Jérôme Dreyfuss | Des Bras en Plus | Le Slip Français sont dans le Business Club (inédit – Podcasts)

BFM-BU-RADIOBUSINESS CLUB DE FRANCE EST OUVERT (ET INÉDIT) TOUT L’ÉTÉ 

INÉDIT : Business Club de France | Uniquement sur BFM Business Radio

Diffusion samedi 11/7/2015 à 7h et dimanche 12/7/2015

Émission spéciale avec quelques lauréats du Grand Prix des Chefs d’Entreprise 2015 avec : 

Rachel Chicheportiche – Présidente de Jérôme Dreyfuss

Farid Lahlou – Cofondateur de Des Bras en Plus 

Guillaume Gibault – Président-fondateur du Slip Français

Stéfanie Moge-Masson – Directrice des Rédactions du Groupe Editialis*

*Le groupe Editialis édite, entre autre, le magazine Chef d’Entreprise qui organise ce Grand Prix 

Pour écouter ou réécouter l’émission :

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LE PALMARÈS

→La soirée du Grand prix des Chefs d’Entreprise 2015 La soirée s’est déroulée le 16 juin 2015 au Showcase à Paris. Palmarès : 

Jérôme Dreyfuss et Rachel Chicheportiche, dirigeants de Jérôme Dreyfuss – ont été élu Dirigeants de PME de l’Année 2015 – (75)

Rachel Chicheportiche est notre invitée
La 2e place est attribuée à Farid Lahlou, Massoud Ayati et Zafar Baryali, dirigeant de Cyrus capital – Des Bras en Plus (75)

→Farid Lahlou est notre invité
La 3e place est attribuée à Pierre, Anne et Valérie Vausselin, dirigeant de Hytech – Aroma-Zone – (75)

Catégorie Vente / Marketing / Communication

Or : Le Slip Français (75)
Argent : AB7 Industries (31)
Bronze Ex-Aequo : Assystel (91)
Bronze Ex-Aequo :CDB & Cie – Lingerie Indiscrète (86)

→Guillaume Gibault, Pdt Fondateur du Slip Français est notre invité

L’intégralité du Palmarès est ici


JEROME DREYFUSS 

Rachel Chicheportiche,  vous êtes la lauréate de notre Grand Prix 2015 des Chefs d’Entreprise.

Vous avez ravi le cœur de notre rédaction et celle de nos internautes et je dois dire qu’on les comprend. Vous êtes en effet à la tête de Jerome Dreyfuss, la marque de maroquinerie française qui brille à l’international, la marque de ce créateur, Jerome Dreyfuss, talentueux, qui invente des sacs, des, il faut bien le dire, it-bags, beaux, glamour, sexy… et qui plus est pratiques.

Collection Printemps-été 2015

Collection Printemps-été 2015

Jerome Dreyfuss fait partie de vos proches depuis des années et jusqu’en 2010, vous le conseillez sur la stratégie de son entreprise, tout en conservant votre poste de juriste dans un grand groupe. Puis en 2010, face au développement exponentiel de sa société, vous « lâchez » votre job et prenez la présidence de cette petite entreprise à laquelle vous croyez. Aujourd’hui, vous gérez la structure, tant aux niveaux du management que de la sécurisation des approvisionnements ou de la prospection commerciale, afin que Jerôme Dreyfuss, lui, se concentre sur ce qu’il aime, et ce pour quoi il est doué : la création.

Une répartition des fonctions pour le moins efficace : En 2014, vous avez réalisé 14 millions d’euros

Collection Printemps-été 2015

Collection Printemps-été 2015

de chiffre d’affaires, soit une hausse de près de 20 % par rapport à 2013. Et avec votre équipe de 36 salariés, vous êtes parvenus à rayonner bien au-delà de nos frontières…Corners dans les enseignes les plus prestigieuses du monde, deux magasins à Paris et à New York, l’export représente la moitié de votre chiffre d’affaires… C’est bien, mais apparemment pas assez selon vous car vous prévoyez des ouvertures de flagships et corners à Séoul et Tokyo…

Jérôme Dreyfuss est né à Nancy en 1974. Il emménage à Paris à l’âge de 17 ans pour étudier la mode, puis quelques mois plus tard intègre l’équipe de John Galliano. À seulement 23 ans, Jérôme lance sa première collection de prêt à porter féminin qu’il nomme Couture à Porter®, en 1998. En 2002, Jérôme change de cap : “Un soir, je dinais avec des amies et m’aperçois qu’aucune d’elles ne porte de sac. Lorsque je leur demande pourquoi, elles me répondent qu’elles ne trouvent pas le modèle de leur rêve !». Jérôme jette donc son dévolu sur l’univers de la maroquinerie.

Imprimés tropicaux, tie & dye psychédélique, franges ou patchworks de cuir… La collection printemps-été 2015 est une invitation au voyage et à la liberté.

DES BRAS EN PLUS 

Farid Lahlou : C’est en master à l’EDC, Paris Business School, que vous rencontrez Zafar Baryali et Massoud Ayati… Zafar et Massoud avec qui vous fondez, une fois votre diplôme en poche, Des Bras en plus.

C’est que, pendant vos études, parmi vos petits boulots, vous faites celui de déménageur. Vous découvrez ce secteur, vous l’appréciez, vous en comprenez petit à petit les rouages avant d’identifier une niche porteuse, celui du déménagement low cost et à la carte…

Car si le déménagement est considéré, par tous les Français, comme le 3e événement le plus stressant de leur vie, seulement 20 % d’entre eux se font par des prestataires professionnels. Comment convertir les 80% qui utilisent les système D pour déménager ? Comment encourager les particuliers à se décharger de cette épreuve physique et psychologique ? Autant de questions que vous vous posez et dont les réponses deviennent le socle de votre concept.

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Car en constatant les freins, les points de blocage et de défiance des particuliers envers les déménageurs professionnels, vous trouvez vos clefs de différentiation : les Français dénoncent les prix exorbitants des grands acteurs du déménagement, leur manque de transparence sur leur devis et la longueur de leur process ? Qu’à cela ne tienne, votre service à vous sera flexible, à la carte, rapide, en ligne et low cost…

Et ça cartonne ! Créée en 2009, votre petite entreprise effectue 3000 déménagements par an. Aujourd’hui, vous animez une équipe de 35 salariés et réalisez, en 2014, un chiffre d’affaires de 1,55 million d’euros… Beaucoup plus que l’année précédente où vous réalisiez 885 000 euros, mais beaucoup moins qu’en 2015 où vous allez, selon vos prévisions, ni plus, ni moins, doubler de taille.

Loin de vouloir en rester là, vous fourmillez de projets : un déploiement de votre offre en région, une diversification en B to B… 

Notre reportage, diffusé fin juillet 2014 sur BFMTV, BFM BUSINESS et FIGARO.fr

LE SLIP FRANÇAIS 

le-terrible-slip-noirGuillaume Gibault, fondateur et dirigeant du Slip Français.  Vous êtes le lauréat d’or dans la catégorie Vente/Marketing/Communication du Grand Prix 2015 des chefs d’Entreprise… et il faut bien l’avouer, on peut dire que vous n’avez pas volé votre titre. Car certes, vous faites de beaux slips, fabriqués en France qui plus est, mais votre atout, votre différence et notre préférence, ne se situe pas là… enfin pas que. En effet, depuis votre création, il y a quatre ans, vous n’avez cessé de faire parler de vous…. Le changement de slip, c’est maintenant en 2012, année d’élection présidentielle ; Votre Very Love Trip aux Etats-Unis avec votre mannequin en plastique Léo ; votre opération, Le Slip qui sent bon, ou celle, très caritative, de Bouge ton pompon avec le Téléthon…

Autant de coups marketing pour le moins culottés qui portent leurs fruits : vous vendez aujourd’hui 60 000 produits par an pour un chiffre d’affaires de 1,5 million d’euros en 2014. Et avec votre récente levée de fonds de 2 millions d’euros auprès du fonds Capital Partners, vous avez revu, encore à la hausse, vos ambitions. En 2015, vous devriez en effet doubler votre CA pour atteindre, voire dépasser les 3 millions d’euros de chiffre d’affaires. Votre la PME compte 15 salariés,

Le Slip Français s’est spécialisé aussi sur le maillot de bain :

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Découvrez le reportage télématin du 7 Juillet 2015 sur les maillots de bain du Slip Français !

L’AUDACE COM DU SLIP FRANÇAIS 

Pour conquérir le marché américain Le Slip Français et son agence BETC ont créé une campagne autour de l’image universelle du “French Lover” : ils ont inventé l‘histoire de Léo, un mannequin (en plastique) du Slip Français qui tombe amoureux de Sherry, une beauté californienne (en plastique), le tout financé sur Kickstarter pour aller à la rencontre du public américain.

Découvrez enfin ce qui rend le Slip Français plus fort que tous les autres Slips « Exigez le Slip Français ! »

Et en 2012, lors de la campagne pour la Présidentielle ! 

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Délais de paiement: 15 milliards € manquent dans les caisses des PME! C’est dans le Business Club (podcasts)

BFM-BU-RADIODans le Business Club de France | BFM Business Radio

→ Diffusion : samedi 4/7/2015 à 7h et dimanche 5/7/2015 à 15h

EMISSION SPÉCIALE MÉDIATION INTER-ENTREPRISES / PRIX DES DÉLAIS DE PAIEMENT

LES DÉLAIS DE PAIEMENT, FLÉAU NATIONAL
Quel est le constat? Comment y remédier? Qui sont les « bons élèves »?

NOS INVITÉS:

  • Jean-Hervé Lorenzi – Président de Finance Innovation
  • Pierre Pelouzet – Médiateur national interentreprise
  • Jean-Baptiste Nicolas – Directeur des Finances et des Achats, Mairie de Paris
  •  Christophe Eouzan, Directeur comptable du Groupe Orange
  • Jean François Rideau – Directeur Adjoint de la plateforme Achats Finances Sud Est du Ministère de la Défense 
  • Marie-Noëlle Rigollot – Vice-présidente du Conseil départemental de l’Aube 
  • Pierre Philippe, Directeur Général Les vignerons de Buzet

→Pour écouter ou réécouter l’émission : 

La situation de la trésorerie de son entreprise est au cœur des préoccupations du chef d’entreprise. Le respect ou non des délais de paiement a un impact important sur la vie économique de notre pays.

QUELQUES CHIFFRES ET FAITS

  • En 2014, 63 000 entreprises déposaient le bilan, dont 25% pour cause de retard de paiement. Les plus touchées sont les PME,particulièrement dépendantes de leur trésorerie. Malgré la mise en place de la loi LME, un tiers des organismes règlent encore leurs factures (ou sont réglées) à plus de 60 jours !
  • La Médiation publie son premier indicateur trimestriel du comportement des 120 plus grands donneurs d’ordre en France: le montant total des retards de paiement réalisés s’élève à près de 4 milliards d’euros à la fin du mois d’avril. Et le chiffre est en augmentation par rapport à l’année dernière (3,337 milliards d’euros calculés en avril 2014 pour 3,972 milliards d’euros cette année).
  • 13 jours de retard en moyenne
  • Le crédit interentreprises reste le premier mode de financement des entreprises (5 fois plus important que les crédits bancaires à court terme). Il est estimé à plus de 635 milliards € / an soit environ 30% du PIB français.

LES PRIX DES DÉLAIS DE PAIEMENT

La 2ème édition des Prix des Délais de Paiement a eu lieu lors des Assises des Délais de Paiement le vendredi 19 juin à Bercy. Ces prix récompensent les entreprises et organismes publics ayant les pratiques de paiement fournisseurs les plus vertueuses. 

LAURÉATS 2015

  • PRIX SPÉCIAL DU JURY: Mairie de Paris
    La Mairie de Paris est passée de 45 jours de délai de paiement en 2011 à moins de 20 jours aujourd’hui! Comment? « On a centralisé les opérations, dématérialisé les factures, investi dans la formation de nos agents. Nous avons modulé les primes collectives de nos équipes en fonction des délais de paiement. Depuis que nous avons réduit ces délais, nous recevons plus d’offres! » nous dit Jean-Baptiste Nicolas.
  • PRIX ETI GRAND GROUPE : Orange
    Orange réglait ses factures à 80 jours en 2009, contre 52 jours aujourd’hui. Avec 13 000 fournisseurs et un volume d’achats de 7,5 milliards €, c’est une organisation complexe. C’est l’amélioration de la coordination entre les services, l’automatisation de certaines tâches qui a permis cette réduction des délais.

  • PRIX ORGANISME PUBLIC: Plateforme Achats Finance Sud Est du Ministère de la Défense
    « Les délais de paiement, c’est une obsession pour nous » dit Jean-François Rideau, directeur adjoint de la plateforme Achats Finances Sud Est du Ministère de la Défense. En 2009, on était à 45 jours (ce qui est réglementaire), aujourd’hui on est à environ 25 jours. Nous avons instauré le système de « carte achat », qui permet aux acheteurs d’être crédités sous 4 jours du montant qu’il veulent dépenser. On suit de très près, grâce à des indicateurs, le respect des délais!
  • PRIX COLLECTIVITÉ TERRITORIALE : Département de l’Aube
    « Nous sommes à environ 19 jours! La dématérialisation des procédures a été la clé pour nous. Elle permet aussi de diminuer les coûts (papier, affranchissement) » nous dit Marie-Noëlle Rigollot, vice-présidente du Conseil Départemental de l’Aube
  • PRIX PME: Les vignerons de Buzet
    « Dans le privé, nous avons des volumes d’achats plus faibles, et sommes en moyenne à 45 jours de délai de paiement, la plupart de nos échéances étant à 60 jours » précise Pierre Philippe, DG des Vignerons Le Buzet

LES GRANDES ENTREPRISES PAYENT AVEC 13 JOURS DE RETARD

C’est la moyenne dégagée par le premier indicateur sur les retards de paiement des 120 plus grandes entreprises françaises, publié par la Médiation inter-entreprises et Altares. L’exercice sera reproduit chaque trimestre.

La Médiation inter-entreprises (MIE) a soufflé ses cinq bougies ! 5 années au cours desquelles elle a cherché à faire baisser les délais de paiement entre fournisseurs et donneurs d’ordre. Bien décidée à ce que changent – enfin – les comportements, elle entame sa sixième année en présentant le premier indicateur trimestriel du comportement des 120 plus grands donneurs d’ordre en France. Les chiffres ne sont pas bons… Le montant total des retards de paiement réalisés s’élève à près de 4 milliards d’euros à la fin du mois d’avril. Et le chiffre est en augmentation par rapport à l’année dernière (3,337 milliards d’euros calculés en avril 2014 pour 3,972 milliards d’euros cette année).

Ces entreprises ne payent pas leurs fournisseurs correctement », lance Thierry Millon, directeur des études d’Altares, en charge de l’indicateur trimestriel pour la MIE. Elles accusent un retard de 13 jours en moyenne par rapport aux délais fixés par la loi LME (45 jours fin de mois ou 60 jours à compter de la date d’émission de la facture). Ce qui ferait des entreprises de l’Hexagone les championnes européennes en la matière, analyse l’indicateur.

Le nombre de jours retard de paiement augmente en fonction de la taille de l’entreprise
10,5 jours Artisans Commerçants
12,5 SARL
14,4 SA   

Certaines entreprises vont même « bien au-delà », avance Thierry Millon. Avec des retards pouvant culminer à 50, voire 60 jours, précise Pierre Pelouzet, le médiateur national des relations inter-entreprises. Ce qui permet de conclure que neuf entreprises sur dix en France – ETI et grandes entreprises – règlent leurs fournisseurs avec retard.

Loin devant l’Allemagne où seulement quatre entreprises sur dix ne jouent pas le jeu. Mais ce qui nous situe presque dans la moyenne européenne – qui s’élève à huit sur dix. Entre maladresse et malhonnêteté Pour Thierry Millon, « les comportements sont variables selon la nature de l’entreprise avec laquelle ils [les donneurs d’ordre, ndrl] travaillent ». Les « fournisseurs stratégiques » seraient payés en temps et en heure, analyse-t-il. Au contraire, les donneurs d’ordre se montreraient « moins courtois, moins assidus », vis-à-vis de « fournisseurs de seconde génération », avance-t-il. Autre analyse portée par Pierre Pelouzet, celle d’un comportement plus ou moins volontaire. Certaines entreprises utiliseraient des systèmes de facturation tellement compliqués qu’elles-mêmes « n’arriveraient plus à suivre ». Le processus de règlement de la facture « prendrait plus de temps que le temps légal », estime-t-il. D’autres, au contraire, tenteraient « sciemment de se faire du cash sur le dos de leurs fournisseurs », lâche-t-il. A titre d’exemple, il note la panne informatique de fin d’année qui arrive juste à temps pour améliorer les ratios financiers de l’entreprise et faire plaisir aux actionnaires. Tous les secteurs ne peuvent, cependant, être logés à la même enseigne. « C’est dans les services que l’on retrouve les plus mauvais payeurs », selon Thierry Millon. L’industrie « respecte plutôt ses engagements », même si cette affirmation ne se vérifie pas pour toutes, poursuit-il. Enfin, et contre toute attente, le « bâtiment est le secteur le plus vertueux ». Sans doute parce qu’on y retrouve beaucoup de PMEDans l’optique de rendre publics les comportements des retardataires, le Premier Ministre, Manuel Valls, a annoncé, mardi (16 juin), que les sanctions administratives instaurées par la loi Hamon seraient publiées pour les grandes entreprises. (article complet sur Net PME)

DÉLAIS DE PAIEMENT: LES PME COURENT TOUJOURS APRÈS 15 MILLIARDS D’EUROS

Les retards dans le règlement des factures sont un fléau menaçant chaque jour la survie des petites entreprises. Malgré des alertes récurrentes, trop de grands groupes négligent encore de payer leurs fournisseurs dans les temps.

Le sujet n’est pas nouveau mais il ne s’arrange guère. Les derniers chiffres de l’étude AgileBuyer-HEC* publiés lundi 5 janvier montrent que la question des retards de paiement n’est pas réglée. Interrogés dans cette enquête, les directeurs d’achats entreprises ne sont que 44% à considérer le respect des délais de paiement comme un objectif.

Un chiffre effarant qui témoigne d’un manque de responsabilité envers les autres maillons de la chaîne économique. « Il y a encore beaucoup de choses à faire pour gagner la bataille, concède Pierre Pelouzet, médiateur inter-entreprises. 25% des dossiers qui arrivent sur mon bureau concernent cette question des factures non réglées. »

 En France, la moyenne des retards – au-delà du délai légal – se situe à douze jours. Et c’est plus de 15 milliards d’euros qui manquent dans les caisses des petites entreprises. Pour un patron, ne pas être payé à temps constitue une véritable crainte, à plus forte raison s’il est à la tête d’une PME. « Les petites structures sont évidemment les plus exposées et les plus fragiles, poursuit le médiateur. Un quart des faillites d’entreprises est lié à des manquements dans les règlements de la part des clients. »

La parabole de David et Goliath ne s’applique pas au monde des affaires et le petit terrasse rarement le géant peu scrupuleux ou coupablement oublieux. « On distingue deux cas de figure : les entreprises qui oublient volontairement de régler, notamment en fin d’année lors du bouclage de la trésorerie et ceux qui ne prennent pas en compte les problématiques de leurs fournisseurs car ils souffrent eux mêmes de la lourdeur administrative, faisant subir une pression parfois terrible à leurs partenaires », poursuit Pierre Pelouzet.

Comme le précise l’étude AgileBuyer : « Ces entreprises raisonnent à « courte vue » et les petites optmisations ponctuelles de cash conduisent à une forte détérioration de l’image de l’entreprise en tant que client. » L’étude précise même que pour les services achats, « un suivi rigoureux des délais de paiement est un facteur de forte maturité ».

Le dialogue plutôt que la sanction

Face aux difficultés, les petites entreprises peuvent donc saisir la médiation inter-entreprises. Pierre Pélouzet vante les vertus du dialogue et de l’échange plutôt qu’un arsenal de sanctions. « Les gens ne comprennent pas toujours leurs enjeux et intérêts respectifs et peuvent changer de comportement en fonction du poste qu’ils exercent », poursuit l’homme habitué de ces rencontres de conciliation.

Les sanctions financières existent depuis le 1er janvier 2009 et ont même été renforcées par la loi Hamon de mars 2014 mais elles supposent d’avoir intenté une action judiciaire, ce que les entreprises font rarement par crainte de se fâcher avec leurs clients. » Ce sont donc les mentalités qu’il faut faire changer, sans délai… (Les Echos)

DÉLAIS DE PAIEMENT: BERCY VEUT REMETTRE LES PENDULES À L’HEURE

Contrôles renforcés, inscription d’indicateurs dans le rapport de gestion des entreprises, recours plus systématique à la facturation électronique… Le gouvernement veut pousser les sociétés à être plus vertueuses dans leurs rapports clients-fournisseurs. (…) « Si les délais de paiement se sont sensiblement améliorés grâce la loi de modernisation de l’économie de 2008, nous sommes arrivés à un plateau depuis 2011, constate Stanislas Martin, chef du service de la protection du consommateur et de la régulation des marchés à la DGCCRF. Or, il s’agit d’un enjeu économique global de plus de 10 milliards d’euros pour les entreprises ». (…)

Pour tenter de remédier à cette situation, Bercy lance une batterie de mesures, accompagnées d’un décret sur « la transparence des délais de paiement » dont la sortie est prévue d’ici l’été. Le gouvernement envisage notamment de demander aux entreprises d’inclure dans leur rapport de gestion des données relatives aux délais de paiement. Une disposition qui entrera en vigueur progressivement à partir des exercices ouverts à compter du 1er janvier 2016.

Au rang des mesures dissuasives, la DGCCRF veut passer à la vitesse supérieure en réalisant 2.500 contrôles en 2015, dont 70 sur de grandes entreprises. « Entre 2010 et 2014, le taux d’entreprises en anomalie est passé de 57 à 41 %, précise Stanislas Martin. Mais ce chiffre est encore trop élevé et certains manquements sont persistants ». Pour mener à bien ses contrôles, la DGCCRF compte s’appuyer sur l’arsenal de sanctions administratives prévues par la loi sur la consommation, dite « loi Hamon », du 17 mars 2014 . « Actuellement, 70 procédures sont en cours, révèle Stanislas Martin. Nous voulons mieux cibler nos contrôles et n’hésiterons pas à sanctionner si nous constatons que les retards de paiement font partie intégrante de la politique de l’entreprise. En cas de manquement grave, de réitération ou d’absence de réaction après injonction, nous nous réservons le droit de rendre public cette sanction afin que les mauvais payeurs puissent être facilement identifiés ». Une politique de contrôle renforcé qui concernera désormais les entreprises publiques, qui étaient jusque-là épargnées.

Car, en matière de délais de paiement, l’Etat veut lui-même « être exemplaire » , selon le secrétaire d’Etat au Budget, Christian Eckert. Le gouvernement s’engage donc à réduire les délais de paiement de tous les acteurs publics à 20 jours d’ici 2017. Un délai que la Mairie de Paris, par exemple, est déjà en passe de respecter. Selon son sous-directeur de la comptabilité, François Desgardin, le délai de paiement moyen a été ramené de 60 à 21 jours entre 2007 et aujourd’hui. « Nous avons encouragé les équipes à l’aide d’un ensemble d’indicateurs, explique François Desgardin. Grâce à des objectifs réévalués d’année en année, nous valorisons six indicateurs d’une prime de 50 euros. Dès lors, lorsqu’un agent remplit les objectifs fixés, il est gratifié d’une prime qui peut aller jusqu’à 300 euros. Cela nous permet de les motiver à aller toujours plus loin ».

Toujours plus loin aussi dans le recours à la facturation électronique . Alors que la facture dématérialisée va devenir obligatoire pour tous les contrats publics à compter du 1er janvier 2017 pour les grandes entreprises, du 1er janvier 2018 pour les ETI, du 1er janvier 2019 pour les PME et du 1er janvier 2020 pour les micro-entreprises, le gouvernement entend obliger progressivement l’ensemble des entreprises à accepter la réception de factures électroniques grâce à une disposition inclue dans le projet de loi Macron. Une mesure qui débuterait pour les grands groupes à horizon 2017.

« En plus de réduire mécaniquement les délais de paiement, la facturation électronique permet également de diminuer le nombre de litiges et de réduire les coûts de facturation », justifie Jérôme Mandrillon, président d’honneur de l’Association des crédit managers et conseils (AFDCC). Si, selon l’AFDCC, une facture papier coûte en moyenne 10 euros, une facture électronique sous la forme d’un PDF signé ou d’EDI (échange informatisé de données) ne coûterait que 10 centimes d’euros à produire et 10 centimes à archiver. « Pour un coût de mise en œuvre moyen de 10 à 15.000 euros pour une entreprise qui émet moins de 25.000 factures par an, le retour sur investissement est extrêmement rapide », note Jérôme Mandrillon. Et pourtant, selon une étude de la DFCG, seules 24 % des grandes entreprises et 15 % des PME seraient d’ores et déjà équipées. (Article complet sur Les Echos)


Emission spéciale: Réussir par l’innovation et la transformation! C’était au prochain Business Club (podcast)

BFM-BU-RADIODans le Business Club de France | BFM Business Radio

→ Diffusion : samedi 27/6/2015 à 7h et dimanche 28/6/2015 à 15h

EMISSION SPÉCIALE : INNOVER – TRANSFORMER – RÉUSSIR
enregistrée au Salon PLANÈTE PME

NOS INVITÉS:

  • Guillaume de Bodard, Président de la Commision Environnement et Développement durable de la CGPME
  • Pierre Pelouzet, Médiateur national inter-entreprises
  • Pierre Coulombeau, d’Enerbee
  • Viviane Strickfaden, présidente de VS Management

Pour écouter, réécouter ou télécharger l’émission : 

PLANÈTE PME a eu lieu les 17 & 18 juin dernier au Palais d’Iéna. On y a abordé la transformation des entreprises sous toutes ses facettes: digitale bien sûr, mais aussi managériale, environnementale, et RSE.

QUELQUES CHIFFRES CLÉS: 9200 visiteurs / 2500 rendez-vous d’affaires / 3 milliards € de contrats à pourvoir sur la place des marchés / 900 entreprises à reprendre

PLUS D’INFOS sur nos invités:

GUILLAUME DE BODARD, Président de la Commission Environnement et Développement durable de la CGPME

Guillaume de Bodard, président de la commission Environnement et Développement durable de la CGPME

Guillaume de Bodard, président de la commission Développement durable de la CGPME

La CGPME c’est 200 fédérations professionnelles et syndicats de métiers. 

Les avantages d’une démarche RSE en entreprise:

  • Améliorez votre réputation et votre image de marque
  • Identifiez, réduisez, gérez vos risques et anticipez la réglementation
  • Obtenez une meilleure performance financière en réduisant vos coûts en améliorant l’efficacité de fonctionnement
  • Fidélisez vos talents clés et attirez de nouvelles compétences
  • Augmentez votre capital confiance auprès de vos clients et attirez de nouveaux prospects
  • Améliorez vos relations avec la communauté des investisseurs et obtenez un accès plus facile aux capitaux
  • Améliorez votre climat social en mobilisant votre personnel
  • Augmentez votre compétitivité et créez de la valeur : portez un autre regard sur votre activité et accélérez vos cycles d’innovation (source: Oelio)

PIERRE PELOUZET, médiateur national 

Pierre Pelouzet, médiateur national des relations inter-entreprises

Pierre Pelouzet, médiateur national des relations inter-entreprises

La Médiation Inter Entreprises veut être à l’origine d’une mutation des comportements entre entreprises, avec la création de la charte relations fournisseur responsables et du Label relations fournisseur responsables.

Les 10 engagements de la Charte Relations fournisseur Responsables :

1- Assurer une équité financière vis-à-vis des fournisseurs

2- Favoriser la collaboration entre grands donneurs d’ordres et fournisseurs stratégiques

3- Réduire les risques de dépendances réciproques entre donneurs d’ordres et fournisseurs

4- Impliquer les grands donneurs d’ordres dans leur filière

5- Apprécier le coût total de l’achat

6- Intégrer la problématique environnementale

7- Veiller à la responsabilité territoriale de son entreprise

8- Les Achats : une fonction et un processus

9- Une fonction Achat chargée de piloter globalement la relation fournisseurs

10- Fixer une politique cohérente de rémunération des acheteurs

LA FRANCE, CHAMPIONNE DE LA RSE! 

Les entreprises françaises, qu’il s’agisse de PME (moins de 1000 employés) ou de grandes entreprises (plus de 1000), sont plus performantes que la moyenne des entreprises des pays de l’OCDE. Plus de 60% des grandes entreprises françaises ont un système de gestion de la RSE performant voire exemplaire.

Si les scores moyens obtenus par les entreprises françaises révèlent l’avance de ces dernières sur les entreprises des pays de l’OCDE sur l’environnement et le social, l’étude montre qu’en matière d’éthique des affaires, à savoir la lutte contre les pratiques de corruption et pratiques anticoncurrentielles, elles doivent encore accentuer leurs efforts « pour faire de la RSE dans sa globalité un avantage compétitif indéniable sur la scène mondiale.

La médiation vient de fêter ses 5 ans, le bilan:

  • Près de 1000 médiations par an, réussies à 75% en moyenne
  • 800 signataires de la Charte Relations fournisseur Responsables à ce jour.
  • En 2010, une centaine de cas avaient été traités. En 2014, près de 1 000 dossiers

DANS L’ACTU: à la suite des annonces du 9 juin, du Plan Tout pour l’emploi des TPE/PME du Premier Ministre, qui vise à favoriser la trésorerie dans les TPE et PME, le Médiateur national s’est vu confier une mission relative à l’affacturage inversé. Il s’agira pour la Médiation Interentreprises de proposer des solutions de financement de crédit inter-entreprises à l’initiative du client. La Médiation Inter-entreprises débute ses discussions tripartites avec fournisseurs, clients et sociétés de financement dès aujourd’hui.

PIERRE PELOUZET lors des Rencontres Décision Achats: « Vous brassez des milliards, utilisez-les correctement ! »

« En tant qu’acheteur, vous avez la responsabilité du fournisseur et si vous ne la prenez pas, c’est que vous faites mal votre boulot! ». Pierre Pelouzet, médiateur national des relations inter-entreprises, a profité, jeudi matin, des Rencontres Décision Achats pour exhorter les acheteurs présents – et ils étaient nombreux – à veiller sur leurs fournisseurs. Et notamment au respect des délais de paiement. « Il manque 15 milliards d’euros dans les caisses des PME et ce manque, dû aux retards de paiements, est à l’origine des 25% des faillites d’entreprises ». « Vous avez, entre vos mains, la vie et la mort des entreprises », a-t-il déclaré avec un brin d’emphase, certes, mais une immense conviction. Le message a le mérite d’être fort. Et de bien mettre chacun devant ses responsabilités: « Quand on achète », a-t-il souligné, « on a une vraie responsabilité car on brasse des milliards. Vous avez le choix de les utilisez correctement, alors faites-le. »

Pierre Pelouzet est convaincu que les acheteurs sont des acteurs importants de la reprise, voire les acteurs de. « La reprise est entre vos mains », leur a-t-il déclaré. Et de leur expliquer que c’est là tout l’intérêt et la valeur ajoutée du job: »Vous êtes à la croisée des chemins. Soit vous restez dans la caricature – et vous vous contentez de faire 5% d’économies sur chaque contrat, mais là, autant changer de métier – soit vous allez vers des achats responsables », a-t-il martelé. Dans l’assistance, nombreux sont ceux qui ont opiné du bonnet.

Pour acheter responsable, a souligné Pierre Pelouzet, les acheteurs ont un arsenal d’outils à disposition, dont la Charte « relations fournisseurs responsables » qui compte 540 signataires. « Beaucoup de chefs d’entreprise se sont reconnus dans les valeurs que portent cette Charte », a-t-il commenté, et la marche supérieure : le Label « relation fournisseurs responsables », déjà attribué à 26 entreprises. Les acheteurs ont aussi la possibilité d’adhérer au Pacte PME: « chaque million que vous dépensez, vous avez la possibilité de l’utiliser à travers le Pacte PME pour faire grandir des petites entreprises ou des entreprises de taille intermédiaire ». Acheter responsable, a ajouté Pierre Pelouzet, « c’est aussi s’ouvrir vers le monde du handicap et faire travailler le secteur adapté. » (article complet sur Décision Achats)

ENERBEE

pierrecoulombeau

Pierre Coulombeau, fondateur d’Enerbee

EnerBee veut rendre les objets connectés autonomes en énergie

La start-up grenobloise a levé 2,5 millions d’euros en mars 2015

Pierre Coulombeau n’a qu’une remarque au sujet de l’Apple Watch : «  Sa batterie ne tient que 18 heures. » Lui, propose d’éliminer les batteries, les piles ou les fils des objets connectés pour les rendre autonomes. EnerBee, la start-up qu’il a cofondée il y a un an, a mis au point un générateur qui utilise le mouvement des objets pour produire puis stocker l’énergie qui les alimente. Pas plus grand qu’«  un bouchon de bouteille d’eau », élaboré par des ingénieurs issus du tissu d’instituts de recherche grenoblois, il a convaincu les investisseurs et les banques : EnerBee vient de lever 2,5 millions d’euros – 1,6 million d’euros auprès des fonds de capital-risque Emertec et Robolution Capital, et 900.000 euros auprès de BNP Paribas et du Crédit Agricole Sud Rhône Alpes.

Il existait déjà la dynamo, pour récupérer l’énergie d’un objet en mouvement rapide et régulier, utilisé pour les vélos. EnerBee peut transformer en énergie des mouvements lents et irréguliers : ceux d’un poignet, d’un colis transporté, ou même d’un fluide (gaz ou eau) dans un compteur. Le générateur vise plutôt les «  objets de petite dimension et basse consommation ». « Grâce aux efforts réalisés depuis vingt ans par les industriels pour réduire la consommation d’énergie, le nombre de ces objets est aujourd’hui immense », souligne Pierre Coulombeau. Parmi les champs d’application, le « quantified self » (bracelets, montres et balances connectées), la « maison intelligente » (serrures et interrupteurs connectés), mais aussi les télécommandes, la logistique ou l’automobile. Le générateur permet d’envoyer des informations sans fil, grâce à des protocoles de communication comme ZigBee Greenpower pour le bâtiment intelligent ou Bluetooth pour les bracelets connectés.

La commercialisation est prévue à la fin 2016, avec une ligne de production à Grenoble, pour un prix autour de «  quelques euros la pièce », indique Pierre Coulombeau. Le générateur est testé par plusieurs entreprises – EnerBee se refuse à communiquer des noms, mais évoque notamment Gazpar, le compteur de GRDF équipé d’un système de télérelève. «  Cela permettrait d’augmenter la durée de vie des compteurs et remplacer les piles au lithium-chlorure de thionylequi posent de gros problèmes de recyclage », explique Pierre Coulombeau. EnerBee a aussi travaillé avec SFK, leader des roulements à billes, utilisés notamment dans l’automobile. «  En se plaçant sur le pneu, on peut communiquer son état et déclencher le système de sécurité, si nécessaire », détaille-t-il. Dans un futur lointain, EnerBee envisage des applications médicales, avec des appareils auditifs et des pacemakers alimentés par les mouvements de l’oreille ou du coeur. (article complet sur Les Echos)

VIVIANE STRICKFADEN

Viviane Strickfaden, présidente de VS Management

Viviane Strickfaden, présidente de VS Management

Fondatrice de VS Management – cabinet indépendant de conseil – en 2012, Viviane Strickfaden exerce en tant que coach, consultant en management et en organisation, formatrice. Son expérience de manager et de dirigeant depuis près de 20 ans en entreprise lui donne des outils proches du quotidien de ses clients.

Selon elle, « l’intelligence collective de plus en plus présente et efficace en entreprise. Notamment avec les nouvelles générations, très habituées à travailler ensemble, et dont les réseaux sont étendus, grâce aux nouvelles technologies ».

LE JOURNAL DU NET – La sauvegarde de l’énergie humaine, le défi du 21ème siècle ?

Chronique rédigée par Florian Leblanc, Executive Vice-President, NYC, Entropic Synergies & Viviane Strickfaden, CEO VS Management.

Aider ses salariés à faire bon usage de leur énergie en facilitant l’accès à la bonne information au bon moment : un levier de performance économique. Favoriser le partage des réflexions entre les salariés, avec des tiers et ainsi créer une synergie : un levier d’innovation

Qui ne s’est jamais senti découragé et épuisé à la seule idée d’ouvrir sa boîte courriel ? Qui n’a jamais été pris de court, dans l’impossibilité de réagir correctement face à un partenaire, un confrère, un concurrent, par absence d’une information critique ? Qui – au contraire – ne s’est jamais perdu dans la quantité d’information, non triée, non vérifiée, à disposition dans son organisation ?

Voici quelques-unes des questions qui résument l’un des plus grands défis actuels pour les entreprises et leurs salariés. Dans un monde plus ouvert que jamais, où l’information circule instantanément et où il est vital de prendre en compte la globalité de son écosystème, nous sommes en fait trop facilement débordés.

D’après le « Fifth European Working Conditions Survey » de la Fondation Européenne de Dublin (Commission Européenne), la France est dans le top 3 des pays « stressés » de l’UE. Le gâchis que cela représente au quotidien est difficile à chiffrer, mais indéniable.

A l’heure où maîtriser, économiser même, les ressources, l’énergie… donnent lieu à des paroles et à des actes, qu’en est-il de la sauvegarde de l’énergie humaine ? Moins de fatigue, moins de stress, moins de tensions interpersonnelles, favorisent une meilleure productivité, une utilisation optimale de l’intelligence collective et une plus grande créativité. Un avantage majeur à la fois pour l’entreprise et le salarié.

Il existe déjà des recettes concrètes pour permettre à l’entreprise d’économiser l’énergie de ses salariés, pour qu’ils conjuguent efficience et sérénité. Bien sûr, il y a l’environnement de travail (une bonne luminosité, de l’espace, un volume sonore confortable…) ou les services mis à disposition du personnel, en interne ou dans les environs immédiats, pour lui faciliter la vie. Mais dans cet univers numérique, mobile et instantané dans lequel nous vivons, cela ne suffit plus. Ce qui aide le plus un collaborateur, lui permet de vraiment se concentrer sur l’essentiel, c’est l’accès immédiat à la « juste » information. C’est-à-dire celle dont il a besoin pour décider, pour agir, pour être devant ses concurrents ; celle qui enrichit les réflexions et élargit le périmètre de connaissance. Celle, enfin, qui facilite l’innovation, clé de voûte des entreprises qui se développent et se réinventent sans cesse. C’est une information précise, vérifiée, non redondante, accessible, en mode « zéro clic ». Les technologies qui répondent à ces aspects existent déjà et ont toutes en commun le collaboratif et le social.

Mieux : en plus de faciliter l’accès à l’information, elles sont également évolutives; elles apprennent des choix et des préférences de l’individu, pour lui fournir une information filtrée, prête à consommer, sans qu’il ait chaque jour à expliciter de nouveaux ses besoins réels. Cette capacité d’évolution est centrale dans un contexte où une entreprise est tout sauf une structure figée. Elle évolue de jours en jours et les attentes de ses collaborateurs changent progressivement elles aussi. Les outils doivent donc en tenir compte.

Parmi ces derniers, les réseaux collaboratifs d’entreprises sont ceux qui offrent les plus grands bénéfices. Ils sont au cœur des enjeux business et de relations interpersonnelles. Leur objectif est en effet de faire naître des synergies métier et d’augmenter la puissance des communautés professionnelles qui les utilisent.

En alliant ces réseaux avec un accès intuitif à l’information pertinente, les idées se partagent mieux, les capacités d’innovation et de découvertes stratégiques se multiplient car la justesse des informations, leur non-redondance sont vérifiées – sans perte de temps. Les salariés disposent ainsi d’un plus grand confort pour partager leurs réflexions et les enrichir avec ceux, parmi leurs pairs, qui seront les plus concernés et capables d’apporter de la valeur. De facto, l’énergie de ces collaborateurs est préservée, voire augmentée.

La bonne nouvelle, c’est que les entreprises prennent conscience des enjeux d’efficience, de développement, de climat social et d’innovation, que cet impératif de sauvegarde de l’énergie humaine recouvre. L’édition 2013 de l’Index International des valeurs, réalisé par l’agence Wellcom, souligne ainsi la très forte progression de la valeur « Innovation » dans les entreprises, pour se différencier de la concurrence et l’apparition, pour la première fois, de la valeur « Communauté » dans le classement. Cette dernière concerne d’ailleurs autant une dynamique interne (salariés) qu’externe (clients). En effet, si les professionnels comprennent que l’optimisation de l’énergie humaine par une utilisation plus fine des outils collaboratifs est une force, l’idée qu’il s’agit également d’un atout à l’extérieur de l’entreprise fait son chemin. La stratégie de la pertinence et du « zéro clic », appliquée sur les réseaux sociaux externes offre une forte optimisation de leurs processus de vente : un utilisateur, client, revient sur une plateforme lorsqu’il sait que l’information qui lui est présentée est de qualité. Un des critères fondamentaux de cette qualité est la pertinence vis-à-vis de ses centres d’intérêt. (…). À une époque où toute organisation cherche à rationaliser ses investissements, les dispositifs qui favorisent l’économie de l’énergie humaine sont plus qu’une ligne dans la politique RSE des entreprises ou qu’une simple opportunité commerciale. Veiller, agir pour maîtriser la dépense d’énergie humaine de son écosystème est une véritable nécessité. Agir pour favoriser le partage au sein de l’entreprise et avec ses clients est un formidable levier de synergie. (article complet sur Le Journal du Net)

DANS CAPITAL – Cinq pistes pour bâtir un nouveau mode de management à la française

La France fait partie des pays où les salariés sont les plus désireux de voir les pratiques managériales évoluer. C’est ce qu’affirme une étude récente réalisée par Cap Gemini Consulting. Dans un billet précédent, j’ai expliqué pourquoi le management à la française est source d’insatisfaction et de désengagement dans nos entreprises. Je vous propose d’examiner maintenant comment s’y prendre pour bâtir un nouveau modèle de management à la française prônant la coopération, le renforcement du management de proximité et le goût de la prise d’initiative.

Voici cinq pistes à prendre en considération :

1.   S’engager résolument dans la révolution numérique

Il est indispensable que les équipes dirigeantes des entreprises françaises réinterrogent leurs conviction communes sur les enjeux que représente le numérique. Les dirigeants français, en effet, sont moins nombreux que leurs homologues étrangers à croire au caractère vital des bouleversements générés par les technologies digitales. Or ces technologies favorisent la redéfinition de la coopération et la simplification des organisations. Un véritable changement de vision doit s’opérer en France ! Considérées comme un levier essentiel d’évolution et de performance dans nombre de pays matures et émergents, elles continuent d’être perçues comme un facteur de premier ordre pour seulement 20% des cadres dirigeants français, bien loin derrière leurs homologues américains, allemands et brésiliens.

2.   Construire et partager la stratégie globale avec toute la cordée managériale

Le partage des orientations stratégiques a toujours été un problème pour les entreprises françaises. Cette fracture idéologique et parfois géographique entre dirigeants et salariés alimente une incertitude autour des décisions des cadres exécutifs. A contrario du schéma de responsabilité actuel dans les grandes sociétés, de nouvelles formes de décentralisation et une plus grande transparence des décisions favoriseraient l’adhésion des salariés aux idées du top management.

3.   Jouer la carte de l’innovation

Dans un pays où 40% des managers perçoivent le changement comme un risque, l’innovation est reléguée trop souvent au second plan des préoccupations des dirigeants.  Il faut que ces derniers aient le courage de valoriser les prises d’initiatives de leurs employés et de leur management! Bonne nouvelle : 83% des français considèrent que les outils digitaux ont un impact positif pour les salariés. Nous devons  donc capitaliser sur cette « promesse numérique » pour développer une sorte de « courage managérial ». Si ces technologies (Cloud, Skype, Messagerie instantanée, réseaux sociaux professionnels) sont capables de donner une nouvelle dimension au travail des salariés, alors elles doivent être le fondement de nouvelles pratiques managériales dont l’enjeu consiste à valoriser le travail des collaborateurs. Il faut encourager les managers à la prise de risque pour qu’ils impliquent plus largement leurs collaborateurs dans les processus de changement et d’innovation.

4.   Promouvoir le management de proximité

C’est chez les salariés des PME que l’on retrouve le plus haut niveau de satisfaction au travail. Avec plus de diversité dans les missions, plus de flexibilité dans les activités, plus d’implications dans les décisions de l’entreprise, les PME et les petites entreprises inspirent confiance, adhésion et satisfaction. Le management local incarne un modèle plus enclin à l’innovation et à la flexibilité des décisions. Il supporte la tension entre exigences de performance au quotidien, besoin d’adaptation et mobilisation des salariés au profit d’objectifs communs.

5.   Simplifier les processus de décision

Accroître la rapidité de réaction est un élément stratégique dans la recherche de compétitivité des organisations. Comment lutter contre la complexité des grandes entreprises qui constitue un réel frein à la performance, à l’innovation et à la satisfaction des collaborateurs ?

L’esprit des startups au sein des grands groupes doit être encouragé. EDF et la SNCF ont su le faire avec la mise en place réussie de dispositifs locaux souples et réactifs. Il faut désormais passer à une généralisation de ces expérimentations afin de stimuler les pratiques de coopération et de conduite du changement sans pour autant les accumuler. La création de postes d’experts en lieu et place de postes de managers est aussi une source d’optimisation des processus de décisions grâce à une meilleure allocation des compétences.

SUR BFM – Pourquoi les réunions ne devraient jamais durer plus de 52 minutes

En France, les réunions de travail durent en moyenne 1 heure et 20 minutes. Bien trop long. Selon un sondage, les cadres décrochent au bout de… 52 minutes.

A croire qu’ils ont été formatés par les séries et les émissions de télé qui, en France comme dans la plupart des pays du monde, durent très exactement 52 minutes. Un sondage paru ce mardi 24 mars montre en effet qu’en réunion, les cadres ne sont plus attentifs aux propos qui sont tenus à partir de la 53ème minute. Problème, celles-ci durent en général une demi-heure de plus, selon ce sondage réalisé par Ifop.

Toujours selon cette enquête, 92% des cadres participent en moyenne à trois réunions par semaine. Et chacune d’entre elles dure en moyenne 1 heure et 19 minutes. Or la grande majorité des cadres reconnaissent que leur attention diminue au bout de 52 minutes. Et encore s’agit-il des plus studieux. 23% des personnes interrogées avouent perdre le fil après moins de 30 minutes. En fait seuls 37% des cadres affirment pouvoir tenir une heure ou plus, selon le sondage réalisé pour Wisembly, site dédié aux réunions d’entreprise.

Mais que font-ils quand ils ne sont plus concentrés sur ce qui se dit dans l la réunion? 81% des cadres avouent s’occuper en faisant autre chose. La moitié (51%) lisent ou envoient des mails, travaillent sur d’autres dossiers (49%), lisent ou envoient des SMS (48%). Certains font aussi des dessins (37%), jouent sur leur téléphone (10%), vont sur les réseaux sociaux (8%), organisent leurs week-ends ou vacances (7%). 2% des personnes interrogées reconnaissent même qu’ils se connectent sur des sites de rencontre (2%) !

Et cette perte d’attention n’est pas sans conséquence: plus du quart des cadres (27%) disent qu’il leur est arrivé (pour certains souvent, pour d’autres systématiquement) de sortir de réunion en ne sachant pas précisément ce qu’ils doivent faire. Ils sont pratiquement autant (25%) à s’asseoir autour de la table sans connaître l’ordre du jour. Ils sont aussi 15% à dire qu’il leur arrive de sortir de réunion en étant incapable de restituer ce qui vient d’être dit ou décidé.

L’an dernier, Ifop et Wisembly avaient aussi demandé aux cadres s’il leur était déjà arrivé de s’endormir en réunion et 32% avaient répondu par l’affirmative.

Les salariés français sont visiblement peu friands des réunions. 65% d’entre eux estiment qu’une réunion sur deux n’est pas utile et 44% reconnaissent avoir déjà saisi cette occasion pour faire autre chose, montrait déjà un sondage TNS Sofres publié en 2013. Dans l’ordre, ils évoquaient le fait de piquer un fou rire, de préparer la réunion suivante, de regarder discrètement ses mails ou encore de piquer une petite sieste. (article complet sur BFM Business)

Le Guide du Routard, succès de librairie depuis plus de 40 ans! C’est au prochain Business Club

BFM-BU-RADIODans le Business Club de France | BFM Business Radio

→ Diffusion : samedi 30/5/2015 à 7h et dimanche 31/5/2015 à 15h

AU SOMMAIRE

Talk 1: CAPITAINE TRAIN : déjà 30 millions de CA et 5000 billets vendus par jour!  

Talk 2 : MARCO & VASCO : les ingrédients du succès, les tendances tourisme, les objectifs  

Talk 3 : GUIDE DU ROUTARD: chaque année, 1 exemplaire vendu toutes les 4 secondes! 

Talk 4 : MÉDIATION: Que faire en cas de défaut d’exécution de contrat? 

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TALK 3 – LE GUIDE DU ROUTARD, avec Philippe Gloaguen, fondateur et directeur

Pour écouter, réécouter ou télécharger l’émission :

routardDe 1973 à 2013, plus de 40 millions de guides « Routard » ont été vendus. Le routard, c’est un exemplaire vendu toutes les 4 secondes, 2,5 millions chaque année. Le Routard c’est chaque année en termes de ventes l’équivalent de 6 Goncourt !

Le « Routard » est le leader sur le marché des guides touristiques avec plus de 110 000 adresses répertoriées et une collection de 150 guides

2,3 millions de visiteurs uniques chaque mois sur routard.com

17 rédacteurs, 80 pigistes, 14 personnes chez Hachette

186 enquêtes par an, soit un départ tous les 2 jours. La moyenne des voyages est de 10 à 15 jours

1 an pour concevoir un guide

Toujours entre 12 et 14 titres parmi les 15 premiers du classement Tourisme de Livre Hebdo

(chiffres communiqués par Le Guide du Routard)

Le saviez-vous? Au départ, le guide devait s’appeler le guide Ganesh, car P. Gloaguen en avait eu l’idée lors d’un voyage en Inde.

DANS L’EXPRESS

philippegloaguen

Philippe Gloaguen, fondateur du Guide du Routard

Il est sans doute l’homme qui touche les droits d’auteur les plus confortables de France. Capable de placer simultanément jusqu’à vingt titres dans un Top 50 des meilleures ventes de livres. C’est bien simple: ses royalties dépassent depuis longtemps celles de son éternel rival chez Hachette, l’intrépide SAS de Gérard de Villiers. Son nom? Philippe Gloaguen. Ce quinquagénaire dynamique est non seulement le fondateur du Guide du routard, mais aussi, on le sait moins, son seul et unique auteur officiel, même s’il n’a plus guère le temps d’écrire depuis vingt ans.

Il suffit d’ailleurs de se reporter à la page trois des 2,4 millions de volumes vendus chaque année pour y lire: «Directeur de collection et auteur: Philippe Gloaguen.» Commentaire amusé d’un éditeur parisien: «C’est un peu comme si Paulo Coelho sortait, non pas un seul, mais 110 romans chaque année.» A cette importante différence près, que le patron du Routard doit, en théorie, rémunérer son équipe sur les droits d’auteur perçus. Ceux-ci sont estimés aujourd’hui par Lire à environ 3 millions d’euros par an.

Un guide touristique sur trois vendus en France l’an dernier était un Routard. L’ancien bréviaire de voyage des hippies est devenu une institution. On a vu, en 1993, François Mitterrand feuilleter le Routard entre deux plats chez la Mère Poularde, au Mont-Saint-Michel. Le ministère de la Défense a glissé le guide Yougoslavie dans le paquetage des Casques bleus en partance pour les Balkans. Bref, tout le monde a lu, lit ou lira le Routard.

Pourtant, comme nombre de révolutions, tout commence par une désespérante série de lettres de refus d’éditeurs. Dix-neuf, très exactement! En ce tout début des années 1970, le très académique Guide Bleu règne en maître sur les vacances des Français. Philippe Gloaguen, lui, est tombé par hasard sur un petit guide américain, rédigé par un certain Arthur Frommer et intitulé Europe on five dollars a day. Enfin un auteur qui parle d’auto-stop et d’auberges de jeunesse à trente pesetas la nuit!

Philippe Gloaguen n’a pourtant rien d’un hippie: en plein Mai 68, ce fils d’instituteur breton aux éternelles petites lunettes rondes est lycéen à l’école catholique La Rochefoucauld, aux Invalides. Dans la foulée, il s’inscrit à une prépa HEC et intègre finalement Sup de Co Paris, qui n’est pas exactement réputée pour être un repaire de turbulents gauchistes. Il va y acquérir, on le verra, un solide sens des affaires.

Mais entre deux cours de marketing, l’appel de la route prend le dessus. Le 11 juillet 1971, avec son ami Michel Duval, ils sanglent leurs sacs à dos et partent pour les «Zindes» 1. Téhéran, Lahore, Delhi et, enfin, Katmandou. En chemin, les deux amis prennent des notes. Beaucoup de notes. De retour à Paris, déjà virevoltant et créatif, Philippe propose un reportage à Actuel, le fleuron de la presse underground. Accepté. Un jour, Jean-François Bizot, le rédac-chef, l’interpelle dans les couloirs: «Eh, le routard, avec tout ce que tu as, tu devrais pondre un guide!» Ce mot crée un déclic chez Philippe Gloaguen. Il a l’intuition que l’heure est venue d’un guide touristique décalé et débridé. Il est bien le seul. «Comment voulez-vous qu’on publie votre « Guide du routier » à côté des Mémoires du général de Gaulle?!», s’entend-il ainsi répondre chez Plon… C’est finalement un petit éditeur inconnu, Gedalge, qui se lance. Le premier Guide du routard paraît en avril 1973. Signé Philippe Gloaguen et Michel Duval, il couvre la totalité de la planète en 230 pages! Sous une couverture délicieusement psychédélique, les auteurs y font l’apologie de l’auto-stop et, contrairement aux habitudes de l’époque, présentent hôtels et restaurants du moins cher au plus cher. C’est une petite révolution.

Mais, alors que quelques milliers d’exemplaires sont écoulés durant l’été, le patron de Gedalge meurt écrasé par un bus à deux pas du boulevard Saint-Michel. Le Routard n’a plus d’éditeur. L’infatigable Philippe Gloaguen est désespéré. Il se rend quand même, quelques jours plus tard, à un débat sur les guides touristiques organisé à la librairie Gibert. «Personne n’a le courage d’éditer le Routard!», tempête-t-il devant une assistance médusée. A la fin, un homme s’approche et lui glisse: «Vous n’êtes jamais venu me voir. Je le regrette…» Il s’appelle Gérald Gassiot-Talabot. C’est le grand manitou du pôle tourisme chez Hachette.

Cette rencontre entre l’étudiant ambitieux et la vénérable maison d’édition va sceller une alliance qui, trente ans plus tard, fait la fortune des deux parties. «Philippe a négocié un contrat en or, se souvient Patrick de Panthou, à l’époque chef des ventes chez Hachette. Chez nous, personne ne croyait vraiment au succès du Routard, alors, quand il a demandé des pourcentages de droits d’auteur plus élevés au-delà du 15 000e exemplaire, on a souri et on les lui a accordés.» On en est aujourd’hui à 2,4 millions d’unités par an…

Dorénavant, le Routard sera donc publié par l’éditeur des Guides Bleus. «D’ailleurs, peu de gens le savent, mais nous empruntions, avec leur autorisation, une description de cathédrale ou des cartes aux Guides Bleus», sourit aujourd’hui un collaborateur épisodique du Routard. Le ton, en revanche, tranche radicalement avec le style compassé des guides de l’époque (voir encadré). Restait encore à trouver une couverture emblématique. C’est Jean Solé, dessinateur croisé à Pilote, qui imagine le célèbre marcheur cheveux au vent et mappemonde en bandoulière. Il ressemble comme deux gouttes d’eau à Philippe Gloaguen. D’ailleurs, lorsque ce dernier se décidera à raser sa moustache, le Routard l’imitera peu après…

La petite collection, qui ne compte encore qu’une dizaine de titres, franchit le cap des 100 000 exemplaires au tournant des années 1980, alors que Michel Duval, le cofondateur et ami, choisit de s’éloigner. Philippe Gloaguen est désormais seul aux commandes.

La collection est devenue une valeur sûre, traduite en espagnol, en anglais, en italien… Philippe Gloaguen reste toujours inflexible sur deux points: un prix de vente plus bas que ses concurrents et l’absence de toute publicité pour des restaurants ou hôtels (contrairement au Petit Futé, par exemple). (Article complet sur L’Express)

LES DERNIÈRES PUBLICATIONS DU ROUTARD

– Des mini-guides régionaux très prisés: le dernier en date est « la Loire à vélo »

– Un tout nouveau format: le Routard express, depuis le 4 mars 2015. Déjà 15 destinations, dont Barcelone, Lisbonne, Londres, Madrid, New York, Paris, Rome, Marrakech. Prix 4,90€. Pour les weekends ou courts séjours.

routardexpress

PHILIPPE GLOAGUEN SUR L’ENTREPRENEURIAT

routard creation d'entrepriseDepuis 2008, P. Gloaguen est à l’origine de la création du premier Guide de la création d’entreprise, avec Xavier Kergall, fondateur du Salon des Entrepreneurs.

Pourquoi faites-vous ces guides économiques justement ?

Un jour je me suis dit que ça faisait des années que j’envoyais les jeunes en vacances et qu’il fallait que je fasse des choses un peu plus sérieuses pour eux ! J’ai voulu à travers ces guides aider un peu les jeunes dans leurs démarches, notamment auprès des banques. J’ai créé plusieurs entreprises et j’ai passé ma vie endetté à quémander de l’argent aux banques. Mais je n’ai jamais eu de problèmes avec les banques même si avec les banques il faut quasiment faire de la drague !

Vous avez dit que vous espériez que deux gamins viennent vous détrôner avec une idée géniale ! Expliquez.

Oui, j’ai vu des jeunes qui avaient l’air de rien mais qui ont eu des idées géniales. Un jour par exemple j’ai dit à mon réparateur informatique que je le trouvais très doué qu’il devait se mettre à son compte. Quelques temps après, il a cofondé Caramail et l’a revendu pour quelques millions ! Ça fait des années que le Routard est au top des ventes. J’en suis fier mais je suis surpris et presque déçu que rien ne se passe, que personne n’ait levé le petit plus doigt pour détrôner le Routard ! Quand j’ai vu que la crise avait mis les villes « low-cost » à la mode, je me suis dit que des gens allaient sortir des guides sur le sujet. Il y avait un vrai créneau à prendre. Alors j’ai attendu pour voir. Et comme au bout d’un an il n’y avait toujours rien, et bien je me suis dit ok, c’est moi qui vais les faire alors ! Et ça a fait un carton !

Les 3 conseils

Allez-y ! Parce qu’il est plus grave d’avoir du remords que d’avoir un échec. J’ai eu plus d’échecs que d’autres car j’ai tenté plus de trucs que d’autres. Je me suis rendu compte que les personnes qui connaissent de vraies réussites sont aussi celles qui entreprennent. Quand ça marche, ils sont très contents et quand ça ne marche pas, ils oublient. C’est un vrai état d’esprit, c’est l’optimisme.

N’oubliez pas que la création d’entreprise c’est un vrai bonheur ! J’ai sorti un guide Junior à Paris sur le dos duquel, au lieu de mettre en photo mes collaborateurs comme je le fais habituellement, j’ai mis leurs enfants. Ça a été un déclic : je me suis rendu compte que grâce au Routard tous ces enfants pouvaient vivre, manger. Ça me rend vraiment heureux !

Notez tout. J’ai une réputation d’homme très sérieux et fiable car je n’oublie jamais rien. Quand je promets une chose, elle sera toujours faite. Mais j’ai un truc : pour ne rien oublier, je note tout, absolument tout ! (Article complet sur Dynamique Mag)

Marco Vasco: le tourisme haut de gamme ne connaît pas la crise. C’est au prochain Business Club

BFM-BU-RADIODans le Business Club de France | BFM Business Radio

→ Diffusion : samedi 30/5/2015 à 7h et dimanche 31/5/2015 à 15h

AU SOMMAIRE

Talk 1: CAPITAINE TRAIN : déjà 30 millions de CA et 5000 billets vendus par jour!  

Talk 2 : MARCO VASCO : les ingrédients du succès, les tendances tourisme, les objectifs  

Talk 3 : GUIDE DU ROUTARD: chaque année, 1 exemplaire vendu toutes les 4 secondes! 

Talk 4 : MÉDIATION: Que faire en cas de défaut d’exécution de contrat? 

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TALK 2 – MARCO & VASCO, avec Geoffroy de Becdelièvre, président

Pour écouter, réécouter ou télécharger l’émission :

logomarcoetvascoMarco Vasco (anciennement Planetveo) est le n°1 Français du voyage sur-mesure sur Internet. Fondée et dirigée par Geoffroy de Becdelièvre depuis 2007, la société a généré un chiffre d’affaires de 70 millions d’euros en 2014 et emploie plus de 230 collaborateurs.
Marco Vasco spécialiste du voyage sur-mesure couvre plus de 50 destinations moyen et long-courrier.

DANS LE PARISIEN

Dans un marché des tour- opérateurs en toute petite forme, Geoffroy de Becdelièvre a décidé de prendre le contre-pied en faisant le pari de la vente en ligne et du voyage sur mesure avec son agence de voyages en ligne, lancée en 2007. Né pratiquement avec un « Guide du Routard » et un sac à dos, Geoffroy de Becdelièvre est un baroudeur passionné d’Asie qui, dès qu’il a eu 18 ans, est parti très tôt à la conquête de la planète.

C’est à Shanghaï (Chine) où il a vécu 4 ans que tout a commencé  : « J’avais quitté sans regret mon job d’auditeur dans une multinationale pour suivre ma femme nommée en Chine. J’y ai fait mes premiers pas d’entrepreneur en créant une société qui aidait les entreprises françaises à s’implanter en Asie et à découvrir la région. Quand nous sommes rentrés en France en 2007, pas question de rejoindre un grand groupe, alors j’ai lancé une entreprise dédiée au voyage. » Dans les mois qui suivent son retour dans l’hexagone, il créé Planetveo, une agence qui s’adresse aux riches touristes chinois qui souhaitent visiter l’Europe. Mais très vite, Geoffroy de Becdelièvre change son fusil d’épaule pour se positionner sur le créneau des vacances personnalisées haut de gamme. En 2014, il rebaptise son agence Marco Vasco, un clin d’œil aux deux grands navigateurs Marco Polo et Vasco de Gama. « Mon objectif était de réconcillier le monde des beaux voyages sur mesure vendus en boutique et celui des vacances bon marché qu’on trouve sur Internet, explique-t-il. Notre chance, c’est que Voyageurs du monde, un des leaders du haut de gamme, ne croyait pas au web. »

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130 conseillers voyage pour un service haut de gamme

En août 2008, le premier voyage est vendu au Vietnam. Très vite, le concept séduit une clientèle aisée, comme des dirigeants d’entreprise aux revenus confortable mais qui manquent de temps. Le panier moyen est de 8 500 € pour trois personnes. « L’idée est de leur organiser de A à Z un voyage exceptionnel, mais un voyage unique et sans imprévus, indique le président de l’agence. Notre force, notre savoir-faire, ce sont nos conseillers car ils sont de vrais spécialistes d’un pays. Ils parlent la langue, y ont vécu ou y ont fait de nombreux séjours, insiste Geoffrey de Becdelièvre. Ce qui leur permet de proposer les meilleurs conseils et les meilleurs services à nos clients et grâce à Internet, d’être là durant leur séjour. » Sur les 200 salariés de l’agence, 130 sont des conseillers.

140 millions d’euros de chiffres d’affaires d’ici 4 ans

Avec une marge d’exploitation de 5 % et un chiffre d’affaires qui est passé de 1 million d’euros la première année en 2008, à 70 millions d’euros cette année, le concept séduit également les investisseurs. Geoffroy de Becdelièvre réalise plusieurs levées de fonds, dont la dernière a atteint 16 millions d’euros auprès de trois fonds qui détiennent aujourd’hui près de 75 % du capital. « Les investisseurs nous ont toujours suivis car notre modèle économique est solide. Il s’appuie notamment sur la désintermédiation car nous avons tout de suite fait le pari du contact direct avec les clients », précise Geoffroy de Becdelièvre. Fort de ces solides partenaires, Marco Vasco veut aujourd’hui peut passer à la vitesse supérieure « et devenir grand », ambitionne son président. D’ici 4 ans, il veut multiplier par deux la taille de l’agence et dégager un chiffre d’affaires de 140 millions d’euros. Si tout se passe comme prévu, Marco Vasco comptera 400 salariés en 2018. Enfin, l’agence dont un tiers des clients n’habite pas en France commence à regarder ce qui se passe hors de l’hexagone et va tester cette années ses capacités à l’international en Grande-Bretagne et en Espagne. (Article complet sur Le Parisien)

CHIFFRES ET TENDANCES

Date de création: 2007

CA: 70 millions € (+18,5% vs 2013) – 1 million en 2008 – objectif: 140 millions d’ici 4 ans

Effectif: 200 – dont 130 conseillers / objectif: 400 d’ici fin 2018

une soixantaine de destinations

25 000 clients en 2014, contre 22 150 en 2013

dépense moyenne de 2 800 euros par personne

séjours de 11 jours en moyenne

Geoffroy de Becdelièvre aborde 2015 avec une certaine sérénité. « Nous terminons 2014 sur une croissance de 20%, avec un chiffre d’affaires de 70 millions d’euros et une forte capacité d’acquisitions externes. L’année 2015 va être compliquée, mais elle va créer des opportunités de rachats sur le marché », conclut-il.

  • Par rapport à 2014, en 2015 les Français se sont pris plus tard dans la réservation de leurs vacances (contexte géopolitique de début d’année oblige).
  • Tendances en date de vente T1 2015 (nombres de dossiers)

– USA : L’ouest américain est très prisé ainsi que l’indémodable combiné NY / Miami

– Cuba : Envie de découvrir le côté encore authentique de l’île. Belle alliance de la culture et du balnéaire

– Japon : Retour en force de ce pays marqués par les divers incidents passés

  • Budget : Panier moyen un peu moins élevé que 2014 : 2 800 € / personne

LA CULTURE DU CHANGEMENT

geoffroydebecdelièvreGeoffroy de Becdelièvre en est persuadé : « notre business model sera mort dans 10 ans. Regardez des services comme Airbnb ou Uber qui, partis de rien, challengent aujourd’hui très sérieusement les leaders de leurs secteurs. Plus on est gros, moins il est facile de faire bouger les lignes », estime le dirigeant, tiraillé entre l’impératif de structuration d’une part et la perte d’agilité de l’autre.

Lui l’assure, il faut inscrire la culture du changement dans l’ADN de son entreprise en remettant perpétuellement en question son modèle économique et ses leviers de croissance. « il ne faut pas avoir peur de tester un service même imparfait, de mesurer son impact puis d’en tirer ensuite les conséquences. » Lui a dû notamment opérer les premières années un changement radical de son positionnement initial, alors centré sur le tourisme chinois en France. (Article complet: Chef d’entreprise Magazine)

Chaque année, Marco Vasco investit de 50.000 à 100.000 euros pour tester de nouveaux projets. Avec des surprises, bonnes ou moins bonnes. « En 2010, nous nous sommes rendu compte que la France était la destination touristique la plus  importante. Nous avons donc lancé, à destination du public anglo-saxon, FranceVeo. Nous pensions vraiment avoir trouvé une mine d’or. Or, ce fut un échec. En fait, le marché américain ne fonctionne pas comme le marché français : là-bas, si vous n’existez pas en tant que marque, vous n’existez pas du tout. Les gens ne venaient pas sur notre site, tout simplement ! Autre erreur en 2011, avec le lancement d’une sorte de AirBnB pour villas de luxe. Nous innovons par test grandeur nature, avec son lot d’échecs. A chaque fois, nous organisons une grand’messe d’enterrement en équipe, afin d’analyser les causes de l’échec et de voir ce qui peut nous être utile pour la suite. »Un recul nécessaire pour pouvoir avancer dans la bonne direction dans une entreprise où le mouvement semble bien ancré. (Article complet : Les Echos Business)

Capitaine Train sur les rails du succès! C’est au prochain Business Club

BFM-BU-RADIODans le Business Club de France | BFM Business Radio

→ Diffusion : samedi 30/5/2015 à 7h et dimanche 31/5/2015 à 15h

AU SOMMAIRE

Talk 1: CAPITAINE TRAIN : déjà 30 millions de CA et 5000 billets vendus par jour!  

Talk 2 : MARCO & VASCO : les ingrédients du succès, les tendances tourisme, les objectifs  

Talk 3 : GUIDE DU ROUTARD: chaque année, 1 exemplaire vendu toutes les 4 secondes! 

Talk 4 : MÉDIATION: Que faire en cas de défaut d’exécution de contrat? 

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TALK 1 – CAPITAINE TRAIN, avec Jean-Daniel Guyot, président cofondateur

Pour écouter, réécouter ou télécharger l’émission :

capitaine trainCapitaine Train est la startup qui a osé défier Voyages SNCF, avec brio! Lancé en 2009, son service de vente de billets de train atteint déjà 5 000 billets vendus par jour, soit 1,8 millions par an, à 800 000 utilisateurs! On est encore loin des 75 millions de billets vendus par SNCF chaque année, mais le service et la richesse de l’offre proposée par Capitaine Train en font un sérieux concurrent.

«  Nous ne nous différencions pas forcément par le prix, mais par le service et l’expérience utilisateur », affirme Jean-Daniel Guyot, cofondateur et président de la société. Le site souhaite en effet simplifier l’expérience du client en réduisant le nombre de clics nécessaire jusqu’à l’achat, et en s’occupant du service après-vente (échange, remboursement, etc.).

Sur certains trajets cependant, on peut observer des réductions allant jusqu’à 30%, ce qui n’est pas négligeable!

DANS L’ACTU – Certains trains Intercités pourraient disparaître – Un rapport remis ce mardi au gouvernement préconise de remettre à plat la carte des dessertes jugées peu rentables. Plusieurs lignes devraient disparaître, tout comme certains trains de nuit. (Article complet sur Le Figaro)

⇒ L’ANALYSE DE JEAN-DANIEL GUYOT

Quelles sont les perspectives du marché du ferroviaire ? On observe une réelle volonté politique d’ouvrir le marché ferroviaire et de le rendre plus logique économiquement. C’est un secteur en perpétuelle évolution et qui va encore plus bouger dans les années à venir, notamment avec la libéralisation, prévue pour 2019. De belles perspectives en vue pour les voyageurs qui auront alors accès à plus d’offres.

Quel est l’avenir du train en France ? Justement, avec l’ouverture du marché, le train a un bel avenir en France. De nouveaux opérateurs pourront proposer des offres répondant aux besoins des voyageurs, qui ne sont aujourd’hui pas toujours satisfaits par l’offre proposée.

Est-ce là les conséquences de la loi Macron et de la libéralisation du marché de l’autocar ? Ce sont deux aspects différents. La loi Macron va permettre de proposer un maillage plus riche et plus dense et de relier des destinations qui ne le sont pas forcément avec le schéma ferroviaire actuel, en étoile, autour de Paris. Les ouvertures de lignes engendrées par la loi Macron vont permettre d’offrir de nouvelles perspectives aux voyageurs. Ils auront davantage de choix dans les prix, le temps de trajet, etc. Enfin, ces lignes de bus seront également un plus pour les touristes étrangers désireux de se déplacer à moindre frais dans notre pays, comme ils le font déjà dans le leur ; comme on le voit en Allemagne où les trajets en autocar explosent !

CAPITAINE TRAIN EN VIDÉO

DANS LA TRIBUNE – avril 2015

À 31 ans, il aiguille la croissance de Capitaine Train, qui propose des billets à travers l’Europe, et recrutera 30 nouveaux collaborateurs d’ici à la fin de l’année. Il veut simplifier la vie des férus du rail. Sous la casquette de président de Capitaine Train, Jean-Daniel Guyot propose aux voyageurs européens de les aiguiller à travers les différentes compagnies ferroviaires européennes, pour optimiser leur trajet et le prix du billet.

Depuis qu’il a cofondé la société, en mars 2009, avec Valentin Surrel et Martin Ottenwaelter, il a convaincu 12 transporteurs de connecter leurs systèmes de réservation à sa plateforme, dont la SNCF, Deutsche Bahn, Ouigo, Thalys, Eurostar, Trenitalia, Thello, IDbus ou encore Lyria. Ce qui n’a pas été simple.

« Nous étions trois jeunes ingénieurs qui nous adressions à des entreprises de plusieurs milliards d’euros de chiffre d’affaires, chacune en situation de monopole sur son marché national, malgré les condamnations judiciaires», évoque l’entrepreneur, qui n’a jamais un mot plus haut que l’autre. Lui ne s’attarde pas sur les difficultés surmontées. Il laisse à d’autres la quête de gloire et de reconnaissance. Sa fierté est ailleurs : dans la prouesse technique avouée à demi-mot – réalisée au service du consommateur : « Nous avons créé un moteur d’itinéraires capable d’identifier les meilleurs prix par compagnie, mais aussi de concevoir un trajet en combinant plusieurs opérateurs.»

L’entrepreneur, âgé de 31 ans, couvre l’intégralité des marchés français et italien, et 99% du marché allemand. Son ambition : étendre son offre à « tous les pays d’Europe de l’ouest où il y a des rails, jusqu’en Russie», en intégrant toutes les tarifications réduites, notamment dans le cadre des abonnements par carte proposés par chaque transporteur. Et cet ingénieur en architecture des systèmes d’information diplômé de l’Insa Rouen a prévu d’y parvenir « d’ici à quelques années». Actuellement, sa plateforme vend 5000 billets par jour. « Soit un total d’1,8 million de billets par an. Nous sommes encore très loin des 75 millions de billets vendus par le site Voyages-sncf.com», commente sereinement Jean-Daniel Guyot. (…)

« Je pense avoir compris 1% de l’industrie ferroviaire. C’est une industrie lourde, complexe, qui nécessite des investissements technologiques importants, et qui est très politique. Il faut connaître les bonnes personnes», observe en toute modestie Jean-Daniel Guyot.

Pour accompagner le développement de Capitaine Train, il a confié en janvier la direction générale à Daniel Beutler, ex-PDG de Deutsche Bahn France et Europe de l’ouest, le premier transporteur partenaire de Capitaine Train, en 2011. « À l’époque, j’avais vu débarquer dans mon bureau trois ingénieurs en pull-over, d’une naïveté rafraîchissante. Deutsche Bahn avait déjà tenté de combiner les différents systèmes nationaux, mais c’était trop complexe. Ne venant pas de l’industrie, ils ignoraient cette complexité. Et ils l’ont fait !», confie Daniel Beutler, admiratif « du sérieux, du professionnalisme et de la réactivité» du trio, qu’il avait même alors invité à «pitcher» devant ses équipes.

Alors que Capitaine Train veut maintenant passer à une croissance à grande vitesse, les deux cofondateurs associés de Jean-Daniel Guyot ont décidé qu’ils étaient arrivés à destination dans ce périple entrepreneurial. En revanche, une trentaine de nouveaux salariés embarqueront d’ici à la fin de l’année aux côtés de l’équipe de 34 personnes.

Jean-Daniel Guyot a bouclé en décembre dernier sa troisième levée de fonds, de 5,5 millions d’euros. (…) Il a toujours gardé la tête froide, sans faire de compromis par rapport à sa vision. Il a manifesté une grande résilience : au début, il perdait de l’argent sur chaque billet. Il n’a pas cherché à grandir au plus vite, mais à constituer une communauté d’utilisateurs forte, et aussi une des meilleures équipes techniques de Paris.»(…) Article intégral sur La Tribune

CHIFFRES CLÉS

CA: 30 millions (10 millions en 2013)

Effectif: 40

800 000 utilisateurs (mai 2015)

5 000 billets vendus par jour, soit 1,8 millions par an 

BIO JEAN-DANIEL GUYOT

Titulaire d’un diplôme d’ingénieur architecte des systèmes d’information de l’Institut National des Sciences Appliquées de Rouen, Jean-Daniel Guyot débute sa carrière en tant qu’ingénieur logiciel chez 4D, puis en freelance avant de lancer Wizzgo en 2008. En 2009, il créé la start-up Capitaine Train, avec deux amis ingénieurs. 

HISTORIQUE

– Février 2009 : L’Autorité de la Concurrence condamne la SNCF : elle empêchait les agences de voyages de vendre des billets de train sur Internet. Celle-ci s’engage alors à traiter toutes les agences de voyages à égalité avec sa filiale, Voyages-SNCF.com

– Mai 2009 : Jean-Daniel Guyot, Martin Ottenwaelter et Valentin Surrel fondent Capitaine-Train

Ces entreprises d’outremer qui font bouger la France. C’était au Business Club (podcast)

Business Club de France | BFM Business Radio

Diffusé samedi 28/03/2015 à 7h et dimanche 29/03/2015 à 15h

Talk 1/2/3DOSSIER SPÉCIAL ECONOMIE ULTRAMARINE

Talk 4 : Le rendez-vous avec le Médiateur Inter-Entreprises 

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Pour Pour écouter, réécouter ou télécharger cette émission :

TALK 1/2/3: FOCUS SUR L’OUTREMER

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NOS INVITÉS

  • Shirley Billot, présidente fondatrice de Kadalys
  • Jacques Pétry, président d’Albioma
  • Jean-Jacques Seymour, journaliste fondateur de Tropiques FM et auteur
  • Daniel Hierso, président d’Outremer Network
  • Eric Vaxelaire, directeur du Groupement Interprofessionnel du Monoï de Tahiti

palmierSavez-vous quel est le plus grand pays avec lequel la France a une frontière ? Ne cherchez pas longtemps : c’est le Brésil ! Grâce à la Guyane, un territoire sur lequel 45% de la population a moins de 20 ans… Sur place, le chômage reste très élevé, il touche fortement les jeunes et on se demandera toujours pourquoi de grands groupes n’investissent pas dans ces territoires. Mais il n’y a pas un outre-mer, mais des « outremers » qui présentent des spécificités uniques au monde. Saint-Pierre-et-Miquelon, par exemple, se situe aux débouchés des routes maritimes arctiques et atlantiques Nord, et dans une zone riche en hydrocarbures. La perspective de l’ouverture durable des routes maritimes de l’Arctique a poussé plusieurs acteurs locaux à vendre Saint-Pierre comme un hub maritime en devenir. Les Caraïbes, c’est l’ouverture vers les marchés d’Amérique centrale, la Guyane pour l’Amérique latine, la Réunion pour l’Afrique du sud… Autant de position stratégique pour de grandes entreprises françaises !

carteoutremer

LA FRANCE D’OUTREMER EN CHIFFRES

Avec une superficie terrestre de 119 394 km2, une zone économique exclusive de 9 821 231 km et une population supérieure à 2,65 millions d’habitants en 2013, l‘outre-mer compte pour 17,8 % du territoire terrestre, 96,7 % de la zone économique exclusive et 4 % de la population de la République française. 1 million d’ultramarins vivent en métropole. 1/4 des personnes nées aux Antilles vit en métropole.

KADALYS

Kadalys est la 1ère marque de cosmétologie naturelle aux actifs de bananier. Créée en 2011 en Martinique et aujourd’hui référencée dans plus de 100 points de vente (pharmacies, compagnies aérienne et e-shops), Kadalys allie un savoir faire ancestral et les dernières innovations scientifiques. La société envisage de faire une levée de fonds de 200 000€ sur SmartAngels. Le nom Kadalys vient de Kadali, qui signifie « bananier » en sanscrit.

Bien qu’il ne soit pas toujours facile de convaincre des partenaires institutionnels et financiers du bien fondé d’un projet de création d’entreprise « Le plus dur a été de faire reconnaître le caractère innovant d’un projet qui a pour beaucoup l’inconvénient de ne pas reposer sur de l’innovation technologique. Certains dispositifs de soutien sont par ailleurs plus difficiles à mobiliser depuis les Antilles, et la R&D suppose davantage de moyens, en raison du manque de structures adaptées sur place ».

L’ACTU DE KADALYS

  • En France Kadalys a obtenu 4 récompenses beauté en septembre 2014, et arrive dans quelques jours dans les parapharmacies Beauty Monop.
  • A l’export Kadalys a démarré son développement en Asie: Corée, Japon, Taiwan
  • L’entreprise a achevé un programme de recherche de plus de 3 ans à la suite duquel elle dépose 2 brevets.
  • Lancement d’une campagne de crowdfunding sur Smartangels pour développer la marque sur le marché Français mais surtout à l’export.
  • Le CA a doublé en 2014 et nous attendons une belle croissance sur les prochaines années notamment avec les contrats signés à l’export.

GROUPEMENT INTERPROFESSIONNEL DU MONOÏ DE TAHITI

tahitiMariage de l’huile de noix de coco et de la fleur de tiaré, le monoï est un produit ancestral polynésien. Bien qu’originaire de Tahiti et ses îles, le monoï n’est pas un nom déposable en tant que marque, ni par une entreprise locale ni par la Polynésie française. Mais après plusieurs années de travail et dépôt de la marque collective Monoï de Tahiti, le Monoï de Tahiti est reconnu par une appellation d’origine en 1992.

  • c’est la 1ère appellation d’origine hors produit alimentaire;
  • c’est la 1ère appellation d’origine en cosmétique;
  • c’est la 1ère appellation d’origine hors de métropole;
  • c’est le seul produit polynésien dont l’appellation d’origine est reconnue à l’international.
Fleur de Tiare Tahiti.  Crédit Institut du Monoi/ Jalil Sekkaki

Fleur de Tiare Tahiti.
Crédit Institut du Monoi/ Jalil Sekkaki

Le G.I.M.T. rassemble des concurrents commerciaux directs autour d’une appellation d’origine et de projets fédérateurs. En plus des emplois directs chez les producteurs des centaines de familles contribuent à la filière en approvisionnant les matières premières (coprah, Tiare Tahiti, Tamanu, Kaupe, Rea Tahiti…).

Aujourd’hui le monoï de Tahiti représente plus de 570  millions de francs pacifique, plus de cent emplois directs, 90% d’exportations et surtout une croissance, ces dix dernières années ,de plus de 42% du chiffre d’affaire.

Le saviez-vous ? 

Le Monoï est le fruit de la macération d’huile de coco et de fleur de Tiare Tahiti.

Crédit Institut du Monoï

Crédit Institut du Monoï

ALBIOMA

albiomalogoALBIOMA, anciennement Sechilienne-Sidec, est un producteur français d’énergie à partir de biomasse d’origine agricole. Ses principales activités sont la biomasse thermique, la bio-méthanisation et l’énergie solaire.

Date de création: 1982
Lieu: Paris
CA: 354 millions € en 2014
Effectif: 350
Implantations: Guadeloupe, Martinique, Mayotte, Maurice, Réunion

3 431 Gwh c’est la quantité d’électricité produite en 2013 par Albioma

ALBIOMA est un des premiers producteurs d’énergie dans les DOM avec des centrales telles que Le Galion en Martinique, CTM ou Caraïbes-Énergie en Guadeloupe, Bois Rouge ou Le Gol à la Réunion. 

Un plan stratégique présenté le 19 mars 2013 prévoit 1 milliard d’investissements sur 10 ans dans la valorisation électrique de la biomasse. Cette réorientation stratégique se matérialise par son changement de dénomination sociale, « Séchilienne Sidec » devenant « Albioma » lors de l’assemblée générale du 31 mai 2013.

Albioma assure plus de 60 % de la production d’électricité à La Réunion, 25% en Guadeloupe et 44% à l’île MauriceLa construction de 2 nouvelles centrales, en Martinique et à la Réunion, a été lancée fin 2014.

Depuis 2014, Albioma est également présent au Brésil, partenaire de plusieurs industriels sucriers dans l’exploitation de centrales électriques brûlant de la bagasse. 

JEAN-JACQUES SEYMOUR

jjseymourNé en 1949 à Mézin dans le Lot et Garonne d’une mère agenaise et d’un père Guadeloupéen, Jean-Jacques Seymour , a été élevé en Guadeloupe ou il a fait ses classes au célèbre Lycée Carnot de ¨Pointe-à-Pitre.Il est l’ainé d’une famille de six enfants.

Journaliste , Jean-Jacques Seymour est un homme de radio et de télévision spécialisé dans les dossiers de la Caraïbe dont il a suivi ces 20 dernières années les processus de décolonisation. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages consacrés à cette région : « Les Caraïbes, des brûlots sur la mer « , « La Caraïbe face à la mondialisation », qui l’ont situé comme un fin connaisseur de cette zone. Il a d’ailleurs conseillé durant sa Primature l’ancien Premier Ministre de la Dominique Oliver Seraphine à qui il a permis un rapprochement avec les îles francophones de Guadeloupe et de Martinique. Journaliste Editorialiste, il anime deux émissions sur la radio TropiquesFM à Paris et vient de rejoindre le bureau parisien de la chaine de télévision internationale Canal3monde à destination de l’Afrique et des Etats Unis ou il s’est vu confier la responsabilité éditoriale de la section Monde.Il y anime aussi l’émission « Autrement dit ». Jean Jacques Seymour a aussi son émission sur la nouvelle chaine de l’outre-mer OM5TV

OUTREMER NETWORK

outremernetworkEn quelques années, l’association Outre Mer Network est devenue une plateforme de visibilité pour toute une nouvelle génération d’entrepreneurs originaires d’Outre-Mer présents dans l’hexagone. Depuis 2009, plus de 3000 chefs d’entreprises, indépendants ou auto-entrepreneurs se sont rencontrés lors de ses sessions networking. Le réseau compte 165 membres adhérents.

Le réseau vient de lancer la 3e édition de la formation des Jeudis de la stratégie avec Mr Fontanet et le soutien de Pierre Gattaz ! Une formation atypique sur la stratégie concurrentielle des TPME donnée par l’un des plus grands entrepreneurs français : Mr Xavier Fontanet, ex Pdt d’Essilor, administrateur de l’Oréal et de Schneider Electric. Comment conquérir un marché de niche ? Devenir leader sur son marché au niveau local, régional, national ? Comment optimiser son déploiement à l’international ? Quelle est la taille critique pour mon entreprise ?

Prochaines dates: 2 et 16 avril

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