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PME et digital: cap sur la croissance!

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Selon le Baromètre 2016 « Croissance & Digital » de l’ACSEL, 85% des entreprises françaises ont amorcé leur transformation digitale. Mais quelle est la proportion des PME, piliers de l’économie numérique, dans ce chiffre très encourageant ? 

Neoptimal nous propose cette infographie résumant les données clés de l’étude

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Spéciale Prix des délais de paiement: les lauréats donnent l’exemple! C’était au Business Club (podcast)

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BFM-BU-RADIODans le Business Club de France | Uniquement sur BFM Business Radio

→ Diffusion : samedi 11/06/2016 à 7h | dimanche 12/06/2016 à 15h

EMISSION SPÉCIALE PRIX DES DÉLAIS DE PAIEMENT
La cérémonie a eu lieu mercredi 8 juin à Bercy
Le Business Club reçoit cette semaine les lauréats!

Pour écouter, réécouter et télécharger cette émission:

NOS INVITÉS

  • Pierre Pelouzet, Médiateur des Entreprises

LES LAURÉATS

  • Serge Marcellak, Maire de Noeux-Les-Mines 
  • Marc Thiercelin, Directeur qualité, emploi local et politiques publiques de l’UGAP
  • François Behr, Président de Silix
  • Pierre-Yves Lévy, Président d’Outilacier 
  • Hervé Guines, Directeur financier France de Terreal
  • Serge Pouhaer, Directeur centres de services « Procure to Pay » de la Société Générale

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La France détient le triste titre de champion d’Europe des retards de paiement!

Selon le 3ème indicateur trimestriel sur les retards de paiement, par La Médiation des Entreprises et Altarès, publié le 4 février 2016, les retards de paiements des grands donneurs d’ordre peinent à se résorber. Leurs retards de règlement sont proches des 3,9 milliards d’euros à fin décembre 2015.

  • Le retard de règlement moyen des 120 entreprises grands donneurs d’ordres s’établit à fin décembre 2015 à 13,7 jours contre 13,5 jours lors du précèdent indicateur à fin juillet.
  • Près d’un grand donneur d’ordres sur deux (43%) reporte ses paiements d’au moins 15 jours. C’est 12% de plus que la moyenne de l’ensemble des entreprises françaises.
  • Au-delà des 4Md€ au cours du premier trimestre 2015, et jusqu’à 4,163 Md€ en janvier 2015, le montant des retards de paiement des 120 grands donneurs d’ordres représente encore 3,894 Md€ à fin décembre 2015, à peine inférieur à sa moyenne des douze derniers mois (3,930 Md€).

Dysfonctionnement de la chaine de facturation pour certains, insuffisante volonté d’améliorer la relation fournisseur pour d’autres, ces retards de paiements fragilisent les trésoreries déjà fortement sollicitées des PME, en particulier celles qui sont des fournisseurs non stratégiques. Les entreprises subissant des retards de paiement ne doivent pas hésiter à saisir la Médiation des entreprises : un dispositif gratuit, rapide et totalement confidentiel, qui dans 75% des cas aboutit à une solution satisfaisante pour les deux parties.

Pour Pierre PELOUZET, médiateur des entreprises, « Réduire les délais de paiement est prioritaire pour redresser la compétitivité de notre économie. J’appelle les entreprises, de toutes tailles, à rejoindre le chantier de la transformation des pratiques d’achat, que de nombreuses entreprises ont déjà entrepris : c’est en jouant collectif que les acteurs économiques gagneront des marchés ».

→ PRIX ORGANISME PUBLIC: UGAP (Union des groupements d’achats publics), avec Marc Thiercelin, Directeur de la qualité, de l’emploi local et des politiques publiques de l’UGAPlogo ugap.jpg

Cette centrale d’achat public, EPIC placé sous la tutelle des ministères chargés du budget et de l’éducation nationale, propose à ses fournisseurs depuis mi-2015 un système d’affacturage inversé collaboratif, une solution particulièrement innovante dans le secteur public.

« Eu égard au nombre très important de TPE/PME, comme d’ETI, parmi ses plus de 600 fournisseurs, l’UGAP est très attachée à leur santé financière, gage de leur performance et de la qualité du service rendu, ainsi que de la pérennité de concurrences crédibles. Avec ce système d’affacturage inversé et collaboratif, les fournisseurs de l’UGAP ont la possibilité de céder leurs factures, à des conditions de taux particulièrement attractives, en totalité ou au cas par cas, selon leurs besoins de trésorerie, au partenaire financier sélectionné par l’UGAP à l’issue d’une procédure de mise en concurrence. Ils bénéficient alors d’un paiement en quelques jours leur permettant de réaliser un gain en trésorerie de 20 à 25 jours. Les factures cédées au partenaire financier sont ensuite payées par l’UGAP à ce dernier à échéance de 30 jours. Une logique de «Supply Chain Finance» reposant sur une relation équilibrée client (donneur d’ordre) – fournisseur – factor, avec intérêt pour chacune des parties. »

Chiffres et pratiques en matière de délais de paiement :

  • Délais moyen de paiement en 2015 : 29 jours
  • Paramétrage dans le système d’information (SAP PGI) afin d’être en-dessous du délai global de paiement de 30 jours.
  • Mise en place du contrôle hiérarchisé de la dépense, permettant ainsi de ne plus demander systématiquement des pièces justificatives aux fournisseurs et suspendre les paiements, en cas de non réception des dites pièces. Dématérialisation de la transmission des factures : près de 70 % de factures dématérialisées en 2015, 100 % prévus en 2017
  • Plateforme d’échanges entre l’UGAP et ses fournisseurs qui offre en temps réel visibilité sur le statut des factures, et possibilité de choix des factures à céder pour les fournisseurs ayant opté pour la cession partielle

A noter : le délai de paiement réglementaire qui s’applique à l’UGAP, compte tenu de son statut d’EPIC, est de 60 jours. Toutefois, dès lors que le délai de paiement qui s’applique à ses principaux clients (Etat, collectivités territoriales) est de 30 jours, l’UGAP applique également dans ses relations avec ses fournisseurs un délai de paiement de 30 jours. Ce choix lui permet ainsi d’être aussi compétitive vis-à-vis de ses fournisseurs que lorsqu’ils peuvent être en relation directe avec un client public éligible à l’UGAP.

L’UGAP en bref (2015) :

  • Statut : EPIC
  • Siège : Champs-sur-Marne (Seine-et-Marne)
  • 1 249 salariés
  • Environ 600 fournisseurs et 200 entreprises cotraitantes
  • 2,3 Md d’euros de budget traité (factures fournisseurs et achats pour revente)
  • Serge Marcellak, maire de Noeux-Les-Mines

 

→  PRIX TERRITOIRES: Ville de Nœux-les-Mines (Pas-de-Calais), avec Serge Marcellak, maire de Noeux-les-Mines

noeux-les-minesPour cette commune de 12 509 habitants, le respect et la diminution des délais de paiement participent à l’enjeu de fidélisation et de l’élargissement de l’éventail des fournisseurs, et bien sûr à l’image globale des collectivités compte tenu de leur responsabilité vis-à-vis de la dépense publique dans l’économie nationale.

« La sauvegarde ou le maintien de notre tissu commercial, industriel et artisanal passe selon nous par l’accompagnement des TPE et, partant, par la consolidation de leur trésorerie. La multiplication des candidats aux marchés publics produit des effets bénéfiques en termes financiers et qualitatifs de l’offre de service que nous proposons aux administrés. »

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Chiffres et pratiques en matière de délais de paiement :

  • Délai moyen de paiement en 2015 : 20,25 jours
  • Objectif 2016 : 16 jours de délais de paiement des fournisseurs
  • Une politique transversale :
    • deux agents à temps plein pour augmenter la fréquence et la rapidité de mandatement des factures fournisseurs
    • dématérialisation du paiement
    • un circuit interne direct fluide de la réception de la facture à la validation du service fait
    • un travail important sur les épargnes, les fonds de roulement et la trésorerie (triplée en 5 ans) garantissant la possibilité de régler la facture au moment de la commande
  • Une discipline d’achat généralisée et centralisée :
    • détermination des besoins bien en amont de la livraison
    • généralisation de l’octroi d’acomptes dans les règlements de consultation des marchés publics, y compris pour de petits montants (et l’absence de refus des avances dans les cahiers des charges)
    • multiplication des marchés à bons de commandes

Ville de Noeux-les-Mines en bref (2015) :

  • Statut : collectivité territoriale du Pas-de-Calais (62)
  • 12 509 habitants
  • Maire : Serge Marcellak
  • 220 salariés municipaux
  • Budget traité : 24,3 millions d’euros
  • 470 fournisseurs
  • Serge Pouhaer, directeur des centres de services partagés « Procure to Pay » de la Société Générale

 

→  PRIX GRAND GROUPE – Société générale – avec Serge Pouhaër, Directeur des centres de services partagés « procure to pay » de Société Générale

logo societe generaleSociété Générale est le premier grand groupe français à viser un paiement sous 30 jours pour tous ses fournisseurs.

« En tant que banque française, l’une de nos missions principales est de soutenir l’économie française, et d’aider les entreprises à se développer dans de bonnes conditions. En 2015, nous avons injecté 2,5 milliards d’euros de liquidité à 30 jours en réduisant le délai de paiement de 60 à 30 jours. Notre ambition de payer sous 30 jours s’applique à tous les partenaires, qu’ils soient clients ou simples fournisseurs. »

Chiffres et pratiques en matière de délais de paiement :

  • 65 % des factures payées sous 30 jours au 4e trimestre 2015 (contre 38 % en 2013).
  • 89 % des factures payées sous 60 jours (81 % en 2013)

Depuis mi-2014, mise en place d’un projet de paiement des fournisseurs sous 30 jours (entre la date de facture et la date de l’ordre du virement), avec notamment :

  • simplification de l’acheminement des factures avec la centralisation de l’adresse d’envoi.
  • réduction du nombre de validation en interne.
  • déploiement d’un processus de paiement avec validation après le paiement pour les factures inférieures à un seuil déterminé, afin d’accélérer les règlements (représentant 25 % du volume des factures).
  • Paramétrage dans notre référentiel fournisseur avec une échéance à 30 jours.
  • Campagne de relance de factures échues auprès des donneurs d’ordre en interne.
  • Campagne sur les encours fournisseurs pour éviter toutes relances et dégradation de la relation fournisseur.
  • Positionnement de l’indicateur de performance sur le volume de factures, pour privilégier les TPE/PME.
  • Mise en place d’un processus pour les factures urgentes.

En 2016, objectif de payer 75 % des fournisseurs sous 30 jours.

Parmi les actions dans les prochains mois, Société Générale souhaite déployer un portail permettant de dématérialiser les factures des fournisseurs gratuitement, et correspondant à tous les profils.

Société Générale en bref (2015)

  • SA à conseil d’administration
  • Siège : Paris
  • 46 000 salariés
  • 25,6 Md euros de produit net bancaire
  • 8 400 fournisseurs français actifs
  • 200 000 factures (2,5 milliards d’euros)

 

→ PRIX PME : OUTILACIER – avec Pierre-Yves Lévy, président 

Outilacier logo.pngCette entreprise distribution d’outillages et de fournitures industrielles (Vaulx-en-Velin, Rhône) a fait des délais de paiement de ses fournisseurs un outil au service de la performance d’un écosystème d’entreprise. Pour ce distributeur responsable (exclusivement en B to B), c’est aussi un moyen de cofinancer le besoin en fonds de roulement de partenaires avec lesquels Outilacier développe des innovations et crée donc de la valeur pour tous.

« Le respect des engagements en termes de règlement de nos fournisseurs est un élément fort de la relation, et ne doit souffrir d’aucune dérive. Nous avons l’ambition de soutenir le développement de nos fournisseurs qui le méritent. Et nous sommes reconnus pour cela. La trésorerie de l’entreprise ne doit pas se construire au détriment d’autrui. Payons même nos fournisseurs en avance, s’ils l’acceptent ! »

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Pierre-Yves Lévy, président d’Outilacier

Chiffres et pratiques en matière de délais de paiement :

  • Délai moyen de paiement en 2015 : 41 jours
  • Objectif 2016 : 39 jours de délais de paiement des fournisseurs
  • Pas de conditions imposées mais principes de négociation et d’accord des parties.
  • En plus des conditions standards qui découlent de l’accord des parties, le fournisseur, toujours avec l’accord de celui-ci, peut avoir des conditions spécifiques :
  • Paiement dès réception de facture et par anticipation (30 à 40 % des factures fournisseurs) par rapport aux conditions de règlement selon la loi LME, pour la majorité des fournisseurs de type TPE/PME qui l’acceptent.
  • Paiement à la commande sur facture Pro-forma ou sur facture d’acompte, pour la totalité ou une partie de la commande, pour les TPE/PME qui le demandent ou à qui Outilacier le propose pour cofinancer leur BFR.
  • Depuis 2006, Outilacier est apte à recevoir, émettre, et traiter toute facture dématérialisée. 
  • La PME a également mis en place un système de GED (gestion électronique de document), avec liaison automatisée entre l’image des pièces émises par le fournisseur (devis, accusé de réception de commande, facture…) et son enregistrement commercial et comptable au sein de l’ERP.

OUTILACIER en bref (2015) :

  • Statut : SAS
  • Siège : Vaulx-en-Velin (Rhône)
  • 30 salariés
  • 30,4 millions de CA
  • 1 919 fournisseurs actifs
  • 3 000 factures saisies en moyenne/mois

 

→ PRIX PME : SILIX – avec François Behr, président de Silix

silix logo.pngCette société de négoce de matériaux de construction (Marange-Silvange, Moselle), reprise il y a un an et demi par François Behr, estime que le délai de paiement est un enjeu primordial mais surtout une marque de respect envers ses fournisseurs, dans un secteur d’activité actuellement en proie à des difficultés de marché. C’est notamment grâce à l’intégration informatique des achats que la PME mosellane a diminué et continue de diminuer le délai de paiement de ses fournisseurs. Pour renforcer la trésorerie de ses partenaires TPE/PME, Silix propose notamment un paiement comptant à réception de facture sous conditions.

«Au-delà des effets financiers, il s’agit d’acquérir et conserver la confiance des fournisseurs, contribuer à la fluidité des relations commerciales. L’étiquette « bon payeur » est gage d’une ouverture vers des relations commerciales avec de nouveaux fournisseurs. »

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François Behr, président de Silix

Chiffres et pratiques en matière de délais de paiement :

  • Délai moyen de paiement en 2015 : 32 jours
  • Objectif 2016 : passer à 30 jours en développant davantage le paiement par escompte à réception de facture et un objectif ambitieux d’être à 0 retard.
  • Informatisation du circuit de validation du paiement de la commande fournisseurs à la comptabilisation de la facture fournisseur
  • Mise place d’une traçabilité des factures entrantes afin d’en éviter le blocage ou la perte dans le circuit de validation 
  • Informatisation du suivi des litiges sur facture
  • Dissociation du traitement du litige et de la mise en paiement de la facture
  • Proposition d’un paiement comptant à réception de la facture sous conditions

SILIX en bref (2015) :

  • Statut : SAS
  • Siège : Marange-Silvange (Moselle)
  • 18 salariés
  • 176 fournisseurs actifs
→  PRIX ETI : Terreal – avec Hervé Guines, Directeur financier France de Terreal

Logo_terreal_fond_blanc.jpgPour Terreal, entreprise de fabrication de matériaux de construction (Suresnes, Hauts-de-Seine), le respect des engagements envers ses milliers de fournisseurs est particulièrement essentiel et stratégique. Sa ligne : d’abord régler les factures dans les délais convenus. Pour ce faire, Terreal a mis en place très méthodiquement une série de procédures et prépare un code éthique intégrant le comportement vis-à-vis des partenaires fournisseurs.

« Le dialogue constant engagé avec nos fournisseurs et le respect des engagements pris et des délais de paiement constitue un enjeu stratégique et un atout important dans la relation de Terreal avec ses fournisseurs. Conserver auprès des prestataires de scoring et d’informations financières un score de comportement de paiement de 10/10 constitue notre meilleur argument ».

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Chiffres et pratiques en matière de délais de paiement :

  • Délai moyen de paiement en 2015 : 48,1 jours
  • Procédure interne et ERP pour traitement des factures fournisseurs et délais de paiement convenus
  • Actions préventives et curatives des retards
  • Reporting DPO au comité de direction au CA du Groupe
  • Mise en place d’une solution de dématérialisation de factures couplée à l’ERP fixant
  • Projet d’une charte éthique

TERREAL en bref (2015) :

  • Statut : SAS (filiale du Groupe Terreal)
  • Siège : Suresnes (Hauts-de-Seine)
  • 1 566 salariés
  • 270 millions d’euros de CA
  • Environ 8 500 fournisseurs actifs

DANS LA TRIBUNE – 9 juin 2016

Délais de paiement : les comportements exemplaires restent « minoritaires », juge Macron

Les retards de paiements touchant les entreprises françaises se sont réduits, mais les « tendances de fonds » demeurent « préoccupantes », juge le ministre de l’Économie. Le gouvernement est en passe de durcir une nouvelle fois les sanctions contre les mauvais payeurs.

Les retards de paiement des fournisseurs se sont légèrement réduit en début d’année, mais la situation reste « insatisfaisante »et demeure un « frein à la dynamique de reprise », a estimé mercredi le ministre de l’Economie, Emmanuel Macron. « La dynamique est un peu meilleure cette année », a-t-il déclaré lors de la troisième édition des Assises des délais de paiement organisées à Bercy. Selon une étude du cabinet Altarès, les retards de paiement se sont établis au premier trimestre à 12,6 jours, contre 13,6 jours en 2015.

« Malgré tout, la situation reste insatisfaisante », a-t-il ajouté.« Les entreprises qui affichent un comportement exemplaire demeurent minoritaires », a-t-il souligné, jugeant que les« tendances de fonds » demeuraient « préoccupantes » et qu’elles constituaient « un frein à la dynamique de reprise ».

Il a notamment souligné que cela constituait un véritable problème pour les entreprises innovantes, qui ont besoin de trésorerie pour pouvoir se développer rapidement.

Emmanuel Macron a indiqué que depuis le début de l’année, 87 procédures de contrôles avaient été lancées par Bercy. Par ailleurs, les sanctions à l’égard de six entreprises ont été rendues publiques sur le site de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), et 16 autres le seront dans les prochaines semaines, selon le ministre.

Durcissement des sanctions

En outre, le gouvernement est en passe de durcir encore les sanctions contre les mauvais payeurs, avec une mesure dans le projet de loi « Sapin 2 » sur la transparence de la vie économique, actuellement en débat à l’Assemblée. Elle prévoit de faire passer le plafond des amendes de 375.000 euros à deux millions d’euros, et de permettre le cumul des amendes pour les récidivistes.

Enfin, le ministre a indiqué que l’accent serait porté dans les prochains mois sur le secteur public. Selon une étude réalisée par les cabinets Compinnov et Teresa Monroe, six fournisseurs sur dix ont été payés en retard par le secteur public en 2015. Les hôpitaux et autres organismes publics de santé remportent la palme des plus mauvais payeurs, suivis par les collectivités locales et régionales, puis des administrations publiques.

« L’arsenal régalien est en place », a déclaré à l’AFP le médiateur des entreprises, Pierre Pelouzet, qui a souligné que, malgré ces mesures, le phénomène ne s’arrêterait pas du jour au lendemain.

Un médiateur gratuit

« Il faut que toutes les entreprises sachent qu’elles peuvent saisir le médiateur partout en France. C’est gratuit, confidentiel et ça marche », a-t-il souligné, indiquant que plus de 1.000 médiations étaient réalisées par an, avec un taux de réussite de 80% sur des problèmes de paiement de factures.

Concernant le secteur public, M. Pelouzet a indiqué avoir lancé des travaux avec l’Association des régions de France (ARF), l’Association des départements de France (ADF) et celle des maires de France (AMF) pour leur permettre d' »identifier toutes les bonnes pratiques leur permettant de payer en temps et en heure« .

« Un entrepreneur ne comprend pas, à juste titre, qu’un acteur public lui demande de payer ses impôts, ses taxes en temps et en heure mais qu’à la fois la même collectivité ait du retard dans le paiement des factures », a-t-il observé.

 

Les petites entreprises veulent plus de liberté et de flexibilité sur le Code du travail

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Selon une étude menée par Petite-entreprise.netportail destiné aux dirigeants de TPE, 37% des entrepreneurs considèrent que s’ils devaient revoir le Code du travail, ils donneraient plus de liberté sur le contrat de travail entre le salarié et le chef d’entreprise. Pour autant, les dirigeants de TPE ne souhaitent pas à l’unanimité un système à l’anglo-saxonne, où la gestion des embauches et des licenciements serait calée sur l’activité de l’entreprise : 48% ne sont pas d’accord avec cette option. A noter que l’idée de « faciliter le licenciement » n’apparait comme une priorité que pour 10% des dirigeants interrogés : le Code du travail doit faciliter l’embauche et les relations avec le salarié avant toute chose.

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Esker, les propositions de son Président pour les PME : c’était dans le Business Club (podcast)

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Au sommaire du Business Club de France diffusé sam 27/10 à 7h et dim 28/10 à 15h

Pour écouter ou réécouter l’émission :

[audio http://podcast.bfmbusiness.com/channel151/20121029_club_1.mp3%5D

ESKER avec Jean Michel Bérard, Président Fondateur 

Esker  est un des principaux éditeurs mondiaux de solutions d’automatisation des processus documentaires et de dématérialisation des documents de gestion.S’adressant à tous les acteurs de l’entreprise, ses solutions en nuage (Cloud Computing) permettent aux entreprises d’automatiser et de dématérialiser la réception, le traitement et l’envoi de leurs documents : factures fournisseurs, bons de commandes, factures clients, lettres de relances, bulletins de paie, courriers commerciaux et marketing, etc.Esker aide ainsi les entreprises à éliminer le papier et sa manipulation de leurs processus de gestion, tout en améliorant leur productivité, leurs cycles de gestion et leur impact environnemental.Les solutions d’Esker sont utilisées par plus de 80 000 entreprises dans le monde telles que Adecco, EDF, Entremont, Flammarion, Lafarge, Manpower, Thomson Reuters, Samsung ou encore Whirlpool, ainsi que par des ETI.

Avec un chiffre d’affaires de 36,3 millions d’euros en 2011, Esker se positionne comme le 21ème éditeur de logiciels français et 3ème en région Rhône-Alpes.

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Mieux connaitre Esker :

http://youtu.be/e1naQ2HdT2o

Jean Michel Bérard.  Au delà de l’actualité de son entreprise, du voyage avec le Premier Ministre en Asie du Sud Est qu’il nous raconte dans l’émission, il revient sur les principaux points de la tribune qu’il vient de publier et que vous pouvez retrouver Esker_Tribune Libre PME_VF en intégralité.

Parmi les points forts que nous avons retenus :

Face à la loi et aux contraintes administratives, les entreprises grandes ou moyennes sont traités de la même manière mais cette égalité de façade s’efface totalement lorsqu’il s’agit d’activités économiques.

De nombreuses petites « Grandes Ecoles » irriguent parcimonieusement le sommet de la pyramide des entreprises françaises avec leurs jeunes diplômés. 400 polytechniciens sont produits avec constance chaque année. Leur effectif n’a pas augmenté depuis 50 ans malgré le doublement de la population française.

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La commande publique française n’est accessible aux PME qu’au prix de coûts commerciaux prohibitifs. Elle oblige nos équipes commerciales à travailler trois à cinq fois plus pour un appel d’offre public que pour une affaire commerciale privée, sans avoir jamais la certitude que le projet sera finalement réalisé. Les règles de transparence apparente empêchent également les entreprises moyennes de mettre en valeur leur savoir-faire et leur contribution à l’économie locale. Le diktat du moins disant financier favorise les grands groupes rompus aux arcanes de la commande publique et pouvant activer des réseaux conduisant très souvent à la fuite des emplois hors de France.

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De leur côté, les grandes entreprises françaises pourraient être un facteur formidable de développement des ETI, y compris à l’international où, comme chacun sait, se déroule la vraie compétition pour la création de valeur et la croissance. Les grands groupes allemands appliquent parfaitement ce principe, et appuient fortement leurs succès internationaux sur un tissu de partenaires impliquant directement de nombreuses ETI et PME qui font à la fois leur force et leur capacité d’innovation. A l’opposé, les grands groupes français sont généralement hermétiques à l’offre des PME nationales et préfèrent travailler avec d’autres grands acteurs. Cela contraint les PME à ne vendre qu’à d’autres PME.

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ESKER – performance

Le chiffre d’affaires d’Esker, au troisième trimestre 2012, a progressé de 10% à taux de change courant et de 4% à taux constant, à 9,9 millions d’euros.

Cette performance dans un contexte économique difficile s’explique
par une demande toujours soutenue des entreprises pour les solutions de dématérialisation (+7%) et l’évolution favorable de la parité euro/dollar.

Le bon niveau des ventes sur ce troisième trimestre, associé à des investissements maitrisés et à une hausse du dollar, permettra à Esker de dégager un résultat d’exploitation en progression par rapport à la même période en 2011.

La récurrence du chiffre d’affaires qui représente plus de 72% des ventes, le rythme de signatures des nouveaux contrats et l’appréciation du dollar doivent permettre à Esker d’afficher une croissance de l’ordre de 10% sur l’ensemble de l’année ainsi qu’une progression du résultat opérationnel.

2012 CercleFinance.com

Dirigeants d’entreprise : êtes-vous un pigeon ? Un moineau ? Un mouton ?

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Pigeon, Moineau, Mouton … On commence à s’y perdre un peu…

Le mouvement des pigeons dépasse désormais les 70 000 fans, mais visiblement ils n’ont pas convaincus les moineaux (mouvement des jeunes entrepreneurs – lire tribune ci-dessous) ni la CGPME  qui se lance aussi, avec le mouvement des moutons devant les locaux de RSI (voir vidéo).

Seulement voilà, j’ai eu l’occasion de m’entretenir avec beaucoup de patrons, je les ai même incité à se regrouper pour parler d’une voix forte ! Aujourd’hui je m’y perds un peu, et je crains que cela ne fasse que brouiller davantage leurs messages. D’autant qu’il a beaucoup à faire … et pas seulement sur le plan fiscal. Donner de l’air aux entrepreneurs… 

Michel PICOT 

Les moutons : 

Mercredi  matin, au siège du RSI, a eu lieu une opération « coup de gueule » des chefs d’entreprise excédés par les dysfonctionnements répétés du régime (appels à cotisations injustifiés, absence de réponses aux recommandés, Carte Vitale non délivrée). Ils ont investi le siège du RSI aux cris de : « on n’est pas des moutons, on est des patrons ».


L’augmentation massive des prélèvements sociaux sur les travailleurs indépendants, prévue dans le PLFSS, vient renforcer le sentiment d’exaspération et ce d’autant plus que cette augmentation a été ratifiée par l’équipe actuelle au sein du RSI.

Ceux qui prennent des risques pour créer l’emploi, ceux qui souffrent particulièrement dans la crise économique actuelle ne peuvent accepter des prélèvements supplémentaires à hauteur de plus de 1,1 milliard d’euros en 2013.

Alors que se déroulent les élections au RSI, la CGPME appelle les cotisants à soutenir les listes « Agir ensemble — Agir pour vous », et ce afin de rétablir l’ordre dans le fonctionnement du régime et de mettre fin à la gabegie actuelle.

Les moineaux 

… Nous saluons la prise de conscience nationale de la cause des entrepreneurs qu’a notamment permis le mouvement des pigeons. Mais nous sommes également convaincus que leurs représentants ne nous représentent pas !

Nous ne sommes ni investisseurs, ni patrons. Nous dénonçons le rapprochement des pigeons avec les associations patronales et notamment avec le MEDEF. La perspective de la taxation des plus-values est aléatoire et encore lointaine pour nous ! Nous sommes simplement de jeunes entrepreneurs, ayant bien souvent renoncé à un emploi stable et confortablement rémunéré, pour prendre des risques et innover. Pas des pigeons donc, de simples moineaux.

Notre richesse, c’est nos idées. Nous avons à peine 20 ans pour les plus jeunes, travaillons 60 heures par semaine, et sommes pour les plus chanceux payés au SMIC. Nous sommes tous unis par notre soif de « changer le monde » à travers nos entreprises en offrant des produits et services innovants. Nous essayons modestement de transformer ces idées en emploi et de participer au rayonnement de la France…

Lire la tribune des Moineaux ici : (pdf)  Tribune-Moineaux

Les pigeons : 

MANIFESTE DES PIGEONS – 01/10/12

Nous partîmes cinq cents; mais par un prompt renfort
Nous nous vîmes trois mille en arrivant au port,
Tant, à nous voir marcher avec un tel visage,

Les plus épouvantés reprenaient de courage !Ces quelques vers de Corneille expliquent assez bien comment notre mouvement est né.

[…]

Nous avons en revanche des revendications claires.

Après un dialogue nourri ce week-end entre entrepreneurs sympathisants, nous souhaitons maintenant que l’actuel Projet de Loi de Finances soit amendé et que les mesures qui condamnent à mort l’économie et la croissance de notre pays soient supprimées, à savoir:

1/ La taxation à plus de 60% des plus-values de cession de nos entreprises qui se voient en l’état alignées sur le barème de l’Impôt sur le Revenu.

2/ L’augmentation assassine des charges sociales pour les auto-entrepreneurs désormais alignées sur les autres statuts d’entrepreneurs individuels.
L’intégralité du manifeste ici

Futurallia Lille 2012 : coup d’envoi jeudi 28 juin et c’était sur BFM avec Doublet SA – Dewdrops – Lemaitre Demeestre. Dans l’émission aussi :Cabarey – Qunb -Sketchfab – Beansight – Flip My Look – Lemon Tri –

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Ecouter ou réécouter Le Business Club de France diffusée sur BFM Business (radio) samedi 26/5 et dimanche 27/5 2012

Futurallia Lille 2012 – Les CJE Awards

Comment faire pour que nos PME exportent plus ?

Les 27, 28 et 29 juin se déroulera à Lille le forum International  Futurallia dont l’objectif est de favoriser les rencontres « business » entre chefs d’entreprise français et 600 dirigeants venus du monde entier. Est-ce une bonne solution pour motiver nos PME à aller sur le marché international ?

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C’était sur BFM (radio) Tout tout tout sur le pâté Hénaff avec Loïc Hénaff

Publié le Mis à jour le

C’était sur BFM (radio) les  2 et 3 juin 2012 dans Le Business Club de France 

[audio http://podcast.bfmbusiness.com/channel151/20120604_club_1.mp3]

Avec Loïc Hénaff, Directeur général des Pâtés Hénaff

En 1907, Jean Hénaff, alors simple paysan breton, imagine et fait construire une conserverie réservée à la production locale de petits pois et de haricots verts. Il le fait pour permettre aux agriculteurs de vendre localement leur production, et limiter l’exode dont souffre alors le Pays bigouden en créant des emplois.

Sept ans plus tard, pour combler l’inactivité en basse saison, il se lance dans la production de pâté et le paysan-conserveur fait alors une découverte étonnante, en associant notamment les morceaux les plus nobles du porc (jambons et filets) à un savant mélange d’épices, il crée une recette gourmande inédite. C’est la naissance du fameux Pâté Hénaff déjà dans sa boîte bleue et jaune, qui va faire la renommée de notre Maison.

105 ans plus tard. Nous sommes en 2012. les Pâtés Hénaff, en chiffres… (Découvrez Hénaff, son histoire, son fonctionnement dans la vidéo en bas de l’article. Reportage de 25mn très instructif) 

  • Hénaff est  Leader sur le marché des pâtés et rillettes appertisés depuis plus de 10 ans avec 27% de parts de marché
  • Dispose d’une Usine de 19 000 m2 et son propre abattoir (40 000 porcs traités par an)
  • CA 2011 : 42,8 millions d’euros (+ 5,2 % par rapport à 2010)
  • > Part du pâté dans le CA : 44% – 35 millions de boîtes vendues par an – progression de 1% par rapport à 2010
  • > Autre produit phare : saucisse : progression de 11% par rapport à 2010
  • Export : 
  • > 5% à l’export (+12% en 2011) : Asie, Russie, Afrique, Brésil, Australie
  • > 200 000 boîtes de pâté Hénaff vendues aux Etats-Unis en 2010
  • Effectifs : 217 (+ 17% en 6 ans)

Notoriété de la marque…

99% taux de notoriété dans le Grand Ouest, 47% dans le reste de la France

70 000 fans sur leur page facebook

Un Club des amoureux du Pâté Hénaff : 6000 membres  dont plus de 80 personnalités (navigateurs, sportifs, écrivains, grands chefs, artistes).

Hénaff est même mentionné dans La Bretagne pour les Nuls (environ 15 000 exemplaires vendus depuis sa sortie il y a 1 an)

Les différentes recettes du Pâté Hénaff… (et oui, on peut aussi le cuisiner) Voici le croque madame par le chef Thierry Breton.

Thierry Breton nous reçoit dans son restaurant chez Michel. Il nous prépare un croque madame revisité au Pâté Hénaff.

Dans l’actualité… 

Un CA en hausse dans un contexte particulièrement difficile :

En 2011 la viande de porc a augmenté de + 14,3%.

Les hausses concernent aussi les énergies, métaux et matériels indispensables à l’activité. Globalement, ces hausses qui varient de + 10% à + 200% sont particulièrement difficiles à gérer.

Mais Hénaff continue de travailler sur l’international (+12 %) dans un contexte réglementaire de plus en plus complexe : « C’est lourd, lourd, lourd. Mais on arrive à franchir les frontières. »

Hénaff au Viêt Nam ? Pub 

Et puis.. Loïc Hénaff ? 

Outre l’amélioration de ses recettes et l’apparition de sa gamme bio, l’innovation faite en 2011 sur les packagings semble payante. Ses verrines en verre recouvertes d’un habillage en plastique rétractable avec l’utilisation d’un code couleur valorisent ses produits. On y retrouve notamment la terrine de campagne Label Rouge ainsi que la terrine de campagne et les rillettes Bio.

Le consommateur peut rapidement identifier la segmentation avec le vert pour le bio, le rouge pour les « Classiques » et le gris et or pour les « Gourmets ». Le produit est visible par un bandeau transparent dans l’habillage.

Ce renouveau dans le packaging ne s’arrête pas là, on constate une diversification des formats dans le segment des pâtés et rillettes. Un autre produit phare de Hénaff, les saucisses, n’est pas en reste avec l’apparition d’un emballage mono-matériau en PET.

Le travail effectué sur la charte graphique et les matériaux permet à la marque historique du pays bigouden de rester dynamique sur son marché et de conquérir de nouveaux clients.

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Tout Hénaff en vidéo…