baromètre

C’est lundi, jour du bonheur!

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J-8 avant le PRINTEMPS!!! 

Une seule journée par an consacrée aux femmes c’est trop peu. Nous, on continue:

FEMMES AUX POSTES DE DIRECTION: la France, bonne élève

femme dirigeanteD’après l’étude annuelle « Women in Business » de Grant Thornton International, menée au sein de 35 pays au dernier semestre 2017, un nombre plus important d’entreprises (75 % en 2018 contre 66 % en 2017) comptent désormais au moins une femme à un poste de top management ou de directionLes entreprises françaises sont au-dessus de la moyenne mondiale avec un résultat de près de 79%.

Pour en savoir plus 

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LES FEMMES PLUS HEUREUSES AU TRAVAIL QUE LES HOMMES

Selon la récente étude du cabinet Robert Half « Les secrets du bonheur au travail », les femmes seraient souvent plus satisfaites au travail que les hommes. Elles se considèrent traitées équitablement et avec respect (16% contre 13% pour les hommes), se sentent capables d’influencer d’importantes décisions (24% contre 17% chez les hommes) et se sentent libres d’être elles-mêmes (à 15% vs 11% pour les hommes).

ÉGALITÉ PROFESSIONNELLE: LES SYNDICATS VEULENT DES ACTES

Equal male female sex equality balanceSelon Les Echos: Les syndicats français réclament  de « passer, comme en Islande, d’une obligation de moyens à une obligation de résultats ».  Une loi qui vient d’être votée dans cette île impose aux entreprises d’obtenir une certification de leur système de rémunération, qui garantisse qu’il respecte les règles édictées conjointement par les syndicats islandais, la confédération des employeurs et certains membres du gouvernement.

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LES STARTUPS FRANÇAISES ONT LEVÉ 258 MILLIONS € EN FÉVRIER

startup« Les mobilités sont loin devant les autres secteurs, portées par le tour de table de Cityscoot. Suivent les médias et la fintech. Les jeunes poussent de l’Hexagone ont amassé 255 millions d’euros en levées de fonds en février,  soit plus du double de l’année dernière sur la même période(102 millions d’euros) ».

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EURATECHNOLOGIES fait des petits

euratechnologies-exterieur1er incubateur en France selon Fundacity, le célèbre Lillois annonce l’ouverture de deux nouvelles structures. Créé en 2009, EuraTechnologies accueille 300 entreprises, 3700 salariés, 500 événements annuels et un réseau international dense (San Francisco, Dubaï, Shanghai, New-York, Belo Horizonte).

Plus d’infos sur Capital

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FAMILLE, HONNÊTETÉ, VALEURS: les Français ont de belles valeurs

Le baromètre annuel des valeurs des Français a été dévoilé ce week-end en exclusivité au Business Club de France sur BFM radio. Publié par le cabinet de conseil de direction générale en stratégie et management Kea & Partners, il classe une centaine de valeurs perçues et désirées par les Français sur 3 plans : personnel, dans la nation et au sein de l’entreprise. Cette année, les Français sont plus optimistes et cherchent l’épanouissement au travail. 

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Téléchargez le baromètreBaromètre des Français Kea 2017

UN ROBOT AU CERVEAU HUMAIN?

robotAnother Brain, c’est la nouvelle aventure de Bruno Maisonnier, fondateur d’Aldebaran (créateur des robots Nao, Pepper, Romeo). L’idée très avant-gardiste est de créer un robot qui, comme un humain, est capable d’apprendre par lui-même. En d’autres termes un robot doté d’une conscience… Technologie parfaite pour la voiture autonome, mais aussi la robotique industrielle, la médecine personnalisée, etc. Et pourquoi pas à l’avenir faire le café, s’occuper des enfants, nous réprimander quand on mange trop de chocolat? Une vision à la fois magique et quelque peu effrayante…

LA MÉDIATION DES ENTREPRISES: un dispositif hyper efficace

mediationFaire appel à un médiateur pour résoudre les conflits inter-entreprises est une pratique de plus en plus courante en France, qui se révèle fructueuse dans 75% des cas. Les chiffres 2017 de la Médiation des Entreprises prouvent à la fois la progression et l’efficacité de cette procédure gratuite.

  • Depuis 2010, 10 000 entreprises et acteurs publics ont fait appel à la Médiation des Entreprises.
  • Près de 3/4 des médiations aboutissent de façon positive
  • Plus de 93% des saisines proviennent des TPE et PME
  • 1/3 des médiations concernent des marchés public

Chaque week-end, Pierre Pelouzet, Médiateur des Entreprises, est au micro de Michel Picot pour recueillir les témoignages de chefs d’entreprise qui ont fait appel à la Médiation et leur donner les conseils appropriés.

(Ré)écouter les podcasts

Pour faire appel à la Médiation : mediateur-des-entreprises@finances.gouv.fr

Site de la Médiation des Entreprises 

EDDY DE PRETTO = STROMAE ou JACQUES BREL? Vous en pensez quoi?

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Les comportements de paiement s’améliorent dans certains secteurs

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facture.jpgLe baromètre Médiation des Entreprises-Sidetrade sur le « Traitement des factures fournisseurs par les donneurs d’ordre » vient de paraître. Si la part des factures « bloquées » dans les systèmes des fournisseurs reste globalement stable, certains secteurs d’activité ont amélioré leurs performances.

Les retards de paiement de factures pénalisent lourdement les entreprises françaises, malmenant leur trésorerie et minant la confiance entre les acteurs économiques.

Or, ces délais proviennent parfois simplement du traitement des factures en lui-même. Certaines d’entre elles restent bloquées dans les systèmes informatiques, ne correspondant pas aux formats demandés, ou bien présentant des informations manquantes. Aujourd’hui, 1 facture sur 7 reste impayée pour ces raisons.

Le baromètre Médiation des Entreprises-Sidetrade fait un état des lieux trimestriel de ces processus de paiement.

Cette 2ème édition montre délai moyen de résolution des anomalies en légère baisse. Il s’écoule en moyenne 49 jours entre le blocage initial de la facture et la mise en paiement de celle-ci (51 jours dans la 1e édition du baromètre). Ce chiffre ne reflète pas encore une véritable tendance puisque les évolutions sont très variables selon les secteurs.

Les secteurs des industries manufacturières, du transport-entreposage et de la production et distribution de gaz et d’électricité sont les meilleurs élèves.

Pour Pierre PELOUZET, médiateur des entreprises : « Les résultats de la 2e édition du
baromètre démontrent que la marge de progrès est encore importante pour que les relations commerciales soient plus apaisées. Un tel baromètre est un outil précieux permettant de cartographier les difficultés et d’identifier les secteurs qui montrent le chemin à suivre avec une amélioration mesurable dans leur processus de paiement des factures ».

⇒ Ne manquez pas le rendez-vous du Médiateur des Entreprises, Pierre Pelouzet, chaque semaine dans le Business Club de France.

Retrouvez tous nos podcasts ici

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Mardi bonheur, 2 mai ! :)

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Et voici, en ce mardi de retour de long week-end, une myriade de bonne nouvelles comme vous les aimez! 

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2,34 MILLIARDS D’EUROS: C’EST LE MONTANT DES OPÉRATIONS D’ACTIONNARIAT SALARIÉ DANS LE SBF 120 EN 2016

102064_1406713816_actionnariat-salarieC’est ce qui ressort de la dernière édition l’étude Eres sur l’actionnariat salarié coté. Le record historique sur les 10 dernières années est atteint avec un total de 32 opérations d’augmentation de capital réservées aux salariés ou de cession d’actions réalisées dans le SBF120 en 2016 contre 23 en 2006.

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LE 1ER VÉLO HYBRIDE DE FRANCE EST NÉ, PRÈS DE TOULOUSE! 

Capture d’écran 2017-04-27 à 17.11.08.pngIl a été créé par la startup Thirty One, spécialiste du vélo électrique. Ce nouveau modèle permet de définir le degré électrique du vélo, selon qu’on se sent fatigué ou courageux! Le rétropédalage permet de recharger sa batterie, intégrée au moyeu. Une réussite, qui pèse 18 kg, pour une autonomie de 60 à 80 km.

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UN(E) FRANÇAIS(E), INVENTEUR DE L’ANNÉE?

téléchargement.jpegLes finalistes de la la douzième édition du Prix de l’inventeur européen de l’année sont dévoilés ce mercredi par l’Office européen des brevets (OEB). De l’écologie à la santé en passant par les nouvelles technologies, tous les secteurs d’activité sont représentés. Les vainqueurs seront connus le 15 juin. La France est représentée deux fois.

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L’E-COMMERCE FRANÇAIS CROÎT DE 15% EN 2016

07972783-photo-e-commerce.pngTrois sites de vente en ligne sur quatre sont désormais rentables. Une performance accomplie notamment grâce aux pure players et aux acteurs dont le chiffre d’affaires excède 50 millions d’euros et aux petits acteurs, selon une étude menée par Kantar TNS et Webloyalty.

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L’ÉCOSYSTÈME DES STARTUPS EN FRANCE : BELLES PERFORMANCES!

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UNE LARVE DÉVOREUSE DE PLASTIQUE? 

grace-a-la-larve-des-trous-dans-le-plastique-commencent-a-apparaitre-apres-seulement-40-minutes-photo-afp-1493237687.jpgDes chercheurs viennent de publier une étude sur les pouvoirs bio-dégradants de la larve de la fausse teigne de la cire (Galleria mellonella). Cette larve n’ingère pas seulement le plastique, elle le transforme ou le brise chimiquement avec une substance produite par ses glandes salivaires. Une solution prometteuse pour la biodégradation du plastique, qui peut mettre jusqu’à 400 ans à se décomposer!

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LES VENTES MONDIALES DE MUSIQUE ONT BONDI DE 5,9% EN 2016

bloc-image-ecouteurs.pngLes ventes mondiales de musique ont connu une croissance record en 2016, toujours tirées par la musique en flux (streaming), a annoncé mardi 25 avril la Fédération internationale de l’industrie phonographique (Ifpi) dans un communiqué. Le bond de 5,9% enregistré l’an passé par rapport à 2015, pour atteindre 15,7 milliards de dollars de chiffre d’affaires, est le plus important jamais vu depuis que l’Ifpi a commencé à publier des chiffres pour le marché mondial de la musique, en 1997.

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LE MORAL DES ENTREPRENEURS SOCIAUX EST EN HAUSSE

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HÂTE D’ÊTRE EN VACANCES? VOUS N’ÊTES PAS SEUL!

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Les PME françaises restent optimistes!

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téléchargementA l’occasion de la 31ème édition du baromètre sur le financement et l’accès au crédit des PME, KPMG et la CPME ont interrogé, avec IFOP, 402 chefs d’entreprises françaises sur leur vision de la conjoncture économique, leur rapport à l’investissement et au crédit, ainsi que sur leur perception de différents enjeux économiques et financiers à l’approche des élections présidentielles.

Des niveaux d’inquiétude pour la situation économique et l’activité au plus bas depuis 2012

Malgré une période d’incertitude liée au contexte international et à l’approche de l’élection présidentielle, l’inquiétude  des chefs d’entreprise à l’égard de la situation économique diminue  (78%) en perdant 4 points par rapport au mois de septembre 2016. De manière générale, cette dernière connaît une tendance à la baisse progressive sur les quatre dernières années, avec une diminution totale de 14 points depuis mars 2013.

Le même phénomène s’observe à l’égard du niveau de préoccupation des chefs d’entreprise pour leur activité qui enregistre son score le plus bas depuis décembre 2011 et retrouve le même niveau qu’en juin 2016 (41%, -3 points en 5 mois). Leurs inquiétudes ont ainsi reculé de 19 points par rapport au pic de 60% atteint en janvier 2014.

Des besoins de financement toujours minoritaires mais en hausse pour les dépenses d’investissement avec des mesures de durcissement plus nombreuses de la part des banques

Avec une baisse de 24 points entre septembre 2015 et septembre 2016, les besoins en financement des PME connaissent une légère hausse (+2 points, à 49%) mais restent minoritaires. Point encourageant, cette augmentation est plus forte en matière de demandes de financements en vue d’investissement (37%, +5 points).

« Alors que le contexte pourrait entraîner une forme de défiance des chefs d’entreprise, ils paraissent de moins en moins inquiets et leurs besoins de financement pour investir sont en hausse, malgré les difficultés persistantes qu’ils rencontrent, notamment en matière de coût du travail et de complexité  du code du travail. Simplification règlementaire, baisse de l’impôt sur les sociétés et relèvement des seuils sociaux sont donc naturellement leurs attentes prioritaires à quelques semaines des élections présidentielles » commente Jacky Lintignat, Directeur Général de KPMG.

Le coût du travail et la complexité du code du travail constituent toujours la difficulté la plus importante pour les chefs d’entreprise. Cette difficulté apparaît encore plus marquée que lors de la précédente vague d’enquête (78%, +7 points en cinq mois). Rien d’étonnant, donc, à ce que la simplification réglementaire se révèle l’enjeu le plus déterminant pour les PME (53%).

La baisse des cotisations sociales est également particulièrement importante pour les chefs d’entreprise (52%) dont la nette majorité souligne une baisse de leur rentabilité (57%). En effet, ils sont un sur deux à déclarer rencontrer des difficultés à conquérir des parts de marché (52%, -11 points) – même si cette dernière est proportionnellement moins citée que lors des vagues précédentes – par ailleurs, une majorité croissante des sondés souligne des difficultés liées au recrutement (57%, +3 points).

De plus, avec près d’un chef d’entreprise sur deux rencontrant toujours des problèmes liés à la fiscalité (45%, +1 point), la garantie d’une stabilité fiscale arrive à la troisième place des préoccupations évoquées (46%).

Avant l’élection présidentielle, les chefs d’entreprise attendent des candidats des propositions sur la baisse de l’impôt sur les sociétés, le relèvement des seuils sociaux et les référendums d’entreprise sur la fixation du temps de travail

La possibilité d’une baisse de l’impôt sur les sociétés à 25%, du relèvement des seuils sociaux pour les entreprises et d’une mise en place de référendums d’entreprise pour la fixation du temps de travail rencontrent un écho très positif auprès des chefs d’entreprise.

La baisse de l’impôt sur les sociétés à 25% bénéficie ainsi d’un avis très favorable puisque 91% d’entre eux considèrent cette mesure comme vectrice d’un impact favorable sur la trésorerie. Ils sont le même nombre à anticiper les conséquences positives de cette baisse sur la confiance des entrepreneurs et 88% à déclarer que cette baisse d’impôt favoriserait l’attractivité de la France. Dans une moindre mesure, ce changement devrait avoir un impact favorable sur les effectifs de l’entreprise pour sept dirigeants sur dix.

Dans cette lignée, le relèvement des seuils sociaux répond également aux attentes des chefs d’entreprise puisque 75% considèrent que sa mise en place permettrait une augmentation des créations d’emploi. Enfin, la mise en place de referendums d’entreprise à l’initiative de l’employeur pour la fixation du temps de travail est approuvée par 70% d’entre eux.

« Entre une France qui a peur de perdre et une France qui a envie de gagner, notre choix est clair. L’élection présidentielle sonne l’heure des choix. Soit la France continuera d’opter pour la frilosité, les dépenses publiques et le chômage soit elle s’engagera sur la voie de réformes audacieuses en redonnant confiance aux acteurs économiques » commente François Asselin, Président de la CPME

87% des marketeurs en entreprise utilisent les réseaux sociaux

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Hootsuite, éditeur de solutions de gestion des médias sociaux, présente son baromètre 2017 des réseaux sociaux en entreprise. Il a été établi avec ses partenaires l’Adetem (Association des Professionnels du Marketing), Visionary Marketing et Toluna. Mené du 10 mai au 31 juillet 2016 sur la base d’un questionnaire et complété de tables rondes et d’entretiens individuels, il se fonde sur 312 répondants, retenus en qualité de professionnels du marketing et de la communication.  L’étude complète est en ligne ici : https://hootsuite.com/fr/resources/livre-blanc/barometre2017

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Holacracy, transformation, bonheur au travail: quels sont les nouveaux modes de management? C’était au Business Club (podcast)

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BFM-BU-RADIODans le Business Club de France | Uniquement sur BFM Business Radio

→ Diffusion : samedi 2/07/2016 à 7h | dimanche 3/07/2016 à 15h

TALK 1 / 2 / 3 : Le monde économique se transforme, le management aussi!

TALK 4: Le rendez-vous du médiateur des entreprises, avec Pierre Pelouzet


TALK 1 / 2 / 3 : LES NOUVEAUX MODES DE MANAGEMENT, avec Laurent Agrech, associé de Procadres International / Bernard-Marie Chiquet,  fondateur d’IGI Partners / Alexandre Karpov et Bénédicte Dekeister, dirigeants fondateurs de Winpharma / Arnaud Gangloff, président de Kea & Partners

Pour écouter, réécouter ou télécharger l’émission :

>> IGI PARTNERS 

IGI PARTNERS est spécialisé dans l’accompagnement, la formation et le coaching en Holacracy.

Qu’est-ce-que l’holacratie? (définition Wikipédia)

Le terme holacratie est dérivé de celui d’holarchie inventé en 1967 par Arthur Koestler dans son livre The Ghost in the Machine. Une holarchie est composée de holons (grec: ὅλον, forme neutre de ὅλος, le « tout ») qui sont des entités autonomes et indépendantes mais qui sont reliées à une entité supérieure dont elles font partie. Une holarchie est donc une hiérarchie d’éléments auto-régulés fonctionnant à la fois comme entités autonomes et comme parties d’un tout dont elles sont dépendantes.

Pour mieux comprendre l’holacracy, voici des extraits de la BD coécrite par Bernard Marie Chiquet, président d’IGI Partners. Bande dessinée à lire et télécharger ici: http://labdsurlholacracy.com/bande-dessinee-holacracy#page-1

LE FONCTIONNEMENT DE L’HOLACRATIE (dans l’Express)

1. L’adoption de règles du jeu

Avant toute chose, le dirigeant doit accepter de céder son autorité aux règles du jeu. Le pouvoir ne sera plus entre ses mains, mais dans ces règles, matérialisées par une constitution. Une « raison d’être » devra être choisie pour l’entreprise. Elle répond à une question : quel est le potentiel le plus profond de mon entreprise ? La Scop Scarabée Biocoop, qui a adopté récemment l’holacratie, a par exemple opté pour « Bio, créateur, et exemplaire ». Toutes les décisions qui seront prises par la suite devront aller dans le sens de cette raison d’être. 

2. La définition des rôles

L’holacratie part du principe que l’établissement d’un organigramme classique n’est pas vraiment utile. Ni celui de fiches de poste, que personne ne regarde jamais (jamais la sienne, et encore moins celle des autres). A la place, toutes les activités de l’entreprise vont être découpées en unités de travail, qui vont donner lieu à des rôles. Le rôle et la personne qui le prend en charge sont distincts. En moyenne, le salarié en prend quatre en charge. Il dispose pour chacun d’eux d’un espace dans lequel il n’encadre personne et n’est encadré par personne. 

3. L’affectation des rôles

Les rôles sont affectés aux différents collaborateurs selon leurs compétences. Dans un système classique, cette tâche reviendrait au manager. Là, il existe un rôle spécifique pour l’affectation des rôles. Il s’agit ce celui de « premier lien » du cercle. L’organisation est composée en effet de plusieurs cercles. Grosso modo, un cercle englobe une équipe : la comptabilité, l’entretien, le commercial etc. La personne qui tient le rôle de premier lien ne peut pas réorganiser le cercle comme elle l’entend. Elle doit forcément passer par le « processus de gouvernance ». 

4. Le processus de gouvernance

Dans l’holacratie, la structure est vivante, elle peut évoluer selon les besoins. Cela passe par le règlement des « tensions ». Une tension existe dès lors qu’il y a un écart entre la situation que vit un collaborateur et un « potentiel » : un problème avec un collègue alors que cela pourrait bien se passer, un prospect qu’on n’arrive pas à transformer en client, un rôle dans le cercle qui n’est plus adéquat en l’état, etc… C’est en réunion de gouvernance que sont évoquées les tensions. Tous les collaborateurs ont l’occasion de s’exprimer et de faire des propositions. Si la proposition ne risque pas d’amplifier le problème, elle est adoptée. Il n’est pas question de sonder tout le monde pour étudier d’autres solutions et tergiverser pendant longtemps. C’est ainsi que toutes les décisions sont prises de manière rapide et fluide. Au début, les collaborateurs ont du mal à parler en réunion des tensions qu’ils rencontrent. Mais peu à peu, ils commencent à se libérer. On peut comparer alors ce qui se passe dans l’entreprise à un drainage du corps, dans un but de désintoxication. Une fois toutes les toxines évacuées (les tensions négatives réglées), les salariés vont commencer à ressentir des tensions créatrices, qui vont les amener à proposer de nouveaux projets. 

5. Le renoncement à la « vision »

Etre un patron « visionnaire ». C’est ce à quoi aspirent généralement les dirigeants d’entreprise ambitieux. L’holacratie implique, pour le dirigeant, de se débarrasser de cet état d’esprit. De cette « illusion ». Il lui faudra prendre conscience que, aussi brillant qu’il soit, il ne pourra maîtriser toute la complexité de son activité et du monde dans laquelle elle s’insère. Ce qui définit le chemin à prendre par l’entreprise, ce n’est pas le dirigeant, mais la réalité. C’est un peu la différence qu’il y a entre des parents qui diraient « tu seras médecin, mon fils », et ceux qui s’emploieraient à découvrir, petit à petit, les talents de leur progéniture. Petit à petit, l’organisation s’adaptera au monde, aux difficultés et challenges qui se présenteront.

TRIBUNE DE BERNARD-MARIE CHIQUET

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Bernard-Marie Chiquet, président d’IGI Partners

Holacratie : une révolution en marche

L’échec des organisations pyramidales et hiérarchisées appelle une révolution. Celle de l’holacratie, un nouveau mode de gestion des organisations adapté aux contraintes de notre siècle. Les sceptiques vous diront qu’il s’agit d’une nouvelle théorie issue des travaux de chercheurs coupés des réalités du monde de l’entreprise et… ils se tromperont. L’holacratie n’est pas une théorie mais le résultat d’une pratique. Elle propose ainsi une redéfinition complète des organisations et des processus qui régissent les entreprises privées et publiques.

Inventée au début du XX° siècle, l’entreprise telle que nous la connaissons et la pratiquons doit impérativement se réinventer. Son fonctionnement, son organisation pyramidale et hiérarchisée sont obsolètes et en échec.

Chefs vs exécutants : L’entreprise est, encore aujourd’hui, perçue comme le lieu privilégié d’un affrontement entre ceux qui décident et ceux qui exécutent. L’entreprise est d’abord l’objet de luttes de pouvoir. Dans ces conditions, il est facile d’imaginer l’impact déplorable que cet antagonisme peut avoir. Bien souvent, cela débouche sur des situations où la frustration des collaborateurs est forte et leur motivation, leur implication en berne. Qui plus est, cet environnement est générateur de stress, d’absentéisme. De là à la destruction de valeur, il n’y a qu’un pas. 

Un fonctionnement rigide, une absence de sens: Dans l’entreprise « classique », la stratégie et la décision sont le pré carré d’une poignée de décideurs. Une fois prise, la décision est « cascadée » vers le reste de l’organisation. Seuls quelques rares « privilégiés » participent à ce travail de réflexion. L’implication des équipes n’est pas d’actualité et le résultat s’en fait sentir. La compréhension par celles-ci reste incomplète voire parcellaire,  le manque d’appropriation nuit fortement à l’efficacité de l’organisation et pèse lourdement sur les performances de l’entreprise.

Pour sortir de ce carcan dans lequel évoluent encore la plupart des entreprises, l’holacratie est une réponse attendue et adaptée aux enjeux majeurs de ces organisations.

L’holacratie, une nouvelle technologie managériale

Inventée au milieu des années 2000 aux Etats-Unis par Brian Robertson (voir « La révolution Holacracy, le système des entreprises performantes » de Brian Robertson chez Alisio, parution le 18 mars 2016), ce concept n’est donc pas le fruit d’une énième théorie sur les organisations mais le résultat d’une pratique, de processus adaptatifs. L’objectif est simple : apporter une réponse novatrice aux entreprises soucieuses d’évoluer vers un modèle d’organisation et de gouvernance itératif, leur permettant de gagner en efficacité, en agilité et en transparence. Le tout en s’appuyant sur des collaborateurs responsabilisés et épanouis !

Redonner du sens : Contrairement à l’organisation « classique » qui véhicule une vision du travail contraignante voire punitive, qui est perçue comme celle qui surveille et sanctionne, l’holacratie repositionne le collaborateur au cœur du dispositif. Cette nouvelle technologie managériale est aux antipodes de l’organisation « classique » avec sa conception positive et optimiste de l’entreprise :

·    Le contrat liant l’entreprise et ses collaborateurs est fondé sur la confiance de la première et la responsabilisation, l’autonomie des seconds.

·    Le collaborateur n’est plus un simple exécutant. Il connaît et comprend les objectifs de chacune de ses actions.

·    Grâce à la formation et des échanges réguliers, les collaborateurs ont les moyens de transformer leur autonomie et leur responsabilisation en succès.

=   Pas une utopie : Mais l’holacratie est tout sauf une utopie. La mission de l’entreprise et de l’organisation qui la sous-tend, créer de la valeur, est dans son ADN. Car l’organisation doit tendre à l’excellence, viser un fonctionnement optimum, mesurer les résultats et atteindre les objectifs attendus. 

La France à l’avant-garde

On aurait pu croire que la France, enlisée dans la crise, percluse de réflexes jacobins et d’un goût immodéré pour les organisations aux hiérarchies affichées et établies, aurait exprimé sa réticence à adopter l’holacratie. Pourtant, c’est bien l’inverse qui se passe. Outre les Etats-Unis qui ont été le berceau de ce mouvement, la France est aujourd’hui, et de loin, le pays le plus avancé sur ce terrain en Europe. Face à un environnement de plus en plus complexe, de nombreuses entreprises remettent en question leur modèle d’organisation. Des entreprises de toutes tailles, de tous secteurs, dans toutes les régions du pays. 

Des entreprises de la distribution comme Kingfisher ou Scarabée Biocoop,  des éditeurs de logiciel comme Winpharma ou des collectivités territoriales comme le SIAV (Syndicat Intercommunal d’Assainissement de Valenciennes). Les résultats étant au rendez-vous, la révolution bat son plein.

Les entreprises doivent changer de modèle d’organisation. Elles doivent se réinventer pour enfin répondre aux attentes de leurs collaborateurs et faire face aux défis et enjeux du XXI ème siècle. L’holacratie est, j’en suis convaincu, la réponse attendue !

Dans Le Journal du NetCombien de temps faut-il compter pour implémenter cette méthode en entreprise et combien ça coûte ?

Cela va dépendre du domaine d’activité et du nombre de cercles que votre activité représente (le cercle peut se comparer à une unité d’affaires, ndlr). Sans entrer dans les détails, les entreprises commencent en général avec un pilote. Il faut compter grosso modo six mois et entre 15 000 et 23 000 euros par cercle.

>> WINPHARMA

winpharmaLa société vend le matériel et assure les services d’installation, de formation et d’assistance. Ses solutions sont déployées dans 4 200 officines en France, dans les Dom-Tom et en Afrique francophone. Le logiciel Winpharma permet notamment aux pharmaciens de gérer leurs ventes, achats, stocks, leur base de données clients mais aussi la télétransmission des ordonnances.

LES CHIFFRES CLÉS DE WINPHARMA

  • Activité: éditeur de logiciels de gestion pour les pharmacies
  • Date de création: 1994
  • Lieu: Arzon (56) + deux centres de R&D en Russie et dans la Silicon Valley et de 24 centres de compétences en France
  • CA Groupe Everys: 10,5 M€
  • Effectif: 230

Afin de mettre en cohérence son organisation avec sa culture d’entreprise, déjà fortement empreinte de bienveillance et de transparence, les fondateurs ont fait le choix d’Holacracy, le nouveau mode de gestion des organisations.

La démarche de Winpharma est guidée par des objectifs simples :

  • Rompre avec l’organisation « pyramidale » qui se révèle inadaptée, inefficace et génératrice de frustration chez les collaborateurs
  • Donner du sens à la mission de l’entreprise comme à celle des collaborateurs
  • Clarifier l’organisation et les processus pour faciliter les prises de décisions et améliorer les performances de l’entreprise
  • Offrir davantage de perspectives aux équipes en leur proposant plus d’autonomie et de responsabilité «  chez nous on peut exercer plusieurs jobs, on peut en changer » Alexandre Karpov

« Winpharma s’est toujours vu comme une entreprise innovante ayant pour ambition de « rendre les pharmaciens heureux par des services inoubliables». Pour y parvenir, il nous semble essentiel de redéfinir le cadre de notre fonctionnement » déclare Bénédicte Dekeister. « Opter pour Holacracy va nous permettre de mettre en place une organisation fluide, au niveau opérationnel comme relationnel. Il suffit de voir l’enthousiasme des équipes pour se convaincre de la pertinence de notre choix ».

Les résultats pour Winpharma

  • plus de délégation de la part des dirigeants
  • les énergies se sont « libérées », ce qui rend l’entreprise plus productive
  • des déclics se sont produits chez certains salariés qui avaient l’habitude de recevoir des ordres et qui se sont mises à s’exprimer, à donner leur avis

 

>> KEA & PARTNERS

unnamedKEA & PARTNERS, sur LES VALEURS DES FRANÇAIS AU TRAVAIL

Kea est un cabinet de conseil de direction générale, partie prenante du groupe The Transformation Alliance fort de 370 consultants, dont 140 en France. Nous accompagnons nos clients, en France et à l’international, sur tous leurs enjeux de stratégie et croissance, d’excellence des opérations, de structure, management et ressources humaines, de gouvernance et stratégie des systèmes d’information.

Le baromètre Kea & Partners sur les valeurs des Français est publié chaque année depuis 2012.

Les leviers de la transformation des entreprises: agilité, réactivité, simplification, intrapreneurship

DANS BUSINESS & MARCHES – janvier 2016

Arnaud Gangloff: « Il faut retrouver du sens, de la vision et de l’engagement en entreprise »

Le travail en équipe, la hiérarchie et la productivité constituent les trois premières valeurs vécues dans les entreprises françaises en 2015. Comment les managers peuvent-ils interpréter ces résultats?

Je me place dans une situation de chef d’entreprise ou dirigeant, avec ces items en tête. Si j’ai envie de faire avancer mes collaborateurs, je dois identifier les aspects que l’on peut valoriser (travail en équipe, travail en commun, dialogue stratégique). Il faut que la stratégie décidée pour l’entreprise ait un sens : le « why » (pourquoi) est aussi important que le « what » (quoi). Un travail commun doit être réalisé pour atteindre un objectif qui ait du sens. La productivité  peut quant à elle être traduite de manière positive (être plus performant pour se déployer ou se développer). Ces éléments se mesurent. La question de la hiérarchie doit quant à elle être abordée en développant une entreprise plus agile qui promeut l’autonomie et la prise d’initiatives.

De quelle manière les entreprises peuvent-elles répondre de manière concrète aux aspirations de respect, de travail en équipe, d’épanouissement ou bien encore d’équilibre vie privée/vie professionnelle?

En concevant des projets d’action qui impliquent les gens ! On obtient de très bons résultats en développant une vision pour que les salariés puissent mieux travailler et être plus efficaces. Il faut « co » construire les modes de travail. Concernant l’équilibre vie privée/vie professionnelle, à partir du moment où vous êtes dans le « co », chacun va intégrer sa construction au projet d’entreprise. Chacun est en mesure de se responsabiliser pour peu que l’on le sollicite. A tous les niveaux de l’entreprise, beaucoup de gens illustrent leur capacité à s’impliquer, pour peu qu’on les associe à la prise de décision sur les modes de fonctionnement. Les opérateurs d’une usine peuvent avoir des réponses pour aller dans le sens du client. Il faut davantage manager par l’envie, moins par la peur…

LE BAROMÈTRE

Baromètre Kea&Partners 2015 des valeurs des Français :

Plus positifs, les Français croient toujours dans leur entreprise

Les Français vont mieux, selon la dernière édition du baromètre Kea&Partners, qui mesure chaque année les valeurs – positives et négatives – qu’ils privilégient, aussi bien dans la société en général que dans leur famille ou leur entreprise. Une façon de prendre le pouls, tous les ans, de la santé morale de nos concitoyens. Bonne nouvelle : pour l’édition 2015 du baromètre, les valeurs positives gagnent du terrain, notamment en ce qui concerne la perception de la société française.

Ce qu’il faut retenir du baromètre Kea&Partners 2015

Les Français restent très attachés aux relations interpersonnelles et notamment familiales. Les valeurs famille, honnêteté, respect, amitié, humour/plaisir, générosité… arrivent encore largement en tête des 20 valeurs les plus fréquemment citées par les Français. Des valeurs aussi bien partagées par les hommes, que par les femmes.

Les 10 premières valeurs vécues dans les entreprises françaises en 2015

  1. Le travail en équipe (24%)
  2. La hiérarchie (21%)
  3. La productivité (20%)
  4. La satisfaction clients (20%)
  5. La réduction des coûts (19%)
  6. Le professionnalisme (19%)
  7. La qualité (15%)
  8. L’investissement dans le travail (15%)
  9. Le respect (15%)
  10. La culture du résultat(14%)

Les 10 premières valeurs désirées des Français en entreprise en 2015

  1. Le respect (25%)
  2. Le travail en équipe (24%)
  3. La reconnaissance des collaborateurs (24%)
  4. L’écoute (21%)
  5. Le professionnalisme (21%)
  6. La satisfaction clients (21%)
  7. La qualité (20%)
  8. L’efficacité (20%)
  9. L’épanouissement des collaborateurs(19%)
  10. L’équilibre vie privée/vie professionnelle (19%)

En dépit des idées reçues, l’entreprise occupe toujours une place privilégiée dans les valeurs de nos concitoyens. La santé de la culture des entreprises françaises s’est améliorée en 2015, grâce notamment aux entreprises publiques, auxquelles sont associées de plus en plus de valeurs positives.

En revanche, les entreprises privées marquent le pas. Certes les valeurs positives comme le travail en équipe ou la satisfaction clients restent fréquemment citées mais la pression sur les coûts, le poids de la hiérarchie, la compétition interne ou les longues journées de travail, notamment chez les femmes, sont des freins fréquemment exprimés.

De même, la culture des entreprises est d’autant plus positive que l’entreprise est à taille humaine : les Français employés dans des entreprises de moins de 50 personnes sont spontanément plus positifs sur leur entreprise que ceux employés dans des entreprises de 50 et 500 personnes, et au-delà.

Le baromètre 2015 confirme le décalage entre les chefs d’entreprise et les salariés sur la perception de la santé de la culture d’entreprise. Là où les chefs d’entreprise valorisent l’investissement dans le travail et l’adaptabilité, les employés attendent une meilleure reconnaissance de leur contribution et un partage d’informations. Cependant, ils sont d’accord entre eux sur le respect, l’écoute et la confiance.

En tête des préoccupations, le chômage et/ou la peur du chômage restent un frein puissant à l’épanouissement des Français, notamment dans les petites entreprises. L’insécurité, l’incertitude, le gaspillage… figurent aussi parmi les valeurs freins d’une société française qui apparaît toujours comme anxiogène. Cette année, le terrorisme est venu s’ajouter à la corruption, la bureaucratie, la pauvreté comme principales préoccupations.

A l’arrivée, ces valeurs très négatives maintiennent la France dans un désarroi parmi les plus élevés en Europe et dans le monde, à un niveau comparable à celui de L’Islande, et au-dessus de celui perçu en Grande-Bretagne ou aux Etats-Unis. En revanche, en écho à l’actualité du début d’année 2015, on note une  percée timide – mais percée tout de même – de valeurs positives comme la liberté d’expression ou la laïcité, deux valeurs auxquelles les Français réaffirment leur attachement. Mais ils demandent clairement plus d’efficacité de leurs gouvernants, plus de justice et plus d’honnêteté dans la vie collective.

Conclusion : L’entreprise reste un lieu privilégié du « vivre ensemble » des Français qui peut être mieux valorisé.

Le baromètre Kea&Partners montre cette année encore que les entreprises françaises recèlent de nombreux gisements de productivité et de performance. En évaluant la cohérence culturelle de leur institution, les chefs d’entreprise doivent être capables d’identifier les valeurs négatives qui minent la performance et de les combattre. De même, ils doivent s’appuyer sur  le management pour fédérer les équipes autour des valeurs positives et au service de leur vision pour l’avenir.

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Dans Le Monde (extraits)

Les managers de transition, des profils expérimentés que l’Afrique recherche

Maroc, Mauritanie, Congo-Brazzaville, Côte-d’Ivoire… En huit ans, André Chanu a accompli six missions, d’une durée de 3 à 18 mois. Son métier ? Manager de transition. Ce marché de niche aiguise les appétits des prestataires. Car, malgré un coup de frein lié à la baisse des cours des matières premières, le continent africain demeure un marché dynamique. « Les grands groupes français et internationaux se positionnent sur l’Afrique. En tant que prestataire RH, nous suivons le mouvement pour accompagner nos clients », explique Laurent Agrech, associé de Procadres International.

Le cabinet a mené sa première mission de management de transition en Afrique en 2012. Son objectif est d’en réaliser six cette année, ce qui représenterait 20% de l’activité du cabinet. (…)

Qu’est-ce que le management de transition ?

Il s’agit de mettre à la disposition des entreprises, de façon temporaire, des profils pointus et expérimentés pour mener à bien un projet spécifique. Des intérimaires de luxe, en quelque sorte. La durée des missions est, en général, en Afrique, de douze mois. Avec des exceptions : « Ainsi un directeur financier envoyé en Angola a vu sa mission, prévue au départ pour neuf mois,durer deux ans », illustre David Ninot, fondateur du cabinet Skill Advisory Africa.

Une durée supérieure à celle des missions réalisées en Europe (en général six mois) qui s’explique par les maux classiques du continent : lourdeurs administratives, manque d’infrastructures, imprévus à gérer…

Pour quelles missions ?

Parmi les fonctions les plus demandées : la direction générale, les finances (directeur financier et contrôleur de gestion), les ressources humaines (notamment pour le recrutement), la direction industrielle et la direction des systèmes d’information. Mines, télécoms, agro-alimentaire, logistique, transport… tous les secteurs d’activité du continent sont demandeurs. En revanche, pour le moment, « le management de transition se développe auprès des groupes anglo-saxons ou français, mais ne concerne pas les entreprises locales », constate David Ninot.

Exemples de missions : le changement d’un système d’information, la mise en place d’un reporting financier, l’intégration de nouvelles entités ou la création de filiales, le redressement de la productivité d’une usine, la gestion d’une crise de trésorerie (suite à des fraudes aux moyens de paiement, par exemple).(…)

Bientôt des managers de transition africains ?

Pour le moment, force est de constater que les managers de transition africains sont très rares. Explication : si les cadres africains ont une solide formation et un très bon niveau, ils manquent encore d’une forte expérience dans des groupes internationaux. (…)