antoine colson

[LE FOCUS DE LA SEMAINE] – QUITTER PARIS, OUI OU NON? C’était au Business Club (podcast)

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parcours-france.pngAu Business Club de France – Logo-BFMBusiness-sans-contour
Uniquement sur BFM Radio! 

 

 

→ Diffusion : samedi 30 septembre 2017 à 7h et dimanche 1er octobre à 15h


TALK 1: Le retour en France du fondateur d’I FEEL GOODS, plateforme de cadeaux virtuels 

FOCUS DE LA SEMAINE: Les entreprises se délocalisent en région: +3400 en 2016!

TALK 2: SPEED BURGER : Bientôt des burgers livrés par drone

TALK 3 : [NOUVELLES CHRONIQUES] – LES PREMIERS PAS DE…  // ENTREPRENDRE: JE ME LANCE, avec Dominique Restino

TALK 4: LE RENDEZ-VOUS DU MÉDIATEUR des ENTREPRISES, avec Pierre Pelouzet


FOCUS DE LA SEMAINE: PARCOURS FRANCE, avec Antoine Colson, président

A l’occasion du Salon PARCOURS FRANCE, le rendez-vous des projets en régions, dont la 10ème édition aura lieu le le 10 oct. à Paris, Espace Champerret, revenons sur l’attractivité de nos régions.
Elle se renforce année après année (effet TGV, télétravail, french tech, etc.) – et se mesure en chiffres :
  • en 2016, la croissance a été plus forte dans les grandes métropoles régionales qu’à Paris(mesurée par la croissance de la masse salariale) : +2,5% à Paris vs +4,4% à Nantes / +4,0% à Toulouse / +3,6% à Bordeaux / +3,5% à Lyon / +3,4% à Rennes… (des rythmes californiens !)
  • des entreprises de plus en plus nombreuses à se « délocaliser » en régions ! en 2016, +3400 entreprises franciliennes sont allées se développer en régions – notamment beaucoup dans l’informatique, l’ingénierie, le web, les services « supérieurs » (juridique, conseil, etc.)
  • un nombre de départs qui s’accélère : en 2013, 233 000 personnes ont quitté l’IDF pour la Province (INSEE) / les villes proches de Paris en profitent, comme les métropoles régionales… + attractivité forte de la façade atlantique.

Alors, prêts à sauter le pas?

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Les territoires doivent prendre en main leur ouverture à l’international !

Publié le

logo_parcoursfrance20151Antoine Colson est le cofondateur de Parcours France, société dédiée à l’analyse et à la communication économique des territoires. Cette tribune est parue dans Les Echos.

Les territoires sont de plus en plus actifs sur le plan diplomatique, notamment en repensant leurs accords de jumelage. Une bonne chose pour l’attractivité économique de notre pays et l’ouverture de notre économie.

En 2014, le président chinois Xi Jinping a choisi de débuter à Lyon sa première visite officielle en France. Placée sous les feux des projecteurs, la capitale des Gaules récolte ainsi les fruits d’un intense et long travail diplomatique. Ces bonnes relations avec la Chine (Lyon a reçu 4 Présidents chinois depuis 1975) sont aussi bien le travail d’acteurs publics (Grand Lyon, Région) que privés (notamment des laboratoires Mérieux). Elles sont également entretenues par de nombreuses visites croisées de délégations officielles et d’entreprises, ou encore par l’accueil chaque année de 3 000 étudiants chinois entre Rhône et Saône…

Cette « diplomatie des territoires » a été confirmée par le livre blanc dévoilé en novembre 2016 par le Ministère des Affaires Etrangères. Ces actions y sont qualifiées « d’enjeu majeur d’attractivité et de rayonnement pour les territoires et pour la France » qui permettent « la diffusion de l’expertise française à l’étranger ». Cette diplomatie des territoires est également au coeur de nombreux dispositifs européens qui visent à créer des passerelles entre villes et régions du continent. Au-delà des symboles d’ouverture et d’échanges, ce travail peut aussi être un formidable outil d’attractivité et de développement économique pour les territoires qui s’en saisissent.

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Des territoires coincés à l’international, entre timidité et jacobinisme

Pourtant, beaucoup de territoires peinent à construire leur démarche à l’international. Créer des passerelles à l’étranger est un défi majeur, économique et culturel dont tous les acteurs territoriaux, privés et publics doivent se saisir. Les PME tout d’abord, qui sont trop peu nombreuses à exporter et à investir à l’étranger. L’internationalisation de l’économie française repose encore trop largement sur ses grandes entreprises (52 % des exportations françaises en 2014 d’après le Trésor). D’après une étude menée par Fedex en 2015, seulement 32 % des PME françaises sont actives à l’international – contre 49 % et 41 % des PME espagnoles et italiennes. Les investissements étrangers en France peinent aussi à profiter à l’ensemble des territoires. En 2015, 46 % des entreprises étrangères implantées en France étaient basées en région parisienne ! À l’exception de Paris et de certaines grandes métropoles régionales, notre offre économique territoriale est souvent perçue comme illisible à l’étranger. Le mille-feuille français, les timidités à sortir de nos bases, la centralisation de nos outils à l’international (Business France notamment) et les difficultés à fédérer une démarche de promotion économique expliquent en partie ces difficultés. Un coup d’oeil rapide aux sites internet des nouvelles régions vous le confirmera : presque aucun ne dispose de pages en anglais ! Et de nombreuses agglomérations d’envergure n’ont pas d’interlocuteur dédié aux questions internationales…

Repenser les jumelages au niveau économique ?

La coopération décentralisée (dont les jumelages sur les panneaux de nos communes sont la partie la plus visible) est sans doute un puissant accélérateur pour la visibilité et la promotion économique des territoires à l’international. Au-delà du banquet annuel avec les retraités amis d’outre-Rhin, ces démarches peuvent en effet conduire à des projets à forte valeur ajoutée. Les jumelages sont de plus en plus pris au sérieux – au point de faire partie des critères retenus chaque année par AT Kearney dans son classement annuel des « Global Cities ». Malgré les contraintes budgétaires, les collectivités investissent ainsi de manière croissante dans ces nouvelles coopérations (entre 700 MEUR et 1Md EUR par an) car elles perçoivent que ces partenariats peuvent avoir un impact économique pour leur territoire. Le Grand Lyon a ainsi mis en place 128 initiatives à l’international dont 89 en Europe : du programme Bigbooster qui emmène les startups lyonnaises aux États-Unis en passant par les partenariats avec Francfort autour des sciences de la vie ou avec Yokohama autour de la smart city… Les réseaux thématiques de villes rencontrent également un succès croissant. Cette année Toulouse assurera la présidence des « Ariane Cities », un réseau de villes actives dans le secteur spatial. De 2015 à 2016, Nantes était pour sa part à la tête du réseau « Eurocities » dont elle a fait un levier essentiel de son image à l’étranger. Ces initiatives ne sont d’ailleurs pas limitées aux grandes métropoles. En Bourgogne, Montceau profite de ses liens avec Ravensburg pour envoyer chaque année des élèves en stage dans des entreprises allemandes.

Un certain nombre d’ingrédients semblent assurer le succès de ces initiatives. La plupart d’entre elles s’appuient sur des liens déjà à l’oeuvre localement : la présence d’entreprises étrangères, l’existence de flux particuliers à l’export, l’accueil d’étudiants étrangers, une histoire ou des filières communes… Elles enrichissent également ces relations d’une véritable diplomatie territoriale, sous la forme de visites de délégations officielles ou d’entreprises, de missions à l’étranger, d’événements communs, etc. Enfin, elles font l’objet d’un véritable agenda et d’une démarche volontariste qui fédère entreprises, associations et acteurs publics. Si Bordeaux peut s’appuyer sur une marque mondialement reconnue, la métropole n’en a pas moins défini un agenda international précis et ambitieux autour de pays et de secteurs économiques ciblés. En mettant autour de la table les acteurs économiques du territoire, en créant un réseau d’ex-Bordelais (« Bordeaux Alumni »), en misant sur un réseau d’une vingtaine de villes partenaires, la capitale aquitaine entend se positionner parmi les métropoles européennes qui comptent… Et si les classements dans nos magazines sont flatteurs, le travail à accomplir à l’international reste considérable. Au classement des villes et régions européennes 2016/2017 de la revue FDI (qui fait référence en matière d’attractivité économique), les territoires français peinent à faire leur apparition dans le top 10.

Et si on quittait Paris ? C’est dans le Business Club (podcast)

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Dans le Business Club de France – Sur BFM Business Radio

Diffusé samedi 11/10/14 à 7h et dimanche 12/10/14 à 15h

Au sommaire : 

Talk 1 : Quitter Paris, vous y songez? 

Talk 2 : Comment booster sa marque sur Internet? Les conseils de Sandrine Saporta

Talk 3 : Reportage chez H4D, inventeur de la cabine de télémédecine

Talk 3 : Invité-expert: Benjamin Sarda, Directeur marketing d’Orange Healthcare

Talk 4 :  Notre rendez-vous avec le Médiateur National Inter-Entreprises

Pour écouter, réécouter ou télécharger l’émission :

TALK 1 : QUITTER PARIS, avec Antoine Colson, directeur associé de Parcours France et Ludovic Guilbert,  président d’Atlantika

ParcoursFrance LE SALON PARCOURS FRANCE (anciennement Provemploi) – mardi 14 octobre, Espace Champerret à Paris

Chiffres clés du Salon :
8 000 visiteurs chaque année
Plus de 100 exposants

Plus d’un million de personnes changent de région chaque année, dont 200 000 Franciliens. Une tendance forte puisque 22% des français envisagent de changer de région, et 54% des franciliens… soit 15 millions de candidats au départ !

D’après l’INSEE 3 000 entreprises franciliennes se délocalisent chaque année en Province ! Même EADS a déménagé son siège de Paris à Toulouse l’année !

Antoine Colson sur la chaine Demain TV

Téléchargez le dossier de presse de Parcours France : Cette France qui va bien | DP-ParcoursFrance 2014

Résultats de l’enquête Cadremploi sur les villes préférées des cadres franciliens

quitter-parisPlus de trois quarts (76 %) des cadres envisagent un changement de vie en quittant la région parisienne pour la province. Parmi eux, ils sont même un tiers (34 %) à souhaiter partir d’ici un an, et 43 % se disent prêts à déménager dans les trois prochaines années.

Et pour cause, 51 % d’entre eux se déclarent insatisfaits de leur situation actuelle. Le temps de transport cristallise tous les mécontentements puisque 71 % des cadres estiment qu’il est la cause principale de leur insatisfaction. Viennent ensuite les problèmes de logement pour 58 % d’entre eux, puis le coût de la vie, pointée du doigt par 56 % des sondés. La recherche d’un meilleur cadre de vie est donc la première raison évoquée par 86 % des franciliens désireux d’ailleurs. L’équilibre entre vie professionnelle et personnelle (66 %) arrive en seconde position, suivi par le climat (42 %) et le dynamisme économique (38 %).

Bordeaux, Lyon et Nantes en tête des villes qui font rêver les cadres franciliens

Parmi les villes qui attirent les cadres, Bordeaux est en tête puisque 50 % d’entre eux l’ont désignée comme la destination la plus attractive. Ce sont majoritairement les 26-35 ans (54 %) et les CSP+ (51 %) qui plébiscitent la métropole bordelaise, où la communication est le secteur le plus en vogue (57 %). En seconde position arrive la ville de Lyon, citée par 43 % des sondés. Parmi eux, une majorité de dirigeants (51 %) et de cadres supérieurs (46 %), dans la tranche 26-35 ans (49 %). La santé est cette fois le secteur professionnel le plus représenté parmi les cadres consultés (54 %). Ils sont enfin 40,5 % à vouloir poser leurs valises à Nantes, dont une proportion importante de 36-45 ans (43 %). La ville attire notamment les acteurs du secteur de la logistique et des transports (50 %). Si ces trois villes sont celles qui font rêver les cadres franciliens, Toulouse (36,5 %), Montpellier (33,5%), Nice (24%) ou Rennes (21%), se distinguent également. Pour vivre et travailler dans ces villes qui les attirent tant, 80 % des cadres se disent prêts à faire des concessions. En effet, 52 % sont disposés à baisser leur salaire et 53,5 % à envisager, si besoin est, une reconversion professionnelle.

LUDOVIC GUILBERT a choisi de quitter Paris en 2008 pour racheter l’entreprise ATLANTIKA près de Bordeaux

AtlantikaActivité: fabrication d’abris de piscine en kits
Date de création: repris en 2008 par L. Guilbert
Lieu: Ambès (33)
CA: 6 millions
Effectif: 30

« Je cherchais à me mettre à mon compte sur Marseille, Bordeaux ou Toulouse », raconte-t-il. « Ici, la Chambre de commerce m’a mis en contact avec de nombreuses pistes, dont cette société ici à Ambès.

En 2008, lorsque L. Guilbert a repris la société, elle comptait14 personnes et réalisait 2 millions de chiffre d’affaires. Cinq ans plus tard, Atlantika affiche 6 millions par an et 47 salariés, auxquels il faut rajouter une douzaine d’emplois induits, la pose des abris chez le particulier étant sous-traitée. (source: sudouest.fr)

Un abri de piscine peut-il se monter aussi facilement que les meubles d’un célèbre fabricant suédois ? C’est le pari de Ludovic Guilbert, président d’Atlantika, qui lance cette année un abri de piscine en kit. Un pari ambitieux mais nécessaire.

Lorsqu’il a repris cette petite entreprise en 2008, Ludovic Guilbert a compris qu’il n’avait guère les moyens de la concurrence frontale. Le marché, environ 150 millions d’euros par an pour 12.000 abris, est en effet dominé par Abrisud qui pèse environ un gros tiers à lui tout seul. Il a donc choisi la nouveauté et la différenciation par le design.

Basé à Ambès dans la région bordelaise, Ludovic Guilbert s’est lancé dans un premier projet. Très réussi sur le plan esthétique, il a permis à l’entreprise de faire bondir son chiffre d’affaires à 6 millions d’euros. Mais, avec ces abris hauts, l’entreprise ne s’intéressait qu’à une fraction du marché alors qu’il se vend cinq fois plus d’abris inférieurs à 1,8 mètre qui sont à la fois moins coûteux et ne nécessitent pas de permis de construire.

Economiser la pose

« Une bonne partie du coût étant liée à la pose, il fallait le reporter sur l’utilisateur. Nous sommes repartis de zéro et avons cherché à appliquer les recettes du meuble en kit », résume Ludovic Guilbert. Dans cette entreprise d’ingénieurs, le designer a joué un rôle essentiel en insistant sur l’usage et la simplicité de montage. « Il nous a aussi incité à utiliser des matériaux dont nous n’avons pas l’habitude et notamment le plastique », insiste Ludovic Guilbert. Avec à l’arrivée un produit vendu entre 5.000 et 7.000 euros, le client se verra livrer un colis de 600 kilogrammes et devrait pouvoir monter son abri en une journée.

L’entreprise, qui emploie une trentaine de personnes, a investi 800.000 euros dans le projet et notamment dans l’outil de production. Elle dispose désormais de 5.000 mètres carrés d’ateliers et prévoit une vingtaine d’embauches.

Le kit sera commercialisé en février par les douze commerciaux qui sillonnent le Sud de la France et dès le mois suivant par le biais du site Internet. L’objectif de Ludovic Guilbert est de vendre 300 abris dès l’an prochain et de passer à 500 l’année suivante pour doubler son chiffre d’affaires d’ici à cinq ans. Ce premier kit a vocation à donner naissance à une nouvelle gamme. (source: Les Echos)