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[SALON DE L’AGRICULTURE] – 2 pépites de l’agritech: Weenat et Agriconomie. C’était au Business Club (podcast)

Publié le Mis à jour le

Dans le prochain Business Club de France : 
Samedi 24/2/18 à 7h – Dimanche 25/2/18 à 15h

⇒ Uniquement sur BFM Business Radio 

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⇒ PREMIÈRE PARTIE 

TALK 1 & 2 : DOSSIER SPÉCIAL SALON DE L’AGRICULTURE, avec AGRICONOMIE, l' »Amazon des agriculteurs » et WEENAT, qui connecte les champs. 

⇒ DEUXIÈME PARTIE: CRÉER, REPRENDRE, DÉVELOPPER

⇒ LE RENDEZ-VOUS DU MÉDIATEUR DES ENTREPRISES, avec Pierre Pelouzet


TALK 1 & 2 : AGRICONOMIE, avec Paolin Pascot, cofondateur / WEENAT, avec Jérôme Le Roy, cofondateur 

SALON DE L’AGRICULTURE
du 24 février au 4 mars
Porte de Versailles

(Ré)écoutez et téléchargez cette interview:

LES CHIFFRES DE L’AGRITECH

Près de 3,3 milliards de dollars ont été investis dans le secteur de l’AgriTech en 2016.

Le secteur marketplace/e-commerce spécialisés dans l’agroalimentaire a levé le plus d’argent (1,285 milliard de dollars), suivi du secteur de la biotechnologie (719 millions de dollars). Les objets connectés pour les agriculteurs arrivent en 3eme position, avec 363 millions de dollars levés.

Selon le rapport agriculture-innovation 2025 du ministère de l’Agriculture, 79 % des agriculteurs utilisent internet, ce qui est plus que la moyenne française, et 70 % d’entre eux installent des applications professionnelles sur leur téléphone. (Forbes)

AGRICONOMIE

Avec Paolin Pascot,  président cofondateur

Agriconomie est le premier site E-commerce français spécialisé dans les approvisionnements agricoles (semences, pièces, équipements, engrais…).

LES CHIFFRES CLÉS D’AGRICONOMIE

  • Date de création: 2014
  • Siège social:
  • CA: Volume d’affaires juillet 2016 / juin 2017 : 18 millions d’euros
  • Effectif: 50
  • Plus de 12 000 clients
  • Passée de 3 à 50 collaborateurs en 3 ans
  • Panier moyen 1.800 euros.
  • Lauréate du concours d’innovation numérique initié par Axelle Lemaire et la French Tech, de Mercure HEC, ou encore de la Palme d’or du e-commerce.
  • Elu meilleur site e-commerce dans la catégorie Espoir par la FEVAD
  • Prix spécial des « Scale Up Awards » en 2017
  • Prix de l’innovation digitale par la Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris

ACTIVITÉ

Dans Challenges:  » Très peu d’agriculteurs connaissent leur coût de revient, explique Paolin Pascot. Passer une commande prend souvent de longues heures et la facture finale réserve souvent des surprises.  » Sur leur plateforme d’e-commerce, ils peuvent connaître instantanément les délais de livraison et le prix net de leur achat. « Nous avons entré 2,3 milliards de pré-calculs. Il suffit d’indiquer son code postal.  » Leur modèle ? Amazon, pour la qualité de service. Comme le groupe de Jeff Bezos, la start-up a créé un abonnement, à 500 euros la première année, puis 250 euros, au Club by Agrico, qui donne accès à des promotions et des ventes flash. La dernière concernait des pièces d’usure pour charrue avec des remises jusqu’à 40%.  » Nous en avons vendu 200 en 3 jours « , raconte l’entrepreneur pas encore trentenaire.

LES ACTUALITÉS D’AGRICONOMIE

  • Agriconomie poursuit son expansion en dehors de France, notamment en Belgique. Aujourd’hui,  le marché belge représente un pourcentage significatif du CA de l’entreprise : 5 % du volume de ventes de l’entreprise provient de Belgique. Avec un objectif de 10 % pour la fin d’année, Agriconomie continue de conquérir ce marché stratégique.
  • Agriconomie a élargi son offre récemment avec la plateforme logistique propre à l’entreprise pour optimiser le service rendu aux agriculteurs et adopter les réflexes des professionnels du e-commerce B2C. Grâce à leur propre espace de stockage dans les locaux d’Agriconomie, l’entreprise garantit l’expédition sous 24 heures pour certains produits agricoles (pièces, semences, etc).
  • La jeune entreprise s’apprête à embaucher 30 % de nouveaux collaborateurs en proposant 15 postes en CDI.
WEENAT

Avec Jérôme Le Roy, président fondateur

Weenat développe des capteurs connectés pour l’agriculture.

Jérôme Le Roy: « L’enjeu majeur pour les prochaines décennies est de produire mieux, de manière durable et rentable. Dans un contexte de changement climatique, les rendements agricoles sont mis à mal par un manque d’informations météorologiques et agronomiques, en temps réel sur la parcelle.

LES CHIFFRES CLÉS DE WEENAT

  • Date de création: 2014
  • Siège social: Nantes
  • CA: 500 000€
  • Effectif: 15
  • Bureaux aussi à Lille
  • Plus de 2200 capteurs installés en France et dans le monde
  • Plus de 1000 clients
  • 98% de réabonnements
  • 8 types de capteurs

Comment la start-up Weenat a dépassé le seul champ des capteurs connectés

Dans l’Usine NouvelleLancée en 2014, la start-up Weenat a dépassé le champ du hardware pour coupler ses capteurs connectés destinés aux agriculteurs à une plateforme Web de services agronomiques, une application et des alertes.

Créée en 2014, la start-up nantaise Weenat avait défriché le marché des objets connectés dans l’agriculture. Sur un marché de plus en plus concurrentiel, l’entreprise a étendu son offre au software, explique son fondateur et dirigeant, Jérôme Le Roy : « En plus des capteurs autonomes lancés il y a trois ans, Weenat propose des solutions globales d’agronomie connectée. On a inventé les capteurs connectés, maintenant on fait surtout des solutions d’agronomie de précision. L’agriculteur achète ses capteurs et s’abonne à une plateforme sur laquelle on développe des services : observation des données de la parcelle, géolocalisation, optimisation des décisions d’irrigation, météo et calcul des sommes de température selon les stades de cultures ». 20% du chiffre d’affaires sont investis chaque année en recherche et développement.

Des clients fidèles

Pluviométrie, tensiométrie, anénométrie, hygrométrie (humidité de l’air), mesures de température de l’air et du sol : les capteurs de Weenat sont devenus, au fil des années, multifonctions, moyennant un investissement initial de 498 euros et un abonnement annuel de 119 euros. Ces sommes ne semblent pas décourager les agriculteurs, qui se réabonnent à hauteur de 98%. C’est ce taux qui a convaincu Jérôme Le Roy d’amplifier ses efforts en la matière. « Les agriculteurs gagnent en efficacité économique, technique et environnementale. Ils peuvent enregistrer des photos ou incidents pour les retrouver, consigner la vie de l’exploitation, télécharger des graphiques et accéder à une météo qui mélange des modèles de prévisions météo et nos datas », s’enthousiasme l’entrepreneur. La start-up s’appuie sur les données des capteurs, en copropriété, qu’elle complète avec des informations externes et des outils comme Ekylibre, un logiciel de gestion parcellaire en open-source. (…)

La plateforme est déjà disponible en trois langues, pour aborder un développement en Europe de l’Est et aux Pays-Bas.

LES CLIENTS: Des groupements d’agriculteurs mais aussi des grands groupes (une dizaine) comme Bonduelle ou McCain qui recommandent les produits Weenat aux agriculteurs avec lesquels ils travaillent.

QU’EST-CE-QUE LA FERME DIGITALE?

Cofondée en 2016 par Paolin Pascot et Jérôme Le Roy, la Ferme Digitale est une association de startups du monde agricole, dont l’objectif commun est de permettre aux agriculteurs de gagner en performance grâce à des solutions digitales innovantes et d’être relié à 360° avec leur environnement : parcelle, fournisseurs, matériel, clients.

Une vingtaine de startups de l’Agtech, parmi lesquelles:

  • Entomo Farm
  • Mon Potager
  • La ruche qui dit oui
  • Naio technologies

« L’idée est d’acculturer la profession au numérique », explique Florian Breton

On l’oublie souvent, mais les agriculteurs sont la catégorie socioprofessionnelle la plus connectée. Chefs d’entreprise aux multiples casquettes, ils doivent accomplir de nombreuses tâches administratives en ligne ainsi que collecter les informations sur les facteurs extérieurs dont dépend leur activité, afin de prendre les bonnes décisions: météo, géopolitique, marchés. Seuls les plus âgés ont parfois du mal à se convertir au numérique, d’autant plus que quelques gros distributeurs ne les y encouragent pas, craignant l’indépendance et la transparence que cela implique. (La Tribune)

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ENTOMO FARM veut créer la plus grande usine d’élevage d’insectes en France. C’était au Business Club (podcast)

Publié le Mis à jour le

logo entomoLogo-BFMBusiness-sans-contourAu Business Club de France

Uniquement sur BFM Radio! 

→ Diffusion : samedi 22/4/2017 à 7h | dimanche 23/4/2017 à 14h


TALK 1: ZOO DE BEAUVAL: un excellent bilan 2016 et un bébé panda à venir?

TALK 2: ENTOMO FARM cherche 500 000 € sur Sowefund

TALK 3 :MARCO VASCO lance Prestige Voyages 

TALK 4: Le rendez-vous du Médiateur des Entreprises, avec Pierre Pelouzet

TALK 2: ENTOMO FARM, avec Grégory Louis, cofondateur

(Ré)écouter et télécharger cette interview:

logo entomoUn an après un premier tour de table de 1,2 M€, Entomo Farm revient sur la plateforme d’investissement Sowefund.com pour financer l’aménagement d’un site industriel de 4000m2 à Libourne (33) dédié à l’élevage et à la transformation d’insectes.

En Mars 2016, Entomo Farm avait réussi à réunir plus de 900 000 euros sur le site d’investissement participatif Sowefund.com pour financer le développement de son système éco-industriel d’élevage d’insectes. Dans les mois qui ont suivi, la startup girondine a reçu plus de 4 000 tonnes de requêtes clients pour de la farine d’insectes. « Nous avons décidé de conserver notre technologie d’élevage et de devenir producteurs de farine d’insectes » explique Grégory Louis, PDG d’Entomo Farm.

Un marché européen d’1 million de tonnes prêt à s’ouvrir

En décembre 2016, la Commission Européenne a validé une proposition autorisant l’usage des farines d’insectes dans l’alimentation des poissons d’élevage à partir du 1er juillet 2017. L’ouverture du marché européen, qui consomme chaque année plus d’1M de tonnes de farines de poissons, pousse Entomo Farm à accélérer son déploiement industriel. « Pour nous, tout l’enjeu de 2017 est d’atteindre une capacité de production de plusieurs tonnes de farine d’insectes chaque mois » résume Clément Soulier, co-fondateur et directeur industriel d’Entomo Farm.

La farine d’insecte : une alternative à l’épuisement des océans

La pisciculture, qui connaît une croissance continue de 8% par an depuis les années 1970, repose paradoxalement sur la pêche en mer pour alimenter ses élevages en protéines. On estime ainsi qu’il faut pêcher 4 kg de poisson sauvage pour produire 1kg de poisson d’élevage. Dans un contexte d’épuisement des ressources maritimes, les pisciculteurs cherchent activement de nouvelles sources de protéines animales pour remplacer les farines de poissons. Avec une teneur en protéines supérieure à 70%, la farine d’insectes d’Entomo Farm représente une alternative durable et écologique pour l’alimentation des poissons d’élevage, mais aussi pour d’autres espèces naturellement insectivores, comme les volailles et les porcs.

 Le site de Libourne, la première pierre d’une grande coopérative agricole de l’insecte

Avec 3400m2 dédiés à la production, Entomo Farm disposera à Libourne (33) de la plus grande usine d’élevage et de transformation d’insectes en France. Cependant, ce premier site, qui produira 30 tonnes d’insecte par mois, ne permettra pas de répondre à la demande. « Pour produire des volumes significatifs rapidement, nous allons créer une coopérative agricole en Gironde » annonce Grégory Louis. « Nous proposons aux agriculteurs de prendre en charge la phase de maturation des insectes en s’appuyant sur nos outils et nos procédés d’élevage. Entomo Farm leur fournit les larves, transforme les insectes et commercialise les produits finis. Le modèle coopératif a fait ses preuves en agriculture. Nous commencerons cette phase dès 2017. »

 

A propos d’Entomo Farm

Créé il y a tout juste 3 ans, le 11 avril 2014, Entomo Farm est le premier producteur français de matières premières naturelles issues de l’insectes : farine de protéines, huile d’insecte et amendement organique. La société exploite un système de production éco-industriel propriétaire qui garantit des produits finis sans polluants et traçable à 100% pour la filière agro-alimentaire.

Mardi bonheur ! 18 avril :)

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Un petit récap des bonnes nouvelles de la semaine passée! 

ACTILITY, FUTURE LICORNE FRANÇAISE?
AAEAAQAAAAAAAAyVAAAAJDRmZjJjYzg4LWQzODYtNGU2ZS04OWY5LTQ0MWYxMmFiOWZhNgActility accélère son développement dans les solutions Internet des Objets avec une levée de fonds de 75 millions de dollars
La croissance de la société est centrée sur des solutions d’internet industriel à destination de secteurs clés tels que la logistique, le bâtiment connecté ou l’énergie. Creadev, Bosch et Inmarsat ont rejoint les investisseurs historiques d’Actility, tels que idinvest, Bpifrance, Ginko Ventures, KPN, Orange Digital Ventures, Swisscom et Foxconn. De nouveaux investisseurs stratégiques s’ajouteront à cette levée de fonds sursouscrite ce mois-ci. La levée a été réalisée sans l’intervention de banques.

LE FMI PLUS OPTIMISTE SUR LA CROISSANCE MONDIALE EN 2017
croissance_trt_5L’économie mondiale se porte un peu mieux. , le Fonds monétaire international (FMI) a légèrement revu à la hausse ses prévisions de croissance. Il prévoit une progression de 3,5% pour 2017 alors qu’il tablait sur 3,4% en janvier et octobre derniers.

LA POSTE RACHÈTE L’AGENCE DIGITALE AMETIX

CP-DOCAPOST-Ametix.pngAmetix compte 250 salariés dont un pool d’experts aux profils pointus et aux compétences variées – expertises en data, en webmarketing, en infrastructure, savoir-faire dans les frameworks de développement en vogues – qu’elle dépêche pour des missions ponctuelles. « Nous avons monté en parallèle une activité de conseil pour accompagner nos clients dans l’organisation RH et le recrutement 2.0 », complète Vincent Klingbeil, cofondateur d’Ametix.

Plus d’infos 


 

VENTE PRIVÉE RACHÈTE LE PETIT BALLON 

Le Petit Ballon, l’acteur disruptif du vin en ligne annonce une prise de participation majoritaire de vente-privee. Un rapprochement qui va positionner à terme Le Petit Ballon comme un des leader de la vente de vin sur internet… Voici le tout nouveau site dédié:

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ENTOMO FARM VEUT CRÉER LA PLUS GRANDE USINE D’ÉLEVAGE D’INSECTES DE FRANCE

AAEAAQAAAAAAAAaIAAAAJGYwODQ0OTdiLWI4NmQtNDcxZC1iOTRiLTk5Y2Y2YTMxNTkyZALa société girondine Entomo Farm, dédiée à la production de farines d’insectes, vient de lancer une campagne de crowdfunding sur la plateforme Sowefund. La société, qui prend possession à la fin du mois de son usine de Libourne, a complètement revu sa stratégie après la décision européenne qui s’appliquera en juillet et autorise l’usage des protéines d’insectes dans l’alimentation des poissons d’élevage.

Plus d’infos 

 

 

Entomo Farm: des insectes pour l’alimentation animale. C’était au Business Club (podcast)

Publié le Mis à jour le

Dans le Business Club de France | Uniquement sur BFM Business RadioBFM-BU-RADIO

→ Diffusion : samedi 20/02/2016 à 7h | dimanche 21/02/2016 à 15h

Talk 1 : ENTOMO FARM lève des fonds pour sa solution industrielle d’élevage d’insectes

Talk 2 : DARTY choisit HELLO CASA pour offrir des services de bricolage

Talk 3 : ADICTIZ: après Paf le chien, la startup booste les marques par le jeu en ligne

Talk 4: Le rendez-vous du médiateur des entreprises, avec Pierre Pelouzet

TALK 1: ENTOMO FARM, avec Grégory Louis, cofondateur

Pour écouter, réécouter et télécharger cette interview:

logo entomo.jpgAvec ses systèmes d’élevage d’insectes, Entomo Farm propose aux pisciculteurs de reprendre la main sur leurs approvisionnements en produisant eux-mêmes leurs protéines animales, directement sur site. Installée en Aquitaine, la première région piscicole de France, la startup a notamment reçu des marques d’intérêt des éleveurs d’esturgeons. A l’échelle mondiale, les farines d’insectes pourraient se substituer en partie aux 6 millions de tonnes de farines de poissons produites chaque année.

COMMENT ÇA MARCHE ?

La startup a breveté un système d’élevage à haut rendement maitrisé. Ce système est composé de trois éléments. Une zone végétale, où les insectes sont nourrit avec des végétaux cultivés sur site, sans produits chimiques afin d’assurer une traçabilité totale. Une zone d’élevage, qui offre un environnement contrôlé, qui permet de maximiser le rendement au mètre carré. Enfin, une zone d’abattage, avec une méthode qui respecte le bien être animal en préservant la qualité et l’hygiène du produit final.

Pour répondre aux besoins du marché, Entomo Farm propose 2 offres :

L’Entomopolis : Une exploitation industrielle sédentaire sur mesure. Capacité de production : >1000 tonnes / an.

L’Entomo Box : Une unité de production autonome et modulable. Capacité de production : 5 tonnes / an sur 28m2.

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Le système d’élevage industriel d’insectes inventé par Entomo Farm

BUSINESS MODEL

Entomo Farm se positionne comme le premier équipementier de la filière insecte. Entomo Farm dégage des revenus sur la conception et la fabrication sur-mesure de systèmes d’élevage d’insectes clé-en-main, leur maintenance et la formation des utilisateurs.

LU SUR LA TRIBUNE: « Nous ne sommes pas moins chers mais dans l’insecte, il n’y a pas que la protéine animale. Il y a aussi des acides aminés, des vitamines, qui permettent à l’insecte d’être compétitif face à la farine de poisson« , relativise le fondateur de la startup.

Sur le terrain environnemental en revanche, Entomo Farm a tout bon. Consommer des insectes permet de préserver les ressources halieutiques, de ne plus vider les océans.

 » C’est complètement aberrant de se dire que l’on pêche quatre kilogrammes de poisson pour nourrir un kilogramme d’élevage. On est pas en train de dire que ce que font les pisciculteurs n’est pas bien. On cherche simplement à leur dire qu’aujourd’hui il y a une nouvelle alternative », explique M.Grégory Louis.

Un cœur de cible élargi ?

Une fois le marché de la pisciculture conquis, Grégory Louis n’exclut pas de proposer ses produits pour remplacer les farines utilisées dans l’alimentation des élevages de porcs ou de volailles. La solution peut plaire, surtout dans un contexte de débat sur le retour des protéines animales dans l’alimentation du bétail.

« On espère pouvoir s’introduire après sur ces marchés, [..] d’autant que l’insecte parait beaucoup plus naturel », affirme le directeur d’Entomo Farm qui questionne l’intérêt de donner des farines de poisson à des volailles.

De nombreux défis

Conditions d’élevage des insectes à grande échelle, règles d’hygiène et de sécurité ou encore risques d’allergie… Le marché de l’insecte, en pleine expansion, doit répondre à de nombreux challenges. Mais le plus grand reste l’appréhension du public, et du législateur.

Pour l’instant, la loi autorise la consommation d’insectes uniquement dans le cadre de dégustations découvertes. Par ailleurs, il est interdit de nourrir des insectes directement aux animaux : la transformation en farine est une étape obligatoire. Sensibiliser le public est donc une mission principale pour les acteurs du secteur.

 » En France, il y a cette particularité c’est qu’on mange d’abord avec nos yeux. Il y a une barrière psychologique quand on voit un insecte », explique Grégory Louis. Pour y pallier, « On a un projet à la Caserne Niel d’implanter une zone pédagogique pour pouvoir sensibiliser le jeune public. »

L’entreprise pense atteindre son seuil de rentabilité à partir de la fin de l’année 2017.

L’ACTUALITÉ

Une levée de fonds est en cours sur SOWEFUND, depuis novembre 2015 – Montant visé: 500 000 €

Cette levée de fonds est une première étape, avant de se positionner à l’international en 2017. D’ici trois ans, Entomo Farm vise 3 millions d’euros de chiffre d’affaires et entend doubler ses effectifs dès l’année prochaine. « Nous allons passer à dix salariés », indique Gregory Louis. (article intégral sur Sud Ouest)