Comment relancer l’industrie ? Nous en parlons ce WE sur BFM, mais la CCI Nord Pas de Calais fait ses propositions…

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Dossier spécial « industrie » sur BFM ce week-end. En attendant voici les propositions de la CCI Nord de France. 

1 – RAMER A CONTRE-COURANT
Oui, l’industrie crée des emplois : qualifiés, attractifs, bien rétribués…
Même si depuis les années 1970, de nombreux emplois ont disparu dans la région avec les reconversions industrielles (charbon, sidérurgie, textile…), quelque 66 secteurs d’activités, à commencer par les nouveaux, ont créé en 10 ans, 43 000 emplois de nature radicalement nouvelle, hautement qualifiés, offrant de belles perspectives d’évolution et bien rétribués. Sans compter les 100 000 emplois créés dans les services à l’industrie. Malgré cela, de nombreuses entreprises régionales rencontrent des difficultés pour recruter (45% selon une étude de la CCI de région).
L’image que l’opinion se fait de l’industrie reste en effet majoritairement ancrée dans les clichés du passé : métiers et conditions de travail pénibles liées à des activités salissantes et bruyantes. Pour inverser cette tendance, il apparaît essentiel de valoriser l’image de l’industrie du Nord-Pas de Calais, tant auprès des familles que des jeunes. Une attention particulière devra être portée aux jeunes filles pour lesquelles les métiers de l’industrie sont encore trop peu attractifs.
Parmi les actions à mettre en œuvre :
• Multiplier les rencontres de sensibilisation auprès des jeunes, en particulier dans le cadre du service public de l’orientation récemment proposé par les services de l’Etat et le Conseil régional
• Définir une stratégie audacieuse de valorisation des activités et des métiers industriels dans la région où les formations en alternance auront une place prépondérante.

2 – AVOIR TOUJOURS UNE INDUSTRIE D’AVANCE
Mieux vaut prévenir que guérir !
Faut-il attendre les premières difficultés avant de se reconvertir ? Savons-nous anticiper les mutations économiques ? N’a t’on pas trop tendance à ne parler d’industrie que lors des crises ? Parle t’on suffisamment des réussites industrielles et des créneaux potentiellement porteurs ? A t’on pensé que les travaux menés par les universités sont autant de portes ouvertes pour de nouveaux projets innovants ?
L’économie aujourd’hui exige surtout vision et anticipation. Pour autant, identifier les marchés nouveaux ou ceux qui vont décoller, détecter les nouveaux besoins de grands constructeurs et des consommateurs … Pas si simple pour les PMI, même si les outils existent ! C’est pourtant bien grâce à ces nouveaux marchés (outre les évolutions technologiques) que la valeur ajoutée générée par l’industrie régionale n’a jamais été aussi importante, en dépit de restructurations massives qui ont touché plusieurs secteurs. Cette conquête de nouveaux créneaux d’affaires reste cependant très insuffisante, surtout par comparaison à d’autres régions en Europe.
Parmi les actions à mettre en œuvre :
• Consolider l’observatoire des marchés en croissance (avec ateliers prospectifs, instruments de vieille spécifique,) avec rapprochement des caractéristiques de chacun d’entre eux et croisement des données.
• Consolider les programmes destinés à aider les entreprises régionales à anticiper, à élaborer une vision claire et structurée de leurs marchés et technologies à moyen terme.
• Renforcer les dispositifs d’aide, comme ceux développés par CCI international, pour repérer de nouveaux marchés à l’international.
• Développer une fondation partenariale pour encourager le rapprochement des projets d’entreprises avec les universités, les écoles d’ingénieurs et laboratoires de la région.
• Créer une société accélératrice du transfert de technologies.

3 – CULTIVER LA VISION STRATEGIQUE DES PMI
Ne pas freiner chez les dirigeants le goût du risque.
Beaucoup de facteurs et contraintes exogènes (fiscalité, charges, difficultés de recrutement…) finissent par couper les ailes des dirigeants de PMI. Certains sont dès lors plus enclins à s’en tenir aux formules qui marchent, dans l’immédiat, plutôt qu’à innover. D’autres se freinent, de peur d’être confrontés à des difficultés qu’ils imaginent ne pas savoir surmonter. D’autres encore préfèrent entrer dans une logique de gestion de patrimoine avec l’espoir de transmettre leur “bébé” dans les meilleures conditions…
Parmi les actions à mettre en œuvre :
• Renforcer chez les entrepreneurs leur vision stratégique et l’envie de se projeter à nouveau dans l’avenir.
• Consolider tous les dispositifs de formation des dirigeants, d’accompagnement des évolutions ou des difficultés des PMI
• Favoriser les échanges d’expériences, en particulier entre les entreprises familiales et les jeunes créateurs.

4 – L’AVENIR EST AUX ETI…
Laisser les PME grandir et conforter les entreprises de taille intermédiaire.
Le développement économique ne peut pas s’envisager comme la culture des bonsaïs. Les entreprises ont vocation à grandir. Tous secteurs d’activités confondus, les entreprises de taille intermédiaire (ETI) connaissent dans la région de meilleures performances et des taux de croissance bien supérieurs à la moyenne des autres PME-PMI.
En 2011, les ETI sont la seule catégorie d’entreprises à avoir augmenté leurs effectifs salariés dans le Nord-Pas de Calais. Ils constituent ainsi un réel levier de croissance pour toute la région. Pourtant, ils ne représentent aujourd’hui qu’une infime partie des 7 000 unités industrielles du Nord-Pas de Calais : il est donc impératif de conforter ces ETI, de les aider à innover, à exporter. Il est urgent de repérer les entreprises pouvant atteindre une taille supérieure et, dans le cadre d’un dispositif spécifique les aider à grandir.
Parmi les actions à mettre en œuvre :
• Rencontrer les 100 ETI industrielles de la région
• Proposer des appuis spécifiques à toutes les entreprises qui ont le profil de devenir des ETI et les aider à surmonter les freins qui les empêchent de grandir.
• Dans le cadre du programme “Objectif PME” élaboré par les CCI Nord de France avec le Conseil régional, créer “Objectif ETI”.
• Dans le cadre des programmes d’aide à l’export, favoriser la présence des ETI sur les marchés internationaux.

5 – PENSER MARKETING
Les marchés se gagnent avec des produits industriels innovants, mais aussi avec des produits commercialisés de façon innovante.
Une marque qui vend bien ses produits le doit tout autant à ses politiques marketing et commerciale très novatrices qu’à ses technologies ou fabrications qui sont connues de tous. Un marché régional, national ou international ne se conquiert donc pas uniquement avec un bon produit. Trop d’entreprises ayant mis au point des fabrications ou process novateurs n’ont pas survécu ou ont été rachetées, faute d’avoir bien su vendre leurs productions.
Parmi les actions à mettre en œuvre :
• Appuyer tous les dispositifs (dont les pôles de compétitivité) aidant les PMI à être innovantes, au sens le plus large du terme (anticipation, technologie, management, organisation, développement commercial, marketing…) et à penser “clients”. Dans le cadre de la stratégie régionale innovation avec l’aide de CCI innovation, par exemple.
• Mobiliser les outils de formation pour le développement de cursus à la négociation et au marketing produit.

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DERNIÈRE MINUTE : ARCHOS +106% de son CA en 2011

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ARCHOS, qui publie ses résultats pour l’exercice 2011 aujourd’hui, affiche un bilan solide et envisage des perspectives favorables :

  • Croissance de 106 % du chiffre d’affaires (171,4 M€)
  • Marge brute de 32,9 M€ (+70%)
  • Résultat Courant avant Impôts / Chiffre d’affaires de + 5 %

Cette performance place clairement le Groupe dans les premiers constructeurs de tablettes dans le monde. Selon les données GfK de février 2012, ARCHOS détient en Europe sur l’année 2011, une part de marché en volume de 24% sur le segment des tablettes à moins de 400 €, la classant première de ce segment. Tous segments de prix confondus, sur ce même panel européen ARCHOS est à la seconde place en volume derrière Apple, sensiblement ex-aequo avec Samsung et devant Asus et Acer.

Dans un marché 2012 qui devrait plus que doubler, ARCHOS compte accélérer son développement. La stratégie du Groupe continuera de s’articuler autour des points suivants :

·         Design et innovation avec la gamme Gen 10 xs

·         Compétitivité accrue avec une nouvelle Gamme de tablettes « ARCHOS elements »

·         Pénétration de nouveaux segments de marché autour d’Android™

Cette stratégie a pour objectif de permettre à la société de consolider et d’accroître sa part de marché 2012 dans les tablettes et autres produits dérivés autour d’Android™ tout en préservant ses équilibres financiers, à savoir une maîtrise rigoureuse des dépenses opérationnelles et un maintien de la marge brute autour de 20%.

 

Communiqué officiel : ARCHOS _ Resultats 2011 – 20120314

(clin d’oeil) 5 nouveaux concepts… très attendus, finalement… à voir

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Bienvenue dans un autre monde… 

Découvrez les créations de ADAM BENTON  5 concepts autour des produits Apple imaginés par le célèbre designer Britannique.  

 

1. Flexible iPhone

Ce concept devrait certainement voir le jour. Peut-être pas sous la forme d’un iPhone, mais certains constructeurs ont déjà présenté des concepts pliables. Je pense notamment à Samsung avec leur écranAMOLED.

Flexible iphone 5 concepts Apple qu’on aimerait (tous) posséder

2. Apple iDesk Concept

Un bureau complètement interactif ! Le bureau serait un écran tactile capable de faire tourner plusieurs applications simultanément, comme le calendrier, la prise de notes, Twitter, Facebook et même YouTube. On pourrait aussi être en mesure de transférer des fichiers rapidement en posant simplement notre iPhone, iPod, ou iPad sur le bureau. Voilà qui nous permettrait d’être ultra productif !

Apple iDesk Concept 5 concepts Apple qu’on aimerait (tous) posséder

Apple iDesk Concept1 5 concepts Apple qu’on aimerait (tous) posséder

3. iCar

Certains aiment dire que Audi est l’Apple de la voiture. Voilà qui pourrait être une idée de concept : allier les deux fabricants ! Ecran LCD en guise de tableau de bord et un écran tactile dans la console centrale pour personnaliser le tout. Commande vocale pour la musique, l’itinéraire et la climatisation grâce à Siri !

iCar 5 concepts Apple qu’on aimerait (tous) posséder

icar interieur 5 concepts Apple qu’on aimerait (tous) posséder

4. Apple Tribook

Un écran avec possibilité d’ouvrir deux volets latéraux, voilà une idée qu’elle est bonne ! L’écran principal pourrait servir d’outils de travail tandis que les deux autres pourraient être consacrés à la détente.

apple tribook 5 concepts Apple qu’on aimerait (tous) posséder

5. iCom

Le iCom est une station de commande fixe qui utilise votre connexion Wi-Fi pour fournir un contenu. L’écran tactile vous permet de voir votre calendrier, vos tâches quotidiennes, la météo, et bien plus encore. Mais là où ce concept serait intéressant, c’est sur sa fonction d’holographie en 3D. Saviez-vous qu’en mars 2008, Apple a déposé un brevet sur ce système ?

icom 500x445 5 concepts Apple qu’on aimerait (tous) posséder

Publié sur http://www.autourduweb.fr/

 

Entreprendre aujourd’hui : un affaire de réseaux avant tout !

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La très charismatique JULIE MEYER, PDG d’Ariadne Capital, était aujourd’hui de passage à Paris : nous l’avons rencontrée pour en savoir plus sur son intervention à l’IT FOR BUSINESS FORUM, le jeudi 12 avril à 11h.

 

Julie Meyer, en quoi se distingue une entreprise qui réussit, aujourd’hui, dans notre monde connecté ?

C’est une entreprise qui sait reconnaître ce que j’appelle ses « alliés naturels », c’est-à-dire d’autres entreprises avec lesquelles elle a des intérêts communs. Souvent, les entreprises se croient auto-suffisantes. Or, les grands groupes, par exemple, ont tout intérêt à se rapprocher des jeunes startups qui maîtrisent le digital, et qui pourront les aider à booster leur croissance à l’échelle internationale.

L’exemple d’Apple dans ce domaine est très probant : ils ne se sont pas contentés de fabriquer des i-pods, ils ont complètement révolutionné la façon de distribuer la musique, avec i-Tunes, en s’alliant avec l’industrie du disque.

Donc tout est affaire de réseau ? (la suite c’est ici


Alors qu’on vous dit (et prouve) que le numérique est un levier de croissance pour toutes les entreprises. Il est pourtant le grand oublié de la campagne !

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Le numérique, grand oublié des élections présidentielles

Facteur de forte croissance pour les PME et de création d’emploi, le numérique ne fait pourtant pas partie des sujets majeurs de la campagne présidentielle actuelle. On ne peut que le regretter.

Aucune vision digitale d’envergure ne s’est encore dégagée d’aucun parti ni d’aucun candidat.

Ce constat est affligeant. En effet, la vie des citoyens français est quotidiennement bouleversée par les technologies, qu’il s’agisse des ordinateurs, des téléphones portables ou encore des tablettes numériques. 38,7 millions de Français (source Comscore, 2011) utilisent les réseaux sociaux, et leur lien social – les communautés auxquelles ils appartiennent , est modifié par ces nouveaux types d’échange. 30 millions de Français ont modifié leur comportement d’achat et pratiquent aujourd’hui le e-commerce.
Sur le plan économique, le numérique est source de forte croissance pour les PME : selon une étude de McKinsey en 2010, les PME françaises ayant un indice numérique fort ont progressé de 7 % par rapport aux autres PME qui n’ont progressé que de 3 %. En termes de PIB, la filière digitale ne représente que 3,5 % du PIB hexagonal contre respectivement 5,5 % et 5 % en Angleterre et en Allemagne. En ce qui concerne l’emploi, l’impact du numérique est flagrant : il a créé plus de 700 000 emplois nets en quinze ans, et devrait en générer 450 000 de plus d’ici à 2017. Quel autre secteur présente les mêmes résultats ? Pourtant, malgré la période de fort chômage actuelle, le numérique n’est pas considéré comme important par les candidats et n’est pas un sujet de campagne électorale…

Le monde de demain sera numérique et la France est en retard

Le monde de demain sera numérique. Et, la France est déjà en retard : seules 2,1 % des sociétés créées en France sont dans le secteur du numérique. Comment expliquer ce chiffre plutôt faible comparé à d’autres pays ? Principalement en raison d’un cadre légal fluctuant régulièrement, et d’un non-accompagnement des PME numériques. On peut regretter, par exemple, la non-existence d’un Small Innovation Business Act, favorisant comme aux Etats-Unis les PME innovantes, dans le cadre des marchés publics…


La France manque de souffle. Elle pourrait trouver en partie sa respiration dans le numérique, mais il est urgent d’agir. La classe politique regarde passer le train. Elle se contente de débats stériles et caricaturaux sur le numérique, ou de quelques mesurettes, ici ou là. Une France à deux vitesses est en train de se créer : ceux qui participent à cette société de l’information et de la communication, et le Tiers Net, ceux qui en sont exclus (un tiers des Français aujourd’hui ne sont pas connectés à internet).

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L’analyse complète de Christine Balagué ici

Christine Balagué Enseignante-chercheur en sciences de gestion et titulaire de la chaire de recherche sur les réseaux sociaux à l’Institut Télécom-Télécom Ecole de management.  Elle est aussi présidente du think tank de l’internet citoyenRenaissance numérique. Elle a publié trois ouvrages aux éditions Pearson,Facebook, Twitter et les autres, comment intégrer les réseaux sociaux dans une stratégie d’entreprise, en 2010 ; Le marketing en ligne : boostez votre activité avec les sites web, les réseaux sociaux, les blogs et les podcasts,en 2011 ; Réseaux sociaux et entreprise : les bonnes pratiques, en 2011.

25 patrons interpellent les candidats sur la compétitivité !

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Les signataires ont adressées aux candidats à l’élection 10 propositions « vitales pour l’économie ». Ils demandent, entre autres, des mesures fortes pour soutenir l’innovation et un allègement du cadre fiscal.

Par Challenges.fr avec AFP  

Dans une lettre ouverte aux candidats à l’élection présidentielle, vingt-cinq grands patrons de groupes français réclament des mesures d’urgence pour relancer la compétitivité de l’industrie française. ( NDLR : c’est d’ailleurs le thème du prochain Business Club de France qui sera diffusé sur BFM (radio) les 17 et 18 mars 2012) 

« Les signataires ci-après, responsables de grandes entreprises industrielles et membres du Cercle de l’Industrie, ont élaboré dix propositions qu’ils estiment vitales pour l’économie de notre pays », est-il expliqué en préambule.

Soutien à l’innovation

La première de ces propositions appelle le futur président à « faire de la croissance fondée sur la compétitivité la priorité absolue », via des mesures fiscales, environnementales et sociales favorables à la compétitivité industrielle, ou du moins ne la freinant pas.

Parmi les autres propositions figurent le développement des dispositifs de soutien à l’innovation, l’orientation de la formation vers les besoins des entreprises, une meilleure synergie entre universités, recherche publique et entreprises, la promotion d’une meilleure collaboration entre grandes et petites entreprises.

Allègement de charges

Les patrons industriels appellent aussi de leurs voeux la poursuite d’une politique énergétique compétitive, basée notamment sur le développement d’énergies renouvelables et sur l’énergie nucléaire.

Allègement de charges sociales, définition d’un cadre fiscal stable et soutien au développement d’une stratégie industrielle européenne font également partie des priorités listées.

Face à une situation actuelle de l’industrie française jugée « très préoccupante », avec notamment un recul de la part des exportations françaises dans les exportations de la zone euro, un taux de rentabilité des entreprises françaises le plus bas d’Europe (hormis la Grèce) et un chômage très élevé, ces patrons industriels estiment que leurs propositions sont « les conditions à la relance de la compétitivité et au plein emploi ».

Les patrons signataires : Denis Ranque (Technicolor), Jean-Cyril Spinetta (Air France KLM), Benoît Potier (Air Liquide), Ben Verwaayen (Alcatel-Lucent), Patrick Kron (Alstom), Luc Oursel (Areva), Thierry Le Hénaff (Arkema), Robert Brunck (CGG Veritas), Pierre Vareille (Constellium), Louis Gallois (EADS), Patrick Buffet (Eramet), Stéphane Richard (France Telecom), Gérard Mestrallet (GDF Suez), Bruno Lafont (Lafarge), Gilles Schnepp (Legrand), Michel Rollier (Michelin), Philippe Varin (PSA Peugeot Citroen), Maurice Lévy (Publicis), Jean-Pierre Clamadieu (Solvay-Rhodia), Jean-Paul Herteman (Safran), Pierre-André de Chalendar (Saint-Gobain), Serge Weinberg (Sanofi), Didier Lombard (STMicroelectronics), Christophe de Margerie (Total) et Philippe Crouzet (Vallourec).

 

Des idées nouvelles pour les TPE/PME par des dirigeants de TPE/PME… Le point après l’émission sur BFM

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Le Business Club de France était consacré ce semaine aux propositions – dans le cadre du débat pour l’élection présidentielle – en faveur des TPE/PME. Nous avons demandé à des chefs d’entreprises, qui sont au contact du terrain, de faire, eux aussi des propositions concrètes.

Avec Evelyne Platnic-Cohen (Booster Academy), François Bieber (NetAffiliation) Jean François Marraud (Omnitech) Sbéastien Specht (Borderline) 

Ecouter ou réécouter l’émission : 

[audio http://podcast.bfmbusiness.com/channel151/20120312_club_1.mp3]

Les propositions :

François Biéber, Pdt de NetAffiliation

1. Faire de l’export une grande cause nationale en 2013 afin de rétablir rapidement les comptes des entreprises et l”économie nationale.Faire de l’entrepreneuriat une grande cause nationale en 2014 avec de vraies actions concrètes pour favoriser l’entrepreneuriat dans notre pays.

2. Créer au sein de l’Assemblée Nationale une commission composée essentiellement de dirigeants d’entreprise dont la mission serait de s’interroger sur chaque projet de loi examiné : “est-ce que ce projet de loi est bon pour l’économie française ?”

3. Restructurer les aides pour les PME en créant à l’image de CIR (Crédit Impôt Recherche) un CI Export et un CI Fonds propres

Jean François Marraud, Pdt de la commission finance du Comité Richelieu et président d’Omnitech

4. L’article 16 de la LME est inapplicable, l’Etat doit donc revoir sa copie et orienter la commande publique vers les PME de manière claire et efficace.

5. Il faut retisser les liens entre les Grands Groupes et les PME. Nous proposons nottament que le Crédit Impôt Recherche “absorbé” aujourd’hui à plus de 60% par les grandes entreprises, soit accordé à ces grands groupes uniquement si ces derniers font travailler des PME pour leur recherche. L’État finance largement la recherche de ces grandes entreprises, il serait normal de leur demander une contrepartie pour aider les PME innovantes.

Sébastien Specht, Cofondateur de Borderline

6. Il faut développer en France une culture entrepreneuriale. En Allemagne, on apprend dès la maternelle, par des jeux, ce qu’est une entreprise. En France, au collège et même au lycée, l’entrepreneuriat est le grand oublié ! Cette “éducation” permettrait de développer “l’esprit d’entreprendre”. Elle permettrait aussi aux acteurs du monde entrepreneurial (banquier, comptable, expert…) de mieux comprendre les enjeux.

7. Réduire les délais de paiement. S’il existe des solutions d’affacturage pour de gros montants, mais que se passe-t-il pour le petits montants qui font cruellement défaut dans la trésorerie des TPE ? Alors pourquoi ne pas créer un organisme destiné justement à faire ces avances de trésorerie. De l’affacturage pour TPE ?

Evelyne Platnic-Cohen – Pdte de Booster Academy

8. Réduire les inégalités fiscales. Le taux de l’IS pour une PME est de 33%, celui des grands groupes du CAC 40 est de 8%, certains ne payant même pas d’IS. C’est une injustice totale. L’Etat doit arrêter d’aider ces grands groupes.

9. Rapprocher le monde de l’entreprise avec le monde politique, avec l’éducation nationale…

10. Un entreprise doit savoir “vendre”

Quelle est la proposition qui vous interesse le plus ? Quelles sont les propositions des candidats ? Et quelle analyse faire des propositions des politiques ?

C’est par ici

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