Myfox rejoint le Groupe Somfy pour révolutionner le SmartHome. C’était au Business Club (podcast)

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TALK 1: ZENLY lève 20 millions € auprès d’investisseurs américains de prestige

TALK 2: WEPROOV, l’état des lieux facilité et sécurisé en un clin d’oeil

TALK 3: MYFOX, spécialiste des alarmes connectées, racheté par le Groupe Somfy

TALK 4: Le rendez-vous du Médiateur des Entreprises, avec Pierre Pelouzet

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TALK 3: Jean-Marc Prunet, directeur général de Myfox / Marc Westermann, directeur de l’activité connectique de SOMFY

Pour écouter, réécouter et télécharger cette interview:

Myfox est l’inventeur de l’IntelliTAG, premier détecteur d’ouverture au monde constitué d’une seule pièce et permettant de déclencher préventivement l’alarme dès les premières vibrations d’une tentative d’effraction. La première génération a été lancée en 2005, et il est aujourd’hui installé sur plus de 250.000 portes et fenêtres.

Pionnier de la maison connectée, Myfox a créé en 2009 la première alarme connectée en Europe.

Les produits Myfox ont été couronnés par plus de 30 prix. La gamme Myfox Home Alarm a remporté de nombreux prix prestigieux, dont un CES Innovation Award 2015. La Myfox Security Camera a notamment été classée en 2016 meilleure caméra connectée par 60 millions de consommateurs.

Les innovations exclusives Myfox, et notamment l’IntelliTAG, sont protégées par un portefeuille de 7 brevets internationaux.

LES CHIFFRES CLÉS DE MYFOX

  • Activité: spécialiste de la sécurité domestique et professionnelle (précurseur dans le secteur de la domotique et de la sécurité 2.0: créateur de la 1ère alarme connectée)
  • Date de création: 2005
  • Lieu: Toulouse (Labège)
  • CA: 8 millions d’euros, dont 20% à l’étranger (notamment en Allemagne, Benelux, Espagne, Suisse)
  • Effectif: 60
  • 1 200 points de vente en Europe
  • Distribué dans plus de 90 pays dans le monde
  • IntelliTAG est aujourd’hui installé sur plus de 250.000 portes et fenêtres.

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L’ACTUALITÉ DE MYFOX (Frenchweb)

28 octobre 2016 – Somfy, acteur spécialisé dans les systèmes d’ouverture et de fermeture pour les particuliers et les professionnels, a annoncé le rachat de MyFox, entreprise innovante dans le domaine de la maison connectée. Dix ans après sa création par Jean Prunet (père de Jean-Marc Prunet), l’entreprise est cédée dans le cadre d’un plan d’investissements de 12 millions d’euros au total, incluant la R&D et la distribution, précise Somfy.

Avec cette acqusition, Somfy va pouvoir se positionner sur le marché B2C et sur des solutions personnalisées dans l’univers de la Smart Home. Elle compte également accélérer sur le segment de la vidéo surveillance en mettant la main sur les brevets déposés par MyFox. Somfy, acteur historique, s’était déjà d’ailleurs rapproché des start-up avec la signature d’un partenariat avec Monitorlinq en 2015, une plateforme professionnelle de services connectés pour la santé et la sécurité à l’intérieur de la maison.

L’HISTOIRE DE MYFOX

L’entreprise a été fondée par le père du dirigeant actuel, en 2005. Il dirigeait alors Sotralu, leader français des serrures pour menuiseries aluminium, et avait réalisé qu’une sécurité efficace passe par une dissuasion proactive. Un projet de R&D est lancé afin de développer un détecteur d’intrusion innovant, capable d’analyser les déplacements des objets et de distinguer les mouvements habituels des mouvements caractéristiques d’une tentative d’effraction (chocs, vibrations et ouvertures). Après plus de 10 000 heures de R&D menées dans le cadre d’un partenariat avec le laboratoire du LAAS-CNRS, la première génération du TAG est née. Un brevet européen est déposé et délivré. Plusieurs générations suivront. Myfox est né.

En 2009, Jean-Marc Prunet (fils du fondateur) reprend l’entreprise, qui devient l’un des premiers fabricants d’alarmes connectées contrôlables à distance par Internet en Europe.

PRODUITS

La technologie IntelliTAGTM brevetée et primée, s’appuie sur la notion de dissuasion plutôt que de détection. Reposant sur plusieurs capteurs et algorithmes, les détecteurs de porte et fenêtre IntelliTAGTM préviennent les intrusions avant qu’elles ne se produisent, en analysant les différents types de vibrations. Ces détecteurs intelligents parviennent ainsi à distinguer les événements normaux (ex. quelqu’un qui frappe à la porte) des risques d’intrusion, notamment en cas de tentative d’intrusion à l’aide d’un levier. En cas d’activité suspecte, le système déclenche une alarme avant qu’un éventuel intrus ne pénètre dans l’habitation.

79% du temps, le cambrioleur renonce.

Gage de confiance, en 2008, lors d’une célèbre exposition artistique parisienne, c’est la technologie IntelliTAGTM qui a été choisie pour sécuriser des œuvres d’art historiques signées Picasso et Manet. La technologie mise en place avait pour but non seulement de protéger les œuvres des tentatives de vol, mais aussi de dissuader les visiteurs trop curieux d’approcher les objets exposés de trop près.

PRIX

  • Pack de base avec 1 tag: 299€ (chaque Intellitag supplémentaire: 50€)
  • Caméra: 199€

Le système est connecté à une appli qui envoie un sms lors d’une tentative d’intrusion.

LA RÉVOLUTION DU SMART HOME selon Jean-Marc Prunet, DG de My Fox

Moins de 10% des foyers français sont équipés d’un système de sécurité, qu’il ait été installé par un professionnel ou soi-même, qu’il soit relié à un centre de télésurveillance (environ 4% des foyers) ou non. Les chiffres européens ou américains amènent au même constat : le besoin fondamental de sécurité du foyer reste largement inassouvi.

L’offre de sécurité prédominante a été développée avec succès par les leaders de la télésurveillance résidentielle, tels ADT aux Etats-Unis, EPS ou Securitas Direct en Europe. Leur modèle économique repose sur un abonnement mensuel élevé avec engagement (entre 35€ et 45€ mensuels) permettant d’offrir au consommateur une prestation « tout compris » incluant l’installation, la maintenance, la gestion des alarmes, mais aussi de financer des investissements marketing et d’acquisition client élevés eux-aussi.

Pourtant ces offres restent confidentielles par rapport au potentiel marché, nous laissant penser que les consommateurs ne s’y retrouvent pas, que ce soit au niveau du prix ou des bénéfices perçus.

La révolution du Smart Home a permis l’émergence de produits à installer soi-même. Les caméras ou alarmes connectées sont devenues plus accessibles en prix, simples à installer et utiliser, et innovantes lorsque par exemple elles détectent une intrusion de manière préventive ou reconnaissent un utilisateur pour anticiper ses besoins. Selon l’ensemble des analystes, notamment GFK, les netcams et les alarmes connectées arrivent en tête des priorités d’achat des consommateurs.

Le service de télésurveillance par des tiers

Elles permettent de porter la sécurité du domicile chez des consommateurs plus jeunes, plus urbains, mais plus généralement chez les personnes qui souhaitent être libres de choisir le produit et le service le plus adapté à leurs besoins. Ces consommateurs connectés ne veulent pas se lier à un service extérieur payant à jamais. La communauté autour d’une famille sera pour beaucoup suffisante pour appeler la police si nécessaire, et la liberté de souscrire à un service professionnel le temps des vacances, aussi facilement qu’à un service digital de musique en ligne, suffisante.

La convergence entre les offres de sécurité à installer soi-même et la télésurveillance professionnelle devrait émerger comme une tendance lourde. ADT lui-même, le géant américain a récemment considéré en ouvrant Canopy, un service permettant l’intégration de ses services de télésurveillance par des tiers, qu’il était plus pertinent de s’associer à cette vague de croissance plutôt que de lutter contre.

Le Smart Home en pleine expansion

Le Smart Home vient modifier la relation du consommateur avec son habitat. On assiste à une révolution qui connecte les hommes à leur environnement, leur permettant d’en prendre le contrôle. Les services maintenant associés aux produits connectés créent des opportunités pour l’ensemble des acteurs de la maison.

Les écosystèmes d’Amazon (Echo et son moteur de contrôle vocal Alexa), d’Apple (HomeKit) et de Google (Works With Nest, Thread, …) apporteront demain l’interopérabilité qui fait aujourd’hui défaut et viendront ainsi renforcer la visibilité et la lisibilité de ces nouvelles offres, fluidifier les parcours consommateurs, donner au consommateur encore plus de contrôle mais aussi de liberté.

Les acteurs de la sécurité résidentielle vont, dans les années à venir, continuer à repenser leurs solutions pour répondre à cette nouvelle clientèle connectée, non moins exigeante. Ces offres pensées pour le consommateur et connectées au reste de la maison, permettront de répondre plus aisément au besoin latent de sécurité.

Une étude de Citigroup prévoit d’ailleurs qu’aux Etats-Unis, marché souvent précurseur, les systèmes dits « DIY5 » équipent autant de foyers que les solutions de télésurveillance traditionnelles à l’horizon 2035, la pénétration du marché passant ainsi de 20% à 40% sur la période. (source: Les Echos)

LE GROUPE SOMFY

logo-somfyPOURQUOI L’ACQUISITION DE MYFOX (Le Figaro)

Avec l’acquisition de MyFox, qui suit celle des serrures connectées Okidokeys, l’historique Somfy affirme un peu plus encore ses ambitions dans le domaine de la maison intelligente et des systèmes de surveillance, et entend développer une offre élargie afin de satisfaire tous les besoins et tous les marchés. Somfy perçoit plus que jamais le potentiel du marché de la sécurité résidentielle à l’heure où le taux d’équipement compris en Europe entre 10 et 20 % laisse augurer d’un développement très important dans les années à venir.

«Nous avions commencé à chercher de nouveaux financements. Il nous est apparu que la poursuite de notre activité serait plus favorable au sein d’une grande entreprise», explique Jean- Marc Prunet, le PDG de Myfox, qui conservera ses fonctions au sein de Somfy «pendant plusieurs années». «Nos produits sont là pour simplifier la vie de nos clients. Nous pouvons imaginer des scénarios dans lesquels la fermeture des volets le soir place l’alarme en mode nuit. Ou lie l’arrêt de l’alarme à l’ouverture des volets», glisse Jean-Guillaume Despature, PDG de Somfy, qui souhaite que la start-up préserve «son agilité et sa capacité d’innovation».

Un mouvement de concentration

Le rapprochement entre Myfox et Somfy est révélateur d’une vague de fond, avec plusieurs rachats de start-up par des grands groupes ou des ETI. «Cette opération nous permet de nous renforcer mutuellement. Nous entrons dans une phase de maturité après une période d’euphorie, marquées par l’émergence d’idées rigolotes, plus ou moins tangibles», analyse Jean-Marc Prunet. Aux États-Unis les opérations de ce type sont très fréquentes. Apple, Google et Facebook sont actifs dans le domaine. Fin septembre, le groupe de Tim Cook a mis é sur TupleJump, après avoir racheté Turi un mois plus tôt. L’acquisition de jeunes pousses commence à faire partie de la stratégie des grands groupes de ce côté de l’Atlantique. PSA s’est offert Aramis-Auto (déjà plus tout à fait une start-up), Withings a été repris par Nokia, Legrand est entré au capital de Netatmo, des groupes comme Engie ou Orange multiplient les prises de participations dans des start-up via des fonds dédiés. Ces mouvements sont aussi indispensables pour apporter au secteur les financements qui lui manquent pour assurer sa croissance.

LES CHIFFRES CLÉS DU GROUPE SOMFY

  • Leader mondial de la motorisation des ouvertures et fermetures de la maison avec plus de 100 millions de moteurs vendus dans 60 pays
  • Siège social: Cluses (Haute Savoie)
  • Date de création: 1969
  • CA: + d’1 milliard de CA en 2015.
  • Sur le troisième trimestre 2016, Somfy a engrangé 276,7 millions d’euros de chiffre d’affaires, en hausse de 4,4% d’une année sur l’autre.
  • Effectif: 7 800
  • Présence dans près de 60 pays.
  • Plus de 100 millions de moteurs vendus dans le monde
  • Somfy signifie Société d’Outillage et Mécanique du Faucigny (commune de Haute Savoie)

Weproov, l’état des lieux digital et sécurisé. C’était au Business Club (podcast)

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TALK 1: ZENLY lève 20 millions € auprès d’investisseurs américains de prestige

TALK 2: WEPROOV, l’état des lieux facilité et sécurisé en un clin d’oeil

TALK 3: MYFOX, spécialiste des alarmes connectées, racheté par le GROUPE SOMFY

TALK 4: Le rendez-vous du Médiateur des Entreprises, avec Pierre Pelouzet

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TALK 2: WEPROOV, avec Alexandre Meyer, cofondateur (27 ans)

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WEPROOV est une application de preuves visuelles pour états des lieux. Lancée début 2015, elle compte déjà plus de 2000 clients particuliers actifs et une cinquantaine d’entreprises clientes. Utilisée sur les 5 continents, WeProov a remporté le trophée de la startup la plus prometteuse lors des Autobiz Internet Awards 2015 et le Challenge Start- Up 2016 de 20 minutes.

A l’origine: «Je me suis rendu compte que dans les entreprises de location, le moment de l’état des lieux était toujours anxiogène alors qu’on est censé être détendu pendant ses congés», explique Gabriel Tissandier. Des tensions dues au format que prend l’état des lieux: «des croix des ronds des schémas, des choses approximatives et peu fiables».

Weproov est né en janvier 2015 sous l’impulsion de Gabriel Tissandier et Alexandre Meyer, deux amis qui se sont rencontrés en master d’innovation à l’école de commerce ESCP. Une fois leur diplôme en poche, le premier a commencé par diriger une société d’événementiel dans le Sud de la France tandis que le deuxième était agent immobilier pour des clients français aux Etats-Unis. C’est par hasard qu’ils font la connaissance de Jean-Luc Monceron, un ancien boulanger tout juste sorti de l’école de code 42 de Xavier Niel, qui s’est occupé de la partie technique. Après avoir travaillé plus d’un an sur leur projet, les fondateurs ont pu présenter leur application à l’école 42 en mars 2016, lors d’une soirée de lancement. (source: 20minutes.fr)

DANS LA TRIBUNE

Comment WeProov sécurise l’acte de louer

Présente à Aix-en-Provence où elle a implanté son premier bureau, la start-up née à Paris a mis au point une application permettant de fournir des preuves visuelles utiles en cas d’états des lieux. Concept qui ne connaît pour l’heure pas d’équivalent en Europe assure-t-elle.

Voilà un concept qui s’inscrit parfaitement dans l’ère de la consommation collaborative et de la location entre particuliers… mais pas seulement. Gabriel Tissandier et Alexandre Meyer, cofondateurs de WeProov, start-up d’Asnières sise aussi à présent à Aix-en-Provence, ont mis au point une application smartphone dont l’objectif, « est d’établir un état des lieux, de fournir des preuves visuelles, à l’instant T, relatif à un bien quel qu’il soit : voiture, maison… » explique Gabriel Tissandier.  Plus concrètement, il consiste en un tutoriel visant à réaliser un scan photographique 360 degrés, validé ensuite via signature directe sur l’écran, et suivi d’un rapport envoyé par la start-up dans la boîte mail de l’utilisateur. En somme, un outil numérique rassurant, à même d’éliminer « les sources de problème ou de conflit, sans bien sûr se substituer à un huissier ».

Inspirée directement du vécu des deux fondateurs, utilisateurs fréquents de sites de location de voitures entre particuliers, l’idée s’est ébauchée en novembre 2014, « puis nous avons commencé notre activité voici un an et demi, en juin 2015. Nous étions tous les deux à l’époque sur un coin de table, nous comptons 10 collaborateurs aujourd’hui », poursuit Alexandre Meyer.

Propositions de rachat

Preuve que l’activité a trouvé son public ? Aux côtés des quelques 2 000 utilisateurs particuliers, le concept a séduit de nombreuses entreprises, œuvrant notamment dans le domaine de l’automobile : loueurs, sociétés de leasing, concessions, convoyeurs… mais aussi dans le secteur de l’assurance, comme le groupe Foyer. Des clients implantés autant en France qu’à l’étranger.

« Nous avons également des utilisateurs aux Etats-Unis et en Australie. Notre application a été développée en trois langues : français, anglais et espagnol« .

Le modèle économique, lui, est fondé sur des abonnements au mois pour les entreprises. Avec deux formules au choix : une standard et une personnalisée, plus adaptée aux besoins de ces dernières. « A cela, d’autres services, d’autres fonctionnalités peuvent s’ajouter ». Les particuliers, quant à eux, se voient offrir les deux premiers états des lieux, et payent la prestation à partir du troisième. Un business model qui permet aux co-fondateurs de prospérer, même si ces derniers restent discrets sur leur chiffre d’affaires.

« Ce que l’on peut dire, c’est que le potentiel de notre structure a su attirer l’attention de nombreux acteurs : nous avons eu déjà plusieurs propositions de rachat émanant de sociétés étrangères« .

Bientôt la version 2

Une activité dynamique qui a permis pour l’heure aux deux fondateurs d’avancer jusqu’ici sans lever de fonds. Même si aujourd’hui, la nécessité d’accélérer leur croissance et de développer leurs outils numériques se fait sentir. « L’objectif est de travailler sur une version 2 optimisée de l’application, visant à répondre à tout type de situation. Pour ce faire, il faut travailler sur de nouvelles fonctionnalités, intégrer par exemple une reconnaissance automatique des dégâts. Ce sont des projets à moyen/long terme« , reprend Gabriel Tissandier.  Ainsi son associé, Alexandre Meyer, vient-il d’entamer un roadshow auprès d’investisseurs. « Notre choix se porterait plutôt sur des business angels, qui pourraient, outre l’aspect financier, nous apporter une expertise métier. Nous en sommes demandeurs, compte tenu de la valeur numérique de nos projets », concluent les deux jeunes entrepreneurs, âgés seulement de… 25 et 27 ans.

Zenly, l’appli de géolocalisation qui a ébloui les Américains. C’était au Business Club (podcast)

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TALK 1: ZENLY, avec Alexis Bonillo et Antoine Martin, cofondateurs

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zenly_bannerZENLY est une application de géolocalisation en temps réel, au mètre près. Lancée en mai 2016, elle est active dans 182 pays et compte désormais plus de 2 millions d’utilisateurs.

L’ACTUALITÉ DE ZENLY (Les Echos)

Comment Zenly a séduit la crème des investisseurs américains

La jeune société française a levé 20 millions d’euros, auprès de deux des investisseurs américains les plus emblématiques. Récit des derniers mois, où tout s’est accéléré pour cette application de géolocalisation plébiscitée par les ados.

Alexis Bonillo et Antoine Martin, les deux jeunes fondateurs de Zenly, ont peu dormi, ces derniers jours. Mais, au final, rarement des entrepreneurs se seront retrouvés avec autant de moyens pour développer une si jeune société de la French Tech.

Leur application n’a que quelques mois, mais elle a déjà convaincu les principaux investisseurs de la Valley de miser sur elle. Zenly vient de boucler un tour de table de 20 millions d’euros (plus de 22 millions de dollars), auprès de Benchmark Capital, qui a notamment investi, ces dernières années, dans Twitter, Instagram, Snapchat ou Uber, et Jerry Murdock, le fondateur du fonds Insight Venture Partners (présent aussi dans Twitter, ou dans Flipboard).

La société développe sa propre technologie de géolocalisation depuis 2011, mais l’avait mise, à l’origine, au service d’Alert.us, une application permettant aux parents de voir où se trouvaient leurs enfants. Jugée trop anxiogène, elle a été abandonnée au profit de Zenly, une application sociale pour géolocaliser ses amis et discuter avec eux. Plus la peine de donner l’adresse d’un rendez-vous, il suffit de se laisser guider jusqu’à son contact, sur une carte.

Un million d’utilisateurs en quelques mois

Avec un soin extrême apporté au design, à « l’expérience utilisateur », tout ce qui fait le succès, en général, des applications américaines, et tout ce qui manque, souvent, aux françaises… Et une dimension « fun » : automatiquement, on est prévenu lorsque l’un de ses amis arrive dans un nouveau pays, par exemple. « Il y avait aussi un défi technique dans ce secteur, sur lequel beaucoup ont buté : être précis dans la localisation, en temps réel, sans consommer trop de batterie », expliquait aux « Echos », en juillet, Antoine Martin, co-fondateur de la société .

Depuis, tout s’est accéléré pour les deux jeunes entrepreneurs, qui n’ont pas encore 30 ans et ont créé la société peu de temps après la fin de leurs études (à l’EMLyon pour Alexis Bonillo, à l’Essec pour Antoine Martin). En quelques mois, l’application séduit un million d’utilisateurs, puis un autre million au cours de l’été, pour dépasser aujourd’hui les 2 millions d’actifs.

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Avec des pics d’utilisation qui ont même surpris les deux fondateurs. L’application est citée par quelques youtubeurs connus. Le bouche-à-oreille fonctionne à plein. Et le taux de pénétration est particulièrement élevé en Norvège, par exemple, depuis que des adolescents se sont servis de Zenly pour se retrouver, dans un festival de musique. « Au début, on ne comprenait pas trop ce qui arrivait. Il a fallu faire des recherches pour savoir ce qui se passait dans cette petite ville de Norvège, où tout le monde utilisait notre application ! », raconte Alexis Bonillo.

Idem au Weather Festival, début juin au Bourget… L’une des premières décisions de la start-up, en emménageant récemment dans des locaux flambant neufs, porte Saint-Martin à Paris, a d’ailleurs été de placer à l’entrée un écran sur lequel on peut visualiser en direct les utilisateurs de Zenly qui sont sur l’application, sur une carte du monde : Europe, Etats-Unis, Asie du Sud-Est… Il y a toujours des utilisateurs de l’application éveillés, quelque part dans le monde. « Les visiteurs sont fascinés par cette carte du monde et s’amusent à zoomer sur les villes », glisse Antoine Martin.

Week-end à Aspen

Fin 2015, Zenly avait déjà levé près de 8 millions d’euros, auprès du fonds français IDInvest, de Kima Ventures – le fonds de Xavier Niel – et de quelques business angels. « Il y a quelques mois, je disais à tout le monde que c’était une ‘billion-dollar company’ (une licorne, une société valorisée un milliard de dollars, NDLR). En fait, après avoir vu son développement et l’équipe qui est en place, je pense que c’est une future ’10 billion dollar company’, qui sera comparable à Facebook ou Snapchat », ose Jean de la Rochebrochard, de Kima Ventures, qui a convaincu Xavier Niel d’investir 3 millions d’euros sur la société, il y a moins d’un an. Un montant inhabituel pour le fonds.

Sur les six premiers mois de cette année, l’équipe travaille le produit. « Nous ne pensions pas lever de nouveau, on se concentrait sur de nouvelles fonctionnalités, sur la manière de travailler avec les festivals », confie Alexis Bonillo. Mais, début juillet, les deux entrepreneurs reçoivent un coup de fil d’un certain… Jerry Murdock.

Fondateur d’Insight Venture Partners, il a entendu parler de Zenly par Solomon Hykes, l’entrepreneur franco-américain qui a créé à San Francisco la suite logicielle Docker. Murdock est l’un de ses investisseurs et Hykes a participé au tour de table de Zenly, quelques mois auparavant.

Le New Yorkais les invite à Aspen, dans le Colorado, où sont réunis le week-end suivant des entrepreneurs, des investisseurs… Les deux Français arrivent en tee-shirt à la réunion du très feutré Aspen Institute, un oeil sur la finale de l’Euro de football, qui s’achève sur la défaite de l’équipe de France. Ils se retrouvent à « pitcher » Zenly à l’ancien cycliste Lance Armstrong, à l’ancien patron de CNN et biographe de Steve Jobs, Walter Isaacson…

Le lendemain, ils enchaînent les rendez-vous avec des ingénieurs, parlent technique. On les teste sur la solidité de l’application. Avant de les laisser partir vers San Francisco, où ils doivent revoir Peter Fenton, rencontré quelques jours avant à Paris, Murdock leur tend un chèque. « J’aurais aimé investir davantage, leur dit-il. Mais si je le fais, Benchmark n’entrera pas. »

Génération décomplexée

En Californie, les fondateurs de Zenly voient défiler tous les partners de Benchmark Capital, dont le fameux Peter Fenton, l’un des VC les plus célèbres de la Valley, passé d’Accel à Benchmark il y a neuf ans. Bombardés de questions, toujours en plein jetlag, ils leur expliquent comment les « millenials » sont les premiers utilisateurs de l’application.

Décomplexés par rapport la géolocalisation et à la vie privée, les moins de 25 ans n’hésitent pas à partager leur position géographique avec leurs proches… là où, il y a quelques années, les utilisateurs s’insurgeaient des mêmes fonctionnalités, dans Facebook ou Latitude, un service lancé par Google et fermé peu de temps après. « Récemment, lors d’un test produit, comme on en fait souvent dans nos locaux, on a fait tester l’application à un jeune de 18 ans. En 5 minutes, il avait envoyé 80 invitations à ses potes pour utiliser Zenly », raconte Alexis Bonillo.

Le baptême du feu est passé. Juste avant de reprendre l’avion pour la France, les deux entrepreneurs repartent avec une proposition ferme, à plus de 20 millions. Une semaine plus tard, ils doivent partir en vacances. Jour et nuit, ils sont audités. Le deal est finalement bouclé dans les temps, juste avant de faire les valises. « Entre le premier mail et le versement des fonds, 29 jours se sont écoulés », s’amuse Alexis Bonillo qui, à son retour de vacances, s’envole de nouveau pour les Etats-Unis.

Convaincre des leaders d’opinion

Changement d’ambiance : cette fois, il s’agit de faire connaître Zenly sur les campus américains. « Comme l’ont fait Facebook ou Tinder », explique le jeune homme. Il y va au culot, écrit à quelques universités pour savoir s’il peut louer une chambre sur leur campus. Ca marche : il passe une semaine à UCLA, en colocation avec un étudiant koweïtien, puis quelques jours à USC et Stanford. Il y multiplie les rendez-vous, avec des développeurs d’applications, des entrepreneurs, des étudiants…

Il vise les fraternités, ces réseaux si puissants outre-Atlantique, persuadé qu’il faut convaincre des leaders d’opinion, va voir les matches de football américain – les événements sportifs, comme les festivals, sont identifiés comme d’importants relais de croissance. Et se retrouve même à montrer l’application à l’équipe d’athlétisme de UCLA, lui qui a pratiqué le saut à la perche plus jeune, à une époque où il affrontait Renaud Lavillenie. « Il y a quelques mois, on avait un master en millenials, maintenant on a un PhD », plaisante-t-il.

Un destin à la Whatsapp ?

Il en revient avec des idées, une base d’utilisateurs qui grandit aux Etats-Unis et la conviction qu’il doit s’installer à San Francisco : pour se développer aux Etats-Unis, il devient incontournable pour au moins un des fondateurs de franchir l’Atlantique. « On gardera l’équipe technique à Paris. Elle est d’un super niveau, on ne trouvera pas mieux là-bas. Et puis, entre le statut de jeune entreprise innovante, le crédit impôt recherche, on dispose ici de bonnes conditions pour les start-up. »

Le siège aussi, pour le moment, reste en France. Les fonds américains n’ont pas soulevé la question. Avec les Etats-Unis, Zenly veut s’implanter sur dix à quinze marchés clés. Certains sont déjà identifiés : l’Allemagne, le Japon, la Corée du Sud, l’Indonésie, la Turquie, le Viet-nam...

Mais les deux fondateurs gardent la tête sur les épaules. « Nous sommes ambitieux, il ne faudra pas lésiner sur les moyens si on veut créer une société mondiale, mais on n’embauchera jamais des milliers de personnes. On se rapproche davantage d’une société comme Whatsapp, qui fonctionne avec quelques dizaines d’ingénieurs », ajoute Alexis Bonillo. Whatsapp? La société a été rachetée près de 22 milliards de dollars par Facebook. Zenly n’en est pas encore là, mais commence à attirer les regards…

Zenly, la start-up française qui affole les investisseurs américains (BFM Business)

(…) Les espoirs affichés outre-Atlantique dans le potentiel de Zenly sont d’autant plus étonnants que les start-up françaises ont rarement rayonné à l’international dans les applications grand public.

Zenly se distingue par un usage de la géolocalisation précise au mètre près. Elle permet aux utilisateurs de son appli mobile de rester connectés avec leurs amis pour échanger avec eux, grâce à une technologie de partage de position géographique. Pour limiter les craintes légitimes qu’elle suscite sur la protection de la vie privée, l’appli fournit à ses utilisateurs le contrôle de leur géolocalisation. Il leur est possible à tout moment, de désactiver leur position, ou de ne la partager qu’avec une ou plusieurs personnes. (…)

Début 2016, Zenly avait déjà séduit plusieurs investisseurs français. Une première levée de fonds de 10 millions d’euros a réuni ID Invest et Xavier Niel et même plusieurs business angels américains.

Avec sa nouvelle levée de fonds, la start-up française prévoit d’accélérer son développement international, à commencer par l’ouverture de bureaux à San Francisco. Une quasi-obligation quand on a à son capital autant d’investisseurs américains habitués à côtoyer les sociétés qu’ils financent dans la Silicon Valley.

Emission spéciale Silver économie: quelles sont les tendances, les vraies opportunités de croissance? C’était au Business Club

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TALK 1 / 2 / 3: DOSSIER SPÉCIAL SILVER ECONOMIE: chiffres, prévisions, tops & flops, opportunités de business

TALK 4: Le rendez-vous du Médiateur des Entreprises, avec Pierre Pelouzet


TALK 1 / 2 / 3: DOSSIER SILVER ECONOMIE, avec Alain Bosetti, président du salon Silver Economy Expo / Frédéric Serrière, président de Global Aging Consulting / Laurent Levasseur, président de Bluelinea / Faissal Houhou, co-fondateur et Directeur Général de Robocare Lab

Pour écouter, réécouter et télécharger cette émission:

La « Silver Economie » est le nom d’une filière industrielle lancée en France en 2013, sous la houlette de la députée girondine Michèle Delaunay, alors ministre. Elle concerne l’ensemble des produits et services destinés aux personnes âgées de plus de 60 ans. Plus officiellement, « Il s’agit de tous les produits et services qui devraient permettre d’améliorer l’espérance de vie sans incapacité ou d’aider au quotidien les personnes âgées dépendantes et leurs aidants naturels ». (Global Aging Consulting)

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LA SILVER ECONOMY EXPO

a lieu du mardi 15 au jeudi 17 novembre 2016, Porte de Versailles

Alain Bosetti, président, est notre invité

 LE MARCHÉ DES SENIORS

Marché 2016 en France: 94 milliards €

L’évolution démographique de ces dernières années et les projections pour les années à venir marquent l’entrée de la France dans le groupe des « pays en voie de vieillissement ». Les plus de 60 ans représentent 15 millions de personnes. En 2030, ils seront 20 millions et atteindront 24 millions en 2060.

Les seniors sont des consommateurs à ne pas négliger : ils assurent depuis 2015, 54 % des dépenses de biens et services dont 64% pour la santé, 56% pour les dépenses d’assurance, 57% pour les loisirs et 58% pour les équipements de la maison. Un véritable marché pour la plupart des entreprises. La filière de la Silver économie est en plein essor : le marché dépassera les 130 milliards d’euros en France en 2020, soit +41% en seulement 7 ans (depuis 2013). Sources : INSEE – Etude leMarchéDesSeniors.com – 2010

Selon le rapport Insee du 3/11/2016: 21 000 centenaires en 2016 en France, 270 000 en 2070 ? Si les tendances actuelles se prolongent, la France pourrait compter à cette date 270 000 centenaires, soit treize fois plus qu’aujourd’hui.

« Senior » à 60 ans, « Vieux » à 70… comment les Français perçoivent-ils le vieillissement ?

Une étude exclusive menée à l’occasion des salons Silver Economy Expo et Solulo
Silver Economy Expo : le salon BtoB des technologies et services pour les seniors

La France est un pays en voie de vieillissement avec aujourd’hui 16 millions de plus de 60 ans et 20 millions en 2030[1]. Mais quel regard les français portent-ils sur l’avancée en âge ? A partir de quand se perçoivent-ils comme « vieux » ? Les français aimeraient-ils vivre jusqu’à 150 ans en bonne santé ? Que pensent-ils de la politique menée sur ce sujet ?…

« On ne peut pas s’empêcher de vieillir, mais on peut s’empêcher de devenir vieux » – Henri Matisse. Cette citation résume parfaitement l’opinion des Français[3] ! Près d’un tiers d’entre eux considère en effet qu’« être vieux » est une question d’état d’esprit et non d’âge. Ils pensent également, comme Jacques Salomé, que « vieillir ce n’est pas ajouter des années à la vie mais de la vie aux années »[4]. Nos concitoyens marquent, par ailleurs, une nette différence entre les « seniors » et les « vieux » :

  • ainsi on devient « senior » avant d’être « vieux » (67% considèrent que l’on devient « senior » entre 60 et 70 ans, 46% que l’on devient « vieux » entre 70 et 80 ans)
  • être « senior » est, cette fois-ci, totalement lié à l’âge (seuls 11% des interviewés pensent que c’est une question d’état d’esprit). « Porteur de valeurs positives et de dynamisme, le terme « senior » s’est imposé auprès des français : on est « senior » en fin de carrière ou au début de la retraite, on devient « vieux » plus tard ! Dans la sphère professionnelle « silver » s’utilise de plus en plus… nous verrons dans quelques années si ce qualificatif est également adopté par le grand public. » précise Alain Bosetti, Président des salons Silver Economy Expo et Solulo.

Les étapes de la vie et l’affaiblissement des aptitudes physiques sont perçus comme les marqueurs de vieillesse. Notamment lorsque l’on :

  • quitte son logement pour une maison de retraite (pour 72% des français)
  • ne conduit plus en toute sécurité pour soi ou pour les autres (71%)
  • a besoin d’être aidé(e) dans les tâches de la vie quotidienne (courses, ménage, toilette, prise des repas…) (67%)
  • éprouve des difficultés pour marcher et/ou on doit utiliser une canne (65%)
  • ne peut plus s’alimenter comme avant (baisse de l’appétit, difficulté à avaler…) (56%)

Vivre plus longtemps que Jeanne Calment ne fait pas rêver les Français !

Si l’espérance de vie est aujourd’hui de 79 ans pour les hommes et de 85,1 ans pour les femmes[5], certains annoncent « la mort de la mort »[6] ! Mais les français veulent-ils vivre jusqu’à 150 ans et plus, même en bonne santé ? Selon l’étude, près de 2/3 d’entre eux ne le souhaitent pas (65%), même si 42% pensent que cela est possible. Assez logiquement, plus les français sont jeunes, plus ils considèrent que cela peut arriver (52% des 18-24 ans pensent que c’est possible, contre 36% des 45 ans et plus). 

Le rôle de l’état dans les politiques liées à l’âge.

Aider les français à rester en bonne santé

68% des français considèrent que les politiques publiques, dans leur intervention pour favoriser le « bien vieillir », doivent avant tout axer leurs efforts sur le maintien d’une bonne santé. Et cela bien avant d’aider à l’allongement de la durée de vie[7]. Pour aller dans ce sens, 66% des français souhaitent les voir agir pour inciter la population à adopter des modes de vie qui favorisent le maintien en bonne santé, sans pour autant contraindre ou sanctionner[8].

Soutenir l’aide à domicile

75% des français voient les aides à domicile comme un moyen de permettre aux personnes âgées de rester vivre chez elles le plus longtemps possible, et ainsi faire face au manque de place dans les maisons de retraite (conséquence du vieillissement de la population française et de l’allongement de l’espérance de vie). Ils attendent une aide de l’Etat plus affirmée sur ce sujet : ainsi, seulement 11% des interviewés pensent que le gouvernement soutient suffisamment l’aide à domicile et 75% souhaiteraient qu’il s’investisse davantage sur ce sujet.

[1] Source : Insee 2011 – [2] Méthodologie complète en fin de communiqué – [3] 82% des français partagent cet avis – [4] 73% des français partagent cet avis – Citation de Jacques Salomé – [5] Source : Ined, Population & Sociétés n° 531, Mars 2016 – [6] La Mort de la mort : comment la technomédecine va bouleverser l’humanité, Laurent Alexandre – 2011 – [7] 2% des français souhaiteraient voir l’Etat axer principalement ses efforts sur l’allongement de la durée de vie – [8] 4% sont d’accord pour contraindre ou sanctionner

FRÉDÉRIC SERRIÈRE, président de GLOBAL AGING CONSULTING

10-fittest-cities-for-seniors-ftrQuels sont – concrètement – les marchés à opportunité ?  Quels sont les potentiels réalistes et chiffrés ? Quelles sont les stratégies possibles ? L’étude « Global Aging Opportunities » répond à ces questions. Des exemples illustreront la présentation : Nike, Danone, Oxo, Pepsi, Volkwagen, Aegis, Docomo, 7-Elevens, etc…

DANS LA TRIBUNE

« Pour moi il existe deux visions économiques du sujet. La vision « marché du grand âge », celle des services à la personne, de la santé liée au grand âge, et puis la vision « marché des seniors », les plus de 60 ans. Le premier pèse 57 Md€ de CA par an, le second représente 90 Md€ de CA annuel. A mes yeux le plus intéressant, en matière de développement économique, c’est le marché des seniors ! »

Estimant que pour le marché du grand âge, il n’existe « plus grand-chose à créer au-delà des Ehpad et du service à la personne, des systèmes d’assistance en cas de chute« , Frédéric Serrière souligne que les « entreprises qui ont souhaité développer des dispositifs hautement technologiques en direction unique du grand âge se sont plantées. Au-delà de 75-80 ans, il existe une véritable fracture numérique entre nous. Elle ne permet pas le développement de nouveaux business. D’autant plus que le marché des 75 ans et plus sera stable, toutes les études le montrent, pendant 7 à 8 ans. La silver économie du grand âge est une économie de réponse aux soucis de santé, une économie de l’urgence médicale en quelque sorte. Pas plus que cela. »

Son analyse change radicalement dès que l’on aborde avec lui le marché des seniors. « C’est celui des baby boomers. Son potentiel est énorme… si on sait l’aborder. » Savoir l’aborder, selon ce spécialiste du marché des seniors, c’est « éviter de proposer des vêtements d’ado à des gamins de 4 ans ! » En clair, cibler ces seniors baby boomers sans oublier qu’ils ont, au moins, dix à douze ans de moins dans leur tête.

« Il faut avant tout se poser la question de savoir : qu’est-ce que ces baby boomers ont voulu et obtenu ? La réponse c’est : vivre le plus longtemps possible, en bonne santé. A cela, avec l’avancée en âge s’est ajoutée la volonté de rester de gros consommateurs de biens et de services, continuer des activités et vivre de nouvelles expériences. »

Aux USA, « nouvelles possibilités » remplace « retraite »

Ce sont des USA que vient la meilleure illustration de cette tendance. L’association de retraités la plus puissante au monde, l’AARP qui compte 34 millions de membres, a radicalement modifié la définition de son acronyme. Exit le Retired (retraités), place désormais à un « Real possibilities » (vraies possibilités) hautement symbolique.

« Les baby boomers US ont envoyé un signal fort en direction du marché. Ils parlent de nouvelles expériences. C’est au marché de lui en procurer. Tous les produits et services doivent s’adapter à cette attente. »

seniors.jpgUne adaptation qui doit faire preuve de finesse dans l’approche marketing. Lancer une boisson clairement adressée aux seniors est une erreur. Lancer une boisson « pour sportifs » avec des compléments alimentaires qui compenseront des carences propres aux seniors, peut plus facilement être adoptée par cette clientèle.

« Les grands groupes l’ont compris, il est très rare qu’ils lancent des produits spécifiquement dédiés aux seniors et préfèrent se concentrer sur des produits toutes générations« , analyse le spécialiste du marché des seniors.

Lancé en 2013 seulement, sous la houlette de la députée girondine Michèle Delaunay, alors ministre, le comité de filière silver économie française a suscité beaucoup d’enthousiasme politique pendant quelques mois, au moment du lancement et puis le soufflet est retombé jusqu’en novembre dernier, à l’occasion de la deuxième réunion du comité de filière qui a semblé redonner du souffle

« Politiquement, il y a eu beaucoup de discours, beaucoup d’annonces, mais l’on constate encore que, sans parler de business, bien des villes, par exemple, ne sont toujours pas pensées pour les seniors. Les feux tricolores restent toujours aussi rapides pour les piétons, les lieux de repos, bancs par exemple, ou tablettes d’appui, manquent encore beaucoup, même dans des villes entièrement repensées ces dernières années. Les choses vont évoluer, mais une génération, celle des plus de 70 ans actuellement, aura été sacrifiée, oubliée », estime Frédéric Serrière.

Vers une baisse de pouvoir d’achat de 20 % dans 20 ans

Pendant ce temps, du côté des entreprises, de nombreuses initiatives ont vu le jour. Dans une économie qui progresse faiblement, on aurait sans doute tort de voir dans la silver économie un Eldorado tout cuit. La réalité du terrain est plus incertaine. « Certes, les baby boomers renvoient une image du retraité à fort pouvoir d’achat… et c’est un fait car ils consomment encore massivement et veulent toujours plus consommer. Mais d’ici 20 ans, quand eux auront basculé dans ce qu’on appelle l’économie du grand âge, le pouvoir d’achat des seniors baissera sans doute d’au moins 20 % ! », prophétise Frédéric Serrière.

S’il est un fait que le vieillissement de la population génèrera des opportunités de croissance en France, il ne faut pas non plus ignorer d’autres signaux qui temporisent cette vision de l’avenir. Une étude de Moody’s Global Credit soulignait, en 2014, le fait que le vieillissement de la population qui se fait à un rythme sans précédent dans l’histoire de l’humanité allait entraîner un ralentissement de nos économies pour au moins 20 ans

LAURENT LEVASSEUR, PRÉSIDENT DE BLUELINEA

LES CHIFFRES CLÉS DE BLUELINEA

  • Activité: Opérateur d’objets connectés dédiés à la santé, pour le maintien et le soutien à domicile des personnes fragiles et dépendantes.
  • Lieu: Elancourt (78)
  • Créé en 2006
  • CA: 4,7 millions d’euros en 2015 (croissance de 903% ces quatre dernières années)
  • Effectif: une centaine

Opérateur d’objets connectés dédiés à la santé, Bluelinea a pour but de rendre possible, à grande échelle, le maintien et le soutien à domicile des personnes fragiles et dépendantes. Déjà plus de 16.000 personnes âgées sont suivies, nuit et jour, à leur domicile, notamment au travers du bouquet de services BlueHomeCare®, développé autour du bracelet d’autonomie BlueGard, de ses offres de téléassistance et de sa plateforme d’écoute dédiée 24h/24, 7j/7. En déployant des plateformes locales de coordination, Bluelinea, qui est à l’origine du concept d’«EHPAD à domicile», s’inscrit comme un nouveau type d’opérateur du domicile avec un triple objectif : protéger les personnes en perte d’autonomie, assister les soignants et accompagner les aidants.

Cotée sur Alternext à Paris (ALBLU), Bluelinea est qualifiée « entreprise innovante » par Bpifrance. Les actions de la société sont éligibles au PEA-PME.

Plus de 650 maternités et EHPAD utilisent aussi le BlueHomeCare

Selon Laurent Levasseur, 90% des seniors souhaitent vieillir chez eux.

La solution BlueHomeCare, c’est quoi?

  • La mise à disposition d’objets connectés adaptés aux besoins du patient (bracelet d’autonomie, balance connectée, tensiomètre, bracelet détecteur de chutes, glucomètre connecté, etc…) ;
  • L’accès à une plateforme de télé-suivi et d’assistance accessible 24H/24 et 7jours/7 ;
  • La connexion avec un réseau d’entraide (famille, proches, etc.) et de professionnels de santé.

Au cours de l’été 2014, Bluelinea a intégré les équipes de Marsollier Domotique, entreprise spécialisée dans la Domotique et le Handicap, afin de se doter d’experts de l’adaptation de l’habitat, notamment à destination des personnes fragiles et dépendantes.  En parallèle, le groupe s’est élargi avec l’intégration d’un service innovant de Dentistes à Domicile afin de favoriser l’accès aux soins bucco-dentaires des personnes dépendantes, résidant chez eux ou en EHPAD.

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DANS L’USINE DIGITALE – avril 2016

Bluelinea, l’opérateur d’objets connectés de santé qui séduit les assurances

Avec des offres d’abonnement basées sur des objets connectés et un accompagnement psycho-social à distance, Bluelinea séduit mutualistes et assureurs. Une première en Europe, le groupe de protections sociales Apicil est devenu actionnaire de l’opérateur d’objets connectés en 2015.

« La technologie ne sert à rien, l’important c’est de la transformer en service« , aime à répéter Laurent Levasseur, président du directoire de Bluelinea, un opérateur d’objets connectés dédié à la santé. « Les premières années, on s’est attaché à la mise en place de solutions basées sur des objets connectés, tout d’abord à l’hôpital, puis à la maison, et on a construit notre modèle économique autour d’abonnements, comme les opérateurs télécom ont fait avec les smartphones« , détaille t’il.

Avec un modèle économique basé sur des offres d’abonnement et un positionnement sur le marché de la « silver economy », l’entreprise a vite compris l’intérêt de s’allier avec les mutualistes et les assureurs pour se développer. En 2014,  Bluelinea rencontre Apicil, cinquième groupe de protections sociales en France. Ensemble, ils décident de lancer un observatoire. L’objectif : évaluer l’importance de la prévention santé chez les actifs et jeunes retraités devant prendre en charge un proche fragile et dépendant. « Apicil nous a confié une centaine de personnes. Pendant 6 mois, elles ont bénéficié d’un service qui englobe objets connectés (traqueur d’activité, balance, tensiomètre) et d’un suivi médico-social par un psycho-gérontologue », explique Laurent Levasseur.

APICIL ACTIONNAIRE
Convaincu des résultats de l’observatoire, Bluelinea développe une offre appelée « Bien vieillir » que commercialise Apicil auprès de ses 50 000 entreprises clientes.  « Nous sommes persuadés qu’il est possible de réussir à anticiper les fragilités de chacun en combinant objets connectés et suivi psycho-social. En s’appuyant sur l’expertise de Bluelinea, nous nous donnons les moyens d’aller plus loin dans l’accompagnement de nos clients », déclare Thomas Perrin, PDG adjoint du groupe Apicil, dans un communiqué. En mai 2015, le groupe devient actionnaire de la start-up, en investissant à hauteur de 6% du capital, et un membre d’Apicil intègre le conseil de surveillance de Bluelinea pour prendre part aux décisions stratégiques de la société.  

LES ACTUALITÉS DE BLUELINEA

  • juin 2016: Augmentation de capital de 4,5 M€ consécutive à la mise en œuvre d’un partenariat stratégique avec le groupe Hager.
  • Dans le même temps, Groupe APICIL et les fonds d’investissement d’Amundi Private Equity Funds, NextStage et Swen Capital Partners, tous actionnaires de Bluelinea, souscrivent également à une augmentation de capital de 1,5 M€ par le biais d’un placement privé réalisé avec suppression du droit préférentiel de souscription.
  • octobre 2016: La Croix Rouge Française équipe les personnes atteintes de la maladie du bracelet d’autonomie BlueGard
FAISSAL HOUHOU, CONFONDATEUR ET DG DE ROBOCARE LAB
Le service de téléprésencePRESENCE+Home de RoboCARE Lab permet d’améliorer le quotidien des personnes dépendantes en favorisant leur maintien à domicile.

PRESENCE+Home permet de piloter à distance un robot SAM (Système Audiovisuel Mobile) installé au domicile de la personne fragilisée. Les visiteurs, qu’ils soient aidants ou simples proches, peuvent ainsi vivre une expérience rassurante qui les transporte au cœur du domicile du senior isolé.  D’ici 2060, la France devrait compter 24 millions depersonnes de plus de 65 ans et 5 millions de plus de 85 ans. Or une très forte majorité cite le maintien à domicile comme essentiel au bien-vieillir.

Presence+ Home, c’est aussi une application qui comprend les modules du bien-vieillir chez soi avec « La tribu » qui permet à toute la famille de communiquer ensemble mais aussi les modules des partenaires de RoboCARE Lab qui ont l’ambition d’offrir une gamme de services innovants pour faciliter le bien-être de nos ainés: Santé, sécurité, assurances, alimentation, psychologie…

Les robots utilisés sont fabriqués par Awabot, société lyonnaise fondée par Bruno Bonnell en 2011.

Janvier 2016 – Edenis (association gérant maisons de retraite privées) a signé un partenariat avec la Start-Up RoboCare Lab

Utiliser des robots dans le domaine de l’aide et de l’assistance aux personnes âgées pour renforcer le lien social et stimuler les fonctions cognitives des personnes âgées dépendantes : l’idée vient du Japon, un pays féru de nouvelles technologies et pourtant considéré comme le plus vieux du monde avec 40 000 centenaires et 30 % de sa population âgée de plus de 65 ans. En France, c’est l’association Edenis, œuvrant depuis 30 ans dans l’accompagnement du grand âge, qui est la première à miser sur cette innovation, en partenariat avec la société toulousaine RoboCare Lab, spécialisée dans la robotique et les objets connectés. Une expérience pilote est menée dans deux résidences de Haute Garonne et Tarn et Garonne.

Ils vous proposent le service de téléprésence, Presence+ Visitor qui offre l’opportunité de rendre des visites virtuelles à vos proches résidents de maison de retraite. En vous connectant à Internet depuis chez vous sur un PC équipé d’une webcam, vous pourrez piloter, à distance, des robots équipés d’écran et de caméra pour dialoguer avec vos parents !

L’intérêt du robot pour ces personnes qui sont généralement bien loin des nouvelles technologies, est que « ce ne sont pas elles qui prennent en main la technologie, mais c’est la technologie qui vient à elles », nous explique un représentant de RoboCare Lab. Leur slogan « de la robotique pour plus d’humanité » ne peut être plus juste face à ce lien intergénérationnel que Sam peut créer quand la vie réelle ne peut rapprocher deux êtres.

Quelle est la juste valorisation de votre startup? Avec Avolta Partners. C’était au Business Club (podcast)

Publié le Mis à jour le

60L5DXMz.jpgLogo-BFMBusiness-sans-contourAu Business Club de France
Uniquement sur BFM Radio! 

→ Diffusion : samedi 5/11/2016 à 7h | dimanche 6/11/2016 à 16h

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TALK 1 & 2: DOSSIER AÉRONAUTIQUE: les simulateurs d’AVIASIM s’envolent à l’international /  DONECLE crée le premier drone de maintenance des avions / VOLTA: son hélico électrique vole 30 mn!

TALK 3: Avolta Partners publie le premier guide de valorisation des startups

TALK 4: Le rendez-vous du Médiateur des Entreprises, avec Pierre Pelouzet

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TALK 3: AVOLTA PARTNERS, avec Arthur Porré, associé cofondateur

Ecouter, réécouter et télécharger cette interview:

60l5dxmzAvolta Partners, créée en 2012, est une banque d’affaires qui conseille des jeunes entreprises innovantes et en forte croissance.

Son métier consiste à mener des opérations de capital : levée de fonds.

Pour mieux servir ses clients, Avolta Partners propose des offres différentes en fonction des besoins précis de chacun de ses clients : Avolta Start pour les premieres augmentations de capital, Avolta Ventures pour les Series A/B avec des fonds d’investissement en capital risque, Avolta Corporate pour accompagner les direction Innovation des grandes entreprises dans leur programme d’Open Innovation et Avolta Network pour sourcer et recommander les meilleurs partenaires pour nos clients.

Combien dois-je céder de parts de mon capital ?

Sur la base de 300 levées de fonds, Avolta Partners publie le premier guide de valorisation des start-ups. Les entrepreneurs ont cédé 28 % de leur capital en 2015, contre 6,38 fois leur chiffre d’affaires.

Les entrepreneurs français renversent la table des négociations avec les investisseurs. Alors que leurs pairs américains peinent à valoriser leurs start-up face au scepticisme croissant des fonds d’investissement et que le nombre de licornes stagne faute de démontrer qu’elles génèrent du cash, la French Tech s’arme aujourd’hui du premier code de calcul de valeur des jeunes pousses. Ses fondateurs, équipés d’une méthode imparable, éviteront d’être dilués outre mesure au capital de leur start-up, face à des pourvoyeurs de capitaux de plus en plus exigeants.

Dans une étude menée sur plusieurs mois, la banque-conseil Avolta Partners a en effet passé au crible les levées de capitaux de 497 start-up en 2015, dont 286 de plus de 1 million d’euros, pour en extraire les 7 modèles économiques (abonnement, performance, audience, commission, etc.) prévalant dans 9 secteurs (fintech, adtech, e-commerce, business services, etc.) servant de base de calcul de la fourchette de valorisation des start-up.

« Personne ne communique sur les valorisations, explique Pascal Farrugia, associé chez Avolta Partners. L’asymétrie d’information est totale entre, d’un côté, les fonds qui ont une information capillaire et profonde, héritée de leurs expériences passées de levées de capitaux et de leur connaissance du marché du financement, et, de l’autre, les start-up qui n’en ont aucune. » Un flou que les fonds entretiennent afin de faire pencher le rapport de force en leur faveur lors des négociations avec les entrepreneurs. De fait, aucune des méthodes les plus largement diffusées pour les transactions de capital-investissement – celles des multiples de flux de trésorerie futurs ou des comparables boursiers ou non cotés – n’est applicable aux start-up qui ne dégagent parfois pas 1 euro de chiffre d’affaires et brûlent du cash chaque jour.

Au jeu du « Combien vaut ma start-up ? » les fonds sont donc gagnants

Hand writing Start-up concept with black marker on transparent wipe board.

Leur valorisation est en effet surtout conditionnée par leur seule logique d’investissement et de retour sur capitaux des investisseurs. « Leur objectif est d’investir en minoritaire juste assez pour détenir une part significative dans les start-up », explique le serial entrepreneur Patrick Robin, cofondateur d’Avolta Partners. D’où la règle informelle et non écrite dite des « deux tiers de pre-money, un tiers de new-money ».

Quel montant des levées de fonds par rapport au chiffre d’affaires ?

« Si vous cherchez à lever 1 million d’euros, votre base de valorisation sera proche de 2 millions d’euros et votre dilution de 33 %, sans tenir compte de votre modèle économique et de votre secteur », explicite-t-il encore. Une règle que le guide d’Avolta Partners rationalise. Au terme de l’examen de 286 transactions, il a constaté une dilution médiane des startuppeurs de 27,9 % à leur capital, pour une valorisation de 6,38 fois du chiffre d’affaires. Un chiffre qui tombe à 15-25 % pour des séries B et moins de 15 % pour de l’amorçage. Reste que dans tous les types de levée, un nombre non négligeable de startuppeurs (de 9 % à 26 %) ont accepté de céder plus de 35 % de leur capital. La donne a maintenant changé. (source: Les Echos)

DÉBUT D’UNE ÉPOQUE GLACIÈRE POUR LES STARTUPS? – 30 août 2016 – par Philippe Rodriguez, 3ème associé fondateur d’Avolta

204387_la-valorisation-des-entreprises-de-taille-moyenne-francaises-en-berne-web-tete-021453383442La forêt croit en faisant moins de bruit que l’arbre qui tombe. L’été s’annonce difficile pour quelques startups européennes et françaises qui avaient connu des démarrages fracassants l’année dernière avec des investissements considérables pour les aider à se déployer. C’est le cas de Save, de Take Eat Easy, mais le marché bruisse déjà de nouveaux noms qui devraient également être peu à peu sur la liste des Shutdowns.  Il peut paraître étonnant de constater que dans les deux cas, l’entreprise avait reçu des concours financiers de 15 et 16 M€.

Sommes-nous au début de l’éclatement d’une bulle spéculative ?  Devons-nous craindre que ces échecs d’entreprises entrainent une frilosité des investisseurs qui n’investiraient donc plus dans les startups, et provoqueraient leur chute par manque de financement ? Une sorte d’ère glaciaire va-t-elle commencer ?

Dans le cas précis de la livraison de repas à domicile, la valorisation de ces entreprises est élevée parce qu’elles sont pleines de promesses assez réalistes et assez factuelles :  un marché des services à la personne qui reste à inventer, vaste de plusieurs centaines de millions de consommateurs, des taux de répétition de commande intéressants, et une transformation urbaine et écologique en plein essor.

Stratégiquement, notre analyse reste la même : un petit nombre de plateformes dans ce domaine précis vont former ensemble une sorte de monopsone (un monopole inversé) par la connexion vertueuse à leurs systèmes des meilleurs restaurants ayant été capables de se transformer. Il est probable que les vainqueurs seront les Delivery Hero, Foodora, JustEat et d’autres qui joueront ce rôle, avec des montant levés autrement plus importants…

Comme pour le commerce électronique, la valeur détruite par les investissements qui auront échoué sera très inférieure à la création de valeur dans les investissements qui auront réussi.

En y regardant de près, chacune des catégories de services peut bénéficier de la même analyse : le segment crée globalement de la valeur pour ses investisseurs, avec une distribution très inégale du succès, et de façon beaucoup plus violente, que dans les industries plus matures.

Par exemple au Royaume Uni, la fintech représentera à elle seule presque 15% du financement des startups au premier semestre 2016, avec des levées importantes dans le domaine de la banque mobile et des sites de crowd-equity. Ces cycles de financement vont continuer de s’amplifier sur ce segment, en finançant un grand nombre d’entreprises, et donc en favorisant fortement la concurrence. Ceci ne ressemble pas à une bulle, mais plutôt une théorie de marché, qui voudrait que chacune des entreprises devienne précisément meilleure par l’exercice d’une concurrence féroce, tout en disposant de financements suffisamment importants pour développer la demande. Il est également vrai que la demande est plus forte avec plusieurs acteurs, et que ceci crée de la réassurance concernant des nouveaux usages. Ainsi, les investisseurs financent collectivement un grand nombre d’acteurs dans un même segment ; et que les meilleurs survivent !

La chaîne de financement fonctionne-t-elle ?

La chaîne de financement est un long fleuve pas tranquille du tout.  Le financement des entreprises est effectivement un fleuve ; il déverse de l’eau sur des champs à cultiver.

Ce fleuve dispose en amont d’un grand bassin, qui lui-même est irrigué par des sources diverses. Ce bassin ressemble aux fonds d’investissement dans les entreprises de croissance, il s’agit principalement de financement en capital ou en obligataire. Ils ont eux-mêmes des actionnaires qui sont des épargnants, des entreprises, d’autres fonds ou l’Etat.  Ces fonds doivent eux-mêmes lever de l’argent auprès des épargnants ou d’autres fonds d’investissements privés ou publics.

Ils sont dans l’ensemble très bien pourvus, même si nous pouvons observer en France plusieurs faiblesses d’ordre macro-économique : la taille totale est plus faible qu’en Allemagne et au Royaume-Uni.

Le débit de ce fleuve correspond à la capacité d’investissement dans les entreprises. Il reste terriblement faible, au regard de ce qui pourrait-être fait. Les chiffres d’Invest Europe (anciennement European Venture Capital Association) montre que le rapport des investissements ramené au GDP de chacun des pays possède des disparités très fortes, 4 pour mille pour la France, à comparer à 8 pour mille pour le Royaume-Uni. Comme je l’ai souvent dit, le débit du fleuve dépend surtout de la bande passante des investisseurs, c’est-à-dire de la taille des équipes ; et dans la réalité le débit est en progression lente année après année.

En France par exemple, l’Etat à travers la BPI est présent sur tous les fronts : l’amorçage, le capital innovation et le financement des entreprises de croissance. Ceci permet d’orienter le financement public au côté de financements privés, pour nourrir un terreau d’entreprises qui doivent générer de la compétitivité, de l’emploi etc…

Pour autant, certaines startups végètent dans un état de mort-vivant, n’ayant ni chiffres d’affaires en progression, ni demande suffisante sur le marché, ni réelle proposition de valeur.  Ces entreprises zombies restent pourtant actives sur le marché du financement, frappant à toutes les portes, et se faisant amplifient le bruit autour du marché.

Tout ceci mène finalement à un agrandissement de nos terres arables qui sont les entreprises qu’il faut financer et soutenir. Pas de chance, la taille du bassin et le débit du fleuve ne présument pas de la bonne direction de l’irrigation, c’est-à-dire vers les bonnes terres qui produiront le plus…  Et pas de chance non plus, l’analyse de la performance est très complexe. Pour une raison très simple : la qualité de l’agriculteur qui travaille ses terres entre dans l’équation et pèse lourdement.

Dans mon métier de banquier d’affaires, je conseille les entrepreneurs pour créer un plan global, qui lui permet d’anticiper ses besoins de financement en choisissant les meilleures terres, en évitant celles qui vont s’assécher ou celles qui vont s’inonder.

En effet, ce marché reste très dur, violent et évolutionniste. Les startups qui interviennent sur des besoins grand public sont prises dans un étau entre leur incapacité à générer des marges suffisantes pour dépasser leurs couts fixes, et leur incapacité à trouver de nouveaux partenaires financiers pour maintenir leur activité, le temps d’arriver à ce point d’équilibre.

C’est là, que la relation entre l’entrepreneur et son groupe d’investisseur est clé.

Une banque d’affaires l’aide à bâtir la relation avec l’investisseur approprié, c’est à dire celui qui reste, accompagne avec son argent aujourd’hui et, dans le futur, dans les moments difficiles.

Nous étudions et entretenons des relations avec plus 450 fonds en Europe, nous savons assez précisément quelles sont leur capacité d’investissement et de réinvestissement.

En dernier lieu, les startups sont-elles si vertueuses qu’elles seraient éternelles ? La startup-mania sonne parfois comme une foi dans un avenir radieux : une sorte de nouvelle religion au culte moderne fait de conférences, de tribunes et de prêtres, plus ou moins charismatiques chantant les louanges de l’entreprise nouvelle et innovante.

Malheureusement, il y aura encore beaucoup de faillites pour les entreprises, qui sont les plus demandeuses de capital, non pas par un manque de financement structurel, mais plutôt par effet d’arbitrage.  Pour les entreprises qui consomment moins de capital, les financements vont également devenir plus complexes à trouver, cette fois par manque d’effectifs d’investissement, pour prendre en considération de plus petits montants.

Enfin, je crois que c’est aussi notre culture de la réussite qui doit être repensée. Et en creux, notre capacité à accepter l’échec collectivement. Ceci permettra de juger avec plus de recul les prochains dépôts de bilan de startups comme étant un processus naturel, et non pas simplement le signe de la perte de raison des investisseurs ou des entrepreneurs, ou d’un vent mauvais venu de Sibérie.

Les plus fortes valorisations de la French Tech en 2015

  • GuestToGuest (247,9) – locations de vacances
  • Zenpark (114,4) – parkings partagés
  • Lendix (109,2) – financement participatif pour les entreprises
  • Videodesk (72,3) – chat vidéo
  • Blablacar (62,7)
  • Hopwork (56,9) – plateforme recrutement pour les freelances
  • SunPartner (anciennement Wysips) (54)
  • Sigfox (48)

Baromètre des levées de fonds : les start-up françaises ont levé 288 millions d’euros en septembre

Après un été plutôt calme, c’est la reprise pour le capital-risque français : les start-ups ont levé plus de 288 millions d’euros en septembre, contre 120 millions en juillet et août combinés.

79 levées de fonds ont été bouclées en septembre par les start-up françaises, contre 41 seulement durant juillet et août. Les jeunes pousses ont recueilli plus de 288 millions d’euros, contre 120 au cours de l’été et 145 millions en juin dernier.

Le secteur du retail arrive en tête, avec 23 opérations et un montant total de 86 millions d’euros levés. Avec 17 levées de fonds et 70 millions d’euros, le secteur « adtech, martech et publishers » arrive en seconde position. Suit le cloud avec deux levées et 26 millions d’euros recueillis.

En tête de classement, la levée de 21 millions d’euros bouclée par Blablacar auprès du fonds russe Baring Vostok, dévoilée par Maddyness. Suit la levée de 20 millions d’euros de la plateforme Alkemics, à égalité avec celle opérée par l’application de géolocalisation Zenly. (source: Journal du Net)

Dans quel secteur créer sa start-up pour lever des millions ?

Lever 1 million d’euros sans chiffre d’affaires est possible, en France. Les fintech sont le secteur où cet effet de levier est le plus fort.

Lever 1 million d’euros sans dégager 1 euro de chiffre d’affaires ? L’équation est possible en France, d’après l’analyse d’Avolta Partners. A partir du moment où une start-up de médias ou de publicité digitale rencontre un seuil d’audience ou d’utilisateurs d’application, ou encore si elle investit dans les cleantech ou la santé en ligne. Mais le créneau le plus prometteur encore en termes de capitaux levés est encore les fintech. Malgré des revenus relativement faibles (moins de 2 millions d’euros en 2015), les start-up de la finance ont concentré les levées parmi les plus élevées en France (plus de 6 millions d’euros), alimentant le phénomène de bulle. « Le modèle des fintech repose le plus souvent sur un système économique de commissions, à l’instar du crowdfunding, dont les frais ne dépassent pas 5 % », note la banque d’affaires.

Quelles sont les plus fortes valorisations de la French Tech ?

L’« effet de levier » entre le niveau de revenus et la valorisation dont elles bénéficient est ainsi très élevé. Autre secteur qui a les faveurs des investisseurs, l’Internet des objets. « Les capital-risqueurs donnent leur chance aux start-up qui veulent se lancer. Dès qu’elles dégagent des revenus importants, un boulevard de financement s’ouvre à elles », note Avolta Partners. Pour prétendre à une levée de 8 à 9 millions d’euros, il faut néanmoins dégager un peu moins de 8 millions d’euros de revenus.

L’e-commerce déçoit

Il est un segment où les efforts des startuppeurs paieront peu : l’e-commerce. Pour espérer atteindre le point mort et lever un peu plus de 3 millions d’euros, le créateur d’un site doit dégager au moins 8 millions d’euros de revenus. Et accepter une très forte dilution à son capital. « Le principal problème est la non-récurrence de ses revenus », note Avolta. Du coup, les investisseurs calquent la valorisation sur le chiffre d’affaires, partant du principe que si l’on arrête les efforts marketing d’acquisition clients, le modèle meurt. (source: Les Echos)

Les pépites françaises de l’aéronautique: les simulateurs d’Aviasim, les drones de Donecle et l’hélicoptère électrique de Volta. C’était au Business Club (podcast)

Publié le Mis à jour le

Aviasim.jpgLogo-BFMBusiness-sans-contourAu Business Club de France
Uniquement sur BFM Radio! 

→ Diffusion : samedi 5/11/2016 à 7h | dimanche 6/11/2016 à 16h

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TALK 1 & 2: DOSSIER AÉRONAUTIQUE: les simulateurs d’AVIASIM s’envolent à l’international / DONECLE crée le premier drone de maintenance des avions / VOLTA: son hélico électrique vole 30 mn!

TALK 3: Avolta Partners publie le premier guide de valorisation des startups

TALK 4: Le rendez-vous du Médiateur des Entreprises, avec Pierre Pelouzet

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TALK 1: DOSSIER AÉRONAUTIQUE, avec Thomas Gasser, président d’AVIASIM , Josselin Bequet, CFO de DONECLE, Philippe Antoine, dirigeant de VOLTA

Ecouter, réécouter et télécharger cette interview:

AVIASIM

7782912245_aviasimDéjà présente dans 13 villes, AviaSim, n’en a pas fini de s’envoler puisqu’elle poursuit le développement, en franchise, de son concept de loisir nouvelle génération dans de nouvelles villes françaises et à l’international. Après Genève, AviaSim cible la Belgique, l’Italie, l’Espagne et l’Allemagne (des négociations sont en cours en Chine aussi, d’après ce que m’a dit Thomas Gasser).

Aux commandes d’une flotte de 25 simulateurs, l’entreprise navigue sous ciel ensoleillé riche de 11 000 vols réalisés et 16 000 packs de navigation vendus depuis sa création auprès du grand public, des entreprises et des professionnels. Une dynamique commerciale qui a permis à l’entreprise de dégager en 2015 un chiffre d’affaires de 1,5 millions d’euros avec une projection fin 2016 à 2 millions d’euros.

CHIFFRES CLÉS AVIASIM

  • Activité: simulateur de vol sur Airbus A 320, Boeing 737 et avion de chasse F16 Fighting Falcon
  • Date de création: 2012
  • Lieu: siège social Lyon
  • CA: 1,5 million € – prévisionnel 2016: 2 millions

« Les professionnels ont mis un peu de temps à ne pas nous considérer comme un manège », s’amuse Thomas Gasser.

ACTUALITÉ

  • 12ème et 13ème ouvertures pour les centres de simulation de vol AviaSim, lancés par Thomas Gasser il y a moins de 4 ans. C’est à Paris et à Orly que l’enseigne choisit d’implanter ses 2 nouveaux centres complétant ainsi avec succès son maillage français.
  • Lancement du simulateur d’hélicoptère en septembre 2016
    Une nouvelle expérience de vol unique en France proposée par AviaSim. Après avoir lancé le premier simulateur de vol Airbus et les premiers simulateurs d’avions de chasse pour le grand public, AviaSim met désormais en service une toute nouvelle expérience aux commandes d’un simulateur de vol d’hélicoptère Bell 206.

Cet hélicoptère est très utilisé outre atlantique notamment par les forces de police. Sur ce simulateur de vol, réplique fidèle du cockpit du Bell 206, vous pourrez voler entre les buildings d’une ville choisie parmi une liste d’agglomérations reproduites fidèlement à la réalité, faire des missions de dépose à ski aux sommets des montagnes enneigées ou de lutte anti incendies. Accompagné par votre instructeur, pilote professionnel, vous pourrez également vous exercer aux décollages et atterrissages sur piste ou sur les toits des bâtiments pour rajouter un challenge au challenge.

Cette expérience de vol unique en France est désormais à la portée de tous dans notre centre AviaSim Lyon situé à Villeurbanne (Rhône). A partir de 12 ans, vous pourrez prendre les commandes de cette réplique fidèle du Bell 206.

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PRIX

  • 99€ pour 1h d’expérience
  • 349€ stage anti stress (1 Français sur 2 a peur en avion)
  • Avion de chasse: 59€ pour 30 mn

DANS MADDYNESS

aviasim-simulateur-de-vol-airbus-a320-boeing-737-paris-cadeau-original-1“L’idée de départ était de pouvoir offrir à tous l’opportunité de vivre la vie d’un pilote de ligne durant quelques instants dans un environnement hyper réaliste et intelligent. Le simulateur d’Airbus A320 est la voie idéale pour immerger les pilotes d’un jour dans ce rêve d’Icare” , explique Thomas Gasser. Aux commandes du mythique avion de ligne, les pilotes en herbe peuvent choisir de voyager entre les 24000 aéroports qui existent dans le monde. Les plus adroits pourront même changer la météo ou déclencher des pannes pour corser l’exercice ! Comme l’explique Thomas Gasser, l’univers du loisir impose d’innover constamment pour être en mesure d’offrir de nouvelles expériences toujours plus divertissantes.

Les séances sont encadrées par des pilotes professionnels qui prennent leur rôle d’instructeur très à cœur. Pédagogiques avant tous, ils s’adaptent au niveau de chacun afin de rendre l’expérience accessible aux passionnés comme aux débutants curieux de découvrir l’univers aéronautique. Pour tous ces jeunes loups sortant de formation (écoles privées ou ENAC) c’est un bon moyen de susciter des vocations tout en vivant leur passion.

“Une partie de nos clients sont de jeunes enfants ou adolescents qui se rêve en futur pilote de ligne. C’est souvent un moyen pour les parents de les motiver en leur faisant toucher du doigt leur rêve aux commandes d’un Airbus A320”, poursuit Thomas Gasser. Bien qu’AviaSim ait pris son envol à toute vitesse, Thomas Gasser a fait en sorte de ne pas se brûler les ailes. il faut dire qu’au départ, lancer ce genre de business était un pari. D’ailleurs, personne n’imaginait que le marché serait aussi réceptif. Comme le confie le fondateur d’AviaSim, faire en sorte de rentabiliser un site unique était imaginable, mais pas lancer un réseau sur toute la France. Il faut dire que l’acquisition de simulateurs de vol est un investissement dissuasif : “C’est un élément vital et un budget très conséquent. Il faut s’entourer à la fois de financier qui croient au projet et de personnes ayant une réelle compétence technique pour maitriser et maintenir l’outil dans des conditions optimales d’utilisation”. Aujourd’hui, tous les compteurs sont au vert. Une levée de fonds semple même pointer le bout de son nez pour 2016 (question posée à T. Gasser par mail)

DONECLE 


Donecle, la vérification d’avion plus vite que l’éclair
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La startup toulousaine révolutionne l’inspection des avions grâce à ses drones, en repérant des impacts de foudre sur la carlingue en moins d’une demi-heure, contre huit heures auparavant. « C’est révolutionnaire pour les compagnies aériennes. »

Après le pitch de Matthieu Claybrough, le cofondateur et directeur technique de Donecle, lors de la finale du Prix La Tribune Jeune Entrepreneur, un membre du jury ne cachait pas sa stupéfaction. Mais si le jeune entrepreneur de 26 ans était resté dans la salle, il n’aurait pas été surpris. Car partout où elle passe, la startup Donecle (prononcez « donéclé », à la toulousaine) suscite toujours la même réaction, à savoir un mélange d’étonnement et d’admiration devant un service profondément disrupteur, assurément promis à un bel avenir.

Fondée en septembre dernier dans la capitale française de l’aéronautique, Toulouse, Donecle s’appuie sur une technologie brevetée, sans équivalent dans le monde. La startup commercialise auprès des compagnies aériennes un kit de trois drones 100 % autonomes, dotés de caméras intelligentes et capables de repérer en seulement trente minutes les impacts de foudre sur la carlingue d’un avion. Le tout sous la supervision d’un seul employé.

Pour prendre la mesure de cette innovation, il faut savoir qu’une telle inspection monopolise aujourd’hui environ 15 personnes, pendant huit heures. Et que « chaque heure d’immobilisation au sol d’un appareil coûte environ 10 .000 dollars à une compagnie aérienne », précise Matthieu Claybrough.

Si on ajoute que chacun des 27 .000 avions de ligne en circulation dans le monde est foudroyé en moyenne au moins une fois par an et que l’inspection est obligatoire après chaque foudroiement, on comprend vite que la startup dispose d’une technologie très attractive pour les compagnies aériennes. L’économie de temps lors de l’inspection permet à la compagnie de gagner l’équivalent de deux vols aller-retour Paris-Toulouse. Pour contourner l’interdiction du survol des drones dans les aéroports, les appareils de Donecle fonctionnent dans un hangar fermé et s’orientent sans signal GPS, uniquement grâce à l’intelligence des caméras.

aaeaaqaaaaaaaapjaaaajgmwmzk2zdzhltzkotctngu4ny04zdnmltiymgzhmji4yzmynaSi ses futurs clients sont, par essence, internationaux, Donecle est le pur produit de l’excellence toulousaine dans l’aéronautique. Deux de ses cofondateurs, Matthieu Claybrough, 27 ans, et Alban Deruaz-Pepin, 24 ans, sont diplômés de la prestigieuse école d’ingénieurs Supaero. Le premier a brièvement travaillé à Thales, tandis que le deuxième est passé chez son concurrent Airbus, tout comme Yann Bruner, 42 ans, ancien ingénieur en maintenance pour le géant toulousain. Enfin, le quatrième larron, Josselin Bequet, 25 ans, est un ami d’enfance de Matthieu Claybrough. Cet ancien consultant auprès d’un fonds d’investissement londonien s’occupe de l’aspect économique et commercial de l’entreprise.Après seulement huit mois d’existence, Donecle doit désormais percer et conquérir ce marché qui lui tend les bras. Les inspections post-impact de foudre représentent 15 % du marché mondial de la maintenance des avions, soit 9,65 milliards de dollars sur 65 milliards. Depuis quelques mois, la startup multiplie les présentations devant les compagnies aériennes. (article intégral dans La Tribune)

CHIFFRES CLÉS DE DONECLE

  • Activité: drones d’inspection des avions
  • Date de création: septembre 2015
  • Lieu:Toulouse
  • CA: prévisionnel 1 millon € en 2017
  • ACTU: Levée de fonds d’1 million € le 11 octobre auprès de Delta Drone 
AQUINEA VOLTA

news_voltaLe premier hélicoptère électrique conventionnel (deux rotors) au monde, a été créé dans l’arrière-boutique d’une entreprise spécialisée dans… le chauffage des piscines !

«Nous avons créé Aquinea, qui est une vraie société, pour financer notre travail. Tous les bénéfices sont reversés au projet Volta», confie Philippe Antoine, ingénieur dans une grande entreprise aéronautique toulousaine et gérant d’Aquinea, à Pompertuzat, dans le Lauragais. Le premier Volta remonte en fait à l’année 2000. À l’époque, il s’appelait Microcopter et volait avec un moteur traditionnel. «La structure de Volta est celle de Microcopter, confie Philippe Antoine. Mais à partir de 2009, on a commencé à parler de l’électrique dans l’automobile. Des batteries plus légères, plus puissantes sont arrivées sur le marché.» Et Volta a pris son envol dans l’esprit de l’ingénieur et de ses associés.

Mais comment de grands groupes ne se sont-ils pas emparés du projet ? «Airbus a concentré ses recherches sur l’avion, avec E-Fan (traversée de la Manche à l’été 2015). Côté hélicoptère, ils sont davantage sur les gros appareils, plus lourds et donc impossibles à faire voler à l’électrique». Un avion besoin de peu de puissance, car il s’appuie sur l’air. Mais un hélicoptère, pour se maintenir, doit mobiliser une puissance importante. «Seuls deux modèles d’hélicoptère électriques dans le monde ont déjà volé : à Aix-en-Provence, et en Allemagne. Mais ils n’ont tenu que deux minutes en vol stationnaire. Nous, nous pouvons tenir 30 minutes, à une vitesse de croisière de 70 km/h», assure Philippe Antoine. (article intégral sur La Dépêche)

PREMIER VOL le 21 OCTOBRE 2016

Toulouse : le 1er hélicoptère 100% électrique a séduit Ségolène Royal

C’est à Paris, devant la ministre de l’Environnement et de l’Énergie, que le premier hélicoptère conventionnel 100 % électrique a effectué un vol de démonstration. Et il est Toulousain. Sur l’héliport mythique de Paris-Issy-les-Moulineaux, mercredi dernier, « Volta » s’est élevé quelques minutes à 1,50 m du sol. La ministre Ségolène Royal a expliqué vouloir encourager « ces sauts technologiques », estimant que Volta était le « type de projet » qu’elle souhaitait soutenir, en raison notamment de sa « dimension éducative extrêmement forte ». « Nous sommes extrêmement fiers de cette présentation, en présence de Madame la ministre, du directeur de la Direction générale de l’aviation civile, et du directeur de l’Enac », a réagi pour La Dépêche du Midi le concepteur de Volta, Philippe Antoine. Chaque vol permet en moyenne, d’éviter l’émission de 13 kg de CO2 et 24 g d’oxyde d’azote. Avec une durée de vie de 350 heures, la batterie de Volta, d’un poids de 150 kg, permet d’économiser jusqu’à 17 000 litres de carburant, ce qui représente 11 tonnes de CO2 et 22 kg d’oxyde d’azote, selon ses concepteurs. (articlé intégral sur La Dépêche)

Dans son état actuel, Volta n’est pas commercialisable. Il nous sert à prouver qu’on peut voler pendant 10 à 20 minutes et que l’hélicoptère électrique est une réalité. Nous n’avons pas d’ambition commerciale, nous voulons être précurseur », explique Philippe Antoine, concepteur de ce micro hélicoptère monoplace conventionnel (équipé de deux rotors — principal et anticouple) à propulsion électrique. VOLTA a été conçu sur les bases de l’hélicoptère thermique Microcopter MC1 qui est un modèle unique dont toutes les pièces ont été dessinées, calculées et fabriquées par ses concepteurs.

L’hélicoptère d’hier à aujourd’hui

Savez-vous que le premier vol autonome d’un hélicoptère remonte à 1907 et qu’il est le fait d’un Français, Paul Cornu ? La même année, 2 autres Français auront également décollé sur des machines improbables faites de bois, de câbles et de toile. Ces pionniers oubliés ont bâti les fondations d’une industrie florissante qui a élevé la France avec Aérospatiale puis l’Europe avec Eurocopter puis Airbus Helicopters au rang de premier fabricant mondial d’hélicoptères. L’hélicoptère est cependant loin de faire l’unanimité : coûteux, lent, complexe, vulnérable et bruyant, il n’est employé que lorsqu’il n’existe aucun autre moyen de transport ou en cas de force majeure: opérations militaires, évacuation sanitaire, sécurité et protection civile, desserte de sites isolés… Les normes environnementales, les coûts d’exploitation et une réglementation draconienne ont eu raison de la plupart des hélicoptères privés et de loisir alors que dans le même temps la demande mondiale d’avions d’affaires explosait. C’est la raison d’être du projet VOLTA.

Patrick Robin : La proposition de loi Grandguillaume « contre » les VTC ou « l’Edit de rente » de la G7 ?

Publié le Mis à jour le

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Par Patrick Robin, membre du Board de France Digitale et fondateur d’Avolta Partners.

Tribune 

La proposition de loi du député Laurent Grandguillaume visant à limiter le développement des VTC est une fois encore la démonstration que nos représentants politiques détestent s’attaquer aux véritables problèmes – dans le cas présent, la spéculation sur les licences de Taxis que l’Etat a laissé s’installer – et de leur capacité à céder aux corporatismes et autres pressions de la rue.

A la lecture du projet, on peut s’interroger : cet « Edit de rente » a-t’il été écrit par le député PS des Côtes d’Or ou le patron du groupe G7-Taxis Bleus ? Rente à laquelle le groupe en question n’a pas l’intention de renoncer au profit des VTC.

UNE PROPOSITION DE LOI AU PROFIT D’UBER ET DU GROUPE TAXI G7/TAXIS BLEUS

Messieurs les Sénateurs, messieurs les Députés, sous le prétexte louable de vouloir protéger les Artisans Taxis et lutter contre la paupérisation supposée des chauffeurs de VTC, vous risquez non seulement de briser la dynamique de plusieurs entreprises françaises au seul profit d’une multinationale d’origine américaine, Uber (qui a levé 7 milliards de dollars ces 18 derniers mois), et d’un quasi monopole, le groupe Taxi G7/Taxis Bleus (environ 10.000 taxis sur les 18.000 taxis parisiens), qui a versé en 2014 pas moins de 17M€ de dividendes à ses actionnaires. Chers représentants de la Nation, en voulant, de bonne foi j’en suis sûr, protéger les travailleurs, vous allez enrichir un peu plus les très très riches !

MOINS DE 4 CHAUFFEURS TAXI/VTC POUR 1000 HABITANTS

Mais ce n’est pas tout ! Nous avons un déficit considérable sur les grandes capitales. Ramené aux habitants des grandes métropoles, le ratio est de moins de 4 chauffeurs Taxi/VTC pour 1000 habitants à Paris versus 13 à New York et près de 11 à Londres. Malgré cette offre française très largement sous-dimensionnée, nos hommes politiques s’ingénient à mettre leur talent et leur créativité à imaginer tous les dispositifs qui pourraient encore aggraver le retard de la France dans le domaine du transport urbain.

Mais ce n’est pas tout ! Bien que ce secteur ait créé plus de 15.000 emplois en 5 ans à peine, et ce malgré la loi Thevenoud, et bien que ces emplois aient majoritairement été créés pour des jeunes issus des départements et quartiers les plus touchés par le chômage, et bien que la plupart des économistes s’accordent à pronostiquer que le potentiel de création se situerait entre 50 et 100 000 emplois, nos hommes politiques se demandent comment ils pourraient tout faire pour que la courbe du chômage ne s’inverse surtout pas. Serait-ce un message personnel du PS destiné au locataire actuel de l’Elysée ?

UN EXAMEN INADAPTÉ

Mais ce n’est pas tout ! Comme ce serait dommage que des jeunes sortis souvent trop tôt du circuit scolaire, ayant peu ou pas de qualification, trouvent un premier boulot, nos hommes politiques ont juste imaginé que « VTC » étaient les initiales de « Vraiment Trop Con ». Car si l’on en croit certaines questions de l’examen (A quoi fait référence le nom de D’Artagnan ? ou ; historiquement, que désigne l’ère victorienne ?) ils préfèreraient réserver ce métier à des Bac+5 eux aussi au chômage ou en stage longue durée ! Compléxifier l’examen pour le rendre moins accessible au jeunes les plus en difficultés, limiter le nombre de sessions à une par mois quant elles ne sont pas annulées, confier l’organisation de ces examens à la chambres des métiers où les chauffeurs de Taxis sont majoritairement représentés, quelle belle créativité pour faire plaisir aux « loueurs » de taxis!

Mais ce n’est pas tout ! A l’heure de la Cop21, à l’heure ou Anne Hidalgo nous invite à imaginer un Paris sans voiture, que font nos hommes politiques ? Eh bien, ils se disent que freiner le développement des VTC est sûrement un excellent moyen pour inciter les Parisiens à ne plus prendre leur véhicule (!).

UN RISQUE DE SERVICE DÉGRADÉ

Mais ce n’est pas tout ! L’objectif de ce projet de loi serait aussi d’améliorer la qualité de service et de mieux accueillir les touristes (on aurait peut-être dû expliquer cela aux Taxis ces 40 dernières années non ?). Mais laissez-moi vous décrire le scénario annoncé. Si cette loi passe – deuxième loi en 2 ans quand même et sur un sujet capital pour l’avenir de la France tout le monde le sait ! Ils sont quand même très forts côté lobbying nos amis Taxis ! – nous aurons beaucoup moins de chauffeurs de VTC, donc moins de disponibilités, plus d’attente, des prix qui vont augmenter et une qualité de service qui va se dégrader très vite. Je m’explique : aujourd’hui quand un chauffeur manque de courtoisie, en cas de récidive, il est très vite pénalisé. Demain quand les chauffeurs deviendront une denrée rare que les compagnies s’arracheront, le chauffeur pourra devenir aussi désagréable qu’un chauffeur de Taxi, sa voiture pourra être aussi sale que bon nombre de Taxis parisiens, le patron de la compagnie de VTC regardera à deux fois avant de se séparer de ce chauffeur indélicat !

Messieurs les Sénateurs, messieurs les Députés, laissez nos entrepreneurs de start-up françaises se développer et créer des emplois, laissez-les faire preuve d’innovation et d’agilité face à des géants américains ou à des quasi monopoles ou situation de rente bien français cette fois. Laissez les jeunes peu qualifiés se former, trouver un emploi, se réconcilier avec le travail et l’espoir et pour cela aidez-les, accompagnez-les, mais ne les découragez pas avec des examens et des réglementations de plus en plus complexes.

Alors évidemment si vous demandez aux chauffeurs actuels s’ils sont pour un durcissement des conditions d’obtention de la licence ils vous répondront oui bien évidemment, ce n’est que le reflet de l’éternel combat des « insiders » face aux “outsiders“. On veut défendre ses avantages, ses privilèges, c’est tristement humain !

Pourtant on ne devient pas chauffeur de VTC pour faire carrière, « on devient chauffeur de VTC parce qu’enfin on m’a fait confiance, que c’est mon premier boulot après des années de galère et que ça va peut être me mettre le pied à l’étrier. C’est sûr je fais pas chauffeur de VTC pour faire carrière mais ça m’a donné envie de faire d’autres choses et là j’économise pour monter mon food-truck, dans deux ans peut-être… Inch’Allah ! » c’est ce que m’a dit mon dernier chauffeur de VTC.

Patrick Robin

Tribune publiée sur l’Usine-Digitale