Medincell invente le médicament nouvelle génération. C’était dans le Business Club (podcast)

Publié le Mis à jour le

medincell_1Logo-BFMBusiness-sans-contourAu Business Club de France

Uniquement sur BFM Radio! 

→ Diffusion : samedi 25/3/2017 à 7h | dimanche 26/3/2017 à 14h


TALK 1 & 2: Film photovoltaïque, panneau solaire hybride: l’autoconsommation solaire va décoller! 

TALK 3 : MEDINCELL invente BEPO, technique d’injection de médicaments à libération contrôlée

TALK 4: Le rendez-vous du Médiateur des Entreprises, avec Pierre Pelouzet

TALK 3: MEDINCELL, avec Christophe Douat, président

(Ré)écouter et/ou télécharger cette interview:

medincell_1.jpgMEDINCELL permet l’arrivée sur le marché d’une nouvelle génération de médicaments à longue durée d’action. Permettant de répondre aux défis majeurs de la santé dans le monde au 21ème siècle : l’observance, les coûts et l’accès aux soins.

LE PRODUIT

Après les seringues et les comprimés, BEPO est une nouvelle technique d’administration des traitements tout à fait révolutionnaire en termes d’observance des traitements, de maîtrise des coûts dans les pays développés, d’accessibilité des soins dans les pays en développement et de confort pour le patient.

BEPO est une technologie à base de polymères biodégradables qui permet d’injecter un principe actif directement sous la peau avec une simple seringue. Une fois injecté, le liquide s’épaissit pour former un petit dépôt sous-cutané qui retient le principe actif. En fonction des objectifs thérapeutiques, le dépôt se biodégradera complètement en quelques jours, quelques semaines ou plusieurs mois, libérant le principe actif dans l’organisme en flux continu et maîtrisé. Principal avantage pour le patient : plus besoin de penser à prendre ses cachets et des effets secondaires limités.»Véritable alternative aux méthodes classiques de prise de médicament, la technologie BEPO cumule de nombreux atouts pour faire face aux défis majeurs de la santé dans le monde : traitement plus efficace, amélioration de la tolérance des patients, mais aussi développement rapide et faible coût de fabrication.

La technologie BEPO va permettre l’arrivée massive de traitements à action prolongée pour de nombreuses indications. Les patients, les praticiens et les systèmes de santé en seront les grands bénéficiaires ! (au moins 40% des patients ne prennent pas leur traitement).

Le potentiel est énorme car ce principe pourrait être décliné pour de nombreuses pathologies.

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Matérialisation dans l’eau d’une injection avec BEPO. La taille du médicament injecté est équivalente à un demi petit pois seulement

QUELQUES FAITS ET CHIFFRES

  • Activité: entreprise pharmaceutique
  • Date de création: 2002
  • Lieu: Jacou (34)
  • CA: MedinCell ne livre pas son chiffre d’affaires, « mais il double chaque année et cela va continuer, assure le directeur financier Nicolas Heuzé. Nous sommes profitables depuis cinq ans. »
  • Effectif: 100 collaborateurs / 25 nationalités différentes (env. 50 recrutements au cours des 12 derniers mois, on continue sur le même rythme dans les mois qui viennent)
  • Filiale aux Etats-Unis, à Boston
  • Société entièrement auto-financée (par ses collaborations et accords commerciaux). Pas de VC à ce jour – 75% du capital détenu par les collaborateurs actifs, le reste est entre les mains d’anciens employés et de fondateurs (ou leurs familles)
  • Tous les employés sont actionnaires ou appelés à le devenir après quelque temps passé dans la société
  • MedinCell est membre du Pass French Tech.
  • A ce jour, 75 M$ ont été investis dans la recherche et le développement de la technologie BEPO à travers des collaborations scientifiques et des partenariats.
  • La technologie BEPO est définitivement brevetée dans env. 25 pays parmi lesquels les Etats-Unis et la Chine (le brevet a été déposé dans 70 pays. Procédure en cours dans de nombreux pays)
  • MedinCell compte de nombreux partenaires – parmi lesquels Sandoz – qui développent actuellement des produits en utilisant la technologie BEPO dans de nombreuses aires thérapeutiques (psychiatries, oncologie, anti-douleur, contraception, entre-articulaire, etc.)
  • 6 produits BEPO sont actuellement en développement. Il y en au moins autant qui doivent entrer en développement d’ici la fin 2017 dans des aires thérapeutiques très différentes.
  • Les premiers produits BEPO seront commercialisés fin 2019 / début 2020
  • L’entreprise embauche 30/50 salariés par an, tous actionnaires

L’ACTUALITÉ DE MEDINCELL

MedinCell est désormais dans une phase d’accélération et noue des partenariats stratégiques, avec des laboratoires pharmaceutiques mais aussi des ONG, lui permettant de multiplier les produits en développement et de prévoir de nombreux recrutements (le rythme est de 30 à 50 recrutements par an).

En effet, ils ont les résultats de la phase 1 d’un traitement en psychiatrie leur permettant de passer directement en phase 3 (les molécules avec lesquelles ils travaillent sont génériquées). Ainsi à la fin de l’année 2017 ils auront 12 programmes actifs vs 6 aujourd’hui.

L’HISTORIQUE DE MEDINCELL

  • 2002 Création de MedinCell
  • 2002 > 2010 Recherche et développement de la technologie BEPO
  • Décembre 2010 Dépôt de brevet dans 70 pays pour la  technologique BEPO
  • Janvier 2011 Lancement de la plate-forme technologique BEPO
  • 2011 MedinCell nommée “On the Rise Company” au Drug Delivery Partnerships (Miami)
  • 2012 – aujourd’hui Lancement de nouvelles collaborations dans de nombreuses aires thérapeutiques: contraception, schizophrénie, dépression, obstétrique, intra-articulaire, HIV, parasitologie, douleur, anesthésie, etc.
  • 2013 Lancement des collaborations humanitaires
  • Novembre 2013 Première alliance avec un grand laboratoire portant sur le développement de plusieurs produits BEPO
  • Mai 2015 Acceptation définitive du brevet BEPO aux Etats-Unis
  • Novembre 2015 Deuxième alliance portant sur le développement de plusieurs produits BEPO avec Sandoz, filiale de Novartis
  • Juin 2016 Ouverture d’un deuxième site à Jacou – France

Le montpelliérain MedinCell contrôle la libération des médicaments – L’Usine Nouvelle

« Quelques illuminés ont fondé MedinCell en 2002, aujourd’hui, nous sommes 100 illuminés, se réjouit Christophe Douat, le président. La technologie est validée, le deuxième étage de la fusée est lancé. » Après avoir embauché 50 personnes depuis un an, l’entreprise a inauguré en septembre des locaux de 1 800 m2 à Jacou, près de Montpellier (Hérault).

Sous l’impulsion du fondateur Anh Nguyen, président du conseil de surveillance, MedinCell veut fournir des médicaments « efficaces, pratiques, à prix très bas« , via sa technologie Bepo de libération contrôlée des médicaments. Déposé en 2010 dans plus de 70 pays, le brevet est aujourd’hui reconnu dans 20, dont les États-Unis et la Chine.

Chaque formulation Bepo associe copolymères, principe actif et solvant. Après injection unique sous-cutanée, se forme un dépôt biodégradable enrobant, capturant le principe actif pour assurer une diffusion dans l’organisme sur quelques jours à plusieurs mois. MedinCell collabore toujours avec des labos partenaires, financeurs du temps-homme de développement. Six programmes sont actifs et quatre seront lancés dans les prochains mois. Ils portent sur les maladies mentales, les douleurs post-opératoires, la contraception, les maladies tropicales… Le programme le plus avancé est en phase clinique et une première mise sur le marché pourrait intervenir fin 2019. MedinCell ne livre pas son chiffre d’affaires, « mais il double chaque année et cela va continuer, assure le directeur financier Nicolas Heuzé. Nous sommes profitables depuis cinq ans. »

L’entreprise prévoit de recruter 50 personnes en 2017 et préserve farouche­ment son indépendance grâce à son modèle social de « partage de la valeur ». Tous actionnaires, les salariés détiennent plus de la moitié du capital.

DANS LA TRIBUNE – avril 2016

A quoi ressemblera le marché mondial du médicament dans cinq ans ?

Une forte croissance portée par les pays développés

Le marché pharmaceutique devrait dépasser les 1400 milliards de dollars (1230 milliards d’euros) en 2020. Cela représente une hausse de 350 milliards de dollars par rapport à 2015. Une croissance accélérée sur ces cinq prochaines années, quasiment deux fois plus important que celle enregistrée entre 2010 et 2015, note IMS Health.

Les Etats-Unis resteront largement le principal marché de l’industrie pharmaceutique dans 5 ans, gagnant même des parts de marché. En 2013, elles grimpaient à 38,2%, en 2020, estimait le Leem, représentant français des industries pharmaceutiques. Elle atteindra 41% du marché global, selon IMS Health.

Les revenus générés en France amenés à stagner

La France passera de la 5e place en 2015 à la 8e place en 2020 dans le marché global, selon IMS Health, et sera dépassée par le Royaume-Uni, l’Italie et le Brésil.  Car le marché est amené à quasiment stagner. Cela est dû « aux fortes baisses de prix imposées par les pouvoirs publics« , assure le cabinet. Les ventes de médicaments non remboursables ont progressé de 2,3%, quand celle des traitements remboursables ont baissé de 1,1% en 2015, note IMS. En 2014, la France a enregistré une décroissance de 2% du marché des médicaments remboursables.

Stéphane Sclison, directrice stratégie d’IMS Health France, juge qu' »en l’espace de quelques années, le marché a fondamentalement changé, désormais caractérisé par une dynamique permanente de prix à la baisse« .

Les maladies transmissibles, l’oncologie et le diabète, principaux moteurs

Les maladies transmissibles, notamment le HIV et l’hépatite, représenteront la plus importante part de marché mondiale (15%). Les traitements innovants, arrivés récemment sur le marché, comme le Sovaldi de Gilead, coûtent particulièrement cher. Grâce à ce traitement, ce dernier vu son chiffre d’affaires bondir de 31% à 32,15 milliards de dollars en 2015.

L’oncologie, dont le coût des médicaments innovants (immunothérapie) inquiète les médecins en France, représenterait 11% des ventes de médicaments.

Enfin, le diabète atteindra 10% du marché mondial, porté par les besoins des pays émergents. Selon la Fédération internationale du diabète, entre 2013 et 2035, le nombre de personnes touchées par la maladie chronique augmentera de 71% en Asie du sud est. En Chine, le nombre de diabétiques passera de 98,4 à 142,7 millions en 2035.

Un regain d’innovations

Les industries pharmaceutiques sont sous la pression des pertes de brevets. Elles sont particulièrement nombreuses ces dernières années, puisque la dernière décennie phare de découverte de médicaments est celle des années 1990-2000 (un brevet dure 20 ans à partir de l’identification de la molécule). Elles sont contraintes d’innover ou de miser sur des biotechs, car leur revenu s’en trouve touché (« 190 milliards de dollars de chiffre d’affaires impactés » estime IMS). Résultat: « 225 nouvelles molécules attendues entre 2016 et 2020, contre 184 entre 2011 et 2015 », explique IMS Health. A l’image de l’oncologie, les médicaments innovants représenteront une part importante de ces molécules. Ainsi « 91 % des nouvelles substances actives seront des thérapies ciblées ».

2015 – Journal des Entreprises

L’industrie pharmaceutique européenne est-elle à un tournant ?

L’industrie pharmaceutique européenne atteint une année charnière. De très nombreux produits pharmaceutiques ont été commercialisés dans les années 1980/1990, or les brevets de bon nombre d’entre eux arrivent à expiration d’ici l’année prochaine. Les laboratoires vont donc pouvoir lancer leurs propres génériques.

La recherche pharmaceutique est couteuse et la durée d’un brevet est de 20 ans seulement.  Pendant ce temps, la société titulaire d’un brevet contrôle le marché mais bien souvent plus de 12 ans sur les 20 sont consacrés aux essais cliniques, si bien qu’une étude britannique estime que la mise sur le marché d’un nouveau médicament peut coûter plus d’1 milliard de livres sterling.  De telles dépenses d’investissement mettent à mal sa rentabilité.  Bien souvent, à l’issue de la phase de recherche et développement, il reste dans le meilleur des cas 10 ans à la société titulaire du brevet pour opérer la commercialisation du médicament et espérer un retour sur investissement satisfaisant. 

Mais les choses sont en train de changer pour l’industrie pharmaceutique de marque sous l’effet combiné de la « perte des brevets » et de l’intensification des contrôles réglementaires. A expiration des brevets des médicaments phares, les fabricants de génériques s’emparent de la molécule et commercialisent des médicaments similaires, à des prix bien moins élevés généralement puisqu’ils n’ont pas à rentabiliser les coûts de R&D. Ceci met une crée  une pression supplémentaire sur les coûts et sur les processus de fabrication de l’industrie.

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