médiation interentreprises

Emission spéciale enregistrée au Salon des Entrepreneurs de Paris, avec Le Slip Français, Save, Cheerz, Pijaplast, Nervet-Brousseau. C’était au Business Club (podcast)

Publié le Mis à jour le

BFM-BU-RADIODans le Business Club de France | Uniquement sur BFM Business Radio

→ Diffusion : samedi 6/2/2016 à 7h | dimanche 7/2/2016 à 15h

ÉMISSION SPÉCIALE ENREGISTRÉE
au SALON DES ENTREPRENEURS de PARIS

12622190_10153409518775866_6929908612990212014_o.jpgNOS INVITÉS:

TALKS 1, 2 & 3: CES ENTREPRENEURS QUI OSENT TOUT

  • Damien Morin, président fondateur de Save
  • Antoine Le Conte, président cofondateur de Cheerz
  • Guillaume Gibault, fondateur du Slip Français
  • Pierre Pelouzet, Médiateur des entreprises

TALK 4: REPRENDRE UNE ENTREPRISE, COMMENT FAIRE?

  • Christian Morel, président de CRA, Cédants et Repreneurs d’Affaires
  • Aurélia Rayé, présidente de Pijaplast 
  • Thibaut Dubus, co-gérant de Nervet-Brousseau 

Ecouter, réécouter, télécharger cette émission:

  • TALKS 1/2/3: DES ENTREPRENEURS AUDACIEUX

→ EN VIDÉO

PARTIE 1

 

PARTIE 2

 

PARTIE 3

→ VERSION AUDIO

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  • TALK 4: LA REPRISE D’ENTREPRISE

→ EN VIDÉO

→ VERSION AUDIO

LE SALON

  • Créé en 1993
  • 65 000 visiteurs 
  • 200 conférences
  • 150 personnalités économiques, politiques et institutionnelles

ENTREPRENDRE AUJOURD’HUI EN FRANCE

>> Record historique : 19 millions de Français (37%) envisagent d’entreprendre un jour !

47803_salon_des_entrepreneurs_1.jpgChiffre record depuis 15 ans : en janvier 2016, 37% des Français déclarent avoir envie de se mettre un jour à leur compte (vs. 25% en janvier 2015). Un bond annuel sans précédent et un score inégalé depuis 2000 ! L’essor du travail indépendant, et particulièrement du statut d’autoentrepreneur – malgré le léger trou d’air causé par la loi Pinel – n’y sont pas étrangers, offrant à tous les Français une perspective d’entrée dans la vie active ou de reconversion professionnelle.

Le sondage OpinionWay commandé par l’Union des Auto-Entrepreneurs avec le soutien de la Fondation Le Roch-Les Mousquetaires, à l’occasion du 23ème Salon des Entrepreneurs de Paris, dévoile le regard croisé que portent Français et dirigeants d’entreprise sur le statut de travailleur indépendant et leurs motivations à s’y lancer ou y recourir.

L’envie est particulièrement forte chez les jeunes de 18 à 34 ans (55%) et chez les ouvriers (49%). 34% des intentionnistes ambitionnent de réaliser leur projet dans les deux ans à venir.

« Le sacro-saint modèle du salariat s’égratigne un peu plus chaque année. Il ne fait plus r&êver les Français, et encore moins les jeunes. Jusqu’à aujourd’hui, plus de 8 salariés sur 10 ont toujours été salariés. Et désormais, un actif sur trois imagine son avenir en tant qu’indépendant/auto-entrepreneur, de façon exclusive ou partielle », commente Xavier Kergall, Directeur général du Salon des Entrepreneurs.

Parmi ces Français créateurs en puissance, une large part va aux projets de reconversion professionnelle. Près de 7 Français sur 10 ont déjà changé de vie ou en ont eu l’envie, poursuivant la quête d’une vie plus épanouie, moins stressante, motivée parfois par une période compliquée. Pour 27% d’entre eux, l’envie de changement est d’ordre professionnel, avec la curiosité de découvrir un nouveau métier. Pour 18%, c’est l’envie même d’être à son compte à travers la reprise ou la création d’une entreprise, une tendance à la hausse – ils étaient 13% en 2012.

S’ils devaient être amenés à créer leur entreprise, 45% des Français en profiteraient pour changer de domaine de compétences, de secteur d’activités. D’ailleurs, 40% se verraient bien en gérant d’une maison d’hôte, 27% à la tête d’un commerce de proximité, 23% en expert indépendant ou artiste à son compte. Et pourquoi pas créateur de bijoux/accessoires en ligne (16%) voire blogueur star reconnu dans sa spécialité (8%).

>> Les Français & leurs startups – Chiffres clés

  • 1 Français sur 2 (52%) mise sur les startups pour sauver notre économie
  • 1 Français sur 4 (28%) se dit prêt à les financer
  • BlaBlaCar est pour 44% des Français la référence de cette décennie
  • Lyon est classée 1ère ville où il fait bon entreprendre selon les Français
  • Aix-Marseille-Provence talonne le top 5 des villes où il fait bon entreprendre

(Sondage « Les Français et leurs startups » mené par l’Institut Think, à l’occasion du 1er Salon des Entrepreneurs Marseille Provence 2015, du 22 au 28 juillet 2015)

TALKS 1 & 2 & 3 : CES ENTREPRENEURS QUI OSENT TOUT

>> SAVE – Damien Morin,  président fondateur

damien morin save.jpgActivité: réparation express de smartphones et de tablettes (sur place en 20 mn)
Création: 2013
CA: +5% par semaine
Effectif: 600 et SAVE prévoit 1450 embauches en 2016
Lieu: Siège à Puteaux et certains bureaux sont localisés depuis peu Rue du Sentier

  • Présence en France, Suède, Suisse, Angleterre, Espagne et dès le mois de Février en Allemagne.
  • Environ 200 réparations par jour
  • 150 points de vente
  • Plus de 100.000 réparations ont été effectuées depuis le lancement de la société

PROJETS

En France

  • SAVE poursuit son déploiement de corners dans les centres commerciaux ( 6 ouvertures France de prévues uniquement sur le mois de Février)
  • Sur Paris et la Grande Couronne – SAVE développe son offre coursier : en cas de problème avec votre téléphone, un coursier vient vous le chercher et vous le redépose dans les 2h qui suivent (aucun frais additionnels)
  • SAVE développe une nouvelle offre : l’offre SWAP => possibilité d’acheter un téléphone entièrement reconditionné (-20% moins cher que le prix d’un téléphone neuf)

A l’étranger

  • SAVE poursuit son internationalisation en Europe (exportation en Allemagne au mois de Février) / déploiement des corners dans les pays où ils sont déjà présents et nouveaux marchés en vue (Italie, Pologne …)
  • SAVE souhaiterait s’exporter aux USA courant Avril idéalement

MARCHÉ

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Un corner Save dans un centre commercial

Chaque année, en France, se vendent environ 6 millions de tablettes et 20 millions de smartphones, et 12 % de cette flotte subit une casse. Le marché de la réparation dépasserait ainsi allégrement les 100 millions d’euros par an. Et, avec l’arrivée des objets connectés, cela ne devrait pas se tasser. (source: Les EchosSave s’est placé sur un marché délaissé par les opérateurs traditionnels. La start-up, qui a déjà ouvert 120 points de vente physiques, promet une durée d’intervention de 20 minutes en moyenne, sous les yeux du client. Ces derniers peuvent également choisir d’envoyer leur matériel défectueux par voie postale. Elle vend également une garantie de un an après la réparation. Pour se lancer, sa stratégie est de privilégier l’implantation dans les centres commerciaux situés dans les grandes villes. (source: Frenchweb)

Comment Damien Morin a t-il eu l’idée de SAVE?

Il s’est amusé très tôt à démonter et à remonter ses ordinateurs.Son père étant informaticien, il avait de quoi faire. Ensemble ils ont même créé 2 – 3 applications pour ordinateur quand il avait 12-13 ans, mais il le précise d’emblée : « je n’était pas du tout geek c’était juste un passe temps ». Mais bon, quand certains de ses copains vers 15-16 ans se sont mis à faire du babysitting pour gagner un peu de sous lui s’est dit « je vais plutôt proposer de dépanner les ordinateurs, ça rapporterait plus » . Sa première entreprise, il dit l’avoir dirigé à moins de 20 ans. C’était le BDE, c’est à dire le bureau des élèves de son école de commerce. « On n’imagine pas, mais on faisait 1 millions d’euros de chiffre d’affaires par an ça a été une super formation » dit-il. Et du coup à la fin de son mandat : gros coup de déprime, il décide donc de lancer Save My Computer, son entreprise de réparation d’ordinateurs.

Il a donc arrêté ses études pour faire ça ?

Pas du tout. Damien Morin est du genre super actif. Il avait 2 – 3 copains qui travaillaient avec lui, il a même réussi comme ça à faire une année à l’étranger : il gérait les commandes depuis son portable. « En fonction des horaires je sortais parfois de boîte de nuit à Shanghai pour gérer un rendez vous », dit-il. A son retour en août 2012, il décide de s’y mettre à fond ,toujours en plus de ses études, et se dit que l’avenir c’est les smartphones. Et reproduit le modèle. Il va chercher directement les smartphones cassés chez les clients et les répare souvent au café d’en bas. Mais comme d’habitude avec Damien Morin, ce n’est pas assez : il veut ouvrir une boutique. Mais pour cela il faut de l’argent. Ses parents refusent de lui prêter tant qu’il n’a pas terminé ses études. Tant pis, il se débrouille tout seul grâce au soutien d’un ami à lui – un héritier Peugeot – qui lui prête 50 000 euros. Il ouvre en février 2013 et deux mois plus tard … il est rentable.

Et ça s’est très vite emballé ensuite ?

Et pourtant il a eu un mal fou à trouver des financements : développer des boutiques ça ne branchait personne. Il a alors sonné à toutes les portes !!! Il a intégré un accélérateur de start up et lu tout ce qui existait sur cet environnement. C’est là qu’il a eu l’idée avec d’autres des corners dans les centres commerciaux. Damien Morin a en effet eu la riche idée de s’entourer de stars de la distribution pour l’épauler. Il vient d’avoir beaucoup d’argent via de gros fonds dont Xavier Niel pour accélérer son développement, un développement qui va passer par l’international. (…) Chez Save, on est pas réparateur mais sauveteur, puis héros et super héros. Cela peut paraitre enfantin mais lui en est persuadé, il faut former, motiver. Il a même créé une école en interne ! (source: Europe1)

L’ACTU de SAVE – LEVÉE DE FONDS de 15 millions €!

Save-my-smarphone5-1024x678.jpgSave lève 15 millions d’euros pour « créer un géant mondial » de la réparation

Spécialisée dans la réparation express de smartphones et de tablettes, la startup Save annonce une levée de fond de 15 millions d’euros, auprès des fonds d’investissements Idinvest Partners et 360 Capital Partners et de business angels dont Xavier Niel. Créée il y a deux ans, la société compte aujourd’hui 300 employés (…). Cet apport permettra à la jeune société française, déjà présente en Suède et en Suisse, de soutenir les ouvertures de ces points de vente à l’international, (Angeleterre, Belgique, Espage et Portugal d’ici la fin de l’année) pour rapidement couvrir la majorité des pays européens avant de s’attaquer au marché américain début 2016.

La startup vise également le recrutement de 300 collaborateurs d’ici la fin de l’année, et espère dépasser les 1000 employés l’année prochaine.  L’objectif ? « Créer un géant mondial depuis Paris et devenir le leader de la réparation en vingt minutes », indique Damien Morin, fondateur de Save. Alors qu’aujourd’hui Save répare sur place en 20 minutes, ou en quelques heures par coursier, tablettes et smartphones, la jeune startup ouvre son service à d’autres objets et offre désormais la réparation de smart watch, trackers et autres objets connectés.

Face à la demande, (1500 réparations par jour) Save entend même aller au-delà de ces objets victimes de l’obsolescence programmée.  » Nous construisons une boîte qui résistera aux iPhone et aux ordinateurs portables, demain le client nous sollicitera pour qu’on répare sa machine à laver. Aujourd’hui nous remercions nos investisseurs mais demain ce sont nos investisseurs qui nous remercierons, car nous allons devenir la plus grosse boîte de leur portefeuille » , prédit Damien Morin. (source: Maddyness)

>> – LE SLIP FRANÇAIS – Guillaume Gibault, fondateur

le-slip-1.jpgActivité: fabrication de sous-vêtements masculins (t-shirts, bonnets,
Lieu: Paris + 9 sous-traitants en France
Date de création: 2011
CA: 80% sur internet
Effectif: 15 à Paris – 30 équivalents temps plein en France
Chaque année, 60.000 pièces sont produites dans les neuf ateliers avec lesquels l’entreprise collabore

– Guillaume Gibault arrive en 15ème position (sur 32, devant Michael Goldman, Augustin Paluel-Marmont, JM Aulas) du palmarès « Les entrepreneurs préférés des Français » par BVA pour le Salon des Entrepreneurs 2016.

– Et en 13ème position à la question « Qui nommeriez-vous ministre de l’économie ? »

– En 2015 il est arrivé 1er de la catégorie des entrepreneurs que les Français aimeraient « adopter » à en croire la 4e édition du top 100 des « mecs à adopter » réalisée par le site de rencontre Adopte un mec.

DANS LA TRIBUNE – Cap ou pas cap ? Tout part d’une blague d’étudiants entre deux bières. Mais très vite, suivant son instinct entrepreneurial, Guillaume Gibault, jeune diplômé d’HEC, décide à 26 ans de relever le défi et de « vendre des slips ». Le projet peut certes sembler audacieux. Mais le jeune entrepreneur en herbe est persuadé qu’il y a une carte à jouer en insistant sur le côté « Made in France ». Et il mise beaucoup sur une communication décalée et sur la viralité des réseaux sociaux.

le-slip-francais-met-les-candidats-dans-sa-poche_377019_510x255.jpgA la base « j’avais envie de monter ma société, sans savoir quoi faire », explique le chef d’entreprise. Attiré par les vêtements et le marketing décalé, l’entrepreneur en herbe imagine alors « le Michel & Augustin de la mode ». Résultat : la startup Le Slip Français voit le jour en 2011.

C’est comme ça que Guillaume Gibault ramène 600 slips de l’usine Moulin Neuf Textiles, en Dordogne, début 2011, dans le coffre d’une Picasso rouge louée, se souvient-il. La marchandise est écoulée en l’espace de seulement trois semaines via le site fraîchement créé ! La mayonnaise semble prendre. Au dernier trimestre 2011, la société revendique un chiffre d’affaires de 40.000 euros, qui passe à 290.000 euros en 2012 et 920.000 euros en 2013. A cette date, l’entreprise devient rentable.

« On a trouvé notre business modèle », se réjouit Guillaume Gibault. A ce jour, l’entreprise compte 15 personnes à Paris, et entre 25 et 30 employés en équivalent temps plein en France. Chaque année, 60.000 pièces sont produites dans les neuf ateliers avec lesquels l’entreprise collabore. Du tissage des étoffes à l’assemblage des différentes parties, toutes les étapes de la chaîne de production se font dans l’Hexagone. « On ne peut pas faire plus made in France », assure l’entrepreneur.

Une première boutique a ouvert ses portes fin 2014 dans le quartier du Marais à Paris, et une autre devrait bientôt suivre, rive droite. Avant de s’installer en région, un « pop up store » (boutique éphémère) devrait être créé cet été à Marseille et un autre d’ici la fin de l’année à Lyon.

Quant à l’étranger, la startup a pour l’instant ouvert une boutique à Hong Kong il y a quinze jours, après une expérience éphémère réussie à Los Angeles. Grâce à une levée de fonds de 30.000 dollars via la plateforme de crowdfunding Kickstarter, la startup a en effet pu monter un pop up store pendant trois semaines de l’autre côté de l’Atlantique. Et comme la marque a beaucoup plu à la griffe haut de gamme américaine « Please do not enter », rencontrée lors du salon « Capsule » des 20 et 21 juillet derniers, elle y « perdure dans un shop in shop », sourit Guillaume Gibault.

L’objectif étant de réaliser plus de la moitié de leur chiffre d’affaires à l’export d’ici deux ans et demi. Notons à cet égard que l’entreprise peut désormais compter sur le soutien du fonds de capital risque 360 Capital Partners auprès duquel elle vient de lever 2 millions d’euros.

LES RAISONS DU SUCCÈS

Management : Pourquoi un tel engouement ?

Guillaume Gibault : Dès le début, Le Slip a suscité le sourire et la sympathie. Un nom pareil, ça ne s’oublie pas ! Et le made in France a été un activateur de notoriété. Les gens cherchent du sens, dans leur vie, dans leur travail… Et dans leurs achats. On est la seule marque de sous-vêtements masculins à faire travailler les ouvriers de la confection en France. Notre démarche a consisté à faire fructifier ce capital de sympathie.

Management : Comment avez-vous fait ?

Guillaume Gibault : J’ai harcelé les rédactions. Dès le premier article – dans Metro -, le tourbillon a démarré. Puis il y a eu la campagne présidentielle de 2012. En déconnant, j’ai détourné l’affiche de François Hollande : « Le changement de slip, c’est maintenant ». Le buzz a été énorme. Là, j’ai compris un truc : en créant du contenu décalé, mais lié à la marque, on trouve de vrais clients.

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Management : Depuis, vous avez industrialisé cette façon de créer du contenu viral…
Guillaume Gibault : Oui. On ne dépense rien en pub, mais on réunit l’équipe chaque semaine et on trouve des idées en rebondissant sur l’actualité. On a 60.000 fans sur Facebook, plein d’infos à raconter et toujours un tweet marrant sur le feu. Cet été, on a lancé le camion du slip sur les plages, un concours Instagram… Il y a des pop-up stores un peu partout, des partenariats avec d’autres marques, telle Agnès b., qui nous a lancé au Japon. L’objectif, c’est le buzz.

Management : Pourtant, on dit le secteur du textile sinistré. Vous n’avez pas eu peur de vous y lancer ?

Guillaume Gibault : Je préfère voir les opportunités plutôt que les freins. Ce qui est sinistré, c’est la production, pas le marché. Les coûts en France sont certes dix fois plus élevés qu’en Chine. Mais les clients, eux, sont de plus en plus attentifs à leurs sous-vêtements. Sur le plan économique, l’essentiel est de réduire le nombre des intermédiaires. En vendant sur Internet ou dans nos boutiques en propre, on préserve notre marge, alors qu’un distributeur en prend 60%. Bien sûr, les coûts d’une boutique sont élevés. Mais si le chiffre d’affaires est bon, ça va !

Management : L’argument made in France, cela suffit pour cartonner ?

Guillaume Gibault : C’est un argument parmi d’autres. Ce qui compte, c’est la qualité, et là, le made in France reste un label. Dites « France » à un Américain ou à un Japonais et vous verrez briller ses yeux. On n’est pas très conscients de nos atouts, mais la France, c’est génial pour entreprendre. Les créatifs, les ingénieurs, les marketeurs qui en veulent, les banquiers et les business angels constituent un écosystème porteur.

Management : Et les formalités administratives, les charges sociales, les banques ?

Guillaume Gibault : Les banques ne sont pas forcément là pour prendre de gros risques. Moi, j’ai décroché mon premier prêt sans business plan, grâce à un chiffre d’affaires prometteur. Il a fallu se bagarrer, et cela prend du temps. Mais c’est la règle du jeu. Les charges salariales, c’est pareil. Ce serait bien si on était exonéré au début, mais ça ne change pas fondamentalement la donne. Quant à la lourdeur administrative, elle n’est pas propre à la France. Il faut trois jours pour créer sa boîte : ce n’est pas la mer à boire !

Management : Vous aviez quel statut au départ ?

Guillaume Gibault : J’ai été auto-entrepreneur pendant cinq mois, à l’époque où je squattais chez ma grand-mère. Puis j’ai créé l’entreprise, pris des stagiaires, fait appel à des prestataires pour rester souple. Il faut se débrouiller. Au final, tous les salariés du Slip ont commencé en stage et notre premier contrôle Urssaf s’est très bien passé !

Management : Le Slip français dans dix ans ?

Guillaume Gibault : Je suis pessimiste. Je dirais 50 millions d’euros de chiffre d’affaires.

Management : Et si un grand groupe vous rachetait ?

G. G.: Il ne faut pas en avoir peur. Dans cinq ans, si on continue à ce rythme, on n’aura peut-être pas d’autre choix. Grandir, ça demande des moyens. On veut que les boîtes françaises deviennent des championnes ? Elles ne pourront pas forcément le faire seules, surtout à l’international. Si, un jour, on fait 20 millions d’euros de chiffre d’affaires au Japon, ce n’est pas idiot qu’un groupe japonais prenne 30% du Slip et triple nos ventes sur place. Au contraire, ça donnera encore plus de boulot en France ! (source: Capital)

>> ANTOINE LE CONTE – CHEERZ

cheerz.jpegActivité: développement de photos numériques

Lieu: Paris

Date de création: 2012

CA: 3,7 millions € en 2014

Effectif: 39

268 000 fans sur Facebook et près de 100 000 sur Instagram

500 000 clients

700 000 commandes en 2015

L’ACTUALITÉ de CHEERZ

Juin 2015 – Cheerz garde le sourire avec une levée de fonds de 6 millions d’euros

Le montant : Cheerz, anciennement Printklub et Polabox, a réalisé une levée de fonds de 6 millions d’euros auprès de Serena Capital, Xavier Niel, Jean-David Blanc (AlloCiné) et d’investisseurs privés.

Le marché : Face à la start-up, un marché occupé par plusieurs acteurs de l’impression en ligne. L’autre français et pionnier PhotoBox, créé il y a quinze ans, est concurrent de Cheerz. Sur le site créé il y a trois ans, la cible féminine représente 80% des commandes.

Les objectifs : Les fondateurs Antoine Le Conte et Aurélien de Meaux veulent continuer à s’étendre en Europe avec l’ouverture de nouveaux bureaux. La société possède déjà des implantations en Grande-Bretagne et en Espagne. Cheerz doit ouvrir cette année des bureaux en Allemagne, aux Pays-Bas et dans les Pays du Nord de l’Europe. Elle compte également développer ses partenariats avec les marques pour accroître sa visibilité. (source: Frenchweb)

Dans L’Usine Ditigale – Contrairement à ce qu’avaient annoncé les oiseaux de mauvais augure, le développement de la photo numérique n’a pas sonné le glas du tirage papier. Il a juste changé de forme et de modèle économique. La preuve avec la start-up Cheerz qui renouvelle l’exercice en misant sur une stratégie de différenciation alliant un marketing pointu et un outil industriel hyper performant.

Capture d’écran 2016-02-01 à 17.12.44.pngEtonnant parcours que celui d’Antoine Le Conte. Le tout juste trentenaire en est déjà à sa deuxième entreprise. La première, c’était programme-tv.net, qu’il a repris à 18 ans et vendu à 21 ans au groupe international Prisma Presse. Certains auraient eu la grosse tête et seraient reparti directement. Pas lui. Il a préféré aller étudier à Dauphine, puis à l’EM Lyon. Aussi est-on surpris quand on le retrouve près de dix ans plus tard, avec son associé Aurélien de Meaux, à la tête d’une start-up qui développe des photos.

On a connu business à l’image plus moderne ou fun. Surtout, qui miserait un kopek sur une activité qu’on imagine déclinante à l’ère du numérique ? Pourtant, au printemps dernier, Xavier Niel, Jean-David Blanc (le fondateur d’Allociné) Julien Codorniou (Facebook), Julien Foussard l’ont fait lors d’une levée de fonds de 6 millions d’euros souscrite essentiellement par Serena Capital.

UNE STRATÉGIE DE DIFFÉRENCIATION

C’est que l’ex-Polabox devenu Cheerz récemment a en partie réinventé l’expérience client et se place désormais comme le spécialiste du développement de la photo réalisée avec un appareil mobile quel qu’il soit. Sur son site ou avec une appli, en quelques clics, il est possible de faire développer des photos de la vie quotidienne, celles qu’on partage sur Instagram ou sur Facebook. Mieux, pour faire plaisir à un ami, il est facile de faire développer les photos qu’il a prises et publiées sur un réseau social et qu’il retrouvera dans une jolie boite ou sur un poster original.

Car face à des mastodontes du secteur qui misent tout sur la quantité pour abaisser le point mort, les créateurs de Cheerz ont misé sur une stratégie de différenciation misant sur la qualité du travail offert et de l’expérience partagée. Cela ne doit rien au hasard. « Le e -commerce est quelque chose de très anxiogène pour le consommateur. Sur les sites de ventes promotionnelles, il se demande s’il doit acheter aujourd’hui ou attendre, sachant que la vente est limitée dans le temps. Après, il attend la livraison, explique Antoine Le Comte. Sur d’autres sites, une fois inscrit, il est bombardé de courriels promotionnels… »

Rien de cela sur Cheerz, assure-t-il. Son objectif principal est d’avoir le meilleur taux de rétention de consommateurs. Avoir moins de clients moins rapidement, mais avoir des clients qui ont fait le choix de Cheerz volontairement et qui savent pourquoi il y reste. « Tout commerçant doit rassurer son client en permanence », explique Antoine Le Conte.

DU MARKETING ET UNE APPROCHE INDUSTRIELLE

Capture d’écran 2016-02-01 à 17.15.39.pngUne pure démarche de marketing direz-vous. Voire, car pour y parvenir, l’entreprise a développé un véritable savoir-faire, notamment pour développer une appli impeccable et assuré un service de livraison le plus efficace. Rien n’est laissé au hasard, Cheerz utilise l’API de Facebook, Instagram et consorts pour qu’il soit simple d’imprimer toutes les photos.

Comment se passent les relations entre la start-up et le réseau social mondial ? Très bien assure Antoine Le Conte, selon lequel les équipes de Facebook leurs apportent parfois de précieux conseils : « ils nous disent d’utiliser telle fonctionnalité de l’API, nous donnent des idées de ce qu’il est possible de faire », assure le co-fondateur.

Autres partenaires de taille plus modestes : deux laboratoires de développement photographique (l’un argentique l’autre numérique) indépendants qui utilisent un outil de gestion de production (Print Connector) développé par les équipes de Cheerz. « C’est indispensable pour être rapide aujourd’hui », estime Antoine Le Conte. Idem pour l’API développée avec La Poste grâce à laquelle Cheerz peut affranchir directement ses produits. « L’attente entre la commande et la livraison est critique pour 100 % des clients. Il faut être le plus rapide possible », poursuit-il.

Autre point soigné par les entrepreneurs : les offres proposées. Au XXIème siècle, développer une photo ne se fait pas seulement sur papier pour coller dans l’album de grand-maman. On imprime des magnets ou sous forme de bandes comme les photomatons d’antan, livrées dans un joli étui de papier cartonné. Pour ranger les photos, qui conservent une part d’intimité, les étuis sont soignés, avec des design originaux, régulièrement renouvelés. Ce n’est pas un hasard si l’entreprise a intégré un studio de création graphique.

UNE BANDE DE JEUNES

Enfin, bien dans leur temps, les réseaux sociaux, Facebook et Twitter sont utilisés comme de puissants outils de communication. Le client moyen de l’entreprise a le même âge environ que l’équipe qui la compose : une petite trentaine. Cette connivence est un atout pour le moment, comme en témoigne cette vidéo où Cheerz propose aux internautes de prendre des photos pour décorer ses locaux flambants neufs au centre de Paris. C’est aussi sur Facebook que Cheerz conquiert de nouveaux clients, la plateforme s’affiche comme le troisième client de la catégorie commerce électronique pour l’achat d’espaces publicitaires.

TALK 4 : LA REPRISE D’ENTREPRISE

>> Christian Morel, président du CRA (Cédants et Repreneurs d’Entreprises)

CRA – Association sans but lucratif créée en 1985

  • Son objet est de favoriser la cession et transmission d’entreprise de PME/PMI d’une valorisation comprise entre 300.000 € et 5.000.000 €, pour un effectif de 5 à 100 salariés.
  • Le CRA propose également des affaires en franchise qui offrent, pour certaines d’entre elles, la possibilité d’accès à des affaires de faible valorisation.
  • 220 bénévoles, anciens dirigeants et patrons d’entreprise, siège à Paris, 72 délégations régionales
  • depuis sa création, plus de 13 000 dirigeants ont confié leur entreprise à vendre au CRA et plus de 30 000 personnes cédants ou repreneurs ont adhéré à l’association.
  • Plus de 2 affaires sur trois aboutissent à une transaction
  • L’association compte actuellement plus de 2000 adhérents, cédants ou repreneurs.
  • Implanté en Suisse, Belgique, Luxembourg, Pays-Bas, Espagne

DANS LES ÉCHOS – Pas si simple de trouver une entreprise à racheter !

rachat-entreprise.jpgLes repreneurs sont deux fois plus nombreux que les cédants. La reprise est privilégiée par les cadres expérimentés.

Chiffre d’affaires, marchés, clients, savoir-faire… « Dans un monde où tout bouge avec fulgurance, racheter une activité est un bon moyen de gagner du temps », plaide Christian Morel, président de l’association CRA (Cédants & Repreneurs d’Affaires).

Selon l’observatoire du CRA, environ 45.000 entreprises apparaissent sur le marché de la transmission chaque année, parmi lesquelles 90 % de commerce et 75 % de TPE. L’observatoire de la BPCE a, lui, comptabilisé 16.347 cessions-transmissions de PME et ETI en 2013. Un chiffre relativement faible mais qui, selon les observateurs, devrait augmenter. (…)

Reprendre plutôt que créer est, avant tout, une option privilégiée par les anciens cadres d’entreprise. Selon une étude de la BPCE, les repreneurs ont 46 ans en moyenne, sont bien formés (32 % sont ingénieurs, 26 % sont issus d’une école de management) et expérimentés (28 % des repreneurs ont même déjà repris ou créé auparavant). Aller sur un terrain connu est un gage de sérieux, et permet de limiter les risques, selon Gilles Lecointre, fondateur du cabinet spécialisé Intercessio. Toutefois, il prévient : « Cadre dirigeant et entrepreneur d’une entreprise, ce n’est pas la même chose. Selon moi, les repreneurs ne se forment pas assez en amont à leur futur métier. » Un leitmotiv pour les structures d’aide à la reprise… « Je suis étonné qu’il y ait si peu de gens dans les formations du CRA, par exemple, renchérit Damien Noël, de Fusacq. Sous prétexte qu’ils dirigeaient une business unit, les repreneurs sous-estiment le conseil et la formation. »

Les meilleurs dossiers s’arrachent

Mais une fois la décision prise, encore faut-il trouver la pépite ! Les repreneurs mettent jusqu’à vingt-quatre mois pour trouver et reprendre une affaire. Dans certaines régions, le marché est même tendu. En Provence-Alpes-Côte d’Azur notamment où les candidats se bousculent, espérant faire d’une pierre deux coups en s’offrant un nouveau job et une vie au soleil. Mais la quête est complexe. « Les meilleurs dossiers s’arrachent par le bouche-à-oreille », constate Christophe Sivelle, responsable des transmissions à l’Institut régional pour la création et le développement des entreprises (Irce). (…) Enfin, une fois la cible identifiée, vient l’épineuse question de l’évaluation et du financement. Les repreneurs peuvent bénéficier d’aides spécifiques plus importantes que pour une création (prêt du Conseil régional PACA jusqu’à 150.000 euros, prêt de Réseau Entreprendre de 90.000 euros, fonds d’investissement dédiés à la transmission).

>> Aurélia Rayé, présidente de PIJAPLAST- elle a reprise l’entreprise début 2010 alors qu’elle y était responsable de production

pijaplast.pngActivité: fabrication de bouchons en plastique
Date de création: 1953
Lieu: Saint-Quentin-Lamotte (80)
Effectif: une vingtaine

Dans Le Courrier Picard – Pijaplast veut pousserle bouchon toujours plus loin

Dans l’atelier de Pijaplast on réalise les rêves les plus fous des designers. Ici, les bouchons qui ornent les élégants flacons des plus grandes parfumeries françaises n’ont plus de secret. Environ cinq millions de pièces sont fabriquées tous les ans par l’entreprise. « La croissance n’est pas faramineuse, mais nous en avons une. Ce qui n’est déjà pas si mal quand on connaît la conjoncture actuelle », plaide Aurélia Rayé, 42 ans, la dirigeante de Pijaplast. Pour continuer son développement, l’entreprise a quitté ses locaux de Woincourt, où elle avait été fondée en 1953. Elle a pris possession, pendant l’été, d’un bâtiment flambant neuf installé sur le parc environnemental d’activités de Gros-Jacques, à Saint-Quentin-Lamotte. « Nous avons doublé la surface de production et disposons désormais de 1 750 m². Cela représente un investissement de plus d’un million d’euros»

Devant les machines, blouses et charlottes sur les cheveux, les salariés façonnent des séries allant de 2 000 à 200 000 pièces. Des bouchons simples, comme d’autres plus complexes, dont le prix unitaire varie de 30 centimes à 1,50 €. Car Pijaplast propose à ses clients de les décorer en utilisant plusieurs techniques comme le marquage à chaud ou le parachèvement. « Nous nous adaptons aux demandes et investissons si nécessaires dans de nouvelles machines, précise Aurélia Rayé. Il nous reste encore de la place pour investir et en installer. Tout dépendra des marchés qui se présenteront dans le futur. »

L’entreprise du Vimeu complète son activité avec d’autres services en fabriquant des pièces pour la bureautique, la robinetterie, la serrurerie, le bâtiment ou encore l’électronique. Pour l’heure, Pijaplast ne travaille qu’avec le marché français, « faute d’être structuré pour l’international. Tout est question d’opportunité. »

Mais le développement de l’entreprise est aussi lié aux possibilités de recrutements. La gérante cherche actuellement deux salariés pour occuper des postes de régleur et d’encadrement. Sans succès. « C’est difficile de trouver des salariés efficaces et bien formés. Il y a un manque de formation dans la plasturgie par rapport aux besoins. » Le secteur qui a pris son essor dans les années 60 et 70 voit actuellement les salariés des débuts partir à la retraite, sans être remplacés.

>> Thibaut Dubus, co-gérant de Nervet-Brousseau – il a repris la société en 2012 avec son épouse Marianne Heitz.

Capture d’écran 2016-02-01 à 17.05.59.pngNERVET-BROUSSEAU

Activité: installations et maintenance de chauffage, climatisation, ventilation, plomberie
Date de création: 1947 par Monsieur Nervet 
Lieu: Epernon (28)
CA: près de 5 millions €
Effectif: 41

Thibaut Dubus et Marianne Heitz ont repris l’entreprise en 2012. La reprise s’est déroulée sur une année dans les meilleures conditions de confiance réciproque (existence d’un crédit vendeur) entre personnes du même métier. Les nouveaux dirigeants ont réussi à optimisé la rentabilité de l’activité. Ils ont mis en place une politique dynamique de ressources humaines (délégués du personnel, réunions mensuelles entre la direction et les délégués, contrats d’intéressement aux résultats, formation renforcée, contrats d’alternance (20% des effectifs). Il est projeté un CA de 8 à 9 millions € à horizon 2020 avec une progression de rentabilité de 7 à 8%.

Emission spéciale: Réussir par l’innovation et la transformation! C’était au prochain Business Club (podcast)

Publié le Mis à jour le

BFM-BU-RADIODans le Business Club de France | BFM Business Radio

→ Diffusion : samedi 27/6/2015 à 7h et dimanche 28/6/2015 à 15h

EMISSION SPÉCIALE : INNOVER – TRANSFORMER – RÉUSSIR
enregistrée au Salon PLANÈTE PME

NOS INVITÉS:

  • Guillaume de Bodard, Président de la Commision Environnement et Développement durable de la CGPME
  • Pierre Pelouzet, Médiateur national inter-entreprises
  • Pierre Coulombeau, d’Enerbee
  • Viviane Strickfaden, présidente de VS Management

Pour écouter, réécouter ou télécharger l’émission : 

PLANÈTE PME a eu lieu les 17 & 18 juin dernier au Palais d’Iéna. On y a abordé la transformation des entreprises sous toutes ses facettes: digitale bien sûr, mais aussi managériale, environnementale, et RSE.

QUELQUES CHIFFRES CLÉS: 9200 visiteurs / 2500 rendez-vous d’affaires / 3 milliards € de contrats à pourvoir sur la place des marchés / 900 entreprises à reprendre

PLUS D’INFOS sur nos invités:

GUILLAUME DE BODARD, Président de la Commission Environnement et Développement durable de la CGPME

Guillaume de Bodard, président de la commission Environnement et Développement durable de la CGPME
Guillaume de Bodard, président de la commission Développement durable de la CGPME

La CGPME c’est 200 fédérations professionnelles et syndicats de métiers. 

Les avantages d’une démarche RSE en entreprise:

  • Améliorez votre réputation et votre image de marque
  • Identifiez, réduisez, gérez vos risques et anticipez la réglementation
  • Obtenez une meilleure performance financière en réduisant vos coûts en améliorant l’efficacité de fonctionnement
  • Fidélisez vos talents clés et attirez de nouvelles compétences
  • Augmentez votre capital confiance auprès de vos clients et attirez de nouveaux prospects
  • Améliorez vos relations avec la communauté des investisseurs et obtenez un accès plus facile aux capitaux
  • Améliorez votre climat social en mobilisant votre personnel
  • Augmentez votre compétitivité et créez de la valeur : portez un autre regard sur votre activité et accélérez vos cycles d’innovation (source: Oelio)

PIERRE PELOUZET, médiateur national 

Pierre Pelouzet, médiateur national des relations inter-entreprises
Pierre Pelouzet, médiateur national des relations inter-entreprises

La Médiation Inter Entreprises veut être à l’origine d’une mutation des comportements entre entreprises, avec la création de la charte relations fournisseur responsables et du Label relations fournisseur responsables.

Les 10 engagements de la Charte Relations fournisseur Responsables :

1- Assurer une équité financière vis-à-vis des fournisseurs

2- Favoriser la collaboration entre grands donneurs d’ordres et fournisseurs stratégiques

3- Réduire les risques de dépendances réciproques entre donneurs d’ordres et fournisseurs

4- Impliquer les grands donneurs d’ordres dans leur filière

5- Apprécier le coût total de l’achat

6- Intégrer la problématique environnementale

7- Veiller à la responsabilité territoriale de son entreprise

8- Les Achats : une fonction et un processus

9- Une fonction Achat chargée de piloter globalement la relation fournisseurs

10- Fixer une politique cohérente de rémunération des acheteurs

LA FRANCE, CHAMPIONNE DE LA RSE! 

Les entreprises françaises, qu’il s’agisse de PME (moins de 1000 employés) ou de grandes entreprises (plus de 1000), sont plus performantes que la moyenne des entreprises des pays de l’OCDE. Plus de 60% des grandes entreprises françaises ont un système de gestion de la RSE performant voire exemplaire.

Si les scores moyens obtenus par les entreprises françaises révèlent l’avance de ces dernières sur les entreprises des pays de l’OCDE sur l’environnement et le social, l’étude montre qu’en matière d’éthique des affaires, à savoir la lutte contre les pratiques de corruption et pratiques anticoncurrentielles, elles doivent encore accentuer leurs efforts « pour faire de la RSE dans sa globalité un avantage compétitif indéniable sur la scène mondiale.

La médiation vient de fêter ses 5 ans, le bilan:

  • Près de 1000 médiations par an, réussies à 75% en moyenne
  • 800 signataires de la Charte Relations fournisseur Responsables à ce jour.
  • En 2010, une centaine de cas avaient été traités. En 2014, près de 1 000 dossiers

DANS L’ACTU: à la suite des annonces du 9 juin, du Plan Tout pour l’emploi des TPE/PME du Premier Ministre, qui vise à favoriser la trésorerie dans les TPE et PME, le Médiateur national s’est vu confier une mission relative à l’affacturage inversé. Il s’agira pour la Médiation Interentreprises de proposer des solutions de financement de crédit inter-entreprises à l’initiative du client. La Médiation Inter-entreprises débute ses discussions tripartites avec fournisseurs, clients et sociétés de financement dès aujourd’hui.

PIERRE PELOUZET lors des Rencontres Décision Achats: « Vous brassez des milliards, utilisez-les correctement ! »

« En tant qu’acheteur, vous avez la responsabilité du fournisseur et si vous ne la prenez pas, c’est que vous faites mal votre boulot! ». Pierre Pelouzet, médiateur national des relations inter-entreprises, a profité, jeudi matin, des Rencontres Décision Achats pour exhorter les acheteurs présents – et ils étaient nombreux – à veiller sur leurs fournisseurs. Et notamment au respect des délais de paiement. « Il manque 15 milliards d’euros dans les caisses des PME et ce manque, dû aux retards de paiements, est à l’origine des 25% des faillites d’entreprises ». « Vous avez, entre vos mains, la vie et la mort des entreprises », a-t-il déclaré avec un brin d’emphase, certes, mais une immense conviction. Le message a le mérite d’être fort. Et de bien mettre chacun devant ses responsabilités: « Quand on achète », a-t-il souligné, « on a une vraie responsabilité car on brasse des milliards. Vous avez le choix de les utilisez correctement, alors faites-le. »

Pierre Pelouzet est convaincu que les acheteurs sont des acteurs importants de la reprise, voire les acteurs de. « La reprise est entre vos mains », leur a-t-il déclaré. Et de leur expliquer que c’est là tout l’intérêt et la valeur ajoutée du job: »Vous êtes à la croisée des chemins. Soit vous restez dans la caricature – et vous vous contentez de faire 5% d’économies sur chaque contrat, mais là, autant changer de métier – soit vous allez vers des achats responsables », a-t-il martelé. Dans l’assistance, nombreux sont ceux qui ont opiné du bonnet.

Pour acheter responsable, a souligné Pierre Pelouzet, les acheteurs ont un arsenal d’outils à disposition, dont la Charte « relations fournisseurs responsables » qui compte 540 signataires. « Beaucoup de chefs d’entreprise se sont reconnus dans les valeurs que portent cette Charte », a-t-il commenté, et la marche supérieure : le Label « relation fournisseurs responsables », déjà attribué à 26 entreprises. Les acheteurs ont aussi la possibilité d’adhérer au Pacte PME: « chaque million que vous dépensez, vous avez la possibilité de l’utiliser à travers le Pacte PME pour faire grandir des petites entreprises ou des entreprises de taille intermédiaire ». Acheter responsable, a ajouté Pierre Pelouzet, « c’est aussi s’ouvrir vers le monde du handicap et faire travailler le secteur adapté. » (article complet sur Décision Achats)

ENERBEE

pierrecoulombeau
Pierre Coulombeau, fondateur d’Enerbee

EnerBee veut rendre les objets connectés autonomes en énergie

La start-up grenobloise a levé 2,5 millions d’euros en mars 2015

Pierre Coulombeau n’a qu’une remarque au sujet de l’Apple Watch : «  Sa batterie ne tient que 18 heures. » Lui, propose d’éliminer les batteries, les piles ou les fils des objets connectés pour les rendre autonomes. EnerBee, la start-up qu’il a cofondée il y a un an, a mis au point un générateur qui utilise le mouvement des objets pour produire puis stocker l’énergie qui les alimente. Pas plus grand qu’«  un bouchon de bouteille d’eau », élaboré par des ingénieurs issus du tissu d’instituts de recherche grenoblois, il a convaincu les investisseurs et les banques : EnerBee vient de lever 2,5 millions d’euros – 1,6 million d’euros auprès des fonds de capital-risque Emertec et Robolution Capital, et 900.000 euros auprès de BNP Paribas et du Crédit Agricole Sud Rhône Alpes.

Il existait déjà la dynamo, pour récupérer l’énergie d’un objet en mouvement rapide et régulier, utilisé pour les vélos. EnerBee peut transformer en énergie des mouvements lents et irréguliers : ceux d’un poignet, d’un colis transporté, ou même d’un fluide (gaz ou eau) dans un compteur. Le générateur vise plutôt les «  objets de petite dimension et basse consommation ». « Grâce aux efforts réalisés depuis vingt ans par les industriels pour réduire la consommation d’énergie, le nombre de ces objets est aujourd’hui immense », souligne Pierre Coulombeau. Parmi les champs d’application, le « quantified self » (bracelets, montres et balances connectées), la « maison intelligente » (serrures et interrupteurs connectés), mais aussi les télécommandes, la logistique ou l’automobile. Le générateur permet d’envoyer des informations sans fil, grâce à des protocoles de communication comme ZigBee Greenpower pour le bâtiment intelligent ou Bluetooth pour les bracelets connectés.

La commercialisation est prévue à la fin 2016, avec une ligne de production à Grenoble, pour un prix autour de «  quelques euros la pièce », indique Pierre Coulombeau. Le générateur est testé par plusieurs entreprises – EnerBee se refuse à communiquer des noms, mais évoque notamment Gazpar, le compteur de GRDF équipé d’un système de télérelève. «  Cela permettrait d’augmenter la durée de vie des compteurs et remplacer les piles au lithium-chlorure de thionylequi posent de gros problèmes de recyclage », explique Pierre Coulombeau. EnerBee a aussi travaillé avec SFK, leader des roulements à billes, utilisés notamment dans l’automobile. «  En se plaçant sur le pneu, on peut communiquer son état et déclencher le système de sécurité, si nécessaire », détaille-t-il. Dans un futur lointain, EnerBee envisage des applications médicales, avec des appareils auditifs et des pacemakers alimentés par les mouvements de l’oreille ou du coeur. (article complet sur Les Echos)

VIVIANE STRICKFADEN

Viviane Strickfaden, présidente de VS Management
Viviane Strickfaden, présidente de VS Management

Fondatrice de VS Management – cabinet indépendant de conseil – en 2012, Viviane Strickfaden exerce en tant que coach, consultant en management et en organisation, formatrice. Son expérience de manager et de dirigeant depuis près de 20 ans en entreprise lui donne des outils proches du quotidien de ses clients.

Selon elle, « l’intelligence collective de plus en plus présente et efficace en entreprise. Notamment avec les nouvelles générations, très habituées à travailler ensemble, et dont les réseaux sont étendus, grâce aux nouvelles technologies ».

LE JOURNAL DU NET – La sauvegarde de l’énergie humaine, le défi du 21ème siècle ?

Chronique rédigée par Florian Leblanc, Executive Vice-President, NYC, Entropic Synergies & Viviane Strickfaden, CEO VS Management.

Aider ses salariés à faire bon usage de leur énergie en facilitant l’accès à la bonne information au bon moment : un levier de performance économique. Favoriser le partage des réflexions entre les salariés, avec des tiers et ainsi créer une synergie : un levier d’innovation

Qui ne s’est jamais senti découragé et épuisé à la seule idée d’ouvrir sa boîte courriel ? Qui n’a jamais été pris de court, dans l’impossibilité de réagir correctement face à un partenaire, un confrère, un concurrent, par absence d’une information critique ? Qui – au contraire – ne s’est jamais perdu dans la quantité d’information, non triée, non vérifiée, à disposition dans son organisation ?

Voici quelques-unes des questions qui résument l’un des plus grands défis actuels pour les entreprises et leurs salariés. Dans un monde plus ouvert que jamais, où l’information circule instantanément et où il est vital de prendre en compte la globalité de son écosystème, nous sommes en fait trop facilement débordés.

D’après le « Fifth European Working Conditions Survey » de la Fondation Européenne de Dublin (Commission Européenne), la France est dans le top 3 des pays « stressés » de l’UE. Le gâchis que cela représente au quotidien est difficile à chiffrer, mais indéniable.

A l’heure où maîtriser, économiser même, les ressources, l’énergie… donnent lieu à des paroles et à des actes, qu’en est-il de la sauvegarde de l’énergie humaine ? Moins de fatigue, moins de stress, moins de tensions interpersonnelles, favorisent une meilleure productivité, une utilisation optimale de l’intelligence collective et une plus grande créativité. Un avantage majeur à la fois pour l’entreprise et le salarié.

Il existe déjà des recettes concrètes pour permettre à l’entreprise d’économiser l’énergie de ses salariés, pour qu’ils conjuguent efficience et sérénité. Bien sûr, il y a l’environnement de travail (une bonne luminosité, de l’espace, un volume sonore confortable…) ou les services mis à disposition du personnel, en interne ou dans les environs immédiats, pour lui faciliter la vie. Mais dans cet univers numérique, mobile et instantané dans lequel nous vivons, cela ne suffit plus. Ce qui aide le plus un collaborateur, lui permet de vraiment se concentrer sur l’essentiel, c’est l’accès immédiat à la « juste » information. C’est-à-dire celle dont il a besoin pour décider, pour agir, pour être devant ses concurrents ; celle qui enrichit les réflexions et élargit le périmètre de connaissance. Celle, enfin, qui facilite l’innovation, clé de voûte des entreprises qui se développent et se réinventent sans cesse. C’est une information précise, vérifiée, non redondante, accessible, en mode « zéro clic ». Les technologies qui répondent à ces aspects existent déjà et ont toutes en commun le collaboratif et le social.

Mieux : en plus de faciliter l’accès à l’information, elles sont également évolutives; elles apprennent des choix et des préférences de l’individu, pour lui fournir une information filtrée, prête à consommer, sans qu’il ait chaque jour à expliciter de nouveaux ses besoins réels. Cette capacité d’évolution est centrale dans un contexte où une entreprise est tout sauf une structure figée. Elle évolue de jours en jours et les attentes de ses collaborateurs changent progressivement elles aussi. Les outils doivent donc en tenir compte.

Parmi ces derniers, les réseaux collaboratifs d’entreprises sont ceux qui offrent les plus grands bénéfices. Ils sont au cœur des enjeux business et de relations interpersonnelles. Leur objectif est en effet de faire naître des synergies métier et d’augmenter la puissance des communautés professionnelles qui les utilisent.

En alliant ces réseaux avec un accès intuitif à l’information pertinente, les idées se partagent mieux, les capacités d’innovation et de découvertes stratégiques se multiplient car la justesse des informations, leur non-redondance sont vérifiées – sans perte de temps. Les salariés disposent ainsi d’un plus grand confort pour partager leurs réflexions et les enrichir avec ceux, parmi leurs pairs, qui seront les plus concernés et capables d’apporter de la valeur. De facto, l’énergie de ces collaborateurs est préservée, voire augmentée.

La bonne nouvelle, c’est que les entreprises prennent conscience des enjeux d’efficience, de développement, de climat social et d’innovation, que cet impératif de sauvegarde de l’énergie humaine recouvre. L’édition 2013 de l’Index International des valeurs, réalisé par l’agence Wellcom, souligne ainsi la très forte progression de la valeur « Innovation » dans les entreprises, pour se différencier de la concurrence et l’apparition, pour la première fois, de la valeur « Communauté » dans le classement. Cette dernière concerne d’ailleurs autant une dynamique interne (salariés) qu’externe (clients). En effet, si les professionnels comprennent que l’optimisation de l’énergie humaine par une utilisation plus fine des outils collaboratifs est une force, l’idée qu’il s’agit également d’un atout à l’extérieur de l’entreprise fait son chemin. La stratégie de la pertinence et du « zéro clic », appliquée sur les réseaux sociaux externes offre une forte optimisation de leurs processus de vente : un utilisateur, client, revient sur une plateforme lorsqu’il sait que l’information qui lui est présentée est de qualité. Un des critères fondamentaux de cette qualité est la pertinence vis-à-vis de ses centres d’intérêt. (…). À une époque où toute organisation cherche à rationaliser ses investissements, les dispositifs qui favorisent l’économie de l’énergie humaine sont plus qu’une ligne dans la politique RSE des entreprises ou qu’une simple opportunité commerciale. Veiller, agir pour maîtriser la dépense d’énergie humaine de son écosystème est une véritable nécessité. Agir pour favoriser le partage au sein de l’entreprise et avec ses clients est un formidable levier de synergie. (article complet sur Le Journal du Net)

DANS CAPITAL – Cinq pistes pour bâtir un nouveau mode de management à la française

La France fait partie des pays où les salariés sont les plus désireux de voir les pratiques managériales évoluer. C’est ce qu’affirme une étude récente réalisée par Cap Gemini Consulting. Dans un billet précédent, j’ai expliqué pourquoi le management à la française est source d’insatisfaction et de désengagement dans nos entreprises. Je vous propose d’examiner maintenant comment s’y prendre pour bâtir un nouveau modèle de management à la française prônant la coopération, le renforcement du management de proximité et le goût de la prise d’initiative.

Voici cinq pistes à prendre en considération :

1.   S’engager résolument dans la révolution numérique

Il est indispensable que les équipes dirigeantes des entreprises françaises réinterrogent leurs conviction communes sur les enjeux que représente le numérique. Les dirigeants français, en effet, sont moins nombreux que leurs homologues étrangers à croire au caractère vital des bouleversements générés par les technologies digitales. Or ces technologies favorisent la redéfinition de la coopération et la simplification des organisations. Un véritable changement de vision doit s’opérer en France ! Considérées comme un levier essentiel d’évolution et de performance dans nombre de pays matures et émergents, elles continuent d’être perçues comme un facteur de premier ordre pour seulement 20% des cadres dirigeants français, bien loin derrière leurs homologues américains, allemands et brésiliens.

2.   Construire et partager la stratégie globale avec toute la cordée managériale

Le partage des orientations stratégiques a toujours été un problème pour les entreprises françaises. Cette fracture idéologique et parfois géographique entre dirigeants et salariés alimente une incertitude autour des décisions des cadres exécutifs. A contrario du schéma de responsabilité actuel dans les grandes sociétés, de nouvelles formes de décentralisation et une plus grande transparence des décisions favoriseraient l’adhésion des salariés aux idées du top management.

3.   Jouer la carte de l’innovation

Dans un pays où 40% des managers perçoivent le changement comme un risque, l’innovation est reléguée trop souvent au second plan des préoccupations des dirigeants.  Il faut que ces derniers aient le courage de valoriser les prises d’initiatives de leurs employés et de leur management! Bonne nouvelle : 83% des français considèrent que les outils digitaux ont un impact positif pour les salariés. Nous devons  donc capitaliser sur cette « promesse numérique » pour développer une sorte de « courage managérial ». Si ces technologies (Cloud, Skype, Messagerie instantanée, réseaux sociaux professionnels) sont capables de donner une nouvelle dimension au travail des salariés, alors elles doivent être le fondement de nouvelles pratiques managériales dont l’enjeu consiste à valoriser le travail des collaborateurs. Il faut encourager les managers à la prise de risque pour qu’ils impliquent plus largement leurs collaborateurs dans les processus de changement et d’innovation.

4.   Promouvoir le management de proximité

C’est chez les salariés des PME que l’on retrouve le plus haut niveau de satisfaction au travail. Avec plus de diversité dans les missions, plus de flexibilité dans les activités, plus d’implications dans les décisions de l’entreprise, les PME et les petites entreprises inspirent confiance, adhésion et satisfaction. Le management local incarne un modèle plus enclin à l’innovation et à la flexibilité des décisions. Il supporte la tension entre exigences de performance au quotidien, besoin d’adaptation et mobilisation des salariés au profit d’objectifs communs.

5.   Simplifier les processus de décision

Accroître la rapidité de réaction est un élément stratégique dans la recherche de compétitivité des organisations. Comment lutter contre la complexité des grandes entreprises qui constitue un réel frein à la performance, à l’innovation et à la satisfaction des collaborateurs ?

L’esprit des startups au sein des grands groupes doit être encouragé. EDF et la SNCF ont su le faire avec la mise en place réussie de dispositifs locaux souples et réactifs. Il faut désormais passer à une généralisation de ces expérimentations afin de stimuler les pratiques de coopération et de conduite du changement sans pour autant les accumuler. La création de postes d’experts en lieu et place de postes de managers est aussi une source d’optimisation des processus de décisions grâce à une meilleure allocation des compétences.

SUR BFM – Pourquoi les réunions ne devraient jamais durer plus de 52 minutes

En France, les réunions de travail durent en moyenne 1 heure et 20 minutes. Bien trop long. Selon un sondage, les cadres décrochent au bout de… 52 minutes.

A croire qu’ils ont été formatés par les séries et les émissions de télé qui, en France comme dans la plupart des pays du monde, durent très exactement 52 minutes. Un sondage paru ce mardi 24 mars montre en effet qu’en réunion, les cadres ne sont plus attentifs aux propos qui sont tenus à partir de la 53ème minute. Problème, celles-ci durent en général une demi-heure de plus, selon ce sondage réalisé par Ifop.

Toujours selon cette enquête, 92% des cadres participent en moyenne à trois réunions par semaine. Et chacune d’entre elles dure en moyenne 1 heure et 19 minutes. Or la grande majorité des cadres reconnaissent que leur attention diminue au bout de 52 minutes. Et encore s’agit-il des plus studieux. 23% des personnes interrogées avouent perdre le fil après moins de 30 minutes. En fait seuls 37% des cadres affirment pouvoir tenir une heure ou plus, selon le sondage réalisé pour Wisembly, site dédié aux réunions d’entreprise.

Mais que font-ils quand ils ne sont plus concentrés sur ce qui se dit dans l la réunion? 81% des cadres avouent s’occuper en faisant autre chose. La moitié (51%) lisent ou envoient des mails, travaillent sur d’autres dossiers (49%), lisent ou envoient des SMS (48%). Certains font aussi des dessins (37%), jouent sur leur téléphone (10%), vont sur les réseaux sociaux (8%), organisent leurs week-ends ou vacances (7%). 2% des personnes interrogées reconnaissent même qu’ils se connectent sur des sites de rencontre (2%) !

Et cette perte d’attention n’est pas sans conséquence: plus du quart des cadres (27%) disent qu’il leur est arrivé (pour certains souvent, pour d’autres systématiquement) de sortir de réunion en ne sachant pas précisément ce qu’ils doivent faire. Ils sont pratiquement autant (25%) à s’asseoir autour de la table sans connaître l’ordre du jour. Ils sont aussi 15% à dire qu’il leur arrive de sortir de réunion en étant incapable de restituer ce qui vient d’être dit ou décidé.

L’an dernier, Ifop et Wisembly avaient aussi demandé aux cadres s’il leur était déjà arrivé de s’endormir en réunion et 32% avaient répondu par l’affirmative.

Les salariés français sont visiblement peu friands des réunions. 65% d’entre eux estiment qu’une réunion sur deux n’est pas utile et 44% reconnaissent avoir déjà saisi cette occasion pour faire autre chose, montrait déjà un sondage TNS Sofres publié en 2013. Dans l’ordre, ils évoquaient le fait de piquer un fou rire, de préparer la réunion suivante, de regarder discrètement ses mails ou encore de piquer une petite sieste. (article complet sur BFM Business)

Médiation: trouver un compromis quand le client exige une décomposition tarifaire. C’est dans le Business Club ! (podcast)

Publié le Mis à jour le

300e émission

Dans le Business Club de France uniquement sur BFM Business Radio

Diffusé samedi 8/11/14 à 7h et dimanche 9/11/14 à 15h

TALK 1 : MIF EXPO et Orijns : le made in France plus que jamais en vogue!

TALK 2 : Pylônes va fêter ses 30 ans

TALK 3 : Reportage chez LINKBYNET, spécialiste de l’infogérance e-business et championne du management innovant  ! suivi d’un entretien avec Philippe Tavernier de Numergy.

TALK 4 : Le rendez-vous du Médiateur National Inter-Entreprises: Pierre Pelouzet

Pour écouter, réécouter ou télécharger l’émission :

[audio http://podcast.bfmbusiness.com/channel151/20141108_club_0.mp3]

TALK 4 : NOTRE RENDEZ-VOUS HEBDOMADAIRE AVEC LE MÉDIATEUR NATIONAL INTER-ENTREPRISES

Pierre Pelouzet
Pierre Pelouzet

C’est le nouveau rendez-vous du Business Club de France. Chaque semaine Pierre Pelouzet, médiateur national inter-entreprises et ses équipes se mobilisent pour venir en aide aux entrepreneurs en difficulté. Si vous êtes concernés, vous pouvez, vous aussi, témoigner (anonymement si vous le souhaitez) sur BFM Business et dialoguer avec le Médiateur Inter-Entreprises. Ensemble, nous ferons tout vous aider.

Écrivez au médiateur :

→ mediateur.inter-entreprises@finances.gouv.fr 

En savoir plus c’est ICI

barremie

→Cette semaine : (témoignage anonyme)

Une PME confrontée à une exigence de décomposition tarifaire de la part de son plus gros client, ce qui aurait mis en péril l’entreprise. Heureusement, un accord a été trouvé.