Sculpteo révolutionne l’impression 3D! Avec Eric Carreel et Clément Moreau. C’était au Business Club (podcast)

Publié le Mis à jour le

logo_highdef.pngLogo-BFMBusiness-sans-contourAu Business Club de France
Uniquement sur BFM Radio! 

→ Diffusion : samedi 11/3/2017 à 7h | dimanche 12/3/2017 à 14h


TALKS 1 & 2 : SCULPTEO leader français sur un marché de 8,5 milliards € en 2020

TALK 3: ILOBED : de 50 à 300 matelas vendus par mois en moins d’un an!

TALK 4: Le rendez-vous du Médiateur des Entreprises, avec Pierre Pelouzet

TALKS 1 & 2: SCULPTEO, avec Clément Moreau, DG cofondateur et Eric Carreel, président cofondateur

(Ré)écouter et télécharger cette interview:

logo_highdefCréé en 2009 par Eric Carreel et Clément Moreau, Sculpteo est un leader mondial de la fabrication digitale basé à Paris et San Francisco. Sculpteo offre un service en ligne d’impression 3D et de découpe laser professionnelles de haute qualité, et propose une production sur demande de prototypes, produits individuels et petites séries. Son interface intuitive donne accès à l’utilisateur en 3 clics à une large palette de matériaux, finitions, et techniques, ainsi qu’à des outils d’optimisation et d’analyse et réparation de fichiers. Avec des usines en Europe et aux Etats-Unis, Sculpteo offre une livraison dans le monde entier et dans les meilleurs délais. L’entreprise compte actuellement une soixantaine de salariés.

Selon Xerfi, le marché de l’impression 3D pèsera 8,5 milliards d’euros dans le monde en 2020.

Avec son service d’impression 3D en ligne, Sculpteo a été l’une des premières start-up à miser sur l’explosion d’un marché qui devrait peser 8,5 milliards d’euros dans le monde en 2020.

Sculpteo n’existe que depuis huit ans. La start-up fait pourtant figure de pionnière dans l’impression 3D en ligne, elle qui permet aux particuliers comme aux entreprises d’envoyer le plan des objets qu’ils souhaitent voir prendre forme. Le tout à base d’une technologie où un laser vient chauffer un lit de poudre afin de travailler métaux, plastique, céramique ou résine. Née de l’initiative de Clément Moreau et d’Eric Carreel, deux anciens salariés du secteur des télécoms, la petite entreprise profite de l’expansion d’un marché qui, selon les projections du cabinet Xerfi, devrait atteindre 8,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires dans le monde en 2020. Sculpteo ne communique pas le sien. « Nous connaissons une croissance à trois chiffres chaque année depuis 2009 », confie simplement Marine Core-Baillais, sa directrice marketing.

Capture d’écran 2017-03-07 à 15.28.58.png(…) 90% de sa production est destinée aux entreprises, « des start-up ou des entreprises en création qui n’ont pas d’outil industriel établi », rapporte Marine Core-Ballais. Il s’agit le plus souvent de petites pièces, produites par série de 500 à 1 000 unités en trois jours (pour 4,25 euros hors taxes en moyenne), qui seront ensuite assemblées à un produit fini. La société américaine Audioquest fait ainsi fabriquer par Sculpteo une pièce pour ses casques hi-fi haut de gamme « réalisable seulement avec une impression 3D ».

Restent les 10% d’objets commandés par des particuliers. « Au début, nous pensions que la révolution de l’impression 3D toucherait les entreprises et le grand public », se souvient la responsable marketing. Or les clients particuliers sont ceux qui ont bravé les différents modules du site pour concevoir la pièce auto introuvable ou un objet de décoration. Les freins, selon Marine Core-Ballais, sont la difficulté relative pour faire son modèle 3D, « une logique qui ne s’apprend pas en cinq minutes » et des outils « pas encore assez matures » pour bien former le novice à la conception d’un objet en 3D.

L’activité de Sculpteo, qui investit chaque année un million d’euros dans son outil de production, se concentre à 40% en France et 25% aux États-Unis, le reste un peu partout dans le monde. (…) Sculpteo, qui fabrique aussi des pièces destinées à la structure de satellite (en partenariat avec le CNES), n’a peut-être pas fini de prendre de la hauteur. (source: Smartlink.fr)

Communiqué 16/04/2017 – Sculpteo : Le 1er vélo imprimé en 3D parcourt 1000km de Las Vegas à San Francisco

Sculpteo_Piotr-and-Alexandre_Designers.JPGLes designers ont su démontrer qu’il était possible de mener un projet de sa conception à sa fabrication de façon digitale. Sculpteo, leader de l’impression 3D en ligne et du digital manufacturing, vient de fabriquer le premier vélo fonctionnel en impression 3D. Créé à 70% grâce à la fabrication digitale, il a été réalisé en 7 semaines par deux jeunes designers de l’entreprise (Piotr Widelka et Alexandre d’Orsetti). Seuls les moyens internes à l’entreprise ont été nécessaires à sa fabrication. Son coût de moins de 4000€ le rend comparable à un vélo du commerce traditionnel. Ses performances et sa fiabilité sont dignes des vélos des sportifs de haut niveau.

Dévoilé début janvier au CES de Las Vegas, ce vélo a créé un véritable engouement auprès du public, et a même été testé par François Fillon lors de son passage sur le salon. Clément Moreau, le CEO de Sculpteo, a profité de l’événement pour annoncer que les deux designers à l’origine du vélo monteraient en selle pour un voyage de 1000km, depuis Las Vegas jusqu’à San Francisco. Cette traversée du Nevada et de la Californie a débuté le 8 janvier et s’est terminée le 20 janvier.

Les Echos / Septembre 2016 – Après l’impression 3D, Sculpteo lance la découpe laser en ligne

Depuis deux ans, Sculpteo, le pionnier de l’impression 3D en France, a fait le pari de devenir l’usine 100 % digitale pour tous profils d’entreprises, de l’artisan au groupe du CAC 40 en passant par les PME. Afin de compléter son outil de production en ligne, la société, fondée en 2009 par son président, Eric Carreel, « serial entrepreneur » à l’origine de Withings, Invoxia…, et Clément Moreau, son directeur général, lance un nouveau service de découpe laser en ligne. Après neuf mois de mise au point, il a été testé cet été auprès de centaines de ses quelque 50.000 clients (CEA, Amazon, Auchan…). Pourquoi ce choix ? « Nous les avons interrogés en vue de savoir sur quelles autres technologies que l’impression 3D nous pourrions les accompagner pour aller plus rapidement vers une production 100 % numérique « , explique Clément Moreau. Résultat : 40 % des produits des utilisateurs de la plate-forme de Sculpteo nécessitent des éléments fabriqués par découpe laser, pour lesquels ils devaient jusqu’à présent faire appel à un autre fournisseur. Désormais, chaque client se verra automatiquement proposer la technique de fabrication la mieux adaptée au design de son nouveau produit, avec quatre matériaux possibles pour la découpe laser : plastique, bois, carton et Plexiglas. Pour absorber la demande, la société a doublé la taille de son usine d’impression 3D, à Villejuif, aux portes de Paris, qui mobilise 50 personnes.

En janvier 2016, Sculpteo l’a dupliquée aux Etats-Unis, dans la banlieue de San Francisco, avec 10 personnes pour l’instant. Quelques mois plus tôt, le pionnier français avait décroché un premier partenariat outre-Atlantique, où le leader de la bureautique, Staples, l’a choisi pour lancer son offre d’impression 3D en ligne.

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Eric Carreel, président cofondateur de Sculpteo

PARCOURS d’ERIC CARREEL

Ingénieur de l’ESPCI ParisTech (diplômé en 1984), Éric Carreel a d’abord travaillé dans la recherche institutionnelle comme chercheur dans le domaine radio. En 1990, en collaboration avec Jacques Lewiner, il fonde Inventel, dont il a été président de 2002 à 2005 et est ainsi l’un des architectes majeurs du Triple play (télécommunications) en Europe. Inventel conçoit notamment la livebox pour France Telecom. Après le rachat d’Inventel par Thomson en 20055, il devient directeur technique de la division produits domestiques de Thomson. Il a créé et dirigé l’Advanced Product Development Group au sein de cette division.

En juin 2008, il fonde, avec Frédéric Potter et Cédric Hutchings, Withings, fabricant d’objets communicants liés à la santé et au bien-être, dont la balance Wi-Fi7 lancée à l’été 2009 est devenu une icône de l’e-santé.

En juin 2009, il fonde, avec Clément Moreau, Sculpteo la plateforme en ligne d’impression 3D, qui commercialise son service de fabrication d’objets à partir de fichiers 3D pour le grand public et les professionnels. Puis en juin 2010, il fonde Invoxia avec Serge Rénouard. Invoxia est un fabricant de téléphones IP de haute qualité. Il est l’auteur d’une cinquantaine de brevets

LE RACHAT DE WITHINGS PAR NOKIA

1er juin 2016 – Un deal « rapide » à 170 millions d’euros ! Nokia, le géant finlandais de l’équipement télécoms, annonce avoir bouclé l’acquisition de la pépite française Withings, spécialisée dans les produits et services numériques dans l’e-santé, basée à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine) et employant 200 personnes.

L’ex-PDG de Withings, le Français Cédric Hutchings, CEO et co-fondateur en 2008 de l’entreprise avec Eric Carreel, prendra les rênes d’une nouvelle division, Digital Health (santé numérique), intégrée à la branche Nokia Technologies. (source: alliancy.fr)

RETOUR SUR SON PARCOURS ET SON EXPÉRIENCE D’ENTREPRENEUR (Les Echos)

Eric Carreel : « Une incompétence effroyable »

MA PREMIERE ENTREPRISE – Avant de fonder Sculpteo et Withings, racheté par Nokia en avril dernier, cet ancien chercheur a cofondé en 1990 Inventel, à l’origine des premières box Internet.

L’idée – « A l’époque, j’étais maître de conférences à l’Ecole supérieure de ­physique et de chimie industrielles (Espci), dans le labo de ­Jacques ­Lewiner. L’idée de créer une entreprise a germé parce qu’on avait travaillé avec un certain nombre d’industriels, auxquels nous ­avions proposé des licences pour des produits de radiocommunication développés dans le cadre du laboratoire. On s’était aperçus que les relations se passaient bien tant que le produit n’avait pas de ­succès et que, en cas de succès, les choses devenaient plus compliquées pour obtenir des royalties. Ça nous a contrariés et, au bout d’un moment, on a voulu proposer des produits nous-mêmes. »

Les débuts – « On s’est lancés avec une incompétence effroyable sur beaucoup de sujets. On ne connaissait rien à l’industrialisation, rien à la qualité, rien à la finance, rien à la négociation des achats, rien à l’organisation d’une entreprise… On était tellement mauvais qu’on a appris très lentement. Je me souviens que j’étais extrêmement timide, incapable par exemple d’appeler un fournisseur pour négocier.

Le premier commissaire aux comptes que l’on a fait venir nous a écoutés pendant une soirée, avant de nous dire : « Si je peux vous donner un seul conseil, c’est de faire autre chose. » On a d’abord fait un boîtier qui permettait de surveiller sa consommation téléphonique et de la consulter sur Minitel. On en a fabriqué 600, mais sans savoir comment les vendre. Au bout d’un ou deux ans, on en avait écoulé 150 ! Après cet échec, on a développé un « pager », le Tam-Tam, avec une technologie qui permettait de faire des produits bien moins chers que les concurrents. Petit à petit, on a eu de très gros contrats, en France comme à l’international. »

Le pire souvenir – « A la fin des années 1990, quand le SMS est arrivé, on ne l’a pas vu venir. On a perdu en trois mois toutes nos commandes de « pagers ». Le marché avait tout simplement disparu. Cela a démarré la période la plus difficile, pendant laquelle je ne savais pas comment j’allais payer les salaires à la fin du mois – c’est ce qu’il y a de plus dur pour un entrepreneur. L’entreprise n’a redémarré que bien après, lorsque l’on a développé la première box Internet et remporté l’appel d’offres de France Télécom pour la Livebox. »

Le meilleur souvenir – « Les périodes de forte croissance sur les « pagers », les lancements de Livebox aussi. En termes d’équipe, ça a été une aventure ­extraordinaire, avec des gens absolument passionnés par ce qu’ils ­faisaient. »

Les leçons – « Ça m’a énormément transformé. Le petit gars timide, qui ne connaissait rien à l’entreprise et qui pensait qu’il suffisait de faire un prototype pour changer le monde a compris que les choses étaient un peu plus compliquées. J’ai aussi appris l’attention qu’il faut avoir à tous ces petits détails qui construisent l’esprit d’une équipe»

SUR LE RACHAT DE WITHINGS ET SUR L’INDUSTRIE NUMÉRIQUE (sur Alliancy.fr)

Que nous indique le rachat de Withings annoncé récemment par Nokia Technologies pour les années à venir ? Faut-il le voir positivement ?

Eric Carreel. La santé va devenir un secteur essentiel et mondial. Si l’on se projette en 2030, on sera accompagné, conseillé, soigné tout le temps et pas uniquement quand on va voir un médecin. Alors oui, ça aurait été génial qu’on puisse le faire tout seul, mais non, ce n’était pas possible du fait de la puissance de feu absolument énorme qu’il faut pour y parvenir… En s’alliant à Nokia, nous essayons de constituer un champion européen dans un domaine reconnu majeur dans chaque pays.

Le fait que l’Europe n’ait pas ces grandes plates-formes à l’américaine ou à la chinoise, ne vous inquiète-t-il pas ?

Les Gafas [Google, Amazon, Facebook et Apple, Ndlr] prennent une puissance qui devient grande, trop grande… On sort là de la libéralité de l’économie. Il est de l’ordre du politique d’arbitrer un certain nombre de choses pour laisser vivre une multiplicité d’écosystèmes. Mais, le vrai sujet, ce sont les données. Il y a quelques années au Consumer Electronics Show (CES) de Las Vegas, on a vu émerger des « cloud Santé » avec pour credo l’analyse de la donnée… Aujourd’hui, on n’en parle plus.

Pourquoi ?

En fait, ces données, où sont-elles ? Nulle part ! Les données de santé sont encore à générer. C’est la raison pour laquelle nous n’avons jamais voulu nous allier à des gestionnaires de données. Et le seul capable de les gérer, c’est nous en tant que constructeur d’objets. Ces données sont créatrices de valeur et elles nous permettront demain de faire de meilleurs objets. Aussi, chez Withings, au-delà de notre chiffre d’affaires, ce qui me semble plus important, c’est la durée d’utilisation longue de nos produits. On a créé le Withings Health Institute pour analyser ces données anonymisées et repérer les tendances. On se fait beaucoup d’idées sur les modes de vie… Par exemple, l’alimentation dans un pays a une incidence positive ou négative sur le poids de la population. Demain, celui qui était à la source de la relation avec l’utilisateur, c’est lui qui aura la capacité de faire ces analyses de données.

(…) Nous sommes au milieu d’un champ qui était inconnu jusqu’ici, entre le consumer, la santé et les datas. Dans ce monde de la connexion, nous ne sommes plus fournisseur d’objets, mais fournisseur d’une expérience. Et on ne gagnera que si l’on enrichit l’expérience de cet utilisateur. D’ailleurs, c’est pareil pour tout ce qui se passe dans la révolution numérique aujourd’hui. Le fait que l’on considère une voiture par son utilisation et non sa propriété ; le fait qu’une fois entré dans l’écosystème Apple, je n’en sors plus parce qu’Apple a sauvegardé toutes mes données…

(…) Ce que fait Apple avec HealthKit, c’est tout simplement de transformer l’Iphone ou l’Apple Watch, qui est un objet personnel, en carrefour de données. L’utilisateur peut ainsi décider, s’il souffre de diabète par exemple, de disposer d’un suivi médical quotidien, stocké dans différents cloud et annoté grâce à des applications dédiées… Cette évolution peut se faire par des intégrations multiples, ou elle peut se faire par des partenariats plus profonds. Je vais utiliser différents services, sans me rendre compte que derrière 50 sociétés travaillent ensemble… Le matin, je peux utiliser mon pèse-personne Withings, l’après-midi faire un footing avec l’appli RunKeeper et avoir un retour sur le mix entre l’évolution de mon poids et celle de ma course, peu importe d’où proviendra véritablement cette information… Dans ce domaine, l’étape qu’on n’a pas encore franchie est celle de connecter le corps médical à cette expérience-là.

A quelle échéance voyez-vous cette bascule ?

Comme je le disais, cela a démarré aux Etats-Unis. Ici, ce le sera dans les cinq à sept prochaines années. Mais là, le discours français doit évoluer…

Vous évoquez nos réticences concernant les données personnelles ?

Tout à fait et c’est complètement stupide car, déjà, vous donnez toutes vos données à Google et Facebook… Bien sûr, l’évolution technologique fait que l’on est de plus en plus dépendant les uns des autres, mais c’est une dépendance positive. Bien sûr, je peux décider de ne pas avoir de compte sur aucun réseau social, sur aucun e-mail ou me passer de smartphone… mais je me coupe du monde tel qu’il est aujourd’hui.

On peut estimer légitime cette inquiétude, non ?

Elle est légitime et importante, mais cela ne doit pas nous retarder. Quand il y a évolution technologique, il y a toujours risques et opportunités. Quand on a créé la voiture, on a créé des accidents. Soit on voit le risque et on interdit la voiture ; soit on voit l’opportunité et on impose la ceinture de sécurité… Plus proche de nous, ce fut la même chose pour les paiements par carte bancaire sur Internet… Les banques françaises se sont voilé la face sur cette évolution technologique et PayPal s’est créé…

La culture française pose problème dans ce monde numérique ?

Totalement. Et j’aime bien dire que le problème de la France, ce sont d’abord les Français ! Aujourd’hui, on n’a pas à taper sur nos politiques, sur nos patrons, on a à taper sur nous-mêmes. C’est notre peur de l’avenir qui fait que l’on met les deux pieds sur le frein. On considère que tout est un risque, alors que pendant ce temps, le reste du monde avance.

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