méthanisation

Le compost « haute-couture » de MOULINOT. C’était au Business Club (podcast)

Publié le Mis à jour le

Dans le prochain Business Club de France : 
Samedi 27/1/18 à 7h – Dimanche 28/1/18 à 15h

⇒ Uniquement sur BFM Business Radio 

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⇒ PREMIÈRE PARTIE 

TALK 1: Chaque jour, MOULINOT collecte l’équivalent de 100 000 repas en déchets alimentaires

LE FOCUS DE LA SEMAINE : G20 YEA : 400 jeunes entrepreneurs font entendre leur voix aux gouvernements

TALK 2 : ALLO MEDIA : Quand l’Intelligence Artificielle décrypte les appels téléphoniques

⇒ DEUXIÈME PARTIE: CRÉER, REPRENDRE, DÉVELOPPER

LE RENDEZ-VOUS DU MÉDIATEUR DES ENTREPRISES, avec Pierre Pelouzet


TALK 1 : MOULINOT, avec Stéphan Martinez, président fondateur

(Ré)écoutez et téléchargez cette interview:

Vous vous souvenez des fameux « vers de terre de chez Moulinot » de Coluche? Eh bien c’est d’après ce sketch que Stéphan Martinez à baptisé son entreprise de collecte et de recyclage de déchets alimentaires. Entre autres par lombricompostage, donc (d’où la référence aux vers de terre… vous suivez?)

 

Mais trêve de plaisanterie: l’initiative de Stéphan Martinez est des plus sérieuses et des plus efficaces. Son idée: sortir les déchets alimentaires des incinérateurs et des décharges, pour les valoriser en biogaz ou en compost à grande échelle.

Dans Télérama: « Que faire des parures de viande, des arrêtes du poisson, des pelures des fruits et légumes ? Le restaurateur parisien a créé une société pour valoriser tous ces restes : ils permettent de produire du biogaz et de l’engrais. Malin !

moulinot camion

Troisième génération d’une famille de restaurateurs, Stephan Martinez avait sa propre affaire dans le 15ème arrondissement de Paris, mais culpabilisait de produire 5 tonnes de déchets alimentaires par an. « En 2007, je me suis lancé dans le lombricompostage dans ma cave et grâce à 10 kilos de vers de terre, j’ai réussi à produire 50 kg de compost par an« , explique le Géo Trouvetou. Pendant plusieurs années, il tâte le terrain. D’abord en réalisant un mini-composteur éducatif pour les enfants avec une boîte à gâteaux et un filtre d’ordinateur: 3 500 Moulinobox ont été vendus. Puis, dès 2013, il sonde ses confrères restaurateurs intéressés, mais effrayés par la logistique et les complications réglementaires.

“Après avoir pensé à bien acheter, les pros de la restauration doivent réfléchir à bien jeter”

moulinot parcoursLe voilà donc à la tête de Moulinot qui aligne déjà quatre cents clients (Mc Donald’s, Hédiard, le Ritz, Elior, Accor, Sodexo, Mariott, Galeries Lafayette, mais aussi des hôpitaux et cantines). Moulinot valorise les restes d’assiettes, pelures de fruits, parures de viande ou de poisson, produits périmés, collectés à bord de 17 camions roulant… au biogaz, qu’il produit. Ça s’appelle l’économie circulaire !

« Le meilleur déchet, c’est celui qu’on ne produit pas : les pros de la restauration, après avoir pensé à bien acheter, doivent réfléchir à bien jeter, en réduisant les pertes. On donne des outils pour retrouver le bon sens, comme des sacs en plastique transparent qui permettent de prendre conscience de ce que l’on jette. » Remplacer les économes par des rasoirs à légumes permet de gagner 2 kilos sur 15 de légumes à éplucher : c’est autant qui finit dans l’assiette… et pas dans la poubelle ! (Télérama)

> Depuis 2012, la réglementation impose aux gros producteurs de biodéchets de mettre en place le tri à la source en vue de leur valorisation organique. La peine encourue est une amende de 75 000 € et une peine de deux années de prison.

LES CHIFFRES CLÉS DE MOULINOT

  • Quantité collectés depuis le démarrage : 7500 tonnes
  • Actuellement : 400 points de collecte en IDF – l’équivalent de 100 000 repas collecté chaque jour

moulinot dechetsLES ACTUALITÉS

  • Stéphan Martinez: « Dans un premier temps, nous avons déployé des partenariats avec des usines de méthanisation, permettant la production de biogaz ou d’électricité.
  • Depuis fin septembre, ouverture de notre propre plateforme de compostage et lombricompostage de déchets alimentaires (site unique en France) à Vert-le-Grand dans l’Essonne (on peut faire le jeu de mot « ver »/« vert »!). Partenariat avec le groupe Semardel
  • Février 2018 : lancement de notre gamme de compost « haute couture »

OBJECTIFS

• Stéphan Martinez « Ouvrir un second site, vitrine de la valorisation des déchets organiques en Île-de-France, regroupant sur un même espace un site de compostage, des maraîchers, des espaces pédagogiques, un   laboratoire de recherche, …

• Initier notre développement sur de nouvelles zones géographiques »

 

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Les coulisses du Zoo de Beauval, c’était au Business Club (podcast).

Publié le Mis à jour le

images (1).jpegLogo-BFMBusiness-sans-contourAu Business Club de France

Uniquement sur BFM Radio! 

→ Diffusion : samedi 22/4/2017 à 7h | dimanche 23/4/2017 à 14h


TALK 1: ZOO DE BEAUVAL: un excellent bilan 2016 et un bébé panda à venir?

TALK 2: ENTOMO FARM cherche 500 000 € sur Sowefund

TALK 3 : MARCO VASCO lance Prestige Voyages 

TALK 4: Le rendez-vous du Médiateur des Entreprises, avec Pierre Pelouzet

TALK 1 : Le ZOO de BEAUVAL, avec Rodolphe Delord, DG

(Ré)écouter et télécharger cette interview:

images (1)UN EXCELLENT BILAN POUR L’ANNÉE 2016

  • 1 350 000 visiteurs accueillis
  • 54 M€ de chiffre d’affaires
  • 8,5 millions d’euros investis dans l’installation de la Réserve des Hippopotames
  • 47 300 chambres louées dans les trois structures hôtelières de Beauval.
  • 600 saisonniers de plus, 50 CDI et 400 équivalents temps plein.
  • 200 événements d’entreprise
  • Création d’une structure unique pour une formation diplômante de commis de cuisine – CAP cuisine, en interne à Beauval, pour 11 élèves en alternance, du 9 novembre 2016 au 1er février 2018

téléchargement.jpegUn investissement de 8 millions d’euros est prévu pour l’année 2017:

  • Création de La Terre des Lions
    Elle a ouvert le 1er avril 2017

En 2017, le ZooParc de Beauval révèle un fabuleux espace de 5 300 m² pour les lions d’Afrique. Dans une nouvelle étendue du zoo, une famille (un couple et trois jeunes) de majestueux félins règne sur leur nouveau territoire. Un long tunnel débouche dans le royaume des fauves et permet un incroyable face-à-face avec eux, tenus à distance par une étendue d’eau. L’immersion est fascinante et emmène au plus près des fauves dans un décor étonnant. 

Pourquoi la terre des lions?

« Depuis tout petit, ma passion des animaux guide mes choix. J’aime installer les animaux dans les meilleures environnements possibles, pour leur bien-être avant tout, mais aussi pour que les visiteurs soient émerveillés ! Cette émotion permet de sensibiliser les personnes – adultes comme enfants – à la fragilité des espèces dans leur milieu naturel, de les reconnecter à la faune. Quand on sait par exemple que plus de la moitié des vertébrés ont disparu en 40 ans, il me semble primordial d’éduquer nos visiteurs. » Rodolphe Delord, Directeur Général

  • Construction d’une nouvelle clinique vétérinaire

JVQKCMXGXKLa toute nouvelle clinique vétérinaire du Zooparc de Beauval vient d’ouvrir ses portes et mérite largement son titre de « plus grande d’Europe ».

10 000 animaux à gérer, 3 vétérinaires et 62 soigneurs, un bébé lamantin allaité au biberon, un scanner d’exception (il n’en existe que trois dans le monde de cette puissance et aucun en Europe), une banque de semences d’éléphants sauvages (la 1ère au monde). Beauval héberge la seule banque de sperme d’éléphants sauvages au monde, dans le cadre d’un projet de renforcement de la reproduction de l’espèce.

  • Agrandissement de l’installation des éléphants

Pour les 3 prochaines années, la direction de Beauval envisage 40 millions d’investissements.

LES CHIFFRES CLÉS DU ZOO 

  • Activité: N°1 des zoos de France
  • Date de création: 1980
  • Lieu: Saint-Aignan (Loir-et-Cher)
  • CA: 54 millions en 2016 contre 42 millions en 2015 (soit + 28%)
  • Effectif: + de 600 employés en haute saison (touts types de contrats confondus)
  • N°1 des zoos de France / top 10 des zoos du monde d’après Tripadvisor
  • 1er site touristique de la région centre val de loire (donc devant les châteaux?)
  • 35 hectares
  • 2h15 de Paris en voiture
  • Ouvert 365 jours par an

La «Pandamania» du zoo de Beauval stimule l’économie locale

Capture d_écran 2017-04-19 à 10.37.07Depuis l’arrivée d’un couple de pandats géants au Zooparc de Beauval en Loir-et-Cher, le phénomène de mode dynamise les entreprises du département.

Seulement vingt zoos dans le monde ont le privilège d’accueillir des pandas. Uniques en France, un couple de pandas géants prêté par la Chine, a été installé en 2012 au Zooparc de Beauval, à Saint-Aignan-sur-Cher (Loir-et-Cher). Depuis leur arrivée, «la pandamania» s’est emparée de la région. Plus d’un million de personnes sont venues voir Yuan Zi («Rondouillard») et Huan Huan («Joyeuse») en 2012, soit 67% de plus de visiteurs qu’en 2011 (600.000 entrées). Le zooparc de Beauval est ainsi devenu le site touristique le plus fréquenté de la région Centre, loin devant les célèbres châteaux de Chambord et de Chenonceau.

La «Pandamania», c’est aussi des objets dérivés en tout genre. Mugs, bijoux, sucettes en forme de pandas, l’effet Beauval profite à certaines PME locales. La marque française de peluches Les Petites Marie a, elle, senti «un engouement démentiel» autour des pandas, se souvient Emmanuel Raynaud, le gérant de cette PME basée à Blois. «Il y a eu une demande phénoménale lors de l’arrivée des pandas au zoo de Beauval». La marque, qui s’est faite connaître en 1964 avec les personnages de «Bonne nuit les petits», a crée trois modèles de peluche. Puis est venue l’idée d’une marionnette articulée de panda. Depuis, «l’effet panda» s’est un peu essouflé mais les peluches de fabrication française ont été vendues à travers toute la France. L’entreprise a même fourni le zoo lorsqu’il était en rupture de stock. (source: Le Figaro)

images (2)LE MODÈLE ÉCONOMIQUE

  • Répartition du CA: Presque 1/3 du CA provient de l’hôtellerie. Le reste = prix des entrées (29€ par adulte, 23 € par enfant), la boutique souvenirs et les points de restaurations installés dans le parc.
  • Beauval n’achète pas ses animaux, mais les échange avec d’autres parcs zoologiques. Ne pas donner de valeur monétaire permet de lutter plus efficacement contre le trafic d’espèces menacées.
  • 5,6tonnes de nourriture par jour, soit par an (coût de 800 000 € environ, dont 150.000 euros pour les seuls koalas qui mangent exclusivement de l’eucalyptus importés du Royaume-Uni) : 30 t de bambou, 312 t de fruits et légumes, 79 t de viande, 800 t de foin, 18 t d’eucalyptus, 57 t de poisson, 2 t d’insectes vivants, 150 kg de madeleines pour la nurserie, 20 t de betteraves, 140 t de granulés divers, 100 kg de miel, 310 litres de sirop, 320 boîtes de tisane, 200 t de luzerne, 1 500 pots de yaourt nature, 1 300 boîtes de céréales (corn flakes et flocons d’avoine), 500 boîtes de patée pour chat, 19 000 œufs frais, des biscuits, de la confiture, du pollen…

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L’HISTOIRE DU ZOO DE BEAUVAL

Simple parc ornithologique à sa création, le parc animalier est devenu en 35 ans d’existence une entreprise de 600 employés (…). Voilà déjà 35 ans que le zoo de Beauval situé à Saint-Aignan (Loir-et-Cher) existe. Au départ on ne donnait pas beaucoup de chance à sa fondatrice, Françoise Delord, pour réussir avec ses oiseaux: «pas plus de trois mois», se souvient-elle.

À la fin des années 70, Françoise Delord, ancienne comédienne au théâtre Bobino à Paris, décide de quitter la capitale pour installer ses 300 oiseaux dans une propriété de 5 hectares. Son projet: ouvrir un parc ornithologique. «On me prenait pour une folle. Vous pensez bien une Parisienne qui débarque à la campagne… ce n’était pas crédible», confie-t-elle au Figaro. Son fils, Rodolphe, aujourd’hui directeur du parc animalier quitte l’école à l’âge de 16 ans et rejoint sa mère pour créer le zoo de Beauval en 1988. Malgré des débuts difficiles et sans diplôme, il va avec sa mère créer l’offre pour pouvoir contracter des prêts bancaires.

Les efforts payent lorsqu’en en 1991 ils doublent le nombre d’entrées, passant de 70.000 à 150. 000 clients avec la présentation de deux tigres blancs alors uniques en France. Entre temps, la fille de Françoise Delord, Delphine, rejoint l’aventure Beauval où elle dirige depuis vingt ans la communication. Ici tout se traite en famille et il est nullement question de vendre l’entreprise à des étrangers. «Nous avons été approchés plusieurs fois pour être racheté, mais Beauval n’est pas à vendre», insiste la fondatrice du zoo. Seul 12% du capital est détenu depuis peu par une banque, le solde (88%) étant exclusivement détenu par la famille Delord.

Après de multiples agrandissements, l’année 2012 est couronnée de succès pour le zoo avec l’arrivée d’un couple de pandas géants. Uniques en France, Yuan Zi et Huan Huan sont les véritables stars du zoo et «la poule aux œufs d’or» pour le groupe. En effet, Beauval est entré dans le club très fermé des «panda zoos». Une vingtaine seulement au monde. Pour y parvenir, la fondatrice du zoo et ses deux enfants ont dû s’armer de patience et faire preuve d’une volonté inébranlable.

Depuis 1984, la Chine ne donne plus ses pandas mais les prête, dans le cadre d’une coopération scientifique, pour une période de dix ans. Les zoos reversent en échange une somme annuelle destinée à leur conservation in situ. Beauval garde secret le montant de la transaction, mais on sait que le zoo d’Édimbourg, qui a reçu récemment son couple de pandas, verse de l’ordre 700.000 euros chaque année à la base de Chengdu. Installés dans un complexe chinois qui a coûté 5 millions d’euros d’investissements, Yuan Zi et Huan Huan ont permis à la famille Delord de doubler la fréquentation annuelle du parc.

Construction d’un hôtel

Pour que les visiteurs profitent pleinement du parc sur deux jours et pour étoffer son offre, Rodolphe Delord a fait construire deux hôtels d’une capacité de 900 lits. (source: Le Figaro)

UN ZOO ÉCOLO

LA MÉTHANISATION: Beauval crée la première usine de méthanisation intégrée à un parc zoologique. Celle-ci s’inscrit dans un projet d’aménagement global, confortant une démarche très active en termes d’environnement.

Des crottes de panda pour chauffer le zoo

Très développée en Europe, cette technologie voit lentement le jour au sein de l’Hexagone. Trois ans après l’initiation du projet, elle a été mise en service en mai 2014. Proche de l’enceinte du ZooParc, elle transforme en énergie le fumier des animaux de Beauval ainsi que des déchets verts, certains issus de Beauval (dont la tonte du ZooParc) et d’autres apportés par des agriculteurs locaux, la municipalité et des entreprises agro-alimentaires locales. Appelée biogaz, l’énergie produite permet de générer de l’électricité ainsi que de la chaleur qui sert aux installations de Beauval : la Serre des Gorilles et des Lamantins, ainsi que la Maison des Eléphants.