26 & 27 février: Le mariage de deux PME, Apsylis et MFP Soft

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Basée à lyon, Apsyllis a été fondée en 2001. MFP Soft, fondé en 1995, est éditeur du logiciel Genesis, outil de gestion et de suivi projet, largement distribué en France. Le 30 décembre dernier, ils se sont dit « oui », pour devenir leaders français du marché des logiciels PME. Je reçois aujourd’hui Tony Pénochet, directeur de MFP Soft, et Eric Angelier directeur d’Apsyllis.

TP : MFP Soft est éditeur de logiciels de gestion destinés aux PME de 10 à 100 salariés. Nous sommes partout en France grâce à un réseau d’agences. Notre solution est devenue un incontournable avec plus de 1300 références et 15 000 utilisateurs.

EA : Apsylis est née de la technologie : nous avons pris conscience que le web pouvait apporter beaucoup aux entreprises de services qui ont besoin de mobilité. Nous sommes depuis devenus un des acteurs majeurs du progiciel de gestion. Nos clients sont avant tout des bureaux d’études d’ingéniérie SSII, ainsi que des filiales de Suez, Areva, Adecco, etc.

Comment s’est passée votre rencontre ?

TP : Nous nous sommes rencontrés à l’occasion d’un club organisé par IBM, et nous avons très vite constaté les synergies possibles et la complémentarité entre nos deux entreprises, ce qui nous a conduit à envisager l’union des deux structures.

EA : Pour créer un éditeur de logiciel de gestion aujourd’hui sur ce marché, il faut soit être complètement cinglé ou avoir une idée vraiment intéressante ! Nous avons connu une belle réussite mais nous voulons aller plus loin encore.

Nous partageons également les mêmes valeurs, la même façon de faire du business de manière respectueuse pour nos collaborateurs et nos actionnaires.

Notre nouvelle entreprise unie a un chiffre d’affaires de 7 millions d’euros en 2010, 1500 clients, 40 000 utilisateurs et 75 collaborateurs.

Nous avons une présence partout en France grâce aux agences régionales.

Ce type d’union est trop rare en France. Le monde du logiciel souffre d’un trop grand éclatement et devrait se regrouper pour former des champions. On vise 20% de croissance sur chacune des deux années à venir, et nous serons sans doute 100 personnes dans deux ans. Le marché est énorme : 550 000 Es qui représentent un chiffre d’affaires cumulé de 387 milliards euros cumulé.

Quelle va être votre atout sur ce marché? Plus d’agilité ?

On a déjà une spécificité très grande : une offre verticale métier, dédiée aux PME de services, c’est-à-dire qui vendent de la prestation et donc travaillent en mode projet. On connaît parfaitement leurs besoins, le langage du métier, avec nos solutions ils prennent moins de risques qu’en installant de grands ERP généralistes qui représenteraient des difficultés de mise en œuvre.

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Quelles sont les régions françaises les plus attractives pour les cadres et les dirigeants d’entreprises ?

500 cadres et dirigeants d’entreprises ont été interrogés par l’IFOP et ils ont répondu : Pays de la Loire et Bretagne en tête, Picardie en bas du classement. Deux villes arrivent en tête : Nantes et Strasbourg, suivies de Lille en 3ème position.

Sur le plan de l’accueil et de la convivialité, la 1ère marche du podium est occupée par le Nord Pas de Calais (25% des dirigeants interrogés) loin devant, à la 2ème place Midi Pyrénées (9%), PACA 8%, l’île-de-France au milieu du classement avec 3%, et à la dernière place : la Bourgogne, le Poitou-Charente et la Lorraine avec 1%.

Destination Lille, donc, où nous rejoignons Stéphane clapier, délégué général de Créativallée. En quoi consiste votre initiative ?

Nous menons des opérations de marketing territorial pour valoriser les atouts de la région parce qu’elle souhaite retenir ses talents et en attirer de nouveaux.

Nous constatons, dans cette étude que vous menez chaque année depuis 2007 qu’il y a un gros décalage entre ce que vous êtes vraiment et l’image qu’ont de vous les chefs d’entreprise.

Bien entendu les clichés subsistent, les gens interrogés dans l’étude évoquent le mauvais temps, usines, mines, corons, chômage, pauvreté. Mais à la question « quel mot vous vient à l’esprit lorsqu’on parle du Nord Pas de Calais », le sens de l’accueil des habitants arrive en tête, puis le mauvais temps, l’économie et les infrastructures, et, pour 2%, le fameux « Bienvenue chez les Chtis » ! Sur le plan de l’économie et des infrastructures, il y a tout de même un reconaissance de ce qui a été fait, non ?

En ce qui concerne la météo, j’aimerais juste préciser qu’en 2010, nous n’avons eu que 3 jours d’ensoleillement en moins que l’Ile-de-France !

Blague à part, nous sommes effectivement au nord de la France, au sud de l’Europe du nord, nous sommes une des premières régions logistiques, la plus dense en infrastructures ferroviaires. Quand vous posez votre boîte ici, vous avez accès à un nombre de marchés incroyable.

Le Nord-Pas-de-Calais est considéré comme un carrefour européen stratégique ?

Tout à fait. Nos agences de communication font 80% de leur business avec Paris, Londres et Bruxelles. Nous sommes situés à 1h de Paris, 35 mn de Bruxelles, 2h de Londres. Dans un rayon de 300 km, on trouve ici un bassin de 100 millions de consommateurs.

La région bénéficie d’une bonne image concernant sa tradition commerçante, mais souffre d’un manque de communication peut-être sur ses aspects technologiques ?

Effectivement, car nous sommes la 5ème région de France en potentiel d’affaires sur les TIC, et le 3ème pôle santé de France.

Nous voulons faire savoir que la région possède une vraie inventivité entrepreneuriale, avec une dimension de réseau, des secteurs d’activité complètement intégrés (de la conception, à la vente, en passant par la production).

Les secteurs offrant le plus d’opportunités d’affaires sont : en tête, la vente à distance, les TIC en 2ème position, la grande distribution en 3ème, la santé en 4ème et l’agro-alimentaire en 5ème. Pouvez-vous nous en dire plus sur ce dernier secteur ?

Nous sommes le 2ème mondial sur le marché de la levure, et le 1er sur le marché de l’amidon. Nous sommes aussi le 1er pôle de transformation des produits de la mer, dans le port de Boulogne sur mer. Et enfin, le 1er pôle européen textiles innovants (textile pour la santé, blindage d’avion).

Dans cadre de votre profession avez-vous eu l’occasion de venir dans le Nord-Pas-de-Calais : 58% répondent « oui ». Ce chiffre est élevé !

Effectivement, et nous voyons une très forte différence entre ceux qui sont venus et qui ont pu constater nos atouts, et ceux qui sont encore victimes d’idées toutes faites.

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