Bitcoin, blockchain, paiement web: tout savoir sur les nouveaux moyens de paiement! C’était au Business Club (podcast)

Publié le Mis à jour le

BFM-BU-RADIODans le Business Club de France | Uniquement sur BFM Business Radio

→ Diffusion : samedi 18/06/2016 à 7h | dimanche 19/06/2016 à 15h

TALK 1 & 2 : Moyens de paiement: révolution en vue! 

TALK 3: APP’S MILES récompense toutes les actions du client: avant, pendant et après un achat

TALK 4: Le rendez-vous du médiateur des entreprises, avec Pierre Pelouzet

TALK 1 & 2 : Les nouveaux moyens de paiement, avec Jean-Yves Rossi, président fondateur de Canton Consulting et Jacques Favier, co-fondateur du Cercle du Coin

Pour écouter, réécouter et télécharger cette interview:

moyens paiementLe thème majeur de la conférence PIC – Paiement, Innovation, Commerce – organisée par Canton Consulting (le 19 mai dernier) était l’arrivée des normes préparées par le World Wide Web Consortium (W3C) en matière de paiements sur Internet.

C’était l’une des annonces majeures de la conférence annuelle Google I/O, la semaine passée : une nouvelle solution pour les marchands qui veulent vendre en ligne. En réalité, ce sont les premières annonces de mise en oeuvre des standards de paiement web. Une profonde mutation des moyens de paiement s’annonce, dans un futur très proche (d’ici quelques mois, selon Jean-Yves Rossi). Le web payment impliquera une désintermédiation majeure pour de nombreux acteurs, dont les banques, bien sûr. 

Capture d’écran 2016-06-14 à 13.46.51CANTON CONSULTING

Cabinet de conseil spécialisé sur l’innovation dans les services de paiement, CANTON-Consulting organise un cycle régulier de conférences devenues un espace de rencontre et de dialogue entre acteurs de la révolution du paiement.

Le-cercle-du-coin-5LE CERCLE DU COIN

Association francophone sur le Bitcoin, les monnaies décentralisées et les blockchains. Jacques Favier est normalien et agrégé d’histoire, ancien banquier, il est également l’auteur du blog LA VOIE DU ฿ITCOIN.

LA NOUVELLE NORME ANNONCÉE PAR GOOGLE

io16-social.jpgDans E-commerce Mag – Si Google accuse un certain retard par rapport à Apple sur le paiement mobile, les derniers enrichissements apportés à Google Pay pourraient contribuer à le rattraper ! Jusqu’alors, Android Pay permettait uniquement de régler un achat chez un commerçant ou au sein des applications pour se substituer à n’importe quel autre moyen de paiement. Lors du Google I/O, Google a annoncé l’arrivée d’Android Pay sur les sites Internet. Le système de paiement de Google étant sécurisé, il est possible que les utilisateurs préfèrent ce système. Pour valider un paiement, l’utilisateur n’a qu’à utiliser le capteur d’empreintes de son smartphone et le tour est joué en un instant seulement. Il faudra utiliser Chrome pour avoir Android Pay depuis les sites Internet mobiles. Seule contrainte : utiliser le navigateur Google Chrome !

QU’EST-CE-QUE LA BLOCKCHAIN? (source: Blockchain France)

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Schéma de fonctionnement de la blockchain

La blockchain est pressentie comme une innovation majeure, à même de révolutionner de multiples champs économiques et sociaux. Au coeur de cette innovation, l’idée d’une distribution numérique plutôt que d’une concentration. 

Situer la blockchain

La première blockchain est apparue en 2008 avec la monnaie numérique bitcoin, développée par un inconnu se présentant sous le pseudonyme Satoshi Nakamoto. Elle en est l’architecture sous-jacente.

Si blockchain et bitcoin ont été construits ensemble, aujourd’hui de nombreux acteurs (entreprises, gouvernements, etc) envisagent l’utilisation de la technologie blockchain pour d’autres cas que la monnaie numérique.

Qu’est ce que la blockchain ?

La blockchain est une technologie de stockage et de transmission d’informations, transparente, sécurisée, et fonctionnant sans organe central de contrôle. Par extension, une blockchain constitue une base de données qui contient l’historique de tous les échanges effectués entre ses utilisateurs depuis sa création. Cette base de données est sécurisée et distribuée : elle est partagée par ses différents utilisateurs, sans intermédiaire, ce qui permet à chacun de vérifier la validité de la chaîne. Il existe des blockchains publiques, ouvertes à tous, et des blockchains privées, dont l’accès et l’utilisation sont limitées à un certain nombre d’acteurs.

Une blockchain publique peut donc être assimilée à un grand livre comptable public, anonyme et infalsifiable. Comme l’écrit le mathématicien Jean-Paul Delahaye, il faut s’imaginer « un très grand cahier, que tout le monde peut lire librement et gratuitement, sur lequel tout le monde peut écrire, mais qui est impossible à effacer et indestructible. »

Comment ça marche ?

Toute blockchain publique fonctionne nécessairement avec une monnaie ou un token (jeton) programmable. Bitcoin est un exemple de monnaie programmable.

Les transactions effectuées entre les utilisateurs du réseau sont regroupées par blocs. Chaque bloc est validé par les noeuds du réseau appelés les “mineurs”, selon des techniques qui dépendent du type de blockchain. Dans la blockchain du bitcoin cette technique est appelée le “Proof-of-Work”, preuve de travail, et constitue en la résolution de problèmes algorithmiques..

Une fois le bloc validé, il est horodaté et ajouté à la chaîne de blocs. La transaction est alors visible pour le récepteur ainsi que l’ensemble du réseau.

Le potentiel de la blockchain

Le caractère décentralisé de la blockchain, couplé avec sa sécurité et sa transparence, promet des applications bien plus larges que celles du domaine monétaire. On peut classifier l’utilisation de la blockchain en trois catégories :

  • Les applications pour le transfert d’actifs (utilisation monétaire, mais pas uniquement : titres, votes, actions, obligations…)
  • Les applications de la blockchain en tant que registre : elle assure ainsi une meilleure traçabilité des objets et des actifs.
  • Les smart contracts : il s’agit de programmes autonomes qui exécutent automatiquement les conditions et termes d’un contrat, sans nécessiter d’intervention humaine une fois démarrés.

Les champs d’exploitation sont immenses : finance, assurance, immobilier, santé, divertissement, transports, vote en ligne… De façon générale, des blockchains pourraient remplacer la plupart des « tiers de confiance » centralisés (métiers de banques, notaires, cadastre,…) par des systèmes informatiques distribués.

L’ACTUALITÉ DU BITCOIN (source: Le Monde)

bitcoins2.jpgBitcoin : crise de croissance et querelle de chapelle

Victime de son succès, le bitcoin fait face à une crise de croissance, qui se double d’une crise de gouvernance. Pour les professionnels et les militants de la monnaie anonyme, l’augmentation continue de la masse monétaire et du nombre de transactions est plutôt une bonne nouvelle – la preuve que la cryptomonnaie s’installe dans le paysage financier mondial. En mars 2016, les 15,5 millions de bitcoins en circulation valaient plus de 6 milliards de dollars. Cependant, dans sa configuration actuelle, le réseau du bitcoin va bientôt saturer, ce qui risque de provoquer des embouteillages et une dégradation du service.

Pour tous les acteurs, la solution est évidente : il faut introduire des innovations techniques qui permettront au réseau d’absorber plus de trafic. Mais comment s’y prendre ? Sur la méthode à adopter, les avis divergent. Depuis quelques mois, on a vu apparaître deux camps opposés, qui s’affrontent ouvertement.

« Méthode rapide » contre « méthode lente »

Les partisans d’une solution rapide et facile veulent augmenter la taille des « blocs », ces fichiers contenant les transactions, qui viennent s’ajouter à la « blockchain » (chaîne de blocs), le répertoire unique de toutes les transactions. Aujourd’hui, la taille maximale d’un bloc est de 1 mégaoctet, ce qui peut représenter jusqu’à 3 000 transactions. En théorie, il suffit de faire passer la taille des blocs à 2 Mo, pour résoudre le problème, au moins temporairement.

Récemment, les partisans de cette « méthode facile » ont créé un groupe informel, baptisé Bitcoin Classic. Il réunit notamment des développeurs historiques du bitcoin et une trentaine de sociétés commerciales : des « mineurs », qui intègrent les nouvelles transactions à la blockchain en résolvant des équations mathématiques et gagnent des bitcoins pour chaque nouveau bloc, ainsi que des gestionnaires de portefeuille, des sites de change, des prestataires techniques…

En face, un autre groupe, composé en grande partie des codeurs de l’équipe originelle, Bitcoin Core (« noyau dur »), préconise une approche plus graduelle et plus « élégante ». Selon eux, au lieu d’augmenter la taille des blocs, il est plus judicieux de diminuer la taille de chaque transaction. Les Core ne sont pas opposés par principe à l’augmentation de la taille des blocs, mais ils veulent d’abord effectuer les tests nécessaires pour s’assurer que cette modification ne provoquera pas de perturbations imprévues. Ils craignent notamment qu’elle affecte la fluidité du trafic : dans ce cas, les gros prestataires disposant de connexions à haut débit seraient avantagés par rapport à leurs petits concurrents moins bien équipés.

En outre, pour accroître durablement les capacités du réseau, les Core souhaitent créer des « sidechains », des « chaînes latérales » rattachées à la blockchain originelle, qui géreraient les micro-transactions. Dans ce système à deux couches, la blockchain originelle servirait surtout à effectuer les grosses transactions et les opérations de compensation. De leur côté, les Classic préfèrent conserver le système de la blockchain unique. Le désaccord est donc complet.

Le combat est âpre, car le débat technique cache des enjeux économiques. (…) Face à ce conflit inédit, Eric Larchevêque (directeur de la société de sécurité Ledger et responsable de la Maison du Bitcoin à Paris) est inquiet : « L’un des deux camps va peut-être l’emporter rapidement, mais on peut aussi imaginer un scénario où chaque système serait adopté par 50 % des acteurs. Ce serait le chaos, la cassure du réseau en deux sous-ensembles, avec des conséquences incontrôlables. »

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