOOK – mode, média, pub: un groupe diversifié et international 

Talk 2 : WEEZEVENT : croissance foudroyante!

Talk 3 : ARMOR conquiert 3 nouveaux pays et se lance dans le photovoltaïque

Talk 4 : Le rendez-vous avec le Médiateur Inter-Entreprises

_______________________________________

TALK 3 : ARMOR, avec Hubert de Boisredon, président

Pour écouter, réécouter ou télécharger cet entretien :

armorusineArmor est le spécialiste mondial de la chimie des encres et des technologies d’impression : N°1 mondial des consommables Transfert Thermique, N°1 de la production de cartouches jet d’encre en Europe et N°1 de la vente de cartouches laser en France. Cette ETI française appuie son développement sur une stratégie de co-industrialisation et d’innovation durable. Ses 1900 collaborateurs répartis dans 26 filiales sur tous les continents du monde, dont 600 en France, ont réalisé en 2013 en chiffre d’affaires de 217 M€. Armor estime que la moitié des codes-barres produits en Europe le sont avec ses consommables. 80 % du chiffre d’affaires est réalisé hors de France.

L’ACTUALITÉ D’ARMOR

  • Armor poursuit sa conquête des marchés internationaux grâce à 3 nouvelles implantations pour ses consommables d’impression Transfert Thermique destinés à l’impression sur emballages et étiquettes codes-barres: Armor India à Bangalore, Armor Africa à Johannesburg et Armor Mexico à Queretaro.

3 marchés à fort potentiel

Après l’Amérique du Nord, l’Asie du Sud-Est, la Chine et le Brésil au début des années 2000, ce sont aujourd’hui l’Inde, l’Afrique sub-saharienne et l’Amérique centrale qui représentent les prochains territoires de croissance d’Armor. Tous les secteurs industriels de ces pays émergents connaissent une croissance forte, notamment grâce aux marchés agroalimentaire, pharmaceutique, automobile ou encore électronique.

20% de parts de marché sur chaque zone avant 3 ans

Ces nouvelles filiales auront pour ambition de développer la présence de la marque dans leurs pays respectifs, mais aussi dans les pays voisins. Les marchés industriels de ces territoires sont très dynamiques et bénéficient de croissances supérieures à la moyenne des pays émergents. Armor vise ainsi une croissance annuelle moyenne de 15% sur ces trois marchés.

La stratégie de co-industrialisation

cartouchesArmorL’expansion d’Armor dans ces pays émergents s’intègre dans la stratégie de co-industrialisation du groupe. Armor produit en effet pour son activité Transfert Thermique des produits semi-finis à La Chevrolière (France) et s’appuie sur des unités de découpe industrielle réparties sur l’ensemble des continents du monde (Nantes, Cincinnatti, Manaus, Singapour, Canton, Tokyo). Elles permettent de répondre avec une plus grande agilité aux besoins des clients locaux, et de limiter les impacts environnementaux des transports de marchandises. Au travers de ce développement, Armor pérennise l’investissement et l’emploi sur son site français, tout en bénéficiant de l’industrialisation de pays émergents puisque chaque commande gagnée viendra augmenter la production des bobines semi-finies à Nantes. Grâce au développement de filiales de découpe industrielle dans les pays émergents, les ventes du Groupe exportées hors d’Europe représentent près de 45% des ventes mondiales. Cette stratégie assure à Armor une croissance récurrente supérieure à 5% par an.

  • Hubert de Boisredon devient l’actionnaire de référence du groupe
Hubert de Boisredon, président d'Armor

Hubert de Boisredon, président d’Armor

Depuis 2008, le fonds lyonnais Orfite détenait 90 % d’Armor. Il avait lui-même repris la participation majoritaire de la famille Rufenacht, actionnaire historique. Aujourd’hui, cette reprise par le management mobilise fortement le capital-investissement du Grand Ouest. Arkéa Capital Partenaire y investit 30 millions d’euros, suivi des investisseurs Ouest Croissance, Siparex et LCL Partenaire (5 millions d’euros chacun). L’opération est également ouverte aux salariés, via un fonds commun de placement d’entreprise de 2 millions d’euros. Actionnaire de référence avec 36 % des parts, Hubert de Boisredon, décrit une forme inédite de reprise qu’il qualifie de « capital management industriel et innovation », une formule qu’il distingue d’un LBO classique « par une ­optique de long terme, avec une adhésion à un projet industriel basé sur l’innovation ». (Source: Les Echos)

  • Armor a lancé une diversification dans les films photovoltaïques organiques et souples. Elle entrera en phase commerciale en 2015 et le seuil de rentabilité n’est attendu qu’en 2020.filmarmorTechnologie de rupture, les composants photovoltaïques organiques sont des films dont la souplesse permet de nouveaux usages au quotidien pour produire de l’énergie, comme les papiers peints, les stores, la signalisation routière et même les sacs de pique-nique. Le groupe nantais, qui ne se connaît qu’un concurrent américain dans ce domaine, décline ainsi, dans son usine de La Chevrolière, une expérience industrielle dans les couches minces. (Source: Les Echos)

L’usine de La Chevrolière fait l’objet d’investissements lourds, poussant très loin la robotisation. Près de 65 millions d’euros d’investissement sont programmés sur la période 2013-2017.

Weezevent: + 40 000 % de croissance sur 5 ans! Dans le Business Club (podcast)

Business Club de France | BFM Business Radio

Diffusé samedi 24/01/2015 à 7h et dimanche 25/01/2015 à 15h

Talk 1 : MENLOOK – mode, média, pub: un groupe diversifié et international 

Talk 2 : WEEZEVENT : croissance foudroyante!

Talk 3 : ARMOR conquiert 3 nouveaux pays et se lance dans le photovoltaïque

Talk 4 : Le rendez-vous avec le Médiateur Inter-Entreprises

_______________________________________

TALK 2 : WEEZEVENT, avec Sébastien Tonglet, cofondateur

Pour écouter, réécouter ou télécharger cet entretien :

weezeventlogoWeezevent est une solution de billetterie en ligne, accessible en self-service, lauréate du Grand-Prix de l’Innovation de la Mairie de Paris. Elle compte déjà plus de 38 000 clients organisateurs d’événements. Depuis son lancement à Dijon en 2008, la start-up a permis d’écouler plus de 10 millions de billets pour des événements de tout type : salons, concerts, soirées, festivals, conférences, courses à pieds… et surtout de toute taille : de quelques participants à plus de 100 000 spectateurs. L’accès au logiciel d’inscription en ligne est gratuit et une commission de 2,5% ttc du prix du billet est prélevée sur chaque ticket électronique. Pour compléter son offre, weezevent.com propose un guichet de vente sur place et des outils d’accueil et de contrôle d’accès iOS. L’entreprise est basée à Dijon, Paris et Montréal.

INFO DERNIÈRE MINUTE: Vente Privée investit dans Weezevent 

granjonVente-privée écoulait déjà des places de concert, mais cette fois-ci, la firme de Jacques-Antoine Granjon se renforce dans le divertissement en investissant dans Weezevent (…) La part prise au capital et le montant de la transaction n’ont pas été communiqués. Le site d’e-commerce avait déjà racheté le Théâtre de la Michodière, mettant ainsi la main sur son activité de coproduction d’événements. « Cette entité vient compléter notre activité dans le secteur du divertissement en proposant aux exploitants de salles et aux producteurs d’événements de tout genre, un écosystème billetterie complet leur permettant d’organiser, de promouvoir et de distribuer leurs produits » explique Thomas Kouck, directeur général de vente-privee entertainment. (Article complet sur Frenchweb)

WEEZEVENT EN CHIFFRES
CA: 41 millions (22 millions en 2013)
Effectif: une trentaine
Ventes dans plus de 10 pays
Début 2015, de nouveaux bureaux à l’étranger seront ouverts et l’effectif devrait être multiplié par 2.

Avec plus de 40 000% de croissance en 5 ans, WEEZEVENT FAIT PARTIE DU FAST 50

Pierre-Henri Deballon et Sébastien Tonglets, fondateurs de Weezevent

Pierre-Henri Deballon et Sébastien Tonglets, fondateurs de Weezevent

Une croissance de 43 202% sur cinq ans. C’est la trajectoire qu’a connu la start-up dijonnaise Weezevent entre 2009 et 2013, période au cours de laquelle son chiffre d’affaires a été multiplié par 430. Elle lui vaut de remporter l’édition 2014 du Fast 50, le concours annuel de Deloitte répertoriant les petites bombes de la tech française, dont le palmarès a été rendu public mardi 25 novembre.

Bien sûr, la progression extravagante de Weezevent a été possible car la société, qui édite une solution logicielle de billetterie en ligne, a seulement été créée en 2008. L’année suivante, les revenus de l’entreprise, cofondée par Pierre-Henri Deballon et Sébastien Tonglet, étaient encore infimes… Mais sa performance n’en est pas moins remarquable. A titre de comparaison, en 2012, le deuxième du Fast 50 n’avait fait que 10.455% de croissance sur cinq ans… Il s’appelait Deezer.

« En à peine un an, nous venons d’écouler autant de billets que depuis le lancement de notre service en 2008. C’est très enthousiasmant ! Ce prix vient récompenser tous les efforts fournis par l’équipe dans le but d’offrir aux organisateurs d’événements la meilleure application permettant de vendre des billets et gérer des inscriptions, que ce soit en ligne ou à l’entrée des manifestations » déclare Pierre-Henri Deballon, CEO de Weezevent.

Depuis le lancement de la solution de billetterie informatisée, 100 000 événements ont été créés sur la plateforme Weezevent. Certains des événements sont d’envergure internationale et regroupent des dizaines de milliers de spectateurs, à l’instar des Rencontres Trans Musicales de Rennes, quand d’autres accueillent des centaines de participants comme les conférences TEDx ou seulement quelques personnes pour des cours ou des ateliers de cuisine par exemple. « Nos clients sont extrêmement divers, de soirées étudiantes au Congrès du Parti socialiste en passant par le Salon du tatouage » (…) (Source: Les Echos)