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Woollip et son coussin d’avion décollent à l’international. C’était au Business Club

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Uniquement sur BFM Radio

→ Diffusion : samedi 20/5/2017 à 7h | dimanche 21/5/2017 à 14h


TALK 1: WOOLLIP : plus de 20 000 coussins vendus en 1 an!

TALK 2: ARGOLIGHT envoie son logiciel pour téléscopes dans l’espace

TALK 3 : La MAISON DAMMANN multiplie les boutiques et exporte son thé… en Chine!

TALK 4: Le rendez-vous du Médiateur des Entreprises, avec Pierre Pelouzet

TALK 1: WOOLLIP, avec Franck Lévy, président

(Ré)écouter et télécharger cette interview:

Capture d_écran 2017-05-17 à 17.08.25Woollip réinvente la façon de dormir pendant les voyages. Ce coussin, inspiré des chaises de massage, supporte le buste et la tête vers l’avant et permet de se relâcher complètement en adoptant la position la mieux adaptée au repos. C’est la fin des torticolis, des maux de dos et de la guerre des accoudoirs ! Ce nouveau « must have » des voyageurs est aussi léger qu’un smartphone et se glisse dans un bagage à main. Pliable et gonflable son design ergonomique breveté le rend tout simplement renversant. C’est en 2013, au court d’un trop long vol inconfortable que Franck Lévy et sa fille ont eu ensemble l’idée de ce coussin frontal.

Il aura fallu 18 mois de recherches accompagnés de professionnels du Design, de l’Ergonomie, de la Santé et de l’Aérien pour déterminer la position idéale et créer le premier prototype.

LE SAVIEZ-VOUS? La NASA estime qu’il faut un jour par fuseau horaire traversé pour récupérer son rythme normal et son énergie habituelle. Un décalage horaire de 3 heures nécessite donc trois jours de récupération. (Routard.com)

L’ACTUALITÉ DE WOOLLIP

  • Woollip vient de terminer une opération de crowdfunding le 21 mars 2017 avec environ 9.000 contributeurs provenant de 110 pays et près de 17.000 coussins vendus (un peu plus de 580.000 $ de préventes).
  • En décembre, Woollip a été sélectionné par la cellule innovation d’Air France pour effectuer un test-flight. Les résultats obtenus sur un panel d’une cinquantaine de passagers ont été excellents et il s’agissait de coussin de la première génération…
  • Woollip vient de lancer notre site marchand et est commercialisé sur Amazon France et va bientôt étendre sa présence partout.
  • Woollip vient d’ouvrir un stock en Asie (Shanghai) pour couvrir plus rapidement la zone Asie pacific et la plateforme US ouvrira dans le New Jersey avant la fin du mois.
  • En parallèle du B2C Woollip développe le retail classique avec depuis le 1er avril une mise en avant dans les 93 magasins de Nature et Découvertes. 
  • Woollip est aussi en vente depuis le mois dernier à bord de tous les avions de Singapore Airlines et depuis le 1er avril sur Hong Kong Express et Airlines qui ont demandé d’urgence un réassort au double de la commande initiale après moins d’une semaine de vente pour cause de « exceptionaly high sales ».
  • Woollip est en vente sur les vols Corsair et est en attente de commandes d’une dizaine de compagnies internationales .

VICTIME DE SON SUCCÈS

Les bonnes idées étant toujours copiée et malgré ses brevets, dépôt de modèle et de marque presque partout dans le monde, Woollip doit en plus se défendre contre des contrefacteurs. Un serial copieur de projet Kickstarter a investi massivement en au premier trimestre sur les réseaux sociaux pour vendre une copie de mauvaise qualité du coussin. Woollip a assigné cette société Allemande qui a fermé son e-shop et sa page Facebook où elle utilisait en plus tous ses contenus (photos, vidéo, textes…) dans ses campagnes de communication en masquant son logo. Le dossier est en cours mais les contrefaçons se multiplient un peu partout dans le monde sous l’impulsion d’usines de Shenzhen.

Le scandaleux piratage des projets Kickstarter – Frenchweb

Internet est une jungle, ça, on le savait déjà. Après le vol de données, le vol des contenus, voici désormais le piratage de projets Kickstarter. Une société allemande, du nom de Hirams Trade GmbH, a en effet mis en oeuvre un projet totalement sordide: copier les projets Kickstarter les plus innovants, et proposer des clones des produits issus de ces projets, à des tarifs plus élevés, et dans des conditions de vente totalement obscures. Tout cela, bien sûr, au mépris des règles de respect de la propriété intellectuelle ou des brevets éventuellement déposés par les inventeurs. En voulez-vous la preuve? Voici deux exemples, qui risquent bien de ne pas être les seuls.

Le premier exemple, c’est celui du Lamzac proposé par Fatboy. Nos experts en copiage en ont tiré un clone, appelé Laybag. Cherchez la différence. On en parle d’ailleurs sur le blog Cuboak. (…)

Et pour finir en beauté, voici le Woollip, un coussin de voyage révolutionnaire dont je vous ai déjà parlé, et son clone, le Pockindo. Ici, nos sombres copieurs ne se sont pas foulé, et ont purement et simplement pompé les images de Woollip sur le site Kickstarter, y compris les vidéos de démonstration… sans oublier de gommer, au passage, le logo du Woollip.

Que conclure de cela? Voici quelques pistes:

Protégez vos inventions. Si vous envisagez de vous lancer sur un financement participatif du type Kickstarter ou Kisskissbankbank, vous êtes désormais prévenus. Des individus peu scrupuleux viennent sur ces sites pour piller les innovateurs et les concurrencer … avec leurs propres produits. Rien de neuf sous le soleil, le plagiat a toujours existé, et je suis certain que quelques brillants inventeurs se sont déjà faits voler de cette manière. Internet ne fait que rendre le méfait plus facile, d’une certaine manière.

Vous, backers et supporters de tous ces produits innovants, vous devriez vous organiser et lutter contre ces pratiques, par exemple en dénonçant ces copies illicites, en dénonçant leurs pages de fan, qui se développent sur le peu d’informations dont disposent les futurs acheteurs.

Et vous, futurs acheteurs, avant de faire de la pub pour un produit qui vous paraît innovant sur les réseaux sociaux, assurez-vous de sa véritable originalité.

Le Bon Coin veut toucher tous les Français, toute l’année. C’était au Business Club (podcast)

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→ Diffusion : samedi 8/4/2017 à 7h | dimanche 9/4/2017 à 14h


TALK 1: KLAXOON lève des fonds et part à la conquête des Etats-Unis…

TALK 2: …TIWAL aussi! 

TALK 3 : Accélérateur, comparateur, lab interne, recrutements: les 1001 activités du Bon Coin

TALK 4: Le rendez-vous du Médiateur des Entreprises, avec Pierre Pelouzet

TALK 3 : LE BON COIN, avec Antoine Jouteau, PDG

(Ré)écouter et télécharger cette interview:

Leboncoin.fr_Logo_2016.svgComment Leboncoin s’est imposé dans notre vie quotidienne (Le Monde)

Une étude inédite, révélée par « Le Monde », mesure les retombées économiques et sociales du site de petites annonces.

Vingt et un milliards d’euros, soit 1 % du produit intérieur brut (PIB) français. Telle est la valeur totale des 98 millions de transactions réalisées par des particuliers sur le site Leboncoin en 2016. Hors immobilier.

A eux seuls, ces chiffres symbolisent l’importance prise, en dix ans d’existence, par la plate-forme Internet de petites annonces détenue par le conglomérat de presse norvégien Schibsted. Un site qui est entré dans les usages quotidiens des Français, avec ses 25 millions de visiteurs uniques par mois, soit 37 % de la population nationale. Tellement incontournable que 18,5 millions de personnes y ont acheté et/ou vendu un bien en 2016.

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Ce poids gigantesque pris par la plate-forme est l’un des principaux enseignements de l’étude sur la contribution économique et sociale du site Leboncoin, que Le Monde publie en avant-première, et qui sera diffusée fin mars.

Elle a été confiée par le site à David Ménascé, professeur à HEC, cofondateur du cabinet de conseil Azao, et auteur de l’ouvrage La France du Bon Coin (Institut de l’Entreprise, 2015), et Maureen Ravily, consultante sur les stratégies d’innovation sociale chez Azao.

Car, si Leboncoin comptabilise le nombre de ses visiteurs, il ne les connaît pas réellement. « Le site a les coordonnées de ceux qui publient des petites annonces, mais il ne sait ni si les transactions ont eu lieu, ni avec qui, ni à quel prix », relève M. Ménascé. Leboncoin tire son chiffre d’affaires (214 millions d’euros en 2016) de la monétisation publicitaire de son audience, des options payantes pour mettre en valeur les annonces et des services aux 500 000 professionnels présents sur le site.

Capture d’écran 2017-04-05 à 10.40.42.pngCette analyse sur les pratiques des particuliers utilisant la plate-forme croise des données qualitatives, recueillies en novembre 2016, mais aussi quantitatives, au travers d’enquêtes réalisées au début de l’année, et des éléments fournis par le site Internet lui-même. En excluant volontairement les données concernant l’immobilier dont les montants, trop importants, auraient faussé la moyenne des résultats. Et le tout, de manière à mesurer, pour la première fois, le comportement de ces utilisateurs et leur incidence sur l’économie.

« Les résultats prennent à contre-pied beaucoup de stéréotypes que l’on peut avoir sur l’économie collaborative », expliquent les deux auteurs de l’étude. Leboncoin est finalement assez représentatif…

Leboncoin.fr est créé en 2006 d’un partenariat entre Spir Communication (émanation du groupe Ouest-France) et l’éditeur norvégien Schibsted. Il s’agit d’une déclinaison du site suédois Blocket.se, créé par l’informaticien Henrik Nordström en 1996.

Le bon coin est Great Place to Work depuis 2012

LES CHIFFRES CLÉS DU BON COIN
  • Activité: leader français des sites de petites annonces
  • Date de création: 2006
  • Lieu: Paris
  • CA: 214 millions € en 2016
  • Effectif: plus de 500 (ils étaient 2 en 2006) – ils seront 700 fin 2017
  • 4ème site de France en audience (après Google, Facebook et Youtube, devant Wikipédia)
  • 26 millions de visiteurs uniques par mois sur le site
  • 2/3 de l’audience est sur mobile
  • 18,5 millions de Français ont acheté ou vendu au moins un bien sur Le bon coin
  • 21 milliards € (1% du PIB français): valeur totale des 98 millions de transactions réalisées par des particuliers hors immobilier, en 2016
  • 800 000 annonces postées chaque jour
  • Hors immobilier, les vendeurs ont gagné en moyenne 874€ en 2016
  • 396€ hors vente de véhicules
  • Les acheteurs ont dépensé en moyenne 2094€ en 2016 / 1585€ hors véhicules
  • En moyenne, 7 articles achetés pour un montant moyen de 303€
  • Economies réalisées (estimation des acheteurs): 40% par rapport à l’achat de biens neufs
  • Le bon coin = 4ème régie de France

L’argent gagné se retrouve ensuite dans l’économie réelle. Ces ventes ont permis de farie des achats supplémentaires pour un montant total de 3 milliards € par an, sur lesquels 450 millions € sont récupérés par l’Etat sous forme de TVA. Si la plateforme n’existait pas, 54% des utilisateurs n’auraient pas acheté un produit neuf.

Les motivations des consommateurs à utiliser le Bon Coin:

  • 70% pour faire des bonnes affaires et gagner de l’argent
  • 89% redonner du sens à la consommation et améliorer l’impact environnemental
  • 33% des biens vendus auraient été jetés, ce qui a évité la destruction inutile de 32 millions de biens.
  • 7,1 millions de tonnes de CO2 économisés par les Français en 2015 en consommant d’occasion sur le bon coin, soit l’équivalent de 2 ans de circulation dans Paris, transports en commun compris.

L’EMPLOI SUR LE BON COIN

  • 2,3 millions de visiteurs uniques dans cette catégorie
  • 50 000 recruteurs
  • 13 jours pour trouver ou pourvoir un emploi en moyenne
  • 1er en notoriété sur l’emploi

L’IMMOBILIER SUR LE BON COIN

  • 67% de biens à vendre / 33% de biens en location
  • 1,1 million d’annonces en 2011 – 1,4 million en 2017
  • 9,3 millions de visiteurs mensuels dans cette catégorie
  • Le bon coin = leader des portails immobiliers en France devant 3 spécialistes superimmo.com, seloger.com, logic-immo.com
  • 10 % des annonces postées sur le Bon Coin
  • 28 000 agents immobiliers (qui paient pour poster leurs annonces) sont à l’origine de 65% des annonces sur le Bon Coin

CLIN D’OEIL – Les choses les plus insolites vendues sur le Bon Coin

  • Un avion
  • La Batmobile
  • Un horodateur
  • Lundi 2 avril: une salle de classe (pour dénoncer la fermeture d’une classe dans une école des Deux Sèvres)
L’ACTUALITÉ DU BON COIN
  • Acquisitions en 2016 d’Agriaffaires, leader en France de la petite annonce de matériel d’occasion agricole et de BTP
  • Février 2017 – Le Boncoin se lance sur le marché du neuf

Le site de petites annonces ouvre un comparateur de prix sur les produits neufs: le site Le Dénicheur.

  • 330 000 produits référencés
  • 2,8 millions de prix indexés

De nombreuses catégories d’objets sont disponibles : maison et jardin, beauté, caméra, informatique, téléphone… Quant aux prix, ils sont proposés « neuf » ou « d’occasion » et toujours du plus bas au plus élevé. A ce jour, 1.231 marchands français sont recensés.

En outre, « les marques qui paient n’apparaissent pas comme par magie en haut de la liste, comme c’est le cas sur les autres comparateurs », explique Antoine Jouteau, le directeur général du Bon coin. Toutefois, certains clients premium peuvent bénéficier d’un « traitement privilégié ». Ils sont affichés sur fond blanc et les autres sur fond gris. (20minutes.fr)

  • En 2016 – « A horizon 2020, nous nous sommes fixé comme objectif de toucher tous les Français sur l’année, a indiqué jeudi Antoine Jouteau, le directeur général du site de petites annonces . Le site Le Boncoin va lui-même faire une grande partie du chemin. Mais l’idée est d’élargir les services pour atteindre cet objectif ».

Sur l’occasion, le groupe a lancé en juillet Swipsi, une application permettant aux femmes de chiner des accessoires de mode (« A 10 ans, Leboncoin se voit toujours en mode start-up. « Nous recrutons des collaborateurs qui seront des entrepreneurs », assure Antoine Jouteau. A partir de décembre, ils seront accueillis dans des locaux sans place attribuée, avec des espaces de coworking et de grands open spaces. Dans une pièce à part, les cinq salariés du Lab planchent sur des projets, les testent, et parfois les abandonnent. « Ce sont eux qui ont développé Swipsi, notre appli de mode, en un mois et demi », se félicite Antoine Jouteau » – Challenges).

Il a aussi ouvert leboncoinpro.fr, un portail d’information pour aider les professionnels, qui représentent aujourd’hui 10 % de ses contenus, à utiliser ses services.

Autre piste de développement que teste la filiale française de Schibsted, le « transactionnel », autrement dit la possibilité pour les utilisateurs, un jour, de conclure la transaction en ligne (ce qui améliorera la sécurité de paiement). « Aujourd’hui, 80 % des transactions sont conclues en face à face, explique Antoine Jouteau. La question se pose de ce que nous pouvons proposer pour les transactions à distance ». Elle se posera en particulier sur l’immobilier, l’automobile et biens de consommation, univers de prédilection du site (avec l’emploi) ainsi que sur la location de vacances, où il souhaite se renforcer.

Un premier pas va consister à lancer en juillet une messagerie qui permettra à l’acheteur et au vendeur de « chater » avant de conclure une transaction. Trois millions de messages par jour sont attendus par Le Boncoin, fréquenté par 26 millions de visiteurs uniques par mois (soit 800.000 annonces déposées chaque jour, dont environ 10 % sont refusées par le site pour non conformité).

(…) « Nous avons l’ambition de réaliser des acquisitions, grosses ou petites, notamment sur l’immobilier et l’emploi », a prévenu Antoine Jouteau. Le site a acquis en octobre dernier MB Diffusion, leader de la petite annonce de matériel d’occasion pour le BTP et le secteur agricole. (Les Echos)

  • Ces dernières années Le Bon Coin a investi dans Kudoz (offres d’emplois), MonsieurDrive (comparateur de prix) et Prêt d’union (prêts entre particuliers).
  • Leboncoin inaugure un accélérateur : PayCar saute sur l’occasion

Les jeunes pousses pourront développer d’éventuelles synergies groupe avec les verticaux développés (immobilier, automobile, emploi…) : conception de produits, exploitation de données, phase de bêta-tests, feedbacks d’utilisateurs et un point d’entrée à Schibsted Growth, le fonds d’investissement corporate.

Il existe toutefois quelques pré-requis pour rejoindre l’accélérateur : équipe de cinq personnes a minima, « être financièrement autonome » et « ne pas être en phase de levée de fonds ».

On connaît désormais le nom de la première start-up à rejoindre l’accélérateur du groupe Leboncoin : PayCar. Fondée en 2015 par Vincent Marty-Lavauzelle et Michaël Waldman, PayCar propose une solution de paiement pour l’achat et la vente de véhicules d’occasion entre particuliers présentée comme une alternative sécurisée aux chèques de banque. La start-up revendique « plusieurs milliers d’utilisateurs et plusieurs millions d’euros de transactions passées par sa plateforme ». Elle avait levé 1,3 million d’euros avec BNP Paribas en novembre 2016.

Les 4 chantiers pour rester incontournable (Challenges)

Pour conserver son leadership, Leboncoin a lancé quatre chantiers cette année. Première étape: moderniser la marque. Le site Web a conservé la carte de France bleue, mais abandonné son fond jaunâtre. Le logo a été simplifié, épuré. Et, pour séduire une clientèle jeune et parisienne, un pop-up store a été ouvert à Grand Train, un lieu branché, dans un entrepôt désaffecté de la SNCF, à Paris. Dans cette boutique éphémère, ouverte tout l’été, des meubles et des accessoires vintages sont exposés.

Deuxième levier: le site est désormais responsive: en clair, adapté aux smartphones, aux tablettes et aux ordinateurs. Il était temps: 60 % du trafic vient du mobile. Les annonces peuvent à présent être géolocalisées. Et début 2017, une messagerie sera mise en place.

Troisième objectif: développer la catégorie emploi, en forte progression, afin d’en tirer de nouveaux revenus. Sur le site, 330.000 offres sont disponibles, le double de l’an dernier. Poster une annonce d’emploi sera désormais payant pour les entreprises, comme c’est déjà le cas pour l’immobilier et l’automobile. Seules les TPE se verront offrir les cinq premiers dépôts.

Dernier chantier: attirer davantage les professionnels. Ils représentent seulement 10% de l’audience. Leboncoin, qui possède sa régie publicitaire interne, vient de lancer l’atelier business. Il permet aux entreprises de créer leur propre publicité en rédigeant leur texte, choisissant leur clientèle et la zone géographique de diffusion.

LE BON COIN RECRUTE 160 PERSONNES EN 2017 (Le Monde)

Leboncoin : « Nous recherchons avant tout des profils atypiques »

Quelle est l’importance du diplôme dans vos recrutements ?

Les diplômes, je m’en méfie. En fait, nous sommes très pragmatiques. Les compétences et l’expérience comptent plus que le diplôme. Certains membres du comité exécutif n’ont « qu’un BTS ». Sur le papier, ce diplôme pourrait poser question, dans la pratique, aucunement. Parmi nos cinq meilleurs vendeurs, la moitié n’a pas le bac. Dans une entreprise américaine, par exemple, jamais ces personnes n’auraient passé le stade de l’entretien.

Où cherchez-vous ces profils atypiques ?

Nous recrutons la moitié de nos collaborateurs sur Leboncoin. Des ingénieurs aux vendeurs, des cadres aux non-cadres. Nous travaillons aussi avec une dizaine de cabinets de recrutement. Nous sommes une entreprise atypique pour laquelle il serait bien compliqué de dessiner le portrait-robot du collaborateur type. Et cela me plaît bien. Les personnalités d’écorchés, qui sont souvent hors système, même hors système éducatif, ne nous font pas peur. Bien évidemment il n’en faut pas partout, mais nous ne partons pas avec une grille préétablie pour recruter.

65 % des métiers qu’exerceront les jeunes entrant en primaire n’existent pas encore. Sentez-vous cette accélération ?

Nous la sentons dans tous les métiers. Il y a cinq ans, personne ne parlait de « data scientist ». Nous n’imaginions pas, non plus, rechercher des sociologues pour analyser les pratiques de nos utilisateurs.

Il y a encore peu de temps, les gestionnaires d’administration système étaient des personnes qui avaient des relations quasi charnelles avec la machine. L’arrivée du « cloud » a tout changé en quelques mois. Aujourd’hui, ces personnes ne gèrent plus la machine, mais comment le code est géré dans la machine, ce qui complètement différent.

Comment vous adaptez-vous à cette vitesse ? Trouvez-vous des formations ad-hoc ?

Nos équipes techniques ont besoin de s’auto-former en permanence : elles regardent les blogs techniques, les forums, elles apprennent en ligne la programmation sur de nouveaux langages. Même si elles le font pour un usage personnel, cela nous intéresse, on leur laisse cette liberté. Ces équipes sont en mode projet et doivent juste respecter les délais.

Ce degré de liberté dans le travail, est-ce une concession nécessaire à donner à cette nouvelle génération ?

Si nous voulons attirer les bons profils, nous devons, en effet leur donner ce type de liberté, sinon ils peuvent tout plaquer. Alors même que les postes Web que nous proposons à Paris font partie des plus intéressants du marché, vu la complexité des problématiques et la taille des enjeux.

Plus généralement, vous ne pouvez pas laisser cette génération un an sans rien bouger. C’est trop long. Elle est habituée à zapper, à avoir ce qu’elle veut tout de suite. Nous organisons chaque année un hackathon interne et nous nous engageons à développer le projet gagnant. Cette année, une vingtaine d’équipes, soit une centaine de personnes à Paris, se sont mobilisées. Avant, un manager pouvait dire à un nouvel arrivé : on verra d’ici à deux ans comment tu peux évoluer. Vous dites cela maintenant, vous le faites partir en courant.

Les pépites françaises de l’aéronautique: les simulateurs d’Aviasim, les drones de Donecle et l’hélicoptère électrique de Volta. C’était au Business Club (podcast)

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Uniquement sur BFM Radio! 

→ Diffusion : samedi 7/1/17 à 7h | dimanche 8/1/17  à 16h

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Chers lecteurs et auditeurs du Business Club de France, permettez-moi tout d’abord de vous souhaitez une excellente année 2017, en espérant que vous ne l’ayez pas commencée comme moi, par une extinction complète de la voix. Et une émission de radio sans voix est un véritable exploit que je n’ai malheureusement pas pu relever. D’où ces quelques rediffusions. Le talk avec le médiateur des entreprises est inédit. À très vite pour de nouvelles aventures ! 

Michel PICOT 


REDIFFUSION : TALK 1 & 2: DOSSIER AÉRONAUTIQUE: les simulateurs d’AVIASIM s’envolent à l’international / DONECLE crée le premier drone de maintenance des avions / VOLTA: son hélico électrique vole 30 mn!

REDIFFUSION : TALK 3: Avolta Partners publie le premier guide de valorisation des startups

INEDIT : TALK 4: Le rendez-vous du Médiateur des Entreprises, avec Pierre Pelouzet

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TALK 1: DOSSIER AÉRONAUTIQUE, avec Thomas Gasser, président d’AVIASIM , Josselin Bequet, CFO de DONECLE, Philippe Antoine, dirigeant de VOLTA

Ecouter, réécouter et télécharger cette interview:

AVIASIM

7782912245_aviasimDéjà présente dans 13 villes, AviaSim, n’en a pas fini de s’envoler puisqu’elle poursuit le développement, en franchise, de son concept de loisir nouvelle génération dans de nouvelles villes françaises et à l’international. Après Genève, AviaSim cible la Belgique, l’Italie, l’Espagne et l’Allemagne (des négociations sont en cours en Chine aussi, d’après ce que m’a dit Thomas Gasser).

Aux commandes d’une flotte de 25 simulateurs, l’entreprise navigue sous ciel ensoleillé riche de 11 000 vols réalisés et 16 000 packs de navigation vendus depuis sa création auprès du grand public, des entreprises et des professionnels. Une dynamique commerciale qui a permis à l’entreprise de dégager en 2015 un chiffre d’affaires de 1,5 millions d’euros avec une projection fin 2016 à 2 millions d’euros.

CHIFFRES CLÉS AVIASIM

  • Activité: simulateur de vol sur Airbus A 320, Boeing 737 et avion de chasse F16 Fighting Falcon
  • Date de création: 2012
  • Lieu: siège social Lyon
  • CA: 1,5 million € – prévisionnel 2016: 2 millions

« Les professionnels ont mis un peu de temps à ne pas nous considérer comme un manège », s’amuse Thomas Gasser.

ACTUALITÉ

  • 12ème et 13ème ouvertures pour les centres de simulation de vol AviaSim, lancés par Thomas Gasser il y a moins de 4 ans. C’est à Paris et à Orly que l’enseigne choisit d’implanter ses 2 nouveaux centres complétant ainsi avec succès son maillage français.
  • Lancement du simulateur d’hélicoptère en septembre 2016
    Une nouvelle expérience de vol unique en France proposée par AviaSim. Après avoir lancé le premier simulateur de vol Airbus et les premiers simulateurs d’avions de chasse pour le grand public, AviaSim met désormais en service une toute nouvelle expérience aux commandes d’un simulateur de vol d’hélicoptère Bell 206.

Cet hélicoptère est très utilisé outre atlantique notamment par les forces de police. Sur ce simulateur de vol, réplique fidèle du cockpit du Bell 206, vous pourrez voler entre les buildings d’une ville choisie parmi une liste d’agglomérations reproduites fidèlement à la réalité, faire des missions de dépose à ski aux sommets des montagnes enneigées ou de lutte anti incendies. Accompagné par votre instructeur, pilote professionnel, vous pourrez également vous exercer aux décollages et atterrissages sur piste ou sur les toits des bâtiments pour rajouter un challenge au challenge.

Cette expérience de vol unique en France est désormais à la portée de tous dans notre centre AviaSim Lyon situé à Villeurbanne (Rhône). A partir de 12 ans, vous pourrez prendre les commandes de cette réplique fidèle du Bell 206.

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PRIX

  • 99€ pour 1h d’expérience
  • 349€ stage anti stress (1 Français sur 2 a peur en avion)
  • Avion de chasse: 59€ pour 30 mn

DANS MADDYNESS

aviasim-simulateur-de-vol-airbus-a320-boeing-737-paris-cadeau-original-1“L’idée de départ était de pouvoir offrir à tous l’opportunité de vivre la vie d’un pilote de ligne durant quelques instants dans un environnement hyper réaliste et intelligent. Le simulateur d’Airbus A320 est la voie idéale pour immerger les pilotes d’un jour dans ce rêve d’Icare” , explique Thomas Gasser. Aux commandes du mythique avion de ligne, les pilotes en herbe peuvent choisir de voyager entre les 24000 aéroports qui existent dans le monde. Les plus adroits pourront même changer la météo ou déclencher des pannes pour corser l’exercice ! Comme l’explique Thomas Gasser, l’univers du loisir impose d’innover constamment pour être en mesure d’offrir de nouvelles expériences toujours plus divertissantes.

Les séances sont encadrées par des pilotes professionnels qui prennent leur rôle d’instructeur très à cœur. Pédagogiques avant tous, ils s’adaptent au niveau de chacun afin de rendre l’expérience accessible aux passionnés comme aux débutants curieux de découvrir l’univers aéronautique. Pour tous ces jeunes loups sortant de formation (écoles privées ou ENAC) c’est un bon moyen de susciter des vocations tout en vivant leur passion.

“Une partie de nos clients sont de jeunes enfants ou adolescents qui se rêve en futur pilote de ligne. C’est souvent un moyen pour les parents de les motiver en leur faisant toucher du doigt leur rêve aux commandes d’un Airbus A320”, poursuit Thomas Gasser. Bien qu’AviaSim ait pris son envol à toute vitesse, Thomas Gasser a fait en sorte de ne pas se brûler les ailes. il faut dire qu’au départ, lancer ce genre de business était un pari. D’ailleurs, personne n’imaginait que le marché serait aussi réceptif. Comme le confie le fondateur d’AviaSim, faire en sorte de rentabiliser un site unique était imaginable, mais pas lancer un réseau sur toute la France. Il faut dire que l’acquisition de simulateurs de vol est un investissement dissuasif : “C’est un élément vital et un budget très conséquent. Il faut s’entourer à la fois de financier qui croient au projet et de personnes ayant une réelle compétence technique pour maitriser et maintenir l’outil dans des conditions optimales d’utilisation”. Aujourd’hui, tous les compteurs sont au vert. Une levée de fonds semple même pointer le bout de son nez pour 2016 (question posée à T. Gasser par mail)

DONECLE 


Donecle, la vérification d’avion plus vite que l’éclair
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La startup toulousaine révolutionne l’inspection des avions grâce à ses drones, en repérant des impacts de foudre sur la carlingue en moins d’une demi-heure, contre huit heures auparavant. « C’est révolutionnaire pour les compagnies aériennes. »

Après le pitch de Matthieu Claybrough, le cofondateur et directeur technique de Donecle, lors de la finale du Prix La Tribune Jeune Entrepreneur, un membre du jury ne cachait pas sa stupéfaction. Mais si le jeune entrepreneur de 26 ans était resté dans la salle, il n’aurait pas été surpris. Car partout où elle passe, la startup Donecle (prononcez « donéclé », à la toulousaine) suscite toujours la même réaction, à savoir un mélange d’étonnement et d’admiration devant un service profondément disrupteur, assurément promis à un bel avenir.

Fondée en septembre dernier dans la capitale française de l’aéronautique, Toulouse, Donecle s’appuie sur une technologie brevetée, sans équivalent dans le monde. La startup commercialise auprès des compagnies aériennes un kit de trois drones 100 % autonomes, dotés de caméras intelligentes et capables de repérer en seulement trente minutes les impacts de foudre sur la carlingue d’un avion. Le tout sous la supervision d’un seul employé.

Pour prendre la mesure de cette innovation, il faut savoir qu’une telle inspection monopolise aujourd’hui environ 15 personnes, pendant huit heures. Et que « chaque heure d’immobilisation au sol d’un appareil coûte environ 10 .000 dollars à une compagnie aérienne », précise Matthieu Claybrough.

Si on ajoute que chacun des 27 .000 avions de ligne en circulation dans le monde est foudroyé en moyenne au moins une fois par an et que l’inspection est obligatoire après chaque foudroiement, on comprend vite que la startup dispose d’une technologie très attractive pour les compagnies aériennes. L’économie de temps lors de l’inspection permet à la compagnie de gagner l’équivalent de deux vols aller-retour Paris-Toulouse. Pour contourner l’interdiction du survol des drones dans les aéroports, les appareils de Donecle fonctionnent dans un hangar fermé et s’orientent sans signal GPS, uniquement grâce à l’intelligence des caméras.

aaeaaqaaaaaaaapjaaaajgmwmzk2zdzhltzkotctngu4ny04zdnmltiymgzhmji4yzmynaSi ses futurs clients sont, par essence, internationaux, Donecle est le pur produit de l’excellence toulousaine dans l’aéronautique. Deux de ses cofondateurs, Matthieu Claybrough, 27 ans, et Alban Deruaz-Pepin, 24 ans, sont diplômés de la prestigieuse école d’ingénieurs Supaero. Le premier a brièvement travaillé à Thales, tandis que le deuxième est passé chez son concurrent Airbus, tout comme Yann Bruner, 42 ans, ancien ingénieur en maintenance pour le géant toulousain. Enfin, le quatrième larron, Josselin Bequet, 25 ans, est un ami d’enfance de Matthieu Claybrough. Cet ancien consultant auprès d’un fonds d’investissement londonien s’occupe de l’aspect économique et commercial de l’entreprise.Après seulement huit mois d’existence, Donecle doit désormais percer et conquérir ce marché qui lui tend les bras. Les inspections post-impact de foudre représentent 15 % du marché mondial de la maintenance des avions, soit 9,65 milliards de dollars sur 65 milliards. Depuis quelques mois, la startup multiplie les présentations devant les compagnies aériennes. (article intégral dans La Tribune)

CHIFFRES CLÉS DE DONECLE

  • Activité: drones d’inspection des avions
  • Date de création: septembre 2015
  • Lieu:Toulouse
  • CA: prévisionnel 1 millon € en 2017
  • ACTU: Levée de fonds d’1 million € le 11 octobre auprès de Delta Drone 
AQUINEA VOLTA

news_voltaLe premier hélicoptère électrique conventionnel (deux rotors) au monde, a été créé dans l’arrière-boutique d’une entreprise spécialisée dans… le chauffage des piscines !

«Nous avons créé Aquinea, qui est une vraie société, pour financer notre travail. Tous les bénéfices sont reversés au projet Volta», confie Philippe Antoine, ingénieur dans une grande entreprise aéronautique toulousaine et gérant d’Aquinea, à Pompertuzat, dans le Lauragais. Le premier Volta remonte en fait à l’année 2000. À l’époque, il s’appelait Microcopter et volait avec un moteur traditionnel. «La structure de Volta est celle de Microcopter, confie Philippe Antoine. Mais à partir de 2009, on a commencé à parler de l’électrique dans l’automobile. Des batteries plus légères, plus puissantes sont arrivées sur le marché.» Et Volta a pris son envol dans l’esprit de l’ingénieur et de ses associés.

Mais comment de grands groupes ne se sont-ils pas emparés du projet ? «Airbus a concentré ses recherches sur l’avion, avec E-Fan (traversée de la Manche à l’été 2015). Côté hélicoptère, ils sont davantage sur les gros appareils, plus lourds et donc impossibles à faire voler à l’électrique». Un avion besoin de peu de puissance, car il s’appuie sur l’air. Mais un hélicoptère, pour se maintenir, doit mobiliser une puissance importante. «Seuls deux modèles d’hélicoptère électriques dans le monde ont déjà volé : à Aix-en-Provence, et en Allemagne. Mais ils n’ont tenu que deux minutes en vol stationnaire. Nous, nous pouvons tenir 30 minutes, à une vitesse de croisière de 70 km/h», assure Philippe Antoine. (article intégral sur La Dépêche)

PREMIER VOL le 21 OCTOBRE 2016

Toulouse : le 1er hélicoptère 100% électrique a séduit Ségolène Royal

C’est à Paris, devant la ministre de l’Environnement et de l’Énergie, que le premier hélicoptère conventionnel 100 % électrique a effectué un vol de démonstration. Et il est Toulousain. Sur l’héliport mythique de Paris-Issy-les-Moulineaux, mercredi dernier, « Volta » s’est élevé quelques minutes à 1,50 m du sol. La ministre Ségolène Royal a expliqué vouloir encourager « ces sauts technologiques », estimant que Volta était le « type de projet » qu’elle souhaitait soutenir, en raison notamment de sa « dimension éducative extrêmement forte ». « Nous sommes extrêmement fiers de cette présentation, en présence de Madame la ministre, du directeur de la Direction générale de l’aviation civile, et du directeur de l’Enac », a réagi pour La Dépêche du Midi le concepteur de Volta, Philippe Antoine. Chaque vol permet en moyenne, d’éviter l’émission de 13 kg de CO2 et 24 g d’oxyde d’azote. Avec une durée de vie de 350 heures, la batterie de Volta, d’un poids de 150 kg, permet d’économiser jusqu’à 17 000 litres de carburant, ce qui représente 11 tonnes de CO2 et 22 kg d’oxyde d’azote, selon ses concepteurs. (articlé intégral sur La Dépêche)

Dans son état actuel, Volta n’est pas commercialisable. Il nous sert à prouver qu’on peut voler pendant 10 à 20 minutes et que l’hélicoptère électrique est une réalité. Nous n’avons pas d’ambition commerciale, nous voulons être précurseur », explique Philippe Antoine, concepteur de ce micro hélicoptère monoplace conventionnel (équipé de deux rotors — principal et anticouple) à propulsion électrique. VOLTA a été conçu sur les bases de l’hélicoptère thermique Microcopter MC1 qui est un modèle unique dont toutes les pièces ont été dessinées, calculées et fabriquées par ses concepteurs.

L’hélicoptère d’hier à aujourd’hui

Savez-vous que le premier vol autonome d’un hélicoptère remonte à 1907 et qu’il est le fait d’un Français, Paul Cornu ? La même année, 2 autres Français auront également décollé sur des machines improbables faites de bois, de câbles et de toile. Ces pionniers oubliés ont bâti les fondations d’une industrie florissante qui a élevé la France avec Aérospatiale puis l’Europe avec Eurocopter puis Airbus Helicopters au rang de premier fabricant mondial d’hélicoptères. L’hélicoptère est cependant loin de faire l’unanimité : coûteux, lent, complexe, vulnérable et bruyant, il n’est employé que lorsqu’il n’existe aucun autre moyen de transport ou en cas de force majeure: opérations militaires, évacuation sanitaire, sécurité et protection civile, desserte de sites isolés… Les normes environnementales, les coûts d’exploitation et une réglementation draconienne ont eu raison de la plupart des hélicoptères privés et de loisir alors que dans le même temps la demande mondiale d’avions d’affaires explosait. C’est la raison d’être du projet VOLTA.