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[ÉMISSION SPÉCIALE enregistrée à Val d’Isère] – En Savoie, les PME se bougent! (podcast)

Publié le Mis à jour le

Dans le Business Club de France : 
Samedi 23/12/17 à 7h – Dimanche 24/12/17 à 15h

⇒ Uniquement sur BFM Business Radio 

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EMISSION SPÉCIALE

enregistrée à Val d’Isère à l’occasion des trophées

« Les INÉDITS des NEIGES »

NOS INVITÉS:

  • Bruno Gastinne, président de la CCI Savoie
  • Jacques Opinel, Musée Opinel
  • Céline Charignon, Le Père Rullier
  • Christine Russh, Secret d’Aloyse
  • Pascal de Thiersant, S3V
  • Muriel Faure, Inukshuk Café
  • Ludovic Maréchal, La Grande Evasion
  • Damien Beaulin, Voyage 1786

Pour écouter ou réécouter cette émission :

LA SAVOIE EN CHIFFRES

La Savoie représente 14 % de la superficie de la région Rhône-Alpes et accueille 7 % de sa population. C’est un département dont le territoire est situé à 90 % en zone de montagne.

Sa croissance démographique est importante (parmi les premières de France) portée principalement par le solde migratoire.

Son économie est fortement liée à l’activité touristique hivernale avec des stations de renommée internationale (Courchevel, La Plagne, Val Thorens, Tignes, les Arcs, Val d’Isère, Les Menuires). Il existe également une tradition industrielle forte. Ces dernières années, on assiste également à l’émergence de filières liées entre autre à l’industrie de la montagne ou encore aux énergies renouvelables (solaire).

  • Superficie : 6 028 km², soit 14 % de Rhône-Alpes
  • Population : 425 412 habitants, soit 6,7 % de Rhône-Alpes
  • Activité économique et sociale : 42 132 établissements
  • Emploi total : 200 000 personnes
  • Signe particulier : la Savoie compte 63 stations de sports d’hiver dont certaines de renommée internationale.

Sa proximité avec l’Italie, la Suisse, les villes de Lyon, Grenoble, Genève et Turin positionne la Savoie à la croisée d’axes d’échanges stratégiques pour son économie.

Département dynamique, la Savoie a su diversifier son tissu industriel en accueillant des filières innovantes ou de pointe. Pour cela, elle bénéficie d’un technopole, Savoie Technolac, référent national de la filière énergies-bâtiment.

Avec un chiffre d’affaires de 571 M€, la Savoie représente 44 % du chiffre d’affaires généré par les domaines skiables en France.

LA NEIGE ET LES VACANCIERS AU RENDEZ-VOUS EN SAVOIE 

Selon les toutes dernières prévisions actualisées de l’Observatoire Savoie Mont Blanc Tourisme, les vacances de Noël se présentent sous les meilleurs auspices avec un niveau d’enneigement souvent excédentaire pour la période et des réservations nettement orientées à la hausse au global.

« Le taux d’occupation atteint désormais 53 %, soit un niveau équivalent à l’an passé. Si les intervacances de janvier restent timides, les indicateurs pour les vacances de février – pesant pour plus d’1/3 du volume de nuitées de la saison – sont particulièrement bien orientés à ce stade, en affichant déjà une quasi-stabilité à date » analyse Carole Raphoz, responsable de l’Observatoire Savoie Mont Blanc Tourisme, regroupant les 112 stations de Savoie et Haute-Savoie.

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LA GRANDE ÉVASION – Coup de coeur événementiel

Avec Ludovic Maréchal, fondateur

Activité principale : Création d’univers totalement différents dans lesquels sont enfermés des équipes de joueurs qui ont 60 minutes pour mener à bien et résoudre des énigmes dans des décors immersifs et travaillés.

  • La grande évasion est le 1e  Escape Game de Savoie.
  • Localisation : Saint Jeoire Prieuré
  • Mise en place de jeux dans l’hôtel « le refuge des Aiglons » à Chamonix.
    Armées d’une tablette, les équipes de joueurs doivent chercher les indices pour retrouver un trésor caché.   
  • En juin 2017, ouverture d’une salle d’Escape Game dans « Le fort de Marie Thérèse » à Avrieux (73) « La porte des secrets » le jeu d’évasion de la Redoute Marie-Thérèse.
LA MAISON  RULLIER – Prix Usine en Scène

Avec Céline Charignon, gérante repreneuse en 2012

Usine en scène récompense une entreprise du secteur de l’industrie proposant tout au long de l’année une visite de son site et/ou une présentation de son savoir-faire.

  • Activité principale : Fabrication et distribution de produits alimentaires
  • Localisation : Seez

Maison familiale fondée en 1920. Reprise d’activité en 2012 (avec le rachat par Céline Charignon et Bruno Parisio) avec l’objectif de préserver et pérenniser l’authenticité et la qualité de ses recettes de fabrication.
La distribution des produits se fait auprès des restaurants haut de gamme, épiceries fines, magasins de produits régionaux, coopératives laitières.
Récemment primé au Gault et Millau avec leur fabrication artisanale de crozets.
En 2016, d’importants travaux ont été réalisés dans l’atelier de fabrication afin de pouvoir accueillir des visiteurs et leur expliquer la fabrication des crozets.

C’est quoi les crozets?

Petites pâtes typiques, de forme carrée, traditionnellement fabriquées « maison », par la ménagère à partir de farine de blé ou de sarrasin en fonction des disponibilités. C’est au XVIIème siècle que les crozets font leur 1ère apparition en Savoie et plus précisément en Tarentaise. Nous reproduisons aujourd’hui pour vous, la véritable recette ancestrale où jadis, la semoule n’était pas utilisée. Véritable trésor culinaire de Savoie, nous avons voulu conserver l’esprit de la tradition en utilisant comme seules matières premières, celles utilisées à l’époque, à savoir : farine, œufs, eau et sel ; ce qui confère ce si bon goût du terroir à nos crozets. Étalés manuellement sur un tamis et au repos à température idéalement adaptée, le goût devient encore plus caractéristique et typique et toutes les saveurs des ingrédients de base se font ressentir…les crozets sont appréciés pour leur facilité de cuisine et leur rapidité de cuisson.

INUKSHUK – Prix Papilles & Caquelon 

Avec: Muriel Faure, cofondatrice

Papilles & Caquelon: récompense les ateliers culinaires ou écoles de cuisine ; la création d’un plat atypique ; l’initiation à la fabrication d’un produit et sa culture ; une promenade gourmande autour de spécialités locales ; un restaurateur travaillant des produits bruts, essentiellement frais.

  • Activité principale : 2 activités principales : café restaurant et un magasin de vélos avec atelier de mécanique
  • Localisation : Chambéry

Né à la suite d’un voyage de 3 mois à VTT sur la côte Ouest des Etats-Unis et d’un rêve partagé par 10 amis voyageurs à vélo, Inukshuk café vélo et Outdoor est une entreprise qui sort du cadre. A la fois café avec petite restauration, magasin de vélos, atelier de réparation et espace d’expositions, de projections, de conférence, de concert, ce lieu se veut une invitation au voyage. « L’idée m’est venue dans les bike shops américains qui avaient souvent un corner où boire un pot tout en discutant, chose qui manquait beaucoup dans les magasins traditionnels français… » : Pascal Gaudin, à l’origine du projet.

Inukshuk propose des produits bios et locaux, sélectionnés directement par les salariés et les associés, et met en œuvre les actions nécessaires pour faire connaître les producteurs. Inukshuk favorise également la mise en relation, à travers une AMAP et la Ruche qui dit Oui.

Une entreprise, 10 associés, une économie solidaire : Les associés ont fait le choix d’une seule entité, pour garantir l’unité du lieu et confronter l’ambition du projet. Désirant créer un nouveau modèle entrepreneurial, ils ont décidé d’introduire les critères d’appartenance à l’économie sociale et solidaire dans les statuts de la société. Innovation sociale, circuits courts, consommation responsable, mobilités douces se déclinent au quotidien dans l’activité d’Inukshuk.

Pourquoi Inukshuk ? Traduction de cairn en Inuit, il est le témoin de la solidarité de ceux qui passent en font grandir cet empilement de pierre, réalisé traditionnellement par les Inuits, en forme de petit personnage pour guider le voyageur sur le sentier.

Retombées positives : fidélisation de la clientèle.  Les acteurs des organisations coopératives de distribution locale sollicitent Inukshuk pour mettre en place des rendez-vous hebdomadaires. Ces temps d’échanges entre producteurs et consommateurs permettent d’établir les liens forts entre eux et une meilleure compréhension des modèles économiques. 

SECRETS D’ALOYSE – Prix En vert et pour tous

Avec: Christine Rusch, présidente fondatrice

En vert et pour tous: récompense une initiative exemplaire et originale mettant le respect de l’environnement et la préservation des ressources au centre de ses préoccupations, et favorisant la sensibilisation du client à ces enjeux.

  • Activité principale : Fabrication et vente de produits cosmétiques bio
    Création:
    2016
  • Localisation : Montmélian
  • CHIFFRE D’AFFAIRES : 40 000 € (prévisions 2017)
  • EFFECTIFS : 1


C’est en novembre 2016 que Christine concrétise son rêve en créant la société Secrets d’Aloyse, une entreprise spécialisée dans la cosmétique artisanale naturelle. Elle perpétue ainsi le savoir-faire familial en rendant hommage à ses grands-parents, et particulièrement à Aloyse, qui lui a transmis son savoir. 
Christine apporte un soin tout particulier à la sélection des producteurs d’ingrédients entrant dans la fabrication de ses produits. Ces ingrédients sont issus de l’agriculture biologique ou de cueillettes sauvages. Tous les produits proposés sont fabriqués sans conservateur chimique, de formulation très simple pour être le plus proche possible d’un cosmétique ″home-made“. Une partie de la gamme sera à terme personnalisable.

1e entreprise de Savoie à bénéficier du prêt d’honneur initiative France Entreprise Remarquable. La gamme est entièrement fabriquée en Savoie.

Objectifs :

  • Distribution de produits via des circuits-courts (AMAP- vente en réunion, Foires) afin de minimiser l’impact environnemental.
  • Proposer des visites du laboratoire
  • Organiser les ateliers destinés aux enfants pour les sensibiliser à l’environnement 
MUSÉE D’OPINEL – Prix d’honneur

Avec Jacques Opinel

  • OPINEL : environ 20 millions € de CA dont 45% de ses ventes à l’export. Filiale aux USA depuis 2016
  • 4,5 millions de volume annuel de production
  • Création du premier atelier en 1800 (217 ans)
  • Depuis 4 générations

LE MUSÉE

  • Activité principale : Activité Musée et exploitation d’un commerce de détail d’articles de la marque Opinel
  • Localisation : Saint Jean de Maurienne

Lorsque en 1986 a lieu le transfert de l’activité industrielle Opinel (située à Albiez) à Cognin (Chambéry), Monsieur Jacques Opinel a souhaité laisser une trace OPINEL dans la vallée d’origine pour rappeler l’histoire du couteau Opinel mais aussi pour créer un projet patrimonial et créer une activité en Maurienne.  C’est la naissance du Musée Opinel.

Rapidement le nombre de visites a afflué. Les visites sont gratuites depuis 1990 et guidées (c’est l’année du centenaire d’Opinel).

800 000 visites depuis la création du musée. La clientèle est principalement de la Région Auvergne-Rhône-Alpes.

6 emplois sont directement liés à l’activité (+ 2 à venir). Boutique en ligne.

Projet à venir : Route de l’Opinel pour fin 2018 proposant la visite du 1er atelier sur le lieu d’origine de création par Daniel Opinel et retraçant toute l’histoire. Possibilité d’utiliser les smartphones pour l’empreinte digitale.

L’histoire de l’Opinel

Le couteau d’Opinel, ou par antonomase l’Opinel, est un couteau de poche pliable au manche en bois, avec le symbole de « main couronnée » sur la lame. Créé en 1890, Il est fabriqué par la société savoyarde du même nom. De nombreuses déclinaisons à lame fixe ou pliable ont vu le jour au fil du temps.

S3V – Prix Facilicime

Avec: Pascal de Thiersant, président

Facilicime: récompense les activités touristiques, services et lieux d’hébergement ayant eu une démarche exemplaire pour adapter l’offre pour des personnes en situation de handicap.

  • Activité principale : S3V est l’exploitant des domaines skiables de Courchevel, La Tania et Méribel-Mottaret. Elle gère les remontées mécaniques, les pistes et toutes activités associées.
  • Localisation : Courchevel

Histoire d’une belle rencontre entre un jeune en fauteuil roulant (Antoine Motillon, handicapé paraplégique suite à un accident de moto, qui souhaite devenir chauffeur de dameuses l’hiver) et le responsable du garage de s3v Courchevel et Le Président de S3v sur le stand d’un constructeur de chenillettes.

Avoir, dans ses collègues, une personne à mobilité réduite conduit à banaliser le handicap, et donc à mieux le comprendre et mieux l’accepter. Il y avait besoin d’un projet fédérateur au sein des dameurs, qui, souvent isolés du reste de l’entreprise et travaillent la nuit dans des conditions parfois difficiles, ne véhiculent pas forcement une dynamique de groupe très positive. En janvier 2017, Antoine intègre l’équipe pour 1 mois et demi. Entre temps il fallait faire avec le constructeur un accès autonome pour le nouveau dameur. Il y avait un challenge à la clef : l’équipe fortement mise à contribution – l’autonomie d’Antoine…

Le montant financier de l’investissement est de l’ordre de 100000 €. Au sein du service damage, meilleure ambiance. Pour la clientèle handicapée, un autre regard sur le handicap, plus humain, plus digne. La première retombée bien concrète est la finalisation d’un contrat saisonnier pour Antoine. Toute l’équipe du damage est partante pour l’accueillir et le soutenir tout au long de sa carrière.  Enfin, c’est un message pour la société dans laquelle chacun peut avoir sa place. Antoine est probablement le premier « handidameur » sur les pentes des Alpes.

VOYAGE 1786 – Coup de coeur savoyageur

Avec: Damien Beaulin, cofondateur

  • Activité principale : Agence de voyage réceptive spécialiste des Alpes
  • Localisation : La Ravoire

Le 8 août 1786 deux jeunes savoyards ont réalisé la première expédition jusqu’au sommet du Mont Blanc en utilisant une voie à laquelle personne n’avait pensé car personne ne connaissait la montagne comme eux. Ces deux jeunes explorateurs sont sortis des sentiers battus,  cela les a menés au succès et à un moment historique.

L’agence Travel1786 c’est l’histoire d’une équipe de passionnées de ces montagnes, de ces lacs et de ces vignobles.

Tout comme ces deux jeunes explorateurs, Damien Beaulin et Michelle Sweeney Lain ont associé leurs compétences pour faire découvrir aux vacanciers l’authenticité de leur territoire en sélectionnant les meilleurs artisans, guides et producteurs.www.voyage1786.com

CONNAISSEZ-VOUS BIEN LE MONT BLANC?

En 1760, Horace-Bénédict de Saussure savant Genevois désireux de faire des observations scientifiques sur la cime la plus haute des Alpes, promet une forte récompense au montagnard qui trouvera une route praticable pour y parvenir. C’est Jacques Balmat (24 ans) originaire du village du Pèlerin, avec le docteur Michel Gabriel Paccard, qui réussit l’ascension le 7 août 1786.

LES CHIFFRES CLÉS DU MONT BLANC

  • Altitude: 4809 mètres
  • Plus haut sommet d’Europe occidentale et le cinquième en Europe (le 1er est l’Elbrouz dans le Caucase)
  • 25 000 personnes tentent l’ascension du mont Blanc chaque été, entre juin et septembre, soit 250 par jour
  • Le label « mont Blanc » est porteur, à tel point que des entreprises sans lien direct apparent ont choisi un nom similaire.
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Les « événementielles de l’été 2017 » : les pépites du Moovjee avec Percko, Seed-Up, l’Atelier Florian Leroy et EBS Isolation. C’est au Business Club

Publié le Mis à jour le

logoprixmoovjeeLogo-BFMBusiness-sans-contourREDIFFUSION Au Business Club de France

Uniquement sur BFM Radio! 

 

Diffusion samedi 12/08 à 7h et dimanche 13/08 à 14 h

→ Première diffusion : samedi 15/4/2017 à 7h | dimanche 16/4/2017 à 14h

Emission spéciale PRIX MOOVJEE 2017

NOS INVITÉS:

  • Dominique Restino, président du Moovjee, de la CCI de Paris, président fondateur d’Expertive
  • Edouard Barthès, président d’EBS Isolation
  • Alexis Ucko, Co-fondateur de Percko
  • Paul Poupet, Co-fondateur de Seed-Up
  • Florian Leroy, Fondateur de l’Atelier Florian Leroy
  • Pierre Pelouzet, Médiateur des Entreprises

(Ré)écouter et télécharger cette émission:

Le Prix Moovjee (Mouvement pour les jeunes et les étudiants entrepreneurs), grand concours national, récompense chaque année des jeunes entrepreneurs, des porteurs de projet et des auto-entrepreneurs de 18 à 26 ans (30 ans pour les doctorants). Les prix de cette 8ème édition ont été remis au Trianon mercredi 29 mars.

L’édition 2017 en chiffres

  • Plus de 1 100 demandes d’accès aux dossiers de candidatures ;
  • Près de 20% des candidatures en plus par rapport à 2016 ;
  • 316 candidatures validées, dont 125 Entrepreneurs et 191 Porteurs de projet ou auto-entrepreneurs ;
  • Un jury composé de 120 personnalités impliquées dans l’entrepreneuriat jeune
  • 6 jeunes entrepreneurs et 4 porteurs de projet lauréats ;
  • Des candidats qui ont déjà créé 109 emplois et généré plus de 4 millions de chiffre d’affaires en 2016

Les dotations

Une dotation qui s’élève à 150 000 euros

  • 25 000 euros en numéraire à partager entre les lauréats ;
  • L’accompagnement du Moovjee : programme de mentorat du Moovjee, pool d’experts métier bénévoles, visibilité média, oppotunité business ;
  • La participation des finalistes et des lauréats aux « Journées des entrepreneurs de demain », un séminaire accélérateur de 2 jours ;
  • Des produits et des services offerts par les partenaires du Prix Moovjee 2017.

Le Moovjee, qu’est-ce-que c’est ?

Le Moovjee, Mouvement pour les jeunes et les étudiants entrepreneurs, association loi 1901, a été créé en 2009 et a pour mission d’amener les jeunes à considérer la création et la reprise d’entreprise pendant ou à la sortie de leur formation (du CAP au Bac+5) comme une véritable option de vie professionnelle

Le PARCOURS de DOMINIQUE RESTINO

Sa première fois

La première aventure entrepreneuriale de Dominique Restino remonte à ses… 15 ans ! « Je revendais les cravates de mon père, confie-t-il. Avec les moyens du bord, je savais m’occuper et me challenger. » Un business d’adolescent déjà révélateur de la personnalité en devenir de l’entrepreneur. « J’ai toujours senti cette fibre. Et je demeure fasciné face à des jeunes partageant cet engouement pour la création. À cette différence qu’ils peuvent, aujourd’hui, surfer sur les nouvelles technologies pour inventer des business toujours plus innovants. »

« Je suis parti de rien, mais j’ai appris grâce aux rencontres. » Des rencontres qui le mènent, à tout juste 17 ans, à Paris où, 150 ans euros en poche, il se consacre d’abord à sa passion, le théâtre, avant de devenir, deux ans plus tard, consultant RH. (source: Chef d’entreprise magazine)

Diplômé de l’Executive MBA d’HEC, Dominique Restino a commencé son parcours professionnel en tant que consultant en recrutement et RH chez IFOPS de 1981 à 1984. Il enrichit son expérience en 1984 en tant qu’ingénieur commercial et spécialiste produit chez Rank Xerox.

En 1986, à l’âge de 24 ans, Dominique Restino crée son entreprise. Co-fondateur de Effectif, groupe d’agences de recrutement spécialisé qui compte plus de 100 salariés et 1 200 personnes en mission, il en est le président directeur général jusqu’en 2006 lorsqu’il revend son entreprise. En 2008, il fonde la société Executive capital, conseil en stratégie de développement. Depuis 2011, il est président fondateur d’Expertive, cabinet de recrutement spécialisé.

Président fondateur du MoovJee (Mouvement pour les jeunes et les étudiants entrepreneurs) créé en 2009, il devient en 2014 président de l’Agence Pour la Création d’Entreprise qu’il transforme en Agence France Entrepreneur

Il est président de la CCI île de France depuis novembre 2016

LE POINT DE VUE DE DOMINIQUE RESTINO SUR LES JEUNES ET L’ENTREPRISE

Dominique Restino : «la nouvelle génération entend trouver une activité qui a du sens»

Associations, institutions publiques, entreprises, écoles, nous devons agir de concert pour offrir à nos jeunes un horizon optimiste car la première ressource d’un pays c’est sa jeune génération. Au-delà de l’enjeu de la formation, il faut libérer le travail, c’est-à-dire envisager un échange d’expertise via des formes diverses de contrat. Et pour ce faire il faut permettre à tous ceux qui le souhaitent de se mettre à son compte tout en fournissant une protection aux aléas économiques qui sont inhérents au statut de travailleur indépendant.

Les jeunes nous confirment leur engouement pour la création et la reprise d’entreprise. Le dernier baromètre du Moovjee (Mouvement des jeunes entrepreneurs étudiants) montre que 34 % d’entre eux entendent créer leur entreprise, et 2/3 imaginent franchir le pas avant 30 ans ! Si la recherche d’une stabilité reste prégnante, la nouvelle génération entend trouver une activité qui a du sens, seul moyen pour eux de s’accomplir pleinement. Alors certes, le travail restera «comme avant» mais la forme des contrats devra être retravaillée afin de donner un souffle différent aux carrières et laisser sa chance à chacun. Dans cette lignée, le service civique qui lie par contrat une association et un jeune pourrait lui aussi évoluer pour constituer un véhicule efficace visant à soutenir les jeunes qui envisagent la création ou la reprise d’entreprise. (source: Libération)

⇒ PIERRE PELOUZET, Médiateur des Entreprises intervient sur l’importance des brevets et sur les aides comme le CIR. Sur ce dernier point, la Médiation des Entreprises a publié une liste des acteurs de conseil agréés.

LES JEUNES ET L’ENTREPRENEURIAT

L’avenir, les jeunes le voient dans l’entrepreneuriat

Six jeunes sur dix déclarent vouloir créer leur entreprise un jour, selon un sondage mené par OpinionWay et révélé le 24 janvier. C’est deux fois plus que la moyenne nationale. Décryptage de ce retournement de tendance.

La jeune génération se désintéresse du CDI. Du moins, c’est ce que déclarent 26 % des jeunes français âgés de moins de 30 ans, selon un sondage OpinionWay rendu public le 24 janvier dernier. Cet emblème de la sécurité du travail ne semble plus autant attirer, en partie parce qu’il apparaît comme de plus en plus inaccessible pour 87 % des interrogés. Au contraire, les jeunes privilégient l’épanouissement au travail (44 %), la rémunération (45 %) et un juste équilibre entre la vie privée et professionnelle (39 %). Des arguments que beaucoup espèrent trouver dans l’entrepreneuriat.

Créer son propre emploi

Fortement touchés par le chômage – 25,1 % des jeunes selon l’Insee au troisième trimestre 2016 – les jeunes Français envisagent en effet de plus en plus de se tourner vers la création d’entreprise. En 2017, ils sont 60 % à déclarer vouloir créer leur entreprise, contre 55 % en 2016 et contre 30 % des Français en général. (…)

Ce qui ne signifie pour autant pas que les jeunes se désintéressent totalement d’une certaine forme de sécurité. 81 % d’entre eux souhaitent par exemple qu’une indemnisation des indépendants en cas de perte subite d’activité soit mise en place, ainsi qu’une convergence de la protection sociale avec celle des salariés. « Il est urgent de donner aux entrepreneurs de nouvelles protections et de sortir de la discrimination entre salariés et travailleurs indépendants sur laquelle repose notre modèle de protection sociale en enclenchant une véritable convergence des protections », a notamment déclaré François Hurel, président de l’Union des Auto-entrepreneurs (UAE). « Cela passe d’abord par la mise en place d’amortisseurs sociaux ouverts aux indépendants et notamment une allocation perte subite d’activité qui serait financée conjointement avec les donneurs d’ordre. La puissance de l’économie collaborative nous invite également à repenser le modèle du travail vers plus de souplesse et d’innovation et à reformuler la question de la requalification ». (Les Echos)

LES LAURÉATS DU PRIX MOOVJEE
  • Grand Prix Moovjee

Alexis Ucko, Co-fondateur de Percko

25 ans, diplômé de l’Ecole Polytechnique de Lausanne et titulaire d’un master spécialisé de Centrale et l’ESSEC

Développé pendant un an avec des chercheurs sur le système musculo-squelettique, Percko est un sous-vêtement intelligent qui redonne l’habitude de se tenir droit aux individus souffrant de maux de dos.

  • Créée le 13 novembre 2014
  • Basée à Paris (75)
  • 1 million d’euros de chiffre d’affaires en 2016

Un tee-shirt contre le mal de dos

Tenez-vous droit ! C’est le meilleur conseil que nous puissions vous donner pour soulager votre colonne vertébrale. Alors, si vous avez tendance à adopter une mauvaise posture, Percko va vous rappeler à l’ordre.

Pour bien comprendre d’où peuvent provenir certains maux de dos, une petite révision d’anatomie s’impose. Le rachis est organisé selon un modèle dit segmentaire, qui lui permet de remplir sa fonction d’équilibration. On dit que l’on adopte une mauvaise posture, au sens mécanique, quand il apparaît un déplacement vers l’avant du bloc supérieur par rapport au bloc inférieur. Du coup, son maintien créé des contraintes qui sont à l’origine de raideurs musculaires, pouvant générer des douleurs surtout au niveau des trapèzes et des lombaires.

Se tenir droit est donc la solution pour éviter bien des mots. Pourtant, nombre d’entre nous a tendance à négliger cette règle de base et c’est pour cela qu’une jeune pousse française a décidé de nous donner un coup de main en nous proposant une solution originale et innovante: une seconde peau sous forme de tee-shirt baptisé Percko et censé nous faire adopter la bonne posture en nous avertissant au moindre avachissement.

Les tenseurs dans le dos doivent vous aider à vous redresser.

Alors, quand on passe un Percko, on a l’impression d’enfiler un tee-shirt trop petit. Il faut s’employer pour passer d’abord la tête, un bras puis l’autre, tirer plusieurs fois dessus pour le faire descendre sur les hanches. Une fois en place, il vous mettra ou non à votre avantage tellement il est ajusté. On a l’impression d’être gainé. Heureusement, au bout de quelques minutes, il se fait oublier même s’il a tendance à remonter au fil de la journée. Mais quel est le secret de ce sous-vêtement et peut-on lui faire confiance?

Ses créateurs, Quentin Perraudeau et Alexis Ucko, tous deux ingénieurs, mettent en tout cas en avant le fait que ce produit, qui a été développé avec chercheurs spécialistes du système musculosquelettique, a fait l’objet d’un brevet international et validé cliniquement. Ils expliquent que le tee-shirt est conçu pour ramener le bloc thoracique au-dessus du bassin, que l’on soit debout ou assis. Il crée ainsi une inclinaison vers l’avant du bassin entraînant par là même une augmentation de la lordose lombaire, communément appelée aussi chute de reins, et une diminution de la cyphose thoracique. Bref, un maintien de mannequin, un équilibre amélioré et une fatigue musculaire diminuée. «Si les individus adoptaient une posture idéale, 80% de leurs problèmes seraient alors résolus.» concluent-ils

Tenseurs

Pour arriver à ce résultat, Percko utilise un textile spécial garni de tenseurs visant à garantir l’efficacité du maintien. Le tee-shirt est constitué d’une partie thoracique réalisée dans une matière peu déformable verticalement qui englobe la cage thoracique et le rachis thoracique et est maintenue par des tenseurs au niveau des côtes et dans le dos. La partie abdominale est, quant à elle, réalisée en matière très extensible dans les deux directions favorisant le confort. enfin, la ceinture permet le maintien du maillot de corps en zone pelvienne.

Pour se persuader de son intérêt, il suffit de savoir que la lombalgie est une affection courante, en constante augmentation, qui touche environ 70 % de la population française, responsable d’environ 6 millions de consultations par an en France, et représente la première cause d’invalidité au travail chez les personnes de moins de 45 ans. Elle est devenue la première cause d’arrêt de travail et de maladie professionnelle, et est à l’origine d’environ un quart des accidents de travail. Il s’agit donc d’un véritable problème de santé publique, mais également économique.

Afin de financer sa première production, Percko avait lancé, en septembre 2015, une campagne sur Kickstarter avec pour objectif de recueillir 30 000 euros en un mois. L’objectif a été atteint en 7 heures. Au final, la jeune société a empoché 385 361 euros, de quoi vendre 5 000 Percko dans 90 pays du monde. 20 entreprises leurs font déjà confiance. Alors, à l’heure de la surconsommation de produits connectés, ce genre de solution santé, sans prise USB ni smartphone, mérite notre intêret.

Prix: 129 euros. (source: Le Figaro)

  • Coup de Cœur du Jury

Paul Poupet, Co-fondateur de Seed-Up

24 ans, diplômé de CentraleSupélec et étudiant-entrepreneur au « PEPITE PEIPS »

Seed-Up est une hacker-house, une « villa 3.0 » où cohabitent développeurs, designers et business-développeurs avec un objectif commun : innover. Cette vision permet une réelle émulation, grâce à la motivation, les compétences et les savoir-faire cumulés de chacun.

  • Créée le 31 mars 2016
  • Basée à Châtenay-Malabry (92)
  • 400 000 euros de chiffre d’affaires en 2016

Seed-Up, ou comment vivre et travailler dans la même maison

Mi-incubateur, mi-coloc de geeks, Seed-Up est la première hacker house de France. Ses 10 habitants travaillent sur des projets de startups et partagent aussi leur vaisselle sale entre bonne humeur et innovation.

Des poules accueillent les nouveaux arrivants dans le jardin, une montagne de chaussures traîne dans l’entrée et des ordinateurs sont éparpillés entre le salon, les chambres et la salle à manger. Rien ne laisse penser que cette maison dans la banlieue sud de Paris abrite une entreprise et dix jeunes férus de technologie.

Pourtant, c’est bien ici que s’est installée Seed-Up, la première hacker house en France. Lancée par Paul Poupet et Benjamin Poilvé en novembre 2015, la startup abrite quatre projets technologiques. Plus qu’un incubateur, Seed-Up chouchoute les dix codeurs, designers et business developers qui vivent tous ensemble… dans les locaux de la société. Un nouveau modèle d’organisation du travail tout droit venu des États-Unis.

4 projets de startups et des clients externes

Installée sur une grande table en bois dans un salon lumineux, l’équipe de Seed-Up est en ébullition depuis 10 heures ce matin. “Nous devons terminer quatre missions avant la fin de la semaine”, lance Paul Poupet, le confondateur de la startup, téléphone à la main.

Seed-Up, c’est d’abord quatre projets internes de startups : Be the Sound, un service de synchronisation et de partage de musiques, Hawker, une application qui permet de récupérer une version audio de n’importe quel article de presse, Elo, un jeu vidéo éducatif et un algorithme d’aide à la décision pour les coachs sportifs, Carter…. “Chaque projet est chapeauté par un project manager qui détient 25% des parts de la société, le reste appartient à Seed-Up”, explique Paul. “Et comme les projets sont liés financièrement, ils ne sont pas en compétition”.

Et pour remplir la marmite, les dix collaborateurs âgés de 19 à 27 ans travaillent aussi de temps en temps sur des projets externes pour de grandes entreprises. De quoi faire tourner la maison, payer le loyer, les courses et les salaires de l’équipe.

Une mise en commun des compétences

Jongler entre les projets internes et externes, c’est aussi un moyen de ne pas s’ennuyer pour ces jeunes startuppers. Les habitants de la colocation choisissent le projet sur lequel travailler en fonction de leurs compétences et de l’état d’avancement des projets. Face à un écran noir rempli de lignes de codes blanches, vertes et rouges, Robin est en train de créer le site mobile d’une marque de vêtements. Le développeur génie de l’équipe a 21 ans et sort de l’Ecole 42. “Là je travaille sur un projet externe, mais la plupart du temps, je bosse avec Benjamin sur Be the sound. Et quand il faut je vais aider ceux qui en ont besoin sur d’autres projets !”, se plaît à raconter le jeune homme aux cheveux longs et à la barbe naissante.

“J’étais coincé sur un logiciel de design, et au lieu de trimer pendant quatre heures, Robin est venu m’aider et cela lui a pris 10 minutes. Un gain de temps fou !”, s’enthousiasme Edouard, project manager de Hawker.

La mutualisation des compétences de l’équipe… C’est une des raisons pour lesquelles Edouard passe la plupart de ses journées dans la maison. Il n’est pas salarié de Seed-Up, mais a des parts dans Hawker. Tout droit sorti de Centrale et après avoir travaillé dans le milieu bancaire, Edouard aide aussi les autres habitants à maîtriser Excel et Powerpoint.

“Chaque personne que nous avons recrutée excelle dans son domaine d’expertise et donne son avis. On discute chaque décision, rien ne s’impose”, explique Paul le cofondateur. Une manière de dire qu’il n’y a pas de hiérarchie dans l’équipe et que chacun s’exprime en fonction de ses compétences et de sa légitimité.

Liberté et créativité

C’est après une mauvaise expérience de stage dans la banque que Paul a eu l’idée de lancer Seed-Up. “Il fallait toujours demander des autorisations pour mettre en place une toute petite innovation… Tout cela par mails avec dix personnes en copie !”, se souvient le jeune homme de 24 ans.

La responsabilisation de chacun permet une liberté d’innovation et une meilleure implication des salariés de Seed-Up. “Si tu balances une idée à table, tu sais que ça ne va pas rester en l’air”, s’enthousiasme Hamid, en stage comme designer-développeur.

“Je voulais travailler dans une startup et je suis fan de la série Silicon Valley… L’idée de Seed-Up m’a tout de suite séduit et je ne suis pas déçu, ici on nous écoute”, confie le jeune homme qui avait passé d’autres entretiens dans des startups parisiennes sans être convaincu.

Elisa a été recrutée comme chargée de communication chez Seed-Up il y a un mois. Après un entretien par téléphone et un week-end passé dans la maison, elle a tout de suite été conquise par le principe : “J’ai mes propres missions. J’ai tout de suite dû prendre des initiatives et être autonome et créative”. Et la jeune fille n’a pas de comptes à rendre sur ses pauses clopes, “ici tout marche par deadlines”. A chacun de s’organiser comme il le souhaite… “sans abuser, non plus”, lance Paul, goguenard, à l’attention des lève-tards de la bande, avant de se faire vite rembarrer.

Un vivre-ensemble stimulant

“Le fait d’habiter ensemble change tout !”, s’enthousiasme le cofondateur de Seed-up. “Nous sommes plus que des collègues, une réelle amitié s’est développée”, se réjouit-il en évoquant les soirées dans le jardin ou dans le salon rempli de coussins à regarder des films.

Les lieux de travail ne manquent pas dans la maison de deux étages. Réunion dans la grande chambre à l’étage ou dans le jardin au soleil au milieu des poules… Tout dépend de l’humeur du jour. Au rez-de-chaussée, le passionné de technologies hardware, Benjamin, a même installé son propre atelier.

Entre boulot et vie quotidienne, la limite est fine. Seule fille de l’équipe, Elisa s’est acclimatée à cette ambiance de travail un peu spéciale : “Au début, je ne comprenais rien à leur conversation de geeks”, s’amuse celle qui partage maintenant des parties endiablées de jeux vidéo pendant les pauses. “Malgré nos moments de détente, on travaille efficacement dans une bonne entente”, analyse la jeune femme. A condition de se dire les choses franchement… et avec humour.

(…) Paul ne veut pas recruter plus de 12 personnes dans la maison : “Au-dessus, on serait trop gros et on aurait besoin d’une hiérarchie. On pense plutôt à répliquer le modèle avec de nouvelles maisons”. Et de nouveaux projets de startups.

Le but est d’amener chaque projet jusqu’à une première levée de fonds, pour se détacher au fur et à mesure de Seed-Up”, explique le cofondateur. Les collaborateurs qui se sont investis sur le projet auront alors le choix, soit ils restent chez Seed-Up, soit ils partent continuer cette aventure particulière. “Nous voulons de toute façon rester une équipe jeune et se renouveler  régulièrement”, affirme Paul. Car chez Seed-Up, l’essentiel est de continuer à innover. (source: Les Echos)

  • Prix Spécial du Jury

Florian Leroy, Fondateur de l’Atelier Florian Leroy

24 ans, titulaire d’un CAP au CFA d’Ameublement La Bonne Graine de Paris

Florian Leroy, artisan ébéniste, est spécialisé dans la conservation et la restauration des meubles. Son savoir-faire s’étend de l’intervention sur le bois, la serrurerie, la marbrerie, l’écaille de tortue, l’ivoire et le cuivre, jusqu’à la gainerie et la tapisserie d’ameublement. Il a été compagnon du devoir.

Bénédicte Sanson me dit qu’il a fait l’unanimité lors du Jury, il s’exprime avec passion sur son métier qu’il souhaite développer, il veut embaucher et cherchait un concours pour avoir du soutien (financier et mentorat).

  • Auto-entrepreneur depuis février 2014
  • Création envisagée le 31 mai 2017
  • Basée à Croix (59)

La voix du Nord 2015 – Hem : à 23 ans, Florian Leroy a décidé de se lancer dans « un métier en voie de disparition »

Le Hémois Florian Leroy vient de s’installer en tant qu’artisan ébéniste. Ce jeune homme de 23 ans nous a ouvert les portes de son atelier, basé à Croix. Il confie sa passion pour ce métier d’art au savoir-faire ancestral.

Dans un garage aménagé, au milieu des scies, des planches de bois et des pinceaux, Florian Leroy choisit minutieusement le bois qu’il va utiliser pour restaurer ses futurs meubles. «  Parfois, je sélectionne les bois d’un point de vue esthétique. On peut faire aussi d’autres associations selon les coloris mais également selon la texture.  » Le métier d’ébéniste requiert un grand savoir-faire, qui se travaille quotidiennement. «  Ce qui est passionnant dans ce métier, c’est qu’on peut toujours s’améliorer. Il suffit d’être curieux.  »

Intéressé par les maths et l’histoire, Florian Leroy, 23 ans, passera d’abord par un CAP d’ébénisterie pour ensuite travailler en tant qu’apprenti en Alsace. «  J’ai hésité entre peintre et ébéniste, confie-t-il. En fait, j’aimais bien l’idée de travailler un métier en voie de disparition. Je ne compte plus les fois où j’ai entendu dire que le métier d’ébéniste était mort. Du coup, j’avais envie de me lancer ce défi, de prouver que c’est un métier utile.  »

Sensibilité

C’est une profession où l’on sait que finalement, tout se transforme. Chaque meuble est traité avec le même respect. «  C’est un métier où l’on a beaucoup de sensibilité, poursuit le jeune artisan. Lorsque j’ai une pièce de bois dans les mains, c’est à moi d’apporter ma touche, ma conception de ce morceau de bois. D’une manière générale, je pense qu’un bon ébéniste doit avoir un respect du patrimoine, de la matière qu’il travaille.  »

Ses projets ? Reconstituer des commodes, des escaliers ou des armoires… Ses journées sont bien remplies. Mais il caresse un rêve : «  Ce serait beau d’avoir le col bleu-blanc-rouge de Meilleur Ouvrier de France  », glisse-t-il. Un autre de ces défis que Florian Leroy aime tant. (La voix du Nord)

  • Lauréat 2016 –  Grand Prix

Edouard Barthès, président d’EBS Isolation

Le groupe EBS est une éco-entreprise créatrice d’économies d’énergie avec une double expertise : l’audit énergétique et l’étude de financement d’une part, la réalisation des travaux d’économies d’énergie d’autre part.

ACTUALITÉ

  • Depuis Mars 2016  nous avons créé plusieurs agences :  Villepinte, Lille, Lyon, Le mans, Metz et Narbonne.
  • Nous sommes passés de 55 à 100 collaborateurs avec pour objectif 19 M€ de CA en 2017.
  • CA 2016 : 15 millions €
  • Nous accompagnons également Leroy Merlin depuis septembre 2016 dans leur offre d’isolation de comble à 1€ pour leurs clients et nous avons déjà réalisé 3000 chantiers.
  • Grace au Moovjee j’ai pu bénéficier de visibilité médiatique et surtout de la mise en place du programme de mentorat avec Bernard BOURIGEAUD fondateur d’Atos solution (55000 salariés, 11MDS € CA)

EBS, la start-up de l’économie d’énergie

À seulement 24 ans, l’audacieux Edouard Barthès crée EBS Isolation, une éco entreprise créatrice d’économies d’énergie.

Edouard Barthès décrit ce projet comme un véritable coup de coeur mais précise que, « pour autant, il a été mûrement réfléchi en amont. Je souhaitais m’engager et aider les énergéticiens à atteindre leurs obligations. Il était également question de permettre aux établissements de santé de rénover une partie de leur parc immobilier sans impact financier, en réalisant des économies d’énergie s’élevant à 15% en moyenne en fonction du type de travaux réalisés.»

La volonté d’entreprendre

Edouard Barthès aurait pu privilégier un poste de cadre dirigeant dans une grosse structure mais il préfère se lancer dans une aventure entrepreneuriale plus proche de ses affinités et de sa personnalité.

Le jeune fondateur d’EBS déclare sur un ton enjoué : « J’aime la liberté et la créativité. J’apprécie de pouvoir faire comme bon me semble en définissant une orientation et en prenant les décisions qui permettront de tendre vers l’objectif. Je n’ai pas souhaité intégrer un grand groupe car je trouve que les choses y sont trop figées.»

Le groupe EBS est créateur d’économies d’énergie, il agrège des compétences dans le domaine des performances énergétiques. L’efficacité énergétique est un domaine large et varié. Son champ d’application comprend communément l’analyse des consommations énergétiques des bâtiments, les actes d’isolation de ceux-ci ainsi que l’étude singulière des moyens de financement dont bénéficient les projets générateurs d’économies d’énergie. Le groupe EBS innove et propose une approche exclusive.

En regroupant les experts de chaque discipline de la performance énergétique sous une seule et même enseigne, le groupe EBS fait bénéficier de la synergie de cette mise en relation et des offres novatrices nées de cette collaboration. Aujourd’hui, le groupe est composé de deux sociétés.

Certificats d’Économies d’Énergie

D’un côté, EBS Energie qui propose des certificats d’Économies d’Énergie, des offres de financements, des audits énergétiques et l’optimisation d’achat énergie. De l’autre, EBS Isolation positionnée sur le calorifugeage, l’isolation de combles et l’isolation de planchers.

EBS Energie travaille avec des structures industrielles, notamment sur des questions de récupération de chaleur sur les groupes de production de froid et EBS Isolation intervient quant à elle dans le secteur hôtelier à travers le groupe Accor et est intervenu sur 178 hôtels Formule 1 en France et conduit actuellement une mission pour les hôtels IBIS. EBS est aussi très présent dans le secteur de la santé avec déjà 1000 établissements à son actif.(…)

Edouard Barthès a souhaité implanter un siège social fort à Castres (81) en regroupant sur le site toutes les compétences de management et de direction afin d’avoir une réelle proximité avec elles. Une dizaine de commerciaux repartis sur l’ensemble de la France avec un découpage en régions axé sur les villes clés (Lille, Marseille, Lyon, Bordeaux, Nantes etc…). (source: Entreprendre)

Mentorat : le fondateur d’Atos Origin aide un start-upper du Moovjee

Le mentorat, partage d’expérience avec un chef d’entreprise expérimenté, permet de vaincre ses peurs et fait grandir. Exemples avec Edouard Barthès, créateur d’EBS Isolation, Grand Prix du Moovjee en 2016, parrainé par Bernard Bourigeaud, fondateur d’Atos Origin, et, en vidéo, Anne-Marie Gabelica, fondatrice d’oOlution.

EBS Isolation doit gérer une croissance rapide

Pour l’entrepreneur de 26 ans, c’est l’occasion de faire son entrée dans la cour des grands. « Je vais pouvoir m’adresser à quelqu’un qui parle la même langue que moi », se réjouit-il. Mais Edouard Barthès n’a rien d’un débutant : EBS Isolation est sa deuxième start-up. Après un premier échec fondateur déjà dans le secteur des économies d’énergie, il lance en 2014 un nouveau concept : capter les contributions obligatoires versées par les fournisseurs d’énergies pour ensuite effectuer des diagnostics et des travaux d’isolation, de chauffage et d’éclairage. L’idée est de réduire la consommation d’énergie de bâtiments industriels et tertiaires gratuitement, selon le principe du « pollueur-payeur ».

Trois pistes pour développer son entreprise sans dépérir

Pour cette deuxième aventure, pas question de se tromper, surtout quand tous les voyants sont au vert ! La jeune pousse a travaillé avec près d’un millier d’établissements de santé partout en France et près de 200 hôtels du groupe Accor­Hotels. Et pour faire face à tant de succès, « nous sommes passés à 30 personnes en un mois et demi, se félicite le dirigeant.

Pas toujours évident de grandir vite. « Il va devoir apprendre à gérer l’humain, qui constitue une grosse partie du travail de l’entrepreneur », assure Bernard Bourigeaud. « Car plus la société accélère, plus elle est fragile, souligne Dominique Restino. Pour suivre la cadence, il faut être bien encadré, sinon ça peut vite dégringoler. »

Pour Edouard Barthès, le plus difficile reste l’incertitude : avancer sans avoir une vision claire du futur. « Je me demande souvent où je vais et si j’ai pris la bonne décision », confie-t-il. Il faut apprendre à apprivoiser ses craintes. Et si le mentor n’emploie aucune solution miracle, les échanges créent une zone de confort pour lever les freins. « La peur induit souvent en erreur », assure Dominique Restino. Tout au long des rencontres, « le binôme travaille sur le savoir-être de l’entrepreneur, poursuit-il. C’est un peu comme les parents qui accompagnent leurs enfants, sauf que cette fois la relation est neutre. » Les échanges poussent l’entrepreneur dans ses retranchements, pour l’amener à élargir le champ des possibles. Mais « toutes les décisions émaneront toujours de lui », prévient le fondateur d’Atos. Et ce, même si même si le mentor et son poulain ne tombent pas d’accord.

Au mentor, l’entrepreneur confie ce que qu’il ne dit ni à ses parents, ni au comptable, ni à sa moitié. Il peut lui parler de choses confidentielles, sans aucun tabou. « Voilà pourquoi, il doit y avoir un vrai “match” entre eux », souligne le fondateur du Moovjee. Le mentor peut aussi le conseiller sur sa vie sentimentale… parce qu’on ne finit pas d’être chef d’entreprise le soir à 18 heures. (Les Echos)

LES AUTRES LAURÉATS 2017

  • Prix Rétis – Ex aequo

Arnaud Lenglet, Co-fondateur de Panda Guide

26 ans, diplômé en information et communication à SUPINFO

Panda Guide est un compagnon virtuel dédié à l’autonomie des personnes déficientes visuelles (DV). Cette innovation se présente sous la forme d’une application iPhone, couplée à un casque audio-vidéo intelligent.

Créée le 27 février 2017, basée à Cergy (95)

http://pandaguidesme.com

  • Prix Rétis – Ex aequo

Paola Ceccato, Co-fondatrice de Oïkos Sphère

26 ans, diplômée de l’Institut Polytechnique de Grenoble

Oïkos Sphère s’adresse à tous ceux qui souhaitent revitaliser les sols et protéger les cultures, à travers un réseau de coopératives dynamiques et locales qui conçoivent, produisent et distribuent une solution concentrée en micro-organismes, naturellement adaptée aux besoins de la région.

Création envisagée en mars 2017, basée à Lyon (69)

http://oikos-sphere.my.slocus.org

  • Mention Community Entrepreneur

Raphaël Maisonnier, Co-fondateur de OuiSpoon

24 ans, diplômé en entrepreneuriat à l’ESCP Europe

OuiSpoon est la première plateforme collaborative d’activités entre collègues. Dans une entreprise dotée de OuiSpoon, chaque employé peut créer une activité ou rejoindre une activité créée par ses collègues tels que des repas, des afterworks, des séances de sport, des ateliers etc.

Créée le 3 juillet 2016, basée à Paris (75)

Aucun chiffre d’affaires en 2016

https://www.ouispoon.fr/fr

  • Mention Etudiant Entrepreneur

Lucie Jamen, Co-fondatrice de Kissala

26 ans, étudiante en sciences de l’Ecole Centrale de Lille et étudiante-entrepreneur au PEPITE BEELYS

Création d’une gamme de mélanges d’épices et d’herbes aromatiques spécifiquement élaborés pour créer un effet (boost, antioxydant et digestion) en fonction de la richesse nutritionnelle des ingrédients.

Création envisagée en mars 2017, basée à Lyon (69)

https://www.facebook.com/kissalaspices

  • Mention Engagement Citoyen

Julien Le, Co-fondateur de Liberty Rider

22 ans, diplômé d’une licence en développement d’activité et en gestion de centre de profit à l’IFAG de Toulouse.

Cette application mobile détecte les chutes à moto grâce à un algorithme. En cas de chute, si elle reste sans réponse du motard, elle alerte automatiquement les secours. Chaque utilisateur peut également choisir de partager son trajet avec ses proches pour en assurer un suivi en temps réel.

Jeunes, créez votre entreprise !

Un ouvrage paru en 2016, toujours d’actualité bien sûr!

jeunes créez votre entrepriseDominique Restino, Bénédicte Sanson et Vincent Redrado ont écrit ce guide pour « bien démarrer et pour durer ». Entreprendre est une très belle aventure professionnelle. Mais ce n’est pas facile non plus ! Vous en avez envie ? Préparez-vous :

  • C’est quoi être un entrepreneur ?
  • Comment vous tester avec de vous lancer ?
  • Comment trouver la bonne idée et la bonne équipe ?
  • Qui peut vous soutenir dans l’aventure ?
  • Qu’est-ce qui vous attend, un fois lancé ?

Autant de questions et de réponses que vous trouverez dans ce guide !