pierre pelouzet

Emission spéciale enregistrée au SALON DES ENTREPRENEURS de Paris. C’est au prochain Business Club (podcast)

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C’était au  Business Club de France : 
Samedi 10/2/18 à 7h – Dimanche 11/2/18 à 15h

⇒ Uniquement sur BFM Business Radio

ÉMISSION SPÉCIALE ENREGISTRÉE

au SALON DES ENTREPRENEURS

salon des entrepreneurs michel picot.jpg« ENTREPRENEUR UN JOUR, ENTREPRENEUR TOUJOURS »

 

(Ré)écoutez et téléchargez cette émission:

NOS INVITÉS:

  • Fred Potter, président fondateur de NETATMO
  • Mickaël Aubertin, fondateur de GOOD GOÛT
  • Guillaume Rolland, président fondateur de SENSORWAKE
  • Pierre Pelouzet, MÉDIATEUR DES ENTREPRISES
LE SALON DES ENTREPRENEURS EN CHIFFRES
  • Le salon fête son 25ème anniversaire
  • Plus d’1 million d’entrepreneurs ont été accueillis depuis la création

EN 2018

  • 65 000 entrepreneurs attendus
  • 400 partenaires et exposants
  • 200 conférences et workshops

LE BILAN 2017

  • En tout 64 000 entrepreneurs, startups et dirigeants
  • 58% de créations d’entreprises donc 29% de startups avec des projets innovants
  • Echéance du projet: 39% à moins de 6 mois
  • 42% de dirigeants d’entreprises, principalement TPE et PME
NETATMO, avec Fred Potter, président fondateur

L’OBJECTIF DE NETATMO

LE BUT: rendre les foyers intelligents, grâce à des objets reliés au téléphone et placés dans toutes les pièces: caméras, thermostats, stations météo et, bientôt, interrupteurs électriques (avec le spécialiste Legrand) ou volets électriques (avec Velux).

« A ce jour, seulement 2,5% des maisons en Europe sont ‘intelligentes’, souligne le fondateur de Netatmo. Il reste donc beaucoup à faire et nous avançons à la vitesse d’un Diesel. » Nous sommes encore très loin d’avoir connecté tous les objets de nos maisons. Il y a encore des dizaines de catégories de produits à connecter dans la maison comme les interphones, les sonnettes, les verrous…. Par ailleurs, les infrastructures du bâtiment ne sont encore que peu connectées. (source: Journal du geek)

« Nous permettons de réaliser 37% d’économie sur une facture annuelle de gaz en France de l’ordre de 800 euros », ajoute-t-il. (L’Expansion)

LES PRODUITS NETATMO

  • Station météo connectée
  • Thermostat connecté
  • Vanne connectée pour radiateur (s’adaptent sur tous les radiateurs)
  • Caméra de surveillance extérieure connectée à reconnaissance faciale
  • Détecteurs de fumée

UNE NOUVEAUTÉ EN PARTENARIAT AVEC LE GROUPE MULLER

Le module Intuitiv, avec le groupe Muller, vanne va être directement intégrée aux radiateurs électriques des marques du groupe (Airélec, Noirot, Convectair). Le groupe Muller est un industriel des équipements thermiques. Les deux sociétés ont imaginé le système ensemble.

2 innovation awards au CES (c’est le 6ème CES pour Netatmo)

Le module sera vendu à partir de mai

FONCTIONNEMENT: Fruit de 18 mois de recherche, cet appareil embarque les mêmes fonctionnalités que le thermostat développé trois ans plus tôt : commande à distance (smartphone), prévision météo, programmation de scénarios, capteur de présence, système  « apprenant ». La technologie rend la régulation du chauffage pièce par pièce « intelligente « . L’utilisateur peut paramétrer des scénarios d’interfonctionnement entre les équipements. Par exemple, lorsque les habitants quittent leur domicile, les radiateurs passent en mode « absent », pendant que la caméra de surveillance s’active, les volets se ferment et l’éclairage s’éteint.

LES PRODUITS DÉJÀ DÉVELOPPÉS EN PARTENARIAT

Ces produits intègrent les modules Netatmo dans leurs appareils:

  • Les prises et les interrupteurs avec Legrand
  • Les fenêtres de toit avec Velux
  • Les chaudières Saulnier & Duval

LA STRATÉGIE DE PARTENARIATS AVEC DES GRANDS GROUPES

Legrand est l’un des actionnaires qui avait souscrit à la levée de fonds de 30 millions d’euros réalisée par la jeune pousse en 2015 . Fred Potter entend poursuivre sa stratégie d’alliance entre professionnels. « Notre objectif à terme est de réaliser 50 % de notre chiffre d’affaires avec des produits conçus en partenariat », assure-t-il sans vouloir préciser le montant de ces revenus actuels.

La start-up française poursuit sa stratégie orientée vers des partenariats avec des grands groupes, leaders dans leurs domaines. Elle bénéficie ainsi de leur réseau de distribution auprès des particuliers mais aussi (et surtout) auprès des professionnels. Netatmo veut s’imposer dans tous les domaines de l’appareillage électrique connecté pour la maison.

Selon Fred Potter, l’industrie des objets connectés de la maison est même vouée à disparaître pour se fondre dans l’industrie du bâtiment : « Peut-être qu’un jour, nous ne viendrons plus au CES mais qu’on ira à Batimat ou à la foire de Milan ».  (Les Echos)

PILOTER SA MAISON À DISTANCE SUR MESSENGER

«Le contrôle vocal c’est bien. Mais dans de nombreux cas, envoyer un message texte, c’est encore mieux.» Fort de cette constatation, Fred Potter, PDG et fondateur de Netatmo, ajoute une nouvelle fonctionnalité à son application destinée à piloter les objets connectés du domicile. «Maison, augmente la température»…. Voici un des messages qui pourront être saisis sur Messenger, le service de messagerie mobile de Facebook, pour piloter à distance sa maison connectée. Les produits Netatmo sont déjà compatibles avec les principaux assistants vocaux: Alexa, Siri et Google Home.  (Le Figaro)

LE PARCOURS DE FRED POTTER

En 1995, tout juste bardé de son doctorat en micro-électronique, cet ingénieur de Telecom ParisTech rejoint Kaptech, un opérateur télécom. Quatre ans plus tard, il quitte son poste de directeur technique avec une demi-douzaine de collègues pour monter Cirpack, une spin-off dédiée à la VoIP, qui comptera parmi ses clients IBM, puis Free. En 2008, Cirpack est racheté par Technicolor. C’est là qu’il rencontre Eric Carreel avec lequel il cofonde Withings en 2009 (revendu à Nokia en 2016).

Deux ans plus tard, il reprend son indépendance et fonde sa troisième startup, Netatmo, récompensée au Consumer Electronic Show (CES) en 2012 pour sa station météo connectée capable de mesurer la qualité de l’air, intérieure et extérieure.

C’est lors de la création de Netatmo qu’il a troqué son prénom Frédéric pour le diminutif Fred, « plus universel et plus facile à épeler » (Alliancy)

GOOD GOÛT, Mickaël Aubertin, fondateur

Good Goût est une marque d’ aliments 100% bio pour bébés. Née en 2010 sous l’inspiration d’un papa et d’une maman exigeants et passionnés par les bonnes choses sur un constat simple : « les petits pots, c’est très pratique mais on n’en mangerait pas pour soi-même, et donc c’est culpabilisant d’en donner à ses petits !». Nous avons alors dit au revoir à nos employeurs respectifs (McKinsey et Publicis) et vendu nos appartements pour tenter l’aventure entrepreneuriale.

Notre défi : « remettre du goût dans l’assiette de nos bébés ! ». Entourés d’un Chef de talent et d’une équipe de professionnels de la nutrition, nous leur avons mijoté des petits plats équilibrés.

LES CHIFFRES CLÉS DE GOOD GOÛT

  • Activité: fabrication de plats bio pour bébés
  • Date de création: 2010
  • Siège social: Paris
  • CA: Nous travaillons avec une vingtaine de pays. Notre chiffre d’affaires a atteint 13 millions d’euros en 2017 (100% de croissance) et nous ambitionnons entre 18 et 20 millions cette année.
  • Effectif: une trentaine
  • 60 produits

 

Comment avez-vous percé dans la grande distribution ?

J’ai parcouru 25 000 kilomètres en France pour aller voir 750 magasins bio. La mayonnaise a pris. De fil en aiguille, nous avons été référencés dans les enseignes nationales. Aujourd’hui, nous sommes présents chez quasiment tous les distributeurs, les réseaux spécialistes bio et les pure players du bio. Nous sommes rentables depuis le deuxième exercice. Et nous sommes fiers d’être l’entreprise qui grandit le plus rapidement dans l’agroalimentaire français !

Comment allez-vous atteindre 20 millions de chiffre d’affaires ?

Nous développons le réseau de distributeurs. Et cette année, nous ajoutons 25 produits aux 60 déjà existants, avec un lancement majeur : une gamme pour les 3-10 ans. Seuls 8% des foyers ont des bébés âgés de 0 à 3 ans. Notre clientèle est fidèle, mais sur une courte durée. Or, nous avons réalisé que des grands enfants mangeaient nos produits. Nous avons donc décidé de lancer Good Goût Kids, composée de gourdes, biscuits et barres cé­réales. Mais l’ambition dans dix ans, c’est une gamme complète. (Challenges)

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SENSORWAKE, Guillaume Rolland, président fondateur

Lauréat 2017 du concours Moteur de réussite, organisé par Google pour mettre en exergue et accompagner les initiatives françaises les plus prometteuses. Sensorwake a notamment été sélectionné par Google parmi les 15 innovations « qui peuvent changer le monde »

La start-up a également reçu le prix d’innovation 2016 du CES de Las Vegas pour son réveil olfactif et récemment le prix d’innovation du CES 2017 pour Oria.

Aujourd’hui Sensorwake fait partie du mouvement « Moteur de Réussites » lancé par Google et mettant en avant les plus belles réussites entrepreneuriales françaises.

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LE PARCOURS DE GUILLAUME ROLLAND

Guillaume Rolland est un talent précoce. À 13 ans, il déposait son premier brevet pour une machine à infuser le thé. À 18 ans, il est devenu le plus jeune porteur de projet de l’histoire du site américain Kickstarter, la référence du crowdfunding pour des projets high tech. Sa 1ère levée de fonds pour le réveil olfactif sur Kickstarter a réuni 200 000 € (objectif de base multiplié par 4). L’histoire du réveil olfactif a commencé dans le garage de ses parents. Il a décidé de se lancer dans cette aventure entrepreneuriale après avoir été repéré par Google grâce à son idée de réveil aromatique lors du Google Science Fair, un concours d’invention destiné aux 13-18 ans. (La Tribune)

L’ACTUALITÉ DE SENSORWAKE

mai 2017 – LEVÉE DE FONDS DE 1,6 millions € auprès du fonds d’entrepreneurs Fa dièse, de BNP Paribas développement, du gestionnaire de fonds Siparex dédié au fonds Pays de la Loire Participations, et le géant de l’industrie de la parfumerie Givaudan, partenaire de Sensorwake depuis deux ans

LES PRODUITS

>> LE RÉVEIL OLFACTIF (le « Sensorwake »)

20.000 appareils vendus. A la FNAC, Darty, Boulanger, Louis Pion, Les Galeries Lafayette, le Printemps … Vendu également au Japon

Le SensorWake fonctionne avec des capsules dans lesquelles sont contenues les odeurs, et il y en a déjà pour tous les goûts : expresso, jus d’orange frais, croissant chaud, bacon, sucette à la fraise, gingembre, menthe poivrée, pelouse fraîchement coupée…  Chaque capsule est 100 % recyclable, dispose d’une puce RFID afin d’être reconnue par le réveil et permet de se réveiller 40 fois.

Des tests menés auprès de 100 consommateurs ont prouvé que le SensorWake était efficace pour réveiller 99 % des personnes en moins de deux minutes et de manière agréable. Et pour ceux qui ont le nez bouché ou trop enfoui sous la couette, une alarme sonore se met en route au bout de trois minutes. Guillaume Rolland l’affirme : « Au XXIe siècle, tout le monde devrait avoir le droit de se réveiller heureux, relaxé et de bonne humeur ! ». (Décideurs en région)

Prix: 99 €

>> ORIA

Prix: 149€

Fabrication en France (par le sous-traitant vendéen S20 Industries). 

sensorwake oria.jpgCet objet connecté de 16 centimètres de hauteur est un diffuseur de parfum. Il se pose sur la table de nuit et contient deux capsules odorantes qui permettent respectivement de faciliter l’endormissement et d’améliorer la qualité du sommeil (longueur et profondeur) de son utilisateur. La première diffuse ses effluves parfumés au moment du coucher et la seconde de manière cyclique, pendant toute la nuit.

Oria améliorerait de 60% la qualité du sommeil selon Sensorwake. « Nous avons testé Oria sur une centaine de personnes équipées d’un électroencéphalogramme et d’une montre connectée. Résultat ? Une amélioration de 60% de l’endormissement et de la qualité du sommeil lorsque les individus dorment à côté de notre appareil », assure l’entrepreneur.

Oria sera commercialisé à partir de l’été 2018 à 149 euros, avec deux capsules offertes. Les clients devront débourser 5 euros pour chaque capsule supplémentaire, dont la durée de vie est estimée à deux mois. Un business model inspiré de celui de Nestlé avec ses machines à café Nespresso, qui permet à l’entreprise de s’assurer des revenus à long terme.

(..) Sensorwake a même intégré à son équipe de onze personnes un neurologue venu des Etats-Unis, pour étudier les effets des odeurs sur le cerveau. Améliorer l’efficacité d’un étudiant lorsqu’il apprend ses cours par cœur, donner la niaque à un sportif qui fait de la musculation en salle, les possibilités semblent infinies… (Journal du net)

A L’INTERNATIONAL

Mai 2017 – Quand l’Asie s’éveillera… avec Sensorwake

L’inventeur du réveil olfactif Sensorwake vient de lever 1,6 million d’euros pour réveiller le Japon et la Corée du Sud et accompagner le lancement commercial de son deuxième produit Oria ; un diffuseur olfactif pour favoriser l’endormissement, d’ici la fin de l’annéePar l’entremise de Business France, Sensorwake a décroché un contrat de distribution avec Yodobashi Camera, l’un des plus gros acteurs du retail sur l’Asie, qui lui a permis prendre pied dans une centaine de points de vente au Japon et en Corée du Sud.

Pour accompagner ce développement, Sensorwake vient étoffer ses compétences en marketing et logistique en recrutant une japonaise et une coréenne, qui complèteront une équipe (quinze personnes) déjà largement tournée vers l’international. (La Tribune)

« Nous avons profité de ce CES 2018 pour annoncer l’arrivée des Sensorwake 2 (même design mais de nombreuses améliorations) dans l’une des plus grande chaine d’hotel d’Asie, le groupe HIS » souligne Guillaume Rolland. 

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Le palmarès 2017 des délais de paiement est dévoilé

Publié le Mis à jour le

delais de paiement.jpgLes délais de paiement sont un enjeu crucial de la santé des entreprises. Lancés pour la quatrième année consécutive, les prix des délais de paiement ont été décernés le 13 novembre lors des Assises des délais de paiement à Paris au ministère de l’Economie et des Finances, dans cinq catégories.

⇒ A venir au Business Club de France, une émission spéciale « Prix des Délais de paiement », avec les lauréats et Pierre Pelouzet, médiateur des entreprises

LE PALMARÈS

Prix organisme public : ministère des Armées 
Le ministère des Armées s’est fixé, depuis 2013, l’objectif de diviser par deux ses délais de paiement, en s’appuyant notamment sur la dématérialisation des procédures. L’enjeu est de taille : en 2016, le ministère a traité 698 000 factures pour un montant de 18 milliards d’euros. Aujourd’hui, plus de 60 % des factures sont transmises sous forme dématérialisée par ses fournisseurs.

Prix grand groupe : groupe Michelin
Le groupe Michelin poursuit une stratégie de partenariat avec ses fournisseurs (52 000 dans le Monde dont 8 000 en France). A l’objectif de délai moyen de paiement, le groupe Michelin préfère l’objectif de respect des engagements contractuels en conformité avec les législations légales de chaque pays. Le Groupe s’emploie, année après année, à l’amélioration de l’indicateur Payment On Time (POT), avec un objectif de 84,5 % en 2017.

Prix territoire : département des Hauts-de- Seine 
Pour le deuxième département le plus peuplé d’Ile-de- France, la maîtrise des délais de paiement constitue un véritable enjeu de la modernisation et de l’efficacité de la relation fournisseur. La collectivité territoriale affiche pour 2016 un délai moyen de paiement de
26,4 jours et mise sur l’organisation et la formation des ressources dédiées à l’ensemble de la chaîne de facturation.

Prix PME : Ideal Meeting & Event 
Consciente que le défaut de trésorerie est l’une des premières causes de faillite dans le secteur de la restauration / hôtellerie, cette PME marketplace dédiée à l’événement d’entreprise (50 millions d’euros de volume d’affaires en 2016) s’engage à respecter un délai de paiement de 3 jours ouvrés à réception de facture. Elle affiche un taux très bas de retard de paiement.

Prix ETI : Gutenberg networks
Cette agence de communication spécialisée dans la production de contenu, de supports publicitaires et commerciaux (350 millions de CA, 280 millions d’euros de volume d’achats en 2016) a décidé de lier directement sa politique de paiement à sa démarche RSE. L’évolution des délais de paiement (38 jours en 2016 contre 45 jours en 2013) montre une constante amélioration.

Deux coups de cœur du jury :

  • Agglomération du Pays de l’Or (Hérault) : pour cette communauté d’agglomération de 45 000 habitants, le respect et la diminution des délais de paiement constituent des leviers de soutien aux acteurs économiques du territoire ainsi que le marqueur de sa performance numérique.
  •  Hôpital intercommunal de Créteil: l’établissement hospitalier a mis en place un dispositif, innovant dans le secteur public, de préfinancement des factures fournisseurs. Le jury par cette distinction a voulu saluer les efforts réalisés pour améliorer une situation critique.

DÉLAIS DE PAIEMENT: QUELQUES CHIFFRES

  • 635 milliards d’euros : c’est le chiffre vertigineux du crédit Interentreprises en France (source FIGEC)
  • 60 jours : c’est le délai de paiement moyen des entreprises (Altares)
  • 10,9 jours en moyenne : les retards de règlement s’améliorent au 2° trimestre 2017 (13,3 jours en 2015, source Altares)
  • 43,4 % des entreprises françaises paient à l’heure leurs fournisseurs (Altares)
  • Dans le privé, le délai fournisseurs moyens s’établit à 57 jours d’achats
  • Les retards de paiement sont à l’origine d’une défaillance sur trois (1 er semestre 2017 : 19 000 emplois sont préservés par la diminution des faillites, source Altares)
  • En 2016, 228 procédures d’amendes ont été lancées par la DGCCRF, pour 11 millions d’euros d’amendes 54 % des fournisseurs estiment que rencontrer et connaitre ses clients a un impact positif sur leur paiement (étude sur la perception des entreprises en tant que fournisseurs, de CompinnoV – Teresa Monroe – juin 2017).

La rentrée du rendez-vous du Médiateur des entreprises, c’était au Business Club! (podcast)

Publié le Mis à jour le

logo-mdeLogo-BFMBusiness-sans-contourAu Business Club de France

Uniquement sur BFM Radio! 

 

→ Diffusion : samedi 16 septembre 2017 à 7h et dimanche 17 septembre à 15h

TALK 1 / 2 / 3 : Dossier spécial Entreprises du Patrimoine Vivant

TALK 4 : Le rendez-vous du Médiateur des Entreprises


TALK 4 : La rentrée du Rendez-vous du Médiateur, avec Pierre Pelouzet – Le point sur l’activité et les performances de la Médiation des Entreprises

Mediation
Pierre Pelouzet et Michel PIicot

(Ré)écouter et télécharger cet entretien:

 

« Vous êtes chef d’entreprise et vous rencontrez des difficultés contractuelles avec un client, un fournisseur, une administration, une banque ?Dans l’émission Business Club de France sur BFM Business Radio, la Médiation des Entreprises répondra chaque semaine aux questions des entrepreneurs, quel que soit leur secteur d’activité.Problème de délais de paiement, de propriété intellectuelle, de crédit impôt recherche, rupture de contrat abusive, modalités de commande/livraison, racket au CICE… Pierre PELOUZET, le Médiateur national, mettra tout en œuvre avec ses équipes pour vous aider, partout en France.

Racontez-nous vos expériences d’entrepreneurs et témoignez dans l’émission Business Club de France sur BFM Business Radio.

Qu’il s’agisse de difficultés contractuelles ou de belles expériences que vous avez vécues en tant qu’entrepreneur, écrivez-nous à: 

mediateur-des-entreprises@finances.gouv.fr

 

LE POINT SUR L’ACTUALITÉ DE LA MÉDIATION DES ENTREPRISES
  • Les « prix des délais de paiement » se tiendront à Bercy le 13 novembre
⇒ Entreprises, acteurs publics, candidatez ! …sur le site http://delais-paiement.fr/

prix_des_delais_de_paiement_2016.pngÀ l’occasion du lancement des appels à candidature pour la 4ème édition des Prix des délais de paiement, Thierry Chevalier, président de Compinnov, Jeanne Marie Prost, président de l’Observatoire des délais de paiement et Pierre Pelouzet, médiateur des entreprises ont animé une conférence de presse à la Banque de France le 6 juillet 2017. Cet événement était l’occasion pour Nathalie Vaillant (Teresa Monroe) de présenter les résultats de l’étude « Délais de paiement, c’est l’affaire de tous ! »

Trois lauréats des prix des délais de paiement 2016 étaient également présents pour expliquer leur parcours et revenir sur les processus qu’ils ont mis en oeuvre au sein de leur entreprise ou collectivité locale pour améliorer leurs pratiques d’achat.

Pierre Pelouzet a insisté sur le fait qu’il ne s’agit pas de remettre des Prix à des acteurs qui respectent simplement la loi mais de récompenser la mise en place de pratiques vertueuses qui influencent sur le long terme les comportements des autres acteurs du secteur et font naître la confiance mutuelle.

« Le facteur confiance est l’une des clés de la reprise économique »

Les Assises des délais de paiement se tiendront à Bercy le 13 novembre prochain. À cette occasion, six lauréats, donneurs d’ordre des secteurs public et privé, se verront décerner un prix pour leurs pratiques exemplaires en matière de délais de paiement, sur désignation d’un jury d’experts co-présidé par Jeanne Marie Prost, Jean Hervé Lorenzi et Pierre Pelouzet.

 

  • Conférence du 25 septembre  « Le Label Relations fournisseur responsables et la RSE au service de la compétitivité de notre économie » (Bercy, centre PMF)

Au fil des tables rondes, de nombreuses personnalités (parlementaires, chefs d’entreprises,  experts …) :

–          Situeront le Label Relations fournisseur responsables et la RSE entre dispositifs réglementaires et démarche volontaire

–          Et témoigneront des bénéfices et de l’attractivité du Label Relations fournisseurs responsables prenant en compte la Norme internationale achats responsables ISO 20400

Cette convergence mise au service de la compétitivité de notre Economie renforcera notre croissance et la reconnaissance du leadership de nos entreprises en matière de RSE à l’International.

 

Les « événementielles de l’été 2017 » : les pépites du Moovjee avec Percko, Seed-Up, l’Atelier Florian Leroy et EBS Isolation. C’est au Business Club

Publié le Mis à jour le

logoprixmoovjeeLogo-BFMBusiness-sans-contourREDIFFUSION Au Business Club de France

Uniquement sur BFM Radio! 

 

Diffusion samedi 12/08 à 7h et dimanche 13/08 à 14 h

→ Première diffusion : samedi 15/4/2017 à 7h | dimanche 16/4/2017 à 14h

Emission spéciale PRIX MOOVJEE 2017

NOS INVITÉS:

  • Dominique Restino, président du Moovjee, de la CCI de Paris, président fondateur d’Expertive
  • Edouard Barthès, président d’EBS Isolation
  • Alexis Ucko, Co-fondateur de Percko
  • Paul Poupet, Co-fondateur de Seed-Up
  • Florian Leroy, Fondateur de l’Atelier Florian Leroy
  • Pierre Pelouzet, Médiateur des Entreprises

(Ré)écouter et télécharger cette émission:

Le Prix Moovjee (Mouvement pour les jeunes et les étudiants entrepreneurs), grand concours national, récompense chaque année des jeunes entrepreneurs, des porteurs de projet et des auto-entrepreneurs de 18 à 26 ans (30 ans pour les doctorants). Les prix de cette 8ème édition ont été remis au Trianon mercredi 29 mars.

L’édition 2017 en chiffres

  • Plus de 1 100 demandes d’accès aux dossiers de candidatures ;
  • Près de 20% des candidatures en plus par rapport à 2016 ;
  • 316 candidatures validées, dont 125 Entrepreneurs et 191 Porteurs de projet ou auto-entrepreneurs ;
  • Un jury composé de 120 personnalités impliquées dans l’entrepreneuriat jeune
  • 6 jeunes entrepreneurs et 4 porteurs de projet lauréats ;
  • Des candidats qui ont déjà créé 109 emplois et généré plus de 4 millions de chiffre d’affaires en 2016

Les dotations

Une dotation qui s’élève à 150 000 euros

  • 25 000 euros en numéraire à partager entre les lauréats ;
  • L’accompagnement du Moovjee : programme de mentorat du Moovjee, pool d’experts métier bénévoles, visibilité média, oppotunité business ;
  • La participation des finalistes et des lauréats aux « Journées des entrepreneurs de demain », un séminaire accélérateur de 2 jours ;
  • Des produits et des services offerts par les partenaires du Prix Moovjee 2017.

Le Moovjee, qu’est-ce-que c’est ?

Le Moovjee, Mouvement pour les jeunes et les étudiants entrepreneurs, association loi 1901, a été créé en 2009 et a pour mission d’amener les jeunes à considérer la création et la reprise d’entreprise pendant ou à la sortie de leur formation (du CAP au Bac+5) comme une véritable option de vie professionnelle

Le PARCOURS de DOMINIQUE RESTINO

Sa première fois

La première aventure entrepreneuriale de Dominique Restino remonte à ses… 15 ans ! « Je revendais les cravates de mon père, confie-t-il. Avec les moyens du bord, je savais m’occuper et me challenger. » Un business d’adolescent déjà révélateur de la personnalité en devenir de l’entrepreneur. « J’ai toujours senti cette fibre. Et je demeure fasciné face à des jeunes partageant cet engouement pour la création. À cette différence qu’ils peuvent, aujourd’hui, surfer sur les nouvelles technologies pour inventer des business toujours plus innovants. »

« Je suis parti de rien, mais j’ai appris grâce aux rencontres. » Des rencontres qui le mènent, à tout juste 17 ans, à Paris où, 150 ans euros en poche, il se consacre d’abord à sa passion, le théâtre, avant de devenir, deux ans plus tard, consultant RH. (source: Chef d’entreprise magazine)

Diplômé de l’Executive MBA d’HEC, Dominique Restino a commencé son parcours professionnel en tant que consultant en recrutement et RH chez IFOPS de 1981 à 1984. Il enrichit son expérience en 1984 en tant qu’ingénieur commercial et spécialiste produit chez Rank Xerox.

En 1986, à l’âge de 24 ans, Dominique Restino crée son entreprise. Co-fondateur de Effectif, groupe d’agences de recrutement spécialisé qui compte plus de 100 salariés et 1 200 personnes en mission, il en est le président directeur général jusqu’en 2006 lorsqu’il revend son entreprise. En 2008, il fonde la société Executive capital, conseil en stratégie de développement. Depuis 2011, il est président fondateur d’Expertive, cabinet de recrutement spécialisé.

Président fondateur du MoovJee (Mouvement pour les jeunes et les étudiants entrepreneurs) créé en 2009, il devient en 2014 président de l’Agence Pour la Création d’Entreprise qu’il transforme en Agence France Entrepreneur

Il est président de la CCI île de France depuis novembre 2016

LE POINT DE VUE DE DOMINIQUE RESTINO SUR LES JEUNES ET L’ENTREPRISE

Dominique Restino : «la nouvelle génération entend trouver une activité qui a du sens»

Associations, institutions publiques, entreprises, écoles, nous devons agir de concert pour offrir à nos jeunes un horizon optimiste car la première ressource d’un pays c’est sa jeune génération. Au-delà de l’enjeu de la formation, il faut libérer le travail, c’est-à-dire envisager un échange d’expertise via des formes diverses de contrat. Et pour ce faire il faut permettre à tous ceux qui le souhaitent de se mettre à son compte tout en fournissant une protection aux aléas économiques qui sont inhérents au statut de travailleur indépendant.

Les jeunes nous confirment leur engouement pour la création et la reprise d’entreprise. Le dernier baromètre du Moovjee (Mouvement des jeunes entrepreneurs étudiants) montre que 34 % d’entre eux entendent créer leur entreprise, et 2/3 imaginent franchir le pas avant 30 ans ! Si la recherche d’une stabilité reste prégnante, la nouvelle génération entend trouver une activité qui a du sens, seul moyen pour eux de s’accomplir pleinement. Alors certes, le travail restera «comme avant» mais la forme des contrats devra être retravaillée afin de donner un souffle différent aux carrières et laisser sa chance à chacun. Dans cette lignée, le service civique qui lie par contrat une association et un jeune pourrait lui aussi évoluer pour constituer un véhicule efficace visant à soutenir les jeunes qui envisagent la création ou la reprise d’entreprise. (source: Libération)

⇒ PIERRE PELOUZET, Médiateur des Entreprises intervient sur l’importance des brevets et sur les aides comme le CIR. Sur ce dernier point, la Médiation des Entreprises a publié une liste des acteurs de conseil agréés.

LES JEUNES ET L’ENTREPRENEURIAT

L’avenir, les jeunes le voient dans l’entrepreneuriat

Six jeunes sur dix déclarent vouloir créer leur entreprise un jour, selon un sondage mené par OpinionWay et révélé le 24 janvier. C’est deux fois plus que la moyenne nationale. Décryptage de ce retournement de tendance.

La jeune génération se désintéresse du CDI. Du moins, c’est ce que déclarent 26 % des jeunes français âgés de moins de 30 ans, selon un sondage OpinionWay rendu public le 24 janvier dernier. Cet emblème de la sécurité du travail ne semble plus autant attirer, en partie parce qu’il apparaît comme de plus en plus inaccessible pour 87 % des interrogés. Au contraire, les jeunes privilégient l’épanouissement au travail (44 %), la rémunération (45 %) et un juste équilibre entre la vie privée et professionnelle (39 %). Des arguments que beaucoup espèrent trouver dans l’entrepreneuriat.

Créer son propre emploi

Fortement touchés par le chômage – 25,1 % des jeunes selon l’Insee au troisième trimestre 2016 – les jeunes Français envisagent en effet de plus en plus de se tourner vers la création d’entreprise. En 2017, ils sont 60 % à déclarer vouloir créer leur entreprise, contre 55 % en 2016 et contre 30 % des Français en général. (…)

Ce qui ne signifie pour autant pas que les jeunes se désintéressent totalement d’une certaine forme de sécurité. 81 % d’entre eux souhaitent par exemple qu’une indemnisation des indépendants en cas de perte subite d’activité soit mise en place, ainsi qu’une convergence de la protection sociale avec celle des salariés. « Il est urgent de donner aux entrepreneurs de nouvelles protections et de sortir de la discrimination entre salariés et travailleurs indépendants sur laquelle repose notre modèle de protection sociale en enclenchant une véritable convergence des protections », a notamment déclaré François Hurel, président de l’Union des Auto-entrepreneurs (UAE). « Cela passe d’abord par la mise en place d’amortisseurs sociaux ouverts aux indépendants et notamment une allocation perte subite d’activité qui serait financée conjointement avec les donneurs d’ordre. La puissance de l’économie collaborative nous invite également à repenser le modèle du travail vers plus de souplesse et d’innovation et à reformuler la question de la requalification ». (Les Echos)

LES LAURÉATS DU PRIX MOOVJEE
  • Grand Prix Moovjee

Alexis Ucko, Co-fondateur de Percko

25 ans, diplômé de l’Ecole Polytechnique de Lausanne et titulaire d’un master spécialisé de Centrale et l’ESSEC

Développé pendant un an avec des chercheurs sur le système musculo-squelettique, Percko est un sous-vêtement intelligent qui redonne l’habitude de se tenir droit aux individus souffrant de maux de dos.

  • Créée le 13 novembre 2014
  • Basée à Paris (75)
  • 1 million d’euros de chiffre d’affaires en 2016

Un tee-shirt contre le mal de dos

Tenez-vous droit ! C’est le meilleur conseil que nous puissions vous donner pour soulager votre colonne vertébrale. Alors, si vous avez tendance à adopter une mauvaise posture, Percko va vous rappeler à l’ordre.

Pour bien comprendre d’où peuvent provenir certains maux de dos, une petite révision d’anatomie s’impose. Le rachis est organisé selon un modèle dit segmentaire, qui lui permet de remplir sa fonction d’équilibration. On dit que l’on adopte une mauvaise posture, au sens mécanique, quand il apparaît un déplacement vers l’avant du bloc supérieur par rapport au bloc inférieur. Du coup, son maintien créé des contraintes qui sont à l’origine de raideurs musculaires, pouvant générer des douleurs surtout au niveau des trapèzes et des lombaires.

Se tenir droit est donc la solution pour éviter bien des mots. Pourtant, nombre d’entre nous a tendance à négliger cette règle de base et c’est pour cela qu’une jeune pousse française a décidé de nous donner un coup de main en nous proposant une solution originale et innovante: une seconde peau sous forme de tee-shirt baptisé Percko et censé nous faire adopter la bonne posture en nous avertissant au moindre avachissement.

Les tenseurs dans le dos doivent vous aider à vous redresser.

Alors, quand on passe un Percko, on a l’impression d’enfiler un tee-shirt trop petit. Il faut s’employer pour passer d’abord la tête, un bras puis l’autre, tirer plusieurs fois dessus pour le faire descendre sur les hanches. Une fois en place, il vous mettra ou non à votre avantage tellement il est ajusté. On a l’impression d’être gainé. Heureusement, au bout de quelques minutes, il se fait oublier même s’il a tendance à remonter au fil de la journée. Mais quel est le secret de ce sous-vêtement et peut-on lui faire confiance?

Ses créateurs, Quentin Perraudeau et Alexis Ucko, tous deux ingénieurs, mettent en tout cas en avant le fait que ce produit, qui a été développé avec chercheurs spécialistes du système musculosquelettique, a fait l’objet d’un brevet international et validé cliniquement. Ils expliquent que le tee-shirt est conçu pour ramener le bloc thoracique au-dessus du bassin, que l’on soit debout ou assis. Il crée ainsi une inclinaison vers l’avant du bassin entraînant par là même une augmentation de la lordose lombaire, communément appelée aussi chute de reins, et une diminution de la cyphose thoracique. Bref, un maintien de mannequin, un équilibre amélioré et une fatigue musculaire diminuée. «Si les individus adoptaient une posture idéale, 80% de leurs problèmes seraient alors résolus.» concluent-ils

Tenseurs

Pour arriver à ce résultat, Percko utilise un textile spécial garni de tenseurs visant à garantir l’efficacité du maintien. Le tee-shirt est constitué d’une partie thoracique réalisée dans une matière peu déformable verticalement qui englobe la cage thoracique et le rachis thoracique et est maintenue par des tenseurs au niveau des côtes et dans le dos. La partie abdominale est, quant à elle, réalisée en matière très extensible dans les deux directions favorisant le confort. enfin, la ceinture permet le maintien du maillot de corps en zone pelvienne.

Pour se persuader de son intérêt, il suffit de savoir que la lombalgie est une affection courante, en constante augmentation, qui touche environ 70 % de la population française, responsable d’environ 6 millions de consultations par an en France, et représente la première cause d’invalidité au travail chez les personnes de moins de 45 ans. Elle est devenue la première cause d’arrêt de travail et de maladie professionnelle, et est à l’origine d’environ un quart des accidents de travail. Il s’agit donc d’un véritable problème de santé publique, mais également économique.

Afin de financer sa première production, Percko avait lancé, en septembre 2015, une campagne sur Kickstarter avec pour objectif de recueillir 30 000 euros en un mois. L’objectif a été atteint en 7 heures. Au final, la jeune société a empoché 385 361 euros, de quoi vendre 5 000 Percko dans 90 pays du monde. 20 entreprises leurs font déjà confiance. Alors, à l’heure de la surconsommation de produits connectés, ce genre de solution santé, sans prise USB ni smartphone, mérite notre intêret.

Prix: 129 euros. (source: Le Figaro)

  • Coup de Cœur du Jury

Paul Poupet, Co-fondateur de Seed-Up

24 ans, diplômé de CentraleSupélec et étudiant-entrepreneur au « PEPITE PEIPS »

Seed-Up est une hacker-house, une « villa 3.0 » où cohabitent développeurs, designers et business-développeurs avec un objectif commun : innover. Cette vision permet une réelle émulation, grâce à la motivation, les compétences et les savoir-faire cumulés de chacun.

  • Créée le 31 mars 2016
  • Basée à Châtenay-Malabry (92)
  • 400 000 euros de chiffre d’affaires en 2016

Seed-Up, ou comment vivre et travailler dans la même maison

Mi-incubateur, mi-coloc de geeks, Seed-Up est la première hacker house de France. Ses 10 habitants travaillent sur des projets de startups et partagent aussi leur vaisselle sale entre bonne humeur et innovation.

Des poules accueillent les nouveaux arrivants dans le jardin, une montagne de chaussures traîne dans l’entrée et des ordinateurs sont éparpillés entre le salon, les chambres et la salle à manger. Rien ne laisse penser que cette maison dans la banlieue sud de Paris abrite une entreprise et dix jeunes férus de technologie.

Pourtant, c’est bien ici que s’est installée Seed-Up, la première hacker house en France. Lancée par Paul Poupet et Benjamin Poilvé en novembre 2015, la startup abrite quatre projets technologiques. Plus qu’un incubateur, Seed-Up chouchoute les dix codeurs, designers et business developers qui vivent tous ensemble… dans les locaux de la société. Un nouveau modèle d’organisation du travail tout droit venu des États-Unis.

4 projets de startups et des clients externes

Installée sur une grande table en bois dans un salon lumineux, l’équipe de Seed-Up est en ébullition depuis 10 heures ce matin. “Nous devons terminer quatre missions avant la fin de la semaine”, lance Paul Poupet, le confondateur de la startup, téléphone à la main.

Seed-Up, c’est d’abord quatre projets internes de startups : Be the Sound, un service de synchronisation et de partage de musiques, Hawker, une application qui permet de récupérer une version audio de n’importe quel article de presse, Elo, un jeu vidéo éducatif et un algorithme d’aide à la décision pour les coachs sportifs, Carter…. “Chaque projet est chapeauté par un project manager qui détient 25% des parts de la société, le reste appartient à Seed-Up”, explique Paul. “Et comme les projets sont liés financièrement, ils ne sont pas en compétition”.

Et pour remplir la marmite, les dix collaborateurs âgés de 19 à 27 ans travaillent aussi de temps en temps sur des projets externes pour de grandes entreprises. De quoi faire tourner la maison, payer le loyer, les courses et les salaires de l’équipe.

Une mise en commun des compétences

Jongler entre les projets internes et externes, c’est aussi un moyen de ne pas s’ennuyer pour ces jeunes startuppers. Les habitants de la colocation choisissent le projet sur lequel travailler en fonction de leurs compétences et de l’état d’avancement des projets. Face à un écran noir rempli de lignes de codes blanches, vertes et rouges, Robin est en train de créer le site mobile d’une marque de vêtements. Le développeur génie de l’équipe a 21 ans et sort de l’Ecole 42. “Là je travaille sur un projet externe, mais la plupart du temps, je bosse avec Benjamin sur Be the sound. Et quand il faut je vais aider ceux qui en ont besoin sur d’autres projets !”, se plaît à raconter le jeune homme aux cheveux longs et à la barbe naissante.

“J’étais coincé sur un logiciel de design, et au lieu de trimer pendant quatre heures, Robin est venu m’aider et cela lui a pris 10 minutes. Un gain de temps fou !”, s’enthousiasme Edouard, project manager de Hawker.

La mutualisation des compétences de l’équipe… C’est une des raisons pour lesquelles Edouard passe la plupart de ses journées dans la maison. Il n’est pas salarié de Seed-Up, mais a des parts dans Hawker. Tout droit sorti de Centrale et après avoir travaillé dans le milieu bancaire, Edouard aide aussi les autres habitants à maîtriser Excel et Powerpoint.

“Chaque personne que nous avons recrutée excelle dans son domaine d’expertise et donne son avis. On discute chaque décision, rien ne s’impose”, explique Paul le cofondateur. Une manière de dire qu’il n’y a pas de hiérarchie dans l’équipe et que chacun s’exprime en fonction de ses compétences et de sa légitimité.

Liberté et créativité

C’est après une mauvaise expérience de stage dans la banque que Paul a eu l’idée de lancer Seed-Up. “Il fallait toujours demander des autorisations pour mettre en place une toute petite innovation… Tout cela par mails avec dix personnes en copie !”, se souvient le jeune homme de 24 ans.

La responsabilisation de chacun permet une liberté d’innovation et une meilleure implication des salariés de Seed-Up. “Si tu balances une idée à table, tu sais que ça ne va pas rester en l’air”, s’enthousiasme Hamid, en stage comme designer-développeur.

“Je voulais travailler dans une startup et je suis fan de la série Silicon Valley… L’idée de Seed-Up m’a tout de suite séduit et je ne suis pas déçu, ici on nous écoute”, confie le jeune homme qui avait passé d’autres entretiens dans des startups parisiennes sans être convaincu.

Elisa a été recrutée comme chargée de communication chez Seed-Up il y a un mois. Après un entretien par téléphone et un week-end passé dans la maison, elle a tout de suite été conquise par le principe : “J’ai mes propres missions. J’ai tout de suite dû prendre des initiatives et être autonome et créative”. Et la jeune fille n’a pas de comptes à rendre sur ses pauses clopes, “ici tout marche par deadlines”. A chacun de s’organiser comme il le souhaite… “sans abuser, non plus”, lance Paul, goguenard, à l’attention des lève-tards de la bande, avant de se faire vite rembarrer.

Un vivre-ensemble stimulant

“Le fait d’habiter ensemble change tout !”, s’enthousiasme le cofondateur de Seed-up. “Nous sommes plus que des collègues, une réelle amitié s’est développée”, se réjouit-il en évoquant les soirées dans le jardin ou dans le salon rempli de coussins à regarder des films.

Les lieux de travail ne manquent pas dans la maison de deux étages. Réunion dans la grande chambre à l’étage ou dans le jardin au soleil au milieu des poules… Tout dépend de l’humeur du jour. Au rez-de-chaussée, le passionné de technologies hardware, Benjamin, a même installé son propre atelier.

Entre boulot et vie quotidienne, la limite est fine. Seule fille de l’équipe, Elisa s’est acclimatée à cette ambiance de travail un peu spéciale : “Au début, je ne comprenais rien à leur conversation de geeks”, s’amuse celle qui partage maintenant des parties endiablées de jeux vidéo pendant les pauses. “Malgré nos moments de détente, on travaille efficacement dans une bonne entente”, analyse la jeune femme. A condition de se dire les choses franchement… et avec humour.

(…) Paul ne veut pas recruter plus de 12 personnes dans la maison : “Au-dessus, on serait trop gros et on aurait besoin d’une hiérarchie. On pense plutôt à répliquer le modèle avec de nouvelles maisons”. Et de nouveaux projets de startups.

Le but est d’amener chaque projet jusqu’à une première levée de fonds, pour se détacher au fur et à mesure de Seed-Up”, explique le cofondateur. Les collaborateurs qui se sont investis sur le projet auront alors le choix, soit ils restent chez Seed-Up, soit ils partent continuer cette aventure particulière. “Nous voulons de toute façon rester une équipe jeune et se renouveler  régulièrement”, affirme Paul. Car chez Seed-Up, l’essentiel est de continuer à innover. (source: Les Echos)

  • Prix Spécial du Jury

Florian Leroy, Fondateur de l’Atelier Florian Leroy

24 ans, titulaire d’un CAP au CFA d’Ameublement La Bonne Graine de Paris

Florian Leroy, artisan ébéniste, est spécialisé dans la conservation et la restauration des meubles. Son savoir-faire s’étend de l’intervention sur le bois, la serrurerie, la marbrerie, l’écaille de tortue, l’ivoire et le cuivre, jusqu’à la gainerie et la tapisserie d’ameublement. Il a été compagnon du devoir.

Bénédicte Sanson me dit qu’il a fait l’unanimité lors du Jury, il s’exprime avec passion sur son métier qu’il souhaite développer, il veut embaucher et cherchait un concours pour avoir du soutien (financier et mentorat).

  • Auto-entrepreneur depuis février 2014
  • Création envisagée le 31 mai 2017
  • Basée à Croix (59)

La voix du Nord 2015 – Hem : à 23 ans, Florian Leroy a décidé de se lancer dans « un métier en voie de disparition »

Le Hémois Florian Leroy vient de s’installer en tant qu’artisan ébéniste. Ce jeune homme de 23 ans nous a ouvert les portes de son atelier, basé à Croix. Il confie sa passion pour ce métier d’art au savoir-faire ancestral.

Dans un garage aménagé, au milieu des scies, des planches de bois et des pinceaux, Florian Leroy choisit minutieusement le bois qu’il va utiliser pour restaurer ses futurs meubles. «  Parfois, je sélectionne les bois d’un point de vue esthétique. On peut faire aussi d’autres associations selon les coloris mais également selon la texture.  » Le métier d’ébéniste requiert un grand savoir-faire, qui se travaille quotidiennement. «  Ce qui est passionnant dans ce métier, c’est qu’on peut toujours s’améliorer. Il suffit d’être curieux.  »

Intéressé par les maths et l’histoire, Florian Leroy, 23 ans, passera d’abord par un CAP d’ébénisterie pour ensuite travailler en tant qu’apprenti en Alsace. «  J’ai hésité entre peintre et ébéniste, confie-t-il. En fait, j’aimais bien l’idée de travailler un métier en voie de disparition. Je ne compte plus les fois où j’ai entendu dire que le métier d’ébéniste était mort. Du coup, j’avais envie de me lancer ce défi, de prouver que c’est un métier utile.  »

Sensibilité

C’est une profession où l’on sait que finalement, tout se transforme. Chaque meuble est traité avec le même respect. «  C’est un métier où l’on a beaucoup de sensibilité, poursuit le jeune artisan. Lorsque j’ai une pièce de bois dans les mains, c’est à moi d’apporter ma touche, ma conception de ce morceau de bois. D’une manière générale, je pense qu’un bon ébéniste doit avoir un respect du patrimoine, de la matière qu’il travaille.  »

Ses projets ? Reconstituer des commodes, des escaliers ou des armoires… Ses journées sont bien remplies. Mais il caresse un rêve : «  Ce serait beau d’avoir le col bleu-blanc-rouge de Meilleur Ouvrier de France  », glisse-t-il. Un autre de ces défis que Florian Leroy aime tant. (La voix du Nord)

  • Lauréat 2016 –  Grand Prix

Edouard Barthès, président d’EBS Isolation

Le groupe EBS est une éco-entreprise créatrice d’économies d’énergie avec une double expertise : l’audit énergétique et l’étude de financement d’une part, la réalisation des travaux d’économies d’énergie d’autre part.

ACTUALITÉ

  • Depuis Mars 2016  nous avons créé plusieurs agences :  Villepinte, Lille, Lyon, Le mans, Metz et Narbonne.
  • Nous sommes passés de 55 à 100 collaborateurs avec pour objectif 19 M€ de CA en 2017.
  • CA 2016 : 15 millions €
  • Nous accompagnons également Leroy Merlin depuis septembre 2016 dans leur offre d’isolation de comble à 1€ pour leurs clients et nous avons déjà réalisé 3000 chantiers.
  • Grace au Moovjee j’ai pu bénéficier de visibilité médiatique et surtout de la mise en place du programme de mentorat avec Bernard BOURIGEAUD fondateur d’Atos solution (55000 salariés, 11MDS € CA)

EBS, la start-up de l’économie d’énergie

À seulement 24 ans, l’audacieux Edouard Barthès crée EBS Isolation, une éco entreprise créatrice d’économies d’énergie.

Edouard Barthès décrit ce projet comme un véritable coup de coeur mais précise que, « pour autant, il a été mûrement réfléchi en amont. Je souhaitais m’engager et aider les énergéticiens à atteindre leurs obligations. Il était également question de permettre aux établissements de santé de rénover une partie de leur parc immobilier sans impact financier, en réalisant des économies d’énergie s’élevant à 15% en moyenne en fonction du type de travaux réalisés.»

La volonté d’entreprendre

Edouard Barthès aurait pu privilégier un poste de cadre dirigeant dans une grosse structure mais il préfère se lancer dans une aventure entrepreneuriale plus proche de ses affinités et de sa personnalité.

Le jeune fondateur d’EBS déclare sur un ton enjoué : « J’aime la liberté et la créativité. J’apprécie de pouvoir faire comme bon me semble en définissant une orientation et en prenant les décisions qui permettront de tendre vers l’objectif. Je n’ai pas souhaité intégrer un grand groupe car je trouve que les choses y sont trop figées.»

Le groupe EBS est créateur d’économies d’énergie, il agrège des compétences dans le domaine des performances énergétiques. L’efficacité énergétique est un domaine large et varié. Son champ d’application comprend communément l’analyse des consommations énergétiques des bâtiments, les actes d’isolation de ceux-ci ainsi que l’étude singulière des moyens de financement dont bénéficient les projets générateurs d’économies d’énergie. Le groupe EBS innove et propose une approche exclusive.

En regroupant les experts de chaque discipline de la performance énergétique sous une seule et même enseigne, le groupe EBS fait bénéficier de la synergie de cette mise en relation et des offres novatrices nées de cette collaboration. Aujourd’hui, le groupe est composé de deux sociétés.

Certificats d’Économies d’Énergie

D’un côté, EBS Energie qui propose des certificats d’Économies d’Énergie, des offres de financements, des audits énergétiques et l’optimisation d’achat énergie. De l’autre, EBS Isolation positionnée sur le calorifugeage, l’isolation de combles et l’isolation de planchers.

EBS Energie travaille avec des structures industrielles, notamment sur des questions de récupération de chaleur sur les groupes de production de froid et EBS Isolation intervient quant à elle dans le secteur hôtelier à travers le groupe Accor et est intervenu sur 178 hôtels Formule 1 en France et conduit actuellement une mission pour les hôtels IBIS. EBS est aussi très présent dans le secteur de la santé avec déjà 1000 établissements à son actif.(…)

Edouard Barthès a souhaité implanter un siège social fort à Castres (81) en regroupant sur le site toutes les compétences de management et de direction afin d’avoir une réelle proximité avec elles. Une dizaine de commerciaux repartis sur l’ensemble de la France avec un découpage en régions axé sur les villes clés (Lille, Marseille, Lyon, Bordeaux, Nantes etc…). (source: Entreprendre)

Mentorat : le fondateur d’Atos Origin aide un start-upper du Moovjee

Le mentorat, partage d’expérience avec un chef d’entreprise expérimenté, permet de vaincre ses peurs et fait grandir. Exemples avec Edouard Barthès, créateur d’EBS Isolation, Grand Prix du Moovjee en 2016, parrainé par Bernard Bourigeaud, fondateur d’Atos Origin, et, en vidéo, Anne-Marie Gabelica, fondatrice d’oOlution.

EBS Isolation doit gérer une croissance rapide

Pour l’entrepreneur de 26 ans, c’est l’occasion de faire son entrée dans la cour des grands. « Je vais pouvoir m’adresser à quelqu’un qui parle la même langue que moi », se réjouit-il. Mais Edouard Barthès n’a rien d’un débutant : EBS Isolation est sa deuxième start-up. Après un premier échec fondateur déjà dans le secteur des économies d’énergie, il lance en 2014 un nouveau concept : capter les contributions obligatoires versées par les fournisseurs d’énergies pour ensuite effectuer des diagnostics et des travaux d’isolation, de chauffage et d’éclairage. L’idée est de réduire la consommation d’énergie de bâtiments industriels et tertiaires gratuitement, selon le principe du « pollueur-payeur ».

Trois pistes pour développer son entreprise sans dépérir

Pour cette deuxième aventure, pas question de se tromper, surtout quand tous les voyants sont au vert ! La jeune pousse a travaillé avec près d’un millier d’établissements de santé partout en France et près de 200 hôtels du groupe Accor­Hotels. Et pour faire face à tant de succès, « nous sommes passés à 30 personnes en un mois et demi, se félicite le dirigeant.

Pas toujours évident de grandir vite. « Il va devoir apprendre à gérer l’humain, qui constitue une grosse partie du travail de l’entrepreneur », assure Bernard Bourigeaud. « Car plus la société accélère, plus elle est fragile, souligne Dominique Restino. Pour suivre la cadence, il faut être bien encadré, sinon ça peut vite dégringoler. »

Pour Edouard Barthès, le plus difficile reste l’incertitude : avancer sans avoir une vision claire du futur. « Je me demande souvent où je vais et si j’ai pris la bonne décision », confie-t-il. Il faut apprendre à apprivoiser ses craintes. Et si le mentor n’emploie aucune solution miracle, les échanges créent une zone de confort pour lever les freins. « La peur induit souvent en erreur », assure Dominique Restino. Tout au long des rencontres, « le binôme travaille sur le savoir-être de l’entrepreneur, poursuit-il. C’est un peu comme les parents qui accompagnent leurs enfants, sauf que cette fois la relation est neutre. » Les échanges poussent l’entrepreneur dans ses retranchements, pour l’amener à élargir le champ des possibles. Mais « toutes les décisions émaneront toujours de lui », prévient le fondateur d’Atos. Et ce, même si même si le mentor et son poulain ne tombent pas d’accord.

Au mentor, l’entrepreneur confie ce que qu’il ne dit ni à ses parents, ni au comptable, ni à sa moitié. Il peut lui parler de choses confidentielles, sans aucun tabou. « Voilà pourquoi, il doit y avoir un vrai “match” entre eux », souligne le fondateur du Moovjee. Le mentor peut aussi le conseiller sur sa vie sentimentale… parce qu’on ne finit pas d’être chef d’entreprise le soir à 18 heures. (Les Echos)

LES AUTRES LAURÉATS 2017

  • Prix Rétis – Ex aequo

Arnaud Lenglet, Co-fondateur de Panda Guide

26 ans, diplômé en information et communication à SUPINFO

Panda Guide est un compagnon virtuel dédié à l’autonomie des personnes déficientes visuelles (DV). Cette innovation se présente sous la forme d’une application iPhone, couplée à un casque audio-vidéo intelligent.

Créée le 27 février 2017, basée à Cergy (95)

http://pandaguidesme.com

  • Prix Rétis – Ex aequo

Paola Ceccato, Co-fondatrice de Oïkos Sphère

26 ans, diplômée de l’Institut Polytechnique de Grenoble

Oïkos Sphère s’adresse à tous ceux qui souhaitent revitaliser les sols et protéger les cultures, à travers un réseau de coopératives dynamiques et locales qui conçoivent, produisent et distribuent une solution concentrée en micro-organismes, naturellement adaptée aux besoins de la région.

Création envisagée en mars 2017, basée à Lyon (69)

http://oikos-sphere.my.slocus.org

  • Mention Community Entrepreneur

Raphaël Maisonnier, Co-fondateur de OuiSpoon

24 ans, diplômé en entrepreneuriat à l’ESCP Europe

OuiSpoon est la première plateforme collaborative d’activités entre collègues. Dans une entreprise dotée de OuiSpoon, chaque employé peut créer une activité ou rejoindre une activité créée par ses collègues tels que des repas, des afterworks, des séances de sport, des ateliers etc.

Créée le 3 juillet 2016, basée à Paris (75)

Aucun chiffre d’affaires en 2016

https://www.ouispoon.fr/fr

  • Mention Etudiant Entrepreneur

Lucie Jamen, Co-fondatrice de Kissala

26 ans, étudiante en sciences de l’Ecole Centrale de Lille et étudiante-entrepreneur au PEPITE BEELYS

Création d’une gamme de mélanges d’épices et d’herbes aromatiques spécifiquement élaborés pour créer un effet (boost, antioxydant et digestion) en fonction de la richesse nutritionnelle des ingrédients.

Création envisagée en mars 2017, basée à Lyon (69)

https://www.facebook.com/kissalaspices

  • Mention Engagement Citoyen

Julien Le, Co-fondateur de Liberty Rider

22 ans, diplômé d’une licence en développement d’activité et en gestion de centre de profit à l’IFAG de Toulouse.

Cette application mobile détecte les chutes à moto grâce à un algorithme. En cas de chute, si elle reste sans réponse du motard, elle alerte automatiquement les secours. Chaque utilisateur peut également choisir de partager son trajet avec ses proches pour en assurer un suivi en temps réel.

Jeunes, créez votre entreprise !

Un ouvrage paru en 2016, toujours d’actualité bien sûr!

jeunes créez votre entrepriseDominique Restino, Bénédicte Sanson et Vincent Redrado ont écrit ce guide pour « bien démarrer et pour durer ». Entreprendre est une très belle aventure professionnelle. Mais ce n’est pas facile non plus ! Vous en avez envie ? Préparez-vous :

  • C’est quoi être un entrepreneur ?
  • Comment vous tester avec de vous lancer ?
  • Comment trouver la bonne idée et la bonne équipe ?
  • Qui peut vous soutenir dans l’aventure ?
  • Qu’est-ce qui vous attend, un fois lancé ?

Autant de questions et de réponses que vous trouverez dans ce guide !

Arnaque au crédit impôt recherche : une liste pour guider les patrons

Publié le Mis à jour le

logo-mediateur-entreprisesLors de notre rendez-vous hebdomadaire avec le Médiateur des Entreprises, Pierre Pelouzet, nous abordons régulièrement la problématique du Crédit Impôt Recherche (CIR), dispositif auquel les entreprises ont parfois des difficultés à accéder. Le Parisien revient sur le sujet, voici un extrait de l’article.

⇒ Retrouvez ici les podcasts du Rendez-vous du Médiateur au Business Club de France

« Pour éviter les abus de certains cabinets de conseil indélicats, le médiateur des entreprises a labellisé une trentaine d’organismes auxquels les PME peuvent s’adresser.

Il espérait bien arrondir les fins de mois, faciliter un peu ses investissements, booster sa compétitivité. Voilà pourquoi, il y a deux ans, Jean* a fait appel à un cabinet de conseil pour l’aider à obtenir le sésame de toutes les entreprises qui misent aujourd’hui en France sur la recherche : le crédit impôt recherche (CIR). Il faut dire que cette manne, financée par l’Etat à hauteur de près de 6 Mds€ par an et calculée sur les dépenses de recherche au sein d’une entreprise, est du pain bénit.

⇒ La liste des acteurs de conseil en CIR et CII référencés est ici 

Sauf que le dossier et les nombreuses fiches techniques à renseigner pour le décrocher sont extrêmement fastidieux pour un petit patron. Alors, comme la grande majorité des TPE-PME candidates au CIR, le patron de cette entreprise de biotechnologie, installée à Lille (Nord), a confié cette mission à un cabinet spécialisé, qui facture son expertise à 10 % du CIR perçu. Bingo ! Plus de 150 000 € décrochés pour la PME. Environ 15 000 € pour le cabinet. Mais un an plus tard, le fisc a mis son nez dans le dossier. Le cabinet de conseil avait tout simplement plagié des documents scientifiques qui n’avaient rien à voir avec le travail de Jean pour enrichir le dossier. Evidemment, l’administration fiscale s’en est aperçue. Et le patron a dû rembourser son CIR, pas forcément au meilleur moment. (…)

Lire ici l’article intégral 

Vive la 3ème révolution industrielle! Emission spéciale avec Erik Orsenna, Grégoire Sentilhes, Philippe Vasseur, Pierre Pelouzet. C’était au Business Club (podcast)

Publié le Mis à jour le

piccollageLogo-BFMBusiness-sans-contourAu Business Club de France
Uniquement sur BFM Radio! 

→ Diffusion : samedi 25/2/2017 à 7h | dimanche 26/2/2017 à 14h

VIVE LA 3ÈME RÉVOLUTION INDUSTRIELLE!

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NOS INVITÉS:

  • GRÉGOIRE SENTILHES, président de Nextstage
  • ERIK ORSENNA, écrivain, économiste, conseiller d’état honoraire, entrepreneur
  • PHILIPPE VASSEUR, Commissaire spécial à la revitalisation et à la réindustrialisation des Hauts de France.
  • PIERRE PELOUZET, Médiateur des Entreprises

Ecouter, réécouter et télécharger cette émission:

La 3ème révolution industrielle est en marche! Définie par l’économiste américain Jeremy Rifkin, elle va bouleverser l’économie, le travail, la consommation, la communication. Grégoire Sentilhes analyse cette révolution dans son dernier ouvrage, préfacé par Erik Orsenna. Tous deux présents sur ce plateau exceptionnel, ils apportent leur vision résolument optimiste, aux côtés de Philippe Vasseur, Commissaire spécial à la revitalisation et à la réindustrialisation des Hauts de France, première région à avoir lancé la 3ème révolution industrielle selon les principes de J. Rifkin. Pierre Pelouzet, médiateur des entreprises, insiste sur la notion de confiance dans le milieu des affaires. 

⇒ VIVE LA 3ÈME RÉVOLUTION INDUSTRIELLE, « Tous entrepreneurs de nos destins », par GRÉGOIRE SENTILHES – préfacé par ERIK ORSENNA

Editions: NextStage / Sortie: 12 janvier 2017

viverevolution sentilhes.jpg« Soyez l’entrepreneur de votre vie. Le XXIe siècle y est favorable comme jamais…

Les nouveaux géants que sont Apple, Google, Facebook, Amazon, Microsoft ne sont que la part émergée de l’iceberg. Hier inconnues, ces cinq sociétés-là dominent le monde. Mais le mouvement est général. C’est SAP en Allemagne, Alibaba, WeChat, Baidu en Chine… La 3e révolution industrielle est en marche : c’est une révolution de la connaissance.

Les avancées technologiques quelle génère ouvrent des portes à toutes les innovations, à toutes les transformations, de toute importance et en tous domaines. De cette dynamique, l’entrepreneur est le moteur, le coeur. L’arbre qui fait la forêt. La force vitale qui se nourrit du sol, s’ancre dans les territoires et mobilise toutes les énergies pour monter vers la lumière.

Et l’entrepreneur, ne le cherchez pas : c’est vous !

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Grégoire Sentilhes, serial entrepreneur, président de Nextstage

QU’EST-CE-QUE LA 3ÈME RÉVOLUTION INDUSTRIELLE selon G. Sentilhes? Une révolution industrielle se produit lorsqu’il y a l’émergence d’un nouveau moyen de communication et d’une nouvelle source de production d’énergie, qui débouche sur une nouvelle organisation de la société.

  • 1ère révolution industrielle : de l’invention de l’imprimerie jusqu’à machine à vapeur (jusqu’en 1850 – durée 400 ans)
  • 2ème révolution industrielle : émergence des média de masse + pétrole + électricité = industrialisation des biens de consommation puis des services avec l’informatique
  • A partir des années 1995, émergence de l’internet: zéro utilisateur en 1995 sur Internet, puis 1 milliard en 2010, puis 6 milliards en 2015 et 40 milliards d’objets connectés en 2020. Et en même temps l’énergie change de nature, c’est de moins en moins un produit (avec l’évolution des cours du pétrole) et de plus en plus un service: c’est qqch qu’on stocke, qu’on partage et qu’on peut produire soi même, donc qui devient totalement décentralisé.

Quand on combine ces évolutions ça donne une nouvelle chaîne de valeur ajoutée.

Le saviez-vous? « Entrepreneur » est un mot français qui date de 1422.

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LES 4 GRANDES TENDANCES DE FOND

  • L’économie drivée par la valeur de nos émotions

Elle est nourrie par la qualité de l’expérience client: avec Apple, L’Oréal, Chanel, Ferrari, par exemple, l’émotion est un catalyseur clé de nos décisions. Pourquoi nos émotions sont-elles plus importantes maintenant qu’avant? Dans les sociétés occidentales, nous n’avons jamais eu autant de temps libre. Egalement: nous n’avons jamais eu autant accès aux informations. A terme, c’est la fin d’un monde où on produisait des biens en s’appuyant presque exclusivement sur l’exploitation des ressources naturelles. Le temps libre et Internet créent le marché de l’économie de la connaissance et mettent au centre la culture, des loisirs, la valeur de nos émotions et la qualité de nos expériences.

  • L’économie du partage et à la demande

Joseph Proudhon, théoricien du socialisme libertaire, a dit en 1840 «  la propriété c’est le vol ». De plus en plus aujourd’hui il s’agit de mettre à disposition du client une solution ou un service incorporant ou non un bien, pour une durée déterminée ou indéterminée, au travers d’une plateforme s’appuyant sur les technologies de l’information.

D’où l’importance d’avoir à sa disposition des communautés d’utilisateurs potentiels. Apple envisage ainsi lui-même de devenir opérateur télécom. Il faut faciliter la manière dont le client s’empare de l’offre, rapidement et à un coût faible.

  • L’économie industrielle

Les industriels du XXIème siècle qui réussissent ne sont plus ceux qui se contentent de fabriquer des produits, mais ceux qui incorporent de l’intelligence en amont, par exemple avec les robots ou l’impression 3D, et en aval avec l’internet des objets. Non seulement la conception et la fabrication de la machine deviennent intelligentes, mais la machine elle-même le devient et se substitue à l’homme pour les tâches répétitives. En aval, l’internet des objets permet aux industriels de capitaliser du savoir à partir de la courbe d’expérience et d’utilisation de leur produit, et d’offrir ainsi un service à valeur ajoutée. Il y aura en 2020 quarante milliards d’objets connectés – et sans doute 10 fois plus en 2030!

  • L’économie positive

Compte tenu des évolutions économiques et démographiques, le développement de nos activités abîme la planète. Il faut diminuer les émission de CO2. C’est dans le « consommer moins » que se situe une grande partie de notre croissance économique. Celle-ci est de moins en moins fondée sur l’exploitation des ressources naturelles, et de plus en plus sur l’économie de la connaissance. Exemple d’entreprise: Greenflex (optimisation de la performance environnementale des entreprises). L’entreprise a fait faire 60 millions d’économies par an à la SNCF sur ses factures énergétiques (les conducteurs avaient tendance à conduire leur motrice de façon « émotionnelle », comme un ado conduirait une moto. On leur a appris à conduire moins à l’adrénaline). Greenflex réalise près de 200 millions de CA et est rentable depuis sa création.

Pour faire émerger les « GAFA » françaises (plateformes), il faut:

  • investir l’épargne dans l’économie réelle (on a une épargne considérable)
  • il faut penser grand : c’est une question d’éducation
  • il faut un arbitrage entre la logique du long terme et la fiscalité. Elle est assise sur le travail et détruit la logique du capital qui a du sens lorsqu’il est investi à long terme.

telechargementLES INGRÉDIENTS DE L’ENTREPRENEURIAT

  • La bonne intuition – « La seule bonne idée relève souvent du mythe. La plupart des entrepreneurs se contentent d’adapter par petites avancées technologiques ou organisationnelles et d’intégrer des solutions pour faire émerger des process innovants. Voilà ce qui permet de bâtir des univers qui créent durablement de la valeur »
  • L’énergie – L’énergie de trouver des financements, de recruter, de fédérer les équipes, de transformer la vision en produit, service, de convaincre les clients et les distributeurs.
  • L’équipe – Le système éducatif français est peu conçu aujourd’hui pour cultiver la valeur du travail en équipe et le respect du travail de l’autre. A une logique de déploiement de l’énergie entrepreneuriale, on préfère toujours celle de la compétition individuelle. Il s’agit de battre l’autre.
  • L’obstination – Tous les systèmes vivants connaissent le tâtonnement, l’échec avant la réussite. Et c’est normal car l’échec fait partie intégrante de la vie. C’est peut-être seulement au bout de deux ou trois boutures que la graine prend. Parmi les centaines d’investissements que nous avons faits, nous avons vu des entrepreneurs végéter un an, deux ans, échouer, pour démarrer enfin vraiment.
  • La valeur de l’échec – Une des vraies lacunes du système français est l’absence de droit à l’erreur. Aux Etats-Unis, un entrepreneur est riche de ses expériences et de ses cicatrices. Un homme qui vient voir un investisseurs sans montrer de cicatrices liées à des échecs apparaît comme un débutant ou un menteur.

ATTENTION À NE PAS JURER QUE PAR LES STARTUPS

  • Parce que la France n’est pas une Californie qui s’ignore. On n’a pas les universités californiennes qui attirent les meilleurs étudiants et entrepreneurs du monde entier. Mais aussi: on n’a pas autant de venture capitals, dont les moyens sur la Silicon Valley dépassent souvent le milliard de dollars (aucun fonds de capital-risque en Europe n’atteint cette taille).
  • Parce qu’on manque de bon sens en concentrant nos efforts sur les startups alors que les PME ne demandent qu’à grandir (exemple de l’Allemagne et de son Mittelstand). Pour cela, il faut les aider à innover, à se développer à l’international et à acquérir leurs concurrents. 

Notre pays a commis une erreur stratégique en ne croyant pas assez aux ETI. La France souffre parce qu’elle a de très grands groupes mais qu’en dessous le vide est béant. Nous n’avons que 4600 ETI, contre 8500 en Italie, 10 000 en Grande-Bretagne et 12500 en Allemagne. Une PME qui devient une ETI crée en moyenne 250 emplois supplémentaires.

PARCOURS DE GRÉGOIRE SENTILHES

Grégoire Sentilhes est un serial entrepreneur-investisseur de long terme dans les ETI de demain. Il est le co-fondateur du G20 des Entrepreneurs et de Citizen Entrepreneurs. Il a été l’un des pionniers de l’internet : co fondateur et président de Screaming media à New York. Il a commencé aux Etats-Unis et est revenu en France suite au 11 septembre 2001.

NEXTSTAGE

nexstage

  • Société de capital investissement
  • Spécialiste de l’accompagnement à long terme des entreprises de taille moyenne
  • Valorisation : 143 millions €
  • 45,6 millions investis à travers un portefeuille de 8 sociétés
  • entré en bourse le 20 décembre 2016
  • Montant de la levée de fonds: 27,2 millions €
  • Secteurs d’investissement privilégiés:
    • Economie du partage
    • Internet industriel
    • Economie positive
⇒ ERIK ORSENNA, écrivain, économiste, conseiller d’état honoraire, entrepreneur
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Erik Orsenna

« Un beau jour, Jacques Attali, mon grand frère, m’a proposé de rejoindre une petite entreprise qui avait pour objet de lancer en France le premier livre électronique. Formidable aventure de Cytale, soldée par une faillite. Mais le virus de l’entrepreneuriat était entré en moi. Il n’en est plus sorti. Depuis, j’écris chaque matin trois heures, mais beaucoup du reste de mes journées est occupé par des entreprises où j’interviens comme conseil ou comme (minuscule) actionnaire ».

« Oui, nous vivons une époque de bouleversements technologiques profonds. Mais ils ouvrent des portes, comme jamais, à toutes les initiatives. Regardez le marché de l’énergie. Aucun, il y a encore dix ans, n’était plus verrouillé: monopoles, centrales énormes, charbon, gaz ou nucléaire obligent… »

« Le numérique a tout bouleversé, la miniaturisation réduit les contraintes chaque jour davantage. L’expérience que nous menons chez Greenflex (pour résumer: efficience énergétique et environnementale) me réjouit tous les jours. Elle apporte la preuve qu’on peut être utile (à la planète) et profitable. Quelque chose me dit d’ailleurs, incorrigible optimiste, que bientôt seules les entreprises utiles, vraiment utiles, seront profitables ».

Soyons entrepreneurs de nous-mêmes. Et permettons au maximum de s’épanouir dans ce déploiement.

DANS L’EXPRESS – 2014

Aimons les entrepreneurs plutôt que de les désespérer !

On connaît l’écrivain académicien. On sait moins qu’Erik Orsenna, docteur en économie, fut professeur spécialiste des matières premières pendant onze ans et conseiller culturel à l’Elysée sous François Mitterrand. L’entreprise est un nouveau terrain d’évidente curiosité pour cette personnalité multiple et ce travailleur acharné.

L’Expansion. Depuis quand remonte votre intérêt pour les entreprises ?

Erik Orsenna. « Depuis toujours. Les questions de l’emploi et de l’équipe m’ont toujours frappé. Sans l’entreprise, il n’y a pas d’emploi. Et puis, j’avais une nostalgie, comme un regret vis-à-vis d’elle et je voulais à mon tour participer à une équipe au service d’un projet. J’ai pris ma retraite anticipée du Conseil d’Etat il y a cinq ans, et après une vie occupée par le service public, c’était le moment d’entrer dans ce monde-là. J’ai eu une première expérience avec une société de livres électroniques montée avec Jacques Attali. Je suis aujourd’hui présent dans l’univers des entreprises à divers titres, administrateur de Carbios [valorisation des déchets plastiques], membre du conseil de surveillance de Greenflex [services en développement durable], associé et conseiller de l’agence Les Rois Mages [conseil en communication].

Quel rôle doivent jouer les TPE/PME dans le tissu économique et social ?

*Il faut rompre avec ce que René Ricol appelle « l’univers hostile », dont les entrepreneurs souffrent et qui les laisse à bout de souffle. Il faut arrêter de les désespérer et leur dire que nous les aimons ! Avant de vouloir faire une fortune éventuelle, voire hypothétique, c’est eux qui créent le gros des bataillons de l’emploi. Ils ont aussi besoin de continuité : c’est insensé de voir que dans un monde si instable, l’Etat est le plus grand producteur d’instabilité réglementaire, fiscale… 

Que manque-t-il aux entreprises françaises pour s’épanouir ?

Ce qui me frappe, c’est que beaucoup de Français ont envie d’aimer l’entreprise. Si beaucoup de jeunes veulent créer la leur plutôt que d’en intégrer une, c’est souvent par peur d’être confrontés à l’incertitude de l’emploi, à l’idée qu’ils seront pressurisés, baladés de stages en CDD avant d’être jetés. La première chose qui manque, c’est donc l’accueil. Une entreprise doit montrer qu’on peut y être heureux. Deuxième point à résoudre, faire grandir les entreprises face aux questions de transmission, de fiscalité, de financement, pour générer une nouvelle vague d’ETI qui façonnera l’imaginaire et l’optimisme français. (NDLR: ça rejoint le propos de G. Sentilhes) Troisième élément, les grandes entreprises captent la croissance mondiale, mais n’investissent pas suffisamment en France. Les PME ne doivent pas être des intérimaires à moindre coût écrasés par les puissantes, mais des partenaires de croissance. 

BIOGRAPHIE d’ERIK ORSENNA

Né à Paris, le 22 mars 1947 (de son vrai nom Érik Arnoult), d’une famille où l’on trouve des banquiers saumurois, des paysans luxembourgeois et une papetière cubaine. Après des études de philosophie et de sciences politiques, il choisit l’économie. De retour d’Angleterre (London School of Economics), il publie son premier roman en même temps qu’il devient docteur d’État. Raymond Barre préside son jury. Orsenna est un pseudonyme, le nom de la vieille ville du Rivage des Syrtes, de Julien Gracq.

Suivent onze années de recherche et d’enseignement dans le domaine de la finance internationale et de l’économie du développement (Université de Paris I, École normale supérieure).

En 1981, Jean-Pierre Cot, ministre de la Coopération, l’appelle à son cabinet. Il s’y occupera des matières premières et des négociations multilatérales. Deux ans plus tard, il rejoint l’Élysée en tant que conseiller culturel de François Mitterrand (et rédacteur des ébauches de ses discours subalternes). Dans les années 1990, auprès de Roland Dumas, ministre des Affaires étrangères, il traitera de la démocratisation en Afrique et des relations entre l’Europe du Sud et le Maghreb.

Entre-temps, il a quitté l’Université pour entrer, en décembre 1985, au Conseil d’État. Aujourd’hui conseiller d’État honoraire, il est revenu à des activités d’économiste et d’entrepreneur.

Parallèlement, il écrit notamment des romans, dont La Vie comme à Lausanne, prix Roger Nimier 1978, L’Exposition coloniale, prix Goncourt 1988, Madame Bâ (2003). Ses contes, dont La grammaire est une chanson douce (2001), traitent de la langue française. D’autres livres abordent des sujets plus scientifiques (Portrait du Gulf Stream, 2004) ou économiques (Voyage aux pays du coton, 2006 ; L’Avenir de l’eau, 2008 ; Sur la route du papier, 2012). Il a longtemps présidé le Centre de la mer (Corderie royale, à Rochefort). Depuis mars 2016, il est ambassadeur de l’Institut Pasteur. Élu à l’Académie française, le 28 mai 1998, au fauteuil de Jacques-Yves Cousteau (17e fauteuil).

⇒ LA 3ÈME RÉVOLUTION INDUSTRIELLE SELON JEREMY RIFKIN

L’expression Troisième Révolution industrielle, popularisée par Jeremy Rifkin depuis 2006, désigne une nouvelle révolution industrielle et économique qui se distinguerait des secteurs d’activité classiques de la production et aurait démarré à la fin du xxe siècle avec le développement des nouvelles technologies de l’information et de la communication.

LES 5 PILIERS (source: Transition Energétique.org)

les-8-piliersLe premier pilier est le passage aux énergies renouvelables. Mais comment collecter ces énergies ? La logique a d’abord été de créer des parcs solaires géants dans les régions ensoleillées et des fermes éoliennes là ou le vent souffle constamment. Si cette démarche est nécessaire, elle ne suffit pas à couvrir nos besoins. Contrairement au charbon ou au pétrole, les énergies renouvelables se trouvent partout et à l’infini. Pourquoi alors mettre en place un système de collecte centralisé ?

C’est le pilier numéro deux : il faut transformer chaque bâtiment en micro-centrale électrique. Chaque maison, chaque immeuble doit collecter, sur site, le soleil sur son toit, le vent sur ses murs, transformer ses ordures en biomasse, exploiter la chaleur géothermique sous ses fondations.

Le troisième pilier est le plus complexe à maîtriser, il s’agit du stockage de l’énergie. La technologie de l’hydrogène est, à ce jour, la plus prometteuse. Il faut ensuite trouver le moyen de distribuer l’ensemble de l’énergie produite par ces millions de bâtiments.

Le quatrième pilier est fondamentalement coopératif. Il s’appuie sur la transformation du réseau électrique en un Internet de l’énergie où chacun pourra vendre et acheter son électricité.

Enfin, le dernier pilier concerne le transport, avec le déploiement de véhicules propres, électriques ou à hydrogène, branchables sur le réseau. Ces cinq piliers doivent être mis en place simultanément, sinon leurs fondations ne tiendront pas.

⇒ DANS LES HAUTS DE FRANCE: rev3 – avec PHILIPPE VASSEUR
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Philippe Vasseur, commissaire à la revitalisation et à la réindustrialisation des Hauts de France

Le 25 octobre 2013, à l’occasion du World Forum Lille, la Chambre de commerce et d’industrie de région Nord de France et le Conseil régional Nord-Pas de Calais ont présenté officiellement leur projet stratégique de Troisième révolution industrielle en Nord-Pas de Calais, élaboré en collaboration avec Jeremy Rifkin. Le projet a été impulsé par Philippe Vasseur.

 

 

DANS LES ÉCHOS – novembre 2016

La troisième révolution industrielle, sobre et technologique, dans les Hauts-de-France

Développement durable, transition énergétique, internet des objets, imprimantes 3D… La région Hauts-de-France a fait le pari de la troisième révolution industrielle il y a trois ans. Le temps est venu des premiers dividendes.

Xavier Bertrand était en Chine du 19 au 22 octobre, accompagné de l’économiste Jeremy Rifkin à qui la région Nord avait confié une mission il y a deux ans. L’objectif de ce voyage en Chine du président de la région Hauts-de-France est de présenter l’action concrète issue de ce rapport : la politique structurante de la troisième révolution industrielle adoptée pour la première fois au monde à l’échelle d’une région, comme nouveau levier de développement. Et si possible ramener plusieurs investisseurs chinois dans ses filets. Le projet, adopté sous l’impulsion de Philippe Vasseur, alors président de la CCI de région, et Daniel Percheron, alors président PS de la région, est désormais devenu une réalité, pleinement endossée par la nouvelle majorité et élargie aux Hauts-de-France. « On n’est plus dans l’idée, on est dans la réalité », se réjouit Xavier Bertrand.

Economie circulaire : les entreprises entrent dans la ronde

Après une mise en route lente autour d’un concept parfois complexe à vulgariser, dont le mariage d’Internet et des énergies renouvelables, la dynamique s’accélère incontestablement. Rebaptisée Rev3, la démarche a généré plus de 700 initiatives extrêmement diverses. Certaines sont structurantes comme le programme Méthania qui vise à multiplier les unités de biométhanisation pour faire de la région le leader européen en matière de biométhane injecté, ou encore le pôle de chimie verte et des matériaux agrosourcés pour nourrir l’éco-conception et construire l’après-pétrole. La construction passive est aussi un enjeu majeur dans une région de 6 millions d’habitants dont deux tiers des logements datent d’avant 1975. Les Hauts-de-France revendiquent déjà une position de leader sur ce thème, au même niveau que l’Île-de-France. C’est encore le programme So Mel, so connected qui vise à faire de la métropole lilloise un territoire d’expérimentation grandeur nature des réseaux électriques intelligents, bardés de capteurs capables notamment de gérer en douceur les intermittences des énergies renouvelables.

Laboratoire de l’économie circulaire

Rev3, ce sont aussi des centaines d’initiatives à l’échelle d’entreprises, de collectivités, d’associations et d’universités, dont la densité commence à donner une véritable impression d’ensemble. On y trouve aussi bien des fabricants d’imprimante 3D, capables de produire à coût très bas des prothèses, comme Dagoma à Roubaix , ou des montures de lunettes, comme Aoyama Optical à Villeneuve d’Ascq. L’économie circulaire y a aussi toute sa part comme l’implantation de Hainaut Plast Industry à Cambrai : l’industriel y recyclera les couches de polymères dans une unité unique en Europe. Les granules produits finiront en tuyaux d’arrosage, en dalles ou en moquette. Dans un autre univers, le fabricant de billards haut de gamme Toulet, à Bondues , se lance dans la création d’un billard en bois entièrement recyclé.

L’avenir de l’aluminium se lit dans le marc de café

Derrière l’impulsion de départ donnée par la Région et la CCI Nord de France, les entreprises s’approprient désormais la démarche, sans même parfois se revendiquer de Rev3. « Dans le Nord, vous avez plein d’entrepreneurs qui sont des taiseux, qui ne se font pas mousser mais qui font le boulot en cherchant des solutions durables », analyse Emmanuel Druon, dirigeant du fabricant d’enveloppes Pocheco, à Forest-sur-Marque . En vingt ans, ce militant de « l’écolonomie » a transformé son entreprise de 125 salariés en véritable laboratoire de la production sobre et durable, ses pratiques lui ont permis d’économiser 15 millions d’euros, et fait d’ailleurs l’objet d’un passage remarqué dans le film Demain. Pour lui la région peut devenir, sur ses propres forces, une « vallée de l’écolonomie ».

Elle peut d’ailleurs compter aussi sur des outils financiers spécifiques mis en oeuvre pour accompagner toute la démarche. Parmi eux, un livret d’épargne populaire dédié à la troisième révolution industrielle (ce qui rejoint le propos de G. Sentilhes – et Erik Orsenna, voir plus bas – sur la nécessité d’utiliser l’épargne pour financer les entreprises), et qui a déjà collecté 15 millions d’euros en dix-huit mois, mais aussi un fonds d’investissement unique en France, doté de 40 millions , qui a vocation à prendre des participations dans des entreprises engagées dans la Rev3. De quoi alimenter une boucle vertueuse.

DANS LE JOURNAL DES ENTREPRISES – juin 2016

Hauts-de-France. La région attire les grandes entreprises et les ETI

Les Hauts-de-France ont la particularité d’être la région de province dans laquelle les emplois dépendent le plus de grandes entreprises : 330.000 ETP (soit 31 %) sont concernés. Une tendance particulièrement accrue dans le département du Nord, où 35 % des salariés travaillent pour le compte d’une grande entreprise.(…)

2e région pour la présence des ETI

Dans la région Hauts-de-France, les ETI emploient 25 % des salariés en ETP : selon l’Insee, c’est deux points de plus qu’à l’échelle nationale. La région se classe ainsi 2e, derrière Pays de la Loire, pour la part de salariés au sein des ETI. Sur les 5.200 ETI françaises, 1.900 sont ainsi implantées dans la région. Et on les retrouve particulièrement dans les trois départements picards, où les ETI emploient tout de même 27 % des salariés. Six emplois sur dix dépendant d’une ETI sont concentrés dans deux secteurs : l’industrie manufacturière (40 %) et le commerce (20 %). L’industrie manufacturière est plus présente de trois points qu’en France de province. Enfin, les ETI internationales sont davantage représentées dans la région qu’ailleurs en France : 31 % d’entre elles sont à capitaux étrangers, soit cinq points de plus qu’au niveau national.

PARCOURS DE PHILIPPE VASSEUR

Il fut notamment rédacteur en chef des « Echos » sept ans après y être entré comme stagiaire, son diplôme de l’ESJ de Lille en poche. Il est aussi l’inventeur des pages saumon du « Figaro ». Après vingt ans de presse et une interview marquante de Giscard pour TF1, il entre en politique. Il sera élu à cinq reprises ( « jamais battu à aucune élection « , souligne-t-il, non sans une pointe de fierté), quatre fois député du Pas-de-Calais et une fois maire de Saint-Pol-sur-Ternoise, puis ministre (de l’agriculture de J. Chirac), avant de quitter la scène politique en 2000.

carte-npdcpCHIFFRES CLÉS HAUTS DE FRANCE

Démographie

  • 6 006 853 habitants (données 2015 – soit 10 000 habitants de plus qu’en 2014 selon l’Insee, grâce à l’augmentation de l’espérance de vie)
  • environ 10 % de la population nationale
  • 3ème région la plus peuplée de France
  • 1ère région pour la jeunesse de sa population (France métropolitaine)

Économie

  • PIB régional : 153 milliards d’euros (4ème PIB régional)
  • 7,3 % du PIB de la France
  • 3ème région pour les investissements internationaux
  • 4ème région exportatrice
  • Fort entrepreneuriat familial : Auchan (Famille Mulliez), Roquette (Famille Roquette), Bonduelle (Famille Bonduelle), Lyreco (Famille Gaspard), Lesaffre (Famille Lesaffre), Paul (Famille Holder)
⇒ PIERRE PELOUZET
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Pierre Pelouzet, Médiateur des entreprises

Dans la Tribune: « La confiance reste le chaînon manquant de la reprise. Tant que les chefs d’entreprises n’auront pas véritablement foi en l’avenir, ils préfèreront conserver une attitude attentiste, en retardant leurs investissements et les embauches« , explique Pierre Pelouzet, le médiateur national des entreprises.

Loin des débats en cours, Pierre Pelouzet insiste sur le rôle de la médiation. « La vocation de ce dispositif est justement de restaurer ce climat de confiance entre tous les acteurs de l’économie, publics et privés« , poursuit Pierre Pelouzet en vantant l’utilité de la charte des Relations fournisseurs responsables et du label Relations fournisseurs responsables.

La peur du gendarme, symbolisé par le durcissement des sanctions contre les retards de paiement, est-il efficace ? « La loi ne peut pas tout régler. Il faut remettre de l’humain dans les relations inter-entreprises si l’on veut aboutir à des résultats. Les résultats de la médiation témoignent des avantages du dialogue. Après une séance de ‘purge’ au cours de laquelle les parties soldent parfois avec violence leurs différends, les échanges sont très constructifs. La nécessité d’organiser une nouvelle médiation est rarissime« , observe-t-il. De fait, pour la première fois depuis 2008 et l’entrée en vigueur d’une réglementation des délais de paiement par la Loi de modernisation de l’économie, les retards de paiement reculent. Actuellement, ils ne s’élèvent plus « qu’à » 12,7 jours contre 13, 7 jours au quatrième trimestre, ce qui situe la France au niveau de la  moyenne européenne. « C’est encourageant. Je rappelle qu’un jour de retard dans le paiement d’une facture représente un trou d’un milliard pour la trésorerie des entreprises« , précise Pierre Pelouzet. Pour mémoire, les retards de paiement expliqueraient 25% des sinistres d’entreprises, soit 15.000 défaillances chaque année.

Le médiateur des entreprises lance les travaux de simplification des factures, avec l’objectif de réduire les retards de paiement

Publié le Mis à jour le

logo-mdeLe problème de la facturation

Constatant que de nombreuses défaillances d’entreprises sont notamment liées à des retards de paiement de clients, le médiateur des entreprises avait mis en place un groupe de travail permanent sur ce sujet, proposant des bonnes pratiques pour réduire les retards de paiement.

Ses travaux ont mis en lumière le grand nombre d’informations que les clients demandent à leurs fournisseurs de faire figurer sur chaque facture, ainsi que la complexité des processus de référencement des fournisseurs, de facturation et de validation des factures avant paiement. Ces exigences, propres à chaque entreprise ou administration, et dont une partie va au-delà de la réglementation, constituent un frein à un paiement des factures dans les délais légaux.

A l’issue de ces travaux préalables, le médiateur des entreprises a fait part de ses constatations aux ministres concernés.

Proposer des solutions opérationnelles afin de réduire les délais de paiement

Le ministre de l’économie et des finances, Michel SAPIN, et le secrétaire d’État chargé de la réforme de l’État et de la simplification, Jean-Vincent PLACÉ, ont confié au médiateur des entreprises, Pierre PELOUZET, et au Secrétariat général pour la modernisation de l’action publique (SGMAP), une mission de simplification et d’harmonisation des mentions non obligatoires de facturation afin d’améliorer les délais de paiement.

L’objectif de cette mission est d’élaborer des propositions opérationnelles pouvant porter sur la promotion d’un modèle unifié de facture et d’outils innovants, ainsi que l’adaptation d’outils existants tels que les logiciels de facturation ou les plateformes de réception des factures.

La première réunion de travail de la mission, réunissant des représentants de grandes entreprises, de PME, d’acteurs publics et de fédérations professionnelles, a lieu aujourd’hui.