Business Club de France, Spécial Nantes le week-end des 11 & 12 juin: Materiel.net et Guillouard

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Nantes est à la une cette semaine au Business Club de France ! On y écoute BFM Business sur le 107.2. Nous irons à la rencontre d’une jeune entreprise qui, 12 ans après sa création, s’apprête à franchir le chiffre symbolique des 100 millions euros de chiffre d’affaires. Son jeune président, Jean-Philippe Fleury, 34 ans, est avec nous.

Materiel.net a été créé en 1999 par Jean-Philippe Fleury, alors qu’il n’était encore qu’étudiant. Pour lancer son agence de création de sites internet d’entreprises, Domisys, ce passionné d’informatique crée un site vitrine, dans le but de montrer un exemple de site de e-commerce. Il lui donne le nom tout simple de matériel.net. Il reçoit alors contre toute attente ses premières commandes. Il décide donc de les honorer, et c’est à ce moment là que la saga Materiel.net commence.

 

L’entreprise a été créée avec un capital très faible 50 000 FF (7500 euros). Il a donc fallu être débrouillard, inventif, courageux, motivé. Puis un client satisfait en amène plusieurs autres, notre succès est venu de cet effet boule de neige.

Vous ne faites pas de pub ? Or, la concurrence est féroce ?

C’est notre positionnement haut de gamme, et la grande qualité de notre service au client qui fait la différence.

30 000 fans sur Facebook c’est énorme !

Tout à fait, ça montre l’attachement des clients à l’enseigne. L’obsession quotidienne de toute l’équipe est de ne pas décevoir le client, d’être au niveau de ce que moi j’attendrais en commandant sur un site internet.

L’autre différence, c’est aussi vos agences ?

L’objectif est de se rapprocher de nos clients. On vend des produits extrêmement complexes, qui impliquent un support important. Les clients peuvent donc appeler sur la hotline, envoyer des mails ou se déplacer à agence.

Et vous avez créé votre propre marque de PC made in France ?

Tout à fait, l’objectif étant de répondre parfaitement aux besoins de nos clients, et de leur apporter la solution.

Quels sont vos projets ?

Ils sont très nombreux ! Nous avons encore beaucoup à faire pour enrichir notre service, par exemple prendre la main sur les ordinateurs pour les dépanner, et pourquoi pas intervenir sur site, sans que le client ait besoin de renvoyer son matériel.

Cette nouvelle offre pourrait se faire par le rachat d’une entreprise de services par exemple ?

Oui, par un partenariat, ou bien déjà par le fait de pouvoir prendre la main à distance, depuis nos bureaux.

D’autre part, on aimerait aussi étendre notre zone géographique de distribution. Pour l’instant on dessert la France métropolitaine, les DOM TOM et la Belgique, mais on aimerait aller plus loin.

Et enfin, aujourd’hui nous sommes une entreprise B to C mais nous avons beaucoup d’atouts pour aller chercher une clientèle professionnelle, de par notre réseau d’agences.

MATERIEL.NET en chiffres

 

Siège social : Nantes (plus précisément Grandchamp des Fontaines)

Chiffre d’affaires 2010 95 millions d’euros de chiffre d’affaires en (20 % de croissance). L’entreprise passera la barre des 100 millions en 2011.

Effectifs : 178 salariés et 30 créations de postes prévues en 2011

10 000 références

Plus de 800 000 clients

 

MATERIEL.NET en dates 

 

1999 : Création de Materiel.net par Jean-Philippe Fleury, alors qu’il n’était encore qu’étudiant.

Mi 2000 : premiers locaux à Nantes et premiers recrutements

2008 : Déménagement du siège à Grandchamps des Fontaines (8.000 m2 de l’entrepôt + extension possible de 12.000 m²)

De mars 2006 à fin 2010 : ouverture successives de 11 agences sur le territoire.

2011 : ouverture de 2 agences prévue dans le courant de l’année.

Autres sources d’information sur Matériel.net

http://www.e-commercant.com/2011/01/11/interview-jean-philippe-fleury-materiel-net/

http://www.capitaine-commerce.com/2011/03/16/27726-interview-de-createur-jean-philippe-fleury-de-materiel-net/

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On reste à Nantes, avec Guillouard, qui fête ses 100 ans. Eric Sirvin, vous êtes le président de Guillouard et Nogent 3 étoiles. Quels sont vos produits exactement ?

Nous fabriquons depuis 1911 des produits métalliques (presse-légumes, arrosoirs, mangeoires, bouilleurs), qui subissent un traitement de surface : l’étamage à chaud (bain d’étain) ou la galvanisation à chaud (bain de zinc). Ces procédés donnent de la brillance aux produits, et la galvanisation rend le produit étanche, le protège de la rouille, et rigidifie le produit.

Dans les années 70, le développement des produits plastiques, qui envahissent le marché, met l’entreprise en difficulté. Elle va jusqu’à la liquidation judiciaire en 1979, et en 1980 la famille Sirvin prend les commandes de l’entreprise. En 1985, vous y ajoutez la coutellerie Nogent 3 étoiles, dans quel but ?

Le but était d’intégrer la force de vente de l’entreprise. Auparavant, nous faisions appel à des multicartes, et nous cherchions une entreprise d’un secteur similaire, pour supporter les frais fixes commerciaux.

Nous sommes depuis 1924 sur île Beaulieu, c’est-à-dire dans le centre-ville de Nantes, ce qui implique que nous faisions très attention à l’environnement : on est arrivés au stade du rejet zéro, c’est-à-dire que nous ne rejetons aucune eau de process.

Votre produit phare, la lampe tempête a beaucoup de succès en Afrique. Pourquoi ?

Tout d’abord car c’est un produit de première nécessité, et parce que dans certains pays, elle fait partie de la dot de la mariée : il en faut 2, et pas des lampes chinoises ou allemandes, mais la Luciole de chez Guillouard ! C’est un produit de qualité, 10 fois plus cher que les lampes chinoises, mais qui ne s’éteint pas au moindre coup de vent !

En France, nos clients l’achètent pour mettre sur leur terrasse en été (on peut y ajouter de l’huile de citronnelle pour éloigner les moustiques), et parce que c’est un produit décoratif.

Pour les 100 ans de Guillouard, nous avons lancé une série limitée à 1000 exemplaires, de couleur orange.

91% de nos produits sont made in France. Sur les 75 personnes qui travaillent sur l’île Beaulieu, beaucoup sont là depuis 30 à 40 ans. Forcément, nos produits sont plus chers que ceux des concurrents étrangers, nous sommes donc obligés de proposer des produits de qualité.

Quels sont vos projets ?

Nous fabriquons des produits intemporels : passe légume, abreuvoirs, seaux, mangeoires ; et à côté, nous voulons innover en amenant de nouveaux produits. Par exemple, on a créé une râpe à légumes en plastique il y a environ un an, avec un système de rangement des trois grilles, ce qui permet de les avoir sous la main et non pas de les chercher dans son tiroir. Nous avons aussi mis au point plusieurs ustensiles multifonctions. Enfin, notre bouilleur va évoluer pour devenir électrique.

GUILLOUARD EN CHIFFRES

Chiffre d’affaires 2010 : 5,8 millions d’euros dont 4,4 millions en France

Distribution :

 

– 2/3 France : 2/3 en grande distribution, 1/3 via détaillants

– 1/3 étranger : Afrique noire francophone (lampes tempêtes principalement), DomTom, Japon, Belgique, Pays Bas, Suisse.

 

 

Production en 2010 :

– 110 000 passe légumes en plastique

– 70 000 passe légumes en métal

– 80 000 lampes tempête

Historique

 

Création en 1911 par les frères Guillouard

Dans les années 1970 l’entreprise supporte mal l’arrivée du plastique et connaît des difficultés

1979 L’entreprise est mise en liquidation judiciaire

1981 Elle est reprise par Jean-François Sirvin

1983 Achat de la première presse à injecter pour les produits en plastique

1985 Jean-François Sirvin reprend la coutellerie Nogent *** afin de pouvoir commercialiser l’ensemble de ses produits par une force de vente intégrée.

 

Le saviez-vous ?

Guillouard est la seule entreprise française fabricant des ustensiles en acier étamé. Donc on a tous des accessoires de chez Guillouard chez nous sans le savoir.

www.materiel.net

www.guillouard.com

• L’essentiel de l’émission du Business Club de France des 4 & 5 juin

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Direction Strasbourg où l’entreprise BioStick a mis au point le carnet de santé électronique. L’occasion d’aborder les nouvelles solutions technologiques au service de la santé, avec Michel Hahn. D’où est parti le concept ?

 

Il est venu du constat que peu de gens sont en mesure de communiquer leur historique médical dans les situations d’urgence, alors que ces informations peuvent bien sûr sauver des vies. Le produit s’adresse en priorité aux personnes atteintes d’allergies, d’hypertension, de diabète, aux transplantés, etc.

Notre application permet de réaliser un dossier médical international (lisible en 7 langues). On la télécharge sur son ordi, on choisit les onglets qui nous concernent (l’état des vaccinations, groupe sanguin, antécédents médicaux, allergies et contre-indications médicamenteuses, etc.). Pour éviter le risque de piratage et le vol de données, la saisie des informations et leur consultation se font hors connexion. On enregistre ensuite le carnet de santé dématérialisé sur son téléphone portable. Pour le consulter, on a donc pas besoin d’accès à internet ou à un serveur, ce qui est très important dans les pays émergents.

Je trouve qu’en France, contrairement aux pays anglo-saxons, on infantilise le patient, on le laisse dans l’ignorance, en le soumettant à un système de santé dont il sait très peu.

Les assurances et les assisteurs, sont les deux segments de la vie économique les plus concernés pour accompagner le patient à adhérer à ce type de protection.

Votre produit a été un peu mal perçu, trop en avance sur son temps peut-être ?

En fait, les assureurs ont voulu fabriquer leur propre outil. Or, onsait que l’historique de santé est un facteur augmentatif des tarifs d’assurance. La mise en place de l’outil a donc été un échec total pour les assureurs, qui encourageaient leurs clients à mettre leurs données de santé en ligne. Notre solution fonctionne en toute autonomie, elle est déconnectée d’internet. Le tarif est d’un euro HT.

Aujourd’hui, vous recherchez de nouveaux partenaires pour installer cette application ?

Oui, nous allons la proposer aux chefs d’entreprise, qui pourront la fournir à leurs employés, et ainsi

améliorer leur sécurité en matière de santé.

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Partons maintenant à Thiers, berceau de la coutellerie depuis 6 siècles, pour découvrir l’entreprise familiale Déglon, qui fabrique des couteaux depuis 90 ans! Thierry Déglon, président et maire de Thiers.

Quelle est la spécificité des couteaux Déglon ?

Nos couteaux sont destinés aux métiers de bouche : cuisiniers, pâtissiers, poissonniers. Nous les commercialisons aussi dans des boutiques comme le BHV, le Bon Marché et certaines boutiques culinaires.

Quelle a été la recette pour perdurer ?

Notre leitmotiv est l’innovation. Il faut être différent, si on veut résister. Il faut donc trouver des axes de différenciation : les matériaux du manche, de la lame, l’acier. Et aussi se protéger : par des brevets, des noms de modèle, des marques.

Localement, nous avons aussi créé le label « Esprit de Thiers » : font l’objet d’un contrôle technique sur qualité et territorialité. Pr lutter contrefaçon.

Quels sont vos objectifs aujourd’hui ?

Garder notre indépendance, rester une entreprise à taille humaine (nous n’avons pas d’objectif de racheter d’autres entreprises), et de continuer à fabriquer des produits durables.

L’industrie coutelière a connu une évolution importante depuis 50 ans, avec tout d’abord l’arrivée des manches en plastique, ce qui a considérablement réduit le nombre d’employés dans les usines (injecter directement un manche en plastique sur une lame prend beaucoup moins de temps que de fabriquer une manche en bois), puis la mécanisation. Et récemment, elle a subi le contrecoup de la mondialisation, avec des concurrents ayant des coûts de production 6 à 7 fois inférieurs.

DEGLON EN CHIFFRES

Date de création : 1921 – entreprise familiale 

 

Chiffre d’affaires 2010 : 4,12 millions d’euros (80 % en France, 20 % à l’export)

Dirigeant : Thierry Déglon, petit fils du fondateur Jean Déglon. Il est aussi maire de Thiers.

Distribution :

80% aux professionnels des métiers de bouche (leader du marché), 20 % au grand public

650 points de vente en France

International :

Présence dans 40 pays

Exporte plus de 20% de sa production

 

Effectifs : 35 (en majorité des ouvriers spécialisés)

 

DATES CLÉS

• 1995 : Doublement de la superficie du site de production

• 1997 : Rachat de la société Cathonnet, devenue Albert de Thiers

• 2008 : Lancement du couteau Meeting

Lors de la 5ème Edition de la Bourse de la Création Coutellière dédiée aux étudiants designers, Déglon a fait le choix d’accompagner Mia Schmallenbach, jeune étudiante à l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Visuels de Belgique dans la création d’une panoplie de cuisine. Il a fallu

plus de 150 heures de travail pour réaliser le prototype, pièce unique reflétant parfaitement ce concept qui se voit propulsé à la première place de ce concours. Véritable prouesse technologique et esthétique, ce bloc de couteaux emboités sublime l’idée originelle du couteau et lui donne une autre dimension, devenant « objet culturel et artistique »

 

PRODUITS

• 1 million de pièces produites par an

+ de 500 références

ACTUALITÉ

A l’occasion de ses 90 ans, Déglon propose un set exclusif de 3

couteaux en édition limitée. Une pièce unique avec un support gainé d’alligator camel a été imaginée pour célébrer cet anniversaire exceptionnel. Deux autres versions avec socle en cuir pleine fleur rouge ou bleu.

UNE TECHNIQUE DE RECYCLAGE UNIQUE

Depuis 2006, conception en interne d’un système unique en son genre de capture et recyclage des boues d’émouture. Récupérées dans un « big bag» de 700kg, ces boues sont enlevées et retraitées tous les mois par un organisme certifié. Chaque année, Déglon collecte ainsi plus de 7 tonnes de boues et recycle jusqu’à 3 000 litres de liquides (eau et huile soluble).

Et bientôt, des conditionnements simplifiés vont être mis en place pour diminuer les coûts et respecter davantage l’environnement.

www.carnet-sante.com

www.deglon.fr

• Au programme de Business Club de France : samedi 4 juin à 22H et dimanche 5 juin à 15h

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Direction Strasbourg où une entreprise BioStick a mis au point le carnet de santé électronique (www.carnet-sante.com). L’occasion d’aborder les nouvelles solutions technologiques au service de la santé… avec Michel Hahn

Nous irons également à Thiers, berceau de la coutellerie depuis plusieurs pour découvrir l’entreprise familiale Déglon, qui fabrique des couteaux depuis 90 ans ! Avec Thierry Déglon, président et maire de Thiers.

Notre dossier est consacré aux entreprises qui produisent 100% en France. Avec :

Franck Rizzin dirigeant de NP Créations, le dernier fabricant de parasol en France et Laurent Monne de Kanopi, qui fabrique des chapeaux.

Avec la participation de Carine Guicheteau, rédactrice en chef de Chefs d’Entreprise Magazine.

• C’était à la radio les 28 et 29 mai: Cellectis révolutionne le génie génétique/ Airtag et la carte de fidélité dématérialisée

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Une grande 1ère mondiale aujourd’hui au Business Club de France : une entreprise française a mis au point des ciseaux qui permettent de couper l’ADN à un endroit très précis, c’est révolutionnaire. André Choulika vous êtes docteur ès Sciences et vous avez fondé Cellectis en 1999, entreprise qui a mis au point les premières approches des méganucléases. De quoi s’agit-il ?

Cellectis designe, fabrique et vend des systèmes qui permettent de changer la séquence de l’ADN dans des cellules vivantes.

A quoi servent ces systèmes ?

Ils servent à comprendre comment un gène fonctionne, à observer comment l’organisme se comporte sans ce gène là ou bien comment il se comporte si on le remplace par un autre. Ce qui fait autant d’outils pour les chercheurs qui veulent comprendre comment fonctionnent les génomes.

Ces outils sont aussi des outils de production pour conduire à la production d’hormones.

Ils servent également à changer un gène dans une cellule pour qu’elle acquière de nouvelles caractéristiques : résistance à une drogue, à un herbicide, pour augmenter les rendements.

Et enfin, on peut aussi les utiliser pour enlever un bug dans le génome (un bug inné, comme une maladie génétique : la myopathie, etc. ; ou acquis, comme un cancer, ou une infection par un virus).

On va donc pouvoir changer un ADN pour soigner une maladie qui jusqu’ici pas de solutions ?

Oui, le but est d’apporter des solutions à des patients qui n’ont pas de traitement, d’enlever certaines mutations et de les remplacer par la bonne séquence. Nous travaillons avec l’association française contre les myopathies.

Pour commercialiser ce produit, notre filiale Cellectis Bioresearch a une activité commerciale en France et aux US. Nous avons des contrats avec des acteurs de l’industrie biochimique comme BASF, Bayer, Dupont. Dans le domaine thérapeutique, des développements anti herpétique, concernant l’hémophilie, et certaines déformations hémoglobine sont en cours. Ils seront au point peut-être d’ici 5 à 7 ans. Nous avons déposé environ 360 brevets au total.

Notre technologie est très complexe et bien entendu peu d’entreprises sont sur ce marché. Nous avons un concurrent aux Etats-Unis, près de San Francisco qui travaille sur le VIH.

Comment avez-vous eu l’idée de travailler sur ce type d’application  – je rappelle que vous êtes docteur ès science ?

C’est à l’époque où je travaillais à l’Institut Pasteur, qu’avec d’autres professeurs, nous avons eu l’idée d’allier deux technologies : celle de couper un fragment d’ADN de façon sûre, et celle de remplacer un fragment par un autre.

Le concept business est venu de la constatation que toute l’industrie des biotechnologies utilise l’ADN pour pouvoir modifier des choses, fabriquer de nouvelles espèces, des produits et ce, de façon très rationnelle, ce qui n’existait pas jusqu’ici.

Votre chiffre d’affaires est d’un peu plus 15 millions d’euros en 2010, dont 80 % à l’international. Vous employez 120 personnes et votre société est cotée à Alternext. Parlons de votre actualité !

Nous avons conclu un partenariat avec l’Etablissement Français du Sang, pour la fabrication de globules rouges en fermenteurs. Ils sont actuellement recueillis uniquement par collecte de sang, puis transfusion. Et le monopole est détenu par L’Etablissemnt Français du Sang. Il y a 20 ans, on collectait des hormones issues d’humains, qu’on purifiait et qu’on réinjectait. Actuellement, il n’existe plus d’hormones qui ne sont pas issues d’ingéniérie génétique. Nous allons fabriquer du globule rouge de façon industrielle, le donneur universel par exemple, le O négatif. Le but est de compléter la collecte du sang, car on estime actuellement que 80 à 87 % de la demande mondiale n’est pas fournie.

Quelle est votre feuille de route ?

Outre la maison mère, nous avons quatre filiales, dont certaines sont installées aux Etats-Unis. Nous avons aussi fait l’acquisition de l’entreprise américaine Cyto Pulse. Nous voulons donc bâtir la société par croissance organique mais aussi par acquisition. Parce que la technologie qu’on développe s’applique à des tas de champs différents, elle peut générer une transformation des entreprises qu’on rachète. Nous avons l’ambition de devenir le leader européen dans notre domaine.

Il faut compter une bonne dizaine d’années avant que les impacts thérapeutiques de nos technologies soient au point, mais il s’agit sans aucun doute du futur de la médecine moléculaire. A l’avenir, lorsqu’un patient arrivera avec une mutation génétique, et sera en mesure de lui enlever. La correction du bug génétique est donc déjà entre les mains des hommes !

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J’accueille maintenant Jérémie Leroyer, d’Airtag, fournisseur de solutions NFC, technologie dite sans contact. A quoi sert cette technologie NFC ?

Elle permet de dématérialiser les cartes en les intégrant dans les téléphones portables. C’est une grande révolution que de pouvoir dématérérialiser toutes les cartes que les gens ont dans leur portefeuille : les cartes de transport, bancaires, de fidélité, les coupons de réduction.

Quelles sont les types de solutions concrètes que vous avez déjà mises en place ?

Nous avons mis en place la possibilité pour une carte de fidélité d’être incluse sur n’importe quel type de support : badge de bureau, pass Navigo. La Croissanterie utilise aujourd’hui ce produit, qui coûte moins cher pour les enseignes et est plus pratique pour le client.

On en est au tout début, mais à quoi va ressembler l’avenir ?

Demain, on utilisera le téléphone portable, équipé d’une puce sans contact, pour embarquer toutes ces cartes. Le fait que cette nouvelle carte de fidélité ait un écran et un clavier en fait aussi un nouveau media pour les commerçants.

Cette technologie n’est pas intrusive, elle est toujours mise en œuvre avec respect de la vie privée et la notion de proximité : il faut être à quelques centimètres pour être identifié. Les clients reçoivent des messages uniquement s’ils l’ont accepté au préalable.

Vous venez de signer un partenariat avec Nokkia ?

Tout à fait, pour des développements sur la nouvelle génération de téléphones NFC, de manière à intégrer les cartes de fidélité.

Il va falloir changer nos téléphones alors ?

Effectivement, il faut aussi changer les terminaux de paiement, de lecture des cartes de fidélité, ce qui va prendre un peu de temps, et c’est normal.

Les commerçants sont-ils prêts à jouer le jeu ?

Leur intérêt est de développer la relation client la plus qualitative possible, d’informer les clients sur les avantages qu’ils pourraient avoir. Notre technologie permet aussi tout simplement de développer l’utilisation des cartes de fidélité. Actuellement, en France, chaque personne possède en moyenne 3,5 à 4 cartes de fidélité, mais avec un système comme le nôtre, on peut facilement augmenter ce chiffre.

Votre entreprise a été créée en 2006, vous avez fait un peu plus d’un million de chiffres d’affaires en 2009, 2,5 millions en 2010, vous êtes 27 personnes, quels sont vos projets aujourd’hui ?

Nous allons déployer notre plateforme de dématérialisation sur des supports existants, donc on travaille avec de grandes enseignes de restauration rapide, de la grande distribution, des pétroliers.

D’où la levée de fonds importante que nous avons faite récemment pour consolider nos équipes et accélérer notre développement. Nous sortons actuellement une nouvelle offre de solutions complètement packagées pour les mobiles.

Les horaires

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Et

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