WANDERCRAFT : l’exosquelette médical en marche vers la commercialisation. C’était au Business Club (podcast)

Publié le Mis à jour le

Logo blanc fond bleuLogo-BFMBusiness-sans-contourAu Business Club de France

Uniquement sur BFM Radio! 

 

→ Diffusion : samedi 21 octobre 2017 à 7h et dimanche 22 octobre à 15h


TALK 1: SENDINBLUE veut devenir le leader du marketing digital des PME en France

LE FOCUS DE LA SEMAINE : EASYVERIF contrôle sur place la véracité des petites annonces… et part bientôt pour un tour de monde de reconstruction des villages sinistrés!

TALK 2: WANDERCRAFT a levé 15 millions € pour redonner la marche aux handicapés

[CHRONIQUE] – LES PREMIERS PAS de… 3D Ceram / ENTREPRENDRE, JE ME LANCE: les conseils de Bruno Le Besnerais, du Conseil de l’Ordre des Experts Comptables

TALK 4: LE RENDEZ-VOUS DU MÉDIATEUR des ENTREPRISES, avec Pierre Pelouzet


TALK 2: WANDERCRAFT, avec Matthieu Masselin, DG cofondateur

(Ré)écouter et télécharger cette interview:

Le métier de Wandercraft est de redonner la marche aux gens qui ne marchent plus. Wandercraft développe et commercialise le premier exosquelette de marche autonome. Avec cet exosquelette, pour la première fois au monde, des personnes paraplégiques se sont levées et ont retrouvé une marche réaliste, autonome et sans béquilles.

L’équipe de Wandercraft travaille à la pointe de la robotique de marche, avec les meilleurs labos universitaires de robotique dynamique et des équipes médicales de premier plan, en Europe et aux USA. L’entreprise prévoit de distribuer bientôt ses exosquelettes vers les centres de soins et développe une version personnelle.

Des investisseurs de premier plan pour briser la barrière du handicap

Longtemps resté discret sur son développement, Wandercraft annonce le closing d’une levée de fonds Series B de 15 millions d’euros avec cinq investisseurs de premier plan: XAnge, Idinvest, Cemag Invest, Bpifrance via le fonds PSIM géré dans le cadre du Programme d’Investissements d’Avenir et l’actionnaire historique LBO France – Innovation Capital.

Ce nouveau financement sera utilisé pour obtenir les premières certifications, entrer sur le marché mondial des centres de soins et développer la version personnelle de l’exo.

Wandercraft 228 septembre – Wandercraft lève 15 millions d’euros pour remettre en marche les handicapés

En 2013, Wandercraft avait séduit en quelques heures Xavier Niel, puis Marc Simoncini à l’occasion d’une levée de fonds de 600 000 euros. Après quatre discrètes années de développement, malgré une autre levée de 4 millions d’euros, la start-up boucle un nouveau tour de table au montant bien plus significatif.  Les cinq fonds XAnge, Idinvest, Cemag Invest, Bpifrance et LBO France injectent 15 millions d’euros dans la jeune pousse pour l’aider à commercialiser un exosquelette de jambe pour les patients en fauteuil roulant.

L’enjeu consiste à mettre en déséquilibre permanent l’exosquelette (nommé Atalante), et celui qui le porte, et à récupérer ce déséquilibre par la dynamique des mouvements. « C’est très complexe. Cela nécessite de mettre en œuvre des mathématiques de haut niveau« , explique Jean-Louis Constanza, en charge du développement de la start-up. Le dispositif robotique embarque 12 moteurs pour offrir 12 degrés de liberté et, à chaque seconde, 30 000 informations sont traitées par les différents calculateurs dans lesquels tournent, entre autres, des algorithmes issus de l’aéronautique et du spatial. « On a dû pousser les frontières de la technologie et avoir un pied dans la science », commente Jean-Louis Constanza. Wandercraft a ainsi collaboré avec les équipes du centre de robotique des Mines ParisTech, du Laas-CNRS à Toulouse et de l’université du Michigan.

UNE CERTIFICATION EUROPÉENNE D’ICI UN AN

Ce tour de table doit permettre de financer les essais cliniques afin d’obtenir la certification européenne du dispositif d’ici un an. La start-up, qui compte une trentaine de collaborateurs, prévoit dans un premier temps de commercialiser l’exosquelette auprès des centres de soins en Europe, aux Etats-Unis et en Asie.

A plus long terme, l’idée est de développer une version personnelle de l’exosquelette. « Dans un centre de soin, c’est tout à fait acceptable de tenir l’exosquelette par le haut. Si vous tombez ce n’est pas grave. Dans la version personnelle, il faut une sécurité totale », explique-t-il. La version commercialisée auprès des particuliers devra donc embarquer des capteurs de vision, mais aussi permettre à son utilisateur de s’asseoir dans un siège de voiture par exemple.

Wandercraft 1LE NUMÉRIQUE POUR REINVENTER LE FAUTEUIL ROULANT

A qui exactement est destiné cet exosquelette ? Prudent, Jean-Louis Constanza explique : « Nous faisons l’hypothèse que l’on pourra aider au traitement d’un certain nombre de pathologies, comme les paraplégies basses, certaines hémiplégies, mais aussi les personnes atteintes d’un disfonctionnement des membres inférieurs plus ou moins avancé après un AVC, certaines pathologies d’origine génétique et d’autres maladies neurologiques ». 

Interrogé sur la volonté de viser d’autres marchés que celui de la santé, Jean-Louis Constanza est catégorique. « Nous ne l’envisageons pas du tout. Nous sommes tous animés par une cause : celle d’aider les gens qui sont en fauteuil roulant. Nous sommes venus là pour ça ». En moyenne, en France, les personnes en fauteuil roulant seraient trois fois plus touchées par le chômage et auraient trois fois moins accès aux études supérieures. (source : L’Usine Digitale)

COMMENT ÇA FONCTIONNE?

Atalante (nom de l’exosquelette) est le premier  exosquelette capable de se stabiliser et de permettre à l’utilisateur de marcher sans utiliser de béquilles ni joystick.

Tout comme pour un Segway, l’exosquelette est contrôlé par les mouvement du corps. L’utilisateur, initialement en position verticale, n’a qu’a se pencher légèrement en avant pour que l’exosquelette se mette en marche et atteigne une vitesse de 3.5 km/h. Il suffit ensuite de revenir à sa position initiale pour que l’exosquelette se stabilise. Atalante est doté d’un algorithme sophistiqué qui permet d’éviter ou de franchir des obstacles comme les trottoirs ou les marches.

« Les exosquelettes existants ne permettent pas de stabiliser l’utilisateur, qu’il faut équiper de béquilles, explique le directeur général adjoint de la start-up, Matthieu Masselin (DG). Il récupère l’usage de ses jambes, mais perd en partie celui de ses mains. »

PRIX ET MARCHÉ

Le prix de l’exosquelette n’est pas encore déterminé, mais les fondateurs veulent qu’ «il soit accessible au plus grand nombre d’utilisateurs possible». «En Europe et aux Etats-Unis, sur notre première version, nous ciblons des pathologies qui regroupent 1 million de personnes, dont 20% à 33% qui sont en mesure d’utiliser l’exosquelette», précise Matthieu Masselin. A plus long terme, l’entreprise française espère aussi adresser des solutions pour les personnes âgées, qui représenteraient 10 millions de personnes, selon ses estimations. (source: Frenchweb)

Publicités

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s