pierre coulombeau

Emission spéciale: Réussir par l’innovation et la transformation! C’était au prochain Business Club (podcast)

Publié le Mis à jour le

BFM-BU-RADIODans le Business Club de France | BFM Business Radio

→ Diffusion : samedi 27/6/2015 à 7h et dimanche 28/6/2015 à 15h

EMISSION SPÉCIALE : INNOVER – TRANSFORMER – RÉUSSIR
enregistrée au Salon PLANÈTE PME

NOS INVITÉS:

  • Guillaume de Bodard, Président de la Commision Environnement et Développement durable de la CGPME
  • Pierre Pelouzet, Médiateur national inter-entreprises
  • Pierre Coulombeau, d’Enerbee
  • Viviane Strickfaden, présidente de VS Management

Pour écouter, réécouter ou télécharger l’émission : 

PLANÈTE PME a eu lieu les 17 & 18 juin dernier au Palais d’Iéna. On y a abordé la transformation des entreprises sous toutes ses facettes: digitale bien sûr, mais aussi managériale, environnementale, et RSE.

QUELQUES CHIFFRES CLÉS: 9200 visiteurs / 2500 rendez-vous d’affaires / 3 milliards € de contrats à pourvoir sur la place des marchés / 900 entreprises à reprendre

PLUS D’INFOS sur nos invités:

GUILLAUME DE BODARD, Président de la Commission Environnement et Développement durable de la CGPME

Guillaume de Bodard, président de la commission Environnement et Développement durable de la CGPME
Guillaume de Bodard, président de la commission Développement durable de la CGPME

La CGPME c’est 200 fédérations professionnelles et syndicats de métiers. 

Les avantages d’une démarche RSE en entreprise:

  • Améliorez votre réputation et votre image de marque
  • Identifiez, réduisez, gérez vos risques et anticipez la réglementation
  • Obtenez une meilleure performance financière en réduisant vos coûts en améliorant l’efficacité de fonctionnement
  • Fidélisez vos talents clés et attirez de nouvelles compétences
  • Augmentez votre capital confiance auprès de vos clients et attirez de nouveaux prospects
  • Améliorez vos relations avec la communauté des investisseurs et obtenez un accès plus facile aux capitaux
  • Améliorez votre climat social en mobilisant votre personnel
  • Augmentez votre compétitivité et créez de la valeur : portez un autre regard sur votre activité et accélérez vos cycles d’innovation (source: Oelio)

PIERRE PELOUZET, médiateur national 

Pierre Pelouzet, médiateur national des relations inter-entreprises
Pierre Pelouzet, médiateur national des relations inter-entreprises

La Médiation Inter Entreprises veut être à l’origine d’une mutation des comportements entre entreprises, avec la création de la charte relations fournisseur responsables et du Label relations fournisseur responsables.

Les 10 engagements de la Charte Relations fournisseur Responsables :

1- Assurer une équité financière vis-à-vis des fournisseurs

2- Favoriser la collaboration entre grands donneurs d’ordres et fournisseurs stratégiques

3- Réduire les risques de dépendances réciproques entre donneurs d’ordres et fournisseurs

4- Impliquer les grands donneurs d’ordres dans leur filière

5- Apprécier le coût total de l’achat

6- Intégrer la problématique environnementale

7- Veiller à la responsabilité territoriale de son entreprise

8- Les Achats : une fonction et un processus

9- Une fonction Achat chargée de piloter globalement la relation fournisseurs

10- Fixer une politique cohérente de rémunération des acheteurs

LA FRANCE, CHAMPIONNE DE LA RSE! 

Les entreprises françaises, qu’il s’agisse de PME (moins de 1000 employés) ou de grandes entreprises (plus de 1000), sont plus performantes que la moyenne des entreprises des pays de l’OCDE. Plus de 60% des grandes entreprises françaises ont un système de gestion de la RSE performant voire exemplaire.

Si les scores moyens obtenus par les entreprises françaises révèlent l’avance de ces dernières sur les entreprises des pays de l’OCDE sur l’environnement et le social, l’étude montre qu’en matière d’éthique des affaires, à savoir la lutte contre les pratiques de corruption et pratiques anticoncurrentielles, elles doivent encore accentuer leurs efforts « pour faire de la RSE dans sa globalité un avantage compétitif indéniable sur la scène mondiale.

La médiation vient de fêter ses 5 ans, le bilan:

  • Près de 1000 médiations par an, réussies à 75% en moyenne
  • 800 signataires de la Charte Relations fournisseur Responsables à ce jour.
  • En 2010, une centaine de cas avaient été traités. En 2014, près de 1 000 dossiers

DANS L’ACTU: à la suite des annonces du 9 juin, du Plan Tout pour l’emploi des TPE/PME du Premier Ministre, qui vise à favoriser la trésorerie dans les TPE et PME, le Médiateur national s’est vu confier une mission relative à l’affacturage inversé. Il s’agira pour la Médiation Interentreprises de proposer des solutions de financement de crédit inter-entreprises à l’initiative du client. La Médiation Inter-entreprises débute ses discussions tripartites avec fournisseurs, clients et sociétés de financement dès aujourd’hui.

PIERRE PELOUZET lors des Rencontres Décision Achats: « Vous brassez des milliards, utilisez-les correctement ! »

« En tant qu’acheteur, vous avez la responsabilité du fournisseur et si vous ne la prenez pas, c’est que vous faites mal votre boulot! ». Pierre Pelouzet, médiateur national des relations inter-entreprises, a profité, jeudi matin, des Rencontres Décision Achats pour exhorter les acheteurs présents – et ils étaient nombreux – à veiller sur leurs fournisseurs. Et notamment au respect des délais de paiement. « Il manque 15 milliards d’euros dans les caisses des PME et ce manque, dû aux retards de paiements, est à l’origine des 25% des faillites d’entreprises ». « Vous avez, entre vos mains, la vie et la mort des entreprises », a-t-il déclaré avec un brin d’emphase, certes, mais une immense conviction. Le message a le mérite d’être fort. Et de bien mettre chacun devant ses responsabilités: « Quand on achète », a-t-il souligné, « on a une vraie responsabilité car on brasse des milliards. Vous avez le choix de les utilisez correctement, alors faites-le. »

Pierre Pelouzet est convaincu que les acheteurs sont des acteurs importants de la reprise, voire les acteurs de. « La reprise est entre vos mains », leur a-t-il déclaré. Et de leur expliquer que c’est là tout l’intérêt et la valeur ajoutée du job: »Vous êtes à la croisée des chemins. Soit vous restez dans la caricature – et vous vous contentez de faire 5% d’économies sur chaque contrat, mais là, autant changer de métier – soit vous allez vers des achats responsables », a-t-il martelé. Dans l’assistance, nombreux sont ceux qui ont opiné du bonnet.

Pour acheter responsable, a souligné Pierre Pelouzet, les acheteurs ont un arsenal d’outils à disposition, dont la Charte « relations fournisseurs responsables » qui compte 540 signataires. « Beaucoup de chefs d’entreprise se sont reconnus dans les valeurs que portent cette Charte », a-t-il commenté, et la marche supérieure : le Label « relation fournisseurs responsables », déjà attribué à 26 entreprises. Les acheteurs ont aussi la possibilité d’adhérer au Pacte PME: « chaque million que vous dépensez, vous avez la possibilité de l’utiliser à travers le Pacte PME pour faire grandir des petites entreprises ou des entreprises de taille intermédiaire ». Acheter responsable, a ajouté Pierre Pelouzet, « c’est aussi s’ouvrir vers le monde du handicap et faire travailler le secteur adapté. » (article complet sur Décision Achats)

ENERBEE

pierrecoulombeau
Pierre Coulombeau, fondateur d’Enerbee

EnerBee veut rendre les objets connectés autonomes en énergie

La start-up grenobloise a levé 2,5 millions d’euros en mars 2015

Pierre Coulombeau n’a qu’une remarque au sujet de l’Apple Watch : «  Sa batterie ne tient que 18 heures. » Lui, propose d’éliminer les batteries, les piles ou les fils des objets connectés pour les rendre autonomes. EnerBee, la start-up qu’il a cofondée il y a un an, a mis au point un générateur qui utilise le mouvement des objets pour produire puis stocker l’énergie qui les alimente. Pas plus grand qu’«  un bouchon de bouteille d’eau », élaboré par des ingénieurs issus du tissu d’instituts de recherche grenoblois, il a convaincu les investisseurs et les banques : EnerBee vient de lever 2,5 millions d’euros – 1,6 million d’euros auprès des fonds de capital-risque Emertec et Robolution Capital, et 900.000 euros auprès de BNP Paribas et du Crédit Agricole Sud Rhône Alpes.

Il existait déjà la dynamo, pour récupérer l’énergie d’un objet en mouvement rapide et régulier, utilisé pour les vélos. EnerBee peut transformer en énergie des mouvements lents et irréguliers : ceux d’un poignet, d’un colis transporté, ou même d’un fluide (gaz ou eau) dans un compteur. Le générateur vise plutôt les «  objets de petite dimension et basse consommation ». « Grâce aux efforts réalisés depuis vingt ans par les industriels pour réduire la consommation d’énergie, le nombre de ces objets est aujourd’hui immense », souligne Pierre Coulombeau. Parmi les champs d’application, le « quantified self » (bracelets, montres et balances connectées), la « maison intelligente » (serrures et interrupteurs connectés), mais aussi les télécommandes, la logistique ou l’automobile. Le générateur permet d’envoyer des informations sans fil, grâce à des protocoles de communication comme ZigBee Greenpower pour le bâtiment intelligent ou Bluetooth pour les bracelets connectés.

La commercialisation est prévue à la fin 2016, avec une ligne de production à Grenoble, pour un prix autour de «  quelques euros la pièce », indique Pierre Coulombeau. Le générateur est testé par plusieurs entreprises – EnerBee se refuse à communiquer des noms, mais évoque notamment Gazpar, le compteur de GRDF équipé d’un système de télérelève. «  Cela permettrait d’augmenter la durée de vie des compteurs et remplacer les piles au lithium-chlorure de thionylequi posent de gros problèmes de recyclage », explique Pierre Coulombeau. EnerBee a aussi travaillé avec SFK, leader des roulements à billes, utilisés notamment dans l’automobile. «  En se plaçant sur le pneu, on peut communiquer son état et déclencher le système de sécurité, si nécessaire », détaille-t-il. Dans un futur lointain, EnerBee envisage des applications médicales, avec des appareils auditifs et des pacemakers alimentés par les mouvements de l’oreille ou du coeur. (article complet sur Les Echos)

VIVIANE STRICKFADEN

Viviane Strickfaden, présidente de VS Management
Viviane Strickfaden, présidente de VS Management

Fondatrice de VS Management – cabinet indépendant de conseil – en 2012, Viviane Strickfaden exerce en tant que coach, consultant en management et en organisation, formatrice. Son expérience de manager et de dirigeant depuis près de 20 ans en entreprise lui donne des outils proches du quotidien de ses clients.

Selon elle, « l’intelligence collective de plus en plus présente et efficace en entreprise. Notamment avec les nouvelles générations, très habituées à travailler ensemble, et dont les réseaux sont étendus, grâce aux nouvelles technologies ».

LE JOURNAL DU NET – La sauvegarde de l’énergie humaine, le défi du 21ème siècle ?

Chronique rédigée par Florian Leblanc, Executive Vice-President, NYC, Entropic Synergies & Viviane Strickfaden, CEO VS Management.

Aider ses salariés à faire bon usage de leur énergie en facilitant l’accès à la bonne information au bon moment : un levier de performance économique. Favoriser le partage des réflexions entre les salariés, avec des tiers et ainsi créer une synergie : un levier d’innovation

Qui ne s’est jamais senti découragé et épuisé à la seule idée d’ouvrir sa boîte courriel ? Qui n’a jamais été pris de court, dans l’impossibilité de réagir correctement face à un partenaire, un confrère, un concurrent, par absence d’une information critique ? Qui – au contraire – ne s’est jamais perdu dans la quantité d’information, non triée, non vérifiée, à disposition dans son organisation ?

Voici quelques-unes des questions qui résument l’un des plus grands défis actuels pour les entreprises et leurs salariés. Dans un monde plus ouvert que jamais, où l’information circule instantanément et où il est vital de prendre en compte la globalité de son écosystème, nous sommes en fait trop facilement débordés.

D’après le « Fifth European Working Conditions Survey » de la Fondation Européenne de Dublin (Commission Européenne), la France est dans le top 3 des pays « stressés » de l’UE. Le gâchis que cela représente au quotidien est difficile à chiffrer, mais indéniable.

A l’heure où maîtriser, économiser même, les ressources, l’énergie… donnent lieu à des paroles et à des actes, qu’en est-il de la sauvegarde de l’énergie humaine ? Moins de fatigue, moins de stress, moins de tensions interpersonnelles, favorisent une meilleure productivité, une utilisation optimale de l’intelligence collective et une plus grande créativité. Un avantage majeur à la fois pour l’entreprise et le salarié.

Il existe déjà des recettes concrètes pour permettre à l’entreprise d’économiser l’énergie de ses salariés, pour qu’ils conjuguent efficience et sérénité. Bien sûr, il y a l’environnement de travail (une bonne luminosité, de l’espace, un volume sonore confortable…) ou les services mis à disposition du personnel, en interne ou dans les environs immédiats, pour lui faciliter la vie. Mais dans cet univers numérique, mobile et instantané dans lequel nous vivons, cela ne suffit plus. Ce qui aide le plus un collaborateur, lui permet de vraiment se concentrer sur l’essentiel, c’est l’accès immédiat à la « juste » information. C’est-à-dire celle dont il a besoin pour décider, pour agir, pour être devant ses concurrents ; celle qui enrichit les réflexions et élargit le périmètre de connaissance. Celle, enfin, qui facilite l’innovation, clé de voûte des entreprises qui se développent et se réinventent sans cesse. C’est une information précise, vérifiée, non redondante, accessible, en mode « zéro clic ». Les technologies qui répondent à ces aspects existent déjà et ont toutes en commun le collaboratif et le social.

Mieux : en plus de faciliter l’accès à l’information, elles sont également évolutives; elles apprennent des choix et des préférences de l’individu, pour lui fournir une information filtrée, prête à consommer, sans qu’il ait chaque jour à expliciter de nouveaux ses besoins réels. Cette capacité d’évolution est centrale dans un contexte où une entreprise est tout sauf une structure figée. Elle évolue de jours en jours et les attentes de ses collaborateurs changent progressivement elles aussi. Les outils doivent donc en tenir compte.

Parmi ces derniers, les réseaux collaboratifs d’entreprises sont ceux qui offrent les plus grands bénéfices. Ils sont au cœur des enjeux business et de relations interpersonnelles. Leur objectif est en effet de faire naître des synergies métier et d’augmenter la puissance des communautés professionnelles qui les utilisent.

En alliant ces réseaux avec un accès intuitif à l’information pertinente, les idées se partagent mieux, les capacités d’innovation et de découvertes stratégiques se multiplient car la justesse des informations, leur non-redondance sont vérifiées – sans perte de temps. Les salariés disposent ainsi d’un plus grand confort pour partager leurs réflexions et les enrichir avec ceux, parmi leurs pairs, qui seront les plus concernés et capables d’apporter de la valeur. De facto, l’énergie de ces collaborateurs est préservée, voire augmentée.

La bonne nouvelle, c’est que les entreprises prennent conscience des enjeux d’efficience, de développement, de climat social et d’innovation, que cet impératif de sauvegarde de l’énergie humaine recouvre. L’édition 2013 de l’Index International des valeurs, réalisé par l’agence Wellcom, souligne ainsi la très forte progression de la valeur « Innovation » dans les entreprises, pour se différencier de la concurrence et l’apparition, pour la première fois, de la valeur « Communauté » dans le classement. Cette dernière concerne d’ailleurs autant une dynamique interne (salariés) qu’externe (clients). En effet, si les professionnels comprennent que l’optimisation de l’énergie humaine par une utilisation plus fine des outils collaboratifs est une force, l’idée qu’il s’agit également d’un atout à l’extérieur de l’entreprise fait son chemin. La stratégie de la pertinence et du « zéro clic », appliquée sur les réseaux sociaux externes offre une forte optimisation de leurs processus de vente : un utilisateur, client, revient sur une plateforme lorsqu’il sait que l’information qui lui est présentée est de qualité. Un des critères fondamentaux de cette qualité est la pertinence vis-à-vis de ses centres d’intérêt. (…). À une époque où toute organisation cherche à rationaliser ses investissements, les dispositifs qui favorisent l’économie de l’énergie humaine sont plus qu’une ligne dans la politique RSE des entreprises ou qu’une simple opportunité commerciale. Veiller, agir pour maîtriser la dépense d’énergie humaine de son écosystème est une véritable nécessité. Agir pour favoriser le partage au sein de l’entreprise et avec ses clients est un formidable levier de synergie. (article complet sur Le Journal du Net)

DANS CAPITAL – Cinq pistes pour bâtir un nouveau mode de management à la française

La France fait partie des pays où les salariés sont les plus désireux de voir les pratiques managériales évoluer. C’est ce qu’affirme une étude récente réalisée par Cap Gemini Consulting. Dans un billet précédent, j’ai expliqué pourquoi le management à la française est source d’insatisfaction et de désengagement dans nos entreprises. Je vous propose d’examiner maintenant comment s’y prendre pour bâtir un nouveau modèle de management à la française prônant la coopération, le renforcement du management de proximité et le goût de la prise d’initiative.

Voici cinq pistes à prendre en considération :

1.   S’engager résolument dans la révolution numérique

Il est indispensable que les équipes dirigeantes des entreprises françaises réinterrogent leurs conviction communes sur les enjeux que représente le numérique. Les dirigeants français, en effet, sont moins nombreux que leurs homologues étrangers à croire au caractère vital des bouleversements générés par les technologies digitales. Or ces technologies favorisent la redéfinition de la coopération et la simplification des organisations. Un véritable changement de vision doit s’opérer en France ! Considérées comme un levier essentiel d’évolution et de performance dans nombre de pays matures et émergents, elles continuent d’être perçues comme un facteur de premier ordre pour seulement 20% des cadres dirigeants français, bien loin derrière leurs homologues américains, allemands et brésiliens.

2.   Construire et partager la stratégie globale avec toute la cordée managériale

Le partage des orientations stratégiques a toujours été un problème pour les entreprises françaises. Cette fracture idéologique et parfois géographique entre dirigeants et salariés alimente une incertitude autour des décisions des cadres exécutifs. A contrario du schéma de responsabilité actuel dans les grandes sociétés, de nouvelles formes de décentralisation et une plus grande transparence des décisions favoriseraient l’adhésion des salariés aux idées du top management.

3.   Jouer la carte de l’innovation

Dans un pays où 40% des managers perçoivent le changement comme un risque, l’innovation est reléguée trop souvent au second plan des préoccupations des dirigeants.  Il faut que ces derniers aient le courage de valoriser les prises d’initiatives de leurs employés et de leur management! Bonne nouvelle : 83% des français considèrent que les outils digitaux ont un impact positif pour les salariés. Nous devons  donc capitaliser sur cette « promesse numérique » pour développer une sorte de « courage managérial ». Si ces technologies (Cloud, Skype, Messagerie instantanée, réseaux sociaux professionnels) sont capables de donner une nouvelle dimension au travail des salariés, alors elles doivent être le fondement de nouvelles pratiques managériales dont l’enjeu consiste à valoriser le travail des collaborateurs. Il faut encourager les managers à la prise de risque pour qu’ils impliquent plus largement leurs collaborateurs dans les processus de changement et d’innovation.

4.   Promouvoir le management de proximité

C’est chez les salariés des PME que l’on retrouve le plus haut niveau de satisfaction au travail. Avec plus de diversité dans les missions, plus de flexibilité dans les activités, plus d’implications dans les décisions de l’entreprise, les PME et les petites entreprises inspirent confiance, adhésion et satisfaction. Le management local incarne un modèle plus enclin à l’innovation et à la flexibilité des décisions. Il supporte la tension entre exigences de performance au quotidien, besoin d’adaptation et mobilisation des salariés au profit d’objectifs communs.

5.   Simplifier les processus de décision

Accroître la rapidité de réaction est un élément stratégique dans la recherche de compétitivité des organisations. Comment lutter contre la complexité des grandes entreprises qui constitue un réel frein à la performance, à l’innovation et à la satisfaction des collaborateurs ?

L’esprit des startups au sein des grands groupes doit être encouragé. EDF et la SNCF ont su le faire avec la mise en place réussie de dispositifs locaux souples et réactifs. Il faut désormais passer à une généralisation de ces expérimentations afin de stimuler les pratiques de coopération et de conduite du changement sans pour autant les accumuler. La création de postes d’experts en lieu et place de postes de managers est aussi une source d’optimisation des processus de décisions grâce à une meilleure allocation des compétences.

SUR BFM – Pourquoi les réunions ne devraient jamais durer plus de 52 minutes

En France, les réunions de travail durent en moyenne 1 heure et 20 minutes. Bien trop long. Selon un sondage, les cadres décrochent au bout de… 52 minutes.

A croire qu’ils ont été formatés par les séries et les émissions de télé qui, en France comme dans la plupart des pays du monde, durent très exactement 52 minutes. Un sondage paru ce mardi 24 mars montre en effet qu’en réunion, les cadres ne sont plus attentifs aux propos qui sont tenus à partir de la 53ème minute. Problème, celles-ci durent en général une demi-heure de plus, selon ce sondage réalisé par Ifop.

Toujours selon cette enquête, 92% des cadres participent en moyenne à trois réunions par semaine. Et chacune d’entre elles dure en moyenne 1 heure et 19 minutes. Or la grande majorité des cadres reconnaissent que leur attention diminue au bout de 52 minutes. Et encore s’agit-il des plus studieux. 23% des personnes interrogées avouent perdre le fil après moins de 30 minutes. En fait seuls 37% des cadres affirment pouvoir tenir une heure ou plus, selon le sondage réalisé pour Wisembly, site dédié aux réunions d’entreprise.

Mais que font-ils quand ils ne sont plus concentrés sur ce qui se dit dans l la réunion? 81% des cadres avouent s’occuper en faisant autre chose. La moitié (51%) lisent ou envoient des mails, travaillent sur d’autres dossiers (49%), lisent ou envoient des SMS (48%). Certains font aussi des dessins (37%), jouent sur leur téléphone (10%), vont sur les réseaux sociaux (8%), organisent leurs week-ends ou vacances (7%). 2% des personnes interrogées reconnaissent même qu’ils se connectent sur des sites de rencontre (2%) !

Et cette perte d’attention n’est pas sans conséquence: plus du quart des cadres (27%) disent qu’il leur est arrivé (pour certains souvent, pour d’autres systématiquement) de sortir de réunion en ne sachant pas précisément ce qu’ils doivent faire. Ils sont pratiquement autant (25%) à s’asseoir autour de la table sans connaître l’ordre du jour. Ils sont aussi 15% à dire qu’il leur arrive de sortir de réunion en étant incapable de restituer ce qui vient d’être dit ou décidé.

L’an dernier, Ifop et Wisembly avaient aussi demandé aux cadres s’il leur était déjà arrivé de s’endormir en réunion et 32% avaient répondu par l’affirmative.

Les salariés français sont visiblement peu friands des réunions. 65% d’entre eux estiment qu’une réunion sur deux n’est pas utile et 44% reconnaissent avoir déjà saisi cette occasion pour faire autre chose, montrait déjà un sondage TNS Sofres publié en 2013. Dans l’ordre, ils évoquaient le fait de piquer un fou rire, de préparer la réunion suivante, de regarder discrètement ses mails ou encore de piquer une petite sieste. (article complet sur BFM Business)

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