Le médiateur des entreprises lance les travaux de simplification des factures, avec l’objectif de réduire les retards de paiement

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logo-mdeLe problème de la facturation

Constatant que de nombreuses défaillances d’entreprises sont notamment liées à des retards de paiement de clients, le médiateur des entreprises avait mis en place un groupe de travail permanent sur ce sujet, proposant des bonnes pratiques pour réduire les retards de paiement.

Ses travaux ont mis en lumière le grand nombre d’informations que les clients demandent à leurs fournisseurs de faire figurer sur chaque facture, ainsi que la complexité des processus de référencement des fournisseurs, de facturation et de validation des factures avant paiement. Ces exigences, propres à chaque entreprise ou administration, et dont une partie va au-delà de la réglementation, constituent un frein à un paiement des factures dans les délais légaux.

A l’issue de ces travaux préalables, le médiateur des entreprises a fait part de ses constatations aux ministres concernés.

Proposer des solutions opérationnelles afin de réduire les délais de paiement

Le ministre de l’économie et des finances, Michel SAPIN, et le secrétaire d’État chargé de la réforme de l’État et de la simplification, Jean-Vincent PLACÉ, ont confié au médiateur des entreprises, Pierre PELOUZET, et au Secrétariat général pour la modernisation de l’action publique (SGMAP), une mission de simplification et d’harmonisation des mentions non obligatoires de facturation afin d’améliorer les délais de paiement.

L’objectif de cette mission est d’élaborer des propositions opérationnelles pouvant porter sur la promotion d’un modèle unifié de facture et d’outils innovants, ainsi que l’adaptation d’outils existants tels que les logiciels de facturation ou les plateformes de réception des factures.

La première réunion de travail de la mission, réunissant des représentants de grandes entreprises, de PME, d’acteurs publics et de fédérations professionnelles, a lieu aujourd’hui.

Les Petits Chaperons Rouges et leurs crèches privées traversent la Manche! C’était au Business Club (podcast)

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2054694_les-petits-chaperons-rouges-soffrent-les-creches-britanniques-magic-nurseries-web-tete-0211658559758.jpgLogo-BFMBusiness-sans-contourAu Business Club de France
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→ Diffusion : samedi 4/2/2017 à 7h | dimanche 5/2/2017 à 15h


TALK 1 & 2: EXCLUSIF: Travail en équipe, respect, satisfaction des clients, quelles valeurs les Français veulent-ils retrouver en entreprise? 

TALK 3: LES PETITS CHAPERONS ROUGES : le savoir-faire français de la petite enfance s’exporte !

TALK 4: Le rendez-vous du Médiateur des Entreprises, avec Pierre Pelouzet

TALK 3: LES PETITS CHAPERONS ROUGES, avec Jean-Emmanuel Rodocanachi, président

Ecouter, réécouter et télécharger cette interview:

Pionnier français des crèches d’entreprises, les Petits Chaperons Rouges sont le 4ème acteur européen dans le secteur de la petite enfance et du soutien à la parentalité.

L’entreprise vient de racheter les crèches Magic Nurseries en Angleterre, cinq mois après s’être implanté en Allemagne (septembre 2016).

LES CHIFFRES CLÉS

  • Date de création: 2000
  • Lieu: Clichy
  • CA: 144 millions d’euros en 2015
  • Effectif: 4000 (2400 en 2014)
  • Classé « meilleur employeur » en 2015 et 2016, également dans l’édition 2017 de Capital, ainsi que 33ème meilleur employeur français 2017 et premier du secteur, par Le Figaro.
  • Les Petits Chaperons Rouges gèrent et animent dorénavant près de 11 000 places de crèches, dont près de 16% à l’international, dans les 3 pays les plus peuplés d’Europe (France, Allemagne, Angleterre).
  • Crèches en propre :
  • 325 crèches (dont 150 en Ile-de-France)
  • 20,000 familles accueillies en 2016
  • Près de 1,000 clients (entreprises, administrations et collectivités)
  • 60 des 100 premiers employeurs en France sont clients
  • Crèches en réseau : Chaperons & Cie : 800 crèches partenaires

L’ACTUALITÉ

En ligne avec son projet d’entreprise, Chaperons 2020 (devenir un groupe global d’éveil et d’éducation), Les Petits Chaperons Rouges annoncent l’acquisition de 100% du capital des crèches Magic Nurseries en Angleterre, cinq mois après s’être implanté en Allemagne (septembre 2016).

Magic Nurseries est un groupe de 16 établissements implanté au nord de Londres (Cambridge et Luton) et dans les Midlands (Leicester et Northampton) accueillant chaque jour plus de 1 100 enfants de 0 à 6 ans. Le groupe emploie plus de 300 salariés et réalise un chiffre d’affaire de 11 millions d’euros. Il est reconnu historiquement pour la grande qualité de ses équipements petite enfance, de son programme éducatif et de sa relation de confiance avec les familles.

Après une année 2016 qui a vu l’ouverture de 46 crèches en France et l’entrée au capital du groupe Infanterix en Allemagne, Les Petits Chaperons Rouges consolident ainsi avec l’acquisition de Magic Nurseries en Angleterre leur position de 4ème acteur européen dans le secteur de la petite enfance et du soutien à la parentalité.

« Nous sommes particulièrement heureux de cette première implantation en Angleterre. Nos équipes françaises et nos familles vont ainsi bénéficier d’un échange de meilleures pratiques notamment sur le multilinguisme et l’apprentissage pour les 4 à 6 ans. De même, nous allons apporter à Magic Nurseries notre connaissance approfondie des programmes pédagogiques pour les 0 à 3 ans et la forte expérience de notre groupe en matière d’innovation et d’équilibre des temps de vie.» annonce Jean-Emmanuel Rodocanachi, Président et co-fondateur Les Petits Chaperons Rouges.

LES PROJETS

  • Plus de 50 ouvertures de crèches en cours pour 2017
  • 600 embauches en CDI prévues en 2017

En cours : Développer le service et l’innovation pour bâtir un groupe global d’éveil et d’éducation (Projet d’entreprise Chaperons 2020)

  • Enquête de satisfaction famille (4,421 réponses / mai 2016) : 97% des parents recommandent Les Petits Chaperons Rouges
  • Classé « Meilleur Employeur » en 2015 et 2016 par Capital pour le secteur Sanitaire et Social
  • Innovations digitales 2016 : Application crèche pour les parents et e-learning pour les salariés
  • 7 focus pédagogiques en 2017 : la nature, la musique/danse, l’art et la culture, le bien-être/sensoriel, les sciences, le langage, Montessori
  • Un engagement fort en faveur de la parentalité : cycle de conférences et partenariats avec Môm’Art, Bien être à la carte, Fami Hero, Prof Express, Age d’or service, …

LE MARCHÉ DES CRÈCHES PRIVÉES EN FRANCE (source: DYNAMIQUE MAG)

Depuis l’ouverture du secteur aux entreprises en 2003, les crèches privées connaissent un fort développement sur le territoire français. En prenant place dans un domaine traditionnellement géré par les collectivités locales et le milieu associatif, ces nouveaux acteurs ont su en quelques années dynamiser un marché où la demande ne tarit pas. Présentation des grands enjeux économiques de ce secteur en pleine mutation.

Chiffres clés 

Avec 835 000 naissances par an et plus de 80 % de mères de famille actives, la France est l’un des pays européens où la demande de places en crèche est la plus forte. En l’espace d’une décennie, le secteur privé s’est développé pour compter aujourd’hui 900 établissements, soit 30 000 places environ. Ce chiffre ne représente cependant que 10 % de la capacité d’accueil totale au sein du territoire, le parc français étant majoritairement réparti entre les structures publiques (70 %) et associatives (20 %). Le marché demeure éclaté avec près de 300 sociétés privées existantes, pour la plupaart de petite taille. L’économie du secteur se concentre quant à elle autour de six acteurs phares (Babilou, Les Petits Chaperons Rouges, People & Baby, Crèche Attitude, La Maison Bleue et Crèches de France), qui génèrent 80 % du chiffre d’affaires. Depuis 2013, 10 000 places en crèche ont été créées chaque année, dont 4 000 par des établissements privés. Plus du tiers de l’offre nationale en matière de places se situe en Île-de-France. Le secteur a de beaux jours devant lui, les crèches privées affichant en moyenne 5 % de rentabilité nette. S’ajoute à cela un véritable besoin en infrastructures : on estime qu’il manque à l’heure actuelle entre 300 000 et 500 000 places pour satisfaire la demande.

Un marché en expansion

En ouvrant le marché de l’accueil de la petite enfance aux entreprises en 2003, les pouvoirs publics ont cherché à répondre à la demande croissante, que ni les collectivités ni les associations n’étaient plus en mesure d’assumer. Trois ans après cette révolution, les crèches privées comptaient un millier de places, puis 8 000 en 2009 et 20 000 en 2012. Cette croissance effrénée, de l’ordre de 35 %, a été marquée par l’éclosion de multiples établissements tant en province qu’en région parisienne (où une nouvelle crèche privée sur deux ouvre ses portes). Le dynamisme du marché est assuré par le déséquilibre toujours patent entre l’offre et la demande. Avec l’appui de l’État (crédit d’impôt pour les entreprises et coûts de fonctionnement en partie amortis par les Caisses d’allocations familiales), les crèches privées ont ainsi pu profiter du fort potentiel de développement du secteur. Soumises aux mêmes normes que les établissemenats publics, elles sont parvenues à séduire les parents en pratiquant une grille tarifaire sensiblement identique. Réactivité et innovation expliquent ce succès, quatre mois à peine étant nécessaires pour ériger une nouvelle crèche. Le marché n’est pas prêt de s’essouffler encore : pour la période 2013-2016, la Convention d’objectifs et de gestion a demandé la création de 100 000 places supplémentaires, dont 20 000 pourraient être prises en charge par le secteur privé.

L’émergence d’entreprises leaders 

La conjoncture favorable a permis aux entreprises de crèches privées de prospérer. Plusieurs grands groupes se sont taillés la part du lion, comme l’a démontré l’étude « Le marché des crèches en France » réalisée par le cabinet Eurostaf en 2012. Celle-ci fait état de l’approche toujours plus professionnalisée du secteur, caractérisée par l’accroissement du réseau des principales sociétés. Des investissements massifs leur ont assuré un développement rapide à l’échelle nationale, une stratégie qui a propulsé le groupe Babilou au rang de numéro 1 du secteur. Autre entreprise pionnière, Les Petits Chaperons Rouges a privilégié une gestion rigoureuse et une croissance organique, avec succès là encore. Un modèle différent, celui de la franchise, est défendu par le groupe La Part de Rêve, alors que Crèche Attitude mise sur le partenariat avec les plateformes de réservation (rachat de BBbook en 2015). Ces entreprises sont devenues de véritables puissances financières, alliant solidité de leur projet pédagogique et optimisation du taux de remplissage. Les deux sociétés leaders, Babilou et Les Petits Chaperons Rouges, dépassent déjà les 100 millions d’euros de chiffre d’affaires. Depuis 2013, plusieurs fonds d’investissements comme Alpha, Cobepa ou encore SG Capital Partners ont également fait leur apparition dans le capital des principales entreprises.

Limites et perspectives du secteur 

Si les crèches privées constituent toujours un domaine dynamique, eu égard à la demande renouvelée, elles rencontrent néanmoins certaines difficultés qui les empêchent de rattraper leur retard par rapport aux infrastructures publiques et associatives. Une problématique de taille se pose à elles avec insistance : comment assurer la création de nouvelles places en crèche alors que le marché manque de personnel encadrant ? Il apparaît de plus en plus difficile pour les entreprises de trouver des professionnels qualifiés en nombre suffisant. Ce problème pourrait être solutionné avec le soutien des pouvoirs publics. Les grandes entreprises du secteur militent en effet pour la revalorisation du statut des CAP petite enfance, et la création d’un CAP bonifié qui faciliterait les recrutements. Les entreprises doivent aussi faire face à de nouveaux enjeux mis en exergue par le cabinet Les Echos Etudes. Une consolidation du marché est attendue pour les prochaines années, passant notamment par le renforcement des réseaux existants. Avec la rentabilité d’exploitation comme point d’orgue, il est à redouter cependant que cette organisation à flux tendu se fasse au détriment des enfants. Une différenciation de l’offre devrait enfin voir le jour, autour de concepts innovants (crèches musicales) ou de services spécialisés (accueil occasionnel ou d’urgence, « microcrèches » pour foyers aisés).

DANS LES ÉCHOSLes Petits Chaperons Rouges s’offrent les crèches britanniques Magic Nurseries – 5/01/2017

(L’Angleterre): ce pays de 65 millions d’habitants compte en effet un tiers de places de crèches de plus qu’en France et elles sont à 80 % privées quand l’ensemble du secteur privé français cumule 10 % des berceaux de l’Hexagone. Mis à part Busy Bees, qui revendique le premier réseau du pays avec 267 crèches, et l’américain Bright Horizons, qui a porté sa capacité locale à 24.242 berceaux en achetant le britannique Asquith en novembre dernier, aucun opérateur ne détient plus de 6 à 7 % des quelque 600.000 places du marché d’outre-manche.

« Malgré le Brexit, nous pensons que ce marché présente de bonnes ­perspectives dans le cadre de notre stratégie de développement Chaperons 2020 et les compétences de Magic Nurseries vont nous aider à l’aborder dans les meilleures conditions », poursuit Jean-Emmanuel Rodocanachi. L’entrée à son capital d’Eurazeo en mars dernier l’aidera à réaliser les acquisitions nécessaires.

En exclusivité: dévoilement de l’édition 2016 du baromètre des valeurs des Français en entreprise! Avec Kea Partners. C’était au Business Club (podcast)

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TALK 1 & 2: EXCLUSIF: Travail en équipe, respect, satisfaction des clients, quelles valeurs les Français veulent-ils retrouver en entreprise? 

TALK 3: LES PETITS CHAPERONS ROUGES : le savoir-faire français de la petite enfance s’exporte !

TALK 4: Le rendez-vous du Médiateur des Entreprises, avec Pierre Pelouzet

TALK 1 & 2: KEA PARTNERS, avec Arnaud Gangloff, président

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Tous les ans depuis 2012, le baromètre Kea / Barrett / OpinionWay mesure la perception qu’ont les Français des entreprises et révèle leurs aspirations. Au moment où nos concitoyens vont choisir le Président dont la vision, notamment vis-à-vis des entreprises, orientera la société, Kea & Partners dévoile les résultats du baromètre 2016, en exclusivité pour le Business Club de France. 

⇒ TÉLÉCHARGEZ ICI LE BAROMÈTRE ⇐

CONTRAIREMENT AUX IDÉES REÇUES,  LES FRANÇAIS AIMENT L’ENTREPRISE

Valeurs-Nuage-de-mots-communication.jpgLa preuve : le respect et l’honnêteté, deux des valeurs personnelles qu’ils expriment le plus souvent, se retrouvent dans le Top 10 des valeurs vécues en entreprise.

Ils sont toujours plus en phase avec le monde de l’entreprise : 7 valeurs sont à la fois vécues et désirées en entreprise, ce qui est, pour ce type d’étude un excellent score et une première pour ce baromètre.

Un score cependant influencé par le grand nombre de PME qui font le tissu économique français car les grandes entreprises montrent des situations d’engagement moins favorables. Les chefs de ces grandes entreprises auraient donc intérêt, comme l’indique la préférence des jeunes pour les start-ups, à organiser de petites unités qui favorisent l’autonomie et l’initiative.

A PROPOS DE KEA PARTNERS

logo-keaKea & Partners est un cabinet de conseil de direction générale, opérant en France et à l’international, sur les enjeux de stratégie et croissance ; excellence des opérations ; structure, gouvernance, management et ressources humaines ; digitale, technologie et systèmes d’information.

Kea & Partners compte plus de 400 consultants et est implanté dans 8 pays avec 12 bureaux (Casablanca, Düsseldorf, Göteborg, Lyon, Milan, Munich, Paris, Rome, Sao Paulo, Stockholm, Vienne, Zurich).

LES GRANDS ENSEIGNEMENTS DU BAROMETRE ET LES QUESTIONS QU’ILS POSENT AUX CHEFS D’ENTREPRISE

Malgré de fortes différences de point de vue entre le privé et le public, les Français jugent la culture des entreprises de manière de plus en plus positive au fil des ans. 

FAITS SAILLANTS :

  • Les Français sont plutôt motivés à travailler dans leur entreprise. La preuve : le respect et l’honnêteté deux des valeurs personnelles qu’ils expriment le plus souvent se retrouvent dans le Top 10 des valeurs vécues en entreprise.
  • Ils sont toujours plus en phase avec le monde de l’entreprise : 7 valeurs sont à la fois vécues et désirées en entreprise, ce qui est, pour ce type d’étude un excellent score et une première pour ce baromètre.
  • Un score cependant influencé par le grand nombre de PME qui font le tissu économique français car les grandes entreprises montrent des situations d’engagement moins favorables. Les chefs de ces grandes entreprise auraient donc intérêt, comme l’indique la préférence des jeunes pour les start-ups, à organiser de petites unités qui favorisent l’autonomie et l’initiative.

Les 10 premières valeurs personnelles des Français en 2016

  • 1. Famille (42%)
  • 2. Honnêteté (39%)
  • 3. Respect (38%)
  • 4. Amitié (30%)
  • 5. Humour/ plaisir (28%)
  • 6. Écoute (26%)
  • 7. Savoir-vivre (25%)
  • 8. Générosité (24%)
  • 9. Râler (20%)
  • 10. Autonomie (20%)

Les 10 premières valeurs vécues dans les entreprises françaises en 2016

  • 1. Travail en équipe (22%)
  • 2. Hiérarchie (20%)
  • 3. Productivité (20%)
  • 4. Professionnalisme (19%)
  • 5. Satisfaction des clients (19%)
  • 6. Réduction des coûts (18%)
  • 7. Respect (17%)
  • 8. Qualité (16%)
  • 9. Efficacité (16%)
  • 10. Honnêteté (14%)

Les 10 premières valeurs désirées des Français en entreprise en 2016

  • 1. Travail en équipe (27%)
  • 2. Respect (24%)
  • 3. Satisfaction des clients (21%)
  • 4. Reconnaissance des collaborateurs (21%)
  • 5. Professionnalisme (21%)
  • 6. Honnêteté (20%)
  • 7. Qualité (20%)
  • 8. Écoute (20%)
  • 9. Épanouissement des collaborateurs (18%)
  • 10. Efficacité (18%)

Au-delà de ces tendances positives, quelques grands enseignements tirés des résultats de l’enquête devraient interpeller les chefs d’entreprise, notamment :

  1. Le vécu de l’entreprise n’est pas toujours en ligne avec les valeurs personnelles des salariés alors que leur motivation en serait renforcée. C’est d’autant plus vrai que les entreprises sont grandes.

> Quelles sont alors les mesures à prendre pour accroître l’engagement des collaborateurs ?

L’un des leviers les plus puissants et durables de l’engagement est l’autonomie et la capacité d’initiative dans son travail. Chaque entreprise doit trouver son alchimie de l’engagement, afin de développer concomitamment :

> La discipline : respecter un socle de règles communes et intangibles / travailler dans des conditions acceptables,

> L’appartenance identitaire : partager des moments collectifs, des valeurs et une histoire / se sentir faire partie d’un groupe

> Le jeu personnel : avoir des opportunités de s’enrichir personnellement, de s’ouvrir et d’obtenir de la reconnaissance en retour

L’intrapreneurship : mettre son talent et son esprit d’initiative au service d’un projet collectif / être responsable, coopérer, partager et transmettre ses savoir-faire
Une vision claire et partagée permet d’orienter la construction d’un tel modèle.  L’exercice de la vision demande à la fois la mise en jeu de réflexions stratégiques mais aussi la conscience de valeurs qui se traduiront dans la finalité de l’entreprise.

  1. Le poids de la hiérarchie est mesuré depuis 5 ans comme l’un des problèmes des entreprises en France.

> Comment transformer le management ?

Cette aspiration des Français à l’autonomie et à la prise d’initiative est une bonne nouvelle pour les entreprises. C’est une énergie naturelle à exploiter pour s’adapter à la complexité irréversible de leur environnement.

Les managers – loin de devenir inutiles comme pourraient le laisser entendre le discours ambiant sur « l’entreprise libérée » – jouent un rôle déterminant mais sur autre damier :

> créer du vide « contrôlé » sur des points d’application concrets pour libérer la capacité d’initiative

> maintenir constamment l’exigence sur la recherche de progrès

> créer des liens de coopération

> ouvrir sans cesse sur l’extérieur

Le management est l’attention portée aux hommes pour qu’ils puissent donner le meilleur d’eux-mêmes. La hiérarchie ne disparaît pas, elle doit donner le sens.

2. La réduction des coûts est très prégnante dans les entreprises en France, sans doute sous la pression d’un management qui veut répondre aux exigences des marchés financiers.

> Comment passer d’une perception négative de réduction des coûts à une culture focalisée positivement sur les résultats, valeur absente en 2016 ?

Pour se justifier à moyen et long terme, un programme de compétitivité doit s’appuyer sur une vision positive de l’entreprise, dans laquelle les collaborateurs peuvent projeter un avenir meilleur et pérenne.

Or l’amélioration de la performance soulève souvent des questions de réduction d’effectifs ou d’ajustement des compétences. Il est donc nécessaire de traiter le volet social dès l’amont des projets, en travaillant en bonne intelligence avec les DRH et les partenaires sociaux.

Il s’agit aussi d’agir sur la culture. Au-delà de générer des résultats économiques, c’est une nouvelle culture de la performance qu’il s’agit d’installer, dans laquelle l’organisation et le management sont en première ligne. La transformation des comportements et des pratiques de management est à opérer. Les managers dès lors changent de rôle : ils ne sont plus là pour apporter des solutions mais sont plutôt des développeurs de talents, des coachs à même d’impulser une dynamique de progrès continu

3. Certains comportements, individuels ou collectifs, ou certains systèmes d’organisation ou encore certains symboles sont des freins à la performance.

> Comment transformer la culture de l’entreprise ?

Pas de stratégie réussie sans une culture forte. La transformation culturelle d’une entreprise demande l’engagement déterminé du plus haut niveau de l’entreprise, et, souvent, celle – profonde et personnelle – du chef d’entreprise et de son premier cercle de collaborateurs. Néanmoins, si cette transformation est difficile, elle est aussi l’une des plus gratifiantes qu’une entreprise puisse opérer.  Mais, pour conduire « cette aventure d’entreprise », il faut un savoir-faire de transformation silencieuse. Car il vaut mieux  produire des résultats probants sans effet d’annonce que communiquer fortement des mesures insuffisantes. Du diagnostic des valeurs présentes jusqu’à la définition de la culture désirée, les dirigeants doivent « factualiser » ce qu’est la culture de leur entreprise et identifier les leviers directs et indirects qui vont produire du sens et améliorer l’efficacité de leurs actions. Interroger les salariés pour évaluer le potentiel de transformation de l’entreprise est l’un des moyens d’établir le bon diagnostic et révéler les pistes d’action.

Autre enseignement significatif pour les dirigeants français : si les résultats du baromètre sont plutôt positifs depuis 5 ans à propos de l’entreprise, en revanche ils sont désastreux à propos de la perception de la nation.

> Les dirigeants ne devraient-ils pas inscrire leur action plus fortement dans le paysage national et s’engager au service de l’intérêt général, en co-construction avec les acteurs de l’économie solidaire ?

Vol d’idées sur Internet : sidérant !

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Lu dans Frenchweb et constaté aussi par nos équipes sur les réseaux sociaux. Le vol de concepts et  d’idées présentés sur Internet semble être devenu une spécialité de cette société allemande. Ce qui nous a sidéré c’est le Woollip, ce coussin de voyage dont l’inventeur est venu dans notre émission nous présenter sa création. 

Extraits de l’article de  Herve Kabla, dirigeant et cofondateur de be angels publié sur Frenchweb.

Internet est une jungle, ça, on le savait déjà. Après le vol de données, le vol des contenus, voici désormais le piratage de projets Kickstarter. Une société allemande, du nom de Hirams Trade GmbH, a en effet mis en oeuvre un projet totalement sordide: copier les projets Kickstarter les plus innovants, et proposer des clones des produits issus de ces projets, à des tarifs plus élevés, et dans des conditions de vente totalement obscures. Tout cela, bien sûr, au mépris des règles de respect de la propriété intellectuelle ou des brevets éventuellement déposés par les inventeurs. En voulez-vous la preuve? Voici deux exemples, qui risquent bien de ne pas être les seuls.

Le premier exemple, c’est celui du Lamzac proposé par Fatboy. Nos experts en copiage en ont tiré un clone, appelé Laybag. Cherchez la différence….

Le Lamzac

lamzac

Le Laybag (le faux)

laybag

[…]

Voici le Woollip, un coussin de voyage révolutionnaire dont je vous ai déjà parlé, et son clone, le Pockindo. Ici, nos sombres copieurs ne se sont pas foulé, et ont purement et simplement pompé les images de Woollip sur le site Kickstarter, y compris les vidéos de démonstration… sans oublier de gommer, au passage, le logo du Woollip.

Le Woollip

Le Woollip

Le Pockindo (le faux)

Le Pockindo

La démo Woollip

La-demo-Woollip

La démo Pockindo

La-demo-Pockindo

[…]

 

Que conclure de cela? Voici quelques pistes:

  • Protégez vos inventions. Si vous envisagez de vous lancer sur un financement participatif du type Kickstarter ou Kisskissbankbank, vous êtes désormais prévenus.
  • Vous, backers et supporters de tous ces produits innovants, vous devriez vous organiser et lutter contre ces pratiques, par exemple en dénonçant ces copies illicites, en dénonçant leurs pages de fan, qui se développent sur le peu d’informations dont disposent les futurs acheteurs.
  • Et vous, futurs acheteurs, avant de faire de la pub pour un produit qui vous paraît innovant sur les réseaux sociaux, assurez-vous de sa véritable originalité.

Jimmy Fairly boucle une levée de fonds pour ouvrir 10 nouvelles boutiques

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On apprend cet après-midi sur le site de Maddyness que la marque de lunettes Jimmy Fairly, que nous avons reçu au Business Club en 2012, à ses débuts. vient de boucler une levée de fonds. Le montant, confidentiel, a été apporté par le fonds Experienced Capital, qui détient désormais 43% du capital de la startup.

201403111877-full.jpg« Depuis le lancement de la marque, à l’origine 100% en ligne, en 2011, le crédo de Jimmy Fairly est de proposer des lunettes haut de gamme, au design travaillé, et à des prix très accessibles (prix de départ : 99 euros). Aujourd’hui vendues en ligne mais également dans neuf boutiques à Paris, Lyon, Toulouse, Lille, Bordeaux et Rennes, les lunettes de soleil et de vue de la marque sont dessinées et assemblées en France. Générant un chiffre d’affaires de 6 millions d’euros, Jimmy Fairly entend bien accélérer son développement cette année et ouvrir 10 nouveaux points de vente.

 

CES 2017, quel bilan? Avec Docapost, Icare, Twinswheel, PiQ Sports et French Accelerator. C’était au Business Club (podcast)

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→ Diffusion : samedi 28/1/2017 à 7h | dimanche 29/1/2017 à 15h

Emission spéciale Bilan du CES (Consumer Electronics Show) 2017

Ecouter, réécouter et télécharger cette émission:

NOS INVITÉS:

  • Vanessa Chocteau, responsable du programme French IoT de DOCAPOST
  • Fabien Raiola et Jérémy Neyrou, cofondateurs d’ICARE
  • Vincent Talon, cofondateur de TWINSWHEEL
  • Cédric Mangaud, cofondateur de PIQ SPORTS
  • Laurent Ruben, fondateur de French Accelerator et de la French Tech Los Angeles
  • Pierre Pelouzet, médiateur des entreprises

france-podium-nombre-start-presentes-ces-2017-fLe CES…. Et après ? Un mois après l’édition 2017, quel bilan les startups font-elles? 

L’étude de French Accelerator sur les retombées du CES

A l’occasion du CES 2017, le plus grand évènement mondial de la tech, l’équipe de French Accelerator s’est intéressée aux attentes et aux résultats des start-ups françaises ayant participé à l’édition 2016.

Au-delà de la vitrine commerciale, quel est l’apport réel du CES ? Quels enseignements pouvons-nous tirer des éditions précédentes et de 2016 en particulier ? Pourquoi les entrepreneurs participent-ils au CES ? Le CES constitue-t-il un tremplin pour s’implanter aux Etats-Unis ?

C’est pour répondre à ces questions que les équipes de French Accelerator ont réalisé au cours du mois de décembre 2016 une étude auprès des 178 start-up ayant participé à la précédente édition du CES.

Synthèse

Le sondage réalisé a montré que 91% des startups viennent au CES pour trouver des clients et partenaires. 27% viennent chercher de nouveaux investisseurs. Et si le CES est une très belle vitrine puisque 77% des start-ups confirment avoir agrandi leur réseau professionnel, le salon peut être déceptif en ce qui concerne les investisseurs. En effet, seuls 9% des entrepreneurs y ont trouvé une aide à leur levée de fonds.

Se pose alors la question de l’implantation aux Etats-Unis qui est souvent un prérequis pour un investisseur américain, une composante trop souvent négligée. Si 86% des sondés ont pour projet de s’implanter prochainement, seul 9% des entrepreneurs français ont réussi ce pari depuis leur participation au CES 2016. Pour autant, 73% des sondés participent cette année encore à cet évènement, clairement devenu un temps fort de la scène Tech Française.

La participation au CES est souvent un premier pas franchi par les entrepreneurs français en vue de leur implantation sur le territoire américain. Mais s’implanter aux Etats-Unis nécessite une grande préparation et demande des moyens conséquents. En cause : la taille du territoire, 17 fois plus grand que la France, mais aussi la nécessaire adaptation de la marque, des produits et/ou services.

Laurent Ruben est le Fondateur et Directeur Général de French Accelerator. Il est également le Fondateur de « La French Tech Los Angeles » en collaboration avec la Chambre de Commerce Franco-Américaine de Los Angeles et le Consulat Général de France à Los Angeles.

Le French Accelerator: Basé à « L.A. », cet accélérateur propose un programme d’une durée de 18 mois. « S’implanter aux Etats-Unis est extrêmement complexe car c’est un marché très différent du nôtre, que ce soit au niveau de la concurrence, des prix, de la présentation des produits…sans oublier les règles comptables légales », soutient l’expatrié. Selon lui, Los Angeles possède de nombreux atouts pour faciliter cette installation, en plus du climat très agréable. « C’est périlleux pour un entrepreneur de la tech de se lancer à New York ou San Francisco car les coûts d’installation et de recrutement l’affaiblissent énormément. Les salaires sont moitié moins élevés à Los Angeles », explique-t-il.

Pour lancer French Accelerator, il s’est entouré d’une équipe de cinq personnes : un entrepreneur, deux banquiers d’affaires, une spécialiste du marketing et un  ingénieur de Google. 22 consultants européens et américains complètent la structure. Ensemble, ils ont déterminé trois critères pour rejoindre l’accélérateur : l’adaptabilité, c’est-à-dire la capacité à adapter sa marque et trouver ses premiers clients sur un nouveau marché, le réseau pour signer des partenariats, recruter efficacement, et pouvoir acheter et vendre. Troisième critère, et pas des moindres, le capital. « En France, on est les champions pour financer des sociétés en amorçage et les grandes sociétés, mais dans le middle market on est mauvais », assure Laurent Ruben. En se positionnant sur ce segment, French Accelerator marque sa différence avec les milliers d’accélérateurs existants. « La plupart choisissent des sociétés en amorçage car le crédo est de donner 50 000 euros en échange de 5 à 10% des parts. En plus, ils proposent des programmes sur douze semaines maximum et offrent seulement quelques heures de mentoring », déplore l’entrepreneur,  je ne pense pas que ce modèle soit le plus adéquat pour donner une visibilité et installer une société aux Etats-Unis sur le long terme. » (source: Alliancy.fr)

RETOUR SUR L’HISTOIRE DU CES

Le CES de Las Vegas, 50 ans d’innovation

Le Consumer Electric Show (CES) de Las Vegas souffle cette année sa 50ème bougie. L’événement est aujourd’hui un rendez-vous incontournable pour l’ensemble des acteurs de la Tech internationale. Si le salon attirera près de 4 000 exposants et 180 000 visiteurs cette année, ils n’étaient que 117 exposants pour 17 000 visiteurs à sa création en 1967.

Depuis son lancement, le CES a été le théâtre de plusieurs innovations majeures. En 1970, le magnétoscope a ainsi été présenté pour la première fois à l’occasion du salon américain, révolutionnant la manière de consommer la vidéo dans les foyers du monde entier. Quatre ans plus tard, le lecteur disque laser, l’ancêtre du DVD, a été l’attraction principale du salon.

Plus proche de nous, la décennie des années 1990 a été marquée par l’arrivée des DVD (1995), de la télévision HD (1998) et des PC fixes. Ces innovations sont encore d’actualité dans les foyers du monde entier.(…) CES TVA partir des années 2000, l’univers de la Tech a connu une accélération fulgurante avec pléthores d’innovations. La télévision plasma et la X-Box (2001), le format Blu-Ray (2003), la télévision via Internet (2005), la télévision à diode électroluminescente organique (2008), la télévision 3D (2009), les drones ou encore les imprimantes 3D ont marqué l’entrée dans le nouveau millénaire au CES. (source: Frenchweb)

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⇒ DOCAPOST – Programme French IoT – Vanessa Chocteau, responsable du programme

Le programme: Créé en 2015, il a pour but de constituer un écosystème ouvert de start-up innovantes et de grands groupes, dans l’Internet des objets. Les pépites françaises sélectionnées bénéficient non seulement du programme d’accélération, mais participeront également au CES de Las Vegas avec le groupe La Poste, début 2017. 16 startups ont été sélectionnées en mai 2016 (2ème édition du programme) pour participer au CES 2017.

DANS LES ECHOS – Si la maturité des relations entre les start-up et les grands groupes devait se résumer à la présence de ces derniers en tant qu’exposant à Las Vegas , elle ne serait pas très avancée… Mais une poignée de précurseurs a tout de même pris le risque d’investir et d’accompagner une sélection de jeunes pousses tricolores pour afficher leurs bonnes pratiques en la matière. Du côté de Groupe La Poste, de gros moyens ont été déployés, avec une présence sur deux sites, et une poignée de jeunes pousses emmenées à Las Vegas pour démontrer leur savoir-faire dans l’Internet des objets. « Nous leur offrons cette visibilité car nous savons qu’en 4 jours, elles vont avoir l’opportunité de pitcher et de comprendre les doutes qu’il reste à lever », explique Vanessa Chocteau, directrice du programme French IoT chez Decapost. Certaines d’entre elles vont même pouvoir démarrer des pilotes avec ses partenaires du programme (BNP, Boulanger, Derichebourg et Malakoff Médéric) dès leur retour en France.

⇒ Fabien Raiola et Jérémy Neyrou, cofondateurs d’ICARE
  • Activité: conception d’une bague connectée pour embarquer ses identifiants personnels et ses moyens de paiement sur soi
  • Siège social: Ajaccio
  • Date de création: début 2016

La start-up corse Icare veut vous passer la bague au doigt

La start-up corse Icare développe une bague connectée pour embarquer ses identifiants personnels et ses moyens de paiement sur soi. Elle fera partie de l’équipe French IoT sélectionnée par La Poste. Ouvrir sa maison, démarrer sa voiture, payer sa baguette de pain… juste avec son doigt : c’est le rêve d’Icare, start-up créée par deux entrepreneurs début 2016 à Ajaccio en Corse.  Leur projet : intégrer une puce NFC / RFID+ à une bague. Le minuscule bijou connecté deviendrait alors le sésame de sa vie numérique, pour s’identifier, effectuer un paiement, ouvrir son parking… Les possibilités sont infinies.

Le design de la bague n’est pas encore finalisé, ni les fonctionnalités de lancement. Icare présentera au CES un prototype afin de mettre en scène la technologie et démontrer son potentiel. La jeune pousse a déjà séduit La Poste, qui l’a intégrée à son équipe de France de l’IoT. « Nous allons au CES de Las Vegas pour rencontrer des partenaires, des investisseurs, des distributeurs », explique Jérémy Neyrou, co-fondateur et responsable technique d’Icare.

Icare veut démontrer la pertinence de sa solution, et notamment son haut niveau de sécurité. « La bague est liée à son porteur, elle est automatiquement désactivée lorsqu’elle n’est plus portée », détaille Jérémy Neyrou. « Les données qui y sont stockées sont cryptées ». La bague n’a pas besoin d’être portée à proximité d’un smartphone en permanence. « Il est uniquement nécessaire au moment de la configuration de départ. Ensuite, la bague connectée est autonome », explique le créateur. Icare veut lancer l’industrialisation de l’objet à l’été 2017, avant une commercialisation en novembre 2017. Il prévoit d’inclure de plus en plus de fonctionnalités à l’avenir pour accompagner l’essor du marché du « sans contact ». La start-up prépare une première levée de fonds pour financer le développement de sa bague pas comme les autres. (source : L’usine Digitale)

Les principales applications visées :

  • Ouverture et démarrage d’un véhicule (terrestre ou maritime).
  • Ouverture d’habitation, commande domotique
  • Identification sur lieu de travail
  • Suivi de clientèle ou de population
  • Location (et gestion) de logements, de véhicules (terrestres ou maritimes) ou de biens
  • Paiement sans contact (source: Entrepreneur-engine)

D’où est venue cette idée ?

L’idée est née lors d’un après-midi à la plage. Une amie de Jeremy se rend compte qu’elle a perdu ses clefs de voiture. Après de longues minutes, les clefs sont finalement retrouvées dans le sable. C’est là que Jeremy se dit qu’afin que cette situation ne se reproduise pas, ça serait bien d’avoir en permanence ses clefs sur soi. De là est venu l’idée de créer un anneau qui pourrait remplacer toutes vos clés. A partir de là, Jeremy s’associe avec son ami Fabien qui est spécialisé dans le Management et le Marketing et décident de lancer ensemble le projet ICARE en 2013.

⇒ Vincent Talon, cofondateur de TWINSWHEEL
  • Activité: développement d’un robot livreur de colis
  • Date de création: 2016
  • Lieu: Lyon

Twinswheel veut faire la « robolution de la logistique du dernier kilomètre »

Ce robot devrait diviser par deux le coût de la livraison du dernier kilomètre.

TWINSWHEEL, LE LIVREUR DE COLIS DE DEMAIN ?

La start-up lyonnaise TwinswHeel développe un robot capable de livrer des colis. Vincent Talon y voit “le sens de l’Histoire”. Selon une étude menée par le cabinet McKinsey, en 2025, aux États-Unis, en Europe du nord, en Chine et au Japon, 80% des colis issus du e-commerce seront livrés par un livreur 3.0, drone ou robotCe qui fait dire au jeune chef d’entreprise, dont la start-up a été créée à Lyon il y a trois ans, que “mieux vaut qu’on le fasse aujourd’hui en France pour ne pas se faire envahir de robots étrangers dans dix ans”. Le droïde TwinswHeel, c’est un petit robot de 70 centimètres de haut et 40 de large, capable de livrer des colis de cinq kilos. “Les drones volants peuvent supporter un poids maximum de 2,8 kilos mais de toute manière, aujourd’hui 90% des colis envoyés font moins de trois kilos”, explique Vincent Talon.

TwinswHeel prend un colis à la fois. Il intègre les technologies propres aux véhicules autonomes, telles que des caméras stéréoscopiques (qui lui offrent une vue en trois dimensions) et des LiDar, un système de télédétection par laser. Le petit robot, qui roule à allure réduite, est en mesure “de mesurer ce qui passe dans un rayon de dix mètres autour de lui, objets fixes ou en mouvement”, précise son créateur. Il peut ainsi envoyer un signal sonore lorsqu’un enfant s’en approche. Le robot embarque aussi des capteurs connectés qui mesureront la pression, la température ou la qualité de l’air. Autant d’informations que TwinswHeel fera “remonter vers les organismes en charge de la sécurité et de l’environnement”.

Capable d’ouvrir les portes, de monter quelques marches…

Pour l’heure, TwinswHeel n’a pas encore pris son service,mais le petit robot se destine aussi bien aux entreprises qu’aux particuliers. Pour les premières, “il existe dans certains grands sites industriels des chariots automatisés – type Fenwick – qui emmènent du matériel au pied des chaînes de production”, concède Vincent Talon. A un détail près : “Ces dispositifs ne sont possibles que sur des sites où il y a beaucoup de place. TwinswHeel, lui, est petit, se faufile partout et permet ainsi de rendre le matériel disponible au juste nécessaire.”

Côté particuliers, cette fois, le patron s’appuie sur le constat selon lequel “les acheteurs en ligne ne veulent plus être livrés avec un délai de trois à quatre jours“. Ça tombe bien, le droïde “travaille” aussi le dimanche. Quid de l’emploi ? “Ce type de robot assure les tâches à faible valeur ajoutée de la logistique, de sorte à ce que les opérateurs ‘humains’ puissent se concentrer sur les points critiques”, répond Vincent Talon. Pour qui, le développement de telles machines impliquera de nouveaux besoins, notamment “des besoins de maintenance ou de surveillance” dans un secteur de la logistique où elles permettront “de gagner du temps et de réduire les coûts”. Pour le voir dans la rue, il faudra attendre 2019 ou 2020.

Selon l’étude de McKinsey, en 2025 aux États-Unis, les machines connectées livreront 50 à 60 millions de colis par jour. TwinswHeel, saura peut-être tirer sa part du gâteau. (source: French-iot.com)

⇒ Cédric Mangaud, cofondateur de PIQ SPORTS
  • Activité: conception de capteurs pour la pratique sportive
  • Date de création: mai 2015
  • Siège social: Paris – filiale d’Octonion, société créée en Suisse en 2014 par Cédric Mangaud (qui est français)
  • Effectif: 67

DANS LES ÉCHOS – novembre 2016

Piq injecte une dose d’intelligence artificielle dans le sport

En mai 2015, PIQ a levé 5,5 millions de dollars (4,9 millions d’euros). Le groupe industriel taïwanais Foxconn, sous-traitant d’Apple entre autres, fait partie des investisseurs, avec Ginko Ventures, Robolution Capital et Swisscom. Joue-la comme Federer ou Tiger. La start-up française Piq veut aider les sportifs du dimanche à améliorer leurs gestes techniques et à se rapprocher des meilleurs. Elle vient d’effectuer une mise à jour de son application intégrant désormais son système d’intelligence artificielle, Gaia. Celui-ci a été nourri par des millions de données recueillies sur des sportifs de haut niveau, dans les quatre disciplines sur lesquelles Piq se positionne pour l’instant (le golf, le tennis, le kitesurf et le ski), en partenariat avec une marque spécialiste (Babolat, Rossignol, etc.).

Piq commercialise un appareil, le Piq Robot, qui intègre des capteurs, des accéléromètres, un gyroscope, ou encore un processeur aussi puissant que celui d’un téléphone portable. Il est vendu 149 euros et se porte au poignet ou sur la jambe. Ensuite, l’utilisateur ajoute des accessoires selon le sport qu’il choisit.

Piq se sert ensuite de son moteur d’intelligence artificielle pour fournir des informations à ses utilisateurs, par exemple sur la vitesse de leur service au tennis, l’amplitude de leur saut au kitesurf, puis les compare aux autres utilisateurs.

« Dans les mois qui viennent, nous allons lancer 20 autres sports, annonce le cofondateur et directeur général, Cédric Mangaud. Notre terrain de jeu est mondial. Nous estimons à 600 millions le nombre de pratiquants intéressés par la mesure de leurs performances dans le monde. Si l’on arrive à toucher 5 à 10 % de ce marché, ce sera déjà un succès. » La société, créée il y a deux ans, a déjà levé 13 millions d’euros, notamment auprès du taïwanais Foxconn, et emploie 67 personnes.

⇒ PIERRE PELOUZET, Médiateur des Entreprises

Les conseils du Médiateur: Pourquoi faut-il protéger sérieusement son innovation? Quels sont les conseils de la Médiation aux entreprises innovantes? Focus sur le CIR: le CIR débouche assez souvent sur un contrôle fiscal parce qu’en amont, il y a souvent eu des erreurs… Vous avez décidé de labéliser les cabinets conseils ?

L’ubérisation: amie ou ennemie? C’était au Business Club (podcast)

Publié le Mis à jour le

uberisationLogo-BFMBusiness-sans-contourAu Business Club de France
Uniquement sur BFM Radio! 

→ Diffusion : samedi 21/1/2017 à 7h | dimanche 22/1/2017 à 16h

ÉMISSION SPÉCIALE
ASSISES DE L’UBÉRISATION

Ecouter, réécouter et télécharger cette émission:

⇒ Pour des raisons de sécurité, Les Assises de l’Ubérisation, qui devaient avoir lieu le mercredi 25 janvier, ont été reportées à une date ultérieure, que nous vous communiquerons rapidement. 
Inscriptions ici 

♦ Téléchargez le livre-bleu-de-l-uberisation, recueil des grandes mesures préconisées par les experts de l’Observatoire en faveur de « nouveaux équilibres »

NOS INVITÉS:

  • Denis Jacquet, chef d’entreprise, Président de l’observatoire de l’ubérisation, Président et membre fondateur de Parrainer la croissance
  • Sergine Dupuy, Directrice Générale de BeeBoss
  • Benjamin Chemla, cofondateur de Stuart
  • Pierre Pelouzet, Médiateur des entreprises

Au programme des Assises :

  • Comment s’adapter ?
  • Doit-on lutter contre l’ubérisation ?
  • Peut-on accompagner le mouvement ?
  • Doit-on craindre d’être ubérisé ?
  • Les ubérisés doivent-ils racheter les disrupteurs ?
  • Quelles nouvelles formes de travail doit-on faciliter ?
  • Quel financement pour permettre l’essor de nouveaux modèles économiques ?
  • Quel droit du travail pour demain ?
  • Quelle protection sociale pour les indépendants ?
  • Quelle fiscalité de l’économie collaborative ?
  • Quelle gouvernance des données ?
  • Comment former des talents dont l’économie de demain a besoin ?
⇒ Denis Jacquet et Grégoire Leclercq ont publié en décembre dernier « L’ubérisation:  un ennemi qui vous veut du bien? » chez Dunod

uberisation.jpgUN EXTRAIT: « La promotion de l’amélioration de la condition humaine à travers des techniques d’amélioration de la vie, comme l’élimination du vieillissement et l’augmentation des capacités intellectuelles, physiques ou psychologiques, fait partie des sujets à la fois les plus commentés mais aussi les plus spectaculaires.

L’idée, sous-jacente, c’est que tout objet, mais surtout tout être humain soit une succession de lignes de code. Une immatérialité. Ainsi vu par les génies de la « Singularity », l’homme perd chair et âme, pour être une ligne programmable, déprogrammable, reprogrammable. Peu de poésie, de lumières, de spiritualité dans tout cela. Nous sommes composés de données, alignons-les et voyons quoi en faire. L’enveloppe physique n’est qu’un mauvais handicap, un vêtement utile à lui donner une apparence sympathique, et nous pouvons dès lors nous en passer facilement, puisque l’intelligence collective alimentée par la donnée de toutes nos intelligences cumulées, et augmentée par des super-serveurs, pourrait très bien se passer de l’homme qui la portait à l’origine.

De la même façon que les radiateurs peuvent du jour au lendemain fournir l’énergie dont ont besoin les serveurs. Les philosophes, anthropologues, sages et intellectuels de l’histoire, mais nous aussi, simples citoyens, devrions être a minima « interpellés » par cette perspective. C’est une forme de négation de l’esprit de ce qui nous a créés. De l’intérêt même d’avoir des humains sur Terre.

(…) Il faut faire une nette différence entre les tenants du transhumanisme et ceux du post-humanisme. Les premiers peuvent simplement avoir envie d’améliorer la vie de l’homme, d’en sublimer les capacités naturelles en les augmentant. Certains tirent leur réflexion de divers mouvements qui ont animé notre planète, et la France en particulier. Se délivrer d’un carcan, d’une limitation, que la religion, puis les convenances et la « bien-pensance » nous ont empêché de dépasser. Une forme d’anarchsime face à la tyrannie d’un système qui nous contrôlerait mieux si nous restions à sa portée. Dépasser cette dictature, se libérer de ces chaînes pour être en situation de plus grande liberté, serait ce qui constituerait le fond de la pensée de certains transhumanistes. On peut également faire une nette différence entre l’augmentation réelle des capacités, et l’augmentation qui conserve une nature thérapeutique, qui soigne, répare l’existant sans toucher à sa nature même. Il y aurait alors la bonne technologie, celle qui répare, sans changer le moteur et la carrosserie ».

INTERVIEW DE DENIS JACQUET DANS CONSOCOLLABORATIVE.COM – 21/12/2016

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Denis Jacquet, président de l’Observatoire de l’ubérisation

Pouvez-vous apporter plus de précisions sur le terme d’ubérisation ?

L’expression a été utilisée pour la première fois par Maurice Lévy, le PDG de Publicis. Pour moi, elle exprime le bouleversement que la vulgarisation des technologies et l’accélération de leur utilisation créent dans notre société. Elles touchent potentiellement l’homme, avec le post-humanisme ; le travail, avec la robotisation de notre autonomie et l’autodétermination, avec l’intelligence artificielle ; ou encore le modèle capitaliste, basé sur un équilibre toujours renégocié entre capital et travail, qui saute avec l’arrivée des indépendants, ceux-là même qui forment la base du modèle de l’ubérisation. Le tout est financé par des fonds qui cherchent à monter des monopoles, qui échappent à toute concurrence en contournant les modèles existants.

Pourquoi le modèle de l’économie collaborative est-il remis en cause aujourd’hui ?

uberisation-300x203D’après moi, c’est d’abord la faute des politiques. Ils sont aveuglés par la toute-puissance américaine et veulent ‘se payer les Ricains’. Or, ils ne réalisent pas qu’en égratignant des géants qui se remettront facilement des lourdes pénalités, ils vont tuer nos petits acteurs français, qui n’ont pas les reins assez solides pour y survivre. Alors, en France, on interdit –UberPop, Heetch–, on taxe –YouTube, Airbnb– et on soumet au RSI –la location de voiture entre particuliers, par exemple. Au lieu d’observer, réguler et adapter, on tue, sans réfléchir, une économie qui mérite de se développer car elle crée de la valeur et des emplois pour les basses qualifications et progressivement pour les moyennes qualifications. C’est donc politique et dogmatique. Et aucun candidat à la présidentielle n’en parle, c’est dommage.

Le collaboratif n’est-il pas une nouvelle mode vendue par le capitalisme ?

Il n’y a pas ou peu d’économie vraiment collaborative au sens pur du terme, entre particuliers, en circuit court, non capitalisée. Cela ne représente rien en poids économique. Il n’y a pas de mal à ce que le collaboratif soit assis sur un modèle libéral. En revanche, c’est problématique qu’il soit forgé sur un modèle encore plus capitaliste que l’ancien, qui ne fonctionne déjà plus. Le capitalisme permet la pérennité, il ne faut pas en avoir peur. Il faut plutôt redouter que le petit nombre d’investisseurs mondiaux qui possède ces plateformes s’enrichissent encore sans partager la valeur avec ceux qui la font et accroissent toujours les inégalités. Ce n’est pas la machine le problème, mais ceux qui s’en servent. Il faut donc chercher comment, par quel mécanisme, nous pourrions assurer le partage de la valeur créée.

Comment cadrer le développement du modèle économique collaboratif ? Quels moyens mettre en place ?

Je pense qu’il ne faut pas légiférer mais réguler et adapter en permanence. On ne peut pas graver dans le marbre une économie virtuelle qui échappe au physique. Exemple : rendre les livreurs ou chauffeurs VTC actionnaires des plateformes implique de faire comprendre le double intérêt de cette initiative. Si la boîte a du succès, les indépendants toucheront, grâce à leur travail, l’équivalent de plusieurs années de revenus. Donc tout le monde est content et l’ascenseur social, pour les plus faibles, se remet en route. Et cela, grâce à un capitalisme populaire, qui achète du capital par son travail. Autre exemple : la question des protections de santé, de retraite, d’une assurance chômage. Ceux qui les mettront en place rafleront la mise. Comment ? En attirant les indépendants avec de meilleures conditions sociales.

Le numérique est-il un outil d’ouverture ou d’individualisme?

Difficile à dire. Le numérique donne un support à des révolutions, un rempart à des injustices, la capacité de se mobiliser pour les autres de façon plus large et surtout plus transparente. Mais en même temps, on est sans cesse tenté de sacrifier cela à l’égoïsme et l’immédiateté. L’ubérisation peut devenir notre plus beau rêve ou notre pire cauchemar.

DANS LA DÉPÊCHE – décembre 2016

visu_1444214100Denis Jacquet : «Il faut un statut des indépendants»

L’ubérisation : ami ou ennemi ? C’est à nous d’en décider. C’est porteur de plein de choses très positives, et tout son contraire. Si on prend l’exemple d’actualité, le conflit VTC contre Uber, on a d’un côté des gens qui à 67 % étaient auparavant au chômage de longue durée et ont pu s’insérer dans la vie active grâce à ces plateformes, même si les conditions sont difficiles. Mais mieux vaut être esclave du travail que du chômage. Vu de ce côté, c’est donc positif. Après, ils sont en train de connaître ce que les salariés en un siècle ont connu des soubresauts, des ajustements, dans une économie déséquilibrée par l’arrivée du numérique. Uber est en train d’apprendre que même dans un petit pays comme la France, avec quelques dizaines de milliers de chauffeurs, il faut composer et négocier avec eux. Le problème avec ce conflit, c’est qu’on a l’impression que l’ubérisation ne concerne que le transport. Alors qu’en fait tous les secteurs sont concernés.

L’ubérisation qu’on présente comme un progrès n’est-elle pas en fait synonyme de paupérisation pour les travailleurs ? Il ne faut pas laisser prospérer les mauvaises dérives, arriver à une précarisation, pour que ce statut d’indépendant soit plutôt dynamique et protégé. Il faut faire un statut des indépendants pour tous les secteurs, pas que pour les chauffeurs, en disant à quel chômage ils ont droit, système assurantiel ou de répartition ; ont-ils accès à une mutuelle ou pas, formation ou pas… À 25 ans vous faites du vélo tous les jours pour livrer, tout va bien, mais à 65 ans vous ne pédalerez pas tous les jours. Il faut leur donner la possibilité de se dire que ce job n’est que temporaire, pour permettre une élévation sociale. Si on le réfléchit en ces termes-là, l’ubérisation peut devenir extrêmement intéressante.

Les pouvoirs publics essaient d’imposer des cadres réglementaires à ces start-up. Qui va gagner le bras de fer ? Ce que j’aimerais c’est que les politiques essaient de comprendre cette économie avant de la réguler. Tout le monde est très dogmatisé. On ne demande pas à nos élus de faire le café du commerce, mais d’être éclairé. Pour le moment, il y a peu de lumière chez eux. Ensuite, je pense qu’il y a moyen de mettre en place un statut des indépendants, qui se ferait entre les plus grandes plateformes françaises et les indépendants eux-mêmes. On n’a pas forcément besoin du législateur, juste d’un outil de contrôle, voire de sanction – ça s’appelle la justice – pour corriger les dérives. Le marché est en tension, en manque de main-d’œuvre, il n’y a pas assez de codeurs, de livreurs, de chauffeurs, donc les candidats iront dans les plateformes qui proposeront le modèle social qui les protégera le plus.

L’UBERISATION ET LA MÉDIATION DES ENTREPRISES – avec PIERRE PELOUZET

LOGO MDE.jpgLa médiation et l’observatoire de l’ubérisation travaillent main dans la main pour accompagner ces nouveaux acteurs : par la médiation préventive.

  • Renouer le dialogue avec les entreprises « classiques » qui avaient le monopole jusque-là et ces nouveaux acteurs tout en considérant tous les enjeux sociaux, juridiques, économiques.
  • Proposer un terrain « neutre » de dialogue pour que chacun comprenne les problématiques des autres
  • Accompagner cette transition numérique
BEEBOSS, avec SERGINE DUPUY

beeboss.jpgBeeBoss est une plateforme de services à la demande qui s’adresse :

  • aux talents qui souhaitent gagner simplement un revenu de complément. L’ambition est d’offrir à chaque personne une flexibilité en termes de revenu avec la possibilité de travailler librement, tout en bénéficiant d’une vraie protection sociale.
  • mais aussi aux entreprises (marques et distributeurs) de concevoir, vendre et fournir des services à la demande à leurs clients en faisant appel à des centaines de milliers de talents sans les contraintes administratives habituelles de l’emploi salarié.

Ce que propose BeeBoss :

  • Une communauté massive d’auto-entrepreneurs volontaires pour effectuer plus de 25 types de missions (livraison, jardinage, bricolage, coiffure, garde d’enfant, coaching sportif..)
  • Une conformité légale et sociale totale dans la gestion des talents et de la facturation
  • Un système de contrôle initial et continu de l’identité, la fiabilité, la qualité et le savoir faire des talents
  • Des outils mobiles et web organisant et facilitant la gestion de missions pour les auto-entrepreneurs- Une gestion solidaire des auto-entrepreneurs (Assurance, accès au logement facilité, centrale d’achat…)
  • Une intégration simple dans les sites marchands pour construire et proposer des missions

Dernières actualités:

  • le cap des 10 000 talents en base qui représentent ainsi des dizaines de milliers d’heures de travail disponibles sur plus de 20 savoir faire (montage de meuble, assistance informatique, bricolage, jardinage, dog sitting etc..)
  • les premiers partenariats entreprises (car BeeBoss est dédiée aux entreprises) ont été lancées et démarrent bien. Ils occupent déjà nos talents sur l’assistance informatique, le montage de meubles et le bricolage, la coiffure et la manucure auprès des clients de ces entreprises.
  • le grand partenaire de ce démarrage d’année est Price Minister, première plateforme e-commerce française à combiner ses offres de produits à du service, opéré par BeeBoss.

BEEBOSS en CHIFFRES

  • Activité: plateforme de services à la demande (plus de 20 métiers au catalogue)
  • Date de création: mi-2016
  • Siège social: Paris
  • CA: année fiscale non terminée – CA 2017 prévisionnel: 5 millions
  • Effectif:18

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DANS LES ÉCHOS – septembre 2016

BeeBoss prend en main les petits boulots des entreprises

La start-up parisienne, hébergée par l’atelier Redpill, propose aux géants de la distribution les services d’autoentrepreneurs qui leur permettent de compléter leurs offres.

Un petit job mais pas n’importe quoi. C’est l’idée de BeeBoss. Cette start-up parisienne lance une plate-forme de services destinée aux entreprises qui souhaitent en faire plus pour leurs clients. « D’un côté, il y a des firmes qui pourraient vendre davantage si elles pouvaient associer un service à leurs prestations et, de l’autre, il y a des talents, retraités, chômeurs, étudiants ou salariés qui cherchent un complément de ressources », explique la fondatrice de BeeBoss, Sergine Dupuy. Ce peut être un magasin de meubles qui propose quelqu’un pour monter une étagère, un opérateur télécoms ou un distributeur de produits high-tech qui fournit une aide à domicile pour mettre en service une box ou un ordinateur. D’autres peuvent avoir besoin d’un jardinier ou d’un coiffeur… 20 métiers sont prévus au catalogue. Un type de services que les entreprises ne peuvent pas assurer par leurs propres moyens. « Elles ne peuvent pas embaucher les 10.000 personnes nécessaires pour couvrir l’ensemble du territoire et ces prestations ponctuelles n’occuperaient pas suffisamment un salarié », poursuit Sergine Dupuy.

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Sergine Dupuy, Directrice Générale de BeeBoss

« Cela n’aurait pas pu se faire à une autre époque, à un autre moment, dans une autre société, plaide Sergine Dupuy. Il y a actuellement un contexte économique dans lequel des gens cherchent à avoir un autre revenu, à travailler. S’y ajoute une poussée sociale, une évolution comportementale de salariés qui ont un vrai savoir-faire, qui sont lassés du lien de subordination avec un employeur et veulent leur indépendance. » Et surtout, les moyens techniques sont maintenant suffisamment fiables pour le faire.

Système d’évaluation

Du Palm aux débuts de l’ADSL en passant par le marketing digital, Sergine Dupuy n’est pas une nouvelle venue dans le domaine. Elle cumule une expérience des gros projets, « plutôt genre connectés », s’amuse-t-elle. Pas question pour elle d’être l’apôtre de services déstructurant pour la société. « Je veux faire quelque chose de massif, sociétal et juste », affirme-t-elle. BeeBoss ne travaille qu’avec des autoentrepreneurs qui disposent des diplômes nécessaires s’ils exercent une profession réglementée. Elle s’engage sur la qualité du travail fourni (il y a un système d’évaluation et de contrôle) et est rémunérée directement par le magasin ou l’entreprise qui fait appel à ses services. La start-up rémunère alors l’autoentrepreneur (tous les 15 jours). Elle prélève 15 % sur le montant de la prestation, essentiellement pour financer les assurances et les avantages dont bénéficient les autoentrepreneurs comme la caution bancaire qui peut leur être accordée pour signer un bail ou une mutuelle. (…)

STUART, avec BENJAMIN CHEMLA

stuart.png[Stuart] est la spin-off d’une pépite française du food-delivery, Resto-In, rachetée par La Poste. Ses fondateurs, Benjamin Chemla et Clément Benoit, ont imaginé une plate-forme de mise en relation à la demande avec une flotte de livreurs indépendants.

« C’est le partenaire technologique que l’on aurait rêvé avoir quand on a lancé Resto-In, s’enthousiasme Benjamin Chemla. D’ailleurs, le duo s’est vite rendu compte qu’un tel intermédiaire était attendu par de nombreux commerçants classiques et en ligne. On a été rejoints dès le départ par des patrons du e-commerce et investisseurs comme Jacques Antoine Granjon (Vente privée), Olivier Mathiot (Priceminister – Rakuten), Jean-David Blanc (Allociné), Hervé Louis (Sushi Shop)« , se félicite l’entrepreneur. (ndlr: 22 millions € levés en novembre 2015)

Le groupe La Poste a aussi investi 20 millions d’euros dans la toute jeune start-up pour acquérir 20% de son capital et accélérer son développement, notamment à l’international.

UNE PLATE-FORME TECHONOLGIQUE

« La force de Stuart c’est sa technologie, qui organise la rencontre de l’offre et de la demande », insiste son fondateur. La plate-forme attribue de manière automatique, en temps réel, des courses sollicitées par des utilisateurs – des entreprises comme Franprix ou Pizza Hut, par exemple – à des livreurs qui se trouvent, à l’instant T, près du point de retrait. Tous se fait en temps réel et en quelques minutes.

Les algorithmes sont constamment affinés pour optimiser l’affectation des courses en fonction d’un certain nombre de critères : poids, taille des colis, distance à parcourir, mode de déplacement du livreur. « On travaille même à mettre en place une faculté de prévision de la demande, pour anticiper les pics d’activité dans des zones et des créneaux horaires précis« , ajoute Benjamin Chemla. La jeune pousse dit s’être concentrée sur la robustesse de sa plate-forme pour supporter de forts volumes de demandes.

UN ÉCOSYSTÈME NOUVEAU

Plusieurs milliers de livreurs indépendants parisiens se sont inscrits sur la plate-forme pour le lancement. Même succès à Londres et Barcelone, les deux autres villes où Stuart se lance simultanément.

En France, deux types de partenaires livreurs s’inscrivent. Des sociétés de transport qui peuvent diversifier leurs activités et optimiser leurs déplacements, et des livreurs indépendants, sous le statut d’auto-entrepreneurs. Cette dernière catégorie représente environ un tiers des inscrits. Parmi eux, des étudiants qui veulent travailler quelques heures pour financer les études, des salariés à la recherche d’un complément de revenus, des intérimaires et demandeurs d’emplois. « Mais tous nos livreurs motorisés font partie de sociétés de transport« , précise le patron de Stuart. Ils ont la capacité de s’activer ou de se désactiver sur l’application quand ils le souhaitent.

Côté professionnels, Stuart a convaincu des grosses sociétés comme CDiscount, qui s’appuie sur l’outil pour son offre de livraison alimentaire express (ce qui lui permet de devancer Amazon !), et des petits commerces de quartier. « Notre solution va donner la faculté à des commerces qui ne s’étaient pas digitalisés de créer facilement un service de distribution rapide ». Les utilisateurs peuvent soit utiliser manuellement l’application, soit intégrer Stuart à leur site web ou leur logiciel de caisse via une API. (source: L’Usine Digitale)

STUART EN CHIFFRES

  • Activité: plate-forme de mise en relation à la demande avec une flotte de livreurs indépendants
  • Date de création: 2014
  • Siège social: Paris
  • CA: « Nous ne communiquons pas encore notre CA, mais vous pouvez mentionner une levée de fonds record de 22 millions d’euros, un soutien de business angels de renom – O. Mathiot, J-A Granjon, J-D Blanc, et du groupe La Poste »
  • Effectif: 90 salariés implantés dans 5 villes : Paris, Londres, Barcelone, Lyon, Madrid

TRIBUNE DE BENJAMIN CHEMLA DANS LES ECHOS – Septembre 2016

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Benjamin Chemla, cofondateur de Stuart

Et si l’uberisation n’avait pas attendu l’émergence des plateformes digitales ?

La croissance des plateformes digitales, célébrée par les consommateurs, décriée par certains acteurs traditionnels, inquiète tous ceux qui leur reprochent de détruire des emplois et de les remplacer par des formes d’activités « précaires ». Ces détracteurs de la nouvelle économie oublient pourtant deux réalités.

La première est le potentiel de création d’emplois (directs et induits) et de richesse associé à ces plateformes. La seconde renvoie aux secteurs économiques dans lesquels se développent ces plateformes : transport de personnes, services de livraison, hébergement et restauration… Voici quelques exemples d’activités que touche le phénomène d’ »uberisation ».

Dans ces secteurs, le travail atypique est d’usage depuis longtemps et parfois même la norme. Les plateformes n’ont donc pas inventé, loin s’en faut, le modèle dérogatoire au CDI à temps plein. Mieux, elles pourraient au contraire jouer un rôle décisif dans l’invention du modèle social de demain, favorable à l’emploi et respectueux des personnes.

Un levier pour l’emploi

L' »uberisation » définit les situations où les intermédiaires historiques se voient concurrencer par des plateformes numériques qui mettent en relation directe « le consommateur » avec « le producteur ». L’intermédiation ne disparaît pas, mais change de nature : une infrastructure coûteuse et relativement intensive en main-d’oeuvre est remplacée par un service semi-automatisé, qui tire parti des innovations technologiques des dernières années.

Certes, cette dynamique pose un défi de transformation considérable pour les intermédiaires traditionnels et une partie de leurs métiers. Toutefois, contrairement à certaines prédictions alarmistes, les créations d’emplois ou d’activités font bien plus que compenser les pertes d’emplois potentielles.

L’appel d’air créé par l’émergence des plateformes est manifeste dans les services de transport aux particuliers : la montée en puissance des services de véhicules de tourisme avec chauffeur a permis la création de dix mille emplois ces trois dernières années.

De même, les services de livraison rapide, souvent assurés par des coursiers à vélo, se développent de façon exponentielle dans les grandes villes. Néanmoins, ils ne se substituent à aucun emploi existant et offrent des sources de revenus immédiats et nouveaux à des populations qui ne veulent ou ne peuvent pas travailler à temps plein. Aux États-Unis, les étudiants comptent ainsi pour 25 % des collaborateurs de ces plateformes.

De manière générale, près de 200 000 auto-entrepreneurs français recourent déjà aux services des plateformes pour trouver des missions. Face à un chômage endémique et à la crise du modèle salarial classique, le développement du travail indépendant et les missions offertes par les plateformes sont une solution avant d’être un problème. 90 % des emplois créés au Royaume-Uni en 2013, en sortie de crise, n’ont-ils pas bénéficié à des indépendants ?

L’uberisation des emplois avant Uber

Les détracteurs de la nouvelle économie reprochent également aux plateformes de substituer des emplois précaires à des emplois stables. Cette deuxième idée reçue, plus répandue, invite au rappel de quelques fondamentaux.

Penchons-nous sur les secteurs « uberisés » ou susceptibles de l’être. Malgré leur diversité apparente, ces activités de services ont un point commun : le caractère fluctuant, imprévisible ou cyclique de la demande des clients y impose depuis toujours des formes d’organisation du travail très éloignées du CDI à temps plein classique. Deux exemples :

Dans l’industrie des taxis, quatre statuts différents sont accessibles aux chauffeurs, mais 80 % optent pour le statut d’indépendant, 3 % seulement sont salariés. Dans la coiffure également, la disparition de 10 000 salariés depuis 2002 a presque été entièrement compensée par le développement du travail indépendant. Et si lui aussi se voyait touché demain par l’uberisation ?

Les plateformes, terreau d’innovations sociales

Dans cette histoire, les plateformes marquent donc moins une rupture qu’un changement d’échelle. Cette situation est selon nous une chance à saisir. Les métiers uberisés pouvaient vivre autrefois dans une zone juridique grise, à l’abri des innovations sociales et économiques majeures. Il s’agissait en outre souvent de secteurs dans lesquels prospéraient des pratiques à la limite du droit.

Ce n’est plus possible aujourd’hui. Les plateformes, par leur taille croissante, l’uniformisation des pratiques qu’elles autorisent, peuvent servir de tremplin à la mise en place de protections et d’un accompagnement sur mesure pour les travailleurs indépendants.

Notre conviction est que cette responsabilité sociale des plateformes sera la clef de leur développement et de leur pérennité future. L’enjeu majeur est donc de trouver un juste équilibre entre liberté d’entreprendre, développement de l’emploi, protection des personnes et respect des comptes sociaux. Voici quelques règles qui nous semblent concourir à cet objectif :

  • Éviter de vouloir faire rentrer à tout prix la diversité des nouvelles formes d’activités dans les habits étroits du salariat ; introduire, sous des conditions à définir, une présomption de non-salariat pour les collaborateurs des plateformes.
  • Définir des principes de protection (politique de formation, assurances…) plutôt que des règles uniformes.
  • Établir un système simple de collecte des cotisations sociales, qui pourrait par exemple être géré par les plateformes elles-mêmes, devenant ainsi des tiers de confiance.

Notre écosystème de start-ups est un des plus dynamiques au monde : donnons-nous clairement les moyens d’exploiter les potentialités inédites de la nouvelle économie, en termes d’innovation et de croissance !