Emission spéciale DÉFI H: de belles innovations au service du handicap. C’était au Business Club (podcast)

Publié le Mis à jour le

BFM-BU-RADIODans le Business Club de France | Uniquement sur BFM Business Radio

→ Diffusion : samedi 25/06/2016 à 7h | dimanche 26/06/2016 à 15h

TALK 1 – 2 – 3 : Plateau spécial DÉFI H de SOGETI, trophée des grandes écoles au service du handicap

TALK 4: Le rendez-vous du médiateur des entreprises, avec Pierre Pelouzet

TALK 1 – 2 – 3 : DÉFI H, avec Christophe Bonnard, DG de SOGETI FRANCE / Florian DELHOMMEAU de T-Jack / Marina Ceci, de Dicodys / Julien Gelos de SignBand / Thomas Le Lepvrier, de Cherry

Ecouter, réécouter et télécharger cette émission:

La remise des trophées de la 5ème édition du Défi H, parrainée par Sébastien Chabal, a eu lieu le 28 mai dernier. Nous recevons les 3 lauréats de cette édition 2016 et Cherry, lauréat 2015.

LE DÉFI H, trophée des grandes écoles au service du handicap

Favoriser la formation, l’insertion professionnelle et le maintien dans l’emploi des personnes en situation de handicap : voilà ce qu’est le Défi H, trophée des grandes écoles au service du handicap.

Le principe : 8 équipes, composées de 4 étudiants, représentant chacune les couleurs de leur établissement, réalisent un projet contribuant à l’insertion professionnelle des personnes handicapées. Chaque équipe travaillera en binôme avec une association et sera accompagnée d’un coach Sogeti.

« Le Défi H, créateur de nouveaux usages, encourage les étudiants ingénieurs à collaborer et à développer ensemble pendant 5 mois des solutions innovantes avec les experts de Sogeti et une association au service de l’insertion professionnelle des personnes en situation de handicap. Le Défi H, dans la lignée de la French Tech, permet d’inscrire les projets citoyens dans une stratégie long terme de création d’entreprise et d’emploi » précise Christophe Bonnard, Directeur général de Sogeti France.

>> Pour information, pour la 6ème édition du DEFI H, les étudiants qui souhaitent concourir devront déposer leurs dossiers de candidature à partir du 19 septembre 2016.

A PROPOS DE SOGETI FRANCE

Sogeti est l’un des leaders des services technologiques et du test logiciel, spécialisé dans la gestion des applicatifs, des infrastructures et les services en ingénierie (Testing, Business Intelligence & Analytics, Mobilité, Cloud et Cybersécurité). Présente dans 15 pays avec plus de 100 implantations locales en Europe, aux Etats-Unis et en Inde, la société réunit plus de 20 000 professionnels. Sogeti est une filiale à 100% de Cap Gemini S.A., coté à la Bourse de Paris.

« Le défi H est très important pour Sogeti, dont la vocation est de mettre la technologie au service de ses clients. Ici, cette vocation est mise au service d’une cause noble : l’insertion professionnelle des handicapés. Cette édition nous a permis d’accompagner de jeunes talents motivés autour de projets innovants et le résultat est impressionnant. Je suis convaincu que plusieurs des projets présentés se transformeront en projets entrepreneuriaux, tout à fait dans l’esprit de Sogeti et du groupe Capgemini »précise Christophe Bonnard, Directeur Général de Sogeti France.

LES LAURÉATS

  • Florian Delhommeau – Prix Défi H 2016 + Prix Innovation Technologique, décernés à l’équipe T-Jack (nom de la future startup: Audispensable) avec POLYTECH Grenoble, en partenariat avec l’association ARDDS38:

T-Jack est un adaptateur pour les personnes malentendantes ou sourdes  équipées de prothèses auditives. Compatible avec les objets disposant d’une prise Jack classique (smartphones, tablettes, télévisions, radios …), il utilise une boucle magnétique, pour permettre aux utilisateurs de recevoir un son de qualité de manière discrète et efficace, directement dans leurs prothèses auditives.

« Nous avons rencontré l’association ARDDS38 deux fois par mois et ils ont testé notre dispositif », a précisé Florian Delhommeau.

Dans le Monde informatique – 27/5/2016 – (…) Quatre distinctions ont été décernées et pour la première fois depuis 5 ans, une même équipe en a remporté deux. Le Prix du Défi H et le Prix de l’innovation technologique ont ainsi été remis à Audispensable pour le projet T-Jack présenté par les élèves de Polytech Grenoble, en partenariat avec l’association ARDDS38. L’équipe rhône-alpine a travaillé sur un dispositif permettant aux personnes sourdes et malentendantes appareillées de téléphoner et d’écouter du contenu multimédia venant d’un terminal mobile ou d’un ordinateur portable à partir de leur prothèse auditive. Elle a eu l’idée de recourir à une simple prise jack et à une technologie, la boucle magnétique, qui est associée à la fonction T déjà intégrée à la plupart des prothèses et implants auditifs. De petite taille, la prise jack permet à ses utilisateurs de recevoir un son de qualité en toute discrétion. « Vous répondez à un besoin social qui concerne une très large audience et votre produit n’est pas cher », a pointé Christophe Bonnard, directeur général de Sogeti France, en remettant à l’équipe de T-Jack le Prix du Défi H, aux côtés du rugbyman Sébastien Chabal, parrain de cette édition 2016 de la compétition. Quatre étudiants ont travaillé sur ce projet : Lucille Boulas, Lydia Smitkova, Guillemette Minjoulat-Rey et Florian Delhommeau qui a précisé hier soir que leur projet allait être incubé à partir de l’année prochaine pour développer le dispositif qu’ils ont élaboré.

C’est la preuve que les ingénieurs peuvent être ingénieux, vous avez été sensibilisés à l’utilisation », a apprécié Didier Pradon, ingénieur hospitalier à la Fondation Garches, en leur remettant un peu plus tôt dans la soirée le prix de l’innovation technologique. « Il est souvent agaçant de voir que des choses utiles sont inutilisables et vice-versa. Cette année, il y a un niveau de crédibilité entre utilité et usage dans le domaine de l’innovation », a-t-il insisté. « C’est un produit qui peut changer la vie des gens », a ajouté à ses côtés Eric de Quatrebarbes, directeur exécutif de Sogeti France.

  • Julien Gelos – Prix « Jeune Pousse », remporté par l’équipe SignBand avec EXIA CESI Bordeaux, en partenariat avec l’association Centre d’Apprentissage de la Langue des Signes Française de Bordeaux.

SignBand est un outil de traduction du langage des signes en d’autres langages oraux. Il est conçu pour être facilement transportable.

Dans le Monde informatique – 27/5/2016 – Depuis deux ans, le Défi H décerne par ailleurs un Prix « Jeune Pousse » pour distinguer les projets des étudiants de classes préparatoires dont le niveau de maturité ne peut pas être évalué de la même façon que sur les projets d’élèves de 3ème année. Pour cette édition 2016, il a été décerné à l’équipe SignBand, de l’école Exia Cesi de Bordeaux, accompagnée par l’association Centre d’Apprentissage de la Langue des Signes Française de Bordeaux. A l’instar du projet T-Jack, le lauréat du Prix Jeune Pousse inclut une partie matérielle. SignBand se compose d’une application mobile et de deux bracelets, ces derniers transmettant les gestes de la langue des signes au smartphone où l’app les transcrit en paroles. L’équipe se compose de six étudiants : Antoine Briand, Julien Gelos, Vladislav Isaac, Cyril Wangermez, Nathan Bruzat et Aurélie Rodriguez. Sur cette idée consistant à faire parler les personnes sourdes, il y avait peu de projets, ont-ils constaté au départ. Le but, pour eux aussi, serait de monter une start-up.

  • Marina Ceci – Prix du Public pour l’équipe Dicodys avec ECE Paris, en partenariat avec l’association  Dyslab

Dicodys est un dictionnaire orthographique à approche phonétique et non alphabétique conçu pour les troubles dyslexiques.

Dans le Monde informatique – 27/5/2016 – Le quatrième prix décerné par le Défi H était celui du public, déterminé à partir des votes ouverts sur Internet avec cette année 2 300 participations. Il a été décerné à l’équipe Dicodys, de l’ECE Paris, qui a été suivie par l’association Dyslab. Leur projet est destiné aux enfants ayant des troubles dyslexiques. Il porte sur un dictionnaire orthographique proposant une approche phonétique plutôt qu’alphabétique. Celui-ci a été testé auprès d’élèves dans une classe. « Nous avons été heureux de voir des enfants tester notre application avec plaisir », a relaté l’une des étudiantes de l’équipe qui réunit Marina Ceci, Solenn Danglades, Andréa de Muer, Valentin Gaury, Marion Jolly et Etienne Pouteau.

  • Thomas Le Lepvrier – Lauréat 2015 – Prix du Public pour l’équipe CHERRY avec l’ENSEIRB-MATMECA, en partenariat avec l’association « Prim@ » :

Responsable technique du projet, Thomas Le Lepvrier vient d’être embauché par Sogeti et continue de suivre le projet Cherry : Implémentation d’un robot humanoïde capable d’agir comme « compagnon » auprès d’enfants hospitalisés ou isolés pour leur permettre de communiquer avec le monde extérieur (classe, enseignants…), maintenir leurs interactions sociales et faciliter leur réinsertion en milieu scolaire classique à leur sortie d’hôpital.

 

HISTOIRE ET ACTUALITÉ DU PROJET CHERRY

Lors de ma dernière année d’étude à l’ENSEIRB-MATMECA en filière informatique, j’avais le souhait de réaliser un projet concret ayant une finalité.

– La participation au défi H, proposé par Sogeti, m’a donc tout de suite intéressé. En effet, l’idée de réaliser un projet innovant en réponse à une problématique de handicap et ce avec une association allait parfaitement en ce sens.

– Le projet Cherry est un projet de robotique sociale visant à combler un manque social des enfants hospitalisés. L’idée est de mettre un robot dans la chambre de l’enfant avec lequel l’enfant pourrait jouer. De plus, les médecins, parents et professeurs peuvent mettre à disposition des contenus pour l’enfant, ou communiquer avec lui au travers du robot.

– Ce projet a été un fil conducteur de mon orientation professionnelle. En effet, tout d’abord c’était un projet de semestre en dernière année d’école. Le projet ayant alors un très bon retour, une proposition de stage dans le cadre de la participation au défi H m’a été proposée. Pour finir, le projet Cherry ayant gagné le prix du public, Sogeti m’a proposé un CDI afin de continuer ce projet et le faire vivre.

– Le projet est un projet communautaire et open-source : Il est réalisé majoritairement au FabLab de mon ancienne école, L’ENSEIRB-MATMECA. C’est pourquoi nous avons pour l’instant principalement des contributions pour le développement d’un prototype de la part d’étudiants. Tout le monde peut venir aider s’il le veut, que ce soit sur Bordeaux au FabLab, ou n’importe où, en ligne.

– Ma position dans le projet est celle du développeur logiciel principal : réalisation et intégration, référant technique pour les différents contributeurs technique.

– Nos développements ont plusieurs buts. Tout d’abord, une partie de l’équipe s’occupe du développement du robot en lui même, pour lui donner un comportement humain. Pour cela, nous donnons au robot la capacité de parler, de voir, et même d’écouter ! De plus, nous apprenons au robot de nombreux gestes, afin de le rendre plus vivant.

– Une autre axe de développement est de mettre aux personnes entourant l’enfant de pouvoir communiquer avec lui. Cela se passe via un site internet, où ces derniers peuvent mettre des contenus de toute forme (photos, vidéos, leçons, ..). Ensuite, le robot gère ces contenus pour les montrer ou les raconter à l’enfant. Ainsi le robot pourra par exemple réciter, et faire réciter, une leçon que le professeur aura poster sur le site.

Nous avons prévu un prototypage et une mise en situation en hôpital pour des premiers tests en 2017, en association avec l’hôpital Pellegrin de Bordeaux.

Sur Talentéo – 29/6/2015

Cherry est un robot humanoïde, qui a pour mission de devenir un véritable compagnon auprès des enfants hospitalisés. Dans cette situation, ces derniers se sentent souvent seuls, déconnectés du monde autour d’eux. Cela engendre stress et traumatisme à plus ou moins long terme. Notre innovation sera là pour réduire tout cela par sa présence amicale, distraire l’enfant par des jeux des exercices pédagogiques, et faciliter la communication avec ses parents ou ses amis.

Pour autant, Cherry ne cherche pas à se substituer à la présence humaine du personnel soignant ou d’enseignants, mais bien à offrir une aide complémentaire.

Le robot sur lequel nous nous basons est une modification de l’humanoïde Poppy, développé par le laboratoire de l’INRIA de Bordeaux. Ce robot est entièrement open-source, que ce soit pour son squelette ou sa programmation.

Nous sommes libres de le faire évoluer comme nous le souhaitons, et toute personne intéressée peut elle aussi développer un projet ou contribuer aux projets existants. En plus, grâce à son squelette imprimé en 3D, Poppy est nettement moins cher que la plupart des robots humanoïdes du marché. Un point important pour sa future diffusion!

Pourquoi avoir décidé de traiter cet aspect du handicap et de la maladie ?

Souvent, quand on pense « handicap », ce qui vient à l’esprit des gens qui n’en souffrent pas, c’est un handicap moteur, souvent lourd. Bref, un fauteuil roulant. Nous voulions à la fois nous écarter de ce préjugé et proposer un service qui soit utile au plus grand nombre de situations.

Nous nous sommes concentrés sur les enfants hospitalisés, car nous estimons que c’est auprès d’eux qu’un robot humanoïde aurait le plus d’utilité. Les conséquences sur un enfant d’une longue hospitalisation ne sont pas négligeables, se répercutant notamment sur sa scolarité. Notre projet est une réponse à ce handicap social que représente l’hospitalisation de longue durée ou récurrente pour les enfants de primaire.

Aujourd’hui plusieurs actions, pour la plupart associatives, visent à pallier ce handicap, en organisant un accompagnement scolaire et diverses animations. Mais ces interventions ne couvrent pas les besoins et attentes, car elles nécessitent des ressources humaines et financières importantes. C’est là que Cherry peut intervenir, pour soutenir les professionnels dans leur travail et améliorer la qualité de vie des enfants.

Pourquoi un robot ? Que permet-il ? Quelle est sa particularité?

La question qu’on nous pose souvent, c’est « pourquoi un robot alors qu’on peut utiliser un ordinateur? »

C’est très simple: le robot a une présence physique que n’a pas le logiciel. De nombreuses expériences ont montré que les enfants se trouvent facilement attirés par les robots, et développent un lien fort avec eux. Une sorte de doudou évolué! Cela permet de limiter la sensation d’isolement que ressentent les enfants, car le robot est capable de se comporter lui aussi en ami.

En se posant en compagnon, le robot peut rassurer l’enfant, et l’encourager à travailler ses cours ou ses exercices de rééducation. L’enfant est bien plus réceptif aux conseils de son robot-ami qu’à ceux d’un adulte en blouse blanche…

Durant nos mois de développement, Cherry a participé à divers événements autour de la robotique. C’était pour nous l’occasion de mettre le robot au contact des enfants et d’observer l’accueil qui lui était fait. Les réactions ont été unanimes: les enfants, et aussi les plus grands, l’adorent. Sa taille et son physique robotique ne les intimident pas et ils n’hésitent pas à le toucher et à jouer avec.

Nous espérons qu’avec l’exemple de Cherry, nous pourrons convaincre le public que les robots sociaux ont beaucoup à apporter à notre société.

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