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Les TPE-PME face au nouveau président. Avec Patrick Robin, Jean-Marc Barki, Bruno Grandjean et Guillaume Cairou. C’était au Business Club

Publié le Mis à jour le

1439987182_tpe-pme.pngLogo-BFMBusiness-sans-contourAu Business Club de France

Uniquement sur BFM Radio! 

→ Diffusion : samedi 13/5/2017 à 7h | dimanche 14/5/2017 à 14h

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TALK 1: LES TPE-PME face au président

TALK 2Le rendez-vous du Médiateur des Entreprises, avec Pierre Pelouzet


DOSSIER SPÉCIAL

QU’ATTENDENT LES TPE-PME DU NOUVEAU GOUVERNEMENT? 

NOS INVITÉS:

  • Jean-Marc Barki, président de Sealock
  • Patrick Robin, Managing partner (associé) Avolta Partners
  • Guillaume Cairou, PDG de Didaxis et Président du Club des Entrepreneurs
  • Bruno Grandjean, président de Redex et président de la Fédération des industries mécaniques (FIM) depuis juin 2016

(Ré)écouter et télécharger cette émission:

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De gauche à droite: Patrick Robin / Michel Picot / Bruno Grandjean / Jean-Marc Barki / Guillaume Cairou

Patrick Robin: « On a un président qui sait ce qu’est la micro-économie, qui met en valeur le goût du risque, l’entrepreneuriat. Je pense qu’on va avoir un gouvernement avec lequel on peut discuter ».

Bruno Grandjean: « On vient de vivre une campagne schumpétérienne, avec un changement de modèle. Selon moi, il y a un travail de pédagogie à faire au sujet de l’industrie. On n’est plus au XIXème siècle, il faut adapter le droit du travail »

Jean-Marc Barki: « La baisse de l’IS est un message fort. Si on se débrouille bien on peut reconstruire notre tissu industriel mais il faut redonner confiance aux entrepreneurs ».

Guillaume Cairou: « Les Français attentent qu’on leur permette d’aller plus loin. Les réformes structurelles vont devoir être faites très rapidement »

Macron président: sept mesures fortes pour le salarié et l’entreprise (Les Echos)

12432133.jpgRéforme du marché du travail, refonte des rapports entre les entreprises et l’administration: rendez-vous est donné dès les premiers jours de son mandat pour amorcer les changements annoncés qu’il espère voir entrer en vigueur à l’automne.

Le nouveau président est en effet un homme pressé. Après une « concertation » avec les partenaires sociaux, sans doute dans les semaines qui viennent, il devrait présenter un projet de loi d’habilitation devant l’Assemblée nationale. Voici ses chantiers prioritaires.

1. Primauté de l’accord d’entreprise

 Emmanuel Macron a affirmé à plusieurs reprises son souhait de modifier rapidement le code du travail et d’aller plus loin que la loi Travail portée par Myriam El Khomri en 2016.

La loi ne fixera plus que les grands principes. La durée légale du travail, la protection syndicale, le salaire minimum ou encore la lutte contre la discrimination seraient des règles de base absolument intangibles. Aucun accord d’entreprise ne pourrait y déroger et être moins-disant pour le salarié.

Pour d’autres domaines – la liste complète n’est pas encore arrêtée et dépendra de la future consultation avec les partenaires sociaux, assure l’entourage du président de la République -, la signature d’accords d’entreprises ou de branches pouvant déroger à la loi serait possible.

Depuis la loi Travail, seule la question du temps de travail est concernée par cette inversion de la hiérarchie des normes. La conclusion d’accords majoritaires d’entreprise permet une organisation spécifique. Le projet d’Emmanuel Macron est d’étendre cette possibilité à d’autres thématiques comme le salaire ou les conditions de travail.

2. Plafonnement des indemnités prud’hommes

Pour Emmanuel Macron, les indemnités aux prud’hommes sont l’un des blocages du marché du travail. Ministre, il avait tenté de mettre en place un système d’encadrement de ces indemnités perçues par les salariés en cas de licenciement abusif.

Retoquée par le Conseil constitutionnel, la mesure fait à nouveau partie de son programme. Emmanuel Macron espère instaurer un barème précis du montant des indemnités avec un plancher et un plafond pour les licenciements sans cause réelle et sérieuse. « Le plancher permettra de protéger les droits des employés, le plafond donnera aux entreprises une visibilité et une assurance qui permettront de lever les freins à l’embauche en CDI. » L’ensemble prendrait en compte l’ancienneté du salarié.

3. Fusion automatique des instances représentatives

La délégation unique du personnel ou DUP existe depuis 1993 et permet de rapprocher les délégués du personnels et les élus du comité d’entreprise. Depuis la loi Rebsamen, cette possibilité a été étendue aux entreprises jusqu’à 300 salariés et élargie aux prérogatives du CHSCT. Chaque instance conserve ses particularités. Emmanuel Macron, lui, souhaite que toutes les entreprises puissent recourir à la DUP, quelle que soit leur taille, au nom d’un « dialogue social plus efficace ». »Nous allons certainement prendre le contre-pied de ce que propose la loi Rebsamen, explique l’entourage d’Emmanuel Macron. L’idée serait que ce regroupement d’instances se fasse automatiquement, sauf si les entreprises souhaitent expressément conserver chacune d’entre elles. »

4. Référendum à l’initiative de l’employeur

La loi El Khomri a mis en place un nouvel outil dans les mains des syndicats: le référendum d’entreprise. Si un accord d’entreprise n’est pas validé à la majorité mais qu’il a été signé par l’employeur et des syndicats ayant recueilli plus de 30% des suffrages exprimés au premier tour des dernières élections, ces derniers peuvent demander une consultation des salariés.

Le nouveau président de la République veut pousser la logique un cran plus loin et permettre aux employeurs d’initier ces référendums eux aussi. A condition, là aussi, que l’accord ait été validé par les syndicats représentant 30% des voix.

La mesure pourrait crisper des syndicats, qui n’ont jamais caché leur hostilité à cette possibilité. Lors des débats au Sénat sur la loi Travail, les sénateurs avaient tenté d’introduire cette disposition, qui avait ensuite été retoquée par les députés.

5. Instauration du droit à l’erreur

Autre chantier jugé prioritaire que celui de poursuivre le travail de « simplification » de la vie des entreprises. Le gouvernement sortant avait lancé un Conseil de la simplification, organe d’un grand choc de simplification promis aux entreprises et aux particuliers. Le président Macron, entend aller plus loin en changeant le fonctionnement de l’administration. Principale mesure annoncée: le droit à l’erreur.

Lorsque les services administratifs contrôleront les employeurs, ils ne les sanctionneront pas tout de suite. Il y aura donc une sorte de principe établissant une forme de bonne foi a priori. Ce sera en effet à l’administration de prouver que l’erreur a été commise intentionnellement. Un entrepreneur qui oublie de faire une déclaration aux Urssaf, par exemple, ne sera pas sanctionné immédiatement. Seule exception: les matières relevant du droit pénal.

« Le coeur de la mission de l’administration ne sera plus la sanction mais le conseil et l’accompagnement », a expliqué Emmanuel Macron lors de la présentation de son programme en 2017. Une mesure semblable avait été portée par deux députés (Bernard Gérard et Marc Goua) en mai 2015, mais n’avait jamais vu le jour. Elle est reprise par le nouveau président de la République.

6. Gérer l’inflation des normes

Voilà qui devrait rassurer les chefs d’entreprises écrasés par le poids des normes. Le chef de l’Etat fraîchement élu compte supprimer les normes liées à la transposition en droit national de directives européennes. Cela aboutit à une « surtransposition », qui alourdit et complexifie le corpus législatif.

Il souhaite aussi élargir la règle selon laquelle une norme est supprimée lorsqu’une nouvelle voir le jour aux textesfiscaux, sociaux ou touchant au droit du travail. Inspirée du principe anglo-saxon du « One in, one out« , elle a été mise en place en sous le quinquennat de François Hollande mais elle ne concernait que « la réglementation issue de l’activité réglementaire du gouvernement et pas les lois », explique le Secrétariat d’Etat à la Réforme de l’Etat et à la Simplification. Les textes relatifs au droit social ne sont pas non plus concernés. Emmanuel Macron entend changer élargir ce périmètre.

Tout comme pour le chantier du droit du travail, Emmanuel Macron souhaite, là aussi, procéder par ordonnance. Un projet de loi d’habilitation spécifique à ces mesures devrait donc être présenté aux députés « fin mai ou début juin », assure le nouveau président de la République.

7. Baisse de l’IS et suppression du RSI

A destination des entrepreneurs, l’ancien locataire de Bercy a aussi promis une stabilité fiscale: aucun impôt ne serait modifié plus d’une seule fois durant le quinquennat. Il entend transformer le CICE « en allègement de charges pérenne pour toutes les entreprises » et souhaite réformer l’impôt sur les sociétés et le ramener à 25% tout en conservant le taux réduit de 15% pour les PME.

Autre mesure forte: il devrait supprimer le RSI dans sa forme actuelle et « l’adosser » au régime général en y ouvrant un guichet spécifique. Un projet lourd qui devrait cependant voir le jour plus tard.

⇒ REDEX, avec Bruno Grandjean, président

Logo-REDEX-orangeActivité: Production de pièces et d’équipements industriels de mécanique fine et de précision (sidérurgie, la métallurgie, la robotique, la machine-outil et l’imprimerie)

  • Siège social: Ferrières-en-Gâtinais, près de Montargis (Loiret)
  • Créé en: 1949
  • CA: 50 millions € en 2016
  • Effectif: 350

Cette pépite de l’industrie française exporte 90% de sa production (BFM Business)

Alors que la France a creusé son déficit commercial en 2016, certaines ETI affichent une vraie culture de l’exportation. Dans l’industrie de la mécanique, Redex, avec ses 350 salariés, exporte mondialement jusqu’à 90% de sa production.

Le déficit commercial record de 48 milliards d’euros en 2016 ne doit pas occulter le succès de certaines entreprises de taille moyenne qui ont axé toute leur stratégie sur l’international. C’est le cas de Redex, une ETI de 350 salariés. Cette société enracinée dans le Loiret (45) apporte sa (modeste) contribution à l’export grâce à son activité industrielle tournée vers l’international, où elle réalise de 80 à 90% de son chiffre d’affaires.

Capture d’écran 2017-05-09 à 15.14.40.pngL’entreprise a, depuis ses origines en 1949, pour spécialité la mécanique fine et de précision. Sa production, issue pour l’essentiel de deux usines françaises, concerne des pièces et des équipements industriels destinés aux usines travaillant les métaux (métallurgie, sidérurgie,…). Son savoir-faire tient dans la mise au point, au micron près, d’équipements destinés à l’industrie lourde.

Redex allie le « made in Germany » au « made in France »

Redex est reconnue dans le monde entier pour le laminage de fil de cuivre. Elle assure ainsi le bobinage des moteurs électriques des TGV d’Alstom. « Notre savoir-faire industriel se situe très en amont. Nos clients ont en général des usines et des machines comme des laminoirs » explique Bruno Grandjean, le PDG.

Aux commandes de cette ETI depuis 2004, il est le petit-fils du fondateur de Redex. L’entreprise, non cotée, reste familiale. Elle affiche un chiffre d’affaires annuel 50 millions d’euros en 2016. À comparer aux 20 millions d’euros annuels, lorsque Bruno Grandjean en a pris les rênes, il y a 12 ans.

Cette croissance s’explique aussi par une acquisition stratégique réalisée en 2011. Redex a racheté un industriel allemand, Bühler Würz, qui fabrique des laminoirs. Elle a ainsi ajouté la renommée du label « made in Germany » à sa palette pour muscler sa stratégie à l’international.

L’HISTOIRE DE REDEX

Redex a fêté ses 65 ans en 2014 (La République du Centre)

(…) Cet anniversaire a été l’occasion de donner à une rue de la zone d’activités de Ferrières le nom de Paul Defontenay, le créateur de l’entreprise.

Né en Seine-et-Marne, en 1913, il a été un élève brillant, cultivé et doué pour le dessin. Il intègre l’école des Arts et Métiers de Châlons-sur-Marne en 1930 et sort major de sa promotion en juin 1933. En 1939, il est mobilisé puis s’engage dans le mouvement de Forces Françaises Libres et participe en 1943 à la création du groupe de résistance de sa région. Ses actions pendant la Libération lui valent la croix de guerre 1939-1945.

Concepteur de machines-outils, il crée Redex à Ivry-sur-Seine, en 1949, pour exploiter le brevet de son invention : associer par liaison thermoplastique les pièces centrales d’un réducteur. En 1971, son entreprise déménage à Ferrières pour mieux répondre à sa forte croissance. Paul Defontenay disparaît les 5 avril 1981. Actuellement, c’est son petit-fils, Bruno Grandjean, qui dirige l’entreprise depuis 2005. Ingénieur et diplômé de l’Université de Stanford (États-Unis), possesseur de plusieurs brevets, il est membre actif de l’Institut Montaigne et a contribué à plusieurs de ses récents rapports.

Bruno Grandjean (Redex): La fiscalité des entreprises est «cul par-dessus tête» (L’Opinion)

L’industrie est trop absente de la campagne présidentielle, déplore le chef d’entreprise

(…) Alléger la charge qui pèse sur le secteur privé est la condition nécessaire, indispensable à la compétitivité des entreprises exportatrices et de celles confrontées à la concurrence étrangère sur le marché extérieur.

Notre fiscalité, et même au-delà notre système de valeurs, est « cul par-dessus tête ». Nous taxons la valeur ajoutée avant le bénéfice, défendons les rentes plus que le risque, chérissons ceux qui vivent des monopoles ou à l’abri des normes et règlements plus que ceux qui exportent et se confrontent à la compétition internationale.

Face à un tel diagnostic, il faut bien entendu prendre de façon urgente des mesures pour améliorer la situation. Mais la solution n’est pas simple. L’allégement du fardeau fiscal des entreprises privées est la première des mesures, elle ne sera cependant pas suffisante. Il nous faudra aussi renouer avec l’esprit d’entreprise, l’innovation, la prise de risque et l’investissement. Et aussi, ce qui me paraît crucial, nous devons sortir de la défiance et de la conflictualité pour refaire partager le goût du progrès, recréer un projet partagé.

Enfin, je regrette que l’on ne parle pas assez de la situation de l’industrie dans cette campagne présidentielle. L’industrie et le secteur exposé sont aux avant-postes, dans les tranchées de la guerre économique que représente la mondialisation. Les trois quarts des exportations se font grâce aux produits industriels. D’ailleurs, pour parler d’une économie avancée, on parle d’un pays… industrialisé.

Ce qui se joue aujourd’hui, c’est le modèle de société que nous voulons : un pays condamné aux seconds rôles comme le décrit Michel Houellebecq dans La Carte et le territoire ? Ou bien le rebond d’une industrie du futur tirant parti de la révolution numérique, métissant les technologies et intégrant des services à haute valeur ajoutée ? Voilà un véritable débat de fond, il est encore temps de lui donner toute sa place dans les 40 derniers jours de cette campagne présidentielle.

⇒ DIDAXIS, avec Guillaume Cairou, PDG

didaxis_logo_2Activité: un des leaders français du portage salarial

  • Siège social: Paris
  • Date de création: 2004
  • CA: 90 millions € – 2300% de croissance sur les 5 dernières années
  • Effectif: 6500
  • 35 bureaux en France et à l’étranger

Pionnier des nouvelles formes d’emploi, Didaxis-Hiworkers a permis à plus de 10 000 travailleurs indépendants de créer leur activité dans plus de 750 métiers. Au total, plus de 50 000 missions ont été réalisées au sein de notre communauté de talents.

Dans Sud-Ouest

Le système du portage salarial, encore peu utilisé en France, est appelé à se développer. Pour preuve, Didaxis, leader français du secteur, avec un chiffre d’affaires de 90 millions d’euros, ambitionne d’embaucher plus de 4 200 collaborateurs cette année dans toute la France.

Didaxis, leader français du portage salarial, pourrait bien devenir demain une licorne des nouvelles formes d’emploi. Créée en 2004 par Guillaume Cairou, la société affiche 2 300% de croissance sur les cinq dernières années et réalise désormais un chiffre d’affaires de près de 90 millions d’euros, grâce à ses 6 500 collaborateurs actifs et 35 bureaux en France et à l’étranger.

En Europe, le portage salarial est en plein essor, à l’image du nombre d’indépendants, qui a progressé de 85% au cours des dix dernières années. Il a déjà séduit plus de 7 millions de personnes. « À horizon 2027, plus d’un million d’emplois pourraient être créés par Didaxis et les principaux acteurs du portage salarial. Ce dispositif d’avenir répond pleinement aux enjeux de l’ubérisation et de l’économie à la demande. Didaxis table sur un chiffre d’affaires de 500 millions d’ici 10 ans », avance Guillaume Cairou. « Le travail indépendant sera le prochain moteur de l’économie française« , assure-t-il.

4 200 nouveaux collaborateurs recherchés en 2017

Porté par cette dynamique, le groupe Didaxis ambitionne de recruter 4 200 collaborateurs sur 700 métiers en 2017, principalement des responsables de centre de profit, managers de transition, coachs en orientation, formateurs, spécialistes de l’accompagnement des start-up, professionnels du bien-être, spécialistes de l’économie sociale et solidaire, experts en cybersécurité et en big data, consultants en ressources humaines, développeurs mobile software et services, négociateurs immobilier, commerciaux, experts construction, etc.

« La Nouvelle Aquitaine est particulièrement dynamique pour nous : plus de 10% de nos talents ont été recrutés en 2016 dans cette région – soit environ 375 recrutements »

« Le portage salarial répond à un fort besoin de flexibilité des entreprises, qui souvent peinent aussi à trouver la bonne personne sur des compétences pointues, et s’avère une alternative durable au salariat traditionnel qui permet aux travailleurs indépendants de bénéficier des avantages du salariat  (droit au chômage, mutuelle, droit à la formation, au régime général de la sécurité sociale…), tout en exerçant leurs activités en complète autonomie. Sans avoir de plafond de revenus comme pour les auto-entrepreneurs », met en avant Guillaume Cairou. Autre intérêt, « c’est une solution 20 % moins cher que l’intérim », souligne Fabien Volson, directeur général délégué du groupe Didaxis.

Concrètement, il met en relation trois entités : l’entreprise portée, le salarié et la société de portage. Le contrat peut être en CDD (maximum 36 mois, mais renouvelable) ou en CDI. Ceci étant, ce statut ne concerne qu’une partie de la population active. En l’occurrence les cadres, puisque les activités touchées par le portage salarial relèvent avant tout de prestations intellectuelles. « Il intéresse aussi de plus en plus des retraités », observe-t-il.

(…) Il ne s’agit pas pour autant de créations nettes d’emplois, puisque « les talents, qui viennent chez nous, amènent leurs clients. Mais, nous pouvons les aider à développer leur réseau et à se vendre au bon prix du marché », rappelle Fabien Volson.

Logo-CdE.pngLE CLUB DES ENTREPRENEURS

Le Club des Entrepreneurs, composé de plus de18 000 membres, est dédié à tous les entrepreneurs qui souhaitent se retrouver dans un cadre convivial pour échanger autour de problématiques communes, partager les bonnes pratiques entre professionnels et élargir leur réseau.

Les 5 propositions du Club des Entrepreneurs pour encourager les Français à entreprendre

Adopter un véritable Small Business Act à la française…

… contenant une première batterie de mesures en faveur de l’entrepreneuriat.

Votée en juillet 1953 aux États-Unis, le Small Business Act est une loi du Congrès des États-Unis visant à favoriser les petites et moyennes entreprises dans le tissu économique du pays. Une initiative, louable de l’autre côté de l’Atlantique, qui tarde pourtant à faire son chemin en France. Le Club des Entrepreneurs préconise ainsi le vote d’une nouvelle grande loi dans les premiers mois du nouveau quinquennat, incluant notamment la création d’un guichet unique rassemblant les aides financières et les propositions d’accompagnement des TPE/PME.

“Ce Small Business Act intégrera aussi non seulement l’obligation de réserver 60% des marchés publics aux TPE/PME. Il permettra aussi une meilleure implication de celles-ci dans l’élaboration des normes en France et en Europe. Dans un cas comme dans l’autre, l’innovation, atout maître de nombreuses petites et moyennes entreprises, doit et peut être favorisée”, précise le Club des Entrepreneurs.

Faire de l’entrepreneuriat une priorité nationale…

… en l’enseignant dès le secondaire comme une véritable langue vivante !

Entreprendre, ça s’apprend. C’est en partant de ce constat que le Club des Entrepreneurs propose aux candidats de mettre en place un plan de sensibilisation et de formation à la création d’entreprise, à l’université mais également dans le cadre de l’enseignement secondaire général et technologique.  En somme : placer l’entrepreneuriat au coeur du socle commun de connaissance et de compétences.

Une action qui devra être accompagnée d’une grande campagne de communication nationale, qui “pourra notamment s’appuyer sur des success stories sous la forme de témoignages vidéo courts et à fort impact”, conclue le Club des Entrepreneurs.

Diminuer le taux de disparition des jeunes sociétés…

… en généralisant l’exonération totale de charges sociales pour les 3 premières années d’activité.

Pour cette mesure, le Club des Entrepreneurs propose non pas d’augmenter le nombre d’entreprises créées chaque année en France (50% des nouvelles sociétés disparaissent avant d’atteindre 12 mois), mais surtout d’assurer leur pérennité, notamment en renforçant et en généralisant les dispositifs permettant l’exonération de charges sociales pour toutes les startups, “sans distinction pendant les 3 premières années”.

Renforcer le capital-risque à la française…

… afin de répondre aux besoins de financement des entrepreneurs et de leurs structures.

Si la France peut se targuer de se positionner sur le podium des nations les plus actives sur le financement des startups, les montants investis dans l’hexagone sont aujourd’hui 25 fois moins importants qu’aux États-Unis. L’idée ? Favoriser l’investissement des particuliers dans les PME, notamment grâce à une fiscalité plus stable et surtout plus incitative.

“Les chefs d’entreprise et entrepreneurs à succès pourront aussi réinvestir plus facilement leurs prots dans l’écosystème de startup et de TPE/PME et apporter ainsi leur expertise et une forme de coaching que ne peuvent pas forcément apporter des profils financiers classiques“, explique le Club des Entrepreneurs.

Fluidifier les parcours entre salariat et entrepreneuriat…

… en encourageant le développement de nouvelles formes d’emploi.

Alors que de nombreux projets d’entreprises, confrontés aux difficultés administratives et fiscales liées au statut d’entrepreneur, tombent à l’eau avant même d’avoir pu voir le jour, le Club des Entrepreneurs recommande ici de faciliter le recours au portage salarial, afin de permettre à des salariés et demandeurs d’emploi de bénéficier d’un accompagnement à la création de leur propre activité tout en gardant la protection sociale du salariat.

Le Club des Entrepreneurs estime ainsi que plus de 1,3 million d’entrepreneurs individuels pourraient émerger grâce au portage salarial.

⇒ AVOLTA PARTNERS, avec Patrick Robin, Managing partner

60L5DXMz.jpgAvolta Partners, créée en 2012, est une banque d’affaires qui conseille des jeunes entreprises innovantes et en forte croissance.

Son métier consiste à mener des opérations de capital : levée de fonds.

Pour mieux servir ses clients, Avolta Partners propose des offres différentes en fonction des besoins précis de chacun de ses clients : Avolta Start pour les premieres augmentations de capital, Avolta Ventures pour les Series A/B avec des fonds d’investissement en capital risque, Avolta Corporate pour accompagner les direction Innovation des grandes entreprises dans leur programme d’Open Innovation et Avolta Network pour sourcer et recommander les meilleurs partenaires pour nos clients.

C’est la banque d’affaires la plus active en 2016

10 levées de fonds pour 32 M€: Cityscoot, Orangemarine, Hesus, Smartangels, ECL Direct, Qarnot Computing, Antvoice, La the box, Horsecom, Educlever.

(Ré)écoutez notre interview de Patrick Robin sur Avolta Partners:

startup-kYAF-621x414@LiveMint

Interview Patrick Robin – Avolta Partners : « Start-up & valorisation : gagner en maturité » (IT Espresso)

La banque Avolta Partners, dont Patrick Robin est associé, a publié un guide pour calculer la valorisation des start-ups afin de rendre l’exercice plus transparent et ré-équilibrer les discussions avec les investisseurs.

Combien vaut une start-up ? Une question lancinante pour les fondateurs de jeunes pousses et les investisseurs.

Fin septembre, la banque d’affaires Avolta Partners a publié une étude pour tenter de modéliser l’approche en couvrant 11 secteurs IT (AdTech, FinTech, IoT, e-commerce, digital media, business services, consumer services, Clentech, MedTech/Biotech, retail, consulting) et neuf business models (souscription, commission, performance, hardware, e-commerce, retail, audience, service, recherche).

Avolta a retenu 2015 comme année de référence. Elle a scruté les levées de fonds effectués par 497 start-up représentant un volume d’investissement global de 1,8 milliard d’euros (dont 286 cas de start-up réalisant à boucler un tour de table dépassant le million d’euros).

« On a retiré la dimension d’amorçage qui est plus erratique et émotionnelle », évoque Patrick Robin, Managing Partner et co-fondateur d’Avolta (mais aussi serial-entrepreneur et pionnier de l’Internet). Puis la banque d’affaires a dégagé des modèles de valorisation par segment d’activité. Les fourchettes peuvent varier considérablement.

Dans la FinTech par exemple, la valorisation peut atteindre entre 9,8 X et 28,7 X le chiffre d’affaires. Pour les services aux consommateurs, c’est on évoque des multiples de 6 pouvant aller à 52X le CA. Pour le commerce électronique, c’est plus raisonnable : entre X 1,3 et X4,1 le CA. Les variables dépendent de plusieurs critères comme la taille du marché visé.

Pour évaluer la valorisation, Patrick Robin prodigue une règle informelle en tête : « Deux tiers de pre-money, un tiers de new money ». Décryptage pour les Nuls (y compris le retranscripteur des propos de Patrick Robin) : « Grosso modo, si tu veux lever un million d’euros, ta valorisation pré-money sera de 2 millions d’euros, soit 3 millions d’euros post-money. D’où 1/3 de new money pour 2/3 de valorisation. »

ITespresso.fr : Que cherchez-vous à travers cette étude sur la valorisation des start-up ?

Patrick Robin : C’est la première fois qu’une telle étude sort dans le secteur du private equity. Ce qui est étonnant car on travaille beaucoup sur la data. On entend toujours parler du montant levé par les start-up mais on parle rarement des valorisations.

Chez Avolta Partners, on établit des stratégies de levées de fonds autour de la data (celles que l’on détient, que l’on trouve sur le marché, celles de nos concurrents…) et cela nous semblait aberrant de ne pas creuser dans ce sens pour le compte des entrepreneurs.

Nous sommes également convaincus que le marché ne peut pas se développer s’il y a une asymétrie totale de diffusion d’information entre les parties. Les VC ont la data grâce à leur expérience et aux dossiers qu’ils prennent en main ou qu’ils voient passer. Ils ont leur propres data crunch pour déterminer des multiples, des méthodes et des valorisations.

Du côté des entrepreneurs, ils arrivent tout nus devant les VC. Il faut leur donner davantage de maturité sur ces questions-là. Ils doivent gagner en expertise. Cet état des lieux nous semble préjudiciable pour l’ensemble du marché. C’est un guide qui a vocation à rendre l’information plus symétrique et fluidifier les relations entre toutes les parties impliquées dans la levée de fonds.

De l’autre côté, je pense que les VC seront contents de trouver notre guide lorsqu’ils vont se retrouver en position de vendeur. (…)

ITespresso.fr : Est-ce naturel pour une start-up de se rapprocher de spécialistes de levées de fonds comme Avolta Partners ?

Patrick Robin : Pour une start-up qui prépare une série A ou B, je dirais oui. Parce qu’il y a un boulot de préparation, de conseil et d’accompagnement qui est important. De plus, le fait de lever 3 millions, 5 millions ou 15 millions d’euros est extrêmement phagocytant en termes de temps. Il faut que les entrepreneurs se concentrent sur leur business.

ITespresso.fr : Comment fonctionne la sélection des dossiers ?

Patrick Robin : Nous sommes dans une douzaine dans la banque : trois associés aux profils d’entrepreneurs [Patrick Robin, Philippe Rodriguez, Arthur Porré], un senior partner [avec Bruno Vanryb qui vient de rejoindre l’équipe], et des analystes pour cruncher la data en vue d’une approche plus « scientifique ».

Chaque lundi, les trois associés regardent ensemble les dossiers que nous estimons intéressants. Nous sommes assez sélectifs car nous sommes payés au success fee. On prend un risque avec l’entrepreneur. On examine une dizaine de dossiers par semaine à différents stades d’études. On en signe deux ou trois par mois. Avec derrière une véritable implication du partner. On réfléchit à la validation de la stratégie, du business model et du business plan.

Il peut arriver que l’on modifie l’approche avant d’aller faire la tournée des VC. Parfois, il vaut mieux y réfléchir deux fois au lieu de s’accrocher à une valorisation surréaliste. On va parfois même jusqu’au biz dev (business développement) pour nos clients. On les coache, on les pitche, on les suit aux rendez-vous avec des investisseurs.

On essaie de structurer les tours de financement de façon plus intelligente en utilisant l’equity comme effet de levier mais aussi pour faire des obligations convertibles, de la dette ou du leasing. Tout cela pour que les 10 millions éventuellement levés soient moins dilutifs.

ITespresso.fr : Vous utilisez quels outils de travail ?

Patrick Robin : On travaille sur une dataroom, qui s’appelle…Dropbox (sourire) mais en version sécurisée. On a numérisé tous les contrats via Concord. Pour le collaboratif, on utilise beaucoup Slack qui nous a sauvés face au volume étouffant de mails à gérer.

ITespresso.fr : Pour quel modèle économique ?

Patrick Robin : Toujours un « retainer » déductible du « success fee » qui est un pourcentage du montant levé. En fonction du niveau de financement atteint, on se situe dans la fourchette 6% à 3%. Plus le montant est important, plus le taux est bas. Et cela fonctionne par tranche. Un grand classique dans la banque d’affaires. (…)

⇒ SEALOCK, avec Jean-Marc Barki, président

sealock_logoActivité : Fabricant et formulateur de colles industrielles

  • Date de création : 1996
  • Siège social: Sallaumines (62)
  • 4 sites: Angleterre, France, Pologne et Russie
  • Prix, récompenses obtenus : Délais de Paiement (2014), trophée de la Performance Environnementale (2010)
  • Nb salariés 2017 :  22
  • CA 2016 : 5,3 M€ – 21% à l’export: Afrique du Sud, Belgique, Espagne, Italie, Luxembourg, DOM-TOM, Etas-Unis, Australie
  • 400 clients actifs dans les domaines des arts graphiques, de l’emballage, du bâtiment, de l’industrie automobile et de l’aéronautique. Pour l’assemblage de supports aussi divers que du papier, carton, bois, PE, PP, PET, Métal).
  • 1500 tonnes de colle par an
  • Signataire depuis 2011 de la Charte Relations fournisseur responsables fondée par la Médiation Inter-entreprises,  SEALOCK a reçu en décembre 2013 le label Relations Fournisseur Responsables.
  • Le 3 décembre 2013, SEALOCK a reçu le label d’état Relations Fournisseurs Responsables décerné par le Ministère du Redressement Productif et la Compagnie des Dirigeants et Acheteurs de France. Cette distinction, remise pour la première fois à 2 PME industrielles, distingue SEALOCK, seule entreprise du secteur de la chimie, pour la qualité de ses relations avec ses fournisseurs.
  • En juin 2014, Sealock a reçu le Prix des délais de paiement.

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ACTUALITÉ

  • Dernier investissement : ligne de pastillage pour le conditionnement des colles Hot-Melt sous forme de pastilles. Investissement d’1 M € pour une production qui jusqu’ici était sous-traitée
  • Sealock vient de racheter Delta Colles

HISTORIQUE

  • 1983 Création de SEALOCK Ltd par John YOUNG, à Andover (Angleterre)
  • 1996 Construction du site de SEALOCK SARL à Sallaumines (Nord-Pas de Calais/France)
  • 2003 Obtention de la certification ISO 9001, version 2000 (SEALOCK Fr)
  • 2006 Extension du site de Sallaumines
  • 2007 Acquisition de la société KRYSTAL NORPOL sp. Z o.o.
  • 2009 KRYSTAL NORPOL sp. Z o.o. devient SEALOCK sp. Z o.o.
  • 2010 Obtention de la certification ISO 9001, version 2008 et ISO 14001, version 2004 (SEALOCK Fr)
    Obtention du Trophée de la Performance Environnementale pour l’initiative et la mise en place d’une gamme ‘éco-produit’
  • 2011 Rapprochement de SEALOCK SARL avec la société DISTRIPACK, spécialiste de l’étude, le conseil et la vente de matériels d’emballage
  • Membre de la délégation française et partenaire officiel du G20 YES 2011 (Young Entrepreneur
  • Summit)
  • 2013 Evaluation ISO 26000 (RSE).
    Trophée de l’Economie Responsable (cat. Entreprises de moins de 25 salariés / mention Argent)
    Obtention du Label Relations Fournisseurs Responsables
  • 2014 Obtention de la certification OHSAS 18001, version 2007 (SEALOCK Fr)
    Prix des Délais de Paiement

PORTRAIT DE JM BARKI

Ancien champion de cross équestre, grand amateur de jeu d’échec (« Une excellente leçon de vie pour un chef d’entreprise qui doit toujours avoir au moins trois coups d’avance sur son marché »), ancien comédien de théâtre, ancien président de la Fédération européenne des industries de colles et adhésifs, membre de la commission consommation du MEDEF, militant actif de Croissance Plus et de la cause des PME, membre de multiples think tank et comités stratégiques, patron d’une entreprise de colle industrielle de 23 salariés à Sallaumines, enfin heureux mari et papa de trois beaux enfants dont les portraits tapissent les murs de son bureau. « Je suis un hyperactif, c’est vrai. Pendant longtemps, j’avais besoin d’être partout, de ne rien rater, un besoin de reconnaissance aussi sans doute ».

Autodidacte

Très certainement. Car Jean-Marc Barki fait partie de ces entrepreneurs autodidactes, un ancien gaucher contrarié, qui a « brillamment raté » deux fois son bac et son BTS informatique, qui a dû longtemps prouver à lui-même et aux autres qu’il n’était pas un bon à rien. Mais qu’il était surtout un « déterminé », soucieux « d’apporter et de bâtir ». Fils et petit-fils d’agents de fabrique dans la papeterie en région parisienne, Jean-Marc Barki a toujours vécu dans la culture de l’entrepreneuriat, de la rigueur et du sens du travail. « Au cours de mon BTS, j’avais créé une junior entreprise. J’avais envie de construire quelque chose ». L’opportunité se présentera en 1993, quand il devient agent commercial pour la France du fabriquant britannique de colle industrielle Sealock, et qu’il bâtit en 1996 à Sallaumines la première usine française du groupe, dont il prend la direction. « J’ai choisi le Nord car j’y ai rencontré des gens déterminés et volontaires ». Comme lui.

Le petit patron de PME se retrouve propulsé en 2006 à la présidence de la Fédération européenne des industries de colles et adhésifs, au milieu des dirigeants des plus grands groupes. « C’est là que j’ai voulu faire entendre la voix des plus petits. L’économie française, c’est moins de 200 entreprises de plus de 5 000 salariés, mais 165 000 PME de moins de 250 salariés et 2,5 millions de moins de 10. Ce sont ces petits ruisseaux qui font les grandes rivières, qu’il faut défendre, soutenir. Les vrais créateurs de valeurs et d’emplois sont là ».

 

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Quelle est la juste valorisation de votre startup? Avec Avolta Partners. C’était au Business Club (podcast)

Publié le Mis à jour le

60l5dxmzLogo-BFMBusiness-sans-contourAu Business Club de France
Uniquement sur BFM Radio! 

→ Diffusion : samedi 7/1/2017 à 7h | dimanche 8/1/2017 à 16h

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Chers lecteurs et auditeurs du Business Club de France, permettez-moi tout d’abord de vous souhaitez une excellente année 2017, en espérant que vous ne l’ayez pas commencée comme moi, par une extinction complète de la voix. Et une émission de radio sans voix est un véritable exploit que je n’ai malheureusement pas pu relever. D’où ces quelques rediffusions. Le talk avec le médiateur des entreprises est inédit. À très vite pour de nouvelles aventures ! 

Michel PICOT 


REDIFFUSION – TALK 1 & 2: DOSSIER AÉRONAUTIQUE: les simulateurs d’AVIASIM s’envolent à l’international /  DONECLE crée le premier drone de maintenance des avions / VOLTA: son hélico électrique vole 30 mn!

REDIFFUSION – TALK 3: Avolta Partners publie le premier guide de valorisation des startups

INÉDIT – TALK 4: Le rendez-vous du Médiateur des Entreprises, avec Pierre Pelouzet

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TALK 3: AVOLTA PARTNERS, avec Arthur Porré, associé cofondateur

Ecouter, réécouter et télécharger cette interview:

60l5dxmzAvolta Partners, créée en 2012, est une banque d’affaires qui conseille des jeunes entreprises innovantes et en forte croissance.

Son métier consiste à mener des opérations de capital : levée de fonds.

Pour mieux servir ses clients, Avolta Partners propose des offres différentes en fonction des besoins précis de chacun de ses clients : Avolta Start pour les premieres augmentations de capital, Avolta Ventures pour les Series A/B avec des fonds d’investissement en capital risque, Avolta Corporate pour accompagner les direction Innovation des grandes entreprises dans leur programme d’Open Innovation et Avolta Network pour sourcer et recommander les meilleurs partenaires pour nos clients.

Combien dois-je céder de parts de mon capital ?

Sur la base de 300 levées de fonds, Avolta Partners publie le premier guide de valorisation des start-ups. Les entrepreneurs ont cédé 28 % de leur capital en 2015, contre 6,38 fois leur chiffre d’affaires.

Les entrepreneurs français renversent la table des négociations avec les investisseurs. Alors que leurs pairs américains peinent à valoriser leurs start-up face au scepticisme croissant des fonds d’investissement et que le nombre de licornes stagne faute de démontrer qu’elles génèrent du cash, la French Tech s’arme aujourd’hui du premier code de calcul de valeur des jeunes pousses. Ses fondateurs, équipés d’une méthode imparable, éviteront d’être dilués outre mesure au capital de leur start-up, face à des pourvoyeurs de capitaux de plus en plus exigeants.

Dans une étude menée sur plusieurs mois, la banque-conseil Avolta Partners a en effet passé au crible les levées de capitaux de 497 start-up en 2015, dont 286 de plus de 1 million d’euros, pour en extraire les 7 modèles économiques (abonnement, performance, audience, commission, etc.) prévalant dans 9 secteurs (fintech, adtech, e-commerce, business services, etc.) servant de base de calcul de la fourchette de valorisation des start-up.

« Personne ne communique sur les valorisations, explique Pascal Farrugia, associé chez Avolta Partners. L’asymétrie d’information est totale entre, d’un côté, les fonds qui ont une information capillaire et profonde, héritée de leurs expériences passées de levées de capitaux et de leur connaissance du marché du financement, et, de l’autre, les start-up qui n’en ont aucune. » Un flou que les fonds entretiennent afin de faire pencher le rapport de force en leur faveur lors des négociations avec les entrepreneurs. De fait, aucune des méthodes les plus largement diffusées pour les transactions de capital-investissement – celles des multiples de flux de trésorerie futurs ou des comparables boursiers ou non cotés – n’est applicable aux start-up qui ne dégagent parfois pas 1 euro de chiffre d’affaires et brûlent du cash chaque jour.

Au jeu du « Combien vaut ma start-up ? » les fonds sont donc gagnants

Hand writing Start-up concept with black marker on transparent wipe board.

Leur valorisation est en effet surtout conditionnée par leur seule logique d’investissement et de retour sur capitaux des investisseurs. « Leur objectif est d’investir en minoritaire juste assez pour détenir une part significative dans les start-up », explique le serial entrepreneur Patrick Robin, cofondateur d’Avolta Partners. D’où la règle informelle et non écrite dite des « deux tiers de pre-money, un tiers de new-money ».

Quel montant des levées de fonds par rapport au chiffre d’affaires ?

« Si vous cherchez à lever 1 million d’euros, votre base de valorisation sera proche de 2 millions d’euros et votre dilution de 33 %, sans tenir compte de votre modèle économique et de votre secteur », explicite-t-il encore. Une règle que le guide d’Avolta Partners rationalise. Au terme de l’examen de 286 transactions, il a constaté une dilution médiane des startuppeurs de 27,9 % à leur capital, pour une valorisation de 6,38 fois du chiffre d’affaires. Un chiffre qui tombe à 15-25 % pour des séries B et moins de 15 % pour de l’amorçage. Reste que dans tous les types de levée, un nombre non négligeable de startuppeurs (de 9 % à 26 %) ont accepté de céder plus de 35 % de leur capital. La donne a maintenant changé. (source: Les Echos)

DÉBUT D’UNE ÉPOQUE GLACIÈRE POUR LES STARTUPS? – 30 août 2016 – par Philippe Rodriguez, 3ème associé fondateur d’Avolta

204387_la-valorisation-des-entreprises-de-taille-moyenne-francaises-en-berne-web-tete-021453383442La forêt croit en faisant moins de bruit que l’arbre qui tombe. L’été s’annonce difficile pour quelques startups européennes et françaises qui avaient connu des démarrages fracassants l’année dernière avec des investissements considérables pour les aider à se déployer. C’est le cas de Save, de Take Eat Easy, mais le marché bruisse déjà de nouveaux noms qui devraient également être peu à peu sur la liste des Shutdowns.  Il peut paraître étonnant de constater que dans les deux cas, l’entreprise avait reçu des concours financiers de 15 et 16 M€.

Sommes-nous au début de l’éclatement d’une bulle spéculative ?  Devons-nous craindre que ces échecs d’entreprises entrainent une frilosité des investisseurs qui n’investiraient donc plus dans les startups, et provoqueraient leur chute par manque de financement ? Une sorte d’ère glaciaire va-t-elle commencer ?

Dans le cas précis de la livraison de repas à domicile, la valorisation de ces entreprises est élevée parce qu’elles sont pleines de promesses assez réalistes et assez factuelles :  un marché des services à la personne qui reste à inventer, vaste de plusieurs centaines de millions de consommateurs, des taux de répétition de commande intéressants, et une transformation urbaine et écologique en plein essor.

Stratégiquement, notre analyse reste la même : un petit nombre de plateformes dans ce domaine précis vont former ensemble une sorte de monopsone (un monopole inversé) par la connexion vertueuse à leurs systèmes des meilleurs restaurants ayant été capables de se transformer. Il est probable que les vainqueurs seront les Delivery Hero, Foodora, JustEat et d’autres qui joueront ce rôle, avec des montant levés autrement plus importants…

Comme pour le commerce électronique, la valeur détruite par les investissements qui auront échoué sera très inférieure à la création de valeur dans les investissements qui auront réussi.

En y regardant de près, chacune des catégories de services peut bénéficier de la même analyse : le segment crée globalement de la valeur pour ses investisseurs, avec une distribution très inégale du succès, et de façon beaucoup plus violente, que dans les industries plus matures.

Par exemple au Royaume Uni, la fintech représentera à elle seule presque 15% du financement des startups au premier semestre 2016, avec des levées importantes dans le domaine de la banque mobile et des sites de crowd-equity. Ces cycles de financement vont continuer de s’amplifier sur ce segment, en finançant un grand nombre d’entreprises, et donc en favorisant fortement la concurrence. Ceci ne ressemble pas à une bulle, mais plutôt une théorie de marché, qui voudrait que chacune des entreprises devienne précisément meilleure par l’exercice d’une concurrence féroce, tout en disposant de financements suffisamment importants pour développer la demande. Il est également vrai que la demande est plus forte avec plusieurs acteurs, et que ceci crée de la réassurance concernant des nouveaux usages. Ainsi, les investisseurs financent collectivement un grand nombre d’acteurs dans un même segment ; et que les meilleurs survivent !

La chaîne de financement fonctionne-t-elle ?

La chaîne de financement est un long fleuve pas tranquille du tout.  Le financement des entreprises est effectivement un fleuve ; il déverse de l’eau sur des champs à cultiver.

Ce fleuve dispose en amont d’un grand bassin, qui lui-même est irrigué par des sources diverses. Ce bassin ressemble aux fonds d’investissement dans les entreprises de croissance, il s’agit principalement de financement en capital ou en obligataire. Ils ont eux-mêmes des actionnaires qui sont des épargnants, des entreprises, d’autres fonds ou l’Etat.  Ces fonds doivent eux-mêmes lever de l’argent auprès des épargnants ou d’autres fonds d’investissements privés ou publics.

Ils sont dans l’ensemble très bien pourvus, même si nous pouvons observer en France plusieurs faiblesses d’ordre macro-économique : la taille totale est plus faible qu’en Allemagne et au Royaume-Uni.

Le débit de ce fleuve correspond à la capacité d’investissement dans les entreprises. Il reste terriblement faible, au regard de ce qui pourrait-être fait. Les chiffres d’Invest Europe (anciennement European Venture Capital Association) montre que le rapport des investissements ramené au GDP de chacun des pays possède des disparités très fortes, 4 pour mille pour la France, à comparer à 8 pour mille pour le Royaume-Uni. Comme je l’ai souvent dit, le débit du fleuve dépend surtout de la bande passante des investisseurs, c’est-à-dire de la taille des équipes ; et dans la réalité le débit est en progression lente année après année.

En France par exemple, l’Etat à travers la BPI est présent sur tous les fronts : l’amorçage, le capital innovation et le financement des entreprises de croissance. Ceci permet d’orienter le financement public au côté de financements privés, pour nourrir un terreau d’entreprises qui doivent générer de la compétitivité, de l’emploi etc…

Pour autant, certaines startups végètent dans un état de mort-vivant, n’ayant ni chiffres d’affaires en progression, ni demande suffisante sur le marché, ni réelle proposition de valeur.  Ces entreprises zombies restent pourtant actives sur le marché du financement, frappant à toutes les portes, et se faisant amplifient le bruit autour du marché.

Tout ceci mène finalement à un agrandissement de nos terres arables qui sont les entreprises qu’il faut financer et soutenir. Pas de chance, la taille du bassin et le débit du fleuve ne présument pas de la bonne direction de l’irrigation, c’est-à-dire vers les bonnes terres qui produiront le plus…  Et pas de chance non plus, l’analyse de la performance est très complexe. Pour une raison très simple : la qualité de l’agriculteur qui travaille ses terres entre dans l’équation et pèse lourdement.

Dans mon métier de banquier d’affaires, je conseille les entrepreneurs pour créer un plan global, qui lui permet d’anticiper ses besoins de financement en choisissant les meilleures terres, en évitant celles qui vont s’assécher ou celles qui vont s’inonder.

En effet, ce marché reste très dur, violent et évolutionniste. Les startups qui interviennent sur des besoins grand public sont prises dans un étau entre leur incapacité à générer des marges suffisantes pour dépasser leurs couts fixes, et leur incapacité à trouver de nouveaux partenaires financiers pour maintenir leur activité, le temps d’arriver à ce point d’équilibre.

C’est là, que la relation entre l’entrepreneur et son groupe d’investisseur est clé.

Une banque d’affaires l’aide à bâtir la relation avec l’investisseur approprié, c’est à dire celui qui reste, accompagne avec son argent aujourd’hui et, dans le futur, dans les moments difficiles.

Nous étudions et entretenons des relations avec plus 450 fonds en Europe, nous savons assez précisément quelles sont leur capacité d’investissement et de réinvestissement.

En dernier lieu, les startups sont-elles si vertueuses qu’elles seraient éternelles ? La startup-mania sonne parfois comme une foi dans un avenir radieux : une sorte de nouvelle religion au culte moderne fait de conférences, de tribunes et de prêtres, plus ou moins charismatiques chantant les louanges de l’entreprise nouvelle et innovante.

Malheureusement, il y aura encore beaucoup de faillites pour les entreprises, qui sont les plus demandeuses de capital, non pas par un manque de financement structurel, mais plutôt par effet d’arbitrage.  Pour les entreprises qui consomment moins de capital, les financements vont également devenir plus complexes à trouver, cette fois par manque d’effectifs d’investissement, pour prendre en considération de plus petits montants.

Enfin, je crois que c’est aussi notre culture de la réussite qui doit être repensée. Et en creux, notre capacité à accepter l’échec collectivement. Ceci permettra de juger avec plus de recul les prochains dépôts de bilan de startups comme étant un processus naturel, et non pas simplement le signe de la perte de raison des investisseurs ou des entrepreneurs, ou d’un vent mauvais venu de Sibérie.

Les plus fortes valorisations de la French Tech en 2015

  • GuestToGuest (247,9) – locations de vacances
  • Zenpark (114,4) – parkings partagés
  • Lendix (109,2) – financement participatif pour les entreprises
  • Videodesk (72,3) – chat vidéo
  • Blablacar (62,7)
  • Hopwork (56,9) – plateforme recrutement pour les freelances
  • SunPartner (anciennement Wysips) (54)
  • Sigfox (48)

Baromètre des levées de fonds : les start-up françaises ont levé 288 millions d’euros en septembre

Après un été plutôt calme, c’est la reprise pour le capital-risque français : les start-ups ont levé plus de 288 millions d’euros en septembre, contre 120 millions en juillet et août combinés.

79 levées de fonds ont été bouclées en septembre par les start-up françaises, contre 41 seulement durant juillet et août. Les jeunes pousses ont recueilli plus de 288 millions d’euros, contre 120 au cours de l’été et 145 millions en juin dernier.

Le secteur du retail arrive en tête, avec 23 opérations et un montant total de 86 millions d’euros levés. Avec 17 levées de fonds et 70 millions d’euros, le secteur « adtech, martech et publishers » arrive en seconde position. Suit le cloud avec deux levées et 26 millions d’euros recueillis.

En tête de classement, la levée de 21 millions d’euros bouclée par Blablacar auprès du fonds russe Baring Vostok, dévoilée par Maddyness. Suit la levée de 20 millions d’euros de la plateforme Alkemics, à égalité avec celle opérée par l’application de géolocalisation Zenly. (source: Journal du Net)

Dans quel secteur créer sa start-up pour lever des millions ?

Lever 1 million d’euros sans chiffre d’affaires est possible, en France. Les fintech sont le secteur où cet effet de levier est le plus fort.

Lever 1 million d’euros sans dégager 1 euro de chiffre d’affaires ? L’équation est possible en France, d’après l’analyse d’Avolta Partners. A partir du moment où une start-up de médias ou de publicité digitale rencontre un seuil d’audience ou d’utilisateurs d’application, ou encore si elle investit dans les cleantech ou la santé en ligne. Mais le créneau le plus prometteur encore en termes de capitaux levés est encore les fintech. Malgré des revenus relativement faibles (moins de 2 millions d’euros en 2015), les start-up de la finance ont concentré les levées parmi les plus élevées en France (plus de 6 millions d’euros), alimentant le phénomène de bulle. « Le modèle des fintech repose le plus souvent sur un système économique de commissions, à l’instar du crowdfunding, dont les frais ne dépassent pas 5 % », note la banque d’affaires.

Quelles sont les plus fortes valorisations de la French Tech ?

L’« effet de levier » entre le niveau de revenus et la valorisation dont elles bénéficient est ainsi très élevé. Autre secteur qui a les faveurs des investisseurs, l’Internet des objets. « Les capital-risqueurs donnent leur chance aux start-up qui veulent se lancer. Dès qu’elles dégagent des revenus importants, un boulevard de financement s’ouvre à elles », note Avolta Partners. Pour prétendre à une levée de 8 à 9 millions d’euros, il faut néanmoins dégager un peu moins de 8 millions d’euros de revenus.

L’e-commerce déçoit

Il est un segment où les efforts des startuppeurs paieront peu : l’e-commerce. Pour espérer atteindre le point mort et lever un peu plus de 3 millions d’euros, le créateur d’un site doit dégager au moins 8 millions d’euros de revenus. Et accepter une très forte dilution à son capital. « Le principal problème est la non-récurrence de ses revenus », note Avolta. Du coup, les investisseurs calquent la valorisation sur le chiffre d’affaires, partant du principe que si l’on arrête les efforts marketing d’acquisition clients, le modèle meurt. (source: Les Echos)

Les pépites françaises de l’aéronautique: les simulateurs d’Aviasim, les drones de Donecle et l’hélicoptère électrique de Volta. C’était au Business Club (podcast)

Publié le Mis à jour le

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Uniquement sur BFM Radio! 

→ Diffusion : samedi 7/1/2017 à 7h | dimanche 8/1/2017 à 16h

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Chers lecteurs et auditeurs du Business Club de France, permettez-moi tout d’abord de vous souhaitez une excellente année 2017, en espérant que vous ne l’ayez pas commencée comme moi, par une extinction complète de la voix. Et une émission de radio sans voix est un véritable exploit que je n’ai malheureusement pas pu relever. D’où ces quelques rediffusions. Le talk avec le médiateur des entreprises est inédit. À très vite pour de nouvelles aventures ! 

Michel PICOT 


REDIFFUSION – TALK 1 & 2: DOSSIER AÉRONAUTIQUE: les simulateurs d’AVIASIM s’envolent à l’international / DONECLE crée le premier drone de maintenance des avions / VOLTA: son hélico électrique vole 30 mn!

REDIFFUSION – TALK 3: Avolta Partners publie le premier guide de valorisation des startups

INÉDIT – TALK 4: Le rendez-vous du Médiateur des Entreprises, avec Pierre Pelouzet

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TALK 1 & 2: DOSSIER AÉRONAUTIQUE, avec Thomas Gasser, président d’AVIASIM , Josselin Bequet, CFO de DONECLE, Philippe Antoine, dirigeant de VOLTA

Ecouter, réécouter et télécharger cette interview:

AVIASIM

7782912245_aviasimDéjà présente dans 13 villes, AviaSim, n’en a pas fini de s’envoler puisqu’elle poursuit le développement, en franchise, de son concept de loisir nouvelle génération dans de nouvelles villes françaises et à l’international. Après Genève, AviaSim cible la Belgique, l’Italie, l’Espagne et l’Allemagne (des négociations sont en cours en Chine aussi, d’après ce que m’a dit Thomas Gasser).

Aux commandes d’une flotte de 25 simulateurs, l’entreprise navigue sous ciel ensoleillé riche de 11 000 vols réalisés et 16 000 packs de navigation vendus depuis sa création auprès du grand public, des entreprises et des professionnels. Une dynamique commerciale qui a permis à l’entreprise de dégager en 2015 un chiffre d’affaires de 1,5 millions d’euros avec une projection fin 2016 à 2 millions d’euros.

CHIFFRES CLÉS AVIASIM

  • Activité: simulateur de vol sur Airbus A 320, Boeing 737 et avion de chasse F16 Fighting Falcon
  • Date de création: 2012
  • Lieu: siège social Lyon
  • CA: 1,5 million € – prévisionnel 2016: 2 millions

« Les professionnels ont mis un peu de temps à ne pas nous considérer comme un manège », s’amuse Thomas Gasser.

ACTUALITÉ

  • 12ème et 13ème ouvertures pour les centres de simulation de vol AviaSim, lancés par Thomas Gasser il y a moins de 4 ans. C’est à Paris et à Orly que l’enseigne choisit d’implanter ses 2 nouveaux centres complétant ainsi avec succès son maillage français.
  • Lancement du simulateur d’hélicoptère en septembre 2016
    Une nouvelle expérience de vol unique en France proposée par AviaSim. Après avoir lancé le premier simulateur de vol Airbus et les premiers simulateurs d’avions de chasse pour le grand public, AviaSim met désormais en service une toute nouvelle expérience aux commandes d’un simulateur de vol d’hélicoptère Bell 206.

Cet hélicoptère est très utilisé outre atlantique notamment par les forces de police. Sur ce simulateur de vol, réplique fidèle du cockpit du Bell 206, vous pourrez voler entre les buildings d’une ville choisie parmi une liste d’agglomérations reproduites fidèlement à la réalité, faire des missions de dépose à ski aux sommets des montagnes enneigées ou de lutte anti incendies. Accompagné par votre instructeur, pilote professionnel, vous pourrez également vous exercer aux décollages et atterrissages sur piste ou sur les toits des bâtiments pour rajouter un challenge au challenge.

Cette expérience de vol unique en France est désormais à la portée de tous dans notre centre AviaSim Lyon situé à Villeurbanne (Rhône). A partir de 12 ans, vous pourrez prendre les commandes de cette réplique fidèle du Bell 206.

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PRIX

  • 99€ pour 1h d’expérience
  • 349€ stage anti stress (1 Français sur 2 a peur en avion)
  • Avion de chasse: 59€ pour 30 mn

DANS MADDYNESS

aviasim-simulateur-de-vol-airbus-a320-boeing-737-paris-cadeau-original-1“L’idée de départ était de pouvoir offrir à tous l’opportunité de vivre la vie d’un pilote de ligne durant quelques instants dans un environnement hyper réaliste et intelligent. Le simulateur d’Airbus A320 est la voie idéale pour immerger les pilotes d’un jour dans ce rêve d’Icare” , explique Thomas Gasser. Aux commandes du mythique avion de ligne, les pilotes en herbe peuvent choisir de voyager entre les 24000 aéroports qui existent dans le monde. Les plus adroits pourront même changer la météo ou déclencher des pannes pour corser l’exercice ! Comme l’explique Thomas Gasser, l’univers du loisir impose d’innover constamment pour être en mesure d’offrir de nouvelles expériences toujours plus divertissantes.

Les séances sont encadrées par des pilotes professionnels qui prennent leur rôle d’instructeur très à cœur. Pédagogiques avant tous, ils s’adaptent au niveau de chacun afin de rendre l’expérience accessible aux passionnés comme aux débutants curieux de découvrir l’univers aéronautique. Pour tous ces jeunes loups sortant de formation (écoles privées ou ENAC) c’est un bon moyen de susciter des vocations tout en vivant leur passion.

“Une partie de nos clients sont de jeunes enfants ou adolescents qui se rêve en futur pilote de ligne. C’est souvent un moyen pour les parents de les motiver en leur faisant toucher du doigt leur rêve aux commandes d’un Airbus A320”, poursuit Thomas Gasser. Bien qu’AviaSim ait pris son envol à toute vitesse, Thomas Gasser a fait en sorte de ne pas se brûler les ailes. il faut dire qu’au départ, lancer ce genre de business était un pari. D’ailleurs, personne n’imaginait que le marché serait aussi réceptif. Comme le confie le fondateur d’AviaSim, faire en sorte de rentabiliser un site unique était imaginable, mais pas lancer un réseau sur toute la France. Il faut dire que l’acquisition de simulateurs de vol est un investissement dissuasif : “C’est un élément vital et un budget très conséquent. Il faut s’entourer à la fois de financier qui croient au projet et de personnes ayant une réelle compétence technique pour maitriser et maintenir l’outil dans des conditions optimales d’utilisation”. Aujourd’hui, tous les compteurs sont au vert. Une levée de fonds semple même pointer le bout de son nez pour 2016 (question posée à T. Gasser par mail)

DONECLE 


Donecle, la vérification d’avion plus vite que l’éclair
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La startup toulousaine révolutionne l’inspection des avions grâce à ses drones, en repérant des impacts de foudre sur la carlingue en moins d’une demi-heure, contre huit heures auparavant. « C’est révolutionnaire pour les compagnies aériennes. »

Après le pitch de Matthieu Claybrough, le cofondateur et directeur technique de Donecle, lors de la finale du Prix La Tribune Jeune Entrepreneur, un membre du jury ne cachait pas sa stupéfaction. Mais si le jeune entrepreneur de 26 ans était resté dans la salle, il n’aurait pas été surpris. Car partout où elle passe, la startup Donecle (prononcez « donéclé », à la toulousaine) suscite toujours la même réaction, à savoir un mélange d’étonnement et d’admiration devant un service profondément disrupteur, assurément promis à un bel avenir.

Fondée en septembre dernier dans la capitale française de l’aéronautique, Toulouse, Donecle s’appuie sur une technologie brevetée, sans équivalent dans le monde. La startup commercialise auprès des compagnies aériennes un kit de trois drones 100 % autonomes, dotés de caméras intelligentes et capables de repérer en seulement trente minutes les impacts de foudre sur la carlingue d’un avion. Le tout sous la supervision d’un seul employé.

Pour prendre la mesure de cette innovation, il faut savoir qu’une telle inspection monopolise aujourd’hui environ 15 personnes, pendant huit heures. Et que « chaque heure d’immobilisation au sol d’un appareil coûte environ 10 .000 dollars à une compagnie aérienne », précise Matthieu Claybrough.

Si on ajoute que chacun des 27 .000 avions de ligne en circulation dans le monde est foudroyé en moyenne au moins une fois par an et que l’inspection est obligatoire après chaque foudroiement, on comprend vite que la startup dispose d’une technologie très attractive pour les compagnies aériennes. L’économie de temps lors de l’inspection permet à la compagnie de gagner l’équivalent de deux vols aller-retour Paris-Toulouse. Pour contourner l’interdiction du survol des drones dans les aéroports, les appareils de Donecle fonctionnent dans un hangar fermé et s’orientent sans signal GPS, uniquement grâce à l’intelligence des caméras.

aaeaaqaaaaaaaapjaaaajgmwmzk2zdzhltzkotctngu4ny04zdnmltiymgzhmji4yzmynaSi ses futurs clients sont, par essence, internationaux, Donecle est le pur produit de l’excellence toulousaine dans l’aéronautique. Deux de ses cofondateurs, Matthieu Claybrough, 27 ans, et Alban Deruaz-Pepin, 24 ans, sont diplômés de la prestigieuse école d’ingénieurs Supaero. Le premier a brièvement travaillé à Thales, tandis que le deuxième est passé chez son concurrent Airbus, tout comme Yann Bruner, 42 ans, ancien ingénieur en maintenance pour le géant toulousain. Enfin, le quatrième larron, Josselin Bequet, 25 ans, est un ami d’enfance de Matthieu Claybrough. Cet ancien consultant auprès d’un fonds d’investissement londonien s’occupe de l’aspect économique et commercial de l’entreprise.Après seulement huit mois d’existence, Donecle doit désormais percer et conquérir ce marché qui lui tend les bras. Les inspections post-impact de foudre représentent 15 % du marché mondial de la maintenance des avions, soit 9,65 milliards de dollars sur 65 milliards. Depuis quelques mois, la startup multiplie les présentations devant les compagnies aériennes. (article intégral dans La Tribune)

CHIFFRES CLÉS DE DONECLE

  • Activité: drones d’inspection des avions
  • Date de création: septembre 2015
  • Lieu:Toulouse
  • CA: prévisionnel 1 millon € en 2017
  • ACTU: Levée de fonds d’1 million € le 11 octobre auprès de Delta Drone 
AQUINEA VOLTA

news_voltaLe premier hélicoptère électrique conventionnel (deux rotors) au monde, a été créé dans l’arrière-boutique d’une entreprise spécialisée dans… le chauffage des piscines !

«Nous avons créé Aquinea, qui est une vraie société, pour financer notre travail. Tous les bénéfices sont reversés au projet Volta», confie Philippe Antoine, ingénieur dans une grande entreprise aéronautique toulousaine et gérant d’Aquinea, à Pompertuzat, dans le Lauragais. Le premier Volta remonte en fait à l’année 2000. À l’époque, il s’appelait Microcopter et volait avec un moteur traditionnel. «La structure de Volta est celle de Microcopter, confie Philippe Antoine. Mais à partir de 2009, on a commencé à parler de l’électrique dans l’automobile. Des batteries plus légères, plus puissantes sont arrivées sur le marché.» Et Volta a pris son envol dans l’esprit de l’ingénieur et de ses associés.

Mais comment de grands groupes ne se sont-ils pas emparés du projet ? «Airbus a concentré ses recherches sur l’avion, avec E-Fan (traversée de la Manche à l’été 2015). Côté hélicoptère, ils sont davantage sur les gros appareils, plus lourds et donc impossibles à faire voler à l’électrique». Un avion besoin de peu de puissance, car il s’appuie sur l’air. Mais un hélicoptère, pour se maintenir, doit mobiliser une puissance importante. «Seuls deux modèles d’hélicoptère électriques dans le monde ont déjà volé : à Aix-en-Provence, et en Allemagne. Mais ils n’ont tenu que deux minutes en vol stationnaire. Nous, nous pouvons tenir 30 minutes, à une vitesse de croisière de 70 km/h», assure Philippe Antoine. (article intégral sur La Dépêche)

PREMIER VOL le 21 OCTOBRE 2016

Toulouse : le 1er hélicoptère 100% électrique a séduit Ségolène Royal

C’est à Paris, devant la ministre de l’Environnement et de l’Énergie, que le premier hélicoptère conventionnel 100 % électrique a effectué un vol de démonstration. Et il est Toulousain. Sur l’héliport mythique de Paris-Issy-les-Moulineaux, mercredi dernier, « Volta » s’est élevé quelques minutes à 1,50 m du sol. La ministre Ségolène Royal a expliqué vouloir encourager « ces sauts technologiques », estimant que Volta était le « type de projet » qu’elle souhaitait soutenir, en raison notamment de sa « dimension éducative extrêmement forte ». « Nous sommes extrêmement fiers de cette présentation, en présence de Madame la ministre, du directeur de la Direction générale de l’aviation civile, et du directeur de l’Enac », a réagi pour La Dépêche du Midi le concepteur de Volta, Philippe Antoine. Chaque vol permet en moyenne, d’éviter l’émission de 13 kg de CO2 et 24 g d’oxyde d’azote. Avec une durée de vie de 350 heures, la batterie de Volta, d’un poids de 150 kg, permet d’économiser jusqu’à 17 000 litres de carburant, ce qui représente 11 tonnes de CO2 et 22 kg d’oxyde d’azote, selon ses concepteurs. (articlé intégral sur La Dépêche)

Dans son état actuel, Volta n’est pas commercialisable. Il nous sert à prouver qu’on peut voler pendant 10 à 20 minutes et que l’hélicoptère électrique est une réalité. Nous n’avons pas d’ambition commerciale, nous voulons être précurseur », explique Philippe Antoine, concepteur de ce micro hélicoptère monoplace conventionnel (équipé de deux rotors — principal et anticouple) à propulsion électrique. VOLTA a été conçu sur les bases de l’hélicoptère thermique Microcopter MC1 qui est un modèle unique dont toutes les pièces ont été dessinées, calculées et fabriquées par ses concepteurs.

L’hélicoptère d’hier à aujourd’hui

Savez-vous que le premier vol autonome d’un hélicoptère remonte à 1907 et qu’il est le fait d’un Français, Paul Cornu ? La même année, 2 autres Français auront également décollé sur des machines improbables faites de bois, de câbles et de toile. Ces pionniers oubliés ont bâti les fondations d’une industrie florissante qui a élevé la France avec Aérospatiale puis l’Europe avec Eurocopter puis Airbus Helicopters au rang de premier fabricant mondial d’hélicoptères. L’hélicoptère est cependant loin de faire l’unanimité : coûteux, lent, complexe, vulnérable et bruyant, il n’est employé que lorsqu’il n’existe aucun autre moyen de transport ou en cas de force majeure: opérations militaires, évacuation sanitaire, sécurité et protection civile, desserte de sites isolés… Les normes environnementales, les coûts d’exploitation et une réglementation draconienne ont eu raison de la plupart des hélicoptères privés et de loisir alors que dans le même temps la demande mondiale d’avions d’affaires explosait. C’est la raison d’être du projet VOLTA.

Quelle est la juste valorisation de votre startup? Avec Avolta Partners. C’est au prochain Business Club

Publié le Mis à jour le

60L5DXMz.jpgLogo-BFMBusiness-sans-contourAu Business Club de France
Uniquement sur BFM Radio! 

→ Diffusion : samedi 5/11/2016 à 7h | dimanche 6/11/2016 à 16h

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TALK 1 & 2: DOSSIER AÉRONAUTIQUE: les simulateurs d’AVIASIM s’envolent à l’international /  DONECLE crée le premier drone de maintenance des avions / VOLTA: son hélico électrique vole 30 mn!

TALK 3: Avolta Partners publie le premier guide de valorisation des startups

TALK 4: Le rendez-vous du Médiateur des Entreprises, avec Pierre Pelouzet

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TALK 3: AVOLTA PARTNERS, avec Arthur Porré, associé cofondateur

Ecouter, réécouter et télécharger cette interview:

60l5dxmzAvolta Partners, créée en 2012, est une banque d’affaires qui conseille des jeunes entreprises innovantes et en forte croissance.

Son métier consiste à mener des opérations de capital : levée de fonds.

Pour mieux servir ses clients, Avolta Partners propose des offres différentes en fonction des besoins précis de chacun de ses clients : Avolta Start pour les premieres augmentations de capital, Avolta Ventures pour les Series A/B avec des fonds d’investissement en capital risque, Avolta Corporate pour accompagner les direction Innovation des grandes entreprises dans leur programme d’Open Innovation et Avolta Network pour sourcer et recommander les meilleurs partenaires pour nos clients.

Combien dois-je céder de parts de mon capital ?

Sur la base de 300 levées de fonds, Avolta Partners publie le premier guide de valorisation des start-ups. Les entrepreneurs ont cédé 28 % de leur capital en 2015, contre 6,38 fois leur chiffre d’affaires.

Les entrepreneurs français renversent la table des négociations avec les investisseurs. Alors que leurs pairs américains peinent à valoriser leurs start-up face au scepticisme croissant des fonds d’investissement et que le nombre de licornes stagne faute de démontrer qu’elles génèrent du cash, la French Tech s’arme aujourd’hui du premier code de calcul de valeur des jeunes pousses. Ses fondateurs, équipés d’une méthode imparable, éviteront d’être dilués outre mesure au capital de leur start-up, face à des pourvoyeurs de capitaux de plus en plus exigeants.

Dans une étude menée sur plusieurs mois, la banque-conseil Avolta Partners a en effet passé au crible les levées de capitaux de 497 start-up en 2015, dont 286 de plus de 1 million d’euros, pour en extraire les 7 modèles économiques (abonnement, performance, audience, commission, etc.) prévalant dans 9 secteurs (fintech, adtech, e-commerce, business services, etc.) servant de base de calcul de la fourchette de valorisation des start-up.

« Personne ne communique sur les valorisations, explique Pascal Farrugia, associé chez Avolta Partners. L’asymétrie d’information est totale entre, d’un côté, les fonds qui ont une information capillaire et profonde, héritée de leurs expériences passées de levées de capitaux et de leur connaissance du marché du financement, et, de l’autre, les start-up qui n’en ont aucune. » Un flou que les fonds entretiennent afin de faire pencher le rapport de force en leur faveur lors des négociations avec les entrepreneurs. De fait, aucune des méthodes les plus largement diffusées pour les transactions de capital-investissement – celles des multiples de flux de trésorerie futurs ou des comparables boursiers ou non cotés – n’est applicable aux start-up qui ne dégagent parfois pas 1 euro de chiffre d’affaires et brûlent du cash chaque jour.

Au jeu du « Combien vaut ma start-up ? » les fonds sont donc gagnants

Hand writing Start-up concept with black marker on transparent wipe board.

Leur valorisation est en effet surtout conditionnée par leur seule logique d’investissement et de retour sur capitaux des investisseurs. « Leur objectif est d’investir en minoritaire juste assez pour détenir une part significative dans les start-up », explique le serial entrepreneur Patrick Robin, cofondateur d’Avolta Partners. D’où la règle informelle et non écrite dite des « deux tiers de pre-money, un tiers de new-money ».

Quel montant des levées de fonds par rapport au chiffre d’affaires ?

« Si vous cherchez à lever 1 million d’euros, votre base de valorisation sera proche de 2 millions d’euros et votre dilution de 33 %, sans tenir compte de votre modèle économique et de votre secteur », explicite-t-il encore. Une règle que le guide d’Avolta Partners rationalise. Au terme de l’examen de 286 transactions, il a constaté une dilution médiane des startuppeurs de 27,9 % à leur capital, pour une valorisation de 6,38 fois du chiffre d’affaires. Un chiffre qui tombe à 15-25 % pour des séries B et moins de 15 % pour de l’amorçage. Reste que dans tous les types de levée, un nombre non négligeable de startuppeurs (de 9 % à 26 %) ont accepté de céder plus de 35 % de leur capital. La donne a maintenant changé. (source: Les Echos)

DÉBUT D’UNE ÉPOQUE GLACIÈRE POUR LES STARTUPS? – 30 août 2016 – par Philippe Rodriguez, 3ème associé fondateur d’Avolta

204387_la-valorisation-des-entreprises-de-taille-moyenne-francaises-en-berne-web-tete-021453383442La forêt croit en faisant moins de bruit que l’arbre qui tombe. L’été s’annonce difficile pour quelques startups européennes et françaises qui avaient connu des démarrages fracassants l’année dernière avec des investissements considérables pour les aider à se déployer. C’est le cas de Save, de Take Eat Easy, mais le marché bruisse déjà de nouveaux noms qui devraient également être peu à peu sur la liste des Shutdowns.  Il peut paraître étonnant de constater que dans les deux cas, l’entreprise avait reçu des concours financiers de 15 et 16 M€.

Sommes-nous au début de l’éclatement d’une bulle spéculative ?  Devons-nous craindre que ces échecs d’entreprises entrainent une frilosité des investisseurs qui n’investiraient donc plus dans les startups, et provoqueraient leur chute par manque de financement ? Une sorte d’ère glaciaire va-t-elle commencer ?

Dans le cas précis de la livraison de repas à domicile, la valorisation de ces entreprises est élevée parce qu’elles sont pleines de promesses assez réalistes et assez factuelles :  un marché des services à la personne qui reste à inventer, vaste de plusieurs centaines de millions de consommateurs, des taux de répétition de commande intéressants, et une transformation urbaine et écologique en plein essor.

Stratégiquement, notre analyse reste la même : un petit nombre de plateformes dans ce domaine précis vont former ensemble une sorte de monopsone (un monopole inversé) par la connexion vertueuse à leurs systèmes des meilleurs restaurants ayant été capables de se transformer. Il est probable que les vainqueurs seront les Delivery Hero, Foodora, JustEat et d’autres qui joueront ce rôle, avec des montant levés autrement plus importants…

Comme pour le commerce électronique, la valeur détruite par les investissements qui auront échoué sera très inférieure à la création de valeur dans les investissements qui auront réussi.

En y regardant de près, chacune des catégories de services peut bénéficier de la même analyse : le segment crée globalement de la valeur pour ses investisseurs, avec une distribution très inégale du succès, et de façon beaucoup plus violente, que dans les industries plus matures.

Par exemple au Royaume Uni, la fintech représentera à elle seule presque 15% du financement des startups au premier semestre 2016, avec des levées importantes dans le domaine de la banque mobile et des sites de crowd-equity. Ces cycles de financement vont continuer de s’amplifier sur ce segment, en finançant un grand nombre d’entreprises, et donc en favorisant fortement la concurrence. Ceci ne ressemble pas à une bulle, mais plutôt une théorie de marché, qui voudrait que chacune des entreprises devienne précisément meilleure par l’exercice d’une concurrence féroce, tout en disposant de financements suffisamment importants pour développer la demande. Il est également vrai que la demande est plus forte avec plusieurs acteurs, et que ceci crée de la réassurance concernant des nouveaux usages. Ainsi, les investisseurs financent collectivement un grand nombre d’acteurs dans un même segment ; et que les meilleurs survivent !

La chaîne de financement fonctionne-t-elle ?

La chaîne de financement est un long fleuve pas tranquille du tout.  Le financement des entreprises est effectivement un fleuve ; il déverse de l’eau sur des champs à cultiver.

Ce fleuve dispose en amont d’un grand bassin, qui lui-même est irrigué par des sources diverses. Ce bassin ressemble aux fonds d’investissement dans les entreprises de croissance, il s’agit principalement de financement en capital ou en obligataire. Ils ont eux-mêmes des actionnaires qui sont des épargnants, des entreprises, d’autres fonds ou l’Etat.  Ces fonds doivent eux-mêmes lever de l’argent auprès des épargnants ou d’autres fonds d’investissements privés ou publics.

Ils sont dans l’ensemble très bien pourvus, même si nous pouvons observer en France plusieurs faiblesses d’ordre macro-économique : la taille totale est plus faible qu’en Allemagne et au Royaume-Uni.

Le débit de ce fleuve correspond à la capacité d’investissement dans les entreprises. Il reste terriblement faible, au regard de ce qui pourrait-être fait. Les chiffres d’Invest Europe (anciennement European Venture Capital Association) montre que le rapport des investissements ramené au GDP de chacun des pays possède des disparités très fortes, 4 pour mille pour la France, à comparer à 8 pour mille pour le Royaume-Uni. Comme je l’ai souvent dit, le débit du fleuve dépend surtout de la bande passante des investisseurs, c’est-à-dire de la taille des équipes ; et dans la réalité le débit est en progression lente année après année.

En France par exemple, l’Etat à travers la BPI est présent sur tous les fronts : l’amorçage, le capital innovation et le financement des entreprises de croissance. Ceci permet d’orienter le financement public au côté de financements privés, pour nourrir un terreau d’entreprises qui doivent générer de la compétitivité, de l’emploi etc…

Pour autant, certaines startups végètent dans un état de mort-vivant, n’ayant ni chiffres d’affaires en progression, ni demande suffisante sur le marché, ni réelle proposition de valeur.  Ces entreprises zombies restent pourtant actives sur le marché du financement, frappant à toutes les portes, et se faisant amplifient le bruit autour du marché.

Tout ceci mène finalement à un agrandissement de nos terres arables qui sont les entreprises qu’il faut financer et soutenir. Pas de chance, la taille du bassin et le débit du fleuve ne présument pas de la bonne direction de l’irrigation, c’est-à-dire vers les bonnes terres qui produiront le plus…  Et pas de chance non plus, l’analyse de la performance est très complexe. Pour une raison très simple : la qualité de l’agriculteur qui travaille ses terres entre dans l’équation et pèse lourdement.

Dans mon métier de banquier d’affaires, je conseille les entrepreneurs pour créer un plan global, qui lui permet d’anticiper ses besoins de financement en choisissant les meilleures terres, en évitant celles qui vont s’assécher ou celles qui vont s’inonder.

En effet, ce marché reste très dur, violent et évolutionniste. Les startups qui interviennent sur des besoins grand public sont prises dans un étau entre leur incapacité à générer des marges suffisantes pour dépasser leurs couts fixes, et leur incapacité à trouver de nouveaux partenaires financiers pour maintenir leur activité, le temps d’arriver à ce point d’équilibre.

C’est là, que la relation entre l’entrepreneur et son groupe d’investisseur est clé.

Une banque d’affaires l’aide à bâtir la relation avec l’investisseur approprié, c’est à dire celui qui reste, accompagne avec son argent aujourd’hui et, dans le futur, dans les moments difficiles.

Nous étudions et entretenons des relations avec plus 450 fonds en Europe, nous savons assez précisément quelles sont leur capacité d’investissement et de réinvestissement.

En dernier lieu, les startups sont-elles si vertueuses qu’elles seraient éternelles ? La startup-mania sonne parfois comme une foi dans un avenir radieux : une sorte de nouvelle religion au culte moderne fait de conférences, de tribunes et de prêtres, plus ou moins charismatiques chantant les louanges de l’entreprise nouvelle et innovante.

Malheureusement, il y aura encore beaucoup de faillites pour les entreprises, qui sont les plus demandeuses de capital, non pas par un manque de financement structurel, mais plutôt par effet d’arbitrage.  Pour les entreprises qui consomment moins de capital, les financements vont également devenir plus complexes à trouver, cette fois par manque d’effectifs d’investissement, pour prendre en considération de plus petits montants.

Enfin, je crois que c’est aussi notre culture de la réussite qui doit être repensée. Et en creux, notre capacité à accepter l’échec collectivement. Ceci permettra de juger avec plus de recul les prochains dépôts de bilan de startups comme étant un processus naturel, et non pas simplement le signe de la perte de raison des investisseurs ou des entrepreneurs, ou d’un vent mauvais venu de Sibérie.

Les plus fortes valorisations de la French Tech en 2015

  • GuestToGuest (247,9) – locations de vacances
  • Zenpark (114,4) – parkings partagés
  • Lendix (109,2) – financement participatif pour les entreprises
  • Videodesk (72,3) – chat vidéo
  • Blablacar (62,7)
  • Hopwork (56,9) – plateforme recrutement pour les freelances
  • SunPartner (anciennement Wysips) (54)
  • Sigfox (48)

Baromètre des levées de fonds : les start-up françaises ont levé 288 millions d’euros en septembre

Après un été plutôt calme, c’est la reprise pour le capital-risque français : les start-ups ont levé plus de 288 millions d’euros en septembre, contre 120 millions en juillet et août combinés.

79 levées de fonds ont été bouclées en septembre par les start-up françaises, contre 41 seulement durant juillet et août. Les jeunes pousses ont recueilli plus de 288 millions d’euros, contre 120 au cours de l’été et 145 millions en juin dernier.

Le secteur du retail arrive en tête, avec 23 opérations et un montant total de 86 millions d’euros levés. Avec 17 levées de fonds et 70 millions d’euros, le secteur « adtech, martech et publishers » arrive en seconde position. Suit le cloud avec deux levées et 26 millions d’euros recueillis.

En tête de classement, la levée de 21 millions d’euros bouclée par Blablacar auprès du fonds russe Baring Vostok, dévoilée par Maddyness. Suit la levée de 20 millions d’euros de la plateforme Alkemics, à égalité avec celle opérée par l’application de géolocalisation Zenly. (source: Journal du Net)

Dans quel secteur créer sa start-up pour lever des millions ?

Lever 1 million d’euros sans chiffre d’affaires est possible, en France. Les fintech sont le secteur où cet effet de levier est le plus fort.

Lever 1 million d’euros sans dégager 1 euro de chiffre d’affaires ? L’équation est possible en France, d’après l’analyse d’Avolta Partners. A partir du moment où une start-up de médias ou de publicité digitale rencontre un seuil d’audience ou d’utilisateurs d’application, ou encore si elle investit dans les cleantech ou la santé en ligne. Mais le créneau le plus prometteur encore en termes de capitaux levés est encore les fintech. Malgré des revenus relativement faibles (moins de 2 millions d’euros en 2015), les start-up de la finance ont concentré les levées parmi les plus élevées en France (plus de 6 millions d’euros), alimentant le phénomène de bulle. « Le modèle des fintech repose le plus souvent sur un système économique de commissions, à l’instar du crowdfunding, dont les frais ne dépassent pas 5 % », note la banque d’affaires.

Quelles sont les plus fortes valorisations de la French Tech ?

L’« effet de levier » entre le niveau de revenus et la valorisation dont elles bénéficient est ainsi très élevé. Autre secteur qui a les faveurs des investisseurs, l’Internet des objets. « Les capital-risqueurs donnent leur chance aux start-up qui veulent se lancer. Dès qu’elles dégagent des revenus importants, un boulevard de financement s’ouvre à elles », note Avolta Partners. Pour prétendre à une levée de 8 à 9 millions d’euros, il faut néanmoins dégager un peu moins de 8 millions d’euros de revenus.

L’e-commerce déçoit

Il est un segment où les efforts des startuppeurs paieront peu : l’e-commerce. Pour espérer atteindre le point mort et lever un peu plus de 3 millions d’euros, le créateur d’un site doit dégager au moins 8 millions d’euros de revenus. Et accepter une très forte dilution à son capital. « Le principal problème est la non-récurrence de ses revenus », note Avolta. Du coup, les investisseurs calquent la valorisation sur le chiffre d’affaires, partant du principe que si l’on arrête les efforts marketing d’acquisition clients, le modèle meurt. (source: Les Echos)

Patrick Robin: « ne laissons pas les GAFA grignoter l’e-commerce français ». C’était au Business Club (podcast)

Publié le Mis à jour le

BFM-BU-RADIOINÉDIT EN ÉTÉ 

Dans le Business Club de France | Uniquement sur BFM Business Radio 

→ Diffusion : samedi 16/07/2016 à 7h et 20H (nouvel horaire d’été) | dimanche 17/07/2016 à 15h

TALK 1 & 2 : KARAVEL – PROMOVACANCES rachète FRAM

TALK 3 & 4: Il a fondé 28 entreprises! Patrick Robin lance Easy Life Premium

TALK 3 & 4 : PATRICK ROBIN, managing partner d’Avolta partners

Dans une récente tribune, Patrick Robin nous alertait: « Amazon Prime Now sera la pierre tombale de nombreux distributeurs français ».

Pour écouter, réécouter ou télécharger (clic droit) cet entretien :


Extrait de la chronique :

Amazon Premium et Amazon Now sont la pelle et la pioche qui enterreront des centaines de marques et d’enseignes qui persistent à croire qu’elles ont encore le temps de bâtir des ripostes isolées. Des centaines de marchands qui, lors de cérémonies secrètes appelées «Codir», psalmodie en coeur la formule magique «Encore un peu…Encore un peu…Encore un peu…».

Encore un peu… de l’ancien modèle «qui génère (encore) 90% de notre CA !» lance-t-ils souvent avec fierté (pas de quoi en être fier justement !),

Encore un peu… de nos bonnes vieilles organisations,

Encore un peu… de ces budgets d’innovation trop faibles,

[…]

Et surtout, encore un peu… s’arcbouter sur la facturation des frais de livraison sous prétexte que ça coûte cher (ce qui coûte cher, c’est de perdre un client pour toujours) !

L’intégralité est ICI


→On revient avec lui sur l’état du commerce de détail en France et sur les solutions pour s’affirmer face aux géants américains ou chinois.

photo-robin-presse-x-702942-jpg_483488.JPGPATRICK ROBIN, SERIAL ENTREPRENEUR

Ses débuts

Patrick Robin est un entrepreneur né. A 21 ans, il crée sa première ‘ boîte ‘ avec les indemnités de licenciement de son premier et dernier emploi salarié.

Publicitaire (vente d’espace sur les camions, création de Régie On Line), éditeur (un gratuit sur la photo en 1977, des livres d’art avec Love Me Tender, reprise de Photo-Revue qu’il remonte et revend, des magazines comme Internet Reporter), agent (L’agence des stars, grâce à laquelle Thierry Lhermitte a vanté les mérites de la carte American Express ou Valérie Kapriski ceux de Rodier), Minitel rose, jeux sur Minitel…

Et puis un jour de 1994, Patrick Robin croise Internet. Il crée en 1995 Imaginet « FAI, hébergeur, agence » revendu en 1998 pour 120 millions de francs (18,3 millions d’euros) à Colt Telecom.

Aujourd’hui, Patrick Robin est managing partner chez Avolta Partners, créée en janvier 2014,  est une banque d’affaires (boutique m&a) spécialisée dans les levées de fonds. Son rôle est d’accompagner des entrepreneurs dans des opérations de capital (des levées de fonds, des cessions ou encore des opérations de fusion / acquisition). Depuis février 2016, Patrick Robin a lancé Easy Life Premium (société créée en juin 2015).

Patrick Robin est aussi à l’origine de:

  • 24h00/Boosket, revendu en 2013 au groupe Webedia pour partie et à l’agence Grenade & Sparks
  • ImagiNet (fournisseur d’accès et agence web): L’un des tout premier fournisseur d’accès internet en France. ImagiNet lanca le premier abonnement forfaitaire : 150 F heures de connexion illimitées
  • ROL (Régie On Line): ROL fut la première régie publicitaire internet en France

EASY LIFE PREMIUM

Easy-Life-premium-veut-challenger-Amazon-Premium-F.jpgEasy Life Premium : les distributeurs face à Amazon Premium (LSA Conso)

Easy Life Premium est un service permettant aux internautes de bénéficier des livraisons et des retours de manière illimitée auprès de retailers partenaires. Sous forme d’abonnement, EL’P se positionne comme une alternative à Amazon Premium, un choix supplémentaire pour les consommateurs, et une manière pour les retailers d’unir leurs forces dans l’adversité.

De but en blanc, Patrick Robin, CEO d’Easy Life Premium, tient à être clair : « il ne s’agit pas d’être contre Amazon, mais de proposer une alternative, un choix supplémentaire aux consommateurs ».  Easy Life Premium (EL’P), dont la plateforme a été mise en ligne il y a dix jours à peine, propose en effet aux cyberacheteurs une offre d’abonnement transversale consistant à bénéficier des livraisons et des retours gratuits et illimités auprès d’un panel de distributeurs traditionnels, de pure players et de grandes marques. Son tarif ? 49 euros par an. Pour l’heure, EL’P compte une quinzaine de partenaires – trente aurait déjà donné un accord de principe – parmi lesquels Ooshop (Groupe Carrefour), Etam, Spartoo, Oscaro ou encore Naf Naf. « Nous visons, dans l’absolu, les acteurs numéros un et deux sur les catégories de produits alimentaires, mode, maison et déco, bricolage, beauté, enfants et sport », précise Patrick Robin (photo ci-dessous). Ce service est le fruit d’une idée née il y a six ans, et n’a pour l’heure, aucun équivalent en France. 

Freiner la gloutonnerie d’Amazon

EL’P s’appuie sur un constat simple : la croissance et le succès d’Amazon sont –entre autres-portés par la puissance de son offre de livraison en 24h gratuite et illimitée, Amazon Premium (‘Prime’ aux Etats-Unis). Sur la période des fêtes de fin d’année en 2015, le géant du e-commerce a annoncé avoir recruté trois millions de membres adhérents supplémentaires.

Si Amazon se garde bien de communiquer le nombre total de ses abonnés Premium (ou ‘Prime’), le Consumer Intelligence Research Partners, l’estime à 54 millions rien que pour les Etats-Unis (Chiffre janvier 2016, source). Selon nos informations, en France à l’automne 2015, Amazon compterait deux millions d’adhérents au programme ‘Premium’, un chiffre en hausse et qui pourrait bien doubler en 2016.

L’adhérent Prime, deux fois plus dépensier

Un chiffre colossal qui met par ailleurs en lumière le gap existant entre les membres et les non membres du programme en termes de dépenses réalisées sur la plateforme. En effet, aux Etats-Unis, tandis que les membres ‘Prime’ dépenseraient en moyenne chaque année 1 100 dollars sur la plateforme, les autres clients du site ne dépenseraient ‘que’ 600 dollars. Autrement dit, quasi deux fois moins. « Les frais de livraison sont une douleur pour de nombreux cyberacheteurs. Environ 53% d’entre eux abandonnent leur panier d’achat sur un site à cause du montant des frais de livraison. Aussi, 87% d’entre eux ont une démarche proactive avant de confirmer leur commande. Souvent ils recherchent sur Internet un code promo afin d’économiser le prix de la livraison », souligne Patrick Robin. Une réalité qu’Amazon a bien compris, et cela, depuis longtemps.

Un client capté par Amazon Prime est perdu pour les autres distributeurs

Pour les retailers, face à cette montée en puissance d’Amazon, et a sa capacité à gagner de nouveaux clients, il y a urgence à réagir.  « Selon une étude de Business Insider Intelligence, en 2013, 2% des clients Walmart étaient également membres de l’offre Amazon Prime. En 2014, ce taux est passé à 8%, soit une croissance de 400% en une année. Dans le même temps, si 12% des clients Amazon non-membres Premium sont aussi clients chez Walmart, seuls 0,9% de clients Walmart sont à l’inverse, membres de l’offre Amazon Prime ». En clair, un client membre de l’offre Amazon prime, est un client perdu pour les autres distributeurs. Or, il est coutume de dire que la France a quelques années de retard sur les Etats-Unis. C’est pourquoi, dans une logique d’anticipation, il est tout à fait possible d’imaginer que le même phénomène se reproduise sur le marché hexagonal dans les mois à venir. Sauf que cette fois, ce fameux ‘retard’ européen pourrait bien être une opportunité à saisir. « Aucun marchand ne peut lutter seul contre Amazon, la seule solution est de jouer collectif », estime Patrick Robin.

Amortir l’abonnement en huit semaines

Easy Life Premium part avec un désavantage. Si la formule propose les livraisons et les retours gratuits de manière illimitée pour l’internaute, elle ne peut garantir l’arrivée des colis en 24h. Chaque marchand conservant en effet les pleins pouvoirs sur la livraison des commandes, et tous n’ont pas la capacité aujourd’hui d’assurer des livraisons express en une journée. « En revanche, nous pouvons capitaliser sur la force et la puissance des marques avec lesquelles nous travaillons ». Selon des études réalisées en amont du lancement d’EL’P, les internautes sont prêts à s’abonner si et seulement si, leur abonnement est amorti en 8 semaines. Une condition qui ne peut être remplie uniquement si l’e-acheteur réalise plus de trois achats par mois, et s’il dispose de la largeur d’offre nécessaire pour satisfaire cette fréquence d’achat.

Levier marketing pour les marchands

Pour les distributeurs, les avantages seraient multiples. Tout d’abord, les modalités de livraison étant devenues un argument marketing fort pour les e-marchands, adhérer à ce programme serait l’assurance de s’offrir à moindre coût, un canal d’acquisition de clients supplémentaire. « Aussi, nous le voyons bien avec les différences de montants dépensés entre les membres et non membres du programme Prime, c’est l’assurance d’une augmentation du taux de conversion grâce à un repeat business plus important ». Aussi, grâce aux paiements des abonnements réalisés par carte bancaire, EL’P pourrait quasiment garantir un taux de fraude proche de 0%. Enfin, Easy Life Premium reverse aux distributeurs adhérents 30% du montant des abonnements souscrits par les e-acheteurs. Et pour Patrick Robin, le but est clair : atteindre un million d’internautes abonnés d’ici fin 2017. Un objectif atteignable qui répond toutefois à un enjeu de communication important. « Le logo de notre service, la coccinelle, doit devenir un label et un réflexe dans l’esprit des consommateurs ». Outre une campagne en télévision courant d’année 2016, EL’P fera l’objet d’une extension au sein du navigateur Web, que les internautes pourront choisir d’installer ou non. Cette extension comprend un moteur de recherche à partir duquel les internautes pourront rechercher un produit donné, et accéder instantanément à la liste des marchands possédant ledit produit. Enfin, les retailers mettront en avant le service sur leur site mais aussi en fin de tunnel d’achat. Reste à savoir si un tel dispositif suffira à rattraper le déficit de notoriété auquel il doit faire face au regard de la popularité d’Amazon Premium.

LES CHIFFRES DE L’E-COMMERCE (source chiffres clés Fevad 2016)

En France

  • En 2015, le chiffre d’affaires a progressé de 14 % par rapport à 2014, dans un contexte de consommation toujours ralentie. En 10 ans les ventes sur Internet ont progressé de 675 %.
  • CA = 64,9 milliards €
  • 835 millions de transactions en ligne en 2015 (+19% par rapport à 2014)

Top 10 des sites e-commerce en France

  • Amazon
  • Ebay
  • CDiscount
  • Vente Privée
  • Ali Express
  • Fnac
  • Showroomprive
  • Leroy Merlin
  • Darty
  • La Redoute

En Europe

  • L’Europe est le 3e marché e-commerce au niveau mondial derrière la Chine et les États-Unis. Deux tiers des ventes en Europe sont réalisées au Royaume-Uni, en France et en Allemagne.
  • CA = 455 milliards € en 2015 (+13% par rapport à 2014)

Dans le monde

  • La Chine passe devant les États-Unis et prend le leadership mondial. En matière de e-commerce ramené à la population, le Royaume-Uni est le 1er marché au monde.
  • CA = 1 988 milliards € en 2015 (+20% par rapport à 2014)
  • La France est au 5ème rang mondial

TRIBUNE SUR FRENCHWEB – août 2015

Pour que l’e-commerce ne devienne pas la chasse gardée d’Amazon, Google Shopping et d’Alibaba

Il y quelques semaines, Amazon fêtait ses 20 ans. En deux décennies à peine, Jeff Bezos a profondément transformé le paysage du commerce dans le monde. Près de 90 milliards de dollars de chiffre d’affaires ; soit 60% de plus que l’ensemble du CA réalisé par tous les e-marchands français (tourisme inclus). Une capitalisation boursière de plus de 250 milliards de dollars ; dépassant celle de Walmart (atteinte courant Juillet).

Sans doute plus de 300 millions de clients à travers le monde ; dont le quart serait membres du service Amazon Premium, appelé Prime au US, qui pour 99 dollars, et 49 euros par an en France, propose notamment la livraison gratuite et illimitée. Voilà pour une partie du décor.

Si tu aimes te faire du mal, ne lis pas «50 shades of Grey», deviens e-commercant !

De l’autre côté, des marques, des retailers, des pure players se retrouvent confrontés à la réalité du e-commerce : des coûts d’acquisition de plus en plus élevés ; un taux de transformation très faible (généralement de 0,5 à 2%) ; un taux d’abandon de panier de 60% (hors tourisme) ; un repeat business ridiculement bas (1,2 à 1,4 chez la plupart des acteurs) ; des marchands qui passent leur temps à « racheter » leurs propres clients auprès de Google, ou de sociétés proposant du retargeting… Mais leur chemin de croix ne s’arrête pas là!

Non seulement la logistique et l’ensemble de la supply chain leur coûte une fortune, mais les clients, quant à eux, deviennent de plus en plus exigeants sur les délais de livraison et sur l’éventail de solutions qu’ils souhaitent se voir proposer. Pour autant, cela ne signifie pas que ces mêmes consommateurs soient prêts à payer le prix de ce service qu’ils considèrent finalement comme une simple commodité. Cela explique sans doute pourquoi les frais de livraison restent toujours la première cause d’abandon de panier. C’est également ce qui motive 87% des cyber-consomateurs*, à systématiquement initier une action pour éviter de payer les frais de port (recherche de code promo, ajout d’un produit au panier…).

Transformer une douleur en levier marketing…

Ce problème de frais de transport est une telle douleur, tant pour les consommateurs que pour les marchands, que la plupart de ces derniers trouvent toujours une bonne raison d’offrir la livraison à leurs clients. Cela représente généralement jusqu’à 75% des paniers. Malgré cela, et bien qu’ils ne fassent que très rarement le calcul, les consommateurs les plus actifs sur le net, c’est à dire près du quart des cyber-consommateurs, ceux qui réalisent plus de 30 à 50 paniers par an, dépensent jusqu’à 200 euros chaque année uniquement en frais de livraison (allez-y faites le calcul pour vous-même, vous risquez d’être surpris!). (…)

Alors si nous ne voulons pas que dans quelques années le commerce soit devenu la chasse gardée d’Amazon, de Google Shopping et d’Alibaba, les marchands et les marques européennes doivent  rapidement apprendre à jouer collectif sur quelques sujets, comme le service client, la supply chain et le partage (anonyme) de certaines data au travers de tiers de confiance.

Pour ma part, après avoir fondé une vingtaine d’entreprises, EL’P n’est pas une société de plus, mais bel et bien la structure d’accueil d’un engagement, d’une volonté, d’une ambition, celle de ne pas regarder les GAFA grignoter petit à petit tous les territoires de l’économie de notre pays. Je respecte leur talent, leur audace, leur efficacité, mais pour autant mon admiration ne sera pas passive et béate. Bien au contraire, elle me donne une furieuse envie d’en découdre, certes avec bienveillance, mais avec une volonté sans faille !(…)