médiateur des entreprises

Les « événementielles de l’été 2017 » : les pépites du Moovjee avec Percko, Seed-Up, l’Atelier Florian Leroy et EBS Isolation. C’est au Business Club

Publié le Mis à jour le

logoprixmoovjeeLogo-BFMBusiness-sans-contourREDIFFUSION Au Business Club de France

Uniquement sur BFM Radio! 

 

Diffusion samedi 12/08 à 7h et dimanche 13/08 à 14 h

→ Première diffusion : samedi 15/4/2017 à 7h | dimanche 16/4/2017 à 14h

Emission spéciale PRIX MOOVJEE 2017

NOS INVITÉS:

  • Dominique Restino, président du Moovjee, de la CCI de Paris, président fondateur d’Expertive
  • Edouard Barthès, président d’EBS Isolation
  • Alexis Ucko, Co-fondateur de Percko
  • Paul Poupet, Co-fondateur de Seed-Up
  • Florian Leroy, Fondateur de l’Atelier Florian Leroy
  • Pierre Pelouzet, Médiateur des Entreprises

(Ré)écouter et télécharger cette émission:

Le Prix Moovjee (Mouvement pour les jeunes et les étudiants entrepreneurs), grand concours national, récompense chaque année des jeunes entrepreneurs, des porteurs de projet et des auto-entrepreneurs de 18 à 26 ans (30 ans pour les doctorants). Les prix de cette 8ème édition ont été remis au Trianon mercredi 29 mars.

L’édition 2017 en chiffres

  • Plus de 1 100 demandes d’accès aux dossiers de candidatures ;
  • Près de 20% des candidatures en plus par rapport à 2016 ;
  • 316 candidatures validées, dont 125 Entrepreneurs et 191 Porteurs de projet ou auto-entrepreneurs ;
  • Un jury composé de 120 personnalités impliquées dans l’entrepreneuriat jeune
  • 6 jeunes entrepreneurs et 4 porteurs de projet lauréats ;
  • Des candidats qui ont déjà créé 109 emplois et généré plus de 4 millions de chiffre d’affaires en 2016

Les dotations

Une dotation qui s’élève à 150 000 euros

  • 25 000 euros en numéraire à partager entre les lauréats ;
  • L’accompagnement du Moovjee : programme de mentorat du Moovjee, pool d’experts métier bénévoles, visibilité média, oppotunité business ;
  • La participation des finalistes et des lauréats aux « Journées des entrepreneurs de demain », un séminaire accélérateur de 2 jours ;
  • Des produits et des services offerts par les partenaires du Prix Moovjee 2017.

Le Moovjee, qu’est-ce-que c’est ?

Le Moovjee, Mouvement pour les jeunes et les étudiants entrepreneurs, association loi 1901, a été créé en 2009 et a pour mission d’amener les jeunes à considérer la création et la reprise d’entreprise pendant ou à la sortie de leur formation (du CAP au Bac+5) comme une véritable option de vie professionnelle

Le PARCOURS de DOMINIQUE RESTINO

Sa première fois

La première aventure entrepreneuriale de Dominique Restino remonte à ses… 15 ans ! « Je revendais les cravates de mon père, confie-t-il. Avec les moyens du bord, je savais m’occuper et me challenger. » Un business d’adolescent déjà révélateur de la personnalité en devenir de l’entrepreneur. « J’ai toujours senti cette fibre. Et je demeure fasciné face à des jeunes partageant cet engouement pour la création. À cette différence qu’ils peuvent, aujourd’hui, surfer sur les nouvelles technologies pour inventer des business toujours plus innovants. »

« Je suis parti de rien, mais j’ai appris grâce aux rencontres. » Des rencontres qui le mènent, à tout juste 17 ans, à Paris où, 150 ans euros en poche, il se consacre d’abord à sa passion, le théâtre, avant de devenir, deux ans plus tard, consultant RH. (source: Chef d’entreprise magazine)

Diplômé de l’Executive MBA d’HEC, Dominique Restino a commencé son parcours professionnel en tant que consultant en recrutement et RH chez IFOPS de 1981 à 1984. Il enrichit son expérience en 1984 en tant qu’ingénieur commercial et spécialiste produit chez Rank Xerox.

En 1986, à l’âge de 24 ans, Dominique Restino crée son entreprise. Co-fondateur de Effectif, groupe d’agences de recrutement spécialisé qui compte plus de 100 salariés et 1 200 personnes en mission, il en est le président directeur général jusqu’en 2006 lorsqu’il revend son entreprise. En 2008, il fonde la société Executive capital, conseil en stratégie de développement. Depuis 2011, il est président fondateur d’Expertive, cabinet de recrutement spécialisé.

Président fondateur du MoovJee (Mouvement pour les jeunes et les étudiants entrepreneurs) créé en 2009, il devient en 2014 président de l’Agence Pour la Création d’Entreprise qu’il transforme en Agence France Entrepreneur

Il est président de la CCI île de France depuis novembre 2016

LE POINT DE VUE DE DOMINIQUE RESTINO SUR LES JEUNES ET L’ENTREPRISE

Dominique Restino : «la nouvelle génération entend trouver une activité qui a du sens»

Associations, institutions publiques, entreprises, écoles, nous devons agir de concert pour offrir à nos jeunes un horizon optimiste car la première ressource d’un pays c’est sa jeune génération. Au-delà de l’enjeu de la formation, il faut libérer le travail, c’est-à-dire envisager un échange d’expertise via des formes diverses de contrat. Et pour ce faire il faut permettre à tous ceux qui le souhaitent de se mettre à son compte tout en fournissant une protection aux aléas économiques qui sont inhérents au statut de travailleur indépendant.

Les jeunes nous confirment leur engouement pour la création et la reprise d’entreprise. Le dernier baromètre du Moovjee (Mouvement des jeunes entrepreneurs étudiants) montre que 34 % d’entre eux entendent créer leur entreprise, et 2/3 imaginent franchir le pas avant 30 ans ! Si la recherche d’une stabilité reste prégnante, la nouvelle génération entend trouver une activité qui a du sens, seul moyen pour eux de s’accomplir pleinement. Alors certes, le travail restera «comme avant» mais la forme des contrats devra être retravaillée afin de donner un souffle différent aux carrières et laisser sa chance à chacun. Dans cette lignée, le service civique qui lie par contrat une association et un jeune pourrait lui aussi évoluer pour constituer un véhicule efficace visant à soutenir les jeunes qui envisagent la création ou la reprise d’entreprise. (source: Libération)

⇒ PIERRE PELOUZET, Médiateur des Entreprises intervient sur l’importance des brevets et sur les aides comme le CIR. Sur ce dernier point, la Médiation des Entreprises a publié une liste des acteurs de conseil agréés.

LES JEUNES ET L’ENTREPRENEURIAT

L’avenir, les jeunes le voient dans l’entrepreneuriat

Six jeunes sur dix déclarent vouloir créer leur entreprise un jour, selon un sondage mené par OpinionWay et révélé le 24 janvier. C’est deux fois plus que la moyenne nationale. Décryptage de ce retournement de tendance.

La jeune génération se désintéresse du CDI. Du moins, c’est ce que déclarent 26 % des jeunes français âgés de moins de 30 ans, selon un sondage OpinionWay rendu public le 24 janvier dernier. Cet emblème de la sécurité du travail ne semble plus autant attirer, en partie parce qu’il apparaît comme de plus en plus inaccessible pour 87 % des interrogés. Au contraire, les jeunes privilégient l’épanouissement au travail (44 %), la rémunération (45 %) et un juste équilibre entre la vie privée et professionnelle (39 %). Des arguments que beaucoup espèrent trouver dans l’entrepreneuriat.

Créer son propre emploi

Fortement touchés par le chômage – 25,1 % des jeunes selon l’Insee au troisième trimestre 2016 – les jeunes Français envisagent en effet de plus en plus de se tourner vers la création d’entreprise. En 2017, ils sont 60 % à déclarer vouloir créer leur entreprise, contre 55 % en 2016 et contre 30 % des Français en général. (…)

Ce qui ne signifie pour autant pas que les jeunes se désintéressent totalement d’une certaine forme de sécurité. 81 % d’entre eux souhaitent par exemple qu’une indemnisation des indépendants en cas de perte subite d’activité soit mise en place, ainsi qu’une convergence de la protection sociale avec celle des salariés. « Il est urgent de donner aux entrepreneurs de nouvelles protections et de sortir de la discrimination entre salariés et travailleurs indépendants sur laquelle repose notre modèle de protection sociale en enclenchant une véritable convergence des protections », a notamment déclaré François Hurel, président de l’Union des Auto-entrepreneurs (UAE). « Cela passe d’abord par la mise en place d’amortisseurs sociaux ouverts aux indépendants et notamment une allocation perte subite d’activité qui serait financée conjointement avec les donneurs d’ordre. La puissance de l’économie collaborative nous invite également à repenser le modèle du travail vers plus de souplesse et d’innovation et à reformuler la question de la requalification ». (Les Echos)

LES LAURÉATS DU PRIX MOOVJEE
  • Grand Prix Moovjee

Alexis Ucko, Co-fondateur de Percko

25 ans, diplômé de l’Ecole Polytechnique de Lausanne et titulaire d’un master spécialisé de Centrale et l’ESSEC

Développé pendant un an avec des chercheurs sur le système musculo-squelettique, Percko est un sous-vêtement intelligent qui redonne l’habitude de se tenir droit aux individus souffrant de maux de dos.

  • Créée le 13 novembre 2014
  • Basée à Paris (75)
  • 1 million d’euros de chiffre d’affaires en 2016

Un tee-shirt contre le mal de dos

Tenez-vous droit ! C’est le meilleur conseil que nous puissions vous donner pour soulager votre colonne vertébrale. Alors, si vous avez tendance à adopter une mauvaise posture, Percko va vous rappeler à l’ordre.

Pour bien comprendre d’où peuvent provenir certains maux de dos, une petite révision d’anatomie s’impose. Le rachis est organisé selon un modèle dit segmentaire, qui lui permet de remplir sa fonction d’équilibration. On dit que l’on adopte une mauvaise posture, au sens mécanique, quand il apparaît un déplacement vers l’avant du bloc supérieur par rapport au bloc inférieur. Du coup, son maintien créé des contraintes qui sont à l’origine de raideurs musculaires, pouvant générer des douleurs surtout au niveau des trapèzes et des lombaires.

Se tenir droit est donc la solution pour éviter bien des mots. Pourtant, nombre d’entre nous a tendance à négliger cette règle de base et c’est pour cela qu’une jeune pousse française a décidé de nous donner un coup de main en nous proposant une solution originale et innovante: une seconde peau sous forme de tee-shirt baptisé Percko et censé nous faire adopter la bonne posture en nous avertissant au moindre avachissement.

Les tenseurs dans le dos doivent vous aider à vous redresser.

Alors, quand on passe un Percko, on a l’impression d’enfiler un tee-shirt trop petit. Il faut s’employer pour passer d’abord la tête, un bras puis l’autre, tirer plusieurs fois dessus pour le faire descendre sur les hanches. Une fois en place, il vous mettra ou non à votre avantage tellement il est ajusté. On a l’impression d’être gainé. Heureusement, au bout de quelques minutes, il se fait oublier même s’il a tendance à remonter au fil de la journée. Mais quel est le secret de ce sous-vêtement et peut-on lui faire confiance?

Ses créateurs, Quentin Perraudeau et Alexis Ucko, tous deux ingénieurs, mettent en tout cas en avant le fait que ce produit, qui a été développé avec chercheurs spécialistes du système musculosquelettique, a fait l’objet d’un brevet international et validé cliniquement. Ils expliquent que le tee-shirt est conçu pour ramener le bloc thoracique au-dessus du bassin, que l’on soit debout ou assis. Il crée ainsi une inclinaison vers l’avant du bassin entraînant par là même une augmentation de la lordose lombaire, communément appelée aussi chute de reins, et une diminution de la cyphose thoracique. Bref, un maintien de mannequin, un équilibre amélioré et une fatigue musculaire diminuée. «Si les individus adoptaient une posture idéale, 80% de leurs problèmes seraient alors résolus.» concluent-ils

Tenseurs

Pour arriver à ce résultat, Percko utilise un textile spécial garni de tenseurs visant à garantir l’efficacité du maintien. Le tee-shirt est constitué d’une partie thoracique réalisée dans une matière peu déformable verticalement qui englobe la cage thoracique et le rachis thoracique et est maintenue par des tenseurs au niveau des côtes et dans le dos. La partie abdominale est, quant à elle, réalisée en matière très extensible dans les deux directions favorisant le confort. enfin, la ceinture permet le maintien du maillot de corps en zone pelvienne.

Pour se persuader de son intérêt, il suffit de savoir que la lombalgie est une affection courante, en constante augmentation, qui touche environ 70 % de la population française, responsable d’environ 6 millions de consultations par an en France, et représente la première cause d’invalidité au travail chez les personnes de moins de 45 ans. Elle est devenue la première cause d’arrêt de travail et de maladie professionnelle, et est à l’origine d’environ un quart des accidents de travail. Il s’agit donc d’un véritable problème de santé publique, mais également économique.

Afin de financer sa première production, Percko avait lancé, en septembre 2015, une campagne sur Kickstarter avec pour objectif de recueillir 30 000 euros en un mois. L’objectif a été atteint en 7 heures. Au final, la jeune société a empoché 385 361 euros, de quoi vendre 5 000 Percko dans 90 pays du monde. 20 entreprises leurs font déjà confiance. Alors, à l’heure de la surconsommation de produits connectés, ce genre de solution santé, sans prise USB ni smartphone, mérite notre intêret.

Prix: 129 euros. (source: Le Figaro)

  • Coup de Cœur du Jury

Paul Poupet, Co-fondateur de Seed-Up

24 ans, diplômé de CentraleSupélec et étudiant-entrepreneur au « PEPITE PEIPS »

Seed-Up est une hacker-house, une « villa 3.0 » où cohabitent développeurs, designers et business-développeurs avec un objectif commun : innover. Cette vision permet une réelle émulation, grâce à la motivation, les compétences et les savoir-faire cumulés de chacun.

  • Créée le 31 mars 2016
  • Basée à Châtenay-Malabry (92)
  • 400 000 euros de chiffre d’affaires en 2016

Seed-Up, ou comment vivre et travailler dans la même maison

Mi-incubateur, mi-coloc de geeks, Seed-Up est la première hacker house de France. Ses 10 habitants travaillent sur des projets de startups et partagent aussi leur vaisselle sale entre bonne humeur et innovation.

Des poules accueillent les nouveaux arrivants dans le jardin, une montagne de chaussures traîne dans l’entrée et des ordinateurs sont éparpillés entre le salon, les chambres et la salle à manger. Rien ne laisse penser que cette maison dans la banlieue sud de Paris abrite une entreprise et dix jeunes férus de technologie.

Pourtant, c’est bien ici que s’est installée Seed-Up, la première hacker house en France. Lancée par Paul Poupet et Benjamin Poilvé en novembre 2015, la startup abrite quatre projets technologiques. Plus qu’un incubateur, Seed-Up chouchoute les dix codeurs, designers et business developers qui vivent tous ensemble… dans les locaux de la société. Un nouveau modèle d’organisation du travail tout droit venu des États-Unis.

4 projets de startups et des clients externes

Installée sur une grande table en bois dans un salon lumineux, l’équipe de Seed-Up est en ébullition depuis 10 heures ce matin. “Nous devons terminer quatre missions avant la fin de la semaine”, lance Paul Poupet, le confondateur de la startup, téléphone à la main.

Seed-Up, c’est d’abord quatre projets internes de startups : Be the Sound, un service de synchronisation et de partage de musiques, Hawker, une application qui permet de récupérer une version audio de n’importe quel article de presse, Elo, un jeu vidéo éducatif et un algorithme d’aide à la décision pour les coachs sportifs, Carter…. “Chaque projet est chapeauté par un project manager qui détient 25% des parts de la société, le reste appartient à Seed-Up”, explique Paul. “Et comme les projets sont liés financièrement, ils ne sont pas en compétition”.

Et pour remplir la marmite, les dix collaborateurs âgés de 19 à 27 ans travaillent aussi de temps en temps sur des projets externes pour de grandes entreprises. De quoi faire tourner la maison, payer le loyer, les courses et les salaires de l’équipe.

Une mise en commun des compétences

Jongler entre les projets internes et externes, c’est aussi un moyen de ne pas s’ennuyer pour ces jeunes startuppers. Les habitants de la colocation choisissent le projet sur lequel travailler en fonction de leurs compétences et de l’état d’avancement des projets. Face à un écran noir rempli de lignes de codes blanches, vertes et rouges, Robin est en train de créer le site mobile d’une marque de vêtements. Le développeur génie de l’équipe a 21 ans et sort de l’Ecole 42. “Là je travaille sur un projet externe, mais la plupart du temps, je bosse avec Benjamin sur Be the sound. Et quand il faut je vais aider ceux qui en ont besoin sur d’autres projets !”, se plaît à raconter le jeune homme aux cheveux longs et à la barbe naissante.

“J’étais coincé sur un logiciel de design, et au lieu de trimer pendant quatre heures, Robin est venu m’aider et cela lui a pris 10 minutes. Un gain de temps fou !”, s’enthousiasme Edouard, project manager de Hawker.

La mutualisation des compétences de l’équipe… C’est une des raisons pour lesquelles Edouard passe la plupart de ses journées dans la maison. Il n’est pas salarié de Seed-Up, mais a des parts dans Hawker. Tout droit sorti de Centrale et après avoir travaillé dans le milieu bancaire, Edouard aide aussi les autres habitants à maîtriser Excel et Powerpoint.

“Chaque personne que nous avons recrutée excelle dans son domaine d’expertise et donne son avis. On discute chaque décision, rien ne s’impose”, explique Paul le cofondateur. Une manière de dire qu’il n’y a pas de hiérarchie dans l’équipe et que chacun s’exprime en fonction de ses compétences et de sa légitimité.

Liberté et créativité

C’est après une mauvaise expérience de stage dans la banque que Paul a eu l’idée de lancer Seed-Up. “Il fallait toujours demander des autorisations pour mettre en place une toute petite innovation… Tout cela par mails avec dix personnes en copie !”, se souvient le jeune homme de 24 ans.

La responsabilisation de chacun permet une liberté d’innovation et une meilleure implication des salariés de Seed-Up. “Si tu balances une idée à table, tu sais que ça ne va pas rester en l’air”, s’enthousiasme Hamid, en stage comme designer-développeur.

“Je voulais travailler dans une startup et je suis fan de la série Silicon Valley… L’idée de Seed-Up m’a tout de suite séduit et je ne suis pas déçu, ici on nous écoute”, confie le jeune homme qui avait passé d’autres entretiens dans des startups parisiennes sans être convaincu.

Elisa a été recrutée comme chargée de communication chez Seed-Up il y a un mois. Après un entretien par téléphone et un week-end passé dans la maison, elle a tout de suite été conquise par le principe : “J’ai mes propres missions. J’ai tout de suite dû prendre des initiatives et être autonome et créative”. Et la jeune fille n’a pas de comptes à rendre sur ses pauses clopes, “ici tout marche par deadlines”. A chacun de s’organiser comme il le souhaite… “sans abuser, non plus”, lance Paul, goguenard, à l’attention des lève-tards de la bande, avant de se faire vite rembarrer.

Un vivre-ensemble stimulant

“Le fait d’habiter ensemble change tout !”, s’enthousiasme le cofondateur de Seed-up. “Nous sommes plus que des collègues, une réelle amitié s’est développée”, se réjouit-il en évoquant les soirées dans le jardin ou dans le salon rempli de coussins à regarder des films.

Les lieux de travail ne manquent pas dans la maison de deux étages. Réunion dans la grande chambre à l’étage ou dans le jardin au soleil au milieu des poules… Tout dépend de l’humeur du jour. Au rez-de-chaussée, le passionné de technologies hardware, Benjamin, a même installé son propre atelier.

Entre boulot et vie quotidienne, la limite est fine. Seule fille de l’équipe, Elisa s’est acclimatée à cette ambiance de travail un peu spéciale : “Au début, je ne comprenais rien à leur conversation de geeks”, s’amuse celle qui partage maintenant des parties endiablées de jeux vidéo pendant les pauses. “Malgré nos moments de détente, on travaille efficacement dans une bonne entente”, analyse la jeune femme. A condition de se dire les choses franchement… et avec humour.

(…) Paul ne veut pas recruter plus de 12 personnes dans la maison : “Au-dessus, on serait trop gros et on aurait besoin d’une hiérarchie. On pense plutôt à répliquer le modèle avec de nouvelles maisons”. Et de nouveaux projets de startups.

Le but est d’amener chaque projet jusqu’à une première levée de fonds, pour se détacher au fur et à mesure de Seed-Up”, explique le cofondateur. Les collaborateurs qui se sont investis sur le projet auront alors le choix, soit ils restent chez Seed-Up, soit ils partent continuer cette aventure particulière. “Nous voulons de toute façon rester une équipe jeune et se renouveler  régulièrement”, affirme Paul. Car chez Seed-Up, l’essentiel est de continuer à innover. (source: Les Echos)

  • Prix Spécial du Jury

Florian Leroy, Fondateur de l’Atelier Florian Leroy

24 ans, titulaire d’un CAP au CFA d’Ameublement La Bonne Graine de Paris

Florian Leroy, artisan ébéniste, est spécialisé dans la conservation et la restauration des meubles. Son savoir-faire s’étend de l’intervention sur le bois, la serrurerie, la marbrerie, l’écaille de tortue, l’ivoire et le cuivre, jusqu’à la gainerie et la tapisserie d’ameublement. Il a été compagnon du devoir.

Bénédicte Sanson me dit qu’il a fait l’unanimité lors du Jury, il s’exprime avec passion sur son métier qu’il souhaite développer, il veut embaucher et cherchait un concours pour avoir du soutien (financier et mentorat).

  • Auto-entrepreneur depuis février 2014
  • Création envisagée le 31 mai 2017
  • Basée à Croix (59)

La voix du Nord 2015 – Hem : à 23 ans, Florian Leroy a décidé de se lancer dans « un métier en voie de disparition »

Le Hémois Florian Leroy vient de s’installer en tant qu’artisan ébéniste. Ce jeune homme de 23 ans nous a ouvert les portes de son atelier, basé à Croix. Il confie sa passion pour ce métier d’art au savoir-faire ancestral.

Dans un garage aménagé, au milieu des scies, des planches de bois et des pinceaux, Florian Leroy choisit minutieusement le bois qu’il va utiliser pour restaurer ses futurs meubles. «  Parfois, je sélectionne les bois d’un point de vue esthétique. On peut faire aussi d’autres associations selon les coloris mais également selon la texture.  » Le métier d’ébéniste requiert un grand savoir-faire, qui se travaille quotidiennement. «  Ce qui est passionnant dans ce métier, c’est qu’on peut toujours s’améliorer. Il suffit d’être curieux.  »

Intéressé par les maths et l’histoire, Florian Leroy, 23 ans, passera d’abord par un CAP d’ébénisterie pour ensuite travailler en tant qu’apprenti en Alsace. «  J’ai hésité entre peintre et ébéniste, confie-t-il. En fait, j’aimais bien l’idée de travailler un métier en voie de disparition. Je ne compte plus les fois où j’ai entendu dire que le métier d’ébéniste était mort. Du coup, j’avais envie de me lancer ce défi, de prouver que c’est un métier utile.  »

Sensibilité

C’est une profession où l’on sait que finalement, tout se transforme. Chaque meuble est traité avec le même respect. «  C’est un métier où l’on a beaucoup de sensibilité, poursuit le jeune artisan. Lorsque j’ai une pièce de bois dans les mains, c’est à moi d’apporter ma touche, ma conception de ce morceau de bois. D’une manière générale, je pense qu’un bon ébéniste doit avoir un respect du patrimoine, de la matière qu’il travaille.  »

Ses projets ? Reconstituer des commodes, des escaliers ou des armoires… Ses journées sont bien remplies. Mais il caresse un rêve : «  Ce serait beau d’avoir le col bleu-blanc-rouge de Meilleur Ouvrier de France  », glisse-t-il. Un autre de ces défis que Florian Leroy aime tant. (La voix du Nord)

  • Lauréat 2016 –  Grand Prix

Edouard Barthès, président d’EBS Isolation

Le groupe EBS est une éco-entreprise créatrice d’économies d’énergie avec une double expertise : l’audit énergétique et l’étude de financement d’une part, la réalisation des travaux d’économies d’énergie d’autre part.

ACTUALITÉ

  • Depuis Mars 2016  nous avons créé plusieurs agences :  Villepinte, Lille, Lyon, Le mans, Metz et Narbonne.
  • Nous sommes passés de 55 à 100 collaborateurs avec pour objectif 19 M€ de CA en 2017.
  • CA 2016 : 15 millions €
  • Nous accompagnons également Leroy Merlin depuis septembre 2016 dans leur offre d’isolation de comble à 1€ pour leurs clients et nous avons déjà réalisé 3000 chantiers.
  • Grace au Moovjee j’ai pu bénéficier de visibilité médiatique et surtout de la mise en place du programme de mentorat avec Bernard BOURIGEAUD fondateur d’Atos solution (55000 salariés, 11MDS € CA)

EBS, la start-up de l’économie d’énergie

À seulement 24 ans, l’audacieux Edouard Barthès crée EBS Isolation, une éco entreprise créatrice d’économies d’énergie.

Edouard Barthès décrit ce projet comme un véritable coup de coeur mais précise que, « pour autant, il a été mûrement réfléchi en amont. Je souhaitais m’engager et aider les énergéticiens à atteindre leurs obligations. Il était également question de permettre aux établissements de santé de rénover une partie de leur parc immobilier sans impact financier, en réalisant des économies d’énergie s’élevant à 15% en moyenne en fonction du type de travaux réalisés.»

La volonté d’entreprendre

Edouard Barthès aurait pu privilégier un poste de cadre dirigeant dans une grosse structure mais il préfère se lancer dans une aventure entrepreneuriale plus proche de ses affinités et de sa personnalité.

Le jeune fondateur d’EBS déclare sur un ton enjoué : « J’aime la liberté et la créativité. J’apprécie de pouvoir faire comme bon me semble en définissant une orientation et en prenant les décisions qui permettront de tendre vers l’objectif. Je n’ai pas souhaité intégrer un grand groupe car je trouve que les choses y sont trop figées.»

Le groupe EBS est créateur d’économies d’énergie, il agrège des compétences dans le domaine des performances énergétiques. L’efficacité énergétique est un domaine large et varié. Son champ d’application comprend communément l’analyse des consommations énergétiques des bâtiments, les actes d’isolation de ceux-ci ainsi que l’étude singulière des moyens de financement dont bénéficient les projets générateurs d’économies d’énergie. Le groupe EBS innove et propose une approche exclusive.

En regroupant les experts de chaque discipline de la performance énergétique sous une seule et même enseigne, le groupe EBS fait bénéficier de la synergie de cette mise en relation et des offres novatrices nées de cette collaboration. Aujourd’hui, le groupe est composé de deux sociétés.

Certificats d’Économies d’Énergie

D’un côté, EBS Energie qui propose des certificats d’Économies d’Énergie, des offres de financements, des audits énergétiques et l’optimisation d’achat énergie. De l’autre, EBS Isolation positionnée sur le calorifugeage, l’isolation de combles et l’isolation de planchers.

EBS Energie travaille avec des structures industrielles, notamment sur des questions de récupération de chaleur sur les groupes de production de froid et EBS Isolation intervient quant à elle dans le secteur hôtelier à travers le groupe Accor et est intervenu sur 178 hôtels Formule 1 en France et conduit actuellement une mission pour les hôtels IBIS. EBS est aussi très présent dans le secteur de la santé avec déjà 1000 établissements à son actif.(…)

Edouard Barthès a souhaité implanter un siège social fort à Castres (81) en regroupant sur le site toutes les compétences de management et de direction afin d’avoir une réelle proximité avec elles. Une dizaine de commerciaux repartis sur l’ensemble de la France avec un découpage en régions axé sur les villes clés (Lille, Marseille, Lyon, Bordeaux, Nantes etc…). (source: Entreprendre)

Mentorat : le fondateur d’Atos Origin aide un start-upper du Moovjee

Le mentorat, partage d’expérience avec un chef d’entreprise expérimenté, permet de vaincre ses peurs et fait grandir. Exemples avec Edouard Barthès, créateur d’EBS Isolation, Grand Prix du Moovjee en 2016, parrainé par Bernard Bourigeaud, fondateur d’Atos Origin, et, en vidéo, Anne-Marie Gabelica, fondatrice d’oOlution.

EBS Isolation doit gérer une croissance rapide

Pour l’entrepreneur de 26 ans, c’est l’occasion de faire son entrée dans la cour des grands. « Je vais pouvoir m’adresser à quelqu’un qui parle la même langue que moi », se réjouit-il. Mais Edouard Barthès n’a rien d’un débutant : EBS Isolation est sa deuxième start-up. Après un premier échec fondateur déjà dans le secteur des économies d’énergie, il lance en 2014 un nouveau concept : capter les contributions obligatoires versées par les fournisseurs d’énergies pour ensuite effectuer des diagnostics et des travaux d’isolation, de chauffage et d’éclairage. L’idée est de réduire la consommation d’énergie de bâtiments industriels et tertiaires gratuitement, selon le principe du « pollueur-payeur ».

Trois pistes pour développer son entreprise sans dépérir

Pour cette deuxième aventure, pas question de se tromper, surtout quand tous les voyants sont au vert ! La jeune pousse a travaillé avec près d’un millier d’établissements de santé partout en France et près de 200 hôtels du groupe Accor­Hotels. Et pour faire face à tant de succès, « nous sommes passés à 30 personnes en un mois et demi, se félicite le dirigeant.

Pas toujours évident de grandir vite. « Il va devoir apprendre à gérer l’humain, qui constitue une grosse partie du travail de l’entrepreneur », assure Bernard Bourigeaud. « Car plus la société accélère, plus elle est fragile, souligne Dominique Restino. Pour suivre la cadence, il faut être bien encadré, sinon ça peut vite dégringoler. »

Pour Edouard Barthès, le plus difficile reste l’incertitude : avancer sans avoir une vision claire du futur. « Je me demande souvent où je vais et si j’ai pris la bonne décision », confie-t-il. Il faut apprendre à apprivoiser ses craintes. Et si le mentor n’emploie aucune solution miracle, les échanges créent une zone de confort pour lever les freins. « La peur induit souvent en erreur », assure Dominique Restino. Tout au long des rencontres, « le binôme travaille sur le savoir-être de l’entrepreneur, poursuit-il. C’est un peu comme les parents qui accompagnent leurs enfants, sauf que cette fois la relation est neutre. » Les échanges poussent l’entrepreneur dans ses retranchements, pour l’amener à élargir le champ des possibles. Mais « toutes les décisions émaneront toujours de lui », prévient le fondateur d’Atos. Et ce, même si même si le mentor et son poulain ne tombent pas d’accord.

Au mentor, l’entrepreneur confie ce que qu’il ne dit ni à ses parents, ni au comptable, ni à sa moitié. Il peut lui parler de choses confidentielles, sans aucun tabou. « Voilà pourquoi, il doit y avoir un vrai “match” entre eux », souligne le fondateur du Moovjee. Le mentor peut aussi le conseiller sur sa vie sentimentale… parce qu’on ne finit pas d’être chef d’entreprise le soir à 18 heures. (Les Echos)

LES AUTRES LAURÉATS 2017

  • Prix Rétis – Ex aequo

Arnaud Lenglet, Co-fondateur de Panda Guide

26 ans, diplômé en information et communication à SUPINFO

Panda Guide est un compagnon virtuel dédié à l’autonomie des personnes déficientes visuelles (DV). Cette innovation se présente sous la forme d’une application iPhone, couplée à un casque audio-vidéo intelligent.

Créée le 27 février 2017, basée à Cergy (95)

http://pandaguidesme.com

  • Prix Rétis – Ex aequo

Paola Ceccato, Co-fondatrice de Oïkos Sphère

26 ans, diplômée de l’Institut Polytechnique de Grenoble

Oïkos Sphère s’adresse à tous ceux qui souhaitent revitaliser les sols et protéger les cultures, à travers un réseau de coopératives dynamiques et locales qui conçoivent, produisent et distribuent une solution concentrée en micro-organismes, naturellement adaptée aux besoins de la région.

Création envisagée en mars 2017, basée à Lyon (69)

http://oikos-sphere.my.slocus.org

  • Mention Community Entrepreneur

Raphaël Maisonnier, Co-fondateur de OuiSpoon

24 ans, diplômé en entrepreneuriat à l’ESCP Europe

OuiSpoon est la première plateforme collaborative d’activités entre collègues. Dans une entreprise dotée de OuiSpoon, chaque employé peut créer une activité ou rejoindre une activité créée par ses collègues tels que des repas, des afterworks, des séances de sport, des ateliers etc.

Créée le 3 juillet 2016, basée à Paris (75)

Aucun chiffre d’affaires en 2016

https://www.ouispoon.fr/fr

  • Mention Etudiant Entrepreneur

Lucie Jamen, Co-fondatrice de Kissala

26 ans, étudiante en sciences de l’Ecole Centrale de Lille et étudiante-entrepreneur au PEPITE BEELYS

Création d’une gamme de mélanges d’épices et d’herbes aromatiques spécifiquement élaborés pour créer un effet (boost, antioxydant et digestion) en fonction de la richesse nutritionnelle des ingrédients.

Création envisagée en mars 2017, basée à Lyon (69)

https://www.facebook.com/kissalaspices

  • Mention Engagement Citoyen

Julien Le, Co-fondateur de Liberty Rider

22 ans, diplômé d’une licence en développement d’activité et en gestion de centre de profit à l’IFAG de Toulouse.

Cette application mobile détecte les chutes à moto grâce à un algorithme. En cas de chute, si elle reste sans réponse du motard, elle alerte automatiquement les secours. Chaque utilisateur peut également choisir de partager son trajet avec ses proches pour en assurer un suivi en temps réel.

Jeunes, créez votre entreprise !

Un ouvrage paru en 2016, toujours d’actualité bien sûr!

jeunes créez votre entrepriseDominique Restino, Bénédicte Sanson et Vincent Redrado ont écrit ce guide pour « bien démarrer et pour durer ». Entreprendre est une très belle aventure professionnelle. Mais ce n’est pas facile non plus ! Vous en avez envie ? Préparez-vous :

  • C’est quoi être un entrepreneur ?
  • Comment vous tester avec de vous lancer ?
  • Comment trouver la bonne idée et la bonne équipe ?
  • Qui peut vous soutenir dans l’aventure ?
  • Qu’est-ce qui vous attend, un fois lancé ?

Autant de questions et de réponses que vous trouverez dans ce guide !

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Arnaque au crédit impôt recherche : une liste pour guider les patrons

Publié le Mis à jour le

logo-mediateur-entreprisesLors de notre rendez-vous hebdomadaire avec le Médiateur des Entreprises, Pierre Pelouzet, nous abordons régulièrement la problématique du Crédit Impôt Recherche (CIR), dispositif auquel les entreprises ont parfois des difficultés à accéder. Le Parisien revient sur le sujet, voici un extrait de l’article.

⇒ Retrouvez ici les podcasts du Rendez-vous du Médiateur au Business Club de France

« Pour éviter les abus de certains cabinets de conseil indélicats, le médiateur des entreprises a labellisé une trentaine d’organismes auxquels les PME peuvent s’adresser.

Il espérait bien arrondir les fins de mois, faciliter un peu ses investissements, booster sa compétitivité. Voilà pourquoi, il y a deux ans, Jean* a fait appel à un cabinet de conseil pour l’aider à obtenir le sésame de toutes les entreprises qui misent aujourd’hui en France sur la recherche : le crédit impôt recherche (CIR). Il faut dire que cette manne, financée par l’Etat à hauteur de près de 6 Mds€ par an et calculée sur les dépenses de recherche au sein d’une entreprise, est du pain bénit.

⇒ La liste des acteurs de conseil en CIR et CII référencés est ici 

Sauf que le dossier et les nombreuses fiches techniques à renseigner pour le décrocher sont extrêmement fastidieux pour un petit patron. Alors, comme la grande majorité des TPE-PME candidates au CIR, le patron de cette entreprise de biotechnologie, installée à Lille (Nord), a confié cette mission à un cabinet spécialisé, qui facture son expertise à 10 % du CIR perçu. Bingo ! Plus de 150 000 € décrochés pour la PME. Environ 15 000 € pour le cabinet. Mais un an plus tard, le fisc a mis son nez dans le dossier. Le cabinet de conseil avait tout simplement plagié des documents scientifiques qui n’avaient rien à voir avec le travail de Jean pour enrichir le dossier. Evidemment, l’administration fiscale s’en est aperçue. Et le patron a dû rembourser son CIR, pas forcément au meilleur moment. (…)

Lire ici l’article intégral 

L’ubérisation: amie ou ennemie? C’était au Business Club (podcast)

Publié le Mis à jour le

uberisationLogo-BFMBusiness-sans-contourAu Business Club de France
Uniquement sur BFM Radio! 

→ Diffusion : samedi 21/1/2017 à 7h | dimanche 22/1/2017 à 16h

ÉMISSION SPÉCIALE
ASSISES DE L’UBÉRISATION

Ecouter, réécouter et télécharger cette émission:

⇒ Pour des raisons de sécurité, Les Assises de l’Ubérisation, qui devaient avoir lieu le mercredi 25 janvier, ont été reportées à une date ultérieure, que nous vous communiquerons rapidement. 
Inscriptions ici 

♦ Téléchargez le livre-bleu-de-l-uberisation, recueil des grandes mesures préconisées par les experts de l’Observatoire en faveur de « nouveaux équilibres »

NOS INVITÉS:

  • Denis Jacquet, chef d’entreprise, Président de l’observatoire de l’ubérisation, Président et membre fondateur de Parrainer la croissance
  • Sergine Dupuy, Directrice Générale de BeeBoss
  • Benjamin Chemla, cofondateur de Stuart
  • Pierre Pelouzet, Médiateur des entreprises

Au programme des Assises :

  • Comment s’adapter ?
  • Doit-on lutter contre l’ubérisation ?
  • Peut-on accompagner le mouvement ?
  • Doit-on craindre d’être ubérisé ?
  • Les ubérisés doivent-ils racheter les disrupteurs ?
  • Quelles nouvelles formes de travail doit-on faciliter ?
  • Quel financement pour permettre l’essor de nouveaux modèles économiques ?
  • Quel droit du travail pour demain ?
  • Quelle protection sociale pour les indépendants ?
  • Quelle fiscalité de l’économie collaborative ?
  • Quelle gouvernance des données ?
  • Comment former des talents dont l’économie de demain a besoin ?
⇒ Denis Jacquet et Grégoire Leclercq ont publié en décembre dernier « L’ubérisation:  un ennemi qui vous veut du bien? » chez Dunod

uberisation.jpgUN EXTRAIT: « La promotion de l’amélioration de la condition humaine à travers des techniques d’amélioration de la vie, comme l’élimination du vieillissement et l’augmentation des capacités intellectuelles, physiques ou psychologiques, fait partie des sujets à la fois les plus commentés mais aussi les plus spectaculaires.

L’idée, sous-jacente, c’est que tout objet, mais surtout tout être humain soit une succession de lignes de code. Une immatérialité. Ainsi vu par les génies de la « Singularity », l’homme perd chair et âme, pour être une ligne programmable, déprogrammable, reprogrammable. Peu de poésie, de lumières, de spiritualité dans tout cela. Nous sommes composés de données, alignons-les et voyons quoi en faire. L’enveloppe physique n’est qu’un mauvais handicap, un vêtement utile à lui donner une apparence sympathique, et nous pouvons dès lors nous en passer facilement, puisque l’intelligence collective alimentée par la donnée de toutes nos intelligences cumulées, et augmentée par des super-serveurs, pourrait très bien se passer de l’homme qui la portait à l’origine.

De la même façon que les radiateurs peuvent du jour au lendemain fournir l’énergie dont ont besoin les serveurs. Les philosophes, anthropologues, sages et intellectuels de l’histoire, mais nous aussi, simples citoyens, devrions être a minima « interpellés » par cette perspective. C’est une forme de négation de l’esprit de ce qui nous a créés. De l’intérêt même d’avoir des humains sur Terre.

(…) Il faut faire une nette différence entre les tenants du transhumanisme et ceux du post-humanisme. Les premiers peuvent simplement avoir envie d’améliorer la vie de l’homme, d’en sublimer les capacités naturelles en les augmentant. Certains tirent leur réflexion de divers mouvements qui ont animé notre planète, et la France en particulier. Se délivrer d’un carcan, d’une limitation, que la religion, puis les convenances et la « bien-pensance » nous ont empêché de dépasser. Une forme d’anarchsime face à la tyrannie d’un système qui nous contrôlerait mieux si nous restions à sa portée. Dépasser cette dictature, se libérer de ces chaînes pour être en situation de plus grande liberté, serait ce qui constituerait le fond de la pensée de certains transhumanistes. On peut également faire une nette différence entre l’augmentation réelle des capacités, et l’augmentation qui conserve une nature thérapeutique, qui soigne, répare l’existant sans toucher à sa nature même. Il y aurait alors la bonne technologie, celle qui répare, sans changer le moteur et la carrosserie ».

INTERVIEW DE DENIS JACQUET DANS CONSOCOLLABORATIVE.COM – 21/12/2016

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Denis Jacquet, président de l’Observatoire de l’ubérisation

Pouvez-vous apporter plus de précisions sur le terme d’ubérisation ?

L’expression a été utilisée pour la première fois par Maurice Lévy, le PDG de Publicis. Pour moi, elle exprime le bouleversement que la vulgarisation des technologies et l’accélération de leur utilisation créent dans notre société. Elles touchent potentiellement l’homme, avec le post-humanisme ; le travail, avec la robotisation de notre autonomie et l’autodétermination, avec l’intelligence artificielle ; ou encore le modèle capitaliste, basé sur un équilibre toujours renégocié entre capital et travail, qui saute avec l’arrivée des indépendants, ceux-là même qui forment la base du modèle de l’ubérisation. Le tout est financé par des fonds qui cherchent à monter des monopoles, qui échappent à toute concurrence en contournant les modèles existants.

Pourquoi le modèle de l’économie collaborative est-il remis en cause aujourd’hui ?

uberisation-300x203D’après moi, c’est d’abord la faute des politiques. Ils sont aveuglés par la toute-puissance américaine et veulent ‘se payer les Ricains’. Or, ils ne réalisent pas qu’en égratignant des géants qui se remettront facilement des lourdes pénalités, ils vont tuer nos petits acteurs français, qui n’ont pas les reins assez solides pour y survivre. Alors, en France, on interdit –UberPop, Heetch–, on taxe –YouTube, Airbnb– et on soumet au RSI –la location de voiture entre particuliers, par exemple. Au lieu d’observer, réguler et adapter, on tue, sans réfléchir, une économie qui mérite de se développer car elle crée de la valeur et des emplois pour les basses qualifications et progressivement pour les moyennes qualifications. C’est donc politique et dogmatique. Et aucun candidat à la présidentielle n’en parle, c’est dommage.

Le collaboratif n’est-il pas une nouvelle mode vendue par le capitalisme ?

Il n’y a pas ou peu d’économie vraiment collaborative au sens pur du terme, entre particuliers, en circuit court, non capitalisée. Cela ne représente rien en poids économique. Il n’y a pas de mal à ce que le collaboratif soit assis sur un modèle libéral. En revanche, c’est problématique qu’il soit forgé sur un modèle encore plus capitaliste que l’ancien, qui ne fonctionne déjà plus. Le capitalisme permet la pérennité, il ne faut pas en avoir peur. Il faut plutôt redouter que le petit nombre d’investisseurs mondiaux qui possède ces plateformes s’enrichissent encore sans partager la valeur avec ceux qui la font et accroissent toujours les inégalités. Ce n’est pas la machine le problème, mais ceux qui s’en servent. Il faut donc chercher comment, par quel mécanisme, nous pourrions assurer le partage de la valeur créée.

Comment cadrer le développement du modèle économique collaboratif ? Quels moyens mettre en place ?

Je pense qu’il ne faut pas légiférer mais réguler et adapter en permanence. On ne peut pas graver dans le marbre une économie virtuelle qui échappe au physique. Exemple : rendre les livreurs ou chauffeurs VTC actionnaires des plateformes implique de faire comprendre le double intérêt de cette initiative. Si la boîte a du succès, les indépendants toucheront, grâce à leur travail, l’équivalent de plusieurs années de revenus. Donc tout le monde est content et l’ascenseur social, pour les plus faibles, se remet en route. Et cela, grâce à un capitalisme populaire, qui achète du capital par son travail. Autre exemple : la question des protections de santé, de retraite, d’une assurance chômage. Ceux qui les mettront en place rafleront la mise. Comment ? En attirant les indépendants avec de meilleures conditions sociales.

Le numérique est-il un outil d’ouverture ou d’individualisme?

Difficile à dire. Le numérique donne un support à des révolutions, un rempart à des injustices, la capacité de se mobiliser pour les autres de façon plus large et surtout plus transparente. Mais en même temps, on est sans cesse tenté de sacrifier cela à l’égoïsme et l’immédiateté. L’ubérisation peut devenir notre plus beau rêve ou notre pire cauchemar.

DANS LA DÉPÊCHE – décembre 2016

visu_1444214100Denis Jacquet : «Il faut un statut des indépendants»

L’ubérisation : ami ou ennemi ? C’est à nous d’en décider. C’est porteur de plein de choses très positives, et tout son contraire. Si on prend l’exemple d’actualité, le conflit VTC contre Uber, on a d’un côté des gens qui à 67 % étaient auparavant au chômage de longue durée et ont pu s’insérer dans la vie active grâce à ces plateformes, même si les conditions sont difficiles. Mais mieux vaut être esclave du travail que du chômage. Vu de ce côté, c’est donc positif. Après, ils sont en train de connaître ce que les salariés en un siècle ont connu des soubresauts, des ajustements, dans une économie déséquilibrée par l’arrivée du numérique. Uber est en train d’apprendre que même dans un petit pays comme la France, avec quelques dizaines de milliers de chauffeurs, il faut composer et négocier avec eux. Le problème avec ce conflit, c’est qu’on a l’impression que l’ubérisation ne concerne que le transport. Alors qu’en fait tous les secteurs sont concernés.

L’ubérisation qu’on présente comme un progrès n’est-elle pas en fait synonyme de paupérisation pour les travailleurs ? Il ne faut pas laisser prospérer les mauvaises dérives, arriver à une précarisation, pour que ce statut d’indépendant soit plutôt dynamique et protégé. Il faut faire un statut des indépendants pour tous les secteurs, pas que pour les chauffeurs, en disant à quel chômage ils ont droit, système assurantiel ou de répartition ; ont-ils accès à une mutuelle ou pas, formation ou pas… À 25 ans vous faites du vélo tous les jours pour livrer, tout va bien, mais à 65 ans vous ne pédalerez pas tous les jours. Il faut leur donner la possibilité de se dire que ce job n’est que temporaire, pour permettre une élévation sociale. Si on le réfléchit en ces termes-là, l’ubérisation peut devenir extrêmement intéressante.

Les pouvoirs publics essaient d’imposer des cadres réglementaires à ces start-up. Qui va gagner le bras de fer ? Ce que j’aimerais c’est que les politiques essaient de comprendre cette économie avant de la réguler. Tout le monde est très dogmatisé. On ne demande pas à nos élus de faire le café du commerce, mais d’être éclairé. Pour le moment, il y a peu de lumière chez eux. Ensuite, je pense qu’il y a moyen de mettre en place un statut des indépendants, qui se ferait entre les plus grandes plateformes françaises et les indépendants eux-mêmes. On n’a pas forcément besoin du législateur, juste d’un outil de contrôle, voire de sanction – ça s’appelle la justice – pour corriger les dérives. Le marché est en tension, en manque de main-d’œuvre, il n’y a pas assez de codeurs, de livreurs, de chauffeurs, donc les candidats iront dans les plateformes qui proposeront le modèle social qui les protégera le plus.

L’UBERISATION ET LA MÉDIATION DES ENTREPRISES – avec PIERRE PELOUZET

LOGO MDE.jpgLa médiation et l’observatoire de l’ubérisation travaillent main dans la main pour accompagner ces nouveaux acteurs : par la médiation préventive.

  • Renouer le dialogue avec les entreprises « classiques » qui avaient le monopole jusque-là et ces nouveaux acteurs tout en considérant tous les enjeux sociaux, juridiques, économiques.
  • Proposer un terrain « neutre » de dialogue pour que chacun comprenne les problématiques des autres
  • Accompagner cette transition numérique
BEEBOSS, avec SERGINE DUPUY

beeboss.jpgBeeBoss est une plateforme de services à la demande qui s’adresse :

  • aux talents qui souhaitent gagner simplement un revenu de complément. L’ambition est d’offrir à chaque personne une flexibilité en termes de revenu avec la possibilité de travailler librement, tout en bénéficiant d’une vraie protection sociale.
  • mais aussi aux entreprises (marques et distributeurs) de concevoir, vendre et fournir des services à la demande à leurs clients en faisant appel à des centaines de milliers de talents sans les contraintes administratives habituelles de l’emploi salarié.

Ce que propose BeeBoss :

  • Une communauté massive d’auto-entrepreneurs volontaires pour effectuer plus de 25 types de missions (livraison, jardinage, bricolage, coiffure, garde d’enfant, coaching sportif..)
  • Une conformité légale et sociale totale dans la gestion des talents et de la facturation
  • Un système de contrôle initial et continu de l’identité, la fiabilité, la qualité et le savoir faire des talents
  • Des outils mobiles et web organisant et facilitant la gestion de missions pour les auto-entrepreneurs- Une gestion solidaire des auto-entrepreneurs (Assurance, accès au logement facilité, centrale d’achat…)
  • Une intégration simple dans les sites marchands pour construire et proposer des missions

Dernières actualités:

  • le cap des 10 000 talents en base qui représentent ainsi des dizaines de milliers d’heures de travail disponibles sur plus de 20 savoir faire (montage de meuble, assistance informatique, bricolage, jardinage, dog sitting etc..)
  • les premiers partenariats entreprises (car BeeBoss est dédiée aux entreprises) ont été lancées et démarrent bien. Ils occupent déjà nos talents sur l’assistance informatique, le montage de meubles et le bricolage, la coiffure et la manucure auprès des clients de ces entreprises.
  • le grand partenaire de ce démarrage d’année est Price Minister, première plateforme e-commerce française à combiner ses offres de produits à du service, opéré par BeeBoss.

BEEBOSS en CHIFFRES

  • Activité: plateforme de services à la demande (plus de 20 métiers au catalogue)
  • Date de création: mi-2016
  • Siège social: Paris
  • CA: année fiscale non terminée – CA 2017 prévisionnel: 5 millions
  • Effectif:18

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DANS LES ÉCHOS – septembre 2016

BeeBoss prend en main les petits boulots des entreprises

La start-up parisienne, hébergée par l’atelier Redpill, propose aux géants de la distribution les services d’autoentrepreneurs qui leur permettent de compléter leurs offres.

Un petit job mais pas n’importe quoi. C’est l’idée de BeeBoss. Cette start-up parisienne lance une plate-forme de services destinée aux entreprises qui souhaitent en faire plus pour leurs clients. « D’un côté, il y a des firmes qui pourraient vendre davantage si elles pouvaient associer un service à leurs prestations et, de l’autre, il y a des talents, retraités, chômeurs, étudiants ou salariés qui cherchent un complément de ressources », explique la fondatrice de BeeBoss, Sergine Dupuy. Ce peut être un magasin de meubles qui propose quelqu’un pour monter une étagère, un opérateur télécoms ou un distributeur de produits high-tech qui fournit une aide à domicile pour mettre en service une box ou un ordinateur. D’autres peuvent avoir besoin d’un jardinier ou d’un coiffeur… 20 métiers sont prévus au catalogue. Un type de services que les entreprises ne peuvent pas assurer par leurs propres moyens. « Elles ne peuvent pas embaucher les 10.000 personnes nécessaires pour couvrir l’ensemble du territoire et ces prestations ponctuelles n’occuperaient pas suffisamment un salarié », poursuit Sergine Dupuy.

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Sergine Dupuy, Directrice Générale de BeeBoss

« Cela n’aurait pas pu se faire à une autre époque, à un autre moment, dans une autre société, plaide Sergine Dupuy. Il y a actuellement un contexte économique dans lequel des gens cherchent à avoir un autre revenu, à travailler. S’y ajoute une poussée sociale, une évolution comportementale de salariés qui ont un vrai savoir-faire, qui sont lassés du lien de subordination avec un employeur et veulent leur indépendance. » Et surtout, les moyens techniques sont maintenant suffisamment fiables pour le faire.

Système d’évaluation

Du Palm aux débuts de l’ADSL en passant par le marketing digital, Sergine Dupuy n’est pas une nouvelle venue dans le domaine. Elle cumule une expérience des gros projets, « plutôt genre connectés », s’amuse-t-elle. Pas question pour elle d’être l’apôtre de services déstructurant pour la société. « Je veux faire quelque chose de massif, sociétal et juste », affirme-t-elle. BeeBoss ne travaille qu’avec des autoentrepreneurs qui disposent des diplômes nécessaires s’ils exercent une profession réglementée. Elle s’engage sur la qualité du travail fourni (il y a un système d’évaluation et de contrôle) et est rémunérée directement par le magasin ou l’entreprise qui fait appel à ses services. La start-up rémunère alors l’autoentrepreneur (tous les 15 jours). Elle prélève 15 % sur le montant de la prestation, essentiellement pour financer les assurances et les avantages dont bénéficient les autoentrepreneurs comme la caution bancaire qui peut leur être accordée pour signer un bail ou une mutuelle. (…)

STUART, avec BENJAMIN CHEMLA

stuart.png[Stuart] est la spin-off d’une pépite française du food-delivery, Resto-In, rachetée par La Poste. Ses fondateurs, Benjamin Chemla et Clément Benoit, ont imaginé une plate-forme de mise en relation à la demande avec une flotte de livreurs indépendants.

« C’est le partenaire technologique que l’on aurait rêvé avoir quand on a lancé Resto-In, s’enthousiasme Benjamin Chemla. D’ailleurs, le duo s’est vite rendu compte qu’un tel intermédiaire était attendu par de nombreux commerçants classiques et en ligne. On a été rejoints dès le départ par des patrons du e-commerce et investisseurs comme Jacques Antoine Granjon (Vente privée), Olivier Mathiot (Priceminister – Rakuten), Jean-David Blanc (Allociné), Hervé Louis (Sushi Shop)« , se félicite l’entrepreneur. (ndlr: 22 millions € levés en novembre 2015)

Le groupe La Poste a aussi investi 20 millions d’euros dans la toute jeune start-up pour acquérir 20% de son capital et accélérer son développement, notamment à l’international.

UNE PLATE-FORME TECHONOLGIQUE

« La force de Stuart c’est sa technologie, qui organise la rencontre de l’offre et de la demande », insiste son fondateur. La plate-forme attribue de manière automatique, en temps réel, des courses sollicitées par des utilisateurs – des entreprises comme Franprix ou Pizza Hut, par exemple – à des livreurs qui se trouvent, à l’instant T, près du point de retrait. Tous se fait en temps réel et en quelques minutes.

Les algorithmes sont constamment affinés pour optimiser l’affectation des courses en fonction d’un certain nombre de critères : poids, taille des colis, distance à parcourir, mode de déplacement du livreur. « On travaille même à mettre en place une faculté de prévision de la demande, pour anticiper les pics d’activité dans des zones et des créneaux horaires précis« , ajoute Benjamin Chemla. La jeune pousse dit s’être concentrée sur la robustesse de sa plate-forme pour supporter de forts volumes de demandes.

UN ÉCOSYSTÈME NOUVEAU

Plusieurs milliers de livreurs indépendants parisiens se sont inscrits sur la plate-forme pour le lancement. Même succès à Londres et Barcelone, les deux autres villes où Stuart se lance simultanément.

En France, deux types de partenaires livreurs s’inscrivent. Des sociétés de transport qui peuvent diversifier leurs activités et optimiser leurs déplacements, et des livreurs indépendants, sous le statut d’auto-entrepreneurs. Cette dernière catégorie représente environ un tiers des inscrits. Parmi eux, des étudiants qui veulent travailler quelques heures pour financer les études, des salariés à la recherche d’un complément de revenus, des intérimaires et demandeurs d’emplois. « Mais tous nos livreurs motorisés font partie de sociétés de transport« , précise le patron de Stuart. Ils ont la capacité de s’activer ou de se désactiver sur l’application quand ils le souhaitent.

Côté professionnels, Stuart a convaincu des grosses sociétés comme CDiscount, qui s’appuie sur l’outil pour son offre de livraison alimentaire express (ce qui lui permet de devancer Amazon !), et des petits commerces de quartier. « Notre solution va donner la faculté à des commerces qui ne s’étaient pas digitalisés de créer facilement un service de distribution rapide ». Les utilisateurs peuvent soit utiliser manuellement l’application, soit intégrer Stuart à leur site web ou leur logiciel de caisse via une API. (source: L’Usine Digitale)

STUART EN CHIFFRES

  • Activité: plate-forme de mise en relation à la demande avec une flotte de livreurs indépendants
  • Date de création: 2014
  • Siège social: Paris
  • CA: « Nous ne communiquons pas encore notre CA, mais vous pouvez mentionner une levée de fonds record de 22 millions d’euros, un soutien de business angels de renom – O. Mathiot, J-A Granjon, J-D Blanc, et du groupe La Poste »
  • Effectif: 90 salariés implantés dans 5 villes : Paris, Londres, Barcelone, Lyon, Madrid

TRIBUNE DE BENJAMIN CHEMLA DANS LES ECHOS – Septembre 2016

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Benjamin Chemla, cofondateur de Stuart

Et si l’uberisation n’avait pas attendu l’émergence des plateformes digitales ?

La croissance des plateformes digitales, célébrée par les consommateurs, décriée par certains acteurs traditionnels, inquiète tous ceux qui leur reprochent de détruire des emplois et de les remplacer par des formes d’activités « précaires ». Ces détracteurs de la nouvelle économie oublient pourtant deux réalités.

La première est le potentiel de création d’emplois (directs et induits) et de richesse associé à ces plateformes. La seconde renvoie aux secteurs économiques dans lesquels se développent ces plateformes : transport de personnes, services de livraison, hébergement et restauration… Voici quelques exemples d’activités que touche le phénomène d’ »uberisation ».

Dans ces secteurs, le travail atypique est d’usage depuis longtemps et parfois même la norme. Les plateformes n’ont donc pas inventé, loin s’en faut, le modèle dérogatoire au CDI à temps plein. Mieux, elles pourraient au contraire jouer un rôle décisif dans l’invention du modèle social de demain, favorable à l’emploi et respectueux des personnes.

Un levier pour l’emploi

L' »uberisation » définit les situations où les intermédiaires historiques se voient concurrencer par des plateformes numériques qui mettent en relation directe « le consommateur » avec « le producteur ». L’intermédiation ne disparaît pas, mais change de nature : une infrastructure coûteuse et relativement intensive en main-d’oeuvre est remplacée par un service semi-automatisé, qui tire parti des innovations technologiques des dernières années.

Certes, cette dynamique pose un défi de transformation considérable pour les intermédiaires traditionnels et une partie de leurs métiers. Toutefois, contrairement à certaines prédictions alarmistes, les créations d’emplois ou d’activités font bien plus que compenser les pertes d’emplois potentielles.

L’appel d’air créé par l’émergence des plateformes est manifeste dans les services de transport aux particuliers : la montée en puissance des services de véhicules de tourisme avec chauffeur a permis la création de dix mille emplois ces trois dernières années.

De même, les services de livraison rapide, souvent assurés par des coursiers à vélo, se développent de façon exponentielle dans les grandes villes. Néanmoins, ils ne se substituent à aucun emploi existant et offrent des sources de revenus immédiats et nouveaux à des populations qui ne veulent ou ne peuvent pas travailler à temps plein. Aux États-Unis, les étudiants comptent ainsi pour 25 % des collaborateurs de ces plateformes.

De manière générale, près de 200 000 auto-entrepreneurs français recourent déjà aux services des plateformes pour trouver des missions. Face à un chômage endémique et à la crise du modèle salarial classique, le développement du travail indépendant et les missions offertes par les plateformes sont une solution avant d’être un problème. 90 % des emplois créés au Royaume-Uni en 2013, en sortie de crise, n’ont-ils pas bénéficié à des indépendants ?

L’uberisation des emplois avant Uber

Les détracteurs de la nouvelle économie reprochent également aux plateformes de substituer des emplois précaires à des emplois stables. Cette deuxième idée reçue, plus répandue, invite au rappel de quelques fondamentaux.

Penchons-nous sur les secteurs « uberisés » ou susceptibles de l’être. Malgré leur diversité apparente, ces activités de services ont un point commun : le caractère fluctuant, imprévisible ou cyclique de la demande des clients y impose depuis toujours des formes d’organisation du travail très éloignées du CDI à temps plein classique. Deux exemples :

Dans l’industrie des taxis, quatre statuts différents sont accessibles aux chauffeurs, mais 80 % optent pour le statut d’indépendant, 3 % seulement sont salariés. Dans la coiffure également, la disparition de 10 000 salariés depuis 2002 a presque été entièrement compensée par le développement du travail indépendant. Et si lui aussi se voyait touché demain par l’uberisation ?

Les plateformes, terreau d’innovations sociales

Dans cette histoire, les plateformes marquent donc moins une rupture qu’un changement d’échelle. Cette situation est selon nous une chance à saisir. Les métiers uberisés pouvaient vivre autrefois dans une zone juridique grise, à l’abri des innovations sociales et économiques majeures. Il s’agissait en outre souvent de secteurs dans lesquels prospéraient des pratiques à la limite du droit.

Ce n’est plus possible aujourd’hui. Les plateformes, par leur taille croissante, l’uniformisation des pratiques qu’elles autorisent, peuvent servir de tremplin à la mise en place de protections et d’un accompagnement sur mesure pour les travailleurs indépendants.

Notre conviction est que cette responsabilité sociale des plateformes sera la clef de leur développement et de leur pérennité future. L’enjeu majeur est donc de trouver un juste équilibre entre liberté d’entreprendre, développement de l’emploi, protection des personnes et respect des comptes sociaux. Voici quelques règles qui nous semblent concourir à cet objectif :

  • Éviter de vouloir faire rentrer à tout prix la diversité des nouvelles formes d’activités dans les habits étroits du salariat ; introduire, sous des conditions à définir, une présomption de non-salariat pour les collaborateurs des plateformes.
  • Définir des principes de protection (politique de formation, assurances…) plutôt que des règles uniformes.
  • Établir un système simple de collecte des cotisations sociales, qui pourrait par exemple être géré par les plateformes elles-mêmes, devenant ainsi des tiers de confiance.

Notre écosystème de start-ups est un des plus dynamiques au monde : donnons-nous clairement les moyens d’exploiter les potentialités inédites de la nouvelle économie, en termes d’innovation et de croissance !

La 400ème du Business Club de France (2ème partie) – rediffusion ce week-end!

Publié le Mis à jour le

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On a fêté fin octobre la 400ème émission du Business Club de France! 

Voici le programme de la 2ème partie. Pour le programme de la 1ère partie, c’est ici.

2ème PARTIE – NOS INVITÉS:

  • Farid Lahlou, cofondateur de Des Bras de Plus
  • Gianbeppi Fortis, PDG de Solutions 30
  • Franck Levy, président de Woollip
  • Paul Morlet, président fondateur de Lunettes pour tous
  • Pierre Pelouzet, Médiateur des entreprises

Pour écouter ou réécouter cette émission: 

 

des-bras-en-plusDES BRAS EN PLUS – avec Farid Lahlou
  • Des Bras En Plus est la première offre de déménagement low cost en France.
  • Créée en 2012 par 3 associés : Massoud Ayati, Zafar Baryali et Farid Lahlou
  • 40 collaborateurs
  • 70 sociétés partenaires partout en France
  • 4 agences physiques à Paris et région parisienne
  • 10 000 déménagements réalisés (à fin 2015)
  • 98%  de satisfaction client
  • Un chiffre d’affaires espéré de  4 millions d’euros en 2016
  • Grand Prix du Moovjee, réseau de jeunes entrepreneurs, en 2012

Farid, comment est née l’aventure « Des Bras En Plus » ? DANS PARLONS PME

Des bras en plusAvec Massoud Ayati et Zafar Baryali, mes deux copains de promo de l’EDC Paris Business School, nous avons fait toutes sortes de petits boulots dans le déménagement pour payer nos études. En découvrant tout le processus de A à Z, nous avons constaté que cette activité était très ancrée dans la tradition, que le secteur était très concurrentiel mais qu’il y avait sans doute moyen d’innover. D’où l’idée de fonder en 2010 la société Des Bras En Plus. »

Justement, en quoi innovez-vous ?

Nous sommes partis d’un chiffre frappant : 80 % des gens déménagent par leurs propres moyens, sans se faire aider alors que le déménagement, on le sait, est placé en 3ème position dans les sources majeures de stress ! Il y avait aussi tout un effort à faire pour lever un certain nombre de barrières : le prix (en moyenne 1500 euros chez un déménageur classique), les contraintes (il faut faire venir quelqu’un, attendre un devis, c’est très vite compliqué pour les actifs) et la transparence (les devis sont compliqués, peuvent varier du simple au triple sans qu’on sache pourquoi, la facturation semble parfois à la « tête du client »)… D’où notre offre de déménagement « low cost », à la carte, mais avec, et c’est primordial, des prestations de qualité !

Quels sont les points sur lesquels vous avez mis l’accent ?

En premier lieu, la configuration du déménagement : le client choisit la taille du véhicule, le nombre de déménageurs et la durée de la prestation. Ensuite, une offre élargie par rapport aux déménageurs traditionnels, ce qui abaisse le panier moyen autour de 500 euros. Puis, le recours à nos propres équipes de déménagement que nous formons de manière similaire à nos méthodes (nous avons créé la « Des Bras En Plus Family »). Enfin, pour le support logistique nous avons recruté des développeurs pour réécrire les logiciels métier en SAS. Résultat : on peut passer commande en 2 minutes et en trois clics au lieu de 30 auparavant, notamment lors des pics de réservation le matin et le soir, lorsque les déménageurs traditionnels sont fermés !

Quelle est votre clientèle ?

Des cadres surbookés, des parents d’étudiants qui s’inquiètent pour leur progéniture, mais aussi des personnes âgées… Nous avons commencé sur le marché des particuliers, mais aujourd’hui 30% de nos commandes concernent le monde professionnel, notamment pour la manutention du quotidien (déplacement de mobilier, déménagement d’un étage à l’autre…)

Quelle stratégie avez-vous adopté ?

Notre projet, c’est clairement de démocratiser le déménagement et notre ambition, au niveau national, est de devenir le numéro 1 du secteur en 2020. Comme notre activité ne repose pas sur la récurrence (on déménage plutôt rarement), nous misons sur le bouche à oreille et la recommandation pour améliorer notre notoriété. 30% de nos commandes proviennent des recommandations de nos anciens clients. Cela réclame de viser une satisfaction optimale de nos usagers grâce à une relation client sans faille, et de toujours coller aux attentes du marché.

C’est pourquoi nous avons pour habitude de nous remettre en cause, de nous révolutionner tous les six mois. A l’image de ce qui se pratique dans le tourisme, nous avons mis en place une tarification dynamique (« yield management »), nous lançons un programme de franchise et nous avons conçu aussi une offre unique en son genre, JUM (Juste un meuble ») qui concerne, comme son nom l’indique, tous ceux qui ne doivent déplacer qu’une seule pièce de mobilier. Et si le client souhaite jeter quelques affaires, nous les récupérons gratuitement pour les remettre à Emmaüs ! 

FR-Solutions_30_blanc_print_1_SOLUTIONS 30 – Gianbeppi Fortis
  • Activité: géant européen du service et de l’assistance à domicile pour les technologies numériques
  • Date de création: 2003
  • Lieu: Paris
  • CA: 125,1 millions (+ 12,2% et 20% de croissance moyenne/ an depuis sa création)
  • Effectif: 2075 salariés + 1 millier d’indépendants
  • 10 000 rendez-vous par jour
  • Plus de 10 millions d’interventions réalisées depuis la création
  • Le groupe est né en 2003 avec le déploiement de l’ADSL pour aider les utilisateurs à installer leur matériel
  • «On installe ou on dépanne votre ordinateur chez vous ou à distance en trente minutes», tel était le slogan en 2003 de la PME qui s’appelait alors PC30.

Solutions 30 couvre actuellement la totalité du territoire en France, Italie, Espagne, Benelux et Allemagne.

D’ici 3/5 ans le Groupe prévoit de tripler de taille

Solutions 30 s’est déjà positionné sur des marchés dont les perspectives de croissance sont également très importante. C’est notamment le cas du secteur de la e-santé pour
lequel Solutions 30 a créé une nouvelle offre de service, Care 30 TM et développe déjà des partenariats de collaboration avec les acteurs clés de ce nouveau marché (fabricants, FAI, assureurs,collectivités locales…).

SOLUTIONS 30 en 2008 – année de lancement du Business Club de France

CA: 36,2 millions €

Implantation en Italie

  • DATES CLÉS
  • 2003 Création
  • 2005 entrée en bourse
  • 2008 implantation en Italie
  • 2009 implantation aux Pays-Bas, en Belgique, en Allemagne
  • 2015 Solutions 30 signe un contrat géant pour déployer les compteurs Linky
  • 2016 participation de 50% dans JFS, son homologue belge

Woollip_Position1.jpg

WOOLLIP – Franck Levy

Woollip réinvente la façon de dormir pendant les voyages. Ce coussin, inspiré des chaises de massage, supporte le buste et la tête vers l’avant et permet de se relâcher complètement en adoptant la position la mieux adaptée au repos. C’est la fin des torticolis, des maux de dos et de la guerre des accoudoirs !

Woollip a récemment démarré sa campagne de financement collaboratif sur Kickstarter afin de pouvoir être ensuite distribué dans tous les aéroports.

Ce nouveau « must have » des voyageurs est aussi léger qu’un smartphone et se glisse dans un bagage à main. Pliable et gonflable son design ergonomique breveté le rend tout simplement renversant.

C’est en 2013, au court d’un trop long vol inconfortable qu’ils ont eu ensemble l’idée de ce coussin frontal.

Il aura fallu 18 mois de recherches accompagnés de professionnels du Design, de l’Ergonomie, de la Santé et de l’Aérien pour déterminer la position idéale et créer le premier prototype.

  • Actuellement en financement sur Indiegogo (site US). 447% financés le 11 mai 2016.
  • La campagne sur Kickstarter (site français) avait récolté les 55 000 € recherchés en quelques jours seulement
  • Les Woollip sont en cours de livraison, 2000 ont déjà été livrés il y a 1 mois.
  • Prix: environ 30€
lunettes_pour_tous.jpgLUNETTES POUR TOUS – Paul Morlet

Paul Morlet a 26 ans

A l’origine: les lunettes publicitaires de Lulu Frenchie

Création en 2010 de Lulu Frenchie, spécialisé dans la fabrication de lunettes publicitaires avec messages sur les verres.

Plus de 350 points de vente en France

Partenariat avec le PSG

Vente aux particuliers sur le site – on peut designer sa propre paire

fullsizerender
Michel Picot et ses lunettes Lulu Frenchie aux couleurs de BFM Business!

Procédé unique qui ne gêne pas la vision : il s’agit d’un film spécial qu’on pose sur les verres. Il fait venir les montures de Chine et applique en France le film.

Parmi les clients les plus réputés : Snoop Dog, Lady Gaga, 50 Cent, Mélanie Laurent,  Norman (fait des vidéos), Jean Roch

L’HISTOIRE

« Collégien en ZEP, dernier de la classe, j’ai été orienté par mon prof de gym vers un BEP en électricité. Puis sans conviction non plus, j’ai passé un bac pro en alternance à la SNCF dans l’informatique« , narre ce Lyonnais, fils d’un formateur technique et d’une secrétaire. Il passe quelques mois dans un groupe de radio avant de lancer en octobre 2010 avec deux associés son projet, financé par ses 5.000 euros d’économies. « J’avais vu à la télé une soirée poker où la pub était partout sauf sur les visages des joueurs, d’où l’idée des lunettes« , explique-t-il. Les particuliers peuvent passer commande sur son site internet, à partir de 9-10 euros la paire. La livraison est garantie pour tous en 24 heures jusqu’à New York, assure Lulu Frenchie.

LUNETTES POUR TOUS – 2014

Effectif: 105
CA: 6 millions d’euros en 2016 – taux de croissance a doublé entre 2015 et 2016.

Lunettes Pour Tous, c’est le pari fou d’un jeune entrepreneur de 26 ans, Paul Morlet, qui veut démocratiser les lunettes de vue en proposant des paires à 10 euros en 10 minutes. Avec Xavier Niel à son capital, l’entreprise réussit grâce à d’énormes volumes de ventes, générant plus de 6 millions d’euros de chiffre d’affaires.

A 20 ans, le jeune entrepreneur investit toutes ses économies dans l’achat d’un stock de lunettes de soleil en Chine et crée la start-up Lulu Frenchie. Les lunettes fantaisies se vendent dans le monde entier. « Les stars comme Lady Gaga et David Guetta ont envoyé des selfies avec mes lunettes sur le nez et les médias se sont emparés du sujet, s’amuse-t-il. J’en ai vendu 4,5 millions et au bout de deux ans, je faisais 1 million d’euros de CA. Mais j’avais besoin d’un plus grand défi. » A l’occasion d’un déplacement en Chine, il prend conscience en échangeant dans l’avion avec un cadre d’Essilor du vrai prix des verres –1,5€– et de la « marge colossale que dégagent les fabricants verriers et les distributeurs ». L’opportunité est trop belle. Paul Morlet décide d’en faire son business.

En 2014, Lunettes Pour Tous démarre en attaquant avec un bon coup marketing : « Nous avons montré que les opticiens étaient des voleurs qui vendent des produits soit-disant « made in France » qui sont en fait fabriqués en Chine. Le label Origine France Garantie n’est qu’un bout de papier qui s’achète au bureau de contrôle. » Au bout du compte, il reçoit 60 menaces de mort. L’entrepreneur ne cède pas pour autant et lance coup sur coup trois boutiques à Paris, Lyon et Marseille. « On fabrique plus de 500 paires sur nos trois magasins et on en vend 250 par jour dans notre boutique parisienne, avec une marge brute à 50%, soit près de 100 fois le volume actuel d’un opticien classique », se félicite Paul Morlet.

Lunettes Pour Tous compte s’implanter sur l’ensemble de l’Hexagone d’ici 3 ans, pour atteindre 20 boutiques en 2017 et 50 d’ici 2019 avec deux ouvertures en cours à Bordeaux et à Lille. L’enseigne vise l’implantation de magasins dans les grandes capitales européennes à partir de 2017.

En savoir plus sur http://business.lesechos.fr/entrepreneurs/idees-de-business/comment-lunettes-pour-tous-revolutionne-le-secteur-de-l-optique-300969.php?shpjbASCuXGikBu4.99

LOGO MDE.jpgPIERRE PELOUZET – Médiateur des Entreprises
  • 98 % des saisines du Médiateur proviennent de TPE et PME.
  • Près de 1000 SAISINES par an

Qui saisit la Médiation?

  • TPE : 43 % des saisines
  • PME : 45 %
  • ETI : 6 %
  • Grandes entreprises: 1 %
  • Médiations collectives: 4 %
  • Secteur public et apparenté : 1 %

Secteurs d’activité

  • Commerce: 12%
  • Construction/BTP: 7%
  • Industrie: 15%
  • Services: 31%
  • Secteur public et apparenté: 35%

TAUX DE RÉUSSITE: 75%

DANS QUEL CAS ?

  • Clauses contractuelles déséquilibrées
  • Modification unilatérale ou rupture brutale de contrat
  • Non-respect d’un accord verbal
  • Conditions de paiement non respectées (retards de paiement, retenues injustifiées, pénalités abusives)
  • Services ou marchandises non conformes
  • Atteinte d’un droit de propriété intellectuelle
  • Non-versement du CIR-CII

2 TYPES DE MÉDIATIONS

  • La médiation individuelle concerne les relations entre un acteur économique et son client ou son fournisseur ;
  • La médiation collective regroupe plusieurs entreprises face à un même client ou fournisseur, ou face à un groupe de clients ou de fournisseurs.

On fête la 400ème émission du Business Club de France! 2ème partie: Des Bras en Plus, Solutions 30, Woollip, Lunettes pour tous, et le Médiateur des Entreprises. A ne manquer sous aucun prétexte! (Podcast)

Publié le Mis à jour le


400 celebration monumentLogo-BFMBusiness-sans-contourEMISSION SPÉCIALE
Uniquement sur BFM Radio!

→ Diffusion : samedi 29/10/2016 à 7h | dimanche 30/10/2016 à 16h

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2ème PARTIE – NOS INVITÉS:

  • Farid Lahlou, cofondateur de Des Bras de Plus
  • Gianbeppi Fortis, PDG de Solutions 30
  • Franck Levy, président de Woollip
  • Paul Morlet, président fondateur de Lunettes pour tous
  • Pierre Pelouzet, Médiateur des entreprises

Pour écouter ou réécouter l’émission :

⇒ Retrouvez ici le programme de la 1ère partie

des-bras-en-plusDES BRAS EN PLUS – avec Farid Lahlou
  • Des Bras En Plus est la première offre de déménagement low cost en France.
  • Créée en 2012 par 3 associés : Massoud Ayati, Zafar Baryali et Farid Lahlou
  • 40 collaborateurs
  • 70 sociétés partenaires partout en France
  • 4 agences physiques à Paris et région parisienne
  • 10 000 déménagements réalisés (à fin 2015)
  • 98%  de satisfaction client
  • Un chiffre d’affaires espéré de  4 millions d’euros en 2016
  • Grand Prix du Moovjee, réseau de jeunes entrepreneurs, en 2012

Farid, comment est née l’aventure « Des Bras En Plus » ? DANS PARLONS PME

Des bras en plusAvec Massoud Ayati et Zafar Baryali, mes deux copains de promo de l’EDC Paris Business School, nous avons fait toutes sortes de petits boulots dans le déménagement pour payer nos études. En découvrant tout le processus de A à Z, nous avons constaté que cette activité était très ancrée dans la tradition, que le secteur était très concurrentiel mais qu’il y avait sans doute moyen d’innover. D’où l’idée de fonder en 2010 la société Des Bras En Plus. »

Justement, en quoi innovez-vous ?

Nous sommes partis d’un chiffre frappant : 80 % des gens déménagent par leurs propres moyens, sans se faire aider alors que le déménagement, on le sait, est placé en 3ème position dans les sources majeures de stress ! Il y avait aussi tout un effort à faire pour lever un certain nombre de barrières : le prix (en moyenne 1500 euros chez un déménageur classique), les contraintes (il faut faire venir quelqu’un, attendre un devis, c’est très vite compliqué pour les actifs) et la transparence (les devis sont compliqués, peuvent varier du simple au triple sans qu’on sache pourquoi, la facturation semble parfois à la « tête du client »)… D’où notre offre de déménagement « low cost », à la carte, mais avec, et c’est primordial, des prestations de qualité !

Quels sont les points sur lesquels vous avez mis l’accent ?

En premier lieu, la configuration du déménagement : le client choisit la taille du véhicule, le nombre de déménageurs et la durée de la prestation. Ensuite, une offre élargie par rapport aux déménageurs traditionnels, ce qui abaisse le panier moyen autour de 500 euros. Puis, le recours à nos propres équipes de déménagement que nous formons de manière similaire à nos méthodes (nous avons créé la « Des Bras En Plus Family »). Enfin, pour le support logistique nous avons recruté des développeurs pour réécrire les logiciels métier en SAS. Résultat : on peut passer commande en 2 minutes et en trois clics au lieu de 30 auparavant, notamment lors des pics de réservation le matin et le soir, lorsque les déménageurs traditionnels sont fermés !

Quelle est votre clientèle ?

Des cadres surbookés, des parents d’étudiants qui s’inquiètent pour leur progéniture, mais aussi des personnes âgées… Nous avons commencé sur le marché des particuliers, mais aujourd’hui 30% de nos commandes concernent le monde professionnel, notamment pour la manutention du quotidien (déplacement de mobilier, déménagement d’un étage à l’autre…)

Quelle stratégie avez-vous adopté ?

Notre projet, c’est clairement de démocratiser le déménagement et notre ambition, au niveau national, est de devenir le numéro 1 du secteur en 2020. Comme notre activité ne repose pas sur la récurrence (on déménage plutôt rarement), nous misons sur le bouche à oreille et la recommandation pour améliorer notre notoriété. 30% de nos commandes proviennent des recommandations de nos anciens clients. Cela réclame de viser une satisfaction optimale de nos usagers grâce à une relation client sans faille, et de toujours coller aux attentes du marché.

C’est pourquoi nous avons pour habitude de nous remettre en cause, de nous révolutionner tous les six mois. A l’image de ce qui se pratique dans le tourisme, nous avons mis en place une tarification dynamique (« yield management »), nous lançons un programme de franchise et nous avons conçu aussi une offre unique en son genre, JUM (Juste un meuble ») qui concerne, comme son nom l’indique, tous ceux qui ne doivent déplacer qu’une seule pièce de mobilier. Et si le client souhaite jeter quelques affaires, nous les récupérons gratuitement pour les remettre à Emmaüs ! 

FR-Solutions_30_blanc_print_1_SOLUTIONS 30 – Gianbeppi Fortis
  • Activité: géant européen du service et de l’assistance à domicile pour les technologies numériques
  • Date de création: 2003
  • Lieu: Paris
  • CA: 125,1 millions (+ 12,2% et 20% de croissance moyenne/ an depuis sa création)
  • Effectif: 2075 salariés + 1 millier d’indépendants
  • 10 000 rendez-vous par jour
  • Plus de 10 millions d’interventions réalisées depuis la création
  • Le groupe est né en 2003 avec le déploiement de l’ADSL pour aider les utilisateurs à installer leur matériel
  • «On installe ou on dépanne votre ordinateur chez vous ou à distance en trente minutes», tel était le slogan en 2003 de la PME qui s’appelait alors PC30.

Solutions 30 couvre actuellement la totalité du territoire en France, Italie, Espagne, Benelux et Allemagne.

D’ici 3/5 ans le Groupe prévoit de tripler de taille

Solutions 30 s’est déjà positionné sur des marchés dont les perspectives de croissance sont également très importante. C’est notamment le cas du secteur de la e-santé pour
lequel Solutions 30 a créé une nouvelle offre de service, Care 30 TM et développe déjà des partenariats de collaboration avec les acteurs clés de ce nouveau marché (fabricants, FAI, assureurs,collectivités locales…).

SOLUTIONS 30 en 2008 – année de lancement du Business Club de France

CA: 36,2 millions €

Implantation en Italie

  • DATES CLÉS
  • 2003 Création
  • 2005 entrée en bourse
  • 2008 implantation en Italie
  • 2009 implantation aux Pays-Bas, en Belgique, en Allemagne
  • 2015 Solutions 30 signe un contrat géant pour déployer les compteurs Linky
  • 2016 participation de 50% dans JFS, son homologue belge

Woollip_Position1.jpg

WOOLLIP – Franck Levy

Woollip réinvente la façon de dormir pendant les voyages. Ce coussin, inspiré des chaises de massage, supporte le buste et la tête vers l’avant et permet de se relâcher complètement en adoptant la position la mieux adaptée au repos. C’est la fin des torticolis, des maux de dos et de la guerre des accoudoirs !

Woollip a récemment démarré sa campagne de financement collaboratif sur Kickstarter afin de pouvoir être ensuite distribué dans tous les aéroports.

Ce nouveau « must have » des voyageurs est aussi léger qu’un smartphone et se glisse dans un bagage à main. Pliable et gonflable son design ergonomique breveté le rend tout simplement renversant.

C’est en 2013, au court d’un trop long vol inconfortable qu’ils ont eu ensemble l’idée de ce coussin frontal.

Il aura fallu 18 mois de recherches accompagnés de professionnels du Design, de l’Ergonomie, de la Santé et de l’Aérien pour déterminer la position idéale et créer le premier prototype.

  • Actuellement en financement sur Indiegogo (site US). 447% financés le 11 mai 2016.
  • La campagne sur Kickstarter (site français) avait récolté les 55 000 € recherchés en quelques jours seulement
  • Les Woollip sont en cours de livraison, 2000 ont déjà été livrés il y a 1 mois.
  • Prix: environ 30€
lunettes_pour_tous.jpgLUNETTES POUR TOUS – Paul Morlet

Paul Morlet a 26 ans

A l’origine: les lunettes publicitaires de Lulu Frenchie

Création en 2010 de Lulu Frenchie, spécialisé dans la fabrication de lunettes publicitaires avec messages sur les verres.

Plus de 350 points de vente en France

Partenariat avec le PSG

Vente aux particuliers sur le site – on peut designer sa propre paire

fullsizerender
Michel Picot et ses lunettes Lulu Frenchie aux couleurs de BFM Business!

Procédé unique qui ne gêne pas la vision : il s’agit d’un film spécial qu’on pose sur les verres. Il fait venir les montures de Chine et applique en France le film.

Parmi les clients les plus réputés : Snoop Dog, Lady Gaga, 50 Cent, Mélanie Laurent,  Norman (fait des vidéos), Jean Roch

L’HISTOIRE

« Collégien en ZEP, dernier de la classe, j’ai été orienté par mon prof de gym vers un BEP en électricité. Puis sans conviction non plus, j’ai passé un bac pro en alternance à la SNCF dans l’informatique« , narre ce Lyonnais, fils d’un formateur technique et d’une secrétaire. Il passe quelques mois dans un groupe de radio avant de lancer en octobre 2010 avec deux associés son projet, financé par ses 5.000 euros d’économies. « J’avais vu à la télé une soirée poker où la pub était partout sauf sur les visages des joueurs, d’où l’idée des lunettes« , explique-t-il. Les particuliers peuvent passer commande sur son site internet, à partir de 9-10 euros la paire. La livraison est garantie pour tous en 24 heures jusqu’à New York, assure Lulu Frenchie.

LUNETTES POUR TOUS – 2014

Effectif: 105
CA: 6 millions d’euros en 2016 – taux de croissance a doublé entre 2015 et 2016.

Lunettes Pour Tous, c’est le pari fou d’un jeune entrepreneur de 26 ans, Paul Morlet, qui veut démocratiser les lunettes de vue en proposant des paires à 10 euros en 10 minutes. Avec Xavier Niel à son capital, l’entreprise réussit grâce à d’énormes volumes de ventes, générant plus de 6 millions d’euros de chiffre d’affaires.

A 20 ans, le jeune entrepreneur investit toutes ses économies dans l’achat d’un stock de lunettes de soleil en Chine et crée la start-up Lulu Frenchie. Les lunettes fantaisies se vendent dans le monde entier. « Les stars comme Lady Gaga et David Guetta ont envoyé des selfies avec mes lunettes sur le nez et les médias se sont emparés du sujet, s’amuse-t-il. J’en ai vendu 4,5 millions et au bout de deux ans, je faisais 1 million d’euros de CA. Mais j’avais besoin d’un plus grand défi. » A l’occasion d’un déplacement en Chine, il prend conscience en échangeant dans l’avion avec un cadre d’Essilor du vrai prix des verres –1,5€– et de la « marge colossale que dégagent les fabricants verriers et les distributeurs ». L’opportunité est trop belle. Paul Morlet décide d’en faire son business.

En 2014, Lunettes Pour Tous démarre en attaquant avec un bon coup marketing : « Nous avons montré que les opticiens étaient des voleurs qui vendent des produits soit-disant « made in France » qui sont en fait fabriqués en Chine. Le label Origine France Garantie n’est qu’un bout de papier qui s’achète au bureau de contrôle. » Au bout du compte, il reçoit 60 menaces de mort. L’entrepreneur ne cède pas pour autant et lance coup sur coup trois boutiques à Paris, Lyon et Marseille. « On fabrique plus de 500 paires sur nos trois magasins et on en vend 250 par jour dans notre boutique parisienne, avec une marge brute à 50%, soit près de 100 fois le volume actuel d’un opticien classique », se félicite Paul Morlet.

Lunettes Pour Tous compte s’implanter sur l’ensemble de l’Hexagone d’ici 3 ans, pour atteindre 20 boutiques en 2017 et 50 d’ici 2019 avec deux ouvertures en cours à Bordeaux et à Lille. L’enseigne vise l’implantation de magasins dans les grandes capitales européennes à partir de 2017.

En savoir plus sur http://business.lesechos.fr/entrepreneurs/idees-de-business/comment-lunettes-pour-tous-revolutionne-le-secteur-de-l-optique-300969.php?shpjbASCuXGikBu4.99

LOGO MDE.jpgPIERRE PELOUZET – Médiateur des Entreprises
  • 98 % des saisines du Médiateur proviennent de TPE et PME.
  • Près de 1000 SAISINES par an

Qui saisit la Médiation?

  • TPE : 43 % des saisines
  • PME : 45 %
  • ETI : 6 %
  • Grandes entreprises: 1 %
  • Médiations collectives: 4 %
  • Secteur public et apparenté : 1 %

Secteurs d’activité

  • Commerce: 12%
  • Construction/BTP: 7%
  • Industrie: 15%
  • Services: 31%
  • Secteur public et apparenté: 35%

TAUX DE RÉUSSITE: 75%

DANS QUEL CAS ?

  • Clauses contractuelles déséquilibrées
  • Modification unilatérale ou rupture brutale de contrat
  • Non-respect d’un accord verbal
  • Conditions de paiement non respectées (retards de paiement, retenues injustifiées, pénalités abusives)
  • Services ou marchandises non conformes
  • Atteinte d’un droit de propriété intellectuelle
  • Non-versement du CIR-CII

2 TYPES DE MÉDIATIONS

  • La médiation individuelle concerne les relations entre un acteur économique et son client ou son fournisseur ;
  • La médiation collective regroupe plusieurs entreprises face à un même client ou fournisseur, ou face à un groupe de clients ou de fournisseurs.

Médiation des entreprises: les chiffres clés 2015-2016

Publié le Mis à jour le

Créé en 2010, le service de médiation s’adresse à tous les acteurs économiques, publics comme privés. Il les aide à résoudre les difficultés pouvant émerger dans le cadre d’une relation contractuelle ou de la commande publique. Ce service, gratuit et confidentiel, vise à résoudre le différend en moins de trois mois et de façon amiable, en aidant les deux parties à trouver, elles-mêmes, une solution, formalisée par un protocole d’accord.

⇒ Chaque semaine, dans l’émission Business Club de France sur BFM Business Radio, la Médiation des Entreprises répond aux questions des entrepreneurs, quel que soit leur secteur d’activité.

Retrouvez ici tous les Rendez-vous du Médiateur au Business Club de France

LES CHIFFRES CLÉS 

Source: brochure « Renforcer la confiance entre les acteurs économiques » – Téléchargez le pdf: le_mediateur_des_entreprises

Capture d’écran 2016-10-11 à 17.16.19.pngCapture d’écran 2016-10-11 à 17.16.36.png

Le retour du rendez-vous du médiateur! C’était au Business Club

Publié le Mis à jour le

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Pierre Pelouzet, médiateur des entreprises

Chaque semaine, pour la 3ème année consécutive, Pierre Pelouzet, médiateur des entreprises, répond aux témoignages et questions des entrepreneurs qui ont rencontré des difficultés contractuelles avec un client, un fournisseur, une administration, une banque.

Problème de délais de paiement, de propriété intellectuelle, de crédit impôt recherche, rupture de contrat abusive, modalités de commande/livraison, racket au CICE… Pierre PELOUZET, le Médiateur national, met tout en œuvre avec ses équipes pour vous aider, partout en France.

En cette rentrée, quelques petits rappels « pratiques » pour nos auditeurs :

  • 98 % des saisines du Médiateur proviennent de TPE et PME.
  • 75 % de nos médiations aboutissent à un succès.
  • En 2015, nous avons traité près de 900 dossiers de médiation.
  • Dans 66 % d’entre eux, nous étions saisi concernant un problème de relations contractuelles avec un partenaire d’affaires privé ou public (hors commande publique), et dans 34 % des cas il s’agissait de commandes publiques.

Pour écouter, réécouter et télécharger cette interview:

⇒ Et retrouvez tous les podcasts du rendez-vous du médiateur ICI

La confiance entre les acteurs économiques, une des clés de la compétitivité de l’économie française. 

logo-mediateur-entreprisesRestaurer la confiance entre les acteurs de notre économie est l’une des clés de la compétitivité française. En renouant le dialogue, en mettant à plat les difficultés qui peuvent survenir dans une relation commerciale, les entreprises qui font le choix de la médiation misent sur la poursuite de relations d’affaires à moyen et long terme et sur le renforcement des écosystèmes régionaux ou de filières industrielles.


Les acteurs d’une même filière ont un intérêt collectif : PME et grands groupes s’apportent mutuellement, et c’est leur complémentarité qui est la clé pour conquérir des marchés, en France comme à l’export. Le temps et l’argent que l’on « épargne » en évitant un contentieux avec un client ou un fournisseur peut être investi dans la recherche, le marketing, le commercial !

Cette confiance passe également par un changement culturel, que le Médiateur des entreprises cherche à stimuler avec toutes les bonnes volontés qui adhèrent à la Charte Relations fournisseur responsables, ou qui visent « l’excellence achats » du Label RFR, décerné en partenariat avec le CDAF.

Comme en témoignent les entreprises qui parlent à l’antenne de BFM BUSINESS, la médiation cherche à passer d’une culture de la « conflictualité » à une culture du « dialogue ».

Si vous avez une hésitation avant de nous saisir, n’hésitez pas à nous poser une question via notre site internet www.mediateur-des-entreprises.fr . Une réponse vous sera apportée en moins de 3 jours en moyenne. La confidentialité absolue est garantie.

Une fois saisi du différend, le Médiateur ne contactera l’autre partie au litige qu’après une première réunion avec vous, et après avoir reçu votre accord !

Entrer en médiation est sans risque. Le seul risque que vous prenez, c’est de dénouer rapidement un différend avec l’un de vos clients ou fournisseurs !

Litiges liés à la commande publique : saisissez-nous !

Quel que soit le montant du marché public, et qu’il s’agisse d’une commune, d’une intercommunalité, d’un département, d’une région ou d’un ministère : le Médiateur pourra vous aider à dénouer un différend avec votre client acteur public.

Les marchés publics sont soumis à un formalisme assez lourd, qui peut parfois s’accompagner d’erreurs administratives ou d’incompréhensions, du côté du client comme du côté du fournisseur.

Nos médiateurs spécialement formés savent « mettre à plat » le litige, avec l’objectif de trouver une solution rapide, légale et satisfaisante pour les 2 parties.