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Les TPE-PME face au nouveau président. Avec Patrick Robin, Jean-Marc Barki, Bruno Grandjean et Guillaume Cairou. C’était au Business Club

Publié le Mis à jour le

1439987182_tpe-pme.pngLogo-BFMBusiness-sans-contourAu Business Club de France

Uniquement sur BFM Radio! 

→ Diffusion : samedi 13/5/2017 à 7h | dimanche 14/5/2017 à 14h

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TALK 1: LES TPE-PME face au président

TALK 2Le rendez-vous du Médiateur des Entreprises, avec Pierre Pelouzet


DOSSIER SPÉCIAL

QU’ATTENDENT LES TPE-PME DU NOUVEAU GOUVERNEMENT? 

NOS INVITÉS:

  • Jean-Marc Barki, président de Sealock
  • Patrick Robin, Managing partner (associé) Avolta Partners
  • Guillaume Cairou, PDG de Didaxis et Président du Club des Entrepreneurs
  • Bruno Grandjean, président de Redex et président de la Fédération des industries mécaniques (FIM) depuis juin 2016

(Ré)écouter et télécharger cette émission:

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De gauche à droite: Patrick Robin / Michel Picot / Bruno Grandjean / Jean-Marc Barki / Guillaume Cairou

Patrick Robin: « On a un président qui sait ce qu’est la micro-économie, qui met en valeur le goût du risque, l’entrepreneuriat. Je pense qu’on va avoir un gouvernement avec lequel on peut discuter ».

Bruno Grandjean: « On vient de vivre une campagne schumpétérienne, avec un changement de modèle. Selon moi, il y a un travail de pédagogie à faire au sujet de l’industrie. On n’est plus au XIXème siècle, il faut adapter le droit du travail »

Jean-Marc Barki: « La baisse de l’IS est un message fort. Si on se débrouille bien on peut reconstruire notre tissu industriel mais il faut redonner confiance aux entrepreneurs ».

Guillaume Cairou: « Les Français attentent qu’on leur permette d’aller plus loin. Les réformes structurelles vont devoir être faites très rapidement »

Macron président: sept mesures fortes pour le salarié et l’entreprise (Les Echos)

12432133.jpgRéforme du marché du travail, refonte des rapports entre les entreprises et l’administration: rendez-vous est donné dès les premiers jours de son mandat pour amorcer les changements annoncés qu’il espère voir entrer en vigueur à l’automne.

Le nouveau président est en effet un homme pressé. Après une « concertation » avec les partenaires sociaux, sans doute dans les semaines qui viennent, il devrait présenter un projet de loi d’habilitation devant l’Assemblée nationale. Voici ses chantiers prioritaires.

1. Primauté de l’accord d’entreprise

 Emmanuel Macron a affirmé à plusieurs reprises son souhait de modifier rapidement le code du travail et d’aller plus loin que la loi Travail portée par Myriam El Khomri en 2016.

La loi ne fixera plus que les grands principes. La durée légale du travail, la protection syndicale, le salaire minimum ou encore la lutte contre la discrimination seraient des règles de base absolument intangibles. Aucun accord d’entreprise ne pourrait y déroger et être moins-disant pour le salarié.

Pour d’autres domaines – la liste complète n’est pas encore arrêtée et dépendra de la future consultation avec les partenaires sociaux, assure l’entourage du président de la République -, la signature d’accords d’entreprises ou de branches pouvant déroger à la loi serait possible.

Depuis la loi Travail, seule la question du temps de travail est concernée par cette inversion de la hiérarchie des normes. La conclusion d’accords majoritaires d’entreprise permet une organisation spécifique. Le projet d’Emmanuel Macron est d’étendre cette possibilité à d’autres thématiques comme le salaire ou les conditions de travail.

2. Plafonnement des indemnités prud’hommes

Pour Emmanuel Macron, les indemnités aux prud’hommes sont l’un des blocages du marché du travail. Ministre, il avait tenté de mettre en place un système d’encadrement de ces indemnités perçues par les salariés en cas de licenciement abusif.

Retoquée par le Conseil constitutionnel, la mesure fait à nouveau partie de son programme. Emmanuel Macron espère instaurer un barème précis du montant des indemnités avec un plancher et un plafond pour les licenciements sans cause réelle et sérieuse. « Le plancher permettra de protéger les droits des employés, le plafond donnera aux entreprises une visibilité et une assurance qui permettront de lever les freins à l’embauche en CDI. » L’ensemble prendrait en compte l’ancienneté du salarié.

3. Fusion automatique des instances représentatives

La délégation unique du personnel ou DUP existe depuis 1993 et permet de rapprocher les délégués du personnels et les élus du comité d’entreprise. Depuis la loi Rebsamen, cette possibilité a été étendue aux entreprises jusqu’à 300 salariés et élargie aux prérogatives du CHSCT. Chaque instance conserve ses particularités. Emmanuel Macron, lui, souhaite que toutes les entreprises puissent recourir à la DUP, quelle que soit leur taille, au nom d’un « dialogue social plus efficace ». »Nous allons certainement prendre le contre-pied de ce que propose la loi Rebsamen, explique l’entourage d’Emmanuel Macron. L’idée serait que ce regroupement d’instances se fasse automatiquement, sauf si les entreprises souhaitent expressément conserver chacune d’entre elles. »

4. Référendum à l’initiative de l’employeur

La loi El Khomri a mis en place un nouvel outil dans les mains des syndicats: le référendum d’entreprise. Si un accord d’entreprise n’est pas validé à la majorité mais qu’il a été signé par l’employeur et des syndicats ayant recueilli plus de 30% des suffrages exprimés au premier tour des dernières élections, ces derniers peuvent demander une consultation des salariés.

Le nouveau président de la République veut pousser la logique un cran plus loin et permettre aux employeurs d’initier ces référendums eux aussi. A condition, là aussi, que l’accord ait été validé par les syndicats représentant 30% des voix.

La mesure pourrait crisper des syndicats, qui n’ont jamais caché leur hostilité à cette possibilité. Lors des débats au Sénat sur la loi Travail, les sénateurs avaient tenté d’introduire cette disposition, qui avait ensuite été retoquée par les députés.

5. Instauration du droit à l’erreur

Autre chantier jugé prioritaire que celui de poursuivre le travail de « simplification » de la vie des entreprises. Le gouvernement sortant avait lancé un Conseil de la simplification, organe d’un grand choc de simplification promis aux entreprises et aux particuliers. Le président Macron, entend aller plus loin en changeant le fonctionnement de l’administration. Principale mesure annoncée: le droit à l’erreur.

Lorsque les services administratifs contrôleront les employeurs, ils ne les sanctionneront pas tout de suite. Il y aura donc une sorte de principe établissant une forme de bonne foi a priori. Ce sera en effet à l’administration de prouver que l’erreur a été commise intentionnellement. Un entrepreneur qui oublie de faire une déclaration aux Urssaf, par exemple, ne sera pas sanctionné immédiatement. Seule exception: les matières relevant du droit pénal.

« Le coeur de la mission de l’administration ne sera plus la sanction mais le conseil et l’accompagnement », a expliqué Emmanuel Macron lors de la présentation de son programme en 2017. Une mesure semblable avait été portée par deux députés (Bernard Gérard et Marc Goua) en mai 2015, mais n’avait jamais vu le jour. Elle est reprise par le nouveau président de la République.

6. Gérer l’inflation des normes

Voilà qui devrait rassurer les chefs d’entreprises écrasés par le poids des normes. Le chef de l’Etat fraîchement élu compte supprimer les normes liées à la transposition en droit national de directives européennes. Cela aboutit à une « surtransposition », qui alourdit et complexifie le corpus législatif.

Il souhaite aussi élargir la règle selon laquelle une norme est supprimée lorsqu’une nouvelle voir le jour aux textesfiscaux, sociaux ou touchant au droit du travail. Inspirée du principe anglo-saxon du « One in, one out« , elle a été mise en place en sous le quinquennat de François Hollande mais elle ne concernait que « la réglementation issue de l’activité réglementaire du gouvernement et pas les lois », explique le Secrétariat d’Etat à la Réforme de l’Etat et à la Simplification. Les textes relatifs au droit social ne sont pas non plus concernés. Emmanuel Macron entend changer élargir ce périmètre.

Tout comme pour le chantier du droit du travail, Emmanuel Macron souhaite, là aussi, procéder par ordonnance. Un projet de loi d’habilitation spécifique à ces mesures devrait donc être présenté aux députés « fin mai ou début juin », assure le nouveau président de la République.

7. Baisse de l’IS et suppression du RSI

A destination des entrepreneurs, l’ancien locataire de Bercy a aussi promis une stabilité fiscale: aucun impôt ne serait modifié plus d’une seule fois durant le quinquennat. Il entend transformer le CICE « en allègement de charges pérenne pour toutes les entreprises » et souhaite réformer l’impôt sur les sociétés et le ramener à 25% tout en conservant le taux réduit de 15% pour les PME.

Autre mesure forte: il devrait supprimer le RSI dans sa forme actuelle et « l’adosser » au régime général en y ouvrant un guichet spécifique. Un projet lourd qui devrait cependant voir le jour plus tard.

⇒ REDEX, avec Bruno Grandjean, président

Logo-REDEX-orangeActivité: Production de pièces et d’équipements industriels de mécanique fine et de précision (sidérurgie, la métallurgie, la robotique, la machine-outil et l’imprimerie)

  • Siège social: Ferrières-en-Gâtinais, près de Montargis (Loiret)
  • Créé en: 1949
  • CA: 50 millions € en 2016
  • Effectif: 350

Cette pépite de l’industrie française exporte 90% de sa production (BFM Business)

Alors que la France a creusé son déficit commercial en 2016, certaines ETI affichent une vraie culture de l’exportation. Dans l’industrie de la mécanique, Redex, avec ses 350 salariés, exporte mondialement jusqu’à 90% de sa production.

Le déficit commercial record de 48 milliards d’euros en 2016 ne doit pas occulter le succès de certaines entreprises de taille moyenne qui ont axé toute leur stratégie sur l’international. C’est le cas de Redex, une ETI de 350 salariés. Cette société enracinée dans le Loiret (45) apporte sa (modeste) contribution à l’export grâce à son activité industrielle tournée vers l’international, où elle réalise de 80 à 90% de son chiffre d’affaires.

Capture d’écran 2017-05-09 à 15.14.40.pngL’entreprise a, depuis ses origines en 1949, pour spécialité la mécanique fine et de précision. Sa production, issue pour l’essentiel de deux usines françaises, concerne des pièces et des équipements industriels destinés aux usines travaillant les métaux (métallurgie, sidérurgie,…). Son savoir-faire tient dans la mise au point, au micron près, d’équipements destinés à l’industrie lourde.

Redex allie le « made in Germany » au « made in France »

Redex est reconnue dans le monde entier pour le laminage de fil de cuivre. Elle assure ainsi le bobinage des moteurs électriques des TGV d’Alstom. « Notre savoir-faire industriel se situe très en amont. Nos clients ont en général des usines et des machines comme des laminoirs » explique Bruno Grandjean, le PDG.

Aux commandes de cette ETI depuis 2004, il est le petit-fils du fondateur de Redex. L’entreprise, non cotée, reste familiale. Elle affiche un chiffre d’affaires annuel 50 millions d’euros en 2016. À comparer aux 20 millions d’euros annuels, lorsque Bruno Grandjean en a pris les rênes, il y a 12 ans.

Cette croissance s’explique aussi par une acquisition stratégique réalisée en 2011. Redex a racheté un industriel allemand, Bühler Würz, qui fabrique des laminoirs. Elle a ainsi ajouté la renommée du label « made in Germany » à sa palette pour muscler sa stratégie à l’international.

L’HISTOIRE DE REDEX

Redex a fêté ses 65 ans en 2014 (La République du Centre)

(…) Cet anniversaire a été l’occasion de donner à une rue de la zone d’activités de Ferrières le nom de Paul Defontenay, le créateur de l’entreprise.

Né en Seine-et-Marne, en 1913, il a été un élève brillant, cultivé et doué pour le dessin. Il intègre l’école des Arts et Métiers de Châlons-sur-Marne en 1930 et sort major de sa promotion en juin 1933. En 1939, il est mobilisé puis s’engage dans le mouvement de Forces Françaises Libres et participe en 1943 à la création du groupe de résistance de sa région. Ses actions pendant la Libération lui valent la croix de guerre 1939-1945.

Concepteur de machines-outils, il crée Redex à Ivry-sur-Seine, en 1949, pour exploiter le brevet de son invention : associer par liaison thermoplastique les pièces centrales d’un réducteur. En 1971, son entreprise déménage à Ferrières pour mieux répondre à sa forte croissance. Paul Defontenay disparaît les 5 avril 1981. Actuellement, c’est son petit-fils, Bruno Grandjean, qui dirige l’entreprise depuis 2005. Ingénieur et diplômé de l’Université de Stanford (États-Unis), possesseur de plusieurs brevets, il est membre actif de l’Institut Montaigne et a contribué à plusieurs de ses récents rapports.

Bruno Grandjean (Redex): La fiscalité des entreprises est «cul par-dessus tête» (L’Opinion)

L’industrie est trop absente de la campagne présidentielle, déplore le chef d’entreprise

(…) Alléger la charge qui pèse sur le secteur privé est la condition nécessaire, indispensable à la compétitivité des entreprises exportatrices et de celles confrontées à la concurrence étrangère sur le marché extérieur.

Notre fiscalité, et même au-delà notre système de valeurs, est « cul par-dessus tête ». Nous taxons la valeur ajoutée avant le bénéfice, défendons les rentes plus que le risque, chérissons ceux qui vivent des monopoles ou à l’abri des normes et règlements plus que ceux qui exportent et se confrontent à la compétition internationale.

Face à un tel diagnostic, il faut bien entendu prendre de façon urgente des mesures pour améliorer la situation. Mais la solution n’est pas simple. L’allégement du fardeau fiscal des entreprises privées est la première des mesures, elle ne sera cependant pas suffisante. Il nous faudra aussi renouer avec l’esprit d’entreprise, l’innovation, la prise de risque et l’investissement. Et aussi, ce qui me paraît crucial, nous devons sortir de la défiance et de la conflictualité pour refaire partager le goût du progrès, recréer un projet partagé.

Enfin, je regrette que l’on ne parle pas assez de la situation de l’industrie dans cette campagne présidentielle. L’industrie et le secteur exposé sont aux avant-postes, dans les tranchées de la guerre économique que représente la mondialisation. Les trois quarts des exportations se font grâce aux produits industriels. D’ailleurs, pour parler d’une économie avancée, on parle d’un pays… industrialisé.

Ce qui se joue aujourd’hui, c’est le modèle de société que nous voulons : un pays condamné aux seconds rôles comme le décrit Michel Houellebecq dans La Carte et le territoire ? Ou bien le rebond d’une industrie du futur tirant parti de la révolution numérique, métissant les technologies et intégrant des services à haute valeur ajoutée ? Voilà un véritable débat de fond, il est encore temps de lui donner toute sa place dans les 40 derniers jours de cette campagne présidentielle.

⇒ DIDAXIS, avec Guillaume Cairou, PDG

didaxis_logo_2Activité: un des leaders français du portage salarial

  • Siège social: Paris
  • Date de création: 2004
  • CA: 90 millions € – 2300% de croissance sur les 5 dernières années
  • Effectif: 6500
  • 35 bureaux en France et à l’étranger

Pionnier des nouvelles formes d’emploi, Didaxis-Hiworkers a permis à plus de 10 000 travailleurs indépendants de créer leur activité dans plus de 750 métiers. Au total, plus de 50 000 missions ont été réalisées au sein de notre communauté de talents.

Dans Sud-Ouest

Le système du portage salarial, encore peu utilisé en France, est appelé à se développer. Pour preuve, Didaxis, leader français du secteur, avec un chiffre d’affaires de 90 millions d’euros, ambitionne d’embaucher plus de 4 200 collaborateurs cette année dans toute la France.

Didaxis, leader français du portage salarial, pourrait bien devenir demain une licorne des nouvelles formes d’emploi. Créée en 2004 par Guillaume Cairou, la société affiche 2 300% de croissance sur les cinq dernières années et réalise désormais un chiffre d’affaires de près de 90 millions d’euros, grâce à ses 6 500 collaborateurs actifs et 35 bureaux en France et à l’étranger.

En Europe, le portage salarial est en plein essor, à l’image du nombre d’indépendants, qui a progressé de 85% au cours des dix dernières années. Il a déjà séduit plus de 7 millions de personnes. « À horizon 2027, plus d’un million d’emplois pourraient être créés par Didaxis et les principaux acteurs du portage salarial. Ce dispositif d’avenir répond pleinement aux enjeux de l’ubérisation et de l’économie à la demande. Didaxis table sur un chiffre d’affaires de 500 millions d’ici 10 ans », avance Guillaume Cairou. « Le travail indépendant sera le prochain moteur de l’économie française« , assure-t-il.

4 200 nouveaux collaborateurs recherchés en 2017

Porté par cette dynamique, le groupe Didaxis ambitionne de recruter 4 200 collaborateurs sur 700 métiers en 2017, principalement des responsables de centre de profit, managers de transition, coachs en orientation, formateurs, spécialistes de l’accompagnement des start-up, professionnels du bien-être, spécialistes de l’économie sociale et solidaire, experts en cybersécurité et en big data, consultants en ressources humaines, développeurs mobile software et services, négociateurs immobilier, commerciaux, experts construction, etc.

« La Nouvelle Aquitaine est particulièrement dynamique pour nous : plus de 10% de nos talents ont été recrutés en 2016 dans cette région – soit environ 375 recrutements »

« Le portage salarial répond à un fort besoin de flexibilité des entreprises, qui souvent peinent aussi à trouver la bonne personne sur des compétences pointues, et s’avère une alternative durable au salariat traditionnel qui permet aux travailleurs indépendants de bénéficier des avantages du salariat  (droit au chômage, mutuelle, droit à la formation, au régime général de la sécurité sociale…), tout en exerçant leurs activités en complète autonomie. Sans avoir de plafond de revenus comme pour les auto-entrepreneurs », met en avant Guillaume Cairou. Autre intérêt, « c’est une solution 20 % moins cher que l’intérim », souligne Fabien Volson, directeur général délégué du groupe Didaxis.

Concrètement, il met en relation trois entités : l’entreprise portée, le salarié et la société de portage. Le contrat peut être en CDD (maximum 36 mois, mais renouvelable) ou en CDI. Ceci étant, ce statut ne concerne qu’une partie de la population active. En l’occurrence les cadres, puisque les activités touchées par le portage salarial relèvent avant tout de prestations intellectuelles. « Il intéresse aussi de plus en plus des retraités », observe-t-il.

(…) Il ne s’agit pas pour autant de créations nettes d’emplois, puisque « les talents, qui viennent chez nous, amènent leurs clients. Mais, nous pouvons les aider à développer leur réseau et à se vendre au bon prix du marché », rappelle Fabien Volson.

Logo-CdE.pngLE CLUB DES ENTREPRENEURS

Le Club des Entrepreneurs, composé de plus de18 000 membres, est dédié à tous les entrepreneurs qui souhaitent se retrouver dans un cadre convivial pour échanger autour de problématiques communes, partager les bonnes pratiques entre professionnels et élargir leur réseau.

Les 5 propositions du Club des Entrepreneurs pour encourager les Français à entreprendre

Adopter un véritable Small Business Act à la française…

… contenant une première batterie de mesures en faveur de l’entrepreneuriat.

Votée en juillet 1953 aux États-Unis, le Small Business Act est une loi du Congrès des États-Unis visant à favoriser les petites et moyennes entreprises dans le tissu économique du pays. Une initiative, louable de l’autre côté de l’Atlantique, qui tarde pourtant à faire son chemin en France. Le Club des Entrepreneurs préconise ainsi le vote d’une nouvelle grande loi dans les premiers mois du nouveau quinquennat, incluant notamment la création d’un guichet unique rassemblant les aides financières et les propositions d’accompagnement des TPE/PME.

“Ce Small Business Act intégrera aussi non seulement l’obligation de réserver 60% des marchés publics aux TPE/PME. Il permettra aussi une meilleure implication de celles-ci dans l’élaboration des normes en France et en Europe. Dans un cas comme dans l’autre, l’innovation, atout maître de nombreuses petites et moyennes entreprises, doit et peut être favorisée”, précise le Club des Entrepreneurs.

Faire de l’entrepreneuriat une priorité nationale…

… en l’enseignant dès le secondaire comme une véritable langue vivante !

Entreprendre, ça s’apprend. C’est en partant de ce constat que le Club des Entrepreneurs propose aux candidats de mettre en place un plan de sensibilisation et de formation à la création d’entreprise, à l’université mais également dans le cadre de l’enseignement secondaire général et technologique.  En somme : placer l’entrepreneuriat au coeur du socle commun de connaissance et de compétences.

Une action qui devra être accompagnée d’une grande campagne de communication nationale, qui “pourra notamment s’appuyer sur des success stories sous la forme de témoignages vidéo courts et à fort impact”, conclue le Club des Entrepreneurs.

Diminuer le taux de disparition des jeunes sociétés…

… en généralisant l’exonération totale de charges sociales pour les 3 premières années d’activité.

Pour cette mesure, le Club des Entrepreneurs propose non pas d’augmenter le nombre d’entreprises créées chaque année en France (50% des nouvelles sociétés disparaissent avant d’atteindre 12 mois), mais surtout d’assurer leur pérennité, notamment en renforçant et en généralisant les dispositifs permettant l’exonération de charges sociales pour toutes les startups, “sans distinction pendant les 3 premières années”.

Renforcer le capital-risque à la française…

… afin de répondre aux besoins de financement des entrepreneurs et de leurs structures.

Si la France peut se targuer de se positionner sur le podium des nations les plus actives sur le financement des startups, les montants investis dans l’hexagone sont aujourd’hui 25 fois moins importants qu’aux États-Unis. L’idée ? Favoriser l’investissement des particuliers dans les PME, notamment grâce à une fiscalité plus stable et surtout plus incitative.

“Les chefs d’entreprise et entrepreneurs à succès pourront aussi réinvestir plus facilement leurs prots dans l’écosystème de startup et de TPE/PME et apporter ainsi leur expertise et une forme de coaching que ne peuvent pas forcément apporter des profils financiers classiques“, explique le Club des Entrepreneurs.

Fluidifier les parcours entre salariat et entrepreneuriat…

… en encourageant le développement de nouvelles formes d’emploi.

Alors que de nombreux projets d’entreprises, confrontés aux difficultés administratives et fiscales liées au statut d’entrepreneur, tombent à l’eau avant même d’avoir pu voir le jour, le Club des Entrepreneurs recommande ici de faciliter le recours au portage salarial, afin de permettre à des salariés et demandeurs d’emploi de bénéficier d’un accompagnement à la création de leur propre activité tout en gardant la protection sociale du salariat.

Le Club des Entrepreneurs estime ainsi que plus de 1,3 million d’entrepreneurs individuels pourraient émerger grâce au portage salarial.

⇒ AVOLTA PARTNERS, avec Patrick Robin, Managing partner

60L5DXMz.jpgAvolta Partners, créée en 2012, est une banque d’affaires qui conseille des jeunes entreprises innovantes et en forte croissance.

Son métier consiste à mener des opérations de capital : levée de fonds.

Pour mieux servir ses clients, Avolta Partners propose des offres différentes en fonction des besoins précis de chacun de ses clients : Avolta Start pour les premieres augmentations de capital, Avolta Ventures pour les Series A/B avec des fonds d’investissement en capital risque, Avolta Corporate pour accompagner les direction Innovation des grandes entreprises dans leur programme d’Open Innovation et Avolta Network pour sourcer et recommander les meilleurs partenaires pour nos clients.

C’est la banque d’affaires la plus active en 2016

10 levées de fonds pour 32 M€: Cityscoot, Orangemarine, Hesus, Smartangels, ECL Direct, Qarnot Computing, Antvoice, La the box, Horsecom, Educlever.

(Ré)écoutez notre interview de Patrick Robin sur Avolta Partners:

startup-kYAF-621x414@LiveMint

Interview Patrick Robin – Avolta Partners : « Start-up & valorisation : gagner en maturité » (IT Espresso)

La banque Avolta Partners, dont Patrick Robin est associé, a publié un guide pour calculer la valorisation des start-ups afin de rendre l’exercice plus transparent et ré-équilibrer les discussions avec les investisseurs.

Combien vaut une start-up ? Une question lancinante pour les fondateurs de jeunes pousses et les investisseurs.

Fin septembre, la banque d’affaires Avolta Partners a publié une étude pour tenter de modéliser l’approche en couvrant 11 secteurs IT (AdTech, FinTech, IoT, e-commerce, digital media, business services, consumer services, Clentech, MedTech/Biotech, retail, consulting) et neuf business models (souscription, commission, performance, hardware, e-commerce, retail, audience, service, recherche).

Avolta a retenu 2015 comme année de référence. Elle a scruté les levées de fonds effectués par 497 start-up représentant un volume d’investissement global de 1,8 milliard d’euros (dont 286 cas de start-up réalisant à boucler un tour de table dépassant le million d’euros).

« On a retiré la dimension d’amorçage qui est plus erratique et émotionnelle », évoque Patrick Robin, Managing Partner et co-fondateur d’Avolta (mais aussi serial-entrepreneur et pionnier de l’Internet). Puis la banque d’affaires a dégagé des modèles de valorisation par segment d’activité. Les fourchettes peuvent varier considérablement.

Dans la FinTech par exemple, la valorisation peut atteindre entre 9,8 X et 28,7 X le chiffre d’affaires. Pour les services aux consommateurs, c’est on évoque des multiples de 6 pouvant aller à 52X le CA. Pour le commerce électronique, c’est plus raisonnable : entre X 1,3 et X4,1 le CA. Les variables dépendent de plusieurs critères comme la taille du marché visé.

Pour évaluer la valorisation, Patrick Robin prodigue une règle informelle en tête : « Deux tiers de pre-money, un tiers de new money ». Décryptage pour les Nuls (y compris le retranscripteur des propos de Patrick Robin) : « Grosso modo, si tu veux lever un million d’euros, ta valorisation pré-money sera de 2 millions d’euros, soit 3 millions d’euros post-money. D’où 1/3 de new money pour 2/3 de valorisation. »

ITespresso.fr : Que cherchez-vous à travers cette étude sur la valorisation des start-up ?

Patrick Robin : C’est la première fois qu’une telle étude sort dans le secteur du private equity. Ce qui est étonnant car on travaille beaucoup sur la data. On entend toujours parler du montant levé par les start-up mais on parle rarement des valorisations.

Chez Avolta Partners, on établit des stratégies de levées de fonds autour de la data (celles que l’on détient, que l’on trouve sur le marché, celles de nos concurrents…) et cela nous semblait aberrant de ne pas creuser dans ce sens pour le compte des entrepreneurs.

Nous sommes également convaincus que le marché ne peut pas se développer s’il y a une asymétrie totale de diffusion d’information entre les parties. Les VC ont la data grâce à leur expérience et aux dossiers qu’ils prennent en main ou qu’ils voient passer. Ils ont leur propres data crunch pour déterminer des multiples, des méthodes et des valorisations.

Du côté des entrepreneurs, ils arrivent tout nus devant les VC. Il faut leur donner davantage de maturité sur ces questions-là. Ils doivent gagner en expertise. Cet état des lieux nous semble préjudiciable pour l’ensemble du marché. C’est un guide qui a vocation à rendre l’information plus symétrique et fluidifier les relations entre toutes les parties impliquées dans la levée de fonds.

De l’autre côté, je pense que les VC seront contents de trouver notre guide lorsqu’ils vont se retrouver en position de vendeur. (…)

ITespresso.fr : Est-ce naturel pour une start-up de se rapprocher de spécialistes de levées de fonds comme Avolta Partners ?

Patrick Robin : Pour une start-up qui prépare une série A ou B, je dirais oui. Parce qu’il y a un boulot de préparation, de conseil et d’accompagnement qui est important. De plus, le fait de lever 3 millions, 5 millions ou 15 millions d’euros est extrêmement phagocytant en termes de temps. Il faut que les entrepreneurs se concentrent sur leur business.

ITespresso.fr : Comment fonctionne la sélection des dossiers ?

Patrick Robin : Nous sommes dans une douzaine dans la banque : trois associés aux profils d’entrepreneurs [Patrick Robin, Philippe Rodriguez, Arthur Porré], un senior partner [avec Bruno Vanryb qui vient de rejoindre l’équipe], et des analystes pour cruncher la data en vue d’une approche plus « scientifique ».

Chaque lundi, les trois associés regardent ensemble les dossiers que nous estimons intéressants. Nous sommes assez sélectifs car nous sommes payés au success fee. On prend un risque avec l’entrepreneur. On examine une dizaine de dossiers par semaine à différents stades d’études. On en signe deux ou trois par mois. Avec derrière une véritable implication du partner. On réfléchit à la validation de la stratégie, du business model et du business plan.

Il peut arriver que l’on modifie l’approche avant d’aller faire la tournée des VC. Parfois, il vaut mieux y réfléchir deux fois au lieu de s’accrocher à une valorisation surréaliste. On va parfois même jusqu’au biz dev (business développement) pour nos clients. On les coache, on les pitche, on les suit aux rendez-vous avec des investisseurs.

On essaie de structurer les tours de financement de façon plus intelligente en utilisant l’equity comme effet de levier mais aussi pour faire des obligations convertibles, de la dette ou du leasing. Tout cela pour que les 10 millions éventuellement levés soient moins dilutifs.

ITespresso.fr : Vous utilisez quels outils de travail ?

Patrick Robin : On travaille sur une dataroom, qui s’appelle…Dropbox (sourire) mais en version sécurisée. On a numérisé tous les contrats via Concord. Pour le collaboratif, on utilise beaucoup Slack qui nous a sauvés face au volume étouffant de mails à gérer.

ITespresso.fr : Pour quel modèle économique ?

Patrick Robin : Toujours un « retainer » déductible du « success fee » qui est un pourcentage du montant levé. En fonction du niveau de financement atteint, on se situe dans la fourchette 6% à 3%. Plus le montant est important, plus le taux est bas. Et cela fonctionne par tranche. Un grand classique dans la banque d’affaires. (…)

⇒ SEALOCK, avec Jean-Marc Barki, président

sealock_logoActivité : Fabricant et formulateur de colles industrielles

  • Date de création : 1996
  • Siège social: Sallaumines (62)
  • 4 sites: Angleterre, France, Pologne et Russie
  • Prix, récompenses obtenus : Délais de Paiement (2014), trophée de la Performance Environnementale (2010)
  • Nb salariés 2017 :  22
  • CA 2016 : 5,3 M€ – 21% à l’export: Afrique du Sud, Belgique, Espagne, Italie, Luxembourg, DOM-TOM, Etas-Unis, Australie
  • 400 clients actifs dans les domaines des arts graphiques, de l’emballage, du bâtiment, de l’industrie automobile et de l’aéronautique. Pour l’assemblage de supports aussi divers que du papier, carton, bois, PE, PP, PET, Métal).
  • 1500 tonnes de colle par an
  • Signataire depuis 2011 de la Charte Relations fournisseur responsables fondée par la Médiation Inter-entreprises,  SEALOCK a reçu en décembre 2013 le label Relations Fournisseur Responsables.
  • Le 3 décembre 2013, SEALOCK a reçu le label d’état Relations Fournisseurs Responsables décerné par le Ministère du Redressement Productif et la Compagnie des Dirigeants et Acheteurs de France. Cette distinction, remise pour la première fois à 2 PME industrielles, distingue SEALOCK, seule entreprise du secteur de la chimie, pour la qualité de ses relations avec ses fournisseurs.
  • En juin 2014, Sealock a reçu le Prix des délais de paiement.

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ACTUALITÉ

  • Dernier investissement : ligne de pastillage pour le conditionnement des colles Hot-Melt sous forme de pastilles. Investissement d’1 M € pour une production qui jusqu’ici était sous-traitée
  • Sealock vient de racheter Delta Colles

HISTORIQUE

  • 1983 Création de SEALOCK Ltd par John YOUNG, à Andover (Angleterre)
  • 1996 Construction du site de SEALOCK SARL à Sallaumines (Nord-Pas de Calais/France)
  • 2003 Obtention de la certification ISO 9001, version 2000 (SEALOCK Fr)
  • 2006 Extension du site de Sallaumines
  • 2007 Acquisition de la société KRYSTAL NORPOL sp. Z o.o.
  • 2009 KRYSTAL NORPOL sp. Z o.o. devient SEALOCK sp. Z o.o.
  • 2010 Obtention de la certification ISO 9001, version 2008 et ISO 14001, version 2004 (SEALOCK Fr)
    Obtention du Trophée de la Performance Environnementale pour l’initiative et la mise en place d’une gamme ‘éco-produit’
  • 2011 Rapprochement de SEALOCK SARL avec la société DISTRIPACK, spécialiste de l’étude, le conseil et la vente de matériels d’emballage
  • Membre de la délégation française et partenaire officiel du G20 YES 2011 (Young Entrepreneur
  • Summit)
  • 2013 Evaluation ISO 26000 (RSE).
    Trophée de l’Economie Responsable (cat. Entreprises de moins de 25 salariés / mention Argent)
    Obtention du Label Relations Fournisseurs Responsables
  • 2014 Obtention de la certification OHSAS 18001, version 2007 (SEALOCK Fr)
    Prix des Délais de Paiement

PORTRAIT DE JM BARKI

Ancien champion de cross équestre, grand amateur de jeu d’échec (« Une excellente leçon de vie pour un chef d’entreprise qui doit toujours avoir au moins trois coups d’avance sur son marché »), ancien comédien de théâtre, ancien président de la Fédération européenne des industries de colles et adhésifs, membre de la commission consommation du MEDEF, militant actif de Croissance Plus et de la cause des PME, membre de multiples think tank et comités stratégiques, patron d’une entreprise de colle industrielle de 23 salariés à Sallaumines, enfin heureux mari et papa de trois beaux enfants dont les portraits tapissent les murs de son bureau. « Je suis un hyperactif, c’est vrai. Pendant longtemps, j’avais besoin d’être partout, de ne rien rater, un besoin de reconnaissance aussi sans doute ».

Autodidacte

Très certainement. Car Jean-Marc Barki fait partie de ces entrepreneurs autodidactes, un ancien gaucher contrarié, qui a « brillamment raté » deux fois son bac et son BTS informatique, qui a dû longtemps prouver à lui-même et aux autres qu’il n’était pas un bon à rien. Mais qu’il était surtout un « déterminé », soucieux « d’apporter et de bâtir ». Fils et petit-fils d’agents de fabrique dans la papeterie en région parisienne, Jean-Marc Barki a toujours vécu dans la culture de l’entrepreneuriat, de la rigueur et du sens du travail. « Au cours de mon BTS, j’avais créé une junior entreprise. J’avais envie de construire quelque chose ». L’opportunité se présentera en 1993, quand il devient agent commercial pour la France du fabriquant britannique de colle industrielle Sealock, et qu’il bâtit en 1996 à Sallaumines la première usine française du groupe, dont il prend la direction. « J’ai choisi le Nord car j’y ai rencontré des gens déterminés et volontaires ». Comme lui.

Le petit patron de PME se retrouve propulsé en 2006 à la présidence de la Fédération européenne des industries de colles et adhésifs, au milieu des dirigeants des plus grands groupes. « C’est là que j’ai voulu faire entendre la voix des plus petits. L’économie française, c’est moins de 200 entreprises de plus de 5 000 salariés, mais 165 000 PME de moins de 250 salariés et 2,5 millions de moins de 10. Ce sont ces petits ruisseaux qui font les grandes rivières, qu’il faut défendre, soutenir. Les vrais créateurs de valeurs et d’emplois sont là ».

 

Les TPE/PME ont du mal à financer leurs besoins immatériels, selon l’avis du CESE

Publié le

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Avis sur « les PME/TPE et le financement de leur développement pour l’emploi et l’efficacité »

Les PME/TPE sont un levier important de création d’emplois. Réparties au coeur du pays, dans tous les territoires, ces plus de 2,5 millions d’entreprises sont abordées dans leur diversité.

La nouveauté majeure est la révolution informationnelle, dont nous vivons la phase numérique. Elle appelle une autre façon de faire et d’autres critères d’appréciation de l’activité des entreprises, donnant un rôle clé aux capacités humaines, à la formation, à la recherche, aux investissements immatériels, et donc à l’efficacité, qui concerne l’ensemble de la valeur ajoutée rapportée à la mise de fonds, au-delà de la rentabilité.

La transition écologique pose des enjeux similaires, de formation et d’investissement, pour qu’elle soit réussie.

Articuler financement et développement des PME/TPE pour le bien commun – à savoir l’emploi et la valeur ajoutée dans l’efficacité – est crucial. Cela demande une ambition à la fois économique, sociale et culturelle et de sortir d’une certaine méfiance qui nuit à la relation entre PME/TPE et système bancaire et financier.

Les financements sont variés : fonds propres, crédit bancaire, financements de marché, épargne. Le financement bancaire est le principal, d’autant plus que la situation des fonds propres s’est améliorée.

Les crédits sont certes plus abondants que lors de la crise financière et les dispositifs mis en place depuis ont apporté une réelle amélioration (médiation bancaire, Bpifrance, notamment). De leur côté, les financements par épargne, de marché ou de gré à gré, apportent un réel appui. Mais l’abondance de crédit profite surtout à l’immobilier d’entreprise et insuffisamment à l’investissement en machines. Il ne redémarre d’ailleurs pas pour les PME/TPE.

Deux points aveugles ont en outre été identifiés : le financement de l’immatériel et celui de la trésorerie. Enfin, malgré des taux d’intérêt nominaux assez bas, différents mécanismes conduisent à ce que le poids des charges financières prélevées sur les résultats des PME/TPE soit élevé (entre 27 % et 40%, en moyenne, dont la moitié en intérêts des prêts et garanties).

Comment la puissance publique peut agir pour améliorer le fonctionnement du couple banques/PME-TPE tout en laissant la responsabilité à ces acteurs et à l’éco-système existant ? Comment appuyer une sélectivité des financements davantage basée sur l’efficacité globale que sur la rentabilité financière ? Cela concerne la formation des conseillers bancaires comme celle des chefs d’entreprise. Cela concerne aussi l’orientation des financements et la mise en oeuvre de critères liés au développement, à l’emploi et à la valeur ajoutée : fonds régionaux, crédit bancaire, rôle de Bpifrance, garanties mutualisées, action de la BCE et de la BEI, encadrement réglementaire, fléchage de l’épargne.

Par ailleurs, la dégradation des délais de paiement, la relation entre PME et grands groupes, l’Économie sociale et solidaire (ESS) ou les entreprises en difficulté doivent être prises en compte.

Source: site du CESE

PME et digital: cap sur la croissance!

Publié le Mis à jour le

Selon le Baromètre 2016 « Croissance & Digital » de l’ACSEL, 85% des entreprises françaises ont amorcé leur transformation digitale. Mais quelle est la proportion des PME, piliers de l’économie numérique, dans ce chiffre très encourageant ? 

Neoptimal nous propose cette infographie résumant les données clés de l’étude

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Spéciale Prix des délais de paiement: les lauréats donnent l’exemple! C’était au Business Club (podcast)

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BFM-BU-RADIODans le Business Club de France | Uniquement sur BFM Business Radio

→ Diffusion : samedi 11/06/2016 à 7h | dimanche 12/06/2016 à 15h

EMISSION SPÉCIALE PRIX DES DÉLAIS DE PAIEMENT
La cérémonie a eu lieu mercredi 8 juin à Bercy
Le Business Club reçoit cette semaine les lauréats!

Pour écouter, réécouter et télécharger cette émission:

NOS INVITÉS

  • Pierre Pelouzet, Médiateur des Entreprises

LES LAURÉATS

  • Serge Marcellak, Maire de Noeux-Les-Mines 
  • Marc Thiercelin, Directeur qualité, emploi local et politiques publiques de l’UGAP
  • François Behr, Président de Silix
  • Pierre-Yves Lévy, Président d’Outilacier 
  • Hervé Guines, Directeur financier France de Terreal
  • Serge Pouhaer, Directeur centres de services « Procure to Pay » de la Société Générale

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La France détient le triste titre de champion d’Europe des retards de paiement!

Selon le 3ème indicateur trimestriel sur les retards de paiement, par La Médiation des Entreprises et Altarès, publié le 4 février 2016, les retards de paiements des grands donneurs d’ordre peinent à se résorber. Leurs retards de règlement sont proches des 3,9 milliards d’euros à fin décembre 2015.

  • Le retard de règlement moyen des 120 entreprises grands donneurs d’ordres s’établit à fin décembre 2015 à 13,7 jours contre 13,5 jours lors du précèdent indicateur à fin juillet.
  • Près d’un grand donneur d’ordres sur deux (43%) reporte ses paiements d’au moins 15 jours. C’est 12% de plus que la moyenne de l’ensemble des entreprises françaises.
  • Au-delà des 4Md€ au cours du premier trimestre 2015, et jusqu’à 4,163 Md€ en janvier 2015, le montant des retards de paiement des 120 grands donneurs d’ordres représente encore 3,894 Md€ à fin décembre 2015, à peine inférieur à sa moyenne des douze derniers mois (3,930 Md€).

Dysfonctionnement de la chaine de facturation pour certains, insuffisante volonté d’améliorer la relation fournisseur pour d’autres, ces retards de paiements fragilisent les trésoreries déjà fortement sollicitées des PME, en particulier celles qui sont des fournisseurs non stratégiques. Les entreprises subissant des retards de paiement ne doivent pas hésiter à saisir la Médiation des entreprises : un dispositif gratuit, rapide et totalement confidentiel, qui dans 75% des cas aboutit à une solution satisfaisante pour les deux parties.

Pour Pierre PELOUZET, médiateur des entreprises, « Réduire les délais de paiement est prioritaire pour redresser la compétitivité de notre économie. J’appelle les entreprises, de toutes tailles, à rejoindre le chantier de la transformation des pratiques d’achat, que de nombreuses entreprises ont déjà entrepris : c’est en jouant collectif que les acteurs économiques gagneront des marchés ».

→ PRIX ORGANISME PUBLIC: UGAP (Union des groupements d’achats publics), avec Marc Thiercelin, Directeur de la qualité, de l’emploi local et des politiques publiques de l’UGAPlogo ugap.jpg

Cette centrale d’achat public, EPIC placé sous la tutelle des ministères chargés du budget et de l’éducation nationale, propose à ses fournisseurs depuis mi-2015 un système d’affacturage inversé collaboratif, une solution particulièrement innovante dans le secteur public.

« Eu égard au nombre très important de TPE/PME, comme d’ETI, parmi ses plus de 600 fournisseurs, l’UGAP est très attachée à leur santé financière, gage de leur performance et de la qualité du service rendu, ainsi que de la pérennité de concurrences crédibles. Avec ce système d’affacturage inversé et collaboratif, les fournisseurs de l’UGAP ont la possibilité de céder leurs factures, à des conditions de taux particulièrement attractives, en totalité ou au cas par cas, selon leurs besoins de trésorerie, au partenaire financier sélectionné par l’UGAP à l’issue d’une procédure de mise en concurrence. Ils bénéficient alors d’un paiement en quelques jours leur permettant de réaliser un gain en trésorerie de 20 à 25 jours. Les factures cédées au partenaire financier sont ensuite payées par l’UGAP à ce dernier à échéance de 30 jours. Une logique de «Supply Chain Finance» reposant sur une relation équilibrée client (donneur d’ordre) – fournisseur – factor, avec intérêt pour chacune des parties. »

Chiffres et pratiques en matière de délais de paiement :

  • Délais moyen de paiement en 2015 : 29 jours
  • Paramétrage dans le système d’information (SAP PGI) afin d’être en-dessous du délai global de paiement de 30 jours.
  • Mise en place du contrôle hiérarchisé de la dépense, permettant ainsi de ne plus demander systématiquement des pièces justificatives aux fournisseurs et suspendre les paiements, en cas de non réception des dites pièces. Dématérialisation de la transmission des factures : près de 70 % de factures dématérialisées en 2015, 100 % prévus en 2017
  • Plateforme d’échanges entre l’UGAP et ses fournisseurs qui offre en temps réel visibilité sur le statut des factures, et possibilité de choix des factures à céder pour les fournisseurs ayant opté pour la cession partielle

A noter : le délai de paiement réglementaire qui s’applique à l’UGAP, compte tenu de son statut d’EPIC, est de 60 jours. Toutefois, dès lors que le délai de paiement qui s’applique à ses principaux clients (Etat, collectivités territoriales) est de 30 jours, l’UGAP applique également dans ses relations avec ses fournisseurs un délai de paiement de 30 jours. Ce choix lui permet ainsi d’être aussi compétitive vis-à-vis de ses fournisseurs que lorsqu’ils peuvent être en relation directe avec un client public éligible à l’UGAP.

L’UGAP en bref (2015) :

  • Statut : EPIC
  • Siège : Champs-sur-Marne (Seine-et-Marne)
  • 1 249 salariés
  • Environ 600 fournisseurs et 200 entreprises cotraitantes
  • 2,3 Md d’euros de budget traité (factures fournisseurs et achats pour revente)
  • Serge Marcellak, maire de Noeux-Les-Mines

 

→  PRIX TERRITOIRES: Ville de Nœux-les-Mines (Pas-de-Calais), avec Serge Marcellak, maire de Noeux-les-Mines

noeux-les-minesPour cette commune de 12 509 habitants, le respect et la diminution des délais de paiement participent à l’enjeu de fidélisation et de l’élargissement de l’éventail des fournisseurs, et bien sûr à l’image globale des collectivités compte tenu de leur responsabilité vis-à-vis de la dépense publique dans l’économie nationale.

« La sauvegarde ou le maintien de notre tissu commercial, industriel et artisanal passe selon nous par l’accompagnement des TPE et, partant, par la consolidation de leur trésorerie. La multiplication des candidats aux marchés publics produit des effets bénéfiques en termes financiers et qualitatifs de l’offre de service que nous proposons aux administrés. »

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Chiffres et pratiques en matière de délais de paiement :

  • Délai moyen de paiement en 2015 : 20,25 jours
  • Objectif 2016 : 16 jours de délais de paiement des fournisseurs
  • Une politique transversale :
    • deux agents à temps plein pour augmenter la fréquence et la rapidité de mandatement des factures fournisseurs
    • dématérialisation du paiement
    • un circuit interne direct fluide de la réception de la facture à la validation du service fait
    • un travail important sur les épargnes, les fonds de roulement et la trésorerie (triplée en 5 ans) garantissant la possibilité de régler la facture au moment de la commande
  • Une discipline d’achat généralisée et centralisée :
    • détermination des besoins bien en amont de la livraison
    • généralisation de l’octroi d’acomptes dans les règlements de consultation des marchés publics, y compris pour de petits montants (et l’absence de refus des avances dans les cahiers des charges)
    • multiplication des marchés à bons de commandes

Ville de Noeux-les-Mines en bref (2015) :

  • Statut : collectivité territoriale du Pas-de-Calais (62)
  • 12 509 habitants
  • Maire : Serge Marcellak
  • 220 salariés municipaux
  • Budget traité : 24,3 millions d’euros
  • 470 fournisseurs
  • Serge Pouhaer, directeur des centres de services partagés « Procure to Pay » de la Société Générale

 

→  PRIX GRAND GROUPE – Société générale – avec Serge Pouhaër, Directeur des centres de services partagés « procure to pay » de Société Générale

logo societe generaleSociété Générale est le premier grand groupe français à viser un paiement sous 30 jours pour tous ses fournisseurs.

« En tant que banque française, l’une de nos missions principales est de soutenir l’économie française, et d’aider les entreprises à se développer dans de bonnes conditions. En 2015, nous avons injecté 2,5 milliards d’euros de liquidité à 30 jours en réduisant le délai de paiement de 60 à 30 jours. Notre ambition de payer sous 30 jours s’applique à tous les partenaires, qu’ils soient clients ou simples fournisseurs. »

Chiffres et pratiques en matière de délais de paiement :

  • 65 % des factures payées sous 30 jours au 4e trimestre 2015 (contre 38 % en 2013).
  • 89 % des factures payées sous 60 jours (81 % en 2013)

Depuis mi-2014, mise en place d’un projet de paiement des fournisseurs sous 30 jours (entre la date de facture et la date de l’ordre du virement), avec notamment :

  • simplification de l’acheminement des factures avec la centralisation de l’adresse d’envoi.
  • réduction du nombre de validation en interne.
  • déploiement d’un processus de paiement avec validation après le paiement pour les factures inférieures à un seuil déterminé, afin d’accélérer les règlements (représentant 25 % du volume des factures).
  • Paramétrage dans notre référentiel fournisseur avec une échéance à 30 jours.
  • Campagne de relance de factures échues auprès des donneurs d’ordre en interne.
  • Campagne sur les encours fournisseurs pour éviter toutes relances et dégradation de la relation fournisseur.
  • Positionnement de l’indicateur de performance sur le volume de factures, pour privilégier les TPE/PME.
  • Mise en place d’un processus pour les factures urgentes.

En 2016, objectif de payer 75 % des fournisseurs sous 30 jours.

Parmi les actions dans les prochains mois, Société Générale souhaite déployer un portail permettant de dématérialiser les factures des fournisseurs gratuitement, et correspondant à tous les profils.

Société Générale en bref (2015)

  • SA à conseil d’administration
  • Siège : Paris
  • 46 000 salariés
  • 25,6 Md euros de produit net bancaire
  • 8 400 fournisseurs français actifs
  • 200 000 factures (2,5 milliards d’euros)

 

→ PRIX PME : OUTILACIER – avec Pierre-Yves Lévy, président 

Outilacier logo.pngCette entreprise distribution d’outillages et de fournitures industrielles (Vaulx-en-Velin, Rhône) a fait des délais de paiement de ses fournisseurs un outil au service de la performance d’un écosystème d’entreprise. Pour ce distributeur responsable (exclusivement en B to B), c’est aussi un moyen de cofinancer le besoin en fonds de roulement de partenaires avec lesquels Outilacier développe des innovations et crée donc de la valeur pour tous.

« Le respect des engagements en termes de règlement de nos fournisseurs est un élément fort de la relation, et ne doit souffrir d’aucune dérive. Nous avons l’ambition de soutenir le développement de nos fournisseurs qui le méritent. Et nous sommes reconnus pour cela. La trésorerie de l’entreprise ne doit pas se construire au détriment d’autrui. Payons même nos fournisseurs en avance, s’ils l’acceptent ! »

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Pierre-Yves Lévy, président d’Outilacier

Chiffres et pratiques en matière de délais de paiement :

  • Délai moyen de paiement en 2015 : 41 jours
  • Objectif 2016 : 39 jours de délais de paiement des fournisseurs
  • Pas de conditions imposées mais principes de négociation et d’accord des parties.
  • En plus des conditions standards qui découlent de l’accord des parties, le fournisseur, toujours avec l’accord de celui-ci, peut avoir des conditions spécifiques :
  • Paiement dès réception de facture et par anticipation (30 à 40 % des factures fournisseurs) par rapport aux conditions de règlement selon la loi LME, pour la majorité des fournisseurs de type TPE/PME qui l’acceptent.
  • Paiement à la commande sur facture Pro-forma ou sur facture d’acompte, pour la totalité ou une partie de la commande, pour les TPE/PME qui le demandent ou à qui Outilacier le propose pour cofinancer leur BFR.
  • Depuis 2006, Outilacier est apte à recevoir, émettre, et traiter toute facture dématérialisée. 
  • La PME a également mis en place un système de GED (gestion électronique de document), avec liaison automatisée entre l’image des pièces émises par le fournisseur (devis, accusé de réception de commande, facture…) et son enregistrement commercial et comptable au sein de l’ERP.

OUTILACIER en bref (2015) :

  • Statut : SAS
  • Siège : Vaulx-en-Velin (Rhône)
  • 30 salariés
  • 30,4 millions de CA
  • 1 919 fournisseurs actifs
  • 3 000 factures saisies en moyenne/mois

 

→ PRIX PME : SILIX – avec François Behr, président de Silix

silix logo.pngCette société de négoce de matériaux de construction (Marange-Silvange, Moselle), reprise il y a un an et demi par François Behr, estime que le délai de paiement est un enjeu primordial mais surtout une marque de respect envers ses fournisseurs, dans un secteur d’activité actuellement en proie à des difficultés de marché. C’est notamment grâce à l’intégration informatique des achats que la PME mosellane a diminué et continue de diminuer le délai de paiement de ses fournisseurs. Pour renforcer la trésorerie de ses partenaires TPE/PME, Silix propose notamment un paiement comptant à réception de facture sous conditions.

«Au-delà des effets financiers, il s’agit d’acquérir et conserver la confiance des fournisseurs, contribuer à la fluidité des relations commerciales. L’étiquette « bon payeur » est gage d’une ouverture vers des relations commerciales avec de nouveaux fournisseurs. »

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François Behr, président de Silix

Chiffres et pratiques en matière de délais de paiement :

  • Délai moyen de paiement en 2015 : 32 jours
  • Objectif 2016 : passer à 30 jours en développant davantage le paiement par escompte à réception de facture et un objectif ambitieux d’être à 0 retard.
  • Informatisation du circuit de validation du paiement de la commande fournisseurs à la comptabilisation de la facture fournisseur
  • Mise place d’une traçabilité des factures entrantes afin d’en éviter le blocage ou la perte dans le circuit de validation 
  • Informatisation du suivi des litiges sur facture
  • Dissociation du traitement du litige et de la mise en paiement de la facture
  • Proposition d’un paiement comptant à réception de la facture sous conditions

SILIX en bref (2015) :

  • Statut : SAS
  • Siège : Marange-Silvange (Moselle)
  • 18 salariés
  • 176 fournisseurs actifs
→  PRIX ETI : Terreal – avec Hervé Guines, Directeur financier France de Terreal

Logo_terreal_fond_blanc.jpgPour Terreal, entreprise de fabrication de matériaux de construction (Suresnes, Hauts-de-Seine), le respect des engagements envers ses milliers de fournisseurs est particulièrement essentiel et stratégique. Sa ligne : d’abord régler les factures dans les délais convenus. Pour ce faire, Terreal a mis en place très méthodiquement une série de procédures et prépare un code éthique intégrant le comportement vis-à-vis des partenaires fournisseurs.

« Le dialogue constant engagé avec nos fournisseurs et le respect des engagements pris et des délais de paiement constitue un enjeu stratégique et un atout important dans la relation de Terreal avec ses fournisseurs. Conserver auprès des prestataires de scoring et d’informations financières un score de comportement de paiement de 10/10 constitue notre meilleur argument ».

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Chiffres et pratiques en matière de délais de paiement :

  • Délai moyen de paiement en 2015 : 48,1 jours
  • Procédure interne et ERP pour traitement des factures fournisseurs et délais de paiement convenus
  • Actions préventives et curatives des retards
  • Reporting DPO au comité de direction au CA du Groupe
  • Mise en place d’une solution de dématérialisation de factures couplée à l’ERP fixant
  • Projet d’une charte éthique

TERREAL en bref (2015) :

  • Statut : SAS (filiale du Groupe Terreal)
  • Siège : Suresnes (Hauts-de-Seine)
  • 1 566 salariés
  • 270 millions d’euros de CA
  • Environ 8 500 fournisseurs actifs

DANS LA TRIBUNE – 9 juin 2016

Délais de paiement : les comportements exemplaires restent « minoritaires », juge Macron

Les retards de paiements touchant les entreprises françaises se sont réduits, mais les « tendances de fonds » demeurent « préoccupantes », juge le ministre de l’Économie. Le gouvernement est en passe de durcir une nouvelle fois les sanctions contre les mauvais payeurs.

Les retards de paiement des fournisseurs se sont légèrement réduit en début d’année, mais la situation reste « insatisfaisante »et demeure un « frein à la dynamique de reprise », a estimé mercredi le ministre de l’Economie, Emmanuel Macron. « La dynamique est un peu meilleure cette année », a-t-il déclaré lors de la troisième édition des Assises des délais de paiement organisées à Bercy. Selon une étude du cabinet Altarès, les retards de paiement se sont établis au premier trimestre à 12,6 jours, contre 13,6 jours en 2015.

« Malgré tout, la situation reste insatisfaisante », a-t-il ajouté.« Les entreprises qui affichent un comportement exemplaire demeurent minoritaires », a-t-il souligné, jugeant que les« tendances de fonds » demeuraient « préoccupantes » et qu’elles constituaient « un frein à la dynamique de reprise ».

Il a notamment souligné que cela constituait un véritable problème pour les entreprises innovantes, qui ont besoin de trésorerie pour pouvoir se développer rapidement.

Emmanuel Macron a indiqué que depuis le début de l’année, 87 procédures de contrôles avaient été lancées par Bercy. Par ailleurs, les sanctions à l’égard de six entreprises ont été rendues publiques sur le site de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), et 16 autres le seront dans les prochaines semaines, selon le ministre.

Durcissement des sanctions

En outre, le gouvernement est en passe de durcir encore les sanctions contre les mauvais payeurs, avec une mesure dans le projet de loi « Sapin 2 » sur la transparence de la vie économique, actuellement en débat à l’Assemblée. Elle prévoit de faire passer le plafond des amendes de 375.000 euros à deux millions d’euros, et de permettre le cumul des amendes pour les récidivistes.

Enfin, le ministre a indiqué que l’accent serait porté dans les prochains mois sur le secteur public. Selon une étude réalisée par les cabinets Compinnov et Teresa Monroe, six fournisseurs sur dix ont été payés en retard par le secteur public en 2015. Les hôpitaux et autres organismes publics de santé remportent la palme des plus mauvais payeurs, suivis par les collectivités locales et régionales, puis des administrations publiques.

« L’arsenal régalien est en place », a déclaré à l’AFP le médiateur des entreprises, Pierre Pelouzet, qui a souligné que, malgré ces mesures, le phénomène ne s’arrêterait pas du jour au lendemain.

Un médiateur gratuit

« Il faut que toutes les entreprises sachent qu’elles peuvent saisir le médiateur partout en France. C’est gratuit, confidentiel et ça marche », a-t-il souligné, indiquant que plus de 1.000 médiations étaient réalisées par an, avec un taux de réussite de 80% sur des problèmes de paiement de factures.

Concernant le secteur public, M. Pelouzet a indiqué avoir lancé des travaux avec l’Association des régions de France (ARF), l’Association des départements de France (ADF) et celle des maires de France (AMF) pour leur permettre d' »identifier toutes les bonnes pratiques leur permettant de payer en temps et en heure« .

« Un entrepreneur ne comprend pas, à juste titre, qu’un acteur public lui demande de payer ses impôts, ses taxes en temps et en heure mais qu’à la fois la même collectivité ait du retard dans le paiement des factures », a-t-il observé.

 

Les petites entreprises veulent plus de liberté et de flexibilité sur le Code du travail

Publié le Mis à jour le

Selon une étude menée par Petite-entreprise.netportail destiné aux dirigeants de TPE, 37% des entrepreneurs considèrent que s’ils devaient revoir le Code du travail, ils donneraient plus de liberté sur le contrat de travail entre le salarié et le chef d’entreprise. Pour autant, les dirigeants de TPE ne souhaitent pas à l’unanimité un système à l’anglo-saxonne, où la gestion des embauches et des licenciements serait calée sur l’activité de l’entreprise : 48% ne sont pas d’accord avec cette option. A noter que l’idée de « faciliter le licenciement » n’apparait comme une priorité que pour 10% des dirigeants interrogés : le Code du travail doit faciliter l’embauche et les relations avec le salarié avant toute chose.

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Esker, les propositions de son Président pour les PME : c’était dans le Business Club (podcast)

Publié le Mis à jour le

Au sommaire du Business Club de France diffusé sam 27/10 à 7h et dim 28/10 à 15h

Pour écouter ou réécouter l’émission :

[audio http://podcast.bfmbusiness.com/channel151/20121029_club_1.mp3%5D

ESKER avec Jean Michel Bérard, Président Fondateur 

Esker  est un des principaux éditeurs mondiaux de solutions d’automatisation des processus documentaires et de dématérialisation des documents de gestion.S’adressant à tous les acteurs de l’entreprise, ses solutions en nuage (Cloud Computing) permettent aux entreprises d’automatiser et de dématérialiser la réception, le traitement et l’envoi de leurs documents : factures fournisseurs, bons de commandes, factures clients, lettres de relances, bulletins de paie, courriers commerciaux et marketing, etc.Esker aide ainsi les entreprises à éliminer le papier et sa manipulation de leurs processus de gestion, tout en améliorant leur productivité, leurs cycles de gestion et leur impact environnemental.Les solutions d’Esker sont utilisées par plus de 80 000 entreprises dans le monde telles que Adecco, EDF, Entremont, Flammarion, Lafarge, Manpower, Thomson Reuters, Samsung ou encore Whirlpool, ainsi que par des ETI.

Avec un chiffre d’affaires de 36,3 millions d’euros en 2011, Esker se positionne comme le 21ème éditeur de logiciels français et 3ème en région Rhône-Alpes.

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Mieux connaitre Esker :

http://youtu.be/e1naQ2HdT2o

Jean Michel Bérard.  Au delà de l’actualité de son entreprise, du voyage avec le Premier Ministre en Asie du Sud Est qu’il nous raconte dans l’émission, il revient sur les principaux points de la tribune qu’il vient de publier et que vous pouvez retrouver Esker_Tribune Libre PME_VF en intégralité.

Parmi les points forts que nous avons retenus :

Face à la loi et aux contraintes administratives, les entreprises grandes ou moyennes sont traités de la même manière mais cette égalité de façade s’efface totalement lorsqu’il s’agit d’activités économiques.

De nombreuses petites « Grandes Ecoles » irriguent parcimonieusement le sommet de la pyramide des entreprises françaises avec leurs jeunes diplômés. 400 polytechniciens sont produits avec constance chaque année. Leur effectif n’a pas augmenté depuis 50 ans malgré le doublement de la population française.

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La commande publique française n’est accessible aux PME qu’au prix de coûts commerciaux prohibitifs. Elle oblige nos équipes commerciales à travailler trois à cinq fois plus pour un appel d’offre public que pour une affaire commerciale privée, sans avoir jamais la certitude que le projet sera finalement réalisé. Les règles de transparence apparente empêchent également les entreprises moyennes de mettre en valeur leur savoir-faire et leur contribution à l’économie locale. Le diktat du moins disant financier favorise les grands groupes rompus aux arcanes de la commande publique et pouvant activer des réseaux conduisant très souvent à la fuite des emplois hors de France.

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De leur côté, les grandes entreprises françaises pourraient être un facteur formidable de développement des ETI, y compris à l’international où, comme chacun sait, se déroule la vraie compétition pour la création de valeur et la croissance. Les grands groupes allemands appliquent parfaitement ce principe, et appuient fortement leurs succès internationaux sur un tissu de partenaires impliquant directement de nombreuses ETI et PME qui font à la fois leur force et leur capacité d’innovation. A l’opposé, les grands groupes français sont généralement hermétiques à l’offre des PME nationales et préfèrent travailler avec d’autres grands acteurs. Cela contraint les PME à ne vendre qu’à d’autres PME.

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ESKER – performance

Le chiffre d’affaires d’Esker, au troisième trimestre 2012, a progressé de 10% à taux de change courant et de 4% à taux constant, à 9,9 millions d’euros.

Cette performance dans un contexte économique difficile s’explique
par une demande toujours soutenue des entreprises pour les solutions de dématérialisation (+7%) et l’évolution favorable de la parité euro/dollar.

Le bon niveau des ventes sur ce troisième trimestre, associé à des investissements maitrisés et à une hausse du dollar, permettra à Esker de dégager un résultat d’exploitation en progression par rapport à la même période en 2011.

La récurrence du chiffre d’affaires qui représente plus de 72% des ventes, le rythme de signatures des nouveaux contrats et l’appréciation du dollar doivent permettre à Esker d’afficher une croissance de l’ordre de 10% sur l’ensemble de l’année ainsi qu’une progression du résultat opérationnel.

2012 CercleFinance.com

Dirigeants d’entreprise : êtes-vous un pigeon ? Un moineau ? Un mouton ?

Publié le Mis à jour le

Pigeon, Moineau, Mouton … On commence à s’y perdre un peu…

Le mouvement des pigeons dépasse désormais les 70 000 fans, mais visiblement ils n’ont pas convaincus les moineaux (mouvement des jeunes entrepreneurs – lire tribune ci-dessous) ni la CGPME  qui se lance aussi, avec le mouvement des moutons devant les locaux de RSI (voir vidéo).

Seulement voilà, j’ai eu l’occasion de m’entretenir avec beaucoup de patrons, je les ai même incité à se regrouper pour parler d’une voix forte ! Aujourd’hui je m’y perds un peu, et je crains que cela ne fasse que brouiller davantage leurs messages. D’autant qu’il a beaucoup à faire … et pas seulement sur le plan fiscal. Donner de l’air aux entrepreneurs… 

Michel PICOT 

Les moutons : 

Mercredi  matin, au siège du RSI, a eu lieu une opération « coup de gueule » des chefs d’entreprise excédés par les dysfonctionnements répétés du régime (appels à cotisations injustifiés, absence de réponses aux recommandés, Carte Vitale non délivrée). Ils ont investi le siège du RSI aux cris de : « on n’est pas des moutons, on est des patrons ».


L’augmentation massive des prélèvements sociaux sur les travailleurs indépendants, prévue dans le PLFSS, vient renforcer le sentiment d’exaspération et ce d’autant plus que cette augmentation a été ratifiée par l’équipe actuelle au sein du RSI.

Ceux qui prennent des risques pour créer l’emploi, ceux qui souffrent particulièrement dans la crise économique actuelle ne peuvent accepter des prélèvements supplémentaires à hauteur de plus de 1,1 milliard d’euros en 2013.

Alors que se déroulent les élections au RSI, la CGPME appelle les cotisants à soutenir les listes « Agir ensemble — Agir pour vous », et ce afin de rétablir l’ordre dans le fonctionnement du régime et de mettre fin à la gabegie actuelle.

Les moineaux 

… Nous saluons la prise de conscience nationale de la cause des entrepreneurs qu’a notamment permis le mouvement des pigeons. Mais nous sommes également convaincus que leurs représentants ne nous représentent pas !

Nous ne sommes ni investisseurs, ni patrons. Nous dénonçons le rapprochement des pigeons avec les associations patronales et notamment avec le MEDEF. La perspective de la taxation des plus-values est aléatoire et encore lointaine pour nous ! Nous sommes simplement de jeunes entrepreneurs, ayant bien souvent renoncé à un emploi stable et confortablement rémunéré, pour prendre des risques et innover. Pas des pigeons donc, de simples moineaux.

Notre richesse, c’est nos idées. Nous avons à peine 20 ans pour les plus jeunes, travaillons 60 heures par semaine, et sommes pour les plus chanceux payés au SMIC. Nous sommes tous unis par notre soif de « changer le monde » à travers nos entreprises en offrant des produits et services innovants. Nous essayons modestement de transformer ces idées en emploi et de participer au rayonnement de la France…

Lire la tribune des Moineaux ici : (pdf)  Tribune-Moineaux

Les pigeons : 

MANIFESTE DES PIGEONS – 01/10/12

Nous partîmes cinq cents; mais par un prompt renfort
Nous nous vîmes trois mille en arrivant au port,
Tant, à nous voir marcher avec un tel visage,

Les plus épouvantés reprenaient de courage !Ces quelques vers de Corneille expliquent assez bien comment notre mouvement est né.

[…]

Nous avons en revanche des revendications claires.

Après un dialogue nourri ce week-end entre entrepreneurs sympathisants, nous souhaitons maintenant que l’actuel Projet de Loi de Finances soit amendé et que les mesures qui condamnent à mort l’économie et la croissance de notre pays soient supprimées, à savoir:

1/ La taxation à plus de 60% des plus-values de cession de nos entreprises qui se voient en l’état alignées sur le barème de l’Impôt sur le Revenu.

2/ L’augmentation assassine des charges sociales pour les auto-entrepreneurs désormais alignées sur les autres statuts d’entrepreneurs individuels.
L’intégralité du manifeste ici