charles o’quin

Dossier spécial Entreprises du Patrimoine Vivant: Lampe Berger, Fauchon Réceptions, Marboré, Fouquet chocolatier. C’était au Business Club (podcast)

Publié le Mis à jour le

Logo-BFMBusiness-sans-contourepvAu Business Club de France

Uniquement sur BFM Radio! 

→ Diffusion : samedi 16 septembre 2017 à 7h et dimanche 17 septembre à 15h

 – TALKS 1 / 2 / 3 –

DOSSIER  SPÉCIAL: ENTREPRISES DU PATRIMOINE VIVANT

A L’OCCASION DES JOURNÉES DU PATRIMOINE (16 & 17/9)

TALK 4: Le rendez-vous du Médiateur, avec Pierre Pelouzet


LES EPV À L’HONNEUR : NOS INVITÉS
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De gauche à droite: Christophe Renard, président de FAUCHON RÉCEPTIONS, Christian Aubart, gérant de MARBORÉ 1882, Michel Picot, Alexis Govciyan, directeur de l’INSTITUT SUPÉRIEUR DES MÉTIERS, Catherine Vaz, Directrice Générale de FOUQUET CHOCOLATIER, Charles O’QUIN, Directeur Général du Groupe LAMPE BERGER

(Ré)écouter et télécharger cette interview:

LE LABEL EPV

Logo-EPVLe label d’Etat EPV distingue des entreprises françaises aux savoir-faire artisanaux et industriels d’excellence. Ces maisons se caractérisent par une histoire et un patrimoine parfois séculaires, des capacités d’innovation et des savoir-faire rares qui ont contribué à asseoir leur notoriété dans le tissu entrepreneurial français. Le label EPV est décerné par Michel Sapin, ministre de l’Économie et des Finances et Martine Pinville, secrétaire d’État chargée du commerce, de l’artisanat, de la consommation et de l’économie sociale et solidaire.

CHIFFRES CLÉS EPV

Depuis son lancement en mai 2006, le label « Entreprise du Patrimoine Vivant» a déjà été attribué à environ 1400 entreprises françaises.

L’année 2016 s’est caractérisée par une forte progression du nombre de candidats au label EPV, avec 25 % de candidatures supplémentaires en un an.

  • 64 % de ces entreprises ont moins de 20 salariés;
  • 24,5 % ont été créées avant 1900, 22 % entre 1900 et 1950; La plus ancienne EPV, la Monnaie de Paris a été créée en 864
  • Les entreprises labellisées représentent actuellement près de 62 000 emplois et un chiffre d’affaires cumulé annuel de plus de 14 milliards d’euros.

LES AVANTAGES DU LABEL ?

Les EPV peuvent disposer d’un crédit d’impôt de 15 % des dépenses de création et d’un crédit d’impôt apprentissage de 2 200 euros par apprenti et par an. Le label leur permet également d’être présentes sur des salons emblématiques. Soutenues et accompagnées dans leur volonté d’exportation par Business France, elles disposent également d’appuis individualisés et collectifs en lien avec les organismes consulaires et professionnels, d’aides au financement notamment par la SIAGI et Bpifrance.

Alexis Govciyan: « Le mot « vivant » a toute son importance. Ces entreprises ont une capacité permanente d’innovation qui leur a permis de traverser des guerres, des crises et des révolutions industrielles, et leur permettra de durer encore ».

 


marbore-logo-1476791819MANUFACTURE DES TISSUS DES PYRÉNÉES – MARQUE: MARBORÉ, avec Christian Aubart, gérant

La marque Marboré perpétue un savoir-faire artisanal plus que centenaire et purement « Made in France » : la fabrication du célèbre Tissu des Pyrénées. C’est la dernière entreprise à fabriquer cette matière 100% naturelle, chaude et confortable, issue d’un procédé de tricotage original datant de 1882.

Fleuron du patrimoine artisanal pyrénéen depuis 5 générations, Marboré continue de faire vivre avec passion la tradition de l’excellence et de valoriser la qualité « Made in France ».  A ce titre, Marboré est classée depuis 2007 « Entreprise du Patrimoine Vivant » (EPV), et l’ensemble de ses créations ont obtenu en 2012 le label Origine France Garantie (OFG).

La marque Marboré tire son nom du Pic du Marboré, célèbre sommet des Pyrénées (3248 m), situé au cœur du cirque de Gavarnie à la frontière franco-espagnole. 

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Ce Tissu des Pyrénées a été inventé à la fin du XIXème siècle par Pierre Comet, fondateur de l’entreprise de textile Brénac, située au cœur des Pyrénées à Bagnères-de-Bigorre (65) devenue propriété de Manufacture Pyrénéenne. A la recherche d’un tissu à la fois solide, souple et chaud, il eut l’idée d’associer les fibres naturelles de la laine vierge avec du coton. Il applique alors à ce tissu la technique de grattage aux chardons, alors couramment utilisée par les paysans des Pyrénées. En grattant la fibre, ce procédé permet d’épaissir la laine et lui procure une chaleur et une douceur exceptionnelles. Avec cette technique originale, Pierre Comet venait de donner naissance au Tissu des Pyrénées. Ce tissu est aujourd’hui considéré comme l’ancêtre de la « polaire », à la différence que le Tissu des Pyrénées est composé uniquement de fibres 100% naturelles.

  • Activité: fabrication de tissu des Pyrénées
  • Date de création: 1882 (rachetée par Manufacture Pyrénéenne en 1996, rachetée elle-même par Christian Aubart en 2000)
  • Siège social: Morlaàs (64)
  • CA: 350 000€ en 2016
  • Effectif: 11

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L’entreprise est rachetée en 2000 par Christian Aubart « Las de l’autonomie entravée des filiales, Christian Aubart quitte un grand groupe « dans lequel il se sentait à l’étroit » pour reprendre une entreprise industrielle : « Je ne voulais pas me limiter aux seules activités commerciales. » Pour ce changement de cap, il choisit de rester dans sa région d’adoption, l’Aquitaine« Je connaissais l’environnement économique et ses interlocuteurs, ce qui n’est pas négligeable pour un projet de reprise d’entreprise », confie Christian ». (source : Salon Made in France)

 Les 12« petites mains » (ouvrières de tricotage et couturières) de l’atelier Marboré maîtrisent à la perfection les gestes nécessaires à la fabrication de ce tissu d’exception et à la réalisation des vêtements. Hautement qualifiées, détentrices d’un savoir-faire unique, la majorité des couturières de l’entreprise ont été formées dans des écoles textiles françaises, avant d’acquérir une expérience unique au sein de l’atelier de confection. Certaines couturières travaillent le Tissu des Pyrénées depuis plus de 30 ans.

L’entreprise a également développé un service destiné aux créateurs indépendants et professionnels de la mode : le travail à façon. Elle est en effet capable de réaliser des modèles sur mesure, des séries de trente à mille pièces.

LES OBJECTIFS DE MARBORÉ

-Développement de l’export : négociations avancées avec de nouveaux clients en Asie, au Canada et en Belgique.

-Un meilleur ancrage de la marque dans l’écosystème du Made In France et de l’artisanat. A ce titre, Marboré participera en septembre 2017 à l’événement « Les EPV de la Nouvelle Aquitaine font leur Pop-Up à Paris » qui aura lieu du 8 septembre au 10 novembre à la Maison de la Nouvelle-Aquitaine.

– Développement de la ligne Marboré ergonomique auprès des centres ADAPEI, centres spécialisés, maisons de retraite et via le magasin spécialisé  pour PMR de Manufacture Pyrénéenne.

Marboré ergonomique est une ligne de vêtements adaptés à la position assise en fauteuil de confort ou roulant. Cette ligne de vêtements offre confort et bien-être, tout en facilitant les interventions du personnel soignant ainsi que celui des proches. D’autres produits  faisant appel à des technologies innovantes  sont en cours de mises au point.

DANS BUSINESS & MARCHÉS 

Marboré relance sa gamme textile et le tissu des Pyrénées

La marque textile Marboré modernise sa gamme et son marketing pour faire davantage découvrir le tissu des Pyrénées.(…)

Des produits made in France

Labellisée Entreprise du patrimoine vivant et Origine France garantie, l’entreprise, qui compte un peu moins de 20 salariés, mise également sur ses fondamentaux pour viser le grand public, mais aussi les professionnels : les créateurs peuvent soit commander du tissu, soit faire fabriquer et expédier leurs collections. «Le tissu des Pyrénées est chaud mais léger. Chez Marboré, il est tricoté sur des métiers Rachel (un intermédiaire entre du tricotage classique (sur des métiers rectilignes) et le tissage, avec de la maille bloquée), puis gratté des deux cotés pour en faire un produit assez «poilu». On veut remettre au gout du jour ce tissu qui a subi la concurrence des produits polaires et des matières synthétiques. On est sur une période où l’on revient sur le made in France et les tissus naturels», complète Christian Aubart. La Manufacture pyrénéenne fabrique également de la laine bouillie.

Cap sur l’e-commerce

Les produits sont commercialisés au moyen de deux magasins dans le Sud-Ouest, et de revendeurs. L’e-commerce fait partie des priorités pour 2017. Les tendances du hygge et des produits de qualité sont dans le viseur de Christian Aubart : «Nous sommes connus pour les robes de chambre, mais nous souhaitons nous ouvrir à d’autres produits et à d’autres cibles.» Un développement à l’international est aussi souhaité par le dirigeant.


logo+Fauchon+Reception+cartouche+blanche.jpgFAUCHON RÉCEPTIONS, avec Christophe Renard, président

FAUCHON RÉCEPTIONS est une filiale indépendante de la maison mère FAUCHON. L’entreprise développe une offre gastronomique haut de gamme, qui s’appuie sur les valeurs et toutes les expertises de la marque, pour revisiter avec modernité les grands classiques du patrimoine culinaire Français en mettant en lumière au fil des saisons les produits régionaux d’exception. Son expertise s’exprime également dans la réalisation de prestations innovantes, « cousues main » pour s’adapter aux besoins spécifiques de ses clients : personnalisation gastronomique, développement de concepts de dégustation et de services exclusifs, association avec des grands noms de la restauration étoilée, mises en scène originales et contemporaines.

Un peu d’histoire…

Le fondateur de la marque Fauchon, Auguste Fauchon, nait dans le Calvados en 1856. Arrivé en 1880 à Paris, il commence à vendre ses produits dans la rue comme marchand de quatre saisons, puis négociant en vins et alcools.

Puis en 1886, à tout juste 30 ans, il se lance en ouvrant l’épicerie Fauchon, place de la Madeleine dans le 8e arrondissement. Ce premier magasin existe encore, après avoir été totalement rénové en 2005, puis en 2007 par le designer Christian Biecher.

23La qualité des produits fabriqués par Fauchon et ses nombreux fournisseurs attitrés lui assurent rapidement une notoriété internationale, symbolisant le luxe à la française.

L’entreprise est cédée en 1998 à un groupe d’investisseurs, dont fait partie Michel Ducros, l’actuel président qui après avoir racheté les parts des autres actionnaires en 2004, détient aujourd’hui 95% du capital.

A son arrivée, l’entreprise, lourdement endettée par la conversion des magasins parisiens de Flo Traiteur à l’enseigne Fauchon, connaît une grave crise de trésorerie, dans un contexte économique mondial difficile qui touche de plein fouet les industries du luxe

En 2014, soit dix ans après la reprise en main par Michel Ducros, Fauchon a repris des couleurs et investit en Asie, en Amérique du Nord, et au Moyen-Orient, où se concentrent les nouvelles ouvertures.

LES CHIFFRES CLÉS DE FAUCHON RÉCEPTIONS

  • Activité: service de traiteur événementiel
  • Date de création: 2008 (Fauchon a été créé en 1886)
  • Siège social: Saint Ouen
  • CA: 10,7 millions
  • Effectif:71, avec des variations d’effectifs pouvant aller jusqu’à 345 collaborateurs en fonction des pics d’activités.
  • Labellisée EPV cette année

 

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LE PARCOURS DE CHRISTOPHE RENARD 

De la pâtisserie à l’aventure commerciale

Formé à l’école d’hôtellerie-restauration de Meaux, Christophe RENARD, aujourd’hui Président de Fauchon Réceptions, a démarré sa carrière en tant que pâtissier.

Après un passage dans de grandes maisons comme Ladurée et une expérience de deux ans aux Etats-Unis, il rentre en France et rejoint Stohrer, la fameuse boulangerie-traiteur de la rue Montorgueil. L’opportunité de suivre sa fibre familiale se présente alors et il décide de se tourner vers l’aspect commercial de l’activité en devenant rapidement responsable des ventes dans une boutique Flo puis en intégrant Potel & Chabot. Assistant Commercial d’abord, il occupera le poste de Directeur Commercial pendant 18 ans, jusqu’en 2007. Il participera à la renaissance et au développement de l’entreprise en multipliant le chiffre d’affaires de l’entreprise par cinq. Une époque faste, certes, mais pour lui très enrichissante et formatrice, notamment sur tout le segment de la réception haut de gamme.

En 2008, il rentre chez Fauchon qui a pour ambition de capitaliser sur sa marque mythique pour lancer une activité « réception », à l’époque embryonnaire et sous le nom de Lubré Réceptions.

Michel DUCROS, actionnaire majoritaire de Fauchon, rachète les cuisines de Courbevoie et Christophe RENARD développe l’activité de réception sous le nom de Fauchon Réceptions, tout en gardant l’activité de Lubré Réceptions. Ce modèle assez moderne pour l’époque, lui a permis de couvrir plus facilement les besoins des clients dans un contexte économique très difficile. Le succès sera au rendez-vous avec une multiplication par trois du chiffre d’affaires en 6 ans, et une activité profitable ! (source: Unimev)

Zone d’activité

Paris et Ile de France principalement, mais des déplacements en Province sont à l’occasion effectués. FAUCHON Réceptions est en mesure d’accompagner ses clients à l’étranger en s’appuyant sur le réseau international et les partenaires locaux de la Maison mère.

Le profil clients

Agences, institutionnels et entreprises dans des secteurs très divers : banque/assurance, immobilier, conseil, ….et une expertise particulière développée dans l’univers du sport notamment avec la gestion du Club France lors des JO de Londres 2012,  l’exclusivité des hospitalités du Stade  Français Paris au Stade Jean Bouin et celles d’autres compétitions internationales.    

Quelles sont les dernières nouveautés chez FAUCHON RÉCEPTIONS ?

FAUCHON Réceptions s’installe cette rentrée au Palais Vivienne, dont il devient le traiteur résident exclusif. Cet hôtel particulier construit sous Louis XIV, situé 36, rue Vivienne est depuis peu la propriété de Pierre-Jean Chalançon, collectionneur incontournable de l’époque Napoléonienne, qui l’a rénové pour l’ouvrir à la privatisation. FAUCHON Réceptions y accueille entreprises et particuliers pour des évènements jusqu’à 300 personnes en cocktail et 150 en dîner.

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L’entreprise vient de recevoir le label d’Etat Entreprise du Patrimoine Vivant (EPV), qui la place désormais aux côtés des entreprises françaises reconnues pour leur savoir-faire d’excellence. 


ob_33b1fd_logo-fouquet.pngFOUQUET CHOCOLATIER, avec Catherine Vaz, directrice générale

Forte d’environ 800 références produits, la maison Fouquet est connue comme l’un des tout meilleur chocolatier de la place mais la gamme est également riche de nombreuses confiseries (fondants, caramels, acidulés, pâtes de fruits) et de produits d’épicerie (vinaigres, huiles, épices…) qui continuent à être fabriquées selon les anciennes recettes de la famille.

Noir de préférence, le chocolat reste la spécialité » de la maison ; il en existe plus de 50 variétés dont les teneurs en cacao varient de 70% à 85% selon les goûts. Comme chez tous les artisans haut de gamme, aucune matière grasse végétale n’est utilisée ni aucun chocolat congelé.

Les hommes : 12 personnes dont 5 au laboratoire. Le personnel est stable et est dans la maison depuis plus de 20 ans pour certains. Du sang neuf est récemment venu compenser quelques départs en retraite donnant une nouvelle impulsion à la fabrication et à la vente.

Les dirigeants actuels : Catherine Vaz travaille dans la société depuis 20 ans et en connaît tous les rouages opérationnels. Elle occupe le poste de PDG et est plutôt en charge des aspects marketing, communication et commercial.

Tous 2 travaillent à la stratégie de développement de l’affaire.

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LES CHIFFRES CLÉS DE LA MAISON FOUQUET

  • Activité: chocolatier
  • Date de création:1852
  • Siège social: paris
  • CA: 1M €
  • Effectif:  12

L’HISTOIRE DE LA MAISON FOUQUET

En 1852, l’enseigne Fouquet fabrique principalement des confitures mais le rachat par la famille Chambeau-Minard au début du 20e siècle la lance sur le marché des confiseries. La maison Fouquet connaît un tel succès que 4 boutiques voient le jour avant la seconde guerre mondiale. Celle du 22 rue François 1er est toujours en activité. Depuis 5 générations, cette même famille tient les rênes des deux établissements que compte l’enseigne en plein cœur de Paris. Les chocolats apparaissent sur les rayons dès les années 1960.

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Dans les années 1980, la fabrication est modernisée par Christophe Chambeau. Les laboratoires de la rue Laffitte sont agrandis et la gamme de chocolats élargie avec l’apparition de quelques nouveautés comme les écorces de fruits ou les caramels enrobés. Durant 40 ans, la notoriété de la marque s’étend à l’étranger. Aujourd’hui, les enfants de Christophe, Catherine Chambeau-Vaz et son frère Frédéric, gèrent ensemble la petite entreprise.

Catherine Vaz connaît tous les rouages de l’entreprise après avoir travaillé auprès de son père et de son oncle. Bien que directrice générale de l’enseigne, il n’est pas rare de la voir travailler dans l’atelier et même emballer les marrons glacés en cas de surplus d’activité. « Tout est un travail de main d’œuvre chez nous, que ce soit le praliné, de l’amande au sucre, des matières premières jusqu’au produit fini, ce sont une quinzaine d’étapes réalisées à la main » explique fièrement Catherine.


LAMPE BERGER, avec Charles O’Quin, directeur général 

lampe-berger-nieuws-de-oude-tijd-lampe-berger-l-a8b283b959c51c86.jpgEntreprise normande de plus de 120 ans, Lampe Berger bénéficie d’un large réseau de plus de 7.000 distributeurs dans 56 pays. Lampe Berger affiche un CA de près de 50 millions d’euros, avec une croissance de 33% sur les 5 dernières années, dont 80% du CA réalisé à l’export (40% en Europe, 20% en Amérique du Nord, 20% en Asie).

L’entreprise compte 150 salariés, fabrique 800.000 lampes par an, et vend plus de 5 millions de litres de parfums chaque année à travers le monde.

La marque affirme sa position d’ambassadeur en obtenant le label EPV en 2015.

Sur un marché mondial des parfums d’intérieur valorisé 2,5 milliards d’euros, en pleine expansion et qui affiche une progression de 9% entre 2011 et 2016, Lampe Berger est aujourd’hui une entreprise multi-marques qui impose sa différence par un savoir-faire historique reconnu.

Créée en 1898 par Maurice Berger qui invente le système de diffusion par catalyse, une technologie unique et révolutionnaire, Lampe Berger au fil des décennies se déploie à l’international et se diversifie, avec des produits en édition limitée, une marque de parfums d’intérieurs « Parfum Berger» et prochainement des bougies naturelles à base de cire 100% végétale.

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LES CHIFFRES CLÉS DE LAMPE BERGER

  • Activité: production de parfums d’intérieur
  • Date de création: 1898
  • Siège social: Bourgtheroulde-Infreville
  • CA: 50 millions €
  • Effectif:  150

L’ACTUALITÉ DE LAMPE BERGER

septembre 2017 – Lampe Berger change d’actionnaire : Argos Soditic devient actionnaire majoritaire de l’entreprise

Lampe Berger, entreprise normande de plus de 120 ans, a fait évoluer son actionnariat avec l’entrée majoritaire du fonds de capital-investissement Argos Soditic. Cette évolution marque un nouveau tournant pour l’entreprise et va lui permettre de poursuivre son développement, confortée par l’apport de capitaux propres et par la compétence d’un actionnaire expérimenté dans l’accélération de la croissance des entreprises.

Avec l’entrée au capital d’Argos Soditic l’ambition de Lampe Berger qui figure actuellement parmi les 15 premiers groupes mondiaux de « Premium Air Care » est de devenir un acteur français majeur de l’Air Care et de passer du stade de PME à celui d’ETI.

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L’atelier de fabrication de Lampe Berger dans les années 1900

LES ECHOS – Les mythiques Lampes Berger reprises par un fonds

La PME implantée dans l’Eure à Bourgtheroulde-Infreville produit chaque année 800 000 lampes à catalyse qui diffusent du parfum. Le nouvel actionnaire, le fonds Argos Soditic veut lancer une gamme de bougies.

Lampe Berger change de mains. Cette PME de 150 salariés basée à Bourgtheroulde-Infreville dans l’Eure passe dans le giron d’Argos Soditic. Ce fonds vient acquérir 90% du capital de cette entreprise, fleuron de la région normande, l’encadrement se partageant le reliquat. Lampe Berger était contrôlée depuis 2007 par Azulis capital qui était majoritaire à hauteur de 51% aux côtés de trois autres fonds (Ardian, CIC investissement et La financière patrimoniale d’investissement). « Le choix d’un actionnaire très largement majoritaire ne figurait pas dans le cahier des charges mais il permet d’être plus efficace qu’avec plusieurs actionnaires susceptibles d’avoir des vues divergentes », indique Charles O’Quin, directeur général de Lampe Berger.

L’entreprise dont le chiffre d’affaires s’est élevé à 50 millions d’euros en 2016 est solidement installée depuis 120 ans sur le créneau de la lampe à catalyse capable de diffuser des essences et des parfums pour purifier l’air intérieur. Le procédé a été breveté en 1898, sous l’appellation de « diffuseur fumivore hygiénique », par Maurice Berger, un préparateur en pharmacie, qui voulait ainsi assainir l’atmosphère des chambres de malades, des hôpitaux et des morgues. Rachetée en 1927 par un industriel, l’entreprise a changé de clientèle pour conquérir les habitations faisant des lampes Berger un objet de décoration dont se sont emparés les designers de Baccarat, Lalique ou Gallé. Pour ce produit devenu iconique, Lampe Berger a été labellisée en 2015 Entreprise du patrimoine vivant.

Produits complémentaires

Depuis les années 1990, la croissance est assurée par l’export qui absorbe 90% des 800.000 lampes et cinq millions de litres de parfums vendus chaque année. L’entreprise qui n’a que peu de concurrents directs contrôle entre 70 et 80% de ce marché mondial très spécifique. Elle est présente dans une cinquantaine de pays en particulier en Europe, en Asie du sud-est et en Amérique du nord.

Pour assurer l’avenir de l’entreprise, Argos va chercher à élargir encore ses ventes à l’étranger mais aussi à développer des produits complémentaires des lampes Berger qui représentent aujourd’hui 90% de l’activité. Le fonds va ainsi renforcer une gamme de parfums produits depuis trois ans selon des procédés non-catalytiques et lancer une ligne de bougies parfumées naturelles élaborées à partir de cire extraite de la noix de coco et du soja. 

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L’HISTOIRE DE LAMPE BERGER

Le principe de désinfection de l’atmosphère est fondé sur l’utilisation de la combustion catalytique. Ce procédé a été découvert par les chimistes Justus von Liebig et Charles Gerhardt. Maurice Berger, préparateur en pharmacie, met au point sa lampe et dépose le brevet le 16 juin 1898. Appelée à l’origine « diffuseur fumivore hygiénique », cette invention fondée sur la combustion catalytique d’essences devait servir à assainir l’air ambiant de locaux nécessitant une hygiène permanente comme les hôpitaux ou les morgues. Sa commercialisation débute vers 1902 dans quelques pharmacies parisiennes avant que Maurice Berger n’ouvre sa boutique en 1910 au 18 rue Duphot à Paris.

Les années 1930 voient l’essor de Lampe Berger, notamment grâce aux collaborations de la marque avec des manufactures renommées – cristalleries Baccarat et Saint-Louis, porcelaine de Limoges, faïencerie Fourmaintraux – et avec de grands créateurs comme Émile Gallé ou René Lalique. Appréciée de Colette, de Jean Cocteau et de Pablo Picasso, la lampe Berger, à l’origine objet utilitaire, puis objet de décoration intérieure, est devenue objet de collection.

Les lampes en céramique font leur apparition vers 1950

À partir des années 1960 la production s’industrialise progressivement, réservant la fabrication artisanale à quelques modèles d’exception. En 1970, avec de nouvelles formes et couleurs, la lampe Berger redevient un objet de décoration.

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