Zenly, l’appli de géolocalisation qui a ébloui les Américains. C’était au Business Club (podcast)

Publié le Mis à jour le

zenly_banner.pngLogo-BFMBusiness-sans-contourAu Business Club de France
Uniquement sur BFM Radio! 

→ Diffusion : samedi 19/11/2016 à 7h | dimanche 20/11/2016 à 16h

xxxxxx

TALK 1: ZENLY lève 20 millions € auprès d’investisseurs américains de prestige

TALK 2: WEPROOV, l’état des lieux facilité et sécurisé en un clin d’oeil

TALK 3: MYFOX, spécialiste des alarmes connectées, racheté par le GROUPE SOMFY

TALK 4: Le rendez-vous du Médiateur des Entreprises, avec Pierre Pelouzet

___________________________

TALK 1: ZENLY, avec Alexis Bonillo et Antoine Martin, cofondateurs

Pour écouter, réécouter et télécharger cette interview:

zenly_bannerZENLY est une application de géolocalisation en temps réel, au mètre près. Lancée en mai 2016, elle est active dans 182 pays et compte désormais plus de 2 millions d’utilisateurs.

L’ACTUALITÉ DE ZENLY (Les Echos)

Comment Zenly a séduit la crème des investisseurs américains

La jeune société française a levé 20 millions d’euros, auprès de deux des investisseurs américains les plus emblématiques. Récit des derniers mois, où tout s’est accéléré pour cette application de géolocalisation plébiscitée par les ados.

Alexis Bonillo et Antoine Martin, les deux jeunes fondateurs de Zenly, ont peu dormi, ces derniers jours. Mais, au final, rarement des entrepreneurs se seront retrouvés avec autant de moyens pour développer une si jeune société de la French Tech.

Leur application n’a que quelques mois, mais elle a déjà convaincu les principaux investisseurs de la Valley de miser sur elle. Zenly vient de boucler un tour de table de 20 millions d’euros (plus de 22 millions de dollars), auprès de Benchmark Capital, qui a notamment investi, ces dernières années, dans Twitter, Instagram, Snapchat ou Uber, et Jerry Murdock, le fondateur du fonds Insight Venture Partners (présent aussi dans Twitter, ou dans Flipboard).

La société développe sa propre technologie de géolocalisation depuis 2011, mais l’avait mise, à l’origine, au service d’Alert.us, une application permettant aux parents de voir où se trouvaient leurs enfants. Jugée trop anxiogène, elle a été abandonnée au profit de Zenly, une application sociale pour géolocaliser ses amis et discuter avec eux. Plus la peine de donner l’adresse d’un rendez-vous, il suffit de se laisser guider jusqu’à son contact, sur une carte.

Un million d’utilisateurs en quelques mois

Avec un soin extrême apporté au design, à « l’expérience utilisateur », tout ce qui fait le succès, en général, des applications américaines, et tout ce qui manque, souvent, aux françaises… Et une dimension « fun » : automatiquement, on est prévenu lorsque l’un de ses amis arrive dans un nouveau pays, par exemple. « Il y avait aussi un défi technique dans ce secteur, sur lequel beaucoup ont buté : être précis dans la localisation, en temps réel, sans consommer trop de batterie », expliquait aux « Echos », en juillet, Antoine Martin, co-fondateur de la société .

Depuis, tout s’est accéléré pour les deux jeunes entrepreneurs, qui n’ont pas encore 30 ans et ont créé la société peu de temps après la fin de leurs études (à l’EMLyon pour Alexis Bonillo, à l’Essec pour Antoine Martin). En quelques mois, l’application séduit un million d’utilisateurs, puis un autre million au cours de l’été, pour dépasser aujourd’hui les 2 millions d’actifs.

macgpic-1463561591-112791026955885-sc-jpt

Avec des pics d’utilisation qui ont même surpris les deux fondateurs. L’application est citée par quelques youtubeurs connus. Le bouche-à-oreille fonctionne à plein. Et le taux de pénétration est particulièrement élevé en Norvège, par exemple, depuis que des adolescents se sont servis de Zenly pour se retrouver, dans un festival de musique. « Au début, on ne comprenait pas trop ce qui arrivait. Il a fallu faire des recherches pour savoir ce qui se passait dans cette petite ville de Norvège, où tout le monde utilisait notre application ! », raconte Alexis Bonillo.

Idem au Weather Festival, début juin au Bourget… L’une des premières décisions de la start-up, en emménageant récemment dans des locaux flambant neufs, porte Saint-Martin à Paris, a d’ailleurs été de placer à l’entrée un écran sur lequel on peut visualiser en direct les utilisateurs de Zenly qui sont sur l’application, sur une carte du monde : Europe, Etats-Unis, Asie du Sud-Est… Il y a toujours des utilisateurs de l’application éveillés, quelque part dans le monde. « Les visiteurs sont fascinés par cette carte du monde et s’amusent à zoomer sur les villes », glisse Antoine Martin.

Week-end à Aspen

Fin 2015, Zenly avait déjà levé près de 8 millions d’euros, auprès du fonds français IDInvest, de Kima Ventures – le fonds de Xavier Niel – et de quelques business angels. « Il y a quelques mois, je disais à tout le monde que c’était une ‘billion-dollar company’ (une licorne, une société valorisée un milliard de dollars, NDLR). En fait, après avoir vu son développement et l’équipe qui est en place, je pense que c’est une future ’10 billion dollar company’, qui sera comparable à Facebook ou Snapchat », ose Jean de la Rochebrochard, de Kima Ventures, qui a convaincu Xavier Niel d’investir 3 millions d’euros sur la société, il y a moins d’un an. Un montant inhabituel pour le fonds.

Sur les six premiers mois de cette année, l’équipe travaille le produit. « Nous ne pensions pas lever de nouveau, on se concentrait sur de nouvelles fonctionnalités, sur la manière de travailler avec les festivals », confie Alexis Bonillo. Mais, début juillet, les deux entrepreneurs reçoivent un coup de fil d’un certain… Jerry Murdock.

Fondateur d’Insight Venture Partners, il a entendu parler de Zenly par Solomon Hykes, l’entrepreneur franco-américain qui a créé à San Francisco la suite logicielle Docker. Murdock est l’un de ses investisseurs et Hykes a participé au tour de table de Zenly, quelques mois auparavant.

Le New Yorkais les invite à Aspen, dans le Colorado, où sont réunis le week-end suivant des entrepreneurs, des investisseurs… Les deux Français arrivent en tee-shirt à la réunion du très feutré Aspen Institute, un oeil sur la finale de l’Euro de football, qui s’achève sur la défaite de l’équipe de France. Ils se retrouvent à « pitcher » Zenly à l’ancien cycliste Lance Armstrong, à l’ancien patron de CNN et biographe de Steve Jobs, Walter Isaacson…

Le lendemain, ils enchaînent les rendez-vous avec des ingénieurs, parlent technique. On les teste sur la solidité de l’application. Avant de les laisser partir vers San Francisco, où ils doivent revoir Peter Fenton, rencontré quelques jours avant à Paris, Murdock leur tend un chèque. « J’aurais aimé investir davantage, leur dit-il. Mais si je le fais, Benchmark n’entrera pas. »

Génération décomplexée

En Californie, les fondateurs de Zenly voient défiler tous les partners de Benchmark Capital, dont le fameux Peter Fenton, l’un des VC les plus célèbres de la Valley, passé d’Accel à Benchmark il y a neuf ans. Bombardés de questions, toujours en plein jetlag, ils leur expliquent comment les « millenials » sont les premiers utilisateurs de l’application.

Décomplexés par rapport la géolocalisation et à la vie privée, les moins de 25 ans n’hésitent pas à partager leur position géographique avec leurs proches… là où, il y a quelques années, les utilisateurs s’insurgeaient des mêmes fonctionnalités, dans Facebook ou Latitude, un service lancé par Google et fermé peu de temps après. « Récemment, lors d’un test produit, comme on en fait souvent dans nos locaux, on a fait tester l’application à un jeune de 18 ans. En 5 minutes, il avait envoyé 80 invitations à ses potes pour utiliser Zenly », raconte Alexis Bonillo.

Le baptême du feu est passé. Juste avant de reprendre l’avion pour la France, les deux entrepreneurs repartent avec une proposition ferme, à plus de 20 millions. Une semaine plus tard, ils doivent partir en vacances. Jour et nuit, ils sont audités. Le deal est finalement bouclé dans les temps, juste avant de faire les valises. « Entre le premier mail et le versement des fonds, 29 jours se sont écoulés », s’amuse Alexis Bonillo qui, à son retour de vacances, s’envole de nouveau pour les Etats-Unis.

Convaincre des leaders d’opinion

Changement d’ambiance : cette fois, il s’agit de faire connaître Zenly sur les campus américains. « Comme l’ont fait Facebook ou Tinder », explique le jeune homme. Il y va au culot, écrit à quelques universités pour savoir s’il peut louer une chambre sur leur campus. Ca marche : il passe une semaine à UCLA, en colocation avec un étudiant koweïtien, puis quelques jours à USC et Stanford. Il y multiplie les rendez-vous, avec des développeurs d’applications, des entrepreneurs, des étudiants…

Il vise les fraternités, ces réseaux si puissants outre-Atlantique, persuadé qu’il faut convaincre des leaders d’opinion, va voir les matches de football américain – les événements sportifs, comme les festivals, sont identifiés comme d’importants relais de croissance. Et se retrouve même à montrer l’application à l’équipe d’athlétisme de UCLA, lui qui a pratiqué le saut à la perche plus jeune, à une époque où il affrontait Renaud Lavillenie. « Il y a quelques mois, on avait un master en millenials, maintenant on a un PhD », plaisante-t-il.

Un destin à la Whatsapp ?

Il en revient avec des idées, une base d’utilisateurs qui grandit aux Etats-Unis et la conviction qu’il doit s’installer à San Francisco : pour se développer aux Etats-Unis, il devient incontournable pour au moins un des fondateurs de franchir l’Atlantique. « On gardera l’équipe technique à Paris. Elle est d’un super niveau, on ne trouvera pas mieux là-bas. Et puis, entre le statut de jeune entreprise innovante, le crédit impôt recherche, on dispose ici de bonnes conditions pour les start-up. »

Le siège aussi, pour le moment, reste en France. Les fonds américains n’ont pas soulevé la question. Avec les Etats-Unis, Zenly veut s’implanter sur dix à quinze marchés clés. Certains sont déjà identifiés : l’Allemagne, le Japon, la Corée du Sud, l’Indonésie, la Turquie, le Viet-nam...

Mais les deux fondateurs gardent la tête sur les épaules. « Nous sommes ambitieux, il ne faudra pas lésiner sur les moyens si on veut créer une société mondiale, mais on n’embauchera jamais des milliers de personnes. On se rapproche davantage d’une société comme Whatsapp, qui fonctionne avec quelques dizaines d’ingénieurs », ajoute Alexis Bonillo. Whatsapp? La société a été rachetée près de 22 milliards de dollars par Facebook. Zenly n’en est pas encore là, mais commence à attirer les regards…

Zenly, la start-up française qui affole les investisseurs américains (BFM Business)

(…) Les espoirs affichés outre-Atlantique dans le potentiel de Zenly sont d’autant plus étonnants que les start-up françaises ont rarement rayonné à l’international dans les applications grand public.

Zenly se distingue par un usage de la géolocalisation précise au mètre près. Elle permet aux utilisateurs de son appli mobile de rester connectés avec leurs amis pour échanger avec eux, grâce à une technologie de partage de position géographique. Pour limiter les craintes légitimes qu’elle suscite sur la protection de la vie privée, l’appli fournit à ses utilisateurs le contrôle de leur géolocalisation. Il leur est possible à tout moment, de désactiver leur position, ou de ne la partager qu’avec une ou plusieurs personnes. (…)

Début 2016, Zenly avait déjà séduit plusieurs investisseurs français. Une première levée de fonds de 10 millions d’euros a réuni ID Invest et Xavier Niel et même plusieurs business angels américains.

Avec sa nouvelle levée de fonds, la start-up française prévoit d’accélérer son développement international, à commencer par l’ouverture de bureaux à San Francisco. Une quasi-obligation quand on a à son capital autant d’investisseurs américains habitués à côtoyer les sociétés qu’ils financent dans la Silicon Valley.

Advertisements

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s