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Nestor, jeune acteur de la food delivery, déjà rentable. C’était au Business Club (podcast)

Publié le Mis à jour le

nestorLogo-BFMBusiness-sans-contourAu Business Club de France

Uniquement sur BFM Radio! 

 

→ Diffusion : samedi 7 octobre 2017 à 7h et dimanche 8 octobre à 15h


TALK 1: Feed invente le fast food bon pour la santé

LE FOCUS DE LA SEMAINE: Le Fauteuil roulant français, un fauteuil actif et sportif

TALK 2: L’objectif de Nestor: 2 millions de repas livrés avant fin 2017

TALK 3: Les premiers pas de Lilo, moteur de recherche solidaire / Entreprendre, je me lance: D. Jacimovic de Wolters Kluwer, créateur de formalites-online.fr

TALK 4: LE RENDEZ-VOUS DU MÉDIATEUR des ENTREPRISES, avec Pierre Pelouzet


TALK 1: NESTOR, avec Sixte de Vauplane, cofondateur et CEO, cofondateur de Nestor 

(Ré)écouter et télécharger cette interview:

nestorL’offre de Nestor est simple : un menu unique, Entrée-Plat-Dessert par jour, qui change tous les jours, préparés le matin même à partir de produits frais. Le tout pour 15€ seulement, livraison offerte. La start-up possède son propre Chef et ses propres cuisines.

 

LES CHIFFRES CLÉS DE NESTOR

  • Date de création: 2015
  • Siège social: Paris
  • CA: NC – estimation des Echos: 5 millions €
  • Effectif: 27
  • Repas réceptionnés seulement en 13 minutes en moyenne après avoir passé commande, 40% de menus livrés en moins de dix minutes
  • 100 000 clients au rythme de 10% de croissance par semaine
  • En deux ans, la start-up a livré pas moins de 600 000
  • L’objectif avant fin 2017 : en avoir livré 2 millions.
  • Coût de livraison de 2 euros par repas (contre 4,5 euros pour les autres start-ups du secteur et 6-7 euros pour les plate-formes de livraison)
  • La start-up livre ses menus tous les jours du lundi au vendredi de 12h à 14h.
  • La zone de livraison coïncide avec les grandes aires de concentrations de bureaux: 1er / 2e / 7e / 8e / 9e / 16e / 17e arrondissement / Neuilly / Clichy / Levallois / Saint-Ouen).

>> La pause de midi a été divisée par 3 en 20 ans pour ne durer aujourd’hui plus que 30 minutes en moyenne

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Sixte de Vauplane:

« On nous a dit que le marché de la food delivery était bouché, trop concurrentiel. On nous a dit qu’il n’y aurait de la place que pour un seul, que notre modèle était trop restreint. On nous a dit surtout que ce n’était qu’une histoire d’argent, que ce serait celui qui lèverait le plus qui survivrait. »

“Notre ambition est de devenir le plus grand restaurant virtuel en Europe d’ici fin 2017“.

VIVE LA COURGETTE! Dans une étude menée cet été par Nestor, il apparaît que la courgette est le légume vedette des Français. 59% des répondants plébiscitent ce légume qui se consomme autant cru (gaspacho, salade de crudités).

 

nestor courgette

 

LE MARCHÉ DE LA RESTAURATION LIVRÉE

Restauration livrée: hausse de 70% depuis 2009

Les commandes de restauration passées par téléphone, internet ou via une application sont en hausse de 70% en volume depuis 2009, et ont représenté 290 millions de commandes en 2016, selon une étude du cabinet NPD Group. (Le Figaro)

L’HISTOIRE DE NESTOR, par Sixte de Vauplane

Ça a commencé très simplement, il y a 2 ans et demi, dans les sous-sols de The Family avec Benoit et Joseph, mes deux amis d’enfance. Notre premier repas livré. Ce rêve de gosse nous a mené au-delà de ce que nous aurions pu imaginer. A toute vitesse. Passage de 0 à 100 repas/jour en moins de 6 mois, un rythme ininterrompu de 35% de croissance par mois en moyenne et aujourd’hui, plusieurs milliers de repas livrés au quotidien.

Le Nouvel Eldorado

En 2015, la Food delivery explose en France. Elle est alors perçue comme le nouvel eldorado, la poule aux œufs d’or. Et il y a de quoi ! Le marché est énorme, les habitudes de consommation changent. L’enjeu pour tout le monde est simple : grossir vite, très vite, pour ne surtout pas louper le train. Après 10 mois et plus de 900K€ levés, nous ne faisons pas exception à la règle, et mettons tous nos efforts pour soutenir notre croissance à deux chiffres, sans penser à autre chose. Surtout pas à dégager des marges. En effet, à quoi sert d‘être rentable dans un secteur où l’argent coule à flots ?

La Gueule de bois

Mais, en Juillet 2016, TakeEatEasy — en cessation de paiements — sonne la fin de la fête. Coup de tonnerre également dans le monde anglo-saxon, où Maple, SpoonRocket et Sprig annoncent leur chute. C’est tout le secteur qui s’ébranle : Peut-on réussir dans la food delivery ? Et si l’équilibre économique était finalement impossible à atteindre ?

En parallèle, nous venions de cramer allègrement la quasi-totalité de notre levée. En moins de 4 mois. Autant dire qu‘on se posait les mêmes questions. Bizarrement et malgré ces alertes, on nous affirme qu’il faut rentrer dans la course aux levées de fonds, que c’est le seul moyen de rester dans le jeu. Investir toujours plus pour combler des pertes toujours plus grandes. C’est la logique de l’investisseur qui finance un acteur en espérant secrètement financer la tombe du voisin. A moins que ça ne soit la sienne.

Cette stratégie de “Terre Brulée” qui cherche à détruire la concurrence par un financement à perte est parfaite pour les plateformes de livraison. Mais nous ne sommes pas une plateforme de livraison. Nous sommes avant tout un restaurant. Et l’important pour un restaurant est de dégager des marges. C’est peut-être pour ça que tous les restaurants virtuels US ont échoué.

Tu seras rentable, mon fils

Avoir de la traction quand on répond à une nécessité aussi universelle que celle de bien manger est presque un jeu d’enfant. En revanche, réussir à générer des bénéfices est un peu plus compliqué. C’est le chat noir de la food delivery. Les paniers moyens sont faibles, les marges réduites, la pression concurrentielle énorme. C’est beau de dire qu’on refuse de rentrer dans la course aux levées de fonds, mais il faut quand même assurer sa survie et s’en donner les moyens. La pression financière s’intensifie.

Pour essayer de comprendre ce qui coince, on se lance dans une vérification quotidienne des coûts, facture après facture, à tous les niveaux de Nestor. Et ça n’est pas beau. On découvre que notre croissance exponentielle repose en fait sur des bases en carton, et que si on ne change rien, on va droit dans le mur. Ah, la croissance est délirante, oui, c’est génial.

Mais en fait, ça fait 18 mois que je ne maîtrise pas ma boite.

Par exemple, côté fournisseur, il y a systématiquement une différence de 30% entre le prix négocié et le prix facturé. Juste parce qu’on ne vérifie pas. Ca parait insignifiant sur le papier, quelques kilos d’aubergines ou de carottes en plus, sauf qu’à la fin du mois cela représente plus de 30K€ en moins dans les caisses. Tout ça dû à un manque de gestion. C’est là où l’on voit qu’on est dans un business de centimes.

Chaque opération doit être prévue, checkée et disséquée. A tous les niveaux. La priorité N°1 est de remettre les achats au coeur de Nestor. Contrôle draconien des factures, segmentation plus poussée des fournisseurs : Fabien — notre acheteur — travaille comme un fou furieux et reprend tout. Renégocie tout. On privilégie les producteurs spécialisés, aux grossistes intermédiaires. On passe ainsi de 5 fournisseurs généralistes à plus de 30 spécialisés, avec parfois 3 fournisseurs pour une même catégorie de produits.

Le rapport de force change. Les prix aussi. Les résultats sont probants : en l’espace de de 4 mois, on divise par 2 nos coûts matières. On s’attaque ensuite à un autre point clef : les pertes alimentaires, encore beaucoup trop élevées. Avant, on produisait au jugé. “ Tiens, ce plat on l’adore, il va cartonner”. Et du coup on produisait soit trop, soit pas assez. Ça représentait quelques milliers d’euros par jour de pertes sèches ou de manque à gagner.

Stéphane, notre ingénieur maison, a pris le problème à bras le corps en créant son propre algorithme. Une véritable machine de guerre, capable de prédire nos ventes en utilisant toutes les data à notre disposition (historique des ventes, météo, vacances, etc.). Et qui nous fait passer de +20% à 4% de gâchis.

En remettant tout en question, un pas après l’autre, on a mis Nestor en état de marche. En octobre 2016, on perdait 150K€ par mois. Neuf mois plus tard, on est rentable.

L’intérêt du menu unique, c’est qu’il nous permet de prévoir que dans les 5 ou 10 minutes qui suivront une livraison, d’autres commandes seront effectuées à proximité. Il est ainsi possible d’envoyer des coursiers avec des commandes qui n’ont pas encore été effectuées. Nous ne sommes plus dans la situation classique où une livraison est affectée à un seul coursier. Chez Nestor, c’est une flotte de coursiers qui va répondre de façon flexible et mobile à une vague de commandes. Nous avons totalement changé le paradigme. »

L’intérêt du menu unique, c’est qu’il nous permet de prévoir que dans les 5 ou 10 minutes qui suivront une livraison, d’autres commandes seront effectuées à proximité. Il est ainsi possible d’envoyer des coursiers avec des commandes qui n’ont pas encore été effectuées. Nous ne sommes plus dans la situation classique où une livraison est affectée à un seul coursier. Chez Nestor, c’est une flotte de coursiers qui va répondre de façon flexible et mobile à une vague de commandes. Nous avons totalement changé le paradigme. »

Si nous avons créé Nestor, c’est pour dépoussiérer la restauration, faire bouger les lignes sur la durée. Ne pas être une énième offre de food delivery. Nous ne voulons pas être un feu de paille, une startup sexy qui, sous le feu des projecteurs, promet à ses investisseurs une soirée sans lendemain.

LES OBJECTIFS

Ouverture d’une troisième cuisine pour desservir le Sud parisien d’ici la fin 2017. L’entreprise envisage aussi d’organiser une seconde levée de fonds pour financer son exportation dans des métropoles comme Londres, Bruxelles, Luxembourg, Madrid ou Berlin (qui ont des structures similaires à Paris, avec de vrais quartiers d’affaires) courant 2018. (Les Echos)

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Chez POPCHEF, c’est vacances illimitées! C’était au Business Club (podcast)

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Uniquement sur BFM Radio! 

→ Diffusion : samedi 1/4/2017 à 7h | dimanche 2/4/2017 à 14h


TALK 1: POPCHEF rachète son concurrent HappyMiam

TALK 2: VESTIAIRE COLLECTIVE : 58 millions € pour conquérir le monde

TALK 3 : STERN GRAVEUR remis au goût du jour par une jeune entrepreneure

TALK 4: Le rendez-vous du Médiateur des Entreprises, avec Pierre Pelouzet

TALK 1: POP CHEF, avec Briac Lescure, cofondateur

(Ré)écoutez et téléchargez cette interview:

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Lancé en janvier 2015, PopChef livre pour le déjeuner des plats ayant la particularité d’être pensés et préparés par ses soins, avec les meilleurs produits locaux. Avec le Chef Benjamin Mathieu, Chef du restaurant Le Germain, à la conception de nouvelles recettes, PopChef mise sur le goût et la qualité pour confirmer sa place d’acteur principal de la FoodTech française.

« PopChef c’est un repas maison, livré chaud en moins de 30 minutes et pour une dizaine d’euros. Nous voulons disrupter le sandwich de la boulangerie, et devenir le réflexe déjeuner de tous les actifs parisiens qui cherchent des produits frais, des plats variés et tendances pour un rapport qualité prix imbattable. », déclarent Briac Lescure et François Raynaud de Fitte, fondateurs de PopChef.

PopChef se différencie sur le marché de le FoodTech par sa maîtrise complète de la chaîne de valeur, du sourcing des matières premières à la livraison des plats au client final.

« L’actualité récente nous a rappelé la dure réalité économique des services de livraison à la demande et nous conforte dans l’idée que notre modèle de cuisine internalisée (modèle « full- stack »), qui permet de mieux maîtriser la qualité de nos produits et nos marges, est le bon. » affirment les deux fondateurs de PopChef.

LES CHIFFRES CLÉS

  • Activité: spécialiste de la livraison de déjeuners
  • Date de création: janvier 2015
  • Siège social: Paris 17
  • Effectif: 25
  • En deux ans, PopChef a vu son nombre de commandes passer de 10 à plus de 1000 par jour et dispose aujourd’hui d’un catalogue de plus de 90 recettes.

  • Chiffre d’affaires en augmentation de 10 % chaque semaine, plus de 100 nouveaux clients par jour, et avec un taux de récurrence considérable (80 %).

  • Début 2015, les toutes premières livraisons de plats PopChef étaient effectuées par les fondateurs eux-mêmes : Briac Lescure et François Raynaud de Fitte. Forte de son succès croissant, la startup emploie aujourd’hui 25 personnes dans plusieurs domaines différents (technologies, communication, marketing…) et fait appel à 500 livreurs.

L’HISTOIRE DE POP CHEF

PopChef est né d’une révolte. Amis depuis l’enfance, férus de sport et de nature, Briac et François aiment les choses simples et les choses vraies. Comme traverser les Alpes à vélo, pour Briac, ou respirer l’air pur des Pyrénées avec un sac sur le dos pour François.

De retour à Paris, pourtant, ils constatent qu’il est normal de mal manger. Ils ne comprennent pas pourquoi déjeuner sainement est si difficile, cher, réservé à une élite ou aux connaisseurs. Pourquoi les travailleurs, plus pressés que les autres, sont condamnés au sandwich ou au fast-food. C’est alors qu’ils rencontrent Pierrick, passionné de gastronomie et de technologie.

Ensemble, ils décident de changer les choses. « Nous avons voulu créer quelque chose de simple, de vrai, qui rende les gens heureux. »

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L’ACTUALITÉ DE POPCHEF

  • Mars 2016 – Popchef fait l’acquisition de la startup Happy Miam

Happy Miam, service de livraison de plats sains et équilibrés sur Paris, propose à sa carte des plats pour les trois principaux repas de la journée : petit-déjeuner, déjeuner, dîner. Lancée il y a près de deux ans, la startup livrait environ 90 plats par jour et comptait une base de 1000 clients.

« Cette acquisition permettra à Popchef de consolider son activité et sa base de clients en région parisienne. La cession d’activité de Happy Miam à Popchef s’est faite naturellement, puisque nous avions en commun le désir de proposer à nos clients des recettes saines et équilibrées », explique Briac Lescure, co-fondateur de Popchef.

  • Novembre 2016 – PopChef lève 2 millions d’euros

Le spécialiste de la livraison de déjeuners annonce une deuxième levée de fonds avec comme ambition de devenir le plus grand restaurant d’île-de-France

Les investisseurs Elior Group, Gilles Queru et Marc Simoncini entendent aider PopChef à étendre son périmètre de livraison à l’ensemble de la région Île-de-France. En parallèle, ces capitaux vont permettre à PopChef de consolider sa position sur le marché de la livraison de déjeuners et de proposer les meilleures recettes et les meilleurs produits sur le marché.

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LE MARCHÉ DE LA RESTAURATION LIVRÉE

Restauration livrée: hausse de 70% depuis 2009

Les commandes de restauration passées par téléphone, internet ou via une application sont en hausse de 70% en volume depuis 2009, et ont représenté 290 millions de commandes en 2016, selon une étude du cabinet NPD Group. (source: Le Figaro)

Outre-Atlantique, les start-ups mêlant nouvelles technologies et secteur alimentaire ont levé plus de 5 milliards de dollars en 2015. En Europe, d’après une récente étude du site Tech.eu, le marché de la foodtech représentait 1,1 milliard d’euros d’investissements en 2015, soit une augmentation de 42 % par rapport à 2014 ! Parmi les leaders du secteur, l’Anglais Delivery Hero, l’Allemand HelloFresh et le Français La Fourchette, vendu depuis à l’Américain TripAdvisor. Pays de la bonne bouffe, la France fait partie du top 5 des pays concernant les acteurs-acquéreurs ou les start-ups rachetées, après l’Allemagne, l’Angleterre, l’Espagne et l’Italie. (source: Les Jeudis)

LES PROJETS DE POPCHEF

  • Avec comme objectif de doubler de taille dans les six prochains mois (donc d’ici la rentrée de septembre), l’année 2017 sera placée sous le signe du recrutement pour PopChef (une cinquantaine de personnes en 2017 dans tous les domaines : développement web, opérations, marketing, cuisine, business développement etc.), avant d’envisager un emménagement dans de nouveaux locaux.
  • Etendre la livraison à toute l’Ile de France

SUR LES VACANCES ILLIMITÉES

actu_3866_image.jpgHoraires libres et vacances en illimité : la startup PopChef a-t-elle perdu la tête ?

Des vacances en illimité, ça sonne presque faux. C’est vraiment le cas chez PopChef ?

Juridiquement c’est encore compliqué en France de proposer plus de 5 semaines de congés payés mais oui, nous sommes réellement en train de voir comment est-ce qu’on peut mettre ça en place. En attendant, nos salariés sont libres de poser leurs vacances quand ils le souhaitent, s’ils veulent poser 3 semaines du jour au lendemain et qu’ils se sont organisés dans leur travail pour le faire, ils le font.

C’est pas contre-productif pour une entreprise d’avoir des employés aussi libres ?

Non, au contraire ! Un salarié fatigué ça c’est contre-productif. Avec François mon associé, on a toujours été d’accord sur le fait qu’un salarié heureux c’est un salarié libre. On n’a pas non plus de culture de l’horaire comme il existe dans la plupart des entreprises françaises. Chacun travaille quand il veut. On préfère voir un salarié 4h par jour à fond dans son travail et qui a du temps pour d’autres loisirs l’après-midi plutôt qu’un salarié qui traîne à la tâche et s’implique moins. Je trouve ça aberrant quand j’entends que certaines personnes restent au bureau jusqu’à 19h parce que c’est stipulé dans leur contrat alors qu’elles n’ont plus grand chose à faire depuis 17h…

Donc, la liberté que vous leur octroyez, c’est ce qui rend vos salariés heureux.

Oui à l’évidence mais il n’y a pas que ça. En tant que CEO, j’ai toujours choisi la voie de la transparence. On communique tous les jours les chiffres. Quand ça ne va pas, on le dit. C’est comme ça que les choses fonctionnent et que nos employés ont confiance en nous.

Vous êtes un peu « gentil patron »?

Je ne sais pas ce qu’est un « gentil patron », mais je pense être un CEO respecté grâce à tout cela. Le modèle du patron qui a son bureau au dernier étage c’est dépassé. On ne s’octroie pas non plus de privilèges. On distribue des tracts avec eux, une fois par mois on effectue une livraison, c’est ce qui fait qu’ils ont confiance en nous et aiment travailler pour nous je pense.

Vos salariés c’est une chose, mais vos livreurs c’en est une autre. On a pu lire dans la presse que certains livreurs de vos concurrents n’étaient pas très bien traités. Chez vous, comment ça se passe, sans langue de bois ?

De part notre modèle qui est complètement différent de nos concurrents, nos livreurs n’abordent pas du tout leur travail de la même manière que les autres. Chez PopChef on est spécialisé dans le déjeuner des entreprises donc par définition, nos livreurs ne sont actifs que 2h par jour. Ce sont majoritairement des étudiants pour qui le statut d’autoentrepreneur est parfait car il est beaucoup plus flexible qu’un CDD. En moyenne, ils gagnent 20€ de l’heure. Tout ça réuni fait que nos livreurs sont très heureux, vous pouvez aller vérifier !

« Un salarié heureux, c’est un salarié libre »

Vous me parliez de votre stratégie très différente de celle de Foodora ou Deliveroo. C’est grâce à ça que vous allez réussir à ne pas vous planter ?

(…) On a vraiment fait le choix de se positionner sur la livraison de déjeuners dans les quartiers d’affaires ce qui veut dire que notre panier moyen est très important. On a également internalisé nos cuisines, donc quand les plats arrivent, ils sont chauds et de meilleure qualité. C’est grâce à ça qu’on grandit. (source: Widoobiz)

Foodcheri : la « foodtech » débarque à Paris. De bons plats chez vous en 20mn ! C’est dans le Business Club (inédit) – Podcast

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Dans le Business Club de France

Uniquement sur BFM Business Radio

Diffusion : samedi 18/7/2015 à 7h et dimanche 19/7/2015 à 15h

Au programme :

Talk 1  | COCOLICO : Une marque de prêt-à-porter premium pour enfants de 0 à 8 ans « made in Montauban »

Talk 2  | FOOCHERI : Des plats de Grands Chefs, chez vous en 20 mn !

Talk 3 |  A-VOLUTE : Créateur du son en relief 3D. Notre interview est aussi en son 3D

Talk 4 | SEL DE GUÉRANDE : La fabuleuse histoire du célèbre Sel de Guérande

france-terroir

C’est un grand tour de France que nous vous proposons au coeur de l’été dans le Business Club de France, nous irons à Montauban pour découvrir Cocolico, à Paris à la découverte de Foodchéri, à Roubaix pour un focus sur A-Volute qui nous offre EN EXCLUSIVITÉ sur ce blog un entretien avec du son en 3D et enfin à Guérande pour découvrir le célèbre Sel de Guérande : quel est le business du sel, quelle est la période de la récolte, quels sont les projets des producteurs de ce seul…

__________

TALK 2 : FOODCHÉRI avec Patrick Asdaghi, cofondateur

Pour écouter, réécouter ou télécharger cet entretien :

  • Activité: 1er restaurant 100% en ligne
  • Date de création: 2015
  • Lieu: Paris
  • Effectif: 6 + 6 livreurs indépendants

logo-foodcheriLe principe est simple : Chaque jour deux plats sont préparés dans la matinée par deux chefs avec des produits frais acheté le matin même. Une appli propose la carte aux clients qui passent commande. Ils sont ensuite livrés en quelques minutes par des coursiers à vélo, comme à San Francisco. « C’est le moyen de déplacement le plus rapide dans Paris », estime Patrick Asdaghi

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Cette nouvelle activité s’appelle « la foodtech » . il s’agit d’une offre combinant « bonne petits plats » et « technologie » qui permet une commande et une livraison rapide. Une offre qui répond au besoin des populations actives urbaines qui rentrent tard et souhaitent manger sainement

→Livraison en 20 mn à Paris ? 

L’astuce: sillonner les rues de paris à vélo avec des sacoches isothermes remplies de plats que les clients commandent par une appli – livraison 20 mn garantie.

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→Foodchéri ne couvre qu’une partie de la capitale. 

Inauguré au printemps 2015, FoodChéri couvre déjà 1/3 de la population parisienne et livre plusieurs centaines de repas chaque semaine, au bureau comme au domicile : des consommateurs fidèles puisque le taux de ré-achat est déjà très fort.

FoodChéri projette d’étendre son offre au week-end et d’atteindre plus de 5 000 repas par mois d’ici la fin de l’année 2015.

En moins de 20 minutes, et pour un tarif unique d’une dizaine d’euros, l’un des serveurs de FoodChéri livre le consommateur en vélo dans la capitale.

Lu sur BFMBusiness.com Extraits

Trois piliers de la Fourchette ont quitté le site internet après son rachat par TripAdvisor pour monter un curieux restaurant virtuel. Ils font « marauder » des coursiers à vélo dans Paris afin de pouvoir livrer en quelques minutes des plats frais cuisinés par deux chefs. 

La fièvre de la foodtech a franchi les frontières de la Californie pour arriver en France.

[…]

FoodCheri vise principalement les actifs urbains.

Patrick Asdaghi juge que cette catégorie de la population ne dispose pas aujourd’hui d’une offre correspondant à ses besoins « Ils rentrent tard du travail, précise le co-fondateur. Leur rythme ne leur permet pas de faire des repas équilibrés en rentrant du travail ni de se rendre au restaurant plusieurs fois par semaine. Nous avons créé un service rapide, de bonne qualité et financièrement accessible. »

[…]

Les livreurs sont chacun équipés d’une sacoche isotherme contenant une vingtaine de menus. Ils maraudent comme les taxis dans les rues avec une appli de géolocalisation. Dès qu’une commande est finalisée, ils reçoivent une alerte sur leur smartphone. Ils peuvent ainsi se rendre sur le lieu de livraison en quelques coups de pédales. 

Evidemment, cette méthode ne permet pas à FoodCheri de couvrir toute la France. Le service a été lancé à Paris et ne devrait pas s’étendre à d’autres villes de France. « C’est un service de proximité, indique le dirigeant. Et, si nous ne comptons pas couvrir tous le pays, notre modèle est transposable dans beaucoup de grandes villes du monde. »

Même local, le potentiel de ce business est très fort. Pour le dirigeant, FoodCheri ambitionne déjà le titre de plus grand restaurant de France avec un potentiel de 500 à 700 repas par jour. Pour cela, la petite entreprise emploie déjà six personnes à plein temps. Les 6 livreurs sont des indépendants.

La tendance foodtech explose aux Etats-Unis

Aux Etats-Unis, plusieurs services de ce type existent déjà, tous basé à San Francisco. Le principe est le même ce qui n’a pas empêché certains de réaliser des levées de fonds exceptionnels pour des services de proximité: 28 millions d’euros pour Munchery et 11 millions pour SpoonRocket. Sprig, une autre startup a déjà levé 55 millions en deux fois.

Patrick Asdaghi doute qu’il puisse faire aussi fort. Il reste convaincu pourtant que son projet attirera des investisseurs. Aux Etats-Unis, le foodtech attire des grands noms du capital risque qui entre 2013 et 2014 ont reçu environ 520 millions de dollars d’investissements, selon une enquête de L’Atelier BNP Paribas.

En France, nous n’en sommes qu’au début. Le pays de la gastronomie arrivera-t-il à concilier les traditions culinaires et les nouvelles technologies ? C’est le pari de Patrick Asdaghi et de son équipe.