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délais de paiement

Cinq pistes pour se faire payer plus vite

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salaire-argent-smic_4540698.jpgLu sur Les Echos – Vérifier les factures avant l’échéance, facturer des pénalités de retard ou passer à la facturation électronique sont autant de bonnes idées pour réduire les délais de paiement de ses clients.

 

Alors que le récent rapport de l’Observatoire des délais de paiement établit que les entreprises françaises subissent des retards de paiement moyens de près de 12 jours , Denis Le Bossé, président du cabinet ARC, spécialisé dans le recouvrement de créances, nous livre quelques conseils pour réduire le délai d’encaissement de ses factures clients :

1. Vérifier avant l’échéance que les factures ont bien été reçues et qu’elles ne sont entachées d’aucun litige. En contactant le client une quinzaine de jours avant la date d’échéance, l’entreprise peut s’assurer que la facture a été réceptionnée, mais aussi que le client est enclin à la régler. Il s’agit d’anticiper un éventuel litige ou la non-réception du document, si ce dernier n’est pas encore dématérialisé.

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Médiation des entreprises: les chiffres clés 2015-2016

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Créé en 2010, le service de médiation s’adresse à tous les acteurs économiques, publics comme privés. Il les aide à résoudre les difficultés pouvant émerger dans le cadre d’une relation contractuelle ou de la commande publique. Ce service, gratuit et confidentiel, vise à résoudre le différend en moins de trois mois et de façon amiable, en aidant les deux parties à trouver, elles-mêmes, une solution, formalisée par un protocole d’accord.

⇒ Chaque semaine, dans l’émission Business Club de France sur BFM Business Radio, la Médiation des Entreprises répond aux questions des entrepreneurs, quel que soit leur secteur d’activité.

Retrouvez ici tous les Rendez-vous du Médiateur au Business Club de France

LES CHIFFRES CLÉS 

Source: brochure « Renforcer la confiance entre les acteurs économiques » – Téléchargez le pdf: le_mediateur_des_entreprises

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Le retour du rendez-vous du médiateur! C’était au Business Club

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Pierre Pelouzet, médiateur des entreprises

Chaque semaine, pour la 3ème année consécutive, Pierre Pelouzet, médiateur des entreprises, répond aux témoignages et questions des entrepreneurs qui ont rencontré des difficultés contractuelles avec un client, un fournisseur, une administration, une banque.

Problème de délais de paiement, de propriété intellectuelle, de crédit impôt recherche, rupture de contrat abusive, modalités de commande/livraison, racket au CICE… Pierre PELOUZET, le Médiateur national, met tout en œuvre avec ses équipes pour vous aider, partout en France.

En cette rentrée, quelques petits rappels « pratiques » pour nos auditeurs :

  • 98 % des saisines du Médiateur proviennent de TPE et PME.
  • 75 % de nos médiations aboutissent à un succès.
  • En 2015, nous avons traité près de 900 dossiers de médiation.
  • Dans 66 % d’entre eux, nous étions saisi concernant un problème de relations contractuelles avec un partenaire d’affaires privé ou public (hors commande publique), et dans 34 % des cas il s’agissait de commandes publiques.

Pour écouter, réécouter et télécharger cette interview:

⇒ Et retrouvez tous les podcasts du rendez-vous du médiateur ICI

La confiance entre les acteurs économiques, une des clés de la compétitivité de l’économie française. 

logo-mediateur-entreprisesRestaurer la confiance entre les acteurs de notre économie est l’une des clés de la compétitivité française. En renouant le dialogue, en mettant à plat les difficultés qui peuvent survenir dans une relation commerciale, les entreprises qui font le choix de la médiation misent sur la poursuite de relations d’affaires à moyen et long terme et sur le renforcement des écosystèmes régionaux ou de filières industrielles.


Les acteurs d’une même filière ont un intérêt collectif : PME et grands groupes s’apportent mutuellement, et c’est leur complémentarité qui est la clé pour conquérir des marchés, en France comme à l’export. Le temps et l’argent que l’on « épargne » en évitant un contentieux avec un client ou un fournisseur peut être investi dans la recherche, le marketing, le commercial !

Cette confiance passe également par un changement culturel, que le Médiateur des entreprises cherche à stimuler avec toutes les bonnes volontés qui adhèrent à la Charte Relations fournisseur responsables, ou qui visent « l’excellence achats » du Label RFR, décerné en partenariat avec le CDAF.

Comme en témoignent les entreprises qui parlent à l’antenne de BFM BUSINESS, la médiation cherche à passer d’une culture de la « conflictualité » à une culture du « dialogue ».

Si vous avez une hésitation avant de nous saisir, n’hésitez pas à nous poser une question via notre site internet www.mediateur-des-entreprises.fr . Une réponse vous sera apportée en moins de 3 jours en moyenne. La confidentialité absolue est garantie.

Une fois saisi du différend, le Médiateur ne contactera l’autre partie au litige qu’après une première réunion avec vous, et après avoir reçu votre accord !

Entrer en médiation est sans risque. Le seul risque que vous prenez, c’est de dénouer rapidement un différend avec l’un de vos clients ou fournisseurs !

Litiges liés à la commande publique : saisissez-nous !

Quel que soit le montant du marché public, et qu’il s’agisse d’une commune, d’une intercommunalité, d’un département, d’une région ou d’un ministère : le Médiateur pourra vous aider à dénouer un différend avec votre client acteur public.

Les marchés publics sont soumis à un formalisme assez lourd, qui peut parfois s’accompagner d’erreurs administratives ou d’incompréhensions, du côté du client comme du côté du fournisseur.

Nos médiateurs spécialement formés savent « mettre à plat » le litige, avec l’objectif de trouver une solution rapide, légale et satisfaisante pour les 2 parties.

 

Spéciale Prix des délais de paiement: les lauréats donnent l’exemple! C’était au Business Club (podcast)

Publié le Mis à jour le

BFM-BU-RADIODans le Business Club de France | Uniquement sur BFM Business Radio

→ Diffusion : samedi 11/06/2016 à 7h | dimanche 12/06/2016 à 15h

EMISSION SPÉCIALE PRIX DES DÉLAIS DE PAIEMENT
La cérémonie a eu lieu mercredi 8 juin à Bercy
Le Business Club reçoit cette semaine les lauréats!

Pour écouter, réécouter et télécharger cette émission:

NOS INVITÉS

  • Pierre Pelouzet, Médiateur des Entreprises

LES LAURÉATS

  • Serge Marcellak, Maire de Noeux-Les-Mines 
  • Marc Thiercelin, Directeur qualité, emploi local et politiques publiques de l’UGAP
  • François Behr, Président de Silix
  • Pierre-Yves Lévy, Président d’Outilacier 
  • Hervé Guines, Directeur financier France de Terreal
  • Serge Pouhaer, Directeur centres de services « Procure to Pay » de la Société Générale

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La France détient le triste titre de champion d’Europe des retards de paiement!

Selon le 3ème indicateur trimestriel sur les retards de paiement, par La Médiation des Entreprises et Altarès, publié le 4 février 2016, les retards de paiements des grands donneurs d’ordre peinent à se résorber. Leurs retards de règlement sont proches des 3,9 milliards d’euros à fin décembre 2015.

  • Le retard de règlement moyen des 120 entreprises grands donneurs d’ordres s’établit à fin décembre 2015 à 13,7 jours contre 13,5 jours lors du précèdent indicateur à fin juillet.
  • Près d’un grand donneur d’ordres sur deux (43%) reporte ses paiements d’au moins 15 jours. C’est 12% de plus que la moyenne de l’ensemble des entreprises françaises.
  • Au-delà des 4Md€ au cours du premier trimestre 2015, et jusqu’à 4,163 Md€ en janvier 2015, le montant des retards de paiement des 120 grands donneurs d’ordres représente encore 3,894 Md€ à fin décembre 2015, à peine inférieur à sa moyenne des douze derniers mois (3,930 Md€).

Dysfonctionnement de la chaine de facturation pour certains, insuffisante volonté d’améliorer la relation fournisseur pour d’autres, ces retards de paiements fragilisent les trésoreries déjà fortement sollicitées des PME, en particulier celles qui sont des fournisseurs non stratégiques. Les entreprises subissant des retards de paiement ne doivent pas hésiter à saisir la Médiation des entreprises : un dispositif gratuit, rapide et totalement confidentiel, qui dans 75% des cas aboutit à une solution satisfaisante pour les deux parties.

Pour Pierre PELOUZET, médiateur des entreprises, « Réduire les délais de paiement est prioritaire pour redresser la compétitivité de notre économie. J’appelle les entreprises, de toutes tailles, à rejoindre le chantier de la transformation des pratiques d’achat, que de nombreuses entreprises ont déjà entrepris : c’est en jouant collectif que les acteurs économiques gagneront des marchés ».

→ PRIX ORGANISME PUBLIC: UGAP (Union des groupements d’achats publics), avec Marc Thiercelin, Directeur de la qualité, de l’emploi local et des politiques publiques de l’UGAPlogo ugap.jpg

Cette centrale d’achat public, EPIC placé sous la tutelle des ministères chargés du budget et de l’éducation nationale, propose à ses fournisseurs depuis mi-2015 un système d’affacturage inversé collaboratif, une solution particulièrement innovante dans le secteur public.

« Eu égard au nombre très important de TPE/PME, comme d’ETI, parmi ses plus de 600 fournisseurs, l’UGAP est très attachée à leur santé financière, gage de leur performance et de la qualité du service rendu, ainsi que de la pérennité de concurrences crédibles. Avec ce système d’affacturage inversé et collaboratif, les fournisseurs de l’UGAP ont la possibilité de céder leurs factures, à des conditions de taux particulièrement attractives, en totalité ou au cas par cas, selon leurs besoins de trésorerie, au partenaire financier sélectionné par l’UGAP à l’issue d’une procédure de mise en concurrence. Ils bénéficient alors d’un paiement en quelques jours leur permettant de réaliser un gain en trésorerie de 20 à 25 jours. Les factures cédées au partenaire financier sont ensuite payées par l’UGAP à ce dernier à échéance de 30 jours. Une logique de «Supply Chain Finance» reposant sur une relation équilibrée client (donneur d’ordre) – fournisseur – factor, avec intérêt pour chacune des parties. »

Chiffres et pratiques en matière de délais de paiement :

  • Délais moyen de paiement en 2015 : 29 jours
  • Paramétrage dans le système d’information (SAP PGI) afin d’être en-dessous du délai global de paiement de 30 jours.
  • Mise en place du contrôle hiérarchisé de la dépense, permettant ainsi de ne plus demander systématiquement des pièces justificatives aux fournisseurs et suspendre les paiements, en cas de non réception des dites pièces. Dématérialisation de la transmission des factures : près de 70 % de factures dématérialisées en 2015, 100 % prévus en 2017
  • Plateforme d’échanges entre l’UGAP et ses fournisseurs qui offre en temps réel visibilité sur le statut des factures, et possibilité de choix des factures à céder pour les fournisseurs ayant opté pour la cession partielle

A noter : le délai de paiement réglementaire qui s’applique à l’UGAP, compte tenu de son statut d’EPIC, est de 60 jours. Toutefois, dès lors que le délai de paiement qui s’applique à ses principaux clients (Etat, collectivités territoriales) est de 30 jours, l’UGAP applique également dans ses relations avec ses fournisseurs un délai de paiement de 30 jours. Ce choix lui permet ainsi d’être aussi compétitive vis-à-vis de ses fournisseurs que lorsqu’ils peuvent être en relation directe avec un client public éligible à l’UGAP.

L’UGAP en bref (2015) :

  • Statut : EPIC
  • Siège : Champs-sur-Marne (Seine-et-Marne)
  • 1 249 salariés
  • Environ 600 fournisseurs et 200 entreprises cotraitantes
  • 2,3 Md d’euros de budget traité (factures fournisseurs et achats pour revente)
  • Serge Marcellak, maire de Noeux-Les-Mines

 

→  PRIX TERRITOIRES: Ville de Nœux-les-Mines (Pas-de-Calais), avec Serge Marcellak, maire de Noeux-les-Mines

noeux-les-minesPour cette commune de 12 509 habitants, le respect et la diminution des délais de paiement participent à l’enjeu de fidélisation et de l’élargissement de l’éventail des fournisseurs, et bien sûr à l’image globale des collectivités compte tenu de leur responsabilité vis-à-vis de la dépense publique dans l’économie nationale.

« La sauvegarde ou le maintien de notre tissu commercial, industriel et artisanal passe selon nous par l’accompagnement des TPE et, partant, par la consolidation de leur trésorerie. La multiplication des candidats aux marchés publics produit des effets bénéfiques en termes financiers et qualitatifs de l’offre de service que nous proposons aux administrés. »

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Chiffres et pratiques en matière de délais de paiement :

  • Délai moyen de paiement en 2015 : 20,25 jours
  • Objectif 2016 : 16 jours de délais de paiement des fournisseurs
  • Une politique transversale :
    • deux agents à temps plein pour augmenter la fréquence et la rapidité de mandatement des factures fournisseurs
    • dématérialisation du paiement
    • un circuit interne direct fluide de la réception de la facture à la validation du service fait
    • un travail important sur les épargnes, les fonds de roulement et la trésorerie (triplée en 5 ans) garantissant la possibilité de régler la facture au moment de la commande
  • Une discipline d’achat généralisée et centralisée :
    • détermination des besoins bien en amont de la livraison
    • généralisation de l’octroi d’acomptes dans les règlements de consultation des marchés publics, y compris pour de petits montants (et l’absence de refus des avances dans les cahiers des charges)
    • multiplication des marchés à bons de commandes

Ville de Noeux-les-Mines en bref (2015) :

  • Statut : collectivité territoriale du Pas-de-Calais (62)
  • 12 509 habitants
  • Maire : Serge Marcellak
  • 220 salariés municipaux
  • Budget traité : 24,3 millions d’euros
  • 470 fournisseurs
  • Serge Pouhaer, directeur des centres de services partagés « Procure to Pay » de la Société Générale

 

→  PRIX GRAND GROUPE – Société générale – avec Serge Pouhaër, Directeur des centres de services partagés « procure to pay » de Société Générale

logo societe generaleSociété Générale est le premier grand groupe français à viser un paiement sous 30 jours pour tous ses fournisseurs.

« En tant que banque française, l’une de nos missions principales est de soutenir l’économie française, et d’aider les entreprises à se développer dans de bonnes conditions. En 2015, nous avons injecté 2,5 milliards d’euros de liquidité à 30 jours en réduisant le délai de paiement de 60 à 30 jours. Notre ambition de payer sous 30 jours s’applique à tous les partenaires, qu’ils soient clients ou simples fournisseurs. »

Chiffres et pratiques en matière de délais de paiement :

  • 65 % des factures payées sous 30 jours au 4e trimestre 2015 (contre 38 % en 2013).
  • 89 % des factures payées sous 60 jours (81 % en 2013)

Depuis mi-2014, mise en place d’un projet de paiement des fournisseurs sous 30 jours (entre la date de facture et la date de l’ordre du virement), avec notamment :

  • simplification de l’acheminement des factures avec la centralisation de l’adresse d’envoi.
  • réduction du nombre de validation en interne.
  • déploiement d’un processus de paiement avec validation après le paiement pour les factures inférieures à un seuil déterminé, afin d’accélérer les règlements (représentant 25 % du volume des factures).
  • Paramétrage dans notre référentiel fournisseur avec une échéance à 30 jours.
  • Campagne de relance de factures échues auprès des donneurs d’ordre en interne.
  • Campagne sur les encours fournisseurs pour éviter toutes relances et dégradation de la relation fournisseur.
  • Positionnement de l’indicateur de performance sur le volume de factures, pour privilégier les TPE/PME.
  • Mise en place d’un processus pour les factures urgentes.

En 2016, objectif de payer 75 % des fournisseurs sous 30 jours.

Parmi les actions dans les prochains mois, Société Générale souhaite déployer un portail permettant de dématérialiser les factures des fournisseurs gratuitement, et correspondant à tous les profils.

Société Générale en bref (2015)

  • SA à conseil d’administration
  • Siège : Paris
  • 46 000 salariés
  • 25,6 Md euros de produit net bancaire
  • 8 400 fournisseurs français actifs
  • 200 000 factures (2,5 milliards d’euros)

 

→ PRIX PME : OUTILACIER – avec Pierre-Yves Lévy, président 

Outilacier logo.pngCette entreprise distribution d’outillages et de fournitures industrielles (Vaulx-en-Velin, Rhône) a fait des délais de paiement de ses fournisseurs un outil au service de la performance d’un écosystème d’entreprise. Pour ce distributeur responsable (exclusivement en B to B), c’est aussi un moyen de cofinancer le besoin en fonds de roulement de partenaires avec lesquels Outilacier développe des innovations et crée donc de la valeur pour tous.

« Le respect des engagements en termes de règlement de nos fournisseurs est un élément fort de la relation, et ne doit souffrir d’aucune dérive. Nous avons l’ambition de soutenir le développement de nos fournisseurs qui le méritent. Et nous sommes reconnus pour cela. La trésorerie de l’entreprise ne doit pas se construire au détriment d’autrui. Payons même nos fournisseurs en avance, s’ils l’acceptent ! »

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Pierre-Yves Lévy, président d’Outilacier

Chiffres et pratiques en matière de délais de paiement :

  • Délai moyen de paiement en 2015 : 41 jours
  • Objectif 2016 : 39 jours de délais de paiement des fournisseurs
  • Pas de conditions imposées mais principes de négociation et d’accord des parties.
  • En plus des conditions standards qui découlent de l’accord des parties, le fournisseur, toujours avec l’accord de celui-ci, peut avoir des conditions spécifiques :
  • Paiement dès réception de facture et par anticipation (30 à 40 % des factures fournisseurs) par rapport aux conditions de règlement selon la loi LME, pour la majorité des fournisseurs de type TPE/PME qui l’acceptent.
  • Paiement à la commande sur facture Pro-forma ou sur facture d’acompte, pour la totalité ou une partie de la commande, pour les TPE/PME qui le demandent ou à qui Outilacier le propose pour cofinancer leur BFR.
  • Depuis 2006, Outilacier est apte à recevoir, émettre, et traiter toute facture dématérialisée. 
  • La PME a également mis en place un système de GED (gestion électronique de document), avec liaison automatisée entre l’image des pièces émises par le fournisseur (devis, accusé de réception de commande, facture…) et son enregistrement commercial et comptable au sein de l’ERP.

OUTILACIER en bref (2015) :

  • Statut : SAS
  • Siège : Vaulx-en-Velin (Rhône)
  • 30 salariés
  • 30,4 millions de CA
  • 1 919 fournisseurs actifs
  • 3 000 factures saisies en moyenne/mois

 

→ PRIX PME : SILIX – avec François Behr, président de Silix

silix logo.pngCette société de négoce de matériaux de construction (Marange-Silvange, Moselle), reprise il y a un an et demi par François Behr, estime que le délai de paiement est un enjeu primordial mais surtout une marque de respect envers ses fournisseurs, dans un secteur d’activité actuellement en proie à des difficultés de marché. C’est notamment grâce à l’intégration informatique des achats que la PME mosellane a diminué et continue de diminuer le délai de paiement de ses fournisseurs. Pour renforcer la trésorerie de ses partenaires TPE/PME, Silix propose notamment un paiement comptant à réception de facture sous conditions.

«Au-delà des effets financiers, il s’agit d’acquérir et conserver la confiance des fournisseurs, contribuer à la fluidité des relations commerciales. L’étiquette « bon payeur » est gage d’une ouverture vers des relations commerciales avec de nouveaux fournisseurs. »

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François Behr, président de Silix

Chiffres et pratiques en matière de délais de paiement :

  • Délai moyen de paiement en 2015 : 32 jours
  • Objectif 2016 : passer à 30 jours en développant davantage le paiement par escompte à réception de facture et un objectif ambitieux d’être à 0 retard.
  • Informatisation du circuit de validation du paiement de la commande fournisseurs à la comptabilisation de la facture fournisseur
  • Mise place d’une traçabilité des factures entrantes afin d’en éviter le blocage ou la perte dans le circuit de validation 
  • Informatisation du suivi des litiges sur facture
  • Dissociation du traitement du litige et de la mise en paiement de la facture
  • Proposition d’un paiement comptant à réception de la facture sous conditions

SILIX en bref (2015) :

  • Statut : SAS
  • Siège : Marange-Silvange (Moselle)
  • 18 salariés
  • 176 fournisseurs actifs
→  PRIX ETI : Terreal – avec Hervé Guines, Directeur financier France de Terreal

Logo_terreal_fond_blanc.jpgPour Terreal, entreprise de fabrication de matériaux de construction (Suresnes, Hauts-de-Seine), le respect des engagements envers ses milliers de fournisseurs est particulièrement essentiel et stratégique. Sa ligne : d’abord régler les factures dans les délais convenus. Pour ce faire, Terreal a mis en place très méthodiquement une série de procédures et prépare un code éthique intégrant le comportement vis-à-vis des partenaires fournisseurs.

« Le dialogue constant engagé avec nos fournisseurs et le respect des engagements pris et des délais de paiement constitue un enjeu stratégique et un atout important dans la relation de Terreal avec ses fournisseurs. Conserver auprès des prestataires de scoring et d’informations financières un score de comportement de paiement de 10/10 constitue notre meilleur argument ».

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Chiffres et pratiques en matière de délais de paiement :

  • Délai moyen de paiement en 2015 : 48,1 jours
  • Procédure interne et ERP pour traitement des factures fournisseurs et délais de paiement convenus
  • Actions préventives et curatives des retards
  • Reporting DPO au comité de direction au CA du Groupe
  • Mise en place d’une solution de dématérialisation de factures couplée à l’ERP fixant
  • Projet d’une charte éthique

TERREAL en bref (2015) :

  • Statut : SAS (filiale du Groupe Terreal)
  • Siège : Suresnes (Hauts-de-Seine)
  • 1 566 salariés
  • 270 millions d’euros de CA
  • Environ 8 500 fournisseurs actifs

DANS LA TRIBUNE – 9 juin 2016

Délais de paiement : les comportements exemplaires restent « minoritaires », juge Macron

Les retards de paiements touchant les entreprises françaises se sont réduits, mais les « tendances de fonds » demeurent « préoccupantes », juge le ministre de l’Économie. Le gouvernement est en passe de durcir une nouvelle fois les sanctions contre les mauvais payeurs.

Les retards de paiement des fournisseurs se sont légèrement réduit en début d’année, mais la situation reste « insatisfaisante »et demeure un « frein à la dynamique de reprise », a estimé mercredi le ministre de l’Economie, Emmanuel Macron. « La dynamique est un peu meilleure cette année », a-t-il déclaré lors de la troisième édition des Assises des délais de paiement organisées à Bercy. Selon une étude du cabinet Altarès, les retards de paiement se sont établis au premier trimestre à 12,6 jours, contre 13,6 jours en 2015.

« Malgré tout, la situation reste insatisfaisante », a-t-il ajouté.« Les entreprises qui affichent un comportement exemplaire demeurent minoritaires », a-t-il souligné, jugeant que les« tendances de fonds » demeuraient « préoccupantes » et qu’elles constituaient « un frein à la dynamique de reprise ».

Il a notamment souligné que cela constituait un véritable problème pour les entreprises innovantes, qui ont besoin de trésorerie pour pouvoir se développer rapidement.

Emmanuel Macron a indiqué que depuis le début de l’année, 87 procédures de contrôles avaient été lancées par Bercy. Par ailleurs, les sanctions à l’égard de six entreprises ont été rendues publiques sur le site de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), et 16 autres le seront dans les prochaines semaines, selon le ministre.

Durcissement des sanctions

En outre, le gouvernement est en passe de durcir encore les sanctions contre les mauvais payeurs, avec une mesure dans le projet de loi « Sapin 2 » sur la transparence de la vie économique, actuellement en débat à l’Assemblée. Elle prévoit de faire passer le plafond des amendes de 375.000 euros à deux millions d’euros, et de permettre le cumul des amendes pour les récidivistes.

Enfin, le ministre a indiqué que l’accent serait porté dans les prochains mois sur le secteur public. Selon une étude réalisée par les cabinets Compinnov et Teresa Monroe, six fournisseurs sur dix ont été payés en retard par le secteur public en 2015. Les hôpitaux et autres organismes publics de santé remportent la palme des plus mauvais payeurs, suivis par les collectivités locales et régionales, puis des administrations publiques.

« L’arsenal régalien est en place », a déclaré à l’AFP le médiateur des entreprises, Pierre Pelouzet, qui a souligné que, malgré ces mesures, le phénomène ne s’arrêterait pas du jour au lendemain.

Un médiateur gratuit

« Il faut que toutes les entreprises sachent qu’elles peuvent saisir le médiateur partout en France. C’est gratuit, confidentiel et ça marche », a-t-il souligné, indiquant que plus de 1.000 médiations étaient réalisées par an, avec un taux de réussite de 80% sur des problèmes de paiement de factures.

Concernant le secteur public, M. Pelouzet a indiqué avoir lancé des travaux avec l’Association des régions de France (ARF), l’Association des départements de France (ADF) et celle des maires de France (AMF) pour leur permettre d' »identifier toutes les bonnes pratiques leur permettant de payer en temps et en heure« .

« Un entrepreneur ne comprend pas, à juste titre, qu’un acteur public lui demande de payer ses impôts, ses taxes en temps et en heure mais qu’à la fois la même collectivité ait du retard dans le paiement des factures », a-t-il observé.

 

Délais de paiement: 15 milliards € manquent dans les caisses des PME! C’est dans le Business Club (podcasts)

Publié le Mis à jour le

BFM-BU-RADIODans le Business Club de France | BFM Business Radio

→ Diffusion : samedi 4/7/2015 à 7h et dimanche 5/7/2015 à 15h

EMISSION SPÉCIALE MÉDIATION INTER-ENTREPRISES / PRIX DES DÉLAIS DE PAIEMENT

LES DÉLAIS DE PAIEMENT, FLÉAU NATIONAL
Quel est le constat? Comment y remédier? Qui sont les « bons élèves »?

NOS INVITÉS:

  • Jean-Hervé Lorenzi – Président de Finance Innovation
  • Pierre Pelouzet – Médiateur national interentreprise
  • Jean-Baptiste Nicolas – Directeur des Finances et des Achats, Mairie de Paris
  •  Christophe Eouzan, Directeur comptable du Groupe Orange
  • Jean François Rideau – Directeur Adjoint de la plateforme Achats Finances Sud Est du Ministère de la Défense 
  • Marie-Noëlle Rigollot – Vice-présidente du Conseil départemental de l’Aube 
  • Pierre Philippe, Directeur Général Les vignerons de Buzet

→Pour écouter ou réécouter l’émission : 

La situation de la trésorerie de son entreprise est au cœur des préoccupations du chef d’entreprise. Le respect ou non des délais de paiement a un impact important sur la vie économique de notre pays.

QUELQUES CHIFFRES ET FAITS

  • En 2014, 63 000 entreprises déposaient le bilan, dont 25% pour cause de retard de paiement. Les plus touchées sont les PME,particulièrement dépendantes de leur trésorerie. Malgré la mise en place de la loi LME, un tiers des organismes règlent encore leurs factures (ou sont réglées) à plus de 60 jours !
  • La Médiation publie son premier indicateur trimestriel du comportement des 120 plus grands donneurs d’ordre en France: le montant total des retards de paiement réalisés s’élève à près de 4 milliards d’euros à la fin du mois d’avril. Et le chiffre est en augmentation par rapport à l’année dernière (3,337 milliards d’euros calculés en avril 2014 pour 3,972 milliards d’euros cette année).
  • 13 jours de retard en moyenne
  • Le crédit interentreprises reste le premier mode de financement des entreprises (5 fois plus important que les crédits bancaires à court terme). Il est estimé à plus de 635 milliards € / an soit environ 30% du PIB français.

LES PRIX DES DÉLAIS DE PAIEMENT

La 2ème édition des Prix des Délais de Paiement a eu lieu lors des Assises des Délais de Paiement le vendredi 19 juin à Bercy. Ces prix récompensent les entreprises et organismes publics ayant les pratiques de paiement fournisseurs les plus vertueuses. 

LAURÉATS 2015

  • PRIX SPÉCIAL DU JURY: Mairie de Paris
    La Mairie de Paris est passée de 45 jours de délai de paiement en 2011 à moins de 20 jours aujourd’hui! Comment? « On a centralisé les opérations, dématérialisé les factures, investi dans la formation de nos agents. Nous avons modulé les primes collectives de nos équipes en fonction des délais de paiement. Depuis que nous avons réduit ces délais, nous recevons plus d’offres! » nous dit Jean-Baptiste Nicolas.
  • PRIX ETI GRAND GROUPE : Orange
    Orange réglait ses factures à 80 jours en 2009, contre 52 jours aujourd’hui. Avec 13 000 fournisseurs et un volume d’achats de 7,5 milliards €, c’est une organisation complexe. C’est l’amélioration de la coordination entre les services, l’automatisation de certaines tâches qui a permis cette réduction des délais.

  • PRIX ORGANISME PUBLIC: Plateforme Achats Finance Sud Est du Ministère de la Défense
    « Les délais de paiement, c’est une obsession pour nous » dit Jean-François Rideau, directeur adjoint de la plateforme Achats Finances Sud Est du Ministère de la Défense. En 2009, on était à 45 jours (ce qui est réglementaire), aujourd’hui on est à environ 25 jours. Nous avons instauré le système de « carte achat », qui permet aux acheteurs d’être crédités sous 4 jours du montant qu’il veulent dépenser. On suit de très près, grâce à des indicateurs, le respect des délais!
  • PRIX COLLECTIVITÉ TERRITORIALE : Département de l’Aube
    « Nous sommes à environ 19 jours! La dématérialisation des procédures a été la clé pour nous. Elle permet aussi de diminuer les coûts (papier, affranchissement) » nous dit Marie-Noëlle Rigollot, vice-présidente du Conseil Départemental de l’Aube
  • PRIX PME: Les vignerons de Buzet
    « Dans le privé, nous avons des volumes d’achats plus faibles, et sommes en moyenne à 45 jours de délai de paiement, la plupart de nos échéances étant à 60 jours » précise Pierre Philippe, DG des Vignerons Le Buzet

LES GRANDES ENTREPRISES PAYENT AVEC 13 JOURS DE RETARD

C’est la moyenne dégagée par le premier indicateur sur les retards de paiement des 120 plus grandes entreprises françaises, publié par la Médiation inter-entreprises et Altares. L’exercice sera reproduit chaque trimestre.

La Médiation inter-entreprises (MIE) a soufflé ses cinq bougies ! 5 années au cours desquelles elle a cherché à faire baisser les délais de paiement entre fournisseurs et donneurs d’ordre. Bien décidée à ce que changent – enfin – les comportements, elle entame sa sixième année en présentant le premier indicateur trimestriel du comportement des 120 plus grands donneurs d’ordre en France. Les chiffres ne sont pas bons… Le montant total des retards de paiement réalisés s’élève à près de 4 milliards d’euros à la fin du mois d’avril. Et le chiffre est en augmentation par rapport à l’année dernière (3,337 milliards d’euros calculés en avril 2014 pour 3,972 milliards d’euros cette année).

Ces entreprises ne payent pas leurs fournisseurs correctement », lance Thierry Millon, directeur des études d’Altares, en charge de l’indicateur trimestriel pour la MIE. Elles accusent un retard de 13 jours en moyenne par rapport aux délais fixés par la loi LME (45 jours fin de mois ou 60 jours à compter de la date d’émission de la facture). Ce qui ferait des entreprises de l’Hexagone les championnes européennes en la matière, analyse l’indicateur.

Le nombre de jours retard de paiement augmente en fonction de la taille de l’entreprise
10,5 jours Artisans Commerçants
12,5 SARL
14,4 SA   

Certaines entreprises vont même « bien au-delà », avance Thierry Millon. Avec des retards pouvant culminer à 50, voire 60 jours, précise Pierre Pelouzet, le médiateur national des relations inter-entreprises. Ce qui permet de conclure que neuf entreprises sur dix en France – ETI et grandes entreprises – règlent leurs fournisseurs avec retard.

Loin devant l’Allemagne où seulement quatre entreprises sur dix ne jouent pas le jeu. Mais ce qui nous situe presque dans la moyenne européenne – qui s’élève à huit sur dix. Entre maladresse et malhonnêteté Pour Thierry Millon, « les comportements sont variables selon la nature de l’entreprise avec laquelle ils [les donneurs d’ordre, ndrl] travaillent ». Les « fournisseurs stratégiques » seraient payés en temps et en heure, analyse-t-il. Au contraire, les donneurs d’ordre se montreraient « moins courtois, moins assidus », vis-à-vis de « fournisseurs de seconde génération », avance-t-il. Autre analyse portée par Pierre Pelouzet, celle d’un comportement plus ou moins volontaire. Certaines entreprises utiliseraient des systèmes de facturation tellement compliqués qu’elles-mêmes « n’arriveraient plus à suivre ». Le processus de règlement de la facture « prendrait plus de temps que le temps légal », estime-t-il. D’autres, au contraire, tenteraient « sciemment de se faire du cash sur le dos de leurs fournisseurs », lâche-t-il. A titre d’exemple, il note la panne informatique de fin d’année qui arrive juste à temps pour améliorer les ratios financiers de l’entreprise et faire plaisir aux actionnaires. Tous les secteurs ne peuvent, cependant, être logés à la même enseigne. « C’est dans les services que l’on retrouve les plus mauvais payeurs », selon Thierry Millon. L’industrie « respecte plutôt ses engagements », même si cette affirmation ne se vérifie pas pour toutes, poursuit-il. Enfin, et contre toute attente, le « bâtiment est le secteur le plus vertueux ». Sans doute parce qu’on y retrouve beaucoup de PMEDans l’optique de rendre publics les comportements des retardataires, le Premier Ministre, Manuel Valls, a annoncé, mardi (16 juin), que les sanctions administratives instaurées par la loi Hamon seraient publiées pour les grandes entreprises. (article complet sur Net PME)

DÉLAIS DE PAIEMENT: LES PME COURENT TOUJOURS APRÈS 15 MILLIARDS D’EUROS

Les retards dans le règlement des factures sont un fléau menaçant chaque jour la survie des petites entreprises. Malgré des alertes récurrentes, trop de grands groupes négligent encore de payer leurs fournisseurs dans les temps.

Le sujet n’est pas nouveau mais il ne s’arrange guère. Les derniers chiffres de l’étude AgileBuyer-HEC* publiés lundi 5 janvier montrent que la question des retards de paiement n’est pas réglée. Interrogés dans cette enquête, les directeurs d’achats entreprises ne sont que 44% à considérer le respect des délais de paiement comme un objectif.

Un chiffre effarant qui témoigne d’un manque de responsabilité envers les autres maillons de la chaîne économique. « Il y a encore beaucoup de choses à faire pour gagner la bataille, concède Pierre Pelouzet, médiateur inter-entreprises. 25% des dossiers qui arrivent sur mon bureau concernent cette question des factures non réglées. »

 En France, la moyenne des retards – au-delà du délai légal – se situe à douze jours. Et c’est plus de 15 milliards d’euros qui manquent dans les caisses des petites entreprises. Pour un patron, ne pas être payé à temps constitue une véritable crainte, à plus forte raison s’il est à la tête d’une PME. « Les petites structures sont évidemment les plus exposées et les plus fragiles, poursuit le médiateur. Un quart des faillites d’entreprises est lié à des manquements dans les règlements de la part des clients. »

La parabole de David et Goliath ne s’applique pas au monde des affaires et le petit terrasse rarement le géant peu scrupuleux ou coupablement oublieux. « On distingue deux cas de figure : les entreprises qui oublient volontairement de régler, notamment en fin d’année lors du bouclage de la trésorerie et ceux qui ne prennent pas en compte les problématiques de leurs fournisseurs car ils souffrent eux mêmes de la lourdeur administrative, faisant subir une pression parfois terrible à leurs partenaires », poursuit Pierre Pelouzet.

Comme le précise l’étude AgileBuyer : « Ces entreprises raisonnent à « courte vue » et les petites optmisations ponctuelles de cash conduisent à une forte détérioration de l’image de l’entreprise en tant que client. » L’étude précise même que pour les services achats, « un suivi rigoureux des délais de paiement est un facteur de forte maturité ».

Le dialogue plutôt que la sanction

Face aux difficultés, les petites entreprises peuvent donc saisir la médiation inter-entreprises. Pierre Pélouzet vante les vertus du dialogue et de l’échange plutôt qu’un arsenal de sanctions. « Les gens ne comprennent pas toujours leurs enjeux et intérêts respectifs et peuvent changer de comportement en fonction du poste qu’ils exercent », poursuit l’homme habitué de ces rencontres de conciliation.

Les sanctions financières existent depuis le 1er janvier 2009 et ont même été renforcées par la loi Hamon de mars 2014 mais elles supposent d’avoir intenté une action judiciaire, ce que les entreprises font rarement par crainte de se fâcher avec leurs clients. » Ce sont donc les mentalités qu’il faut faire changer, sans délai… (Les Echos)

DÉLAIS DE PAIEMENT: BERCY VEUT REMETTRE LES PENDULES À L’HEURE

Contrôles renforcés, inscription d’indicateurs dans le rapport de gestion des entreprises, recours plus systématique à la facturation électronique… Le gouvernement veut pousser les sociétés à être plus vertueuses dans leurs rapports clients-fournisseurs. (…) « Si les délais de paiement se sont sensiblement améliorés grâce la loi de modernisation de l’économie de 2008, nous sommes arrivés à un plateau depuis 2011, constate Stanislas Martin, chef du service de la protection du consommateur et de la régulation des marchés à la DGCCRF. Or, il s’agit d’un enjeu économique global de plus de 10 milliards d’euros pour les entreprises ». (…)

Pour tenter de remédier à cette situation, Bercy lance une batterie de mesures, accompagnées d’un décret sur « la transparence des délais de paiement » dont la sortie est prévue d’ici l’été. Le gouvernement envisage notamment de demander aux entreprises d’inclure dans leur rapport de gestion des données relatives aux délais de paiement. Une disposition qui entrera en vigueur progressivement à partir des exercices ouverts à compter du 1er janvier 2016.

Au rang des mesures dissuasives, la DGCCRF veut passer à la vitesse supérieure en réalisant 2.500 contrôles en 2015, dont 70 sur de grandes entreprises. « Entre 2010 et 2014, le taux d’entreprises en anomalie est passé de 57 à 41 %, précise Stanislas Martin. Mais ce chiffre est encore trop élevé et certains manquements sont persistants ». Pour mener à bien ses contrôles, la DGCCRF compte s’appuyer sur l’arsenal de sanctions administratives prévues par la loi sur la consommation, dite « loi Hamon », du 17 mars 2014 . « Actuellement, 70 procédures sont en cours, révèle Stanislas Martin. Nous voulons mieux cibler nos contrôles et n’hésiterons pas à sanctionner si nous constatons que les retards de paiement font partie intégrante de la politique de l’entreprise. En cas de manquement grave, de réitération ou d’absence de réaction après injonction, nous nous réservons le droit de rendre public cette sanction afin que les mauvais payeurs puissent être facilement identifiés ». Une politique de contrôle renforcé qui concernera désormais les entreprises publiques, qui étaient jusque-là épargnées.

Car, en matière de délais de paiement, l’Etat veut lui-même « être exemplaire » , selon le secrétaire d’Etat au Budget, Christian Eckert. Le gouvernement s’engage donc à réduire les délais de paiement de tous les acteurs publics à 20 jours d’ici 2017. Un délai que la Mairie de Paris, par exemple, est déjà en passe de respecter. Selon son sous-directeur de la comptabilité, François Desgardin, le délai de paiement moyen a été ramené de 60 à 21 jours entre 2007 et aujourd’hui. « Nous avons encouragé les équipes à l’aide d’un ensemble d’indicateurs, explique François Desgardin. Grâce à des objectifs réévalués d’année en année, nous valorisons six indicateurs d’une prime de 50 euros. Dès lors, lorsqu’un agent remplit les objectifs fixés, il est gratifié d’une prime qui peut aller jusqu’à 300 euros. Cela nous permet de les motiver à aller toujours plus loin ».

Toujours plus loin aussi dans le recours à la facturation électronique . Alors que la facture dématérialisée va devenir obligatoire pour tous les contrats publics à compter du 1er janvier 2017 pour les grandes entreprises, du 1er janvier 2018 pour les ETI, du 1er janvier 2019 pour les PME et du 1er janvier 2020 pour les micro-entreprises, le gouvernement entend obliger progressivement l’ensemble des entreprises à accepter la réception de factures électroniques grâce à une disposition inclue dans le projet de loi Macron. Une mesure qui débuterait pour les grands groupes à horizon 2017.

« En plus de réduire mécaniquement les délais de paiement, la facturation électronique permet également de diminuer le nombre de litiges et de réduire les coûts de facturation », justifie Jérôme Mandrillon, président d’honneur de l’Association des crédit managers et conseils (AFDCC). Si, selon l’AFDCC, une facture papier coûte en moyenne 10 euros, une facture électronique sous la forme d’un PDF signé ou d’EDI (échange informatisé de données) ne coûterait que 10 centimes d’euros à produire et 10 centimes à archiver. « Pour un coût de mise en œuvre moyen de 10 à 15.000 euros pour une entreprise qui émet moins de 25.000 factures par an, le retour sur investissement est extrêmement rapide », note Jérôme Mandrillon. Et pourtant, selon une étude de la DFCG, seules 24 % des grandes entreprises et 15 % des PME seraient d’ores et déjà équipées. (Article complet sur Les Echos)


Sealock, champion des délais de paiement! C’était au Business Club (PODCAST)

Publié le Mis à jour le

ÉMISSION INÉDITE Business Club de France sur BFM Business Radio

Diffusée SAMEDI 2/8/14 à 7H | DIMANCHE 3/8/14 à 15H

Au sommaire :

Talk 1 : Philippe Bloch: « Ne me dites plus jamais bon courage » 

Talk 2 : Ubleam invente la carte de visite en réalité augmentée

Talk 3 : Déinove lance la fabrication d’un biocarburant unique au monde

Talk 4 : Sealock, lauréate du prix des Délais de paiement

Pour écouter, réécouter ou télécharger l’émission :

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Talk 4 : Sealock –  Avec Jean-Marc Barki, président

sealockEn 2013, 63 100 entreprises déposaient le bilan, dont 25% pour cause de retard de paiement. Lundi 2 juin, SEALOCK, un des principaux fabricants français indépendants de colles industrielles, était récompensé pour son comportement en matière de délais de paiement lors de la première édition du Prix, organisé sous le haut patronage de Michel Sapin et Arnaud Montebourg. L’occasion pour le dirigeant de la PME d’affirmer sa prise de position pour une réduction des délais de règlement à 30 jours dans toute l’Europe.

Seulement 32 % des entreprises françaises respectent la date d’échéance

Malgré la mise en place de la loi LME, un tiers des entreprises règlent encore leurs factures, ou sont réglées, à plus de 60 jours. Moins d’une entreprise sur trois (32 %) respecte la date d’échéance, contre 40,9 % en Europe. Quant aux PME, seulement 22,46% d’entre elles respectent les dates de facture.

Signataire depuis 2011 de la Charte Relations fournisseur responsables fondée par la Médiation Inter-entreprises,  SEALOCK a reçu en décembre 2013 le label Relations Fournisseur Responsables.

Le 3 décembre 2013, SEALOCK a reçu le label d’état Relations Fournisseurs Responsables décerné par le Ministère du Redressement Productif et la Compagnie des Dirigeants et Acheteurs de France. Cette distinction, remise pour la première fois à 2 PME industrielles, distingue SEALOCK, seule entreprise du secteur de la chimie, pour la qualité de ses relations avec ses fournisseurs.

Activité : fabrication de colle industrielle
Lieu : Sallaumines (62)
Date de création: 1996
CA : 4,7 millions d’euros – 12 millions pour le groupe (trois sites en Europe : Angleterre, France et Pologne) / 16% à l’export (Europe, en Afrique et aux Etats-Unis)
10% du CA pour la R&D
Effectif : 
21 – 50 pour le groupe

300 clients dans les domaines des arts graphiques, de l’emballage, du bâtiment, de l’industrie automobile et de l’aéronautique. Pour l’assemblage de supports aussi divers que du papier, carton, bois, PE, PP, PET, Métal).

1500 tonnes de colle par an

Jean-Marc Barki promu Chevalier de la Légion d’Honneur

Le 16 septembre 2013, à l’Assemblée Nationale, Jean-Marc Barki a reçu des mains du Président du Conseil Culturel de l’Union pour la Méditerranée et ancien ministre, Monsieur Renaud Muselier, les insignes de Chevalier dans l’Ordre National de la Légion d’Honneur. Cette décoration salue l’engagement de Jean-Marc, qui a cofondé l’entreprise SEALOCK en France, fut Président de la FEICA (Fédération Européenne des Industries de Colles et Adhésifs) et de l’AFICAM (Association Française des Industries Colles&Adhésifs et Mastics), est aujourd’hui membre du Comité Directeur de Croissance Plus, du Bureau de la Commission Fiscalité du MEDEF et du Conseil Culturel de l’Union pour la Méditerranée, et s’attache à faire découvrir le monde de l’industrie aux jeunes.

Engagé dans un combat perpétuel pour faire valoir la voix des PME, il est également depuis juillet 2012 Conseiller du Commerce Extérieur de la France.

Première PME française dans le secteur de la chimie et première entreprise européenne dans le secteur des colles industrielles certifiées ISO 26000 (responsabilité sociétale et environnementale), la société adhère à l’Institut français des matériaux agro-sourcés (Ifmas), dédié à la création de matériaux innovants issus de ressources végétales.

Avec 50 personnes et un chiffre d’affaires de 12 millions d’euros dont 4,7 réalisés sur son site de Sallaumines (Pas-de-Calais), Sealock, également présent en Angleterre et en Pologne, est un des principaux fabricants indépendants de colles industrielles en Europe. « Nous investissons 10 % de notre chiffre d’affaires en R&D.
Née en 1983 en Angleterre, puis rachetée par Jean-Marc Barki à l’origine de la création en 1996 du site de Sallaumines, la PME exporte 16 % de son chiffre d’affaires en Europe, en Afrique et aux Etats-Unis. En base aqueuse (sans solvant) ou thermo fusibles, ses colles s’adressent à l’industrie des Arts graphiques, aux cartonniers et aux spécialistes de l’emballage ainsi qu’aux professionnels de l’assemblage.
Première PME française dans le secteur de la chimie et première entreprise européenne dans le secteur des colles industrielles certifiées ISO 26000.

PORTRAIT DE JM BARKI

Ancien champion de cross équestre, grand amateur de jeu d’échec (« Une excellente leçon de vie pour un chef d’entreprise qui doit toujours avoir au moins trois coups d’avance sur son marché »), ancien comédien de théâtre, ancien président de la Fédération européenne des industries de colles et adhésifs, membre de la commission consommation du MEDEF, militant actif de Croissance Plus et de la cause des PME, membre de multiples think tank et comités stratégiques, patron d’une entreprise de colle industrielle de 23 salariés à Sallaumines, enfin heureux mari et papa de trois beaux enfants dont les portraits tapissent les murs de son bureau. « Je suis un hyperactif, c’est vrai. Pendant longtemps, j’avais besoin d’être partout, de ne rien rater, un besoin de reconnaissance aussi sans doute ».

Autodidacte

Très certainement. Car Jean-Marc Barki fait partie de ces entrepreneurs autodidactes, un ancien gaucher contrarié, qui a « brillamment raté » deux fois son bac et son BTS informatique, qui a dû longtemps prouver à lui-même et aux autres qu’il n’était pas un bon à rien. Mais qu’il était surtout un « déterminé », soucieux « d’apporter et de bâtir ». Fils et petit-fils d’agents de fabrique dans la papeterie en région parisienne, Jean-Marc Barki a toujours vécu dans la culture de l’entrepreneuriat, de la rigueur et du sens du travail. « Au cours de mon BTS, j’avais créé une junior entreprise. J’avais envie de construire quelque chose ». L’opportunité se présentera en 1993, quand il devient agent commercial pour la France du fabriquant britannique de colle industrielle Sealock, et qu’il bâtit en 1996 à Sallaumines la première usine française du groupe, dont il prend la direction. « J’ai choisi le Nord car j’y ai rencontré des gens déterminés et volontaires ». Comme lui.

Le petit patron de PME se retrouve propulsé en 2006 à la présidence de la Fédération européenne des industries de colles et adhésifs, au milieu des dirigeants des plus grands groupes. « C’est là que j’ai voulu faire entendre la voix des plus petits. L’économie française, c’est moins de 200 entreprises de plus de 5 000 salariés, mais 165 000 PME de moins de 250 salariés et 2,5 millions de moins de 10. Ce sont ces petits ruisseaux qui font les grandes rivières, qu’il faut défendre, soutenir. Les vrais créateurs de valeurs et d’emplois sont là ».

Article intégral sur La voix Eco

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