Coovia ouvre son capital au Groupe Actia

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Coovia_Baseline_FondGris.jpgLe Groupe international ACTIA basé à Toulouse, vient d’entrer au capital de la startup Coovia, la plateforme de covoiturage pour les trajets du quotidien créée fin 2012 par David Larcher.

Eco-mobilité et mobilité urbaine, deux axes forts du partenariat

L’application Coovia, qui permet aux usagers de partager leurs trajets ordinaires de façon souple et réactive, adresse une réponse concrète aux problèmes d’embouteillages qui congestionnent les grandes métropoles au quotidien. En effet, grâce aux trois concepts phares qui caractérisent le service – Optimisation, Mutualisation des trajets et Association à l’offre de transports en commun – il devient possible de réduire fortement le nombre de véhicules sur la route… tout en améliorant l’offre de transport disponible.

« Près de 5 millions de sièges vides circulent quotidiennement dans la grande agglomération toulousaine, alors que beaucoup de gens travaillent au même endroit et s’y rendent aux mêmes heures. Coovia va permettre à toutes ces personnes de se mettre en contact et de partager leur trajet de façon simple et intuitive », explique David Larcher, Directeur général de Coovia.

Une levée de fonds qui porte d’ores et déjà ses fruits

Concrètement, l’entrée d’ACTIA au capital de Coovia a permis à la startup de passer à la vitesse supérieure. Aujourd’hui, Coovia c’est :

  • une équipe de 9 personnes à temps complet
  • une nouvelle application, disponible sur coovia.fr, sur Google Play et Apple Store
  • un positionnement qui se traduit par une nouvelle identité graphique et la baseline Transportons-nous
  • une campagne d’affichage, radio et presse de grande échelle sur Toulouse et agglomération
  • une offre B2B proposant une solution technique et un accompagnement sur mesure, testée au sein de plusieurs organisations toulousaines.

Coovia prévoit d’ores et déjà de déployer son service de covoiturage local dans d’autres grandes villes françaises dans les mois qui viennent. A moyen terme, le savoir-faire d’ACTIA en télématique et dans le domaine du véhicule connecté permettra de nouveaux développements pour une intégration encore plus poussée du covoiturage aux pratiques de conduite.

⇒ David Larcher, directeur général de Coovia, était notre invité il y a quelques mois. Ecoutez, réécoutez, ou téléchargez le podcast: 

Le retour du rendez-vous du médiateur! C’était au Business Club

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Pierre Pelouzet, médiateur des entreprises

Chaque semaine, pour la 3ème année consécutive, Pierre Pelouzet, médiateur des entreprises, répond aux témoignages et questions des entrepreneurs qui ont rencontré des difficultés contractuelles avec un client, un fournisseur, une administration, une banque.

Problème de délais de paiement, de propriété intellectuelle, de crédit impôt recherche, rupture de contrat abusive, modalités de commande/livraison, racket au CICE… Pierre PELOUZET, le Médiateur national, met tout en œuvre avec ses équipes pour vous aider, partout en France.

En cette rentrée, quelques petits rappels « pratiques » pour nos auditeurs :

  • 98 % des saisines du Médiateur proviennent de TPE et PME.
  • 75 % de nos médiations aboutissent à un succès.
  • En 2015, nous avons traité près de 900 dossiers de médiation.
  • Dans 66 % d’entre eux, nous étions saisi concernant un problème de relations contractuelles avec un partenaire d’affaires privé ou public (hors commande publique), et dans 34 % des cas il s’agissait de commandes publiques.

Pour écouter, réécouter et télécharger cette interview:

⇒ Et retrouvez tous les podcasts du rendez-vous du médiateur ICI

La confiance entre les acteurs économiques, une des clés de la compétitivité de l’économie française. 

logo-mediateur-entreprisesRestaurer la confiance entre les acteurs de notre économie est l’une des clés de la compétitivité française. En renouant le dialogue, en mettant à plat les difficultés qui peuvent survenir dans une relation commerciale, les entreprises qui font le choix de la médiation misent sur la poursuite de relations d’affaires à moyen et long terme et sur le renforcement des écosystèmes régionaux ou de filières industrielles.


Les acteurs d’une même filière ont un intérêt collectif : PME et grands groupes s’apportent mutuellement, et c’est leur complémentarité qui est la clé pour conquérir des marchés, en France comme à l’export. Le temps et l’argent que l’on « épargne » en évitant un contentieux avec un client ou un fournisseur peut être investi dans la recherche, le marketing, le commercial !

Cette confiance passe également par un changement culturel, que le Médiateur des entreprises cherche à stimuler avec toutes les bonnes volontés qui adhèrent à la Charte Relations fournisseur responsables, ou qui visent « l’excellence achats » du Label RFR, décerné en partenariat avec le CDAF.

Comme en témoignent les entreprises qui parlent à l’antenne de BFM BUSINESS, la médiation cherche à passer d’une culture de la « conflictualité » à une culture du « dialogue ».

Si vous avez une hésitation avant de nous saisir, n’hésitez pas à nous poser une question via notre site internet www.mediateur-des-entreprises.fr . Une réponse vous sera apportée en moins de 3 jours en moyenne. La confidentialité absolue est garantie.

Une fois saisi du différend, le Médiateur ne contactera l’autre partie au litige qu’après une première réunion avec vous, et après avoir reçu votre accord !

Entrer en médiation est sans risque. Le seul risque que vous prenez, c’est de dénouer rapidement un différend avec l’un de vos clients ou fournisseurs !

Litiges liés à la commande publique : saisissez-nous !

Quel que soit le montant du marché public, et qu’il s’agisse d’une commune, d’une intercommunalité, d’un département, d’une région ou d’un ministère : le Médiateur pourra vous aider à dénouer un différend avec votre client acteur public.

Les marchés publics sont soumis à un formalisme assez lourd, qui peut parfois s’accompagner d’erreurs administratives ou d’incompréhensions, du côté du client comme du côté du fournisseur.

Nos médiateurs spécialement formés savent « mettre à plat » le litige, avec l’objectif de trouver une solution rapide, légale et satisfaisante pour les 2 parties.

 

Drust invente le boîtier connecté pour voiture. C’était au Business Club (podcast)

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BFM Business Radio

→ Diffusion : samedi 10/09/2016 à 7h | dimanche 11/09/2016 à 15h

TALK 1: OXFORD lance le premier agenda scolaire connecté

TALK 2: La France manque-t-elle de vision ? François Nemo, de ifBranding, dénonce l’inertie de l’écosystème entrepreneurial

TALK 3: Economies de carburant, détection de pannes: avec Akolyt, le boîter de DRUST, la voiture devient connectée

TALK 4: Le rendez-vous du médiateur, avec Pierre Pelouzet

TALK 3: DRUST, avec Michaël Fernandez, cofondateur

Ecouter, réécouter et télécharger cette interview:

boitier-vehicule-connecte-drust.jpgL’aventure Drust commence lorsque trois anciens amis et collègues de PSA (2ème constructeur automobile Européen) prennent conscience des bénéfices économiques et écologiques significatifs générés par la simple amélioration des comportements de conduite. En effet, des dizaines de millions d’euros sont dépensés par les constructeurs pour gagner seulement des 1/2g de CO2 par km à l’homologation, alors que 20g à 30g de gains (l’équivalent d’environ 25% de réduction de la consommation de carburant) peuvent être obtenus grâce à une conduite adaptée.

Fort de ce constat, ils décideront de faire des services à valeur ajoutée au conducteur la véritable raison d’être de leur entreprise. Leur vision ? Les conducteurs épanouis sont les premiers acteurs d’une route plus économique, plus écologique, plus sûre et plus agréable.

Après avoir travaillé 7 ans sur le développement des moteurs et véhicules, Michaël Fernandez (CEO), Pascal Galacteros (COO) et Florent Pignal (CTO) fondent Drust en 2014.

Aujourd’hui, l’entreprise compte 21 salariés. Drust est en discussion pour une levée de fonds.

COMMENT ÇA MARCHE?

AKOLYT est un assistant personnel d’aide à la conduite qui apporte à l’utilisateur des conseils personnalisés et ludiques pour réduire sa facture de carburant jusqu’à 30%. Une couche sociale permet d’engager le conducteur en l’invitant à partager ses performances énergétiques de conduite au sein de la communauté d’utilisateurs. Quand vous accumulez suffisamment de points, vous pouvez passer aux niveaux supérieurs. Vous pouvez également débloquer des badges et gagner des points bonus pour montrer qui est Le superdriver ! La solution réalise un diagnostic de la voiture avant chaque début de trajet et gère le carnet de maintenance. Véritable ange gardien, l’AKOLYT du conducteur permettra une mise en relation avec des professionnels qualifiés en cas de panne ou d’accident.

>> Prix 119€

RÉCOMPENSES

  • Drust fait partie des 22 startups françaises sélectionnées pour représenter la French Tech au prochain CES de Vegas début janvier 2016
  • • Lauréat du Grand Prix de l’Innovation 2015 de la ville de Paris dans la catégorie Technologies Numériques. Drust est considéré comme une start-up qui compte pour construire la ville du futur et pour améliorer le quotidien des citadins.
  • • Prix coup de cœur du jury des ACSEL du Numérique 2015
  • • Finaliste du concours Clean Tech Open 2015

DANS CHALLENGES

La start-up Drust a créé un boîtier connecté pour voiture

La start-up a lancé un boîtier connecté, Akolyt, qui permet au conducteur d’accéder sur son smartphone aux données mécaniques générées par le moteur de son véhicule.

Comment mieux éduquer le conducteur, lui apprendre à mieux conduire tout en consommant moins de carburant ? Les cofondateurs de Drust, alors ingénieurs chez PSA Peugeot Citroën, ont eu cette idée toute simple, concevoir un boîtier connecté qui permettrait au conducteur d’accéder aux données mécaniques générées par le moteur de son véhicule sur son smartphone. « Notre travail consistait à réduire la consommation du moteur par la technologie. Jusque 30% de gains peuvent être réalisés grâce au comportement du conducteur ! En entrant en contact avec lui, on peut lui apprendre des petites astuces, comme ralentir sur la pédale d’accélérateur », raconte Michaël Fernandez, un des cofondateurs. De fait, les trois ingénieurs, diplômés de l’Institut français du pétrole, sont « motoristes de métier ». Ce boîtier connecté, Akolyt, se branche sur la prise diagnostic du véhicule, implantée dans l’habitacle, accessible sans outil, mais utilisée jusque là par les seuls garagistes et les constructeurs. Passés par le programme Le Camping, puis le Numa, ils ont déjà levé 67 000 euros lors d’une campagne de crowdfunding sur Indiegogo (janvier 2015 – plus de 200% de son objectif de départ, dont 100% en moins de 48h ! ).

Sur l’appli mobile liée, l’automobiliste peut consulter les données mécaniques générées par le moteur de son véhicule. Les ingénieurs de Drust ont développé des algorithmes pour filtrer ces données brutes et en sortir des indicateurs, comme une jauge d’efficacité entre 0 et 100% selon la qualité de conduite, ou un indicateur de ‘kilomètre gratuit’ actif en phase de décélération.

François Nemo, de ifBranding: « Il faut faire tomber les GAFA et défendre la souveraineté française ». C’était au Business Club (podcast)

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TALK 1: OXFORD lance le premier agenda scolaire connecté

TALK 2: La France manque-t-elle de vision ? François Nemo, de ifBranding, dénonce l’inertie de l’écosystème entrepreneurial

TALK 3: Economies de carburant, détection de pannes: avec Akolyt, le boîter de DRUST, la voiture devient connectée

TALK 4: Le rendez-vous du médiateur, avec Pierre Pelouzet

TALK 2: François Nemo, de ifBranding

Ecouter, réécouter et télécharger cette interview:

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François Nemo, fondateur de ifBranding

François Nemo dirige ifBranding, cabinet de conseil en stratégie de rupture (positionnement, business plan, levée de fonds, stratégie de communication, stratégie digitale, études de marché).

De plus en plus de pépites françaises sont rachetées par des groupes étrangers… Manque-t-on de financement en France pour retenir nos talents? Non, répond François Nemo, nous manquons de vision. Comment faire pour affirmer la souveraineté française et européenne sur l’échiquier économique mondiale, face aux GAFA ?

DANS FRENCHWEB – Withings ou l’histoire d’une naïveté française

Le spectaculaire rachat de Withings par Nokia ne traduit pas comme on l’évoque systématiquement la faiblesse de notre système de financement mais le manque de vision et d’engagement de notre scène entrepreneuriale. L’incapacité à créer des écosystèmes à l’échelle mondiale afin de se positionner dans la guerre du numérique qui oppose la Chine aux Etats-Unis. Il est temps de se mobiliser pour «faire tomber les GAFA» et défendre notre souveraineté.

Après Captain Train racheté par les Anglais pour 200M€, c’est au tour d’un emblème de la technologie française Withings et qui a fait grand bruit au CES de Las Vegas en jouant la carte du made in France, de passer sous le contrôle de Nokia pour 170M€. Et il y a fort à parier que Blalacar ne résisterait pas à une proposition de Facebook si ce dernier décidait d’introduire le covoiturage dans sa palette de services pour connecter la planète. L’aventure de ce que l’on appelle les pépites à la française n’a malheureusement qu’une seule issue : un gros chèque !

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L’intelligence first

Plus la technologie se développe et plus elle s’efface derrière les idées. Le «purpose» ou la raison d’être. Les grands acteurs du numérique l’ont compris en prenant le virage de «l’intelligence first». Le produit devient une fonctionnalité qui s’intègre dans une plateforme dont le rôle est de résoudre les problèmes du monde, la santé, les déplacements, les loisirs… gérer une communauté, organiser un écosystème circulaire, itératif, ouvert et inclusif qui met en contact directement les utilisateurs et producteurs pour raccourcir et optimiser l’interaction. C’est la mort annoncée des sites et des applications. Le rôle de l’entrepreneur est alors de défendre une «vision» et ensuite de designer le système qui va avec. C’est un chef d’orchestre plus qu’un créateur de ressources qui va défendre les actifs clés de l’entreprise ; les idées et les données. Dans ce nouveau contexte, des entreprises mono-produits comme Withings n’ont aucune chance de se développer sinon à intégrer un écosystème. On peut d’ailleurs s’interroger sur les véritables bénéfices pour Whitings d’un rachat par Nokia ? Dropbox ou Evernote en ont l’amère expérience en cédant au pouvoir de frappe des grandes plateformes. Et que dire de la pertinence de cette phrase de Steve Job : «Vous êtes une fonctionnalité et non pas un produit», en refusant de racheter Dropbox il y a dix ans ?

La nouvelle guerre des écosystèmes

C’est sur le terrain des écosystèmes que s’affrontent désormais les deux géants du numérique, les Etats-Unis avec les GAFA, sous-tendus par une idéologie, et la Chine avec des entreprises plus pragmatiques comme Alibaba, Wechat qui ont su développer de nouveaux écosystèmes dans des secteurs en plein essor en créant de nouveaux modèles de business et qui après avoir touché un nombre impressionnant d’utilisateurs sur leur marché intérieur commencent à se positionner à l’international en déclenchant une lutte féroce avec les Américains. C’est dans ce contexte que les GAFAs (principalement) font leur «marché» aux quatre coins de la planète pour alimenter et enrichir leur écosystème. Et la France avec la qualité de sa recherche et le dynamisme de ses start-up est un terrain de chasse particulièrement attractif.

Pourquoi l’Europe n’est pas en mesure de créer des écosystèmes à l’échelle mondiale ?

Le rachat de Withings n’est pas comme on l’évoque un problème de financement. Un écosystème européen d’investissement inadapté qui empêcherait un scale-up rapide de nos pépites. Le périmètre de Withings, quels que soient les fonds qu’on y injecte, rend de toute façon un développement impossible hors d’une plateforme. La question est pourquoi l’Europe n’est pas en mesure de créer des écosystèmes à l’échelle mondiale au sein desquels des pépites comme Withings trouveraient toute leur place ?

Nous ne pensons pas le numérique à la bonne échelle !

Nos discours sur le made in France, la mise en scène autour de nos champions du numérique et de leur présence au CES appuyée par le ministre de l’économie en personne a quelque chose de naïf et de pathétique. Toutes nos infrastructures institutionnelles ou privées, accélérateurs, groupes de réflexion, French tech, CNNum, École 42, The Family, l’accélérateur ou le NUMA, pour ne citer que les plus en vue ne sont pas programmées pour développer des plateformes avec des visions mais des produits et des fonctionnalités ou des lois et des rapports. C’est notre culture économique et entrepreneuriale qui est en cause. Un monde encore très marqué par la culture de l’ingénieur et du spécialiste. Un monde qui n’est pas familier et qui reste méfiant envers les notions de vision et d’engagement et plus généralement envers le monde des idées. Des entrepreneurs plutôt conservateurs qui ne perçoivent pas la nature profondément subversive de la révolution numérique et la nécessité de changer leur «échelle de réflexion».

Des grands groupes qui ont tous un potentiel de start-up

Nous pourrions aussi nous appuyer sur les grands groupes qui ont tous un potentiel de start-up à l’image de l’Américain Goldman Sachs qui déclare : «Nous ne sommes plus une banque, mais une entreprise de technologie, nous sommes les Google de la finance», en faisant travailler trois mille cinq cents personnes sur le sujet et en annonçant un train de mesures comme l’ouverture en open source des données de marché et de gestion des risques. On imagine très bien des entreprises comme La Poste et Groupama dont les métiers vont être radicalement remis en cause dans les cinq prochaines années préparer l’avenir en organisant un écosystème autour du soin et de la santé (par exemple) qui intègre Withings et ses savoir faire. Mais en écoutant les représentants de ces grands groupes, Pierre Gattaz ou de Carlos Ghosn par exemple, on perçoit rapidement leur vision court terme et leur manque d’intérêt (ils n’ont rien à y gagner) pour les stratégies de rupture.

Sommes-nous prêts à vivre dans un «Internet Fisher Price»

Sommes-nous condamnés à devenir des satellites, à perdre notre souveraineté économique et de sécurité en restant sous l’emprise des GAFAs. Ou encore comme le propose François Candelon, Senior Manager au sein du Boston Consulting Group dans un très bon article «de regarder ce que la Chine peut nous apprendre et nous apporter» et de «créer une route de la soie du numérique». Sommes-nous condamnés à choisir entre Charybde et Scylla ? Non ! Car si les géants du web avec leur vision ont ouvert la voie à de nouvelles relations en construisant les entreprises les plus disruptives de l’histoire, elles nous laissent face à un trou béant. La «technicisation de l’individu». Sommes-nous prêts à vivre dans un «Internet Fisher Price», comme le titrait Viuz «dans des résidences fermées» gérées par des machines «avec des bosquets rondouillards, des pelouses impeccables et des routes goudronnées» où règne l’exclusivité, le premium et la rareté en laissant à la porte toute une partie de la population. Des sortes de maisons de retraite ultra sécurisées pour les plus fortunés ?

Faire tomber les GAFA

Il faut sans aucune hésitation nous engouffrer dans une troisième voie : «Faire tomber les GAFA». Si la formule est quelque peu provocante, elle incite à la mobilisation. Le retard sera difficile à rattraper, mais il est temps pour l’Europe de s’appuyer sur ses valeurs historiques et fondamentales pour construire de nouveaux écosystèmes et entrer de plain-pied dans la guerre économique qui oppose les deux grands blocs. Proposer des alternatives aux GAFAs. «Se servir des algorithmes et de l’intelligence artificielle pour créer une intelligence augmentée et résoudre les problèmes complexes que l’urgence écologique et sociale nous pose», comme le dit Yann Moulier Boutang. Intégrer les nouvelles technologies pour rééquilibrer les rapports de force, trouver les clés d’une véritable économie du partage et de la connaissance, s’attaquer à la question de l’avenir du travail, de sa rémunération, de la santé, du libre-arbitre, de l’éducation…

Changer d’échelle

Une rupture qui nécessite de changer d’échelle en bousculant notre culture économique et notre appréhension du monde. Une rupture qui, si elle se heurte encore à une «diabolique» inertie, s’impose comme une nécessité pour beaucoup d’entre nous.

DANS FRENCHWEB – SUR L’UBÉRISATION

Pendant que nous remplissons les colonnes des sites d’information de polémiques sur les aspects législatif et éthique des plates-formes on-demand et que les experts s’insurgent contre les effets de l’Ubérisation, ces mêmes plates-formes construisent à notre insu des écosystèmes planétaires, les monopoles les plus disruptifs de l’histoire. Ces polémiques sur les questions de partage ou de protection des chauffeurs (Uber), même légitimes, ne sont pas à la hauteur de celles que soulèvent l’apparition de ces nouveaux géants américains et chinois qui sont déjà « au-delà », dans une lutte féroce pour gagner la guerre des écosystèmes qui vise à contrôler des pans entiers de l’économie mondiale dans une logique entrepreneuriale qui, loin d’être révolutionnaire, ressemble fort à celle de l’automobile à Detroit dans les années cinquante.

La création de monopoles

Apple s’empare de Didi pour contrer Uber et Mercedez et dominer le secteur du déplacement et de la logistique ; Microsoft rachète Linkedin pour combiner le Cloud et le réseau et devenir LE partenaire du monde professionnel, particuliers ou entreprises ; Airbnb, bien au-delà des services de location, vise le secteur des voyages dans toutes ses composantes, personnelle et professionnelle, restauration, loisirs et peut-être déplacement, culture, sport ; Amazon et Alibaba s’entredéchirent pour le commerce de « tout » ; Facebook relie l’ensemble de la planète et devient le passage obligé de l’accès à l’Internet ; Google, la source unique d’accès au savoir, LA machine Learning.

Je pense à Seed-Up, mi-incubateur, mi-coloc de geeks, la première hacker house de France et à son leader Paul Poupet qui refuse tout autant le confort des incubateurs que les appels du pied de Google et installe sa communauté dans un pavillon à Fresnes. Je pense à Oscaro, avec son dirigeant Pierre-Noël Luiggi, l’un des rares acteurs français qui a réussi à faire tomber le monopole des constructeurs automobiles sur les pièces détachées et à mobiliser une équipe de chercheurs pour créer un moteur de recherche intelligent. Des acteurs culturellement aptes à franchir le cap de l’écosystème « transversal » s’ils réussissent à changer d’échelle, se hisser jusqu’au purpose, cette « raison d’être » si étrangère à la culture entrepreneuriale hexagonale. Ce « quelque chose de plus grand que soi » qui donne le nord et projette dans une autre échelle de business, “l’intelligence first” à travers l’intelligence artificielle et le Deep Laerning.

OXFORD digitalise la rentrée! C’était au Business Club (podcast)

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TALK 1: OXFORD lance le premier agenda scolaire connecté

TALK 2: La France manque-t-elle de vision ? François Nemo, de ifBranding, dénonce l’inertie de l’écosystème entrepreneurial

TALK 3: Economies de carburant, détection de pannes: avec Akolyt, le boîter de DRUST, la voiture devient connectée

TALK 4: Le rendez-vous du médiateur, avec Pierre Pelouzet

TALK 1: OXFORD, avec Eric Joan, PDG du Groupe Hamelin

Ecouter, réécouter et télécharger cette interview:

FRA: Fournitures scolaires chez Leclerc

Pour la rentrée, OXFORD digitalise les fournitures! 

Oxford lance pour la rentrée 2016 :

  • Le premier agenda scolaire connecté
  • Une gamme de produits de classement « intelligent »
  • Un agenda du professeur connecté
  • Une gamme de produits connectés pour les professionnels

L’agenda connecté avec l’application Daypop

L’application Oxford est la 1ère du top des téléchargements sur l’Apple Store en ce moment.

Le partage de notes de réunion manuscrites, PowerChart

Née vers 1916, la marque française OXFORD pour la papeterie rejoint le groupe Hamelin en 1982. Dès lors, la diffusion des produits OXFORD progresse fortement et la marque conquiert l’Europe pour atteindre la première place du marché dans les années 2000. La gamme OXFORD compte des milliers de produits destinés aux 2 grands segments de marché que sont les fournitures scolaires et de bureau. Chaque année, plus de 50 millions de cahiers, blocs et agendas OXFORD sont commercialisés en Europe et produits localement dans les usines du groupe Hamelin implantées dans les principaux pays européens. Elle prône également une démarche responsable et devient la première marque en 2016 en France et en Europe à obtenir l’Ecolabel Européen pour les produits de papeterie, sur une part croissante des produits Oxford.

logo_hamelin_oxford1OXFORD fait partie du GROUPE HAMELIN, entreprise familiale française spécialisée dans les articles de classement, les cahiers et les arts graphiques.

Le groupe Hamelin a été constitué autour des Papeteries Hamelin, fondées à Caen, cité Gardin, en 1864, par Ernest Hamelin, pour la fabrication de registres comptables. Il s’est développé en rachetant des papeteries en France et à l’étranger.

Initialement spécialisée dans l’édition de lithographies puis la production de livres de comptes, l’entreprise s’est réorientée dans les années 1960 vers la fourniture scolaire, pour en devenir le premier acteur européen, leader en Grande-Bretagne, Espagne et Italie. Elle devient également numéro un européen des articles de papeterie pour le dessin et les beaux-arts en reprenant les activités grand public et fabrication de papier de Canson en 2006 (chiffre d’affaires de 90 millions d’euros, effectif de 415 personnes dans le monde).

Les marques du groupe Hamelin: Oxford, Elba, Super Conquérant (le Groupe Hamelin était à l’origine situé boulevard Guillaume Le Conquérant à Caen), Canson.

LES CHIFFRES CLÉS DU GROUPE HAMELIN

  • Date de création: 1864
  • Lieu: Caen (14)
  • CA: 500 millions d’euros
  • Effectif: 3000

unnamed.pngL’ÉCRITURE : UN GAGE D’AVENIR POUR LA JEUNESSE !

Oxford a mené une étude avec l’IFOP sur les jeunes de 12 à 25 ans et leur relation à l’écriture. Cette étude aborde notamment les enjeux liés au numérique, l’attachement des jeunes à l’écriture manuscrite et leurs usages.

Contrairement aux idées reçues, les interviewés estiment que la qualité de l’écriture en général est importante pour l’avenir, qu’il s’agisse de maîtriser l’orthographe (95%), de savoir bien prendre des notes à l’écrit (92%) ou de savoir bien s’exprimer à l’écrit (95%). Ils sont également largement

convaincus qu’avoir une écriture lisible (94%) et soignée (88%) compte, et cela au même niveau que de savoir taper rapidement au clavier (88%). Par ailleurs, près de 50% des jeunes interrogés pensent que la mémorisation est meilleure avec l’écriture manuscrite (47%).

« L’étude Ifop / Oxford nous enseigne que les jeunes Français sont sans doute plus attachés à l’écriture manuscrite que nous le pensions. Il est intéressant de constater à quel point cette génération choisit finalement le meilleur des deux mondes : la simplicité, la créativité, le plaisir que nous procure l’écriture avec un simple papier et un stylo; le confort d’utilisation avec le stockage, la sauvegarde et le partage de nos documents grâce aux nouvelles possibilités offertes par la technologie. Je retiens également que 47 % des interviewés nous disent que l’écriture manuscrite fait partie de leur personnalité. C’est dire à quel point elle est au centre de nos vies » déclare Eric Joan CEO Groupe Hamelin.

LES FOURNITURES SE DIGITALISENT

Oxford veut créer des passerelles entre le numérique et le manuscrit

La rentrée scolaire approche ! L’Usine Nouvelle vous propose un tour d’horizon des entreprises françaises produisant des fournitures scolaires. Zoom sur Oxford, leader européen de la papeterie, qui ne craint pas le développement des nouvelles technologies. Cette année encore, avec son agenda connecté, Oxford confirme que le numérique ouvre des possibilités incroyables d’innovation.

« Le numérique ouvre des possibilités incroyables », s’exclame Eric Joan, PDG du groupe Hamelin qui détient les marques Oxford, Elba et Canson. Il ne craint pas l’arrivée des nouvelles technologies, mais les voit comme « une opportunité d’innovation ».

Le PDG d’Hamelin ne croit pas que le numérique remplacera le manuscrit : « Ces deux mondes sont complémentaires, et le numérique peut apporter une valeur ajoutée au produit papier ». Partant du constat que de nombreux élèves sont équipés de smartphone, Oxford a réfléchit à créer une passerelle entre ces deux univers.

Les cahiers connectés sont « le plus grand succès d’Oxford »

La société a donc développé une gamme de cahiers connectés ces dernières années. Il suffit de télécharger l’application gratuite SOS Notes et de scanner « le code » en bas des pages. Ainsi, il est possible de numériser, classer et partager ses notes sur les réseaux sociaux. En 2014, la première gamme de cahiers connectés lancée pour les étudiants a été « le plus grand succès d’Oxford », selon Eric Joan. L’application a été téléchargée plus de 200 000 fois.

Oxford a choisi de continuer dans cette voie. Cette année la nouveauté est l’agenda connecté avec son application gratuite Daypop. Le système est le même que pour les cahiers : il suffit de numériser les pages pour les sauvegarder sur son téléphone, créer des rappels, et pouvoir partager ses notes sur les réseaux sociaux. Une gamme de six articles de classement intelligents est aussi mise en vente cette année. Le prochain objectif d’Oxford ? Créer une application unique pour tous ses produits.

« Le secteur du papier se porte bien, surtout au niveau scolaire »

Eric Joan l’affirme : « Le secteur du papier se porte bien, surtout au niveau scolaire car il est dépendant économiquement du nombre d’élèves qui est encore en croissance cette année ». La période essentielle des ventes est concentrée fin août, début septembre. Alors les chiffres mitigés de vente du mois de juillet ne l’inquiètent pas, il prédit même que « cette année encore, le secteur sera sans doute en croissance ».

Les tendances de la rentrée ? Les produits présentés en rayon restent relativement traditionnels, et ceux qui se vendent le plus sont les incontournables de l’univers scolaire.

Dans l’Usine Digitale – 13 juillet 2016

Les cahiers Oxford et le numérique : on efface tout et on recommence

Il faut parfois échouer pour comprendre comment aborder un nouveau marché. La marque Oxford, entité du groupe Hamelin, le leader européen des fournitures scolaires et de bureau (500 millions d’euros de chiffre d’affaires) est passée par là pour bâtir sa politique d’innovation numérique.

LA TENTATIVE ANOTO

Le numérique, c’est l’un des premiers dossiers qu’a trouvé le PDG Eric Joan sur son bureau en arrivant dans le groupe. « C’était le 2 janvier 2001, mon premier jour dans l’entreprise : il y avait ce document concernant une start-up suédoise qui avait inventé un stylo numérisant l’écriture grâce à un papier spécial. Cette invention nous a fait réfléchir sur les nouveaux usages qui peuvent naître de la transcription de notes papier dans le monde numérique. Tout est parti de là ». Oxford flaire rapidement la bonne idée et prend une participation dans la start-up, Anoto. « La technologie était très perfectionnée, avec une mini caméra dans le stylo, un papier à micro-points… » Oxford co-développe le produit avec la start-up, et tout se présente bien… jusqu’à la commercialisation, en 2003. « Le produit était formidable, il fonctionnait très bien. Mais ça a été un échec cuisant », reconnaît le PDG. La vente a été stoppée en 2008.

Pourquoi cette déconvenue, alors que la technologie était prometteuse (pour preuve, d’autres start-up retentent leur chance comme le français Orée ou le géant Moleskine) ? « C’était une mauvaise idée d’aborder le problème sous l’angle technologique, et non par les besoins et usages, confie le patron. Le ticket d’entrée était trop élevé pour le consommateur par rapport au service rendu (150 à 200 euros par stylo, et quelques euros par feuille supplémentaire). Mais nous avons aussi compris que la proposition de valeur correspondant à un vrai besoin des consommateurs. Il fallait juste re-travailler le produit et le service avec une expérience plus naturelle, plus simple et intuitive. »

NOUVEAU DÉPART

Oxford a donc pris sa gomme et est reparti d’une feuille blanche, ou presque. Les équipes marketing, en interne, ont notamment collaboré avec des scientifiques pour comprendre les nouvelles interfaces nées de l’alliance du papier et de l’écran. Avec l’ambition de « révolutionner l’univers du cahier et de l’agenda en offrant le meilleur des deux mondes, manuscrit et numérique ». Oxford a pris son temps pour ne pas refaire les mêmes erreurs. « Au lieu de créer un device spécifique, nous sommes partis d’un objet que tous nos utilisateurs ont dans leur poche : le smartphone, en exploitant les possibilités de sa caméra et de son processeur », explique le dirigeant. Sa proposition est beaucoup plus low-tech : imprimer un tag unique sur chacune des pages de ses agendas et cahiers (les traits bleus au milieu en bas sur l’exemple ci-dessous) pour permettre aux utilisateurs de numériser, classer et partager leurs notes, en photographiant ces pages via une application mobile spécifique.

SUCCÈS SURPRISE

L’innovation est intégrée à un agenda pour étudiants à la rentrée 2014. « Après l’échec cuisant du stylo nous étions très prudents et modestes. Nous voulions tester la techno sur une cible particulière – et a priori réceptive : les étudiants », explique le PDG. Le résultat est inattendu. « Le succès a dépassé nos attentes. Nous avons vendu plus d’un million de produits supplémentaires la première année, c’est le meilleur lancement de marque que nous ayons réalisé ». Il faut dire qu’Oxford a en quelque sorte offert ce plus numérique, puisque le cahier connecté a été commercialisé au même prix que son équivalent classique, et l’application mobile était accessible gratuitement.

Le système est décliné sur un agenda pour professeurs en 2015 et d’autres références pour collégiens, lycéens et professionnels en 2016. Oxford compte bien rendre progressivement toute sa gamme communicante. « Notre ambition pour 2017 est que 20 millions de produits portent le tag, puis 10 millions de produits supplémentaires en 2018 ». Pour l’heure, le connecté reste marginal dans la gamme de la marque française, une cinquantaine de produits environ sur 2300 références. « Mais c’est le début d’une vraie révolution pour nous », affirme Eric Joan.

CONNAITRE LES UTILISATEURS

« Nous pouvons réellement appréhender les usages réels de nos produits grâce à la data (anonymisée) remontée par nos applications », explique-t-il. Nous apprenons énormément de cette masse de données. Cela agrandit le champ des possibles pour nos équipes produits. » Oxford va maintenant s’atteler à la création d’une application unique pour tous ses cahiers, alors que jusqu’ici chaque produit avait son application dédiée.

L’entreprise reste persuadée que papier et écrans vont cohabiter à « moyen et même long terme. L’écriture manuscrite reste irremplaçable pour structurer sa pensée, mémoriser des notes, s’organiser… », veut croire Eric Joan. Aux acteurs du papier de s’adapter pour écrire une nouvelle histoire.

DANS OUEST-FRANCE 

CANSON (marque du groupe Hamelin) va être racheté par une entreprise italienne

L’entreprise Canson est issue d’une tradition familiale de plusieurs siècles. Jean Montgolfier, fait prisonnier lors des croisades à Damas, aurait, au xiie siècle, appris à fabriquer du papier. Après son évasion, il aurait rapporté le secret en Europe, se serait installé dans la production de papier, afin de remplacer le parchemin.

Au revoir Hamelin

Une page de l’histoire de Canson est pourtant sur le point de se tourner. Hamelin, en restructuration, souhaite s’en séparer. « Ce projet est en ligne avec notre plan stratégique de se concentrer sur notre cœur de métier de fournitures scolaires et de bureau et de consacrer nos ressources sur le développement de nos deux marques mondiales d’Oxford et Elba. Nous avons été convaincus par le projet ambitieux de Fila de créer un leader mondial Art & Craft. Ce projet offre une occasion fantastique de croissance pour Canson en France et dans le reste du monde», a indiqué Eric Joan, PDG de Hamelin, dans un communiqué. Début janvier, un plan de départ volontaire avait été mis en place. Avec le rachat, l’ensemble des 261 salariés devrait être gardé. Fila espère parvenir à un accord avant d’ici octobre.

« Y croire et agir ? » Est-ce encore possible ? C’est dans le Business Club

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UNIQUEMENT À LA RADIO 

 

– UNIQUEMENT À LA RADIO –

Emission spéciale – UNIVERSITÉ DU MEDEF

→ Diffusion : samedi 27/08/2016 à 7h et 20h (nouvel horaire grille d’été) | dimanche 28/08/2016 à 15h

NOS INVITÉS

  • Aziz Senni, entrepreneur et vice président de la commission nationale Dynamique Entrepreneuriale du Medef
  • Pierre Pelouzet, médiateur des entreprises
  • Stéphane André, directeur général de l’APM
  • Véronique Nguyen, professeure à HEC
  • Guillaume Richard, président de O2

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Y CROIRE ET AGIR !

Cette année, pour sa 18e édition, l’Université d’été a choisi pour thème « Y croire et agir ! ». C’est un thème qui nous conduira à réfléchir aux grandes échéances qui nous font face. C’est un titre qui se veut positif car nous, chefs d’entreprise, restons persuadés que notre pays a tous les atouts pour réussir dans l’avenir et pour tirer parti des bouleversements en cours.


Pour écouter ou réécouter l’émission :


Pierre Pelouzet
Pierre Pelouzet

PIERRE PELOUZET

C’est la rentrée de notre rendez-vous avec le Médiateur des Entreprises! Chaque semaine, pour la 3ème année, des chefs d’entreprise viennent témoigner de problèmes de délais de paiement, de propriété intellectuelle, de crédit impôt recherche, rupture de contrat abusive, modalités de commande/livraison, racket au CICE… et des solutions trouvées grâce à la Médiation des entreprises.

Aujourd’hui, on parle de confiance avec Pierre Pelouzet, le but de la Médiation des Entreprises étant de restaurer cette confiance entre entrepreneurs et de réhumaniser les relations commerciales. 

Guillaume-RICHARD-O2-1 GUILLAUME RICHARD, président de O2

LE GROUPE O2 CARE SERVICES

  • Activité: leader des services à la personne (ménage, garde d’enfants, aide aux senior)
  • Lieu: Le Mans (72)
  • CA: 125 millions d’euros
  • Effectif: 12000
  • 200 agences
  • 40 000 clients par semaine

LE PARCOURS DE GUILLAUME RICHARD

Diplômé de l’EDHEC (Ecole des Hautes Etudes Commerciales du Nord). Il commence sa carrière en tant que contrôleur de gestion puis contrôleur de projet à la Française des Jeux.

1996 : il rejoint le projet des sociétés Unipôles et At home qui fusionnent pour donner naissance à O2. Guillaume est alors Directeur Marketing & Communication chargé de la conception générale du projet O2.

2001 : Faute de financements suffisants pour le projet O2, il rejoint Relais H (aujourd’hui Relay) en tant que Directeur de l’Assistance au Réseau.

Mi 2004 : Guillaume quitte son emploi salarié et Paris. Il déménage au Mans et y transfère le siège social d’O2 Développement dont il prend la Direction. Initialement en charge du Marketing, des Relations Humaines et des Finances, il a également piloté la réalisation des 2 levées de fonds successives.

2007 : Il est nommé Président Directeur Général du Groupe O2.

DANS OUEST-FRANCE – mars 2016

CDD surtaxés. Un non-sens économique, selon Guillaume Richard, PDG d’O2

« Un non-sens économique ! ». Le PDG de l’entreprise de services à domicile O2 dénonce ce projet de surtaxe. Trois questions à… Guillaume Richard, président fondateur du groupe.

Que pensez-vous du projet de taxation des CDD ?

C’est une idée « extraordinaire » ! On va taper sur les contrats qui créent le plus d’emplois. Et on va les taxer !  Ce n’est pas la bonne solution. C’est comme si je coupais ma jambe droite qui fonctionne, alors que c’est la gauche qui est malade ! C’est une aberration et un non-sens économique. L’objectif du projet est la création d’emplois, et leur sécurisation. Les CDD sont déjà taxés avec d’une part 10 % de prime à la précarité pour le salarié, et d’autre part des charges sociales majorées pour l’entreprise. C’est déjà un contrat qui coûte cher. Cette loi prend une tournure défensive vis-à-vis de la création d’emploi. Un CDD, c’est quand même de l’emploi, et cela fonctionne.

Quelles en seraient les conséquences ?

La personne en contrat à durée déterminée peut être dans l’entreprise pour remplacer un salarié en arrêt maladie, ou en congé maternité. Il peut aussi renforcer les équipes pour un surcroît de travail. Les entreprises feraient alors le choix de ne plus les remplacer, et répartir la charge de travail sur les salariés en place. Les embauches de femmes risquent de diminuer fortement, le congé maternité deviendrait trop cher. Cela ne renforcera pas le CDI. Sa période d’essai sera alors rallongée, pour s’adapter aux besoins. Ce n’est pas sain d’en arriver là. Pour les jeunes qui démarrent, souvent en CDD, ce serait des opportunités en moins.

Quelle solution pour créer de l’emploi ?

Il faut favoriser la prise de risque entre l’employeur et le salarié. L’entreprise embauche si elle atteint des objectifs. Ceux-ci doivent être partagés. Embaucher c’est un pari sur l’avenir, qui doit générer de l’activité supplémentaire. Si les résultats attendus ne sont pas à la hauteur, il faut pouvoir rompre.

DANS LE POINT – janvier 2016

Former les personnes en recherche d’emploi est indispensable, car le chômage n’est pas homogène et touche trois fois plus les personnes sans qualification que celles qui ont une formation post-bac :

      Au-dessus du bac, le taux de chômage est d’environ 5 %, ce qui est très bas.

      Au contraire, en l’absence de diplômes, le taux de chômage moyen est d’environ 15 %.

      Enfin, il est d’environ 9 % pour ceux qui ont un niveau d’étude entre CAP/BEP et bac.

De même, le taux de chômage est très différent selon les régions et selon l’expérience professionnelle. Le chômage n’est pas une réalité homogène pour tous les Français.

Le président a donc raison d’inscrire la formation des chômeurs au tableau des priorités. La période de chômage pourrait non seulement déboucher sur la reprise d’un emploi, mais aussi sur un meilleur emploi, grâce à l’assimilation de nouvelles compétences. À condition bien sûr que la formation soit adaptée et rapidement mise en œuvre. Le e-learning doit être ainsi favorisé. Cette méthode permet à chacun de suivre une formation, à tout moment, à son rythme et quel que soit l’endroit où il est installé en France. Et cela à coûts réduits par rapport à une formation présentielle. C’est aussi plus ludique, plus moderne et surtout plus efficace…

De même, tout ce qui peut aboutir à l’acquisition d’une expérience professionnelle doit être développé. La volonté affichée de relancer l’apprentissage va dans cette direction. Et viendra peut-être contrebalancer la diminution des aides et l’augmentation des contraintes qui ont  récemment touché l’apprentissage et les stages.

Enfin, instaurer des aides financières pour la création d’emplois dans les PME est très certainement positif et neutralisera (en partie ou totalement ?) les coûts supplémentaires liés à la généralisation de la complémentaire santé et à l’obligation de contrats de travail d’au moins 24 heures par semaine.

Lutte des classes

J’aurais apprécié que François Hollande dise, lui aussi, qu’il aime l’entreprise. Car une partie de la majorité reste marquée par la lutte des classes et persiste à se méfier de l’entreprise, quand le gouvernement a compris qu’elle n’est pas l’ennemie. C’est aussi le sens de l’annonce de la réforme du droit du travail qui est trop complexe et surtout profondément marqué par la lutte des classes et la protection du « faible salarié exploité par l’employeur tout puissant et mauvais ». Cette vision est archaïque.

Dans plus de 90 % des cas, les intérêts des actionnaires, de l’entreprise, des salariés et de l’État sont alignés : quand une entreprise crée de la richesse, ce ne sont pas que les actionnaires, ce sont aussi et surtout les salariés et l’État (par l’impôt) qui en bénéficient. Aider les entreprises ou favoriser leur développement, c’est donc aller dans le sens de l’intérêt général.

Au final, et comme je suis de nature optimiste, je préfère voir le verre à moitié plein : les mesures et intentions annoncées ainsi que la conversion du président et du gouvernement à l’économie de marché devraient permettre d’alléger les nombreuses contraintes qui pèsent sur les entreprises et l’emploi, instaurées depuis le début du quinquennat. Je formule également le vœu d’un recul du chômage pour cette nouvelle année. Mon entreprise, les entreprises de croissance et celles des services à la personne ont d’ailleurs l’intention d’y contribuer pleinement.

Accueil1-e1440142503986VÉRONIQUE NGUYEN, professeure à HEC

SON PARCOURS

Diplômée d’HEC (92) et titulaire d’un doctorat de Sciences de Gestion d’HEC, Véronique Nguyen est professeur affiliée à HEC Paris au sein du département « Stratégie et Politique d’Entreprise ». Elle a été responsable du Mastère Strategic Management d’HEC.

A la fin de ses études à HEC, elle a été auditeur interne chez Nestlé. Après l’obtention de son DESCF et deux années dans un cabinet d’expertise comptable et d’audit (CAS), elle a été directeur financier des Editions 00h00 et de la PME internationale Areks. Elle a co-fondé deux sociétés de conseil en finance d’entreprise (Finexent) et ressources humaines (Elexent). Elle a également lancé le fonds de capital-amorçage : Conquest Venture.

Elle partage aujourd’hui son temps entre l’enseignement, la recherche et le conseil. Ses recherches portent sur la gestion du changement, les stratégies low cost et les processus budgétaires. A HEC, elle enseigne à la Grande Ecole, à l’Executive MBA et dans les programmes de formation continue. Elle enseigne différents sujets, dont la finance d’entreprise, les business plans, la stratégie d’entreprise, la gestion du changement et le management.

Elle a créé le siteProvaluor : site spécifiquement dédié au management de l’innovation. http://appli7.hec.fr/siteProvaluor/

azizsenni-ionisstm-140414_2AZIZ SENNI, entrepreneur, entrepreneur, vice président de la commission nationale Dynamique Entrepreneuriale du Medef

Aziz Senni nommé vice-président d’une commission du Médef

Aziz Senni, entrepreneur, auteur de «L’ascenseur social est en panne… j’ai pris l’escalier !» et membre fondateur de l’UDI, continue de grimper grâce à sa nomination au poste de Vice-Président de la commission Dynamique Entrepreneuriale du MEDEF. Une commission dirigé sous l’égide de Dominique Carlach et dépendante du Vice-Président du MEDEF Thibault de Lanxade.

Aziz Senni monte, mais reste très terre à terre. Il le sait, il reste encore beaucoup de monde dans l’escalier.

Ainsi, son but avec sa nouvelle fonction de Vice-Président de la commission Dynamique Entrepreneuriale du MEDEF, le plus célèbre des syndicats de patron en France, est d’engager des actions concrètes afin de diffuser et faciliter l’entreprenariat hexagonal.

Déjà impliqué depuis plusieurs mois dans cette commission, il a pu présenter plusieurs propositions afin d’assister la création et le développement d’entreprise.

Le financement, problème majeur des entreprises

Le premier projet qui lui tient à cœur et qu’il souhaite mettre en application est celui de la transparence bancaire. Il part du constat que l’un des freins des entrepreneurs reste le financement : «Je souhaiterais que dans ce pays on puisse demander aux banques à qui elles prêtent, les montants, les codes postaux, les cautions demandées».

Pour Aziz Senni, les banques sont des entreprises comme les autres, une fois que toutes ces informations seront mises à dispositions, la concurrence entraînera la recherche de parts de marché et se régulera par la compétition qu’elles se feront entre elles : «C’est la clé de beaucoup de problématiques d’entreprises». Le membre fondateur de l’UDI, n’oublie pas d’où il vient. Ses actions en faveur des quartiers défavorisés sont «inscrite dans (son) ADN».

En tant qu’entrepreneur venant de Mantes la Jolie, il aimerait transmettre ses conseils et expériences «à tous ceux qui viennent de ces endroits, et ailleurs, mais surtout ceux là parce que j’estime avoir une certaine forme de légitimité».

«Mon slogan n’est pas vivre-ensemble, mais faire-ensemble»

Le nouveau vice-président de la commission dynamique entrepreneuriale déplore le retard de la France sur le dépoussièrage du code du travail et sur les questions du travail collaboratif, un concept qui repose sur les échanges de bons procédés facturés entre patrons pour rentabiliser au maximum une relation commerciale et éviter le tout-salariat dans une optique de constitution et d’optimisation de son réseau, un mot clé. «Pour les entrepreneurs individuels qui ne cherchent plus un emploi mais un client, qui ne cherchent pas une fiche de paie, mais à facturer c’est un phénomène qui est en train de grandir», explique-t-il.

Un phénomène grandissant mais qui n’est que très peu structuré, notamment en ce qui concerne la protection sociale. Une de ses missions sera donc de tenter d’anticiper ces problématiques et de repenser «toute une protection sociale afin que les entrepreneurs puissent s’épanouir dans ce qu’ils font.»

En plus de l’accompagnement, ce nouveau poste lui offre une marge de manœuvre suffisamment grande pour être à la fois dans la sensibilisation auprès des plus jeunes pour lesquels l’entreprenariat n’est pas une option en ouvrant ce champ des possibles. Et en même temps dans la coproduction : en se basant sur le modèle allemand, faisant travailler des grands groupes avec des PME.

Pour l’homme Aziz Senni, qui revendique comme mot d’ordre, «Mon slogan n’est pas vivre-ensemble, mais faire-ensemble», cette nouvelle fonction au Médef est vécue comme un soulagement. «Cette commission c’est une bulle d’air, dans un contexte très lourd. On a envie d’être porteur de bonnes nouvelles».

Fils d’immigré et chef d’entreprise, Aziz Senni se définit avec humour comme « une erreur statistique ». Entretien avec un jeune entrepreneur ambitieux, hyperactif et militant.

Les discriminations multiformes que subissent les jeunes d’origine maghrébine notamment dans l’accès à l’emploi sont une réalité indéniable et un frein évident à leur insertion sociale. Que faudrait-il d’après vous pour sortir de cette impasse ?

Concernant la lutte contre les discriminations à l’emploi, je fais quelques propositions dans mon livre. L’une d’entre elle consiste à généraliser la discrimination positive territoriale : Développer le dispositif zones franches en permettant aussi à des entreprises situées à proximité des quartiers de bénéficier d’exonérations de charges en échange d’un recrutement de 5 à 10% des effectifs dans ces quartiers.

Axer d’avantage les formations des DRH sur le management de la diversité et l’apport économique de la mixité des équipes tout en incorporant dans les normes qualités des processus de recrutement garantissant la non discrimination.

Le CV anonyme peut permettre d’avancer sur ce thème et donner au moins une chance au candidat de rencontrer le recruteur. Saviez vous que le recrutement dans certains opéras se fait dans l’obscurité ? Le (la) candidat(e) se présente et joue dans une pièce sombre et on ne le retient qu’en fonction de sa « production ». Cette solution a été mise en place pour lutter contre les discriminations dont sont victimes les femmes dans ce milieu plutôt masculin.

Quels projets mettez vous en œuvre pour promouvoir l’insertion sociale des jeunes d’origine maghrébine ?

Toutes mes actions ont pour but de favoriser l’intégration sociale des jeunes d’une manière globale, particulièrement ceux issus des quartiers (dont les jeunes d’origine maghrébine).Bien avant la création de mon entreprise en février 2000, je pensai « que pour aider fortement les autres, il faut d’abord être fort soit même ».

Dès 2002, avec d’autres amis, j’ai créé une association qui s’appelle Les Jeunes Entrepreneurs de France qui a pour but de sensibiliser et d’aider les jeunes de moins de trente cinq ans à la création d’entreprises. Depuis 2003, je suis membre actif du Forum International Pour la Paix, association qui œuvre activement pour la paix au Proche Orient et qui travaille pour le rapprochement des communautés juive et musulmane en France par différentes actions. La dernière en date : la venue d’une délégation de jeunes entrepreneurs Israéliens et Palestiniens pour rencontrer des jeunes entrepreneurs à Mantes la Jolie.

Depuis fin 2004, je participe aussi à aider les jeunes à trouver des stages dans le cadre du dispositif mis en place par Claude Bébéar « Entreprise et Quartier ». A ce titre, je suis le représentant de ce dispositif sur la région de Mantes la Jolie. Depuis 2005, je préside et je finance aussi sur mes fonds propres l’équipe sénior garçon de Mantes la Jolie composée à 90% de jeunes du quartier du Val Fourré. Depuis 2006, je suis président d’honneur de l’association Franco-Marocaine qui œuvre pour la promotion de la double culture. Les axes de travail sont divers : une équipe de football, des concerts et expositions afin de faire découvrir la culture marocaine, des débats autour des relations franco-marocaines.

Enfin, en 2007, mes droits d’auteurs serviront à créer des bourses pour les meilleurs collégiens et lycéens des établissements scolaires situés au Val Fourré, à Mantes la Jolie. Cette liste est loin d’être exhaustive.

Finalement, quelles mesures urgentes les politiques devraient-ils prendre selon vous en vue de promouvoir cette égalité des chances vantée par certains et qualifiée de mythe par des sociologues ?

Marianne a besoin d’une psychanalyse collective. Qu’est ce qu’être français en 2006 ? Porter un béret et une baguette sous le bras ? Etre l’héritier d’une tradition chrétienne ? Etre « blanc » ? Je pense pour ma part qu’être français c’est se reconnaître dans des valeurs et dans un destin commun. Voilà la première carence de nos dirigeants : l’incapacité à fédérer les enfants dans le République sous le même drapeau, sous les mêmes valeurs.

Liberté, égalité, fraternité : la vitrine républicaine est belle mais les rayons du magasin France sont vides ! Liberté : Redonnons la liberté aux parents d’éduquer leurs enfants comme ils l’entendent Redonnons la liberté aux professeurs de former les élèves en fonction des spécificités des publics. Egalité : Discrimination positive territoriale à outrance pour récupérer le retard cumulé depuis 30 ans. Généraliser le dispositif zone franche, les sélections type Sciences po, etc. Fraternité : « L’essentiel ne se voit pas avec le cœur » disait St Exupéry. Quelques soient nos origines, notre religion, notre âge, notre sexe, remettons les valeurs humanistes au centre de notre vie : en famille, à l’école, au travail, dans le monde politique, dans le monde associatif, etc.

Stéphane-AndréSTÉPHANE ANDRÉ, Directeur Général de l’APM

Fondée sur une idée simple, celle du progrès de l’entreprise, l’Apm s’est aujourd’hui développée et est devenue un mouvement, un véritable « état d’esprit » entrepreneurial à contre-courant.

L’Apm naît en 1987 de la volonté de quelques chefs d’entreprise. Leur souhait : créer des rencontres où ils pourraient partager leurs expériences, rompre l’isolement du dirigeant et débattre de leurs problématiques managériales.

L’Apm compte aujourd’hui plus de 7 000 dirigeants.

Selon un sondage mené par OpinionWay, pour le compte de l’Apm, en décembre 2015, 55% des 502 dirigeants interrogés citent l’innovation et la recherche de nouveaux produits / services comme la première opportunité pour l’avenir de leur entreprise. Ils sont aussi 57% à estimer devoir progresser sur ce plan.

Autre tendance majeure à tirer de ce baromètre Apm-OpinionWay, le recrutement de talents, la formation et les outils pour développer l’autonomie des salariés. 21% des chefs d’entreprise estiment que la formation des salariés et l’accompagnement des managers est le premier levier pour faire évoluer leur stratégie managériale. Viennent ensuite « Management plus collaboratif, plus d’autonomie des équipes » (17%), « J’écoute plus, je communique plus avec les salariés » (12%), « Changer l’organisation managériale, nouveaux modes de travail » (11%) ou encore « J’adapte mes pratiques managériales aux nouvelles générations, à l’époque » (7%). Des réponses en lien avec les enjeux d’innovation mis en exergue au sein de cette étude.

 

LE MORAL DES CHEFS D’ENTREPRISE SE REDRESSE, selon le baromètre APM 2016

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The Metrics Factory: tout savoir sur le social data. C’était au prochain Business Club (podcast)

Publié le Mis à jour le

bfm-bu-radioINÉDIT CET ÉTÉ ! 

Dans le Business Club de France | Uniquement sur BFM Business Radio

→ Diffusion : samedi 27/08/2016 à 7h et 20h (nouvel horaire grille d’été) | dimanche 28/08/2016 à 15h

gootenberg-enquete-usage-reseaux-sociaux-journalistes-twitter-wikipediaCette année encore, on termine l’été en beauté en rendant visite à de jeunes entreprises parisiennes, hyper dynamiques et innovantes, dans leurs locaux! 

TALK 1 : Les boxers de Spartan protègent votre fertilité ! 

TALK 2 : Bientôt la rentrée ! Jam, l’appli au service des étudiants

TALK 3 : Rythm lève 10 millions d’euros pour fonder la première entreprise de neurotechnologie

TALK 4 : The Metrics Factory, l’expert du social data

TALK 4: The Metrics Factory, avec Rémi Douine, président 

Pour écouter, réécouter et télécharger cette interview:

oggThe Metrics Factory, fondée en 2010, c’est 12 consultants experts de l’impact, de la stratégie et de l’analyse des réseaux sociaux pour les marques. C’est aussi la première agence française à avoir nouer un partenariat avec Facebook Topic Data en Juillet 2015.

Rémi Douine: « aujourd’hui on aide les marques à appréhender les mécaniques d’engagement des audiences. 10 ans après l’apparition de Facebook, Twitter, Linkedin, on s’est aperçu que les métiers du marketing et de la communication, qui étaient d’apporter un message à une cible, font face à un nouveau challenge: celui de provoquer une réaction par les audiences: le like, le commentaire, le share, le tweet, les hashtags qui sont une marque de l’engagement des audiences auprès du message que la marque veut envoyer à sa cible.

Douine-Remi
Rémi Douine

Nos recommandations sont du type: quels sont les formats et les contenus que vous devez utiliser pour engager vos audiences? Savez-vous qui sont vos influenceurs, les personnes à même d’engager vos audiences. Aujourd’hui certaines marques font appel à des vlogueurs (blogueurs vidéo), qui ont déjà une audience, qui savent donc déjà engager, et auxquels ils vont donner des produits. Ces vlogueurs vont créer un contenu autour de ces produits pour le partager.

Il y a aussi une mutation de l’espace social media. Aujourd’hui Facebook, Twitter et Youtube sont des endroits où on paie pour avoir de la visibilité . On va donc donner des conseils sur l’achat média sur ces plateformes.

LA RÉVOLUTION DU MOBILE

Aujourd’hui une marque ne peut pas se passer d’une présence sur les réseaux sociaux. Car une mutation subtile s’opère depuis 2015: celle du mobile. Et sur nos téléphones, on consulte Facebook, Twitter, Youtube, on fait peu de recherches web classiques. A minima, pour faire passer un message, il faut donc être présent sur ce support.

QUELLE EST LA TENDANCE EN MATIÈRE DE CONTENU?

Cette année c’est le live. Mais aussi le gif animé, le « unboxing » chez les vlogueurs, qui est devenu un nouveau format pour les marques.

L’OFFRE DE THE METRICS FACTORY

audit actionnable |

Quelle est la performance de nos marques à travers le monde ? Ma marque est–elle proche de ses fans sur Instagram ? Quel est l’impact d’une crise sur la perception de notre marque ? sont les questions où nous mobilisons nos analystes et nos méthodologies afin de générer des insights actionnables pour améliorer vos actions de marketing-com.

|conseils stratégiques et opérationnels|

Quelle stratégie pour la présence de mes magasins ? Quelle plan d’action au day to day pour rendre mon événement sportif plus influent ? Quel plan media tactique pour maximiser la visibilité de ma communication corporate ? Quelle stratégie data pour valoriser mes actions digitales ?  sont les questions où nous mobilisons nos consultants pour vous proposer des plans d’actions stratégiques et opérationnels à implémenter pour votre marque.

| agile reporting |

Pouvez-vous construire un dashboard temps réel de ma campagne ? Je veux connaître en temps réel les ventes de mon site d’eCommerce ? Je veux fournir des rapports réguliers à l’ensemble de mes responsables digitaux locaux ? sont les questions où nos experts dashboarding se mobilisent pour vous apporter des solutions agiles et adaptés à vos interlocuteurs internes et externes