Feed: un repas complet dans une bouteille de 500 ml! C’était au Business Club (podcast)

Publié le Mis à jour le

Logo-BFMBusiness-sans-contourFeed-legumes-jardin-480x480Au Business Club de France

Uniquement sur BFM Radio! 

 

 

 

→ Diffusion : samedi 7 octobre 2017 à 7h et dimanche 8 octobre à 15h



TALK 1: Feed invente le fast food bon pour la santé

LE FOCUS DE LA SEMAINE: Le Fauteuil roulant français

TALK 2: L’objectif de Nestor: 2 millions de repas livrés avant fin 2017

TALK 3: Les premiers pas de Lilo, moteur de recherche solidaire / Entreprendre, je me lance: D. Jacimovic de Wolters Kluwer, créateur de formalites-online.fr

TALK 4: LE RENDEZ-VOUS DU MÉDIATEUR des ENTREPRISES, avec Pierre Pelouzet


TALK 1: FEED, avec Anthony Bourbon, fondateur

(Ré)écouter et télécharger cette interview:

Feed-legumes-jardin-480x480Feed, c’est l’équivalent d’un repas qui apporte un tiers des apports nutritionnels nécessaires pour une journée (glucides, protéines, fibres, vitamines, minéraux, oligoéléments, etc.). Chaque « bouteille-repas » apporte 650 kilocalories et elle est proposée en cinq saveurs : l’incontournable chocolat, légumes du jardin, carotte-potiron, fruits rouges et café. La version barre a été développée dans les parfums chocolat, carotte/orange/noisette et fruits rouges.

Elles sont fabriquées en France dans « trois usines différentes », précise le fondateur.

Prix: entre 2,50€ et 3,50€

LES CHIFFRES CLÉS DE FEED

  • Date de création: 2016
  • Siège social: Paris
  • CA: > 2M€ (déjà rentable)

L’ACTU DE FEED: LEVÉE DE FONDS de 3M au début du mois

  • Deuxième levée de fonds de 3M en septembre 2017 avec Otium, Kima Ventures, Senseii Ventures et des BA (Première levée de fonds de 500k en février 2017 avec Senseii Ventures)

« Si j’avais gagné un euro chaque fois que quelqu’un m’a dit que cela ne marcherait pas, je serais riche ! » Anthony Bourbon

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Qui est le créateur ?

C’est Anthony  Bourbon, un jeune avocat de 28 ans qui a créé, d’abord dans sa cuisine, puis en laboratoire, les barres et autres plats prêts à boire signés Feed. « Quand je travaillais comme juriste au siège d’un groupe immobilier, à chaque déjeuner, j’étais confronté à la même difficulté : comment bien me nourrir sans m’attabler plus d’une heure au restaurant, raconte-t-il. Les seules alternatives que j’ai trouvées, comme les substituts de repas (genre Slim Fast, NDLR), ciblaient les personnes cherchant à perdre du poids. Au bout d’une heure, j’avais faim… ». Alors, il se documente, tombe sur Soylent, un produit américain qui remplace un repas d’un point de vue nutritionnel. Las. Les recettes ne convenaient pas aux palais français. Anthony Bourbon commande des matières premières et les cuisine chez lui… jusqu’à trouver une formule approchant de ce qu’il recherchait. La phase de R&D dure 18 mois alors qu’officiellement la société n’est pas encore créée. « Je l’ai financée sur mes économies, environ 150.000 euros ! Il crée Feed (nourrir en anglais), lève 500 000 euros auprès de Senseii Ventures, un collectif d’entrepreneurs-investisseurs et s’entoure de professionnels – médecin nutritionniste, diététicien, ingénieurs agro-alimentaires etc   pour affiner son concept.

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Quels sont les lieux de vente ?

Deux ans plus tard, en juin 2016, le site http://www.feedsmartfood.com est créé. Jusqu’en décembre de la même année, les clients ont pu pré-commander leurs fioles et barres qu’ils ont reçues en fin d’année. Sans aucune publicité sauf une présence sur les réseaux sociaux, le site a alors enregistré 10 000 pré-commandes. Depuis janvier et toujours sans publicité, la PME a livré 50 000 repas. « Il y a une vraie demande », justifie Anthony Bourbon. Un récent évènement devrait donner un sérieux coup de pouce à la marque pour acquérir de la notoriété. Celle-ci vient en effet d’être référencée dans 50 Franprix dont celui, fraichement rénové, de la rue Popincourt (Paris 11ème).  A notre connaissance, d’autres enseignes frappent déjà à la porte de Feed.

Et demain ?

« Nous sommes sollicités par le milieu hospitalier« , répond Anthony Bourbon qui devrait bientôt lancer une boisson prêt-à-boire (dès que les autorités sanitaires auront donné leur feu vert) et des versions bio de ces produits au marketing très minimaliste, à l’opposé de ce que propose une marque comme Michel & Augustin. (LSA CONSO)

Qui sont les consommateurs de FEED ?

Avec maintenant 1 an de recul, nous distinguons plusieurs groupes de consommateurs particulièrement intéressés par la food 2.0 :

  • Les personnes actives qui sautent souvent des repas (hardworker, CSP+, avocat, trader, développeur web, chauffeur/taxi, coiffeur, ingénieur…)
  • Les étudiants qui ont un budget limité pour se nourrir (Feed. propose des repas complets à partir de 2,50€)
  • Les sportifs qui recherchent des solutions saines, équilibrées et pratiques au quotidien.
  • Les VEGAN, et les consommateurs sensibles aux allergènes (gluten, lactose, noix…) qui sont ravis de pouvoir profiter de l’intégralité de la gamme Feed.

Quelles sont vos perspectives à l’international ?

Les livraisons dans toute l’Europe sont déjà disponibles via notre e-shop (www.feedsmartfood.com), mais nous recevons quotidiennement des mails d’américains, qui souhaiteraient se faire livrer Feed. Nous travaillerons donc rapidement sur une possibilité de livraison aux USA.

Quels marchés seraient les plus réceptifs ?

Certains pays sont très ouverts à l’innovation dans la food : Les USA, le UK, les Pays-Bas par exemple. Ces deux derniers représentent 15% de nos ventes online. (SOPEXA.COM)

Vous êtes juristes et non nutritionniste, n’est-ce pas un paradoxe ?

Depuis le début de l’aventure, il fallait mieux que je sois juriste que spécialiste de la nourriture. En Europe, le cadre légal est important, mais comme le substitut complet n’existe pas, il est paradoxalement hors cadre. À la base, un substitut de repas ne peut pas être supérieur à 400 calories, nous sommes à plus de 600. On n’est pas un complément non plus. Même moi, j’ai dû accepter mes limites sur le sujet. On s’est approché d’autres juristes pour que tout soit parfait et que nous respections l’ensemble du cadre légal.

Nous sommes en France, pays de la gastronomie, n’avez-vous pas peur d’être sous le feu des critiques ?

On prend les critiques avec du recul. Il y a deux types de personnes, celles très fermées, on ne peut pas parler avec eux, même quand ils avouent qu’ils vont régulièrement aux fastfoods. D’un autre côté, il y a ceux qui doutent, réfléchissent et sont curieux. Nous voulons être l’alternative idéale et ponctuelle. Nos repas sont entre 2,40 et 3,90 euros entre la poudre et le prêt à boire. Avec les économies que vous ferez, vous pourrez aller chez le traiteur à la fin de la semaine, faire un bon resto. Au début des surgelés : c’était le branlebas de combat général. En manger, c’était la honte. Aujourd’hui, vous avez une boutique Picard à tous les coins de rue. (LYON CAPITALE)

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