entreprendre au féminin

« Les femmes de l’économie » sont à l’honneur dans le Business Club de France depuis Lyon. (podcast)

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Radio OnlyDans le Business Club de France | Uniquement sur BFM Business Radio

Diffusé samedi 29/11/14 à 7 et dimanche 30/11/14 à 15h (exceptionnellement pas de rendez-vous avec le médiateur inter-entreprises)

ÉMISSION SPÉCIALE : LES FEMMES DE L’ÉCONOMIE

Pour écouter, réécouter ou télécharger sur l’émission :

[audio http://podcast.bfmbusiness.com/channel151/20141129_club_0.mp3]

Émission enregistrée à la Lyon avec :

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Talks 1 et 2 : 

  • Michaela Langer-Menke, Présidente de Triskem International 
  • Florence Poivey, Marraine des Trophées Rhône-Alpes 2014, PDG d’Union Plastic
  • Laurence Capossele, cofondatrice et codirigeante de Cetup

Talks 3 et 4 :

  • Jacqueline Frohman, présidente fondatrice de Laboratoire Frohman 
  • Françoise Kleinbauer, DG de France Retraite 
  • Nicole Etchegoïnberry, présidente du directoire de Caisse d’Epargne Centre Loire

imagesÉmission enregistrée à Lyon dans le cadre de l’événement « les femmes de l’économie ».  Lancés en 2010 en région Provence – Alpes – Côte d’Azur, les Trophées des « Femmes de l’économie » ont pour objectif de récompenser des femmes pour leur réussite professionnelle et leur investissement dans l’économie de leur région. Depuis, fort de son succès, le concept des « Femmes de l’économie » a été décliné sur 6 régions passant de 8 à 56 trophées.

Cette émission propose à travers les portraits et les parcours de nos invitées de découvrir de nouvelles entreprises, mais aussi de rappeler les difficultés que rencontrent (encore) les femmes dans l’entrepreneuriat et, au delà, quelles pistes ou quelles solutions pour favoriser la mixité, la parité dans les entreprises ? 

→Michaela Langer-Menke, Présidente Triskem International

  • Activité: radiochimie: fabrication d’une poudre de résine permettant la détection de radioactivité
  • Date de création: 2007
  • Lieu: Bruz (35), banlieue de Rennes
  • CA: 1,85 million d’euros en 2013 – 2 millions en 2014, dont 74% à l’international
  • Effectif: 10

Céline Vignaud et Michaela Langer-Menke, dirigeantes de Triskem International, posent, ces jours-ci,imgres la première pierre de leur « bébé ». La TPE de neuf salariés construit ses nouveaux locaux sur un terrain de 3 000 m2, près de Rennes. Un projet à 1,35 million d’euros qui triplera la capacité de production de leur résine très particulière. Cette résine « est réalisée avec un procédé innovant et révèle la radioactivité lorsqu’elle est présente en quantité infime dans l’environnement », explique Céline Vignaud.

→Florence Poivey, Marraine des Trophées Rhône-Alpes 2014, Présidente d’Union Plastic

  • Activité: fabrication de pièces plastiques pour les industries de diagnostics, médicales, pharmaceutiques et vétérinaires
  • Date de création: 1964, reprise par Florence Poivey en 1988
  • Lieu: Saint Didier en Velay (43)
  • CA: 28 M€
  • Effectif: 160

logoEn 1988, Florence Poivey découvre l’industrie « par hasard » lorsqu’on lui propose de prendre la direction d’une TPE de douze personnes dans laquelle son beau-père, pharmacien, avait des intérêts. « J’ai eu la chance de bénéficier de l’accompagnement de mon frère, ingénieur, qui pendant neuf années a accepter de venir me coacher trois à quatre fois par an jusqu’à son décès en 1997. Seule aux commandes, j’ai alors endossé mes habits de Pdg ». Avec succès puisque ce fabricant d’articles pour les secteurs médical, pharmaceutique et vétérinaire, compte aujourd’hui près de 200 personnes. « Dont dix handicapés psychomoteurs », souligne fièrement celle qui arbore le titre de marraine du sport adapté en Haute-Loire.

→Laurence Capossele codirigeante de  Cetup

  • Activité: Spécialiste du transport léger, longue distance, urgent et personnalisé, cette société est la première du secteur en France par le nombre de ses « pilotes ».
  • Date de création: 1989
  • Lieu: Saint Egrève, près de Grenoble
  • CA: 18M€ – Cetup affiche une croissance de 400 % en huit ans et n’a pas connu de déficit, même en 2008, au pire de la crise.
  • Effectif: 180

« logo-cetupMon associé et moi avons créé CETUP en 1989. Nous avions alors 19 ans et nous voulions entreprendre. Cela devenait même une obsession. Nous avons démarré avec l’équivalent de cinq mille euros comme coursiers urbains dans Grenoble avec seulement deux mobylettes. Dès le départ, notre grande force a été notre disponibilité. Nous livrions 24h sur 24, et surtout la nuit, nous étions les seuls à offrir un tel service. Très vite, nous sommes passés des deux roues aux voitures grâce à deux clients importants : Schneider Electric et EDF ». Aujourd’hui, la flotte à bien grandi.

→Jacqueline Frohman de Laboratoire Frohman

  • Activité: laboratoire de prothèses atypiques et sur mesure
  • Lieu: Metz
  • Date de création: 1998
  • CA: nc
  • Effectif: 2

FrohmancareJacqueline Frohman, gérante du Laboratoire Frohman, gagne le Prix Nouvelles Technologies. Après avoir débuté sa carrière dans différents laboratoires de prothésistes dentaires, en 1998 elle donne naissance à son propre laboratoire spécialisé dans les prothèses atypiques et sur mesure. Son entreprise a la particularité d’être capable de prendre en charge tous les appareillages nécessaires à la reconstruction faciale et évite ainsi aux chirurgiens d’avoir besoin de faire appel à plusieurs structures. Et son laboratoire est actuellement en cours de validation d’un projet de recherche et développement innovant.

→Françoise Kleinbauer de France Retraite

  • Activité: Spécialiste de l’information retraite
  • Lieu: Tassin (69)
  • Date de création: 2008
  • CA: 1 M€ en 2013

« Adding Group, où j’étais associée, a racheté France Retraite en 2008 alors que la situation defrance retraite l’entreprise était déjà critique. En 2009 et 2010, France Retraite n’a pas réussi à retrouver une activité suffisante. Le Président d’Adding Group m’a ainsi proposé une mission : prendre la tête de cette entité pour en redresser les comptes, et ensuite statuer sur son devenir pour savoir s’il était intéressant de continuer à investir dans la société, ou s’il était préférable pour le Groupe de s’orienter vers d’autres projets. » Avec plus de vingt ans d’expérience en actuariat-conseil, assurance retraite et ressources humaines, cette mère de trois enfants qui partage sa vie professionnelle entre Lyon et Paris a su, en à peine deux ans, remettre à l’équilibre les comptes de France Retraite puis monter un projet de reprise d’entreprise, qui a abouti début 2013. Une réussite qui doit notamment à la confiance que Françoise Kleinbauer a su instaurer au sein de ses équipes, alors que l’entreprise était en difficulté.

→Nicole Etchegoïnberry, Présidente du Directoire de la  Caisse d’Epargne Centre Loire

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A la tête également de l’association « Les Elles de BPCE » elle œuvre au développement de réseaux féminins au sein des sociétés du groupe. 

« Osez ! » Ainsi parle aux femmes Nicole Etchegoïnberry, l’une des personnalités les plus influentes de l’agglomération orléanaise et, par extension, de la région Centre.  Avec plus de 1 830 collaborateurs et près de 250 000 sociétaires (en 2011) « l’empire » de la présidente de la Caisse d’épargne Loire-Centre est certes plus modeste, mais regroupe quand même 6 départements et pesait, en 2011 toujours, plus de 15 milliards d’euros. Les cordons de cette bourse-là, qu’on ne gère pas tout à fait comme son argent de poche, sont donc tenus par une femme. Une femme qui, pour accéder à ces hautes fonctions, a dû briser un « plafond de verre ». Ou plutôt un filtre qui laisserait aux hommes le droit de grimper à l’étage, tandis que les femmes resteraient, elles, bloquées au rez-de-chaussée.

LA MIXITÉ DES MÉTIERS

Financée par la Fondation Égalité-Mixité* sous égide de la Fondation Agir Contre l’Exclusion et avec le soutien du ministère des Droits des femmes, de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, la campagne nationale « Mixité des métiers » vise à faire évoluer l’image des métiers dans l’esprit des employeurs comme des employés et à faire progresser la mixité dans le monde professionnel. « Au travail, c’est le talent qui compte ». Le SNPTV (syndicat national de la pub TV) s’engage dans cette cause en diffusant auprès de 50 millions de téléspectateurs quotidiens, toutes chaînes confondues ce spot sur :  « cette idée qu’il n’y a ni des métiers d’hommes, ni des métiers de femmes ».

*Axa, GDF SUEZ, Michelin et Orange

 ◊Les 7 vraies ou fausses vérités sur l’entrepreneuriat féminin◊

Extrait de l’article publié par Chefs d’Entreprise Magazine,  le 04/03/2014 par Maëlle Becuwe

Idées reçues… ou pas ? L’entrepreneuriat féminin a plusieurs étiquettes qui lui collent à la peau, pourtant toutes ne sont pas vérifiées dans les faits. L’occasion de faire le point sur les principaux préjugés à propos des dirigeantes d’entreprise.

→1. Les femmes ne sont pas attirées par l’entrepreneuriat

FAUX. Les femmes valorisent autant l’entrepreneuriat que les hommes. Elles ne représentent pourtant que 30% des créateurs, repreneurs et dirigeants d’entreprise. Un pourcentage qui n’a pas évolué depuis plusieurs années. […]

→2. Les femmes dirigent plutôt des petites entreprises

VRAI. Les entreprises dirigées par des femmes sont plus petites que celles détenues par des hommes, et ce à la fois en terme de chiffre d’affaires que du nombre de salariés. De fait, ces structures comptent en moyenne 0,7 salarié et génèrent un chiffre d’affaires moyen de 71 k€ (contre 1,1 salarié et 150 k€ pour les hommes). Les femmes sont également deux fois plus nombreuses à la tête des entreprises réalisant moins de 76 k€ de chiffre d’affaires. Et elles ne représentent que 13 % des dirigeants d’entreprise de plus de dix salariés en 2009.

→3. Le premier frein à l’entrepreneuriat féminin est la difficulté à concilier vie privée et vie professionnelle

FAUX. La conciliation vie professionnelle et familiale n’est pas une difficulté majeure pour les femmes dirigeantes dans la création, la reprise ou le développement de leur entreprise. Tel est le constat dressé par le baromètre de la Caisse d’épargne sur les femmes entrepreneuses de septembre 2012.En effet, parmi les 624 chefs d’entreprises sondées, 17 % placent la peur de rompre l’équilibre familial au 10e rang des difficultés qu’elles rencontrent dans la création ou la gestion de leur entreprise.

→4. Les femmes ont plus de difficultés à trouver des financements 

VRAI. En termes de financement, si hommes ou femmes rencontrent les mêmes difficultés, certaines discriminations sont à déplorer : le taux de rejet de crédit bancaire, de 2,3 % pour les hommes, atteint 4,3 % pour les femmes.

→5. Les femmes créent plutôt des entreprises dans le domaine des services à la personne 

VRAI. Les entreprises dirigées par les femmes se trouvent principalement dans le secteur des services à la personne et plus généralement dans le BtoC. « Globalement, les femmes se tournent vers des secteurs traditionnellement plus féminins, dans le tertiaire ou les services. Par contre, dans les secteurs plus masculins comme l’industrie ou le bâtiment, les femmes chefs d’entreprise sont beaucoup moins nombreuses », remarque Eva Escandon. Grand vainqueur : le commerce. Elles sont 30 % à s’y engager. Suivent le service aux entreprises, le secteur de l’enseignement, la santé et l’action sociale, puis, les services aux ménages.

→6. Les femmes ont un management plus participatif que les hommes 

VRAI et FAUX. Il y a en France un débat sur les qualités managériales qu’il faut considérer comme féminine ou masculine. Les études parues récemment sur le sujet ne parviennent pas à s’accorder.

D’un côté, certaines peignent le portrait d’un management plus collectif et plus transparent. Les femmes seraient ainsi plus enclines à mettre en avant leur équipe et à faire évoluer leurs collaborateurs.

De l’autre, des travaux récents basés sur la perception qu’ont les collaborateurs de leur manager soulignent le peu de différences entre les deux sexes. Les chercheurs décrivent ainsi un modèle de management asexué où hommes et femmes partagent les mêmes qualités : charisme, courage et empathie.

→7. La France est en retard sur l’entrepreneuriat féminin par rapport aux autres pays occidentaux 

FAUX et VRAI. Du point de vue des opportunités d’entreprendre, seuls les États-Unis, l’Australie et l’Allemagne sont plus propices que la France à l’entrepreneuriat féminin. Dans les chiffres, la France reste assez en retard sur ses voisins occidentaux. Aux États-Unis par exemple, les femmes représentent près de 50 % des créations d’entreprises.

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Les cadeaux d’affaires sont bons pour la croissance. Liberty & Co, c’était au Business Club (podcast)

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C’était dans le Business Club de France sur BFM Business Radio

Diffusion jeudi 13/3/14 à 21h | samedi 15/3/14 à 7h | dimanche 16/3/14 à 15h

Au sommaire :

TALK 1 : KOLIBREE lance la première brosse à dents connectée

TALK 2 : LIBERTY & CO : les cadeaux d’affaires sont bons pour le business

NOUVEAU TALK 3 et TALK 4 : Reportage dans les locaux de BazarChic suivi d’un débat sur l’avenir du e-commerce

Pour écouter, réécouter ou télécharger l’émission:
TALK 2 : LIBERTY & CO  avec Yolande Large

Liberty & Co

  • Activité: spécialiste des cadeaux d’affaires de prestige
  • Date de création: 2007
  • Lieu: Angers
  • CA: 1,6 million en 2013 (11% de progression)
  • Effectif: 6
  • Plus de 500 clients

Compagnie-Cadeaux-devient-Liberty--TDepuis la PME jusqu’aux Grands Comptes, Liberty & Co compte de nombreuses références prestigieuses telles que LCL, Peugeot, HSBC, The Royal Bank of Scotland, Crédit Agricole, Crédit Mutuel, Gan, AGF, CNP, GDF, Raja, Laboratoires Bayer Schering, Givenchy, Nathan, Thalès, groupe Pierre et Vacances, EDF, La Poste, etc. Liberty & Co gère l’ensemble de la chaine depuis la conception des coffrets, le choix des produits, des partenaires, l’expédition, jusqu’au service clients, le SAV :

– une centrale d’achat et un service de sourcing,

– un service logistique sur-mesure,

– un service client et un accueil téléphonique,

– un site e-Commerce et une plateforme d’incentives.

– une équipe de spécialistes qui conseillent et aident les clients dans la mise en place de leurs opérations de motivation ou de remerciements

Mais les cadeaux d’affaires ? Ça marche ? 

« Tout au long de l’année 2013, nous avons pu constater que la fidélisation et la récompense client étaient au cœur des stratégies d’entreprises. Malgré la crise, les demandes ont été croissantes et nous ont permis de réaliser nos objectifs et même de faire notre plus belle année depuis 2007. Liberté de choix, motivation et esprit d’entreprise ! Ce sont les trois maîtres mots qui font le succès des cadeaux d’entreprise. Grâce à la mise en place de telles opérations, les sociétés peuvent faire baisser de 10% la perte de clients et augmenter jusqu’à 35% leurs bénéfices ». Yolande Large, fondatrice de Liberty & Co

Vous nous dites donc que les cadeaux d’affaires, ces cadeaux qu’offrent les entreprises à leurs clients sont bons pour notre croissance ? 

« oui ! » Pour relancer votre croissance : faites des cadeaux ! En période difficile, les entreprises se focalisent sur la conquête de nouveaux clients. Le premier réflexe étant l’achat de base de données, les campagnes d’e-mailing, etc. Des opérations chères aux résultats souvent aléatoires. Conquérir un nouveau client coûte 5 fois plus cher que d’en conserver un. Or, les entreprises ont déjà une mine d’or dont elles se servent mal et peu : leurs clients existants !

Toutes les études le prouvent : la fidélisation de ses clients existants est beaucoup plus rentable et surtout beaucoup plus efficace pour augmenter rapidement la croissance d’une entreprise. Les sociétés qui investissent en fidélisation sont à 65 % plus rentables que les autres.

L’impact des opérations de fidélisation et de remerciements sur les résultats financiers des entreprises sont facilement mesurables, identifiables et parfaitement maitrisables.

 Récompenser ses clients = 30 % de bénéfices en plus*

Toutes les relations humaines passent par l’échange. Cette notion primaire et essentielle prévaut également dans les relations commerciales entre un client et une entreprise. La conquête de nouveaux consommateurs engendre des investissement beaucoup plus élevés que ceux permettant de conserver ses propres clients. Ces consommateurs qui vous connaissent déjà peuvent être parfaitement identifiés, sectorisés, canalisés et donc 100 % ciblés. Nous savons tous qu’un client que l’on connaît, avec qui l’on communique et que l’on écoute est un client fidèle.

 Résultats ?

Une entreprise qui met en œuvre des actions pour faire baisser de 5 à 10 % la perte de ses clients a la capacité d’augmenter ses bénéfices de 20 à 35 %.

Source : journal du net

« Entreprendre au féminin » : c’est dans le prochain Business Club de France

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Dans le prochain Business Club de France sur BFM Business Radio

Diffusion : Jeudi 6/3/14 à 21h | Samedi 8/3/14 à 7h | Dimanche 9/3/14 à 15h

Émission spéciale : « Entreprendre au féminin »

Avec :

Sandra Le Grand – présidente fondatrice de Kalidea – Vice Président de Croissance Plus

Stéphanie Pelaprat  – présidente fondatrice de Restopolitan

Marie Sermadiras et Mallorie Sia fondatrices de  Zensoon

Marie Claire Capobianco, co-auteure avec Martine Liautaud  du livre : Entreprendre au féminin – Mode d’emplois (Eyrolles) Directeur des Réseaux France et membre du comité exécutif du groupe BNP Paribas

Si le nombre de créatrices d’entreprises a augmenté ces dix dernières années en France, leur part dans l’ensemble des créateurs a peu progressé en vingt ans, passant de 27 à 30 %. C’est à dire que sur 10 créateurs d’entreprises, 3 – seulement – sont des femmes !

30% des entreprises sont créées par des femmes en France contre 48% aux Etats-Unis.

 Enfin, selon Skema Business School et de Novancia les sociétés dirigées par des femmes présenteraient une profitabilité moyenne supérieure de 9 % à celles de leurs homologues masculins.

Et pourtant, les écarts sont encore important entre les hommes et les femmes.

Selon une étude de l’ESCP Europe : 45 % des femmes managers constatent une amélioration sur les cinq dernières années de la place des femmes qui occupent des postes de direction dans leur entreprise mais 83 % d’entre elles affirment que les entreprises continuent de privilégier «de manière inconsciente» les hommes au détriment des femmes. Elles estiment que les difficultés à concilier vie professionnelle et vie privée ne sont pas des explications suffisantes pour justifier cet écart entre les hommes et les femmes. Toutes refusent l’argument du manque de compétence. Huit sur dix revendiquent avoir la même ambition que les hommes. (Pour en savoir plus sur cette étude, voir l’infographie du Figaro à la fin de post)

Sandra Le Grand – KALIDEA

Sandra Le Grand
Sandra Le Grand

Activité: Premier Prestataire Français de services auprès des Comités d’Entreprise et de leurs salariés

La société achète en gros des entrées dans des parcs de loisirs ou des places de cinéma avant de les revendre aux entreprises, qui peuvent ainsi proposer des tarifs préférentiels à leurs salariés. Le tout combiné à une véritable plate-forme de services ! 

  • Date de création: 2000
  • Lieu: Boulogne Billancourt
  •  CA: 66 millions en 2012 (en croissance de 22% par rapport à 2011 – et en hausse de 253% sur 5 ans) – L’entreprise faisait partie des Fast 5 du classement Deloitte en 2013, qui récompensent les plus fortes croissances des sociétés qui dépassaient déjà les 10 millions d’euros de chiffre d’affaires il y a cinq ans
  •  Effectif: 200 (60% de femmes)
  •  500 partenaires
  •  6 millions de bénéficiaires à travers les programmes d’animation, de fidélisation et d’avantages

Sur ce point : l’équilibre entre vie privée et vie professionnelle, chez KALIDEA, 60% des salariés sont des femmes. Est-ce que vous vous organisez différemment pour parvenir – ou du moins ne pas mettre en difficulté-  cet équilibre vie privé ? 

Pas de réunion à 8 heures du matin ou à 18 heures, des outils pour travailler à domicile, et une attention toute particulière sur l’égalité salariale.

Quels conseils donneriez-vous aux créatrices d’entreprises ? 

« OSEZ ! Je reste persuadée qu’être une femme est un formidable atout et qu’avec un peu d’organisation et beaucoup de passion, les femmes font d’excellentes chefs d’entreprises, généreuses et efficaces »

"Non" n'est pas une réponse en soit. il faut continuer, aller de l'avant, même si on vous dit non, il y a toujours un moyen de contourner l'obstacle." Sandra Le Grand

Stéphanie Pélaprat – RESTOPOLITAN

Stéphanie Pélaprat
Stéphanie Pélaprat

Stéphanie Pelaprat vous avez lancé Restopolitan en 2007, vous étiez très jeune 22 ans, sur un concept que vous aviez découvert à New York.

Restopolitan est une plate forme  de réservation de restaurants avec abonnement donnant droit à un repas gratuit. Autrement deux repas pour le prix d’un ! 

Reste que vous êtes arrivés peut-être un peu trop tôt car les grands restaurants français n’étaient pas mûrs pour informatiser leur processus de réservation. Ça a été dur à ce moment-là ? Et on vous a encouragé avec des phrases comme on les entend souvent dans l’entourage du créateur ou de la créatrice : « tu as vu : ça ne marchera jamais ! » Mais vous  avez  rebondi. Comment ? 

 En 2010, on a levé un million d’euros auprès d’investisseurs qui s’y connaissent dans le web et qui vous ont fait confiance. Un million : c’est pas rien. Un million auprès de 11 investisseurs parmi les plus connus du Web (Marc Simoncini, Xavier Niel, Jacques-Antoine Granjon…). 

Et quand on parlait de succès au féminin tout à l’heure : 

  • Le CA en 2011, première année : 150 000 euros. En 2013 : 2,5 millions d’euros.
  • Plus de 1500 restaurants partenaires, à Paris, Marseille, Lyon, Toulouse, Nice et Nantes et au Luxembourg, en Espagne et en Suisse
  • 250 000 membres inscrits
  • Une quarantaine de salariés

Chronologie

  •  2010 Levée de fonds d’1 million
  • 2011 Nouveau concept du site (système de cartes de membres)
  • 2013 Lancement de l’appli i-phone

"Aux innocents, les mains pleines". Stéphanie Pélaprat

Marie Sermadiras et Mallorie Sia – ZENSOON

Mallorie Sia (Bachelor Finance & Economie d’HEC Montréal, Master Spécialisé HEC Entrepreneurs Paris, VP Commandites d’une association humanitaire en Inde) 

Marie Sermadiras et Mallorie Sia
Marie Sermadiras et Mallorie Sia

Marie Sermadiras (HEC Paris, spécialisation entrepreneuriat, diplômée avec Félicitations du Jury, Analyste en M&A à la Deutsche Bank à Londres, Chargée d’Affaires chez Alven Capital à Paris)

Créatrices de Zensoon à 22 ans.  ZENSOON est centrale de réservation de soins de beauté et bien-être lancée en France en septembre 2012

Nous éditons ZenSoon, un guide de bonnes adresses beauté et bien-être (coiffeurs, instituts de beauté et bien-être).
Le consommateur peut lancer une recherche, comparer les professionnels et les prix et choisir le soin qu’il souhaite. Il bénéficie de réductions sur ses soins (en moyenne 25%) et peut réserver en ligne. Vient alors la deuxième mission de ZenSoon : être une centrale de réservation de soins de beauté et bien-être. Le consommateur demande un horaire via le site internet : soit le professionnel dispose de notre logiciel de gestion et nous avons en temps réel ses disponibilités, soit notre centre d’appels contacte le professionnel pour fixer le RDV.
Avantages pour le client : sélectivité et guide, prix, réservation en ligne (fini la tannée des appels).
Avantages pour le professionnel : visibilité et des nouveaux clients (à des conditions bien meilleures que celles de Groupon).
Nous sommes aujourd’hui les seuls sur le marché à proposer une telle offre mais avons énormément de concurrents indirects : sites de deals, box (type Smartbox), annuaires…

Notre modèle économique est principalement fondé sur des revenus à la performance (commission à la réservation). Notre modèle est très proche de celui du site La Fourchette, le leader de la réservation en ligne de restaurants. Nous avons également des revenus récurrents du à l’abonnement à notre logiciel de gestion à destination des professionnels du secteur.

En septembre 2013, un an après son lancement, la start-up lève 325 000 € et entend bien poursuivre sa croissance, notamment en développant son réseau de partenaires. C’est plus que prévu (250 000 euros). Investisseur: Denis Fayolle (La Fourchette, monechelle.com, etc)

« La persévérance est la clé : croire en son projet et se battre chaque jour pour le soutenir, mais surtout être une équipe soudée dans les moments durs comme dans les moments heureux » c’est la philosophie de Marie Sermadiras et Mallorie Sia.

Marie-Claire Capobianco – ENTREPRENDRE AU FÉMININ – MODE D’EMPLOI (EYROLLES)

Marie Claire Capobianco
Marie Claire Capobianco

Marie-Claire Capobianco est Directeur des Réseaux France et membre du Comité Exécutif du groupe BNP Paribas. Très engagée dans l’entrepreneuriat au féminin, Marie-Claire Capobianco a écrit avec Martine Liautaud (fondatrice et présidente de la Banque  Privée Liautaud & Cie) le livre ENTREPRENDRE AU FÉMININ – MODE D’EMPLOI. Un livre pratique pour accompagner et encourager les femmes à créer leur entreprise. (sortie du livre : jeudi 6 mars 2014)

Michel Picot : Beaucoup de créatrices d’entreprise, au micro du Business Club de France, on dénoncé le fait que certains banquiers expriment, parfois ouvertement, leur manque de confiance aux femmes entrepreneures, les hommes semblent mieux placés pour négocier avec les banquiers ?

Marie Claire Capobianco : Je ne peux vous dire cela, le banquier est dans son rôle. Homme ou femme, si le projet n’est pas bon, il n’est pas bon. Je suis personnellement, et au titre de mes fonctions chez BNP Paribas, très engagée dans le soutien à l’entrepreneuriat, avec une attention toute particulière pour les femmes entrepreneures. Je crois que les femmes doivent y être encore plus encouragées parce qu’elles manquent parfois de confiance en elles et qu’elles hésitent davantage à « voir grand ». C’est sans doute là qu’il faut chercher l’explication à leur moindre recours au crédit, ce ne sont pas les banques qui prêtent moins aux femmes, ce sont les femmes qui sont moins demandeuses. La première fois que j’ai pris conscience de cet écart dans l’utilisation des financements bancaires, j’ai été surprise car il n’y a pas de statistiques sur le genre dans les batteries d’indicateurs des instances de place, mais, très vite, j’ai pensé que c’était probablement exact et qu’à l’instar des femmes salariées qui osent moins que les hommes briguer certaines responsabilités, les femmes chefs d’entreprise devaient être plus prudentes que leurs alter ego masculins. Source  BFM et  Business O féminin

Dans le Business Club de France Stéphanie Pélaprat réagit à cette question et nous apprend qu’elle a changé de banque, tout simplement, parce que son banquier était une banquière… 

Entreprendre au feminin

Marie-Claire Capobianco :  quels conseils donneriez-vous aux femmes qui souhaitent entreprendre aujourd’hui ? 

Je crois vraiment que le plus important c’est :

  • De se donner les moyens de ses ambitions en travaillant assidument,
  • D’avoir confiance en ses capacités et d’oser entreprendre,
  • D’être déterminée et enthousiaste dans ses projets….et puis d’aimer ce que l’on fait, d’aimer ceux avec qui on le fait …en un mot d’être passionnée !

BNP Paribas qui s’engage auprès des PME : Marie Claire Capobianco, invitée d’Hedwige Chevrillon sur BFM Business

« tout ce qui ne te tue pas te rend plus fort » cette phrase de Nietzsche  traduit bien cette conviction que tout est toujours possible si l’envie d’y arriver demeure. Les femmes peuvent faire des choses extraordinaires…il faut qu’elles y croient ! Marie Claire Capobianco
Etude ESCP Europe | Le Figaro
Etude ESCP Europe | Le Figaro