Spéciale Prix Moovjee: de très jeunes entrepreneurs pleins d’énergie! C’était au Business Club (podcast)

Publié le Mis à jour le

BFM-BU-RADIODans le Business Club de France | Uniquement sur BFM Business Radio

→ Diffusion : samedi 7/5/2016 à 7h | dimanche 8/5/2016 à 15h

ÉMISSION SPÉCIALE LAURÉATS MOOVJEE
avec EBS Isolation, La Box à planter, Mina Storm et Modalist

Pour écouter, réécouter ou télécharger cette émission:

IMG_8172.JPG
De gauche à droite: Edouard Barthès de EBS Isolation / Alexis Alban de Modalist / Dominique Restino, président du Moovjee / Julie Spolmayeur de La box à planter / Samantha Montalban de Mina Storm

logoprixmoovjeeLe MoovJee, Mouvement pour les jeunes et les étudiants entrepreneurs, a pour mission d’amener les jeunes à considérer la création et la reprise d’entreprise pendant ou à la sortie de leur formation (du CAP au Bac+5, toutes disciplines confondues) comme une véritable option de vie professionnelle. Chaque année, le prix Moovjee récompense les entrepreneurs de moins de 26 ans.

L’édition 2016 des prix MOOVJEE en chiffres

Sur 1 000 demandes d’accès aux dossiers de candidatures, 269 candidatures ont été validées, dont une centaine dans la catégorie « Entrepreneur » et plus de 170 dans la catégorie « Porteur de projet ou auto-entrepreneur ».

  • Grand Prix Moovjee :EBS ISOLATION, avec Edouard Barthès, fondateur

Créé en Mai 2014, basé à Castres (81)

DANS LA DEPECHE – EBS, la petite boîte qui n’en finit plus de monter

Un an et demi seulement après avoir créé son entreprise spécialisée dans l’économie d’énergie, Édouard Barthès n’en finit plus d’innover. Et il tient largement ses objectifs annoncés de doubler ses effectifs pour passer de 50 à 100 salariés d’ici la fin de l’année et son chiffre d’affaires de 12 millions d’€ en 2015 à 20 millions d’€ espérés en 2016 (voir notre édition du 20 octobre dernier). Car le jeune patron a du flair et toujours un coup d’avance. En s’engouffrant dans la niche des certificats d’économie d’énergie qui obligent les fournisseurs et distributeurs d’énergie à financer des travaux de rénovation énergétique, il a trouvé le bon filon. «On a commencé à 5 personnes en août 2014 et très vite on a dû faire face à plusieurs contrats. On a dû se structurer et recruter pour passer à 30 personnes en un mois et demi», explique Édouard Barthes qui capte les contributions obligatoires versées par les fournisseurs d’énergies afin de faire à leur place des diagnostics et des travaux d’isolation, de chauffage et d’éclairage pour réduire la consommation d’énergie dans des bâtiments industriels et tertiaires gratuitement selon le principe du «pollueur-payeur». EBS a, par exemple, isolé plus d’un millier d’établissements de santé partout en France, près de 200 hôtels du groupe Accord, de nombreuses industries…

Isoler son logement gratuitement

Mais Edouard Barthes va encore développer ses activités. Car depuis le 1er janvier, la loi étend ce dispositif aux particuliers en fonction de leur niveau de revenus imposable. Et les foyers éligibles sont très nombreux et ne se limitent pas aux inactifs ou retraités puisqu’un ménage de 4 personnes par exemple qui déclare jusqu’à 30 000 € de revenu imposable annuel est aussi concerné. «Cela représente 40 % de la population française qui peut bénéficier de travaux d’isolation des combles, des planchers, de changement d’éclairage, de pommeau de douche, de VMC… financés à 100 % ou presque, explique le chef d’entreprise qui va lancer une grosse campagne de communication et du porte-à-porte dans le département pour faire connaître ce dispositif. Et on ne concurrence pas les artisans puisque les gens éligibles n’auraient pas fait faire ses travaux de toute façon. On crée un besoin». Des travaux qui permettent de faire jusqu’à 30 % d’économies d’énergie et donc de réduire sa facture de gaz et d’électricité. Sans parler évidemment de l’impact positif sur l’environnement. Après EBS Énergie qui fait les diagnostics, EBS Isolation qui fait les travaux, il lance donc EBS Solidarité. Un site internet a d’ailleurs été créé spécifiquement avec la possibilité de faire une simulation d’éligibilité. «On projette d’isoler 10 000 maisons en 2016», indique Édouard Barthès qui vient déjà de signer un contrat avec un bailleur social du Lot qui va isoler 400 logements pour 1 € en passant par EBS ! La success story continue.

Grâce aux travaux d’isolation réalisés par EBS partout en France en un an et demi, 6 TWh (térawatt-heure) d’économies d’énergie ont été réalisés. Le térawatt est une unité de puissance équivalente à 1000 milliards de watts, ou 1000 gigawatts

Déménagement cet été dans l’ancienne banque de France

Forcément en passant de 50 à 100 collaborateurs d’ici la fin de l’année, EBS va être à l’étroit dans ses locaux de la zone de Chartreuse, rue Henri-Regnault. C’est pourquoi Édouard Barthès, profitant d’une opportunité, a racheté les anciens locaux de la banque de France sur les Lices à Castres pour y installer le siège de sa société (voir notre édition du 20 octobre dernier). S’offrant ainsi avec ce magnifique bâtiment de 1 600 m2, une vitrine et une crédibilité pour ses partenaires et clients. Les travaux d’aménagement et de rénovation sont en cours et devraient être terminés en mai. Mais même s’il souhaite à tout prix ancrer sa société à Castres et dans le sud du Tarn qui l’a vu naître, Édouard Barthès a besoin d’être présent partout en France. Il a donc ouvert un dépôt à Lille et un autre est en cours à Lyon. Des bureaux à Paris vont également ouvrir prochainement.

  • Prix Innovons Ensemble :LA BOX A PLANTER, avec Julie Spolmayeur, Cofondatrice.

SUR OOLUTION.COM – Son concept ? rendre le jardinage accessible et ludique pour tous en proposant aux particuliers de recevoir chez eux à chaque saison une box regroupant l’essentiel pour jardiner simplement.

BoxAPlanter-02.jpg« Je suis passionnée de web et d’entrepreneuriat depuis de nombreuses années. Une fois mon diplôme d’école de commerce en poche, j’ai décidé de me lancer et de créer ma propre entreprise ! Fervente écolo, j’ai toujours été sensible aux problématiques environnementales. Je souhaitais donc créer un concept qui soit cohérent avec mes valeurs et qui offre une alternative positive et amusante pour avoir un impact positif sur l’environnement. C’est ainsi que La Box à Planter est née : un concept qui fait naître des centaines de potager partout en France !

Qu’est ce que la box à planter ?

La Box à Planter est la solution pour jardiner sans se prendre le chou ! Le principe est simple, chaque saison vous recevez cinq sachets de graines – issues de l’agriculture biologique et cultivées en France – de légumes et d’aromates à faire pousser sur son balcon ou dans son jardin. Un livret accompagne ces graines bio pour vous aider à les cultiver, et une surprise différente vous attend à chaque fois !

Pourquoi l’avoir créé sous forme de « box » ?

Le concept de La Box à Planter a été créé sous forme de « box » car il permet aux abonnés de cultiver leur potager toute l’année. Chaque saison, ils reçoivent dans leur boîte aux lettres leur box jardinage qui contient des graines à semer à ce moment de l’année : cela permet donc une régularité des cultures et des récoltes !

À qui s’adresse la box à planter ?

Je dirais que cette box n’est pas destinée à un type de personnes en particulier. Elle séduira aussi bien des personnes qui veulent se mettre au jardinage, que celles qui souhaitent découvrir des variétés de graines anciennes, ou originales ! Cela fait aussi un chouette cadeau éthique et Made in France à offrir à des amis, à ses parents ou même à des enfants.

Le seul pré-requis est d’avoir un balcon ou un jardin sur lequel cultiver ses légumes chaque saison. Le reste est bête comme chou : le livret qui accompagne la box explique vraiment tout de la graine à l’assiette, avec de délicieuses recettes de cuisine pour sublimer ses récoltes, ce qui permet même aux débutants de se lancer !

Ce rapport aux graines peut-il nous aider à reprendre le pouvoir sur notre alimentation?

Tout à fait ! Un des objectifs de La Box à Planter est de nous rapprocher de la nature. En observant et accompagnant les légumes et aromates de la graine jusqu’à notre estomac, les jardiniers en herbe prennent conscience que notre alimentation est vivante. Le rapport à l’aliment est complètement différent du simple fait d’acheter un plat préparé et de le réchauffer !

  • Prix spécial du Jury : MINA STORM, avec Samantha Montalban, cofondatrice

Mina Storm est la première marque spécialiste sur le marché des sous-vêtements pour préadolescentes et adolescentes.

aigle-mina-storm-marque-createur

SUR HELLOCOTON – MINA STORM UNE MARQUE POUR LES AVENTURIERES

1 – Pouvez vous vous présenter en quelques mots ?

Samantha : Yes ! J’ai un parcours assez classique : licence et master à l’Université Paris-Dauphine, spécialisation en Marketing et Business Development. Puis de nombreux stages dans la mode (Hermès, Séraphine, LemonCurve.com, Gat Rimon) et des échanges universitaires à l’étranger (New dehli, Londres, Copenhague).

Chloé : Mon parcours commence aussi à l’Université Paris-Dauphine (c’est d’ailleurs là-bas que Samantha et moi on s’est rencontrés !) mais spécialisation Finance. Puis je me suis vite rendue compte que j’étais bien plus attirée par le monde des starts-ups que de la finance… Alors j’ai décidé de poursuivre mes études à l’Essec afin d’élargir mes compétences mais aussi de voyager…

2 – Parlez moi de la création de votre marque ?

Samantha : Créer ma propre entreprise a toujours été mon rêve. Je n’étais jamais satisfaite de ce que je trouvais dans les magasins alors je modifiais ou créais moi-même mes vêtements, mes bijoux, etc…
Quand j’ai voulu acheter mon premier soutien-gorge pour ma petite soeur, je n’ai rien trouvé qui lui plaisait et je lui ai promis qu’à la fin de mes études je créerai la marque idéale de sous-vêtements pour jeunes filles !
C’est injuste à quel point les sous-vêtements qui ne rentrent pas dans la case séduction sont délaissés par les grandes marques !
La première expérience lingerie pour fille est vraiment nulle : tout est trop sexy ou trop bébé.
Avec Mina Storm on veut révolutionner la lingerie : laisser le temps aux jeunes filles de grandir sans qu’elles se tournent par défaut vers des produits de « femmes » qui ne leur correspondent pas encore.

3- Mina storm est le nom de votre marque, qu’est ce que cela signifie et comment l’idée vous est venu ?
Chloé : Le « Storm » est issu des expériences shopping tempétueuses de Samantha avec sa soeur pour trouver ses premiers soutiens-gorge ! Et nous pensons que cela résume assez bien les expériences des mamans avec leurs filles lorsqu’il faut trouver LE soutien-gorge qui leur convient.
Mina c’est le prénom d’une jeune fille, c’est un très joli prénom et cela contraste assez bien avec le « Storm ».
Pour nous ce nom signifie beaucoup de choses : Mina est la jeune fille qui sort de l’enfance et entre dans la tempête de l’adolescence.
C’est l’aventurière qui est au fond de chacune d’entre nous. Elle ne montre pas le bout de son nez tous les jours, mais elle est là, nous soutient et nous encourage à rêver. On voulait personnifier la marque dans un personnage fort, délicat et inspirant.

4 – Quelles matières préférez-vous travailler et pourquoi ?

Chloé : Nous développons un tissu d’une très grande qualité, nos mots d’ordre sont : naturel, douceur, maintien et confort. Notre tissu est bi-stretch (assez rare!) ce qui permet à nos modèles d’accompagner parfaitement les mouvements (voir même les activités sportives si peu d’impacts) mais aussi et surtout la croissance des jeunes filles.
Nous avons deux gammes : une en coton naturel et une en coton bio !

mina-storm-renard_xuc7ed

  • Mention « Innovation technologique » : MODALIST, avec Alexis Alban, cofondateur

Modalist est le premier service pour vider sa garde-robe sans contrainte et en touchant le gain de ses ventes sous deux semaines.

SUR FASHIONUNITED.FR – Encore un Vide Dressing en ligne ? Eh oui, et qui plus est, fondé par deux jeunes hommes, fraichement diplômés d’HEC. Alexis Alban est le marketeur, Tayfun Akaltun se charge du développement. Le site, fondé en 2014, se nomme MyModalist , un vide dressing « Zéro contrainte » avec une spécificité majeure : le rachat cash pour les pièces tendances. « Les vendeuses n’auront donc plus à attendre plusieurs semaines avant d’être payées. Plus besoin d’attendre que les vêtements soient vendus pour toucher ses gains, garantissent les deux fondateurs. Les vendeuses n’ont qu’à attendre leur virement pour rafraîchir leur garde-robe ! »

Le déclic qui a donné envie aux deux entrepreneurs de concurrencer Vestiaire Collective, Vide dressing et autre Instant Luxe (sans même parler de Ebay, ou Leboncoin), c’est une année passée à HEC entrepreneur. « Nous avons rencontré et travaillé avec certains des entrepreneurs les plus connus de France et nous avons compris qu’entreprendre maintenant était la meilleure des choses que nous pouvions faire. »

Le moteur de leur aventure a donc été l’envie de changer le quotidien des gens. Tout simplement. Une énergie et une soif du défi qui n’oublient pas la force de l’analyse et de la réflexion. « MyModalist, c’est une marketplace qui se caractérisent par deux valeurs innovantes : l’élimination des contraintes pour les vendeuses et l’expérience du neuf au prix de l’occasion pour les acheteuses » explique Alexis Alban pour le site Entreprendre C Grandir (édité par le Crédit Mutuel ARKEA).

« Un algorithme pour définir le bon prix »

Le site (qui s’adressera bientôt aux hommes également) a été finement pensé. Deux algorithmes permettent de définir le bon prix pour chaque vêtement en quelques secondes afin qu’il soit vendu en quelques jours, indiquent les deux fondateurs. Trois logiciels se greffent à notre site pour mettre en ligne nos produits en quelques minutes (automatisation de la retouche photo, logiciels de saisie pour la description, simulateur de prix) ».

Les deux jeunes entrepreneurs ont intégré depuis quelques mois un incubateur HEC qui leur a fait bénéficier d’un mentoring de qualité. Un plus apprécié qui les aider à avancer dans leur business en rencontrant d’autres entrepreneurs « des personnes qui ont de l’expérience et qui sont à l’écoute de nos problématiques ». De quoi employer à leur avantage cet adage bien connu de la célèbre école de commerce : apprendre à oser ! Une vertu fondamentale quand on souhaite révolutionner une industrie déjà très compétitive.

Jeunes, créez votre entreprise !

jeunes créez votre entrepriseDominique Restino, Bénédicte Sanson et Vincent Redrado ont écrit récemment ce guide pour « bien démarrer et pour durer ». Entreprendre est une très belle aventure professionnelle. Mais ce n’est pas facile non plus ! Vous en avez envie ? Préparez-vous :

  • C’est quoi être un entrepreneur ?
  • Comment vous tester avec de vous lancer ?
  • Comment trouver la bonne idée et la bonne équipe ?
  • Qui peut vous soutenir dans l’aventure ?
  • Qu’est-ce qui vous attend, un fois lancé ?

Autant de questions et de réponses que vous trouverez dans ce guide !

Advertisements

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s