Les Petits Chaperons Rouges et leurs crèches privées traversent la Manche! C’était au Business Club (podcast)

Publié le Mis à jour le

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Uniquement sur BFM Radio! 

→ Diffusion : samedi 4/2/2017 à 7h | dimanche 5/2/2017 à 15h


TALK 1 & 2: EXCLUSIF: Travail en équipe, respect, satisfaction des clients, quelles valeurs les Français veulent-ils retrouver en entreprise? 

TALK 3: LES PETITS CHAPERONS ROUGES : le savoir-faire français de la petite enfance s’exporte !

TALK 4: Le rendez-vous du Médiateur des Entreprises, avec Pierre Pelouzet

TALK 3: LES PETITS CHAPERONS ROUGES, avec Jean-Emmanuel Rodocanachi, président

Ecouter, réécouter et télécharger cette interview:

Pionnier français des crèches d’entreprises, les Petits Chaperons Rouges sont le 4ème acteur européen dans le secteur de la petite enfance et du soutien à la parentalité.

L’entreprise vient de racheter les crèches Magic Nurseries en Angleterre, cinq mois après s’être implanté en Allemagne (septembre 2016).

LES CHIFFRES CLÉS

  • Date de création: 2000
  • Lieu: Clichy
  • CA: 144 millions d’euros en 2015
  • Effectif: 4000 (2400 en 2014)
  • Classé « meilleur employeur » en 2015 et 2016, également dans l’édition 2017 de Capital, ainsi que 33ème meilleur employeur français 2017 et premier du secteur, par Le Figaro.
  • Les Petits Chaperons Rouges gèrent et animent dorénavant près de 11 000 places de crèches, dont près de 16% à l’international, dans les 3 pays les plus peuplés d’Europe (France, Allemagne, Angleterre).
  • Crèches en propre :
  • 325 crèches (dont 150 en Ile-de-France)
  • 20,000 familles accueillies en 2016
  • Près de 1,000 clients (entreprises, administrations et collectivités)
  • 60 des 100 premiers employeurs en France sont clients
  • Crèches en réseau : Chaperons & Cie : 800 crèches partenaires

L’ACTUALITÉ

En ligne avec son projet d’entreprise, Chaperons 2020 (devenir un groupe global d’éveil et d’éducation), Les Petits Chaperons Rouges annoncent l’acquisition de 100% du capital des crèches Magic Nurseries en Angleterre, cinq mois après s’être implanté en Allemagne (septembre 2016).

Magic Nurseries est un groupe de 16 établissements implanté au nord de Londres (Cambridge et Luton) et dans les Midlands (Leicester et Northampton) accueillant chaque jour plus de 1 100 enfants de 0 à 6 ans. Le groupe emploie plus de 300 salariés et réalise un chiffre d’affaire de 11 millions d’euros. Il est reconnu historiquement pour la grande qualité de ses équipements petite enfance, de son programme éducatif et de sa relation de confiance avec les familles.

Après une année 2016 qui a vu l’ouverture de 46 crèches en France et l’entrée au capital du groupe Infanterix en Allemagne, Les Petits Chaperons Rouges consolident ainsi avec l’acquisition de Magic Nurseries en Angleterre leur position de 4ème acteur européen dans le secteur de la petite enfance et du soutien à la parentalité.

« Nous sommes particulièrement heureux de cette première implantation en Angleterre. Nos équipes françaises et nos familles vont ainsi bénéficier d’un échange de meilleures pratiques notamment sur le multilinguisme et l’apprentissage pour les 4 à 6 ans. De même, nous allons apporter à Magic Nurseries notre connaissance approfondie des programmes pédagogiques pour les 0 à 3 ans et la forte expérience de notre groupe en matière d’innovation et d’équilibre des temps de vie.» annonce Jean-Emmanuel Rodocanachi, Président et co-fondateur Les Petits Chaperons Rouges.

LES PROJETS

  • Plus de 50 ouvertures de crèches en cours pour 2017
  • 600 embauches en CDI prévues en 2017

En cours : Développer le service et l’innovation pour bâtir un groupe global d’éveil et d’éducation (Projet d’entreprise Chaperons 2020)

  • Enquête de satisfaction famille (4,421 réponses / mai 2016) : 97% des parents recommandent Les Petits Chaperons Rouges
  • Classé « Meilleur Employeur » en 2015 et 2016 par Capital pour le secteur Sanitaire et Social
  • Innovations digitales 2016 : Application crèche pour les parents et e-learning pour les salariés
  • 7 focus pédagogiques en 2017 : la nature, la musique/danse, l’art et la culture, le bien-être/sensoriel, les sciences, le langage, Montessori
  • Un engagement fort en faveur de la parentalité : cycle de conférences et partenariats avec Môm’Art, Bien être à la carte, Fami Hero, Prof Express, Age d’or service, …

LE MARCHÉ DES CRÈCHES PRIVÉES EN FRANCE (source: DYNAMIQUE MAG)

Depuis l’ouverture du secteur aux entreprises en 2003, les crèches privées connaissent un fort développement sur le territoire français. En prenant place dans un domaine traditionnellement géré par les collectivités locales et le milieu associatif, ces nouveaux acteurs ont su en quelques années dynamiser un marché où la demande ne tarit pas. Présentation des grands enjeux économiques de ce secteur en pleine mutation.

Chiffres clés 

Avec 835 000 naissances par an et plus de 80 % de mères de famille actives, la France est l’un des pays européens où la demande de places en crèche est la plus forte. En l’espace d’une décennie, le secteur privé s’est développé pour compter aujourd’hui 900 établissements, soit 30 000 places environ. Ce chiffre ne représente cependant que 10 % de la capacité d’accueil totale au sein du territoire, le parc français étant majoritairement réparti entre les structures publiques (70 %) et associatives (20 %). Le marché demeure éclaté avec près de 300 sociétés privées existantes, pour la plupaart de petite taille. L’économie du secteur se concentre quant à elle autour de six acteurs phares (Babilou, Les Petits Chaperons Rouges, People & Baby, Crèche Attitude, La Maison Bleue et Crèches de France), qui génèrent 80 % du chiffre d’affaires. Depuis 2013, 10 000 places en crèche ont été créées chaque année, dont 4 000 par des établissements privés. Plus du tiers de l’offre nationale en matière de places se situe en Île-de-France. Le secteur a de beaux jours devant lui, les crèches privées affichant en moyenne 5 % de rentabilité nette. S’ajoute à cela un véritable besoin en infrastructures : on estime qu’il manque à l’heure actuelle entre 300 000 et 500 000 places pour satisfaire la demande.

Un marché en expansion

En ouvrant le marché de l’accueil de la petite enfance aux entreprises en 2003, les pouvoirs publics ont cherché à répondre à la demande croissante, que ni les collectivités ni les associations n’étaient plus en mesure d’assumer. Trois ans après cette révolution, les crèches privées comptaient un millier de places, puis 8 000 en 2009 et 20 000 en 2012. Cette croissance effrénée, de l’ordre de 35 %, a été marquée par l’éclosion de multiples établissements tant en province qu’en région parisienne (où une nouvelle crèche privée sur deux ouvre ses portes). Le dynamisme du marché est assuré par le déséquilibre toujours patent entre l’offre et la demande. Avec l’appui de l’État (crédit d’impôt pour les entreprises et coûts de fonctionnement en partie amortis par les Caisses d’allocations familiales), les crèches privées ont ainsi pu profiter du fort potentiel de développement du secteur. Soumises aux mêmes normes que les établissemenats publics, elles sont parvenues à séduire les parents en pratiquant une grille tarifaire sensiblement identique. Réactivité et innovation expliquent ce succès, quatre mois à peine étant nécessaires pour ériger une nouvelle crèche. Le marché n’est pas prêt de s’essouffler encore : pour la période 2013-2016, la Convention d’objectifs et de gestion a demandé la création de 100 000 places supplémentaires, dont 20 000 pourraient être prises en charge par le secteur privé.

L’émergence d’entreprises leaders 

La conjoncture favorable a permis aux entreprises de crèches privées de prospérer. Plusieurs grands groupes se sont taillés la part du lion, comme l’a démontré l’étude « Le marché des crèches en France » réalisée par le cabinet Eurostaf en 2012. Celle-ci fait état de l’approche toujours plus professionnalisée du secteur, caractérisée par l’accroissement du réseau des principales sociétés. Des investissements massifs leur ont assuré un développement rapide à l’échelle nationale, une stratégie qui a propulsé le groupe Babilou au rang de numéro 1 du secteur. Autre entreprise pionnière, Les Petits Chaperons Rouges a privilégié une gestion rigoureuse et une croissance organique, avec succès là encore. Un modèle différent, celui de la franchise, est défendu par le groupe La Part de Rêve, alors que Crèche Attitude mise sur le partenariat avec les plateformes de réservation (rachat de BBbook en 2015). Ces entreprises sont devenues de véritables puissances financières, alliant solidité de leur projet pédagogique et optimisation du taux de remplissage. Les deux sociétés leaders, Babilou et Les Petits Chaperons Rouges, dépassent déjà les 100 millions d’euros de chiffre d’affaires. Depuis 2013, plusieurs fonds d’investissements comme Alpha, Cobepa ou encore SG Capital Partners ont également fait leur apparition dans le capital des principales entreprises.

Limites et perspectives du secteur 

Si les crèches privées constituent toujours un domaine dynamique, eu égard à la demande renouvelée, elles rencontrent néanmoins certaines difficultés qui les empêchent de rattraper leur retard par rapport aux infrastructures publiques et associatives. Une problématique de taille se pose à elles avec insistance : comment assurer la création de nouvelles places en crèche alors que le marché manque de personnel encadrant ? Il apparaît de plus en plus difficile pour les entreprises de trouver des professionnels qualifiés en nombre suffisant. Ce problème pourrait être solutionné avec le soutien des pouvoirs publics. Les grandes entreprises du secteur militent en effet pour la revalorisation du statut des CAP petite enfance, et la création d’un CAP bonifié qui faciliterait les recrutements. Les entreprises doivent aussi faire face à de nouveaux enjeux mis en exergue par le cabinet Les Echos Etudes. Une consolidation du marché est attendue pour les prochaines années, passant notamment par le renforcement des réseaux existants. Avec la rentabilité d’exploitation comme point d’orgue, il est à redouter cependant que cette organisation à flux tendu se fasse au détriment des enfants. Une différenciation de l’offre devrait enfin voir le jour, autour de concepts innovants (crèches musicales) ou de services spécialisés (accueil occasionnel ou d’urgence, « microcrèches » pour foyers aisés).

DANS LES ÉCHOSLes Petits Chaperons Rouges s’offrent les crèches britanniques Magic Nurseries – 5/01/2017

(L’Angleterre): ce pays de 65 millions d’habitants compte en effet un tiers de places de crèches de plus qu’en France et elles sont à 80 % privées quand l’ensemble du secteur privé français cumule 10 % des berceaux de l’Hexagone. Mis à part Busy Bees, qui revendique le premier réseau du pays avec 267 crèches, et l’américain Bright Horizons, qui a porté sa capacité locale à 24.242 berceaux en achetant le britannique Asquith en novembre dernier, aucun opérateur ne détient plus de 6 à 7 % des quelque 600.000 places du marché d’outre-manche.

« Malgré le Brexit, nous pensons que ce marché présente de bonnes ­perspectives dans le cadre de notre stratégie de développement Chaperons 2020 et les compétences de Magic Nurseries vont nous aider à l’aborder dans les meilleures conditions », poursuit Jean-Emmanuel Rodocanachi. L’entrée à son capital d’Eurazeo en mars dernier l’aidera à réaliser les acquisitions nécessaires.

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