crillon

Les robinets de THG Paris au Kremlin! C’était au Business Club (podcast)

Publié le Mis à jour le

Dans le prochain Business Club de France : 
Samedi 18/11/17 à 7h – Dimanche 19/11/17 à 15h

⇒ Uniquement sur BFM Business Radio 

THG Paris.jpg      

⇒ PREMIÈRE PARTIE 

TALK 1: BERGAMOTTE: 600 commandes partent de ses ateliers chaque jour!

LE FOCUS DE LA SEMAINE avec Etienne Giros, président délégué du CIAN (Conseil Français des Investisseurs en Afrique) 

TALK 2 : THG, la robinetterie de luxe à la française

DEUXIÈME PARTIE: CRÉER, REPRENDRE, DÉVELOPPER

  • Les premiers dans l’entrepreneuriat de Jean-Marc Delabre et Vincent Faraco, fondateurs de Végétalement Provence
  • Les conseils de  l’expert sur les étapes de la création d’entreprise, avec Hubert Fabre, de l’Institut Notarial de l’entreprise et des sociétés

LE RENDEZ-VOUS DU MÉDIATEUR DES ENTREPRISES, avec Pierre Pelouzet



TALK 2: THG PARIS, avec Michel Gosse, directeur général

(Ré)écoutez et téléchargez cette émission:

thg-lalique-butterfly-set-faucetFabricant français de robinetteries haut de gamme, l’entreprise familiale THG Tétard-Haudiquez-Grisoni (noms des 3 fondateurs) demeure un savant mélange d’un savoir-faire artisanal allié à la passion de la création.

A l’origine, THG fournissait les collectivités, mais depuis les années 1970, la marque se positionne sur le créneau de la robinetterie de style et de luxe. Après la mort d’André Tétard en 1988, c’est sa fille Laurence qui reprend les rênes de l’entreprise avec son mari Michel Gosse, aujourd’hui Directeur Général. Au fil des années et des rencontres, Michel Gosse initie des partenariats avec de grandes maisons françaises.

100% made in France, THG maîtrise tous les stades de la fabrication, de la fonderie à l’usinage, du polissage au montage en passant par le traitement de surface ou le vernissage jusqu’à l’expédition. Chaque étape fait l’objet d’un contrôle qualité rigoureux.

THG a reçu en 2012 le label EPV.

THG propose aux Palais privés, Palaces Hôteliers et Yachts une gamme étendue de robinetteries haut de gamme avec un large choix de collections. En partenariat avec les marques de cristal (Baccarat, Lalique, Daum) ou porcelaine ( Bernardaud) les plus réputées et la collaboration de grands designers (Pierre Yves Rochon, Alberto Pinto, Olivia Putman), les collections couvrent tous les types d’aménagement de la salle de bain. Styles décalés, nombreuses finitions possibles, vaste gamme et qualité exceptionnelle ont bâti la réputation de THG à travers le monde pour en faire le fournisseur exclusif des endroits les plus privilégiés (Shangri-La, Plaza Athénée à Paris, Hotel K2 à Courchevel, Four Seasons de Barhein, Burj Al Arab à Dubai’).

THG réalise aujourd’hui 80% de son chiffre d’affaires à l’export dans plus de 65 pays. Parmi les principaux clients: les Etats Unis, La Chine, La Russie et le Middle East.

thg paris 2

LES CHIFFRES CLÉS DE THG PARIS

  • Activité: Fabricant français de robinetterie haut de gamme
  • Date de création: 1956
  • Siège social: Béthencourt sur mer (80)
  • CA: 40 millions d’euros, réalisés à 85% à l’étranger
  • Effectif: 210
  • A fêté ses 60 ans l’année dernière
  • THG a été Lauréat 2014 des Trophées PME Bougeons-Nous de RMC, en catégorie Export
  • Six filiales et de nombreux showrooms dans 65 pays, dont la Chine, les Etats-Unis, la Russie et au Moyen-Orient.
  • Le marché chinois représente 20% de son CA
  • Prix d’un robinet = de 800 à 6 000€
  • L’entreprise a choisi le nom « THG Paris » alors qu’elle est dans la Somme, qui s’exporte mieux dans l’univers du luxe.

L’ACTUALITÉ DE THG PARIS

THG, LA ROLLS DES ROBINETS MADE IN PICARDIE (Capital)

La géopolitique ? Michel Gosse, directeur général de THG, s’en lave les mains. Logique, ses robinets haut de gamme (comptez de 800 à plus de 6.000 euros pièce…) se retrouvent chez les riches du monde entier. « Nous équipons les salles de bains et les toilettes du Kremlin ! », lance-t-il ainsi fièrement. Avant de dérouler la liste de ses prestigieuses références : « Nous sommes dans les hôtels de luxe du monde entier, du Crillon, aux suites récemment relookées par Karl Lagerfeld, au Burj al-Arab à Dubaï et au Trump Taj Mahal Hotel à Las Vegas. Sans oublier les yachts et villas d’hommes d’affaires fortunés comme Paul Allen (cofondateur de Microsoft) et Roman Abramovitch (homme d’affaires milliardaire russe) »

THG ParisC’est à la suite du décès de son beau-père, André Tétard, cofondateur de l’entreprise avec Julien Haudiquez et Alexandre Grisoni (d’où le sigle THG), que Michel Gosse a fait le choix de se transformer en plombier de luxe. « A l’époque, en 1987, face à l’absence de perspectives encourageantes, nous étions persuadés avec mon épouse d’avoir une carte à jouer en proposant de la robinetterie de style », confie-t-il. Prendre le parti du luxe fut un pari gagnant pour cette robinetterie picarde. Face à la concurrence d’industriels implantés dans des pays à bas coût, c’était même le seul moyen d’éviter le chômage à des dizaines d’artisans attachés à leur région et à leur entreprise. Et de perpétuer le savoir-faire ancestral de cette robinetterie.

Dans l’usine de 25.000 mètres carrés de Béthencourt-sur-Mer, le métier se transmet ainsi de génération en génération et les 210 salariés (une dizaine de corps de métiers – bureau d’études aux tests, de la fonderie à l’usinage, du polissage au montage, en passant par le traitement de surface (chrome, nickel, dorures) ou le vernissage, jusqu’à l’expédition) façonnent chaque robinet de A à Z : « Nous sommes les seuls capables de répondre à toutes les demandes sans recourir à un sous-traitant, de fabriquer un robinet long de 15 centimètres et d’y incruster de la malachite (pierre semi-précieuse), du lapis-lazuli ou du cristal de roche, ou d’y graver les initiales du client« , explique le dirigeant.

Pour séduire les riches clients, Michel Gosse ne ménage pas ses efforts. Et tente un jour un coup de poker : « J’ai contacté Lalique pour leur soumettre la commande d’un riche Saoudien, qui voulait des robinets en cristal. Le rendez-vous d’une demi-heure, âprement négocié, a duré une demi-journée et s’est soldé par un accord de partenariat, scellé par une poignée de mains et une coupe de champagne ! Non seulement j’avais convaincu par l’incroyable qualité des prototypes dévoilés, mais cette célèbre maison centenaire voyait là l’opportunité de se diversifier. » Cette association avec Lalique, voilà de quoi booster instantanément la notoriété de THG Paris, indispensable à son développement hors des frontières. Et de quoi attirer d’autres maisons prestigieuses comme Baccarat, Daum, Christofle, Bernardaud et Manufacture de Monaco.

Forte de ces atouts, THG a été labellisée Entreprise du patrimoine vivant en 2012 par le ministère de l’Economie. Et de 2014 à 2016, son chiffre d’affaires a affiché une croissance de 32%, pour atteindre 40 millions d’euros, réalisés à 85% à l’étranger. Ainsi, six filiales et de nombreux showrooms sont répartis dans 65 pays, dont la Chine, les Etats-Unis, la Russie et au Moyen-Orient. « Nous sommes désormais prescrits par les plus grands architectes et décorateurs et prenons régulièrement des chantiers à des ténors du secteur comme le Groupe Kohler« , annonce fièrement le directeur général.

Pas question de se reposer sur ses lauriers pour autant : « Nous prospectons de nouveaux marchés comme l’Inde, l’Indonésie et le Japon. Et nous sommes en pourparlers avec un artiste plasticien réputé pour un partenariat qui rapprocherait THG du monde de l’art », s’enthousiasme Michel Gosse, passionné d’art et d’objets de luxe, qui développe depuis plusieurs années des collaborations avec des designers de renom. Le premier fut le Français Jean-Claude Delépine qui, dès la fin des années 1970, a imaginé la salle de bains en véritable pièce à vivre en créant pour THG une ligne haut de gamme baptisée Diplomate. Depuis, de nombreux autres designers de renommée mondiale ont travaillé pour la marque, notamment Pierre-Yves Rochon, Jamie Drake, Olivia Putman et Chantal Thomass. De quoi imposer THG Paris comme le leader incontesté de la robinetterie de luxe.

La saga THG : du design au grand luxe

  • 1956 : L’ex-Robinetterie de la Poste à Béthencourt-sur-Mer, en Picardie, devient THG.
  • 1977 : Première incursion dans le secteur du luxe avec la gamme Diplomate, signée J.-C. Delépine.
  • 1989 : Michel Gosse, époux de Laurence Tétard, actionnaire, est nommé directeur général.
  • 2000 : Partenariat inédit avec Lalique : la dizaine de collections s’exporte partout dans le monde.
  • 2017 : Inauguration d’un showroom à New York et ouverture d’une filiale à Moscou.

Publicités