Argolight, solution unique au monde de réglage des microscopes. C’était au Business Club (podcast)

Publié le Mis à jour le

BFM-BU-RADIODans le Business Club de France | Uniquement sur BFM Business Radio

→ Diffusion : samedi 23/04/2016 à 7h | dimanche 24/04/2016 à 15h

Talk 1: ARGOLIGHT bientôt sur la station spatiale interntationale avec la NASA!

Talk 2: DÉCLIC ET DES TRUCS lève 300 000 € pour accélérer à l’international

Talk 3: MIDELTECH démocratise l’usinage de pièces pour les TPE-PME

Talk 4 : Le rendez-vous du médiateur des entreprises, avec Pierre Pelouzet

TALK 1: ARGOLIGHT, avec Gautier Papon, président

Ecouter, réécouter et télécharger cette interview:

logo argolight.pngARGOLIGHT a mis au point une solution de haute technologie (lame de verre brevetée mondialement) pour le réglage précis et fiable des microscopes à fluorescence. Créée en 2013, la startup emploie aujourd’hui 5 personnes. 

Les marchés de la recherche biologique, du diagnostic médical et de l’industrie pharmaceutique utilisent de façon quotidienne des systèmes en fluorescence (détection grâce à la fluorescence – naturelle ou créée par combinaison à une substance fluorescente – des objets, des organismes, etc) : microscopes, scanners de lames, lecteurs de plaques.

Ce parc installé représente environ 75 000 machines avec env. 10 000 machines vendues/an (marché 750 M€/an).

Ces machines doivent être testées de façon périodique pour assurer leur bon fonctionnement, pour des raisons de processus qualité et de mise en conformité. Ce contrôle qualité demande un temps-homme important, requiert d’utiliser plusieurs outils de contrôle et produit des résultats qui ne sont pas valorisés.

Le coût estimé de ce contrôle est de 20 Mh/an, soir 400 M€/an en RH.

LA SOLUTION: Argolight propose une solution de gestion de la qualité pour les systèmes en fluorescence qui intègre l’outil de diagnostic le plus fiable et l’analyse informatique la plus adaptée. La solution Argolight améliore la phase de manutention actuelle en remplaçant la série d’outils classiques par un seul outil multifonction qui permet une analyse automatisée de la qualité d’un système et de générer automatiquement des données de suivi qualité fiables.

Il s’agit d’une lame insérée dans le système à tester, reliée à un logiciel, pour mettre en évidence ses défauts.

La lame Argolight, permettant de contrôler la qualité du microscope à fluorescence

Le résultat est un gain de temps de l’ordre de 30x (soit 387 M€/an) et une meilleure fiabilité des résultats permettant de diminuer le temps d’immobilisation des machines, de prévoir les pannes en amont et d’augmenter la productivité de chaque machine de plus de 5%.

La solution Argolight allie un hardware utilisant une technologie de nanostructuration laser brevetée (brevet mondial) et un software dédié.

PARMI LES CLIENTS D’ARGOLIGHT

  • Roche
  • L’Oréal
  • Astrium
  • Leica
  • Olympus
  • la NASA
  • l’Institut Pasteur
  • Novartis
  • Sanofi
Lame-d-Argolight_Grande
La lame d’Argolight qui détecte les dysfonctionnements du microscope à fluorescence

LE PARCOURS DE GAUTIER PAPON

Gautier Papon a un doctorat en Laser, Matières et Nanosciences et un master en Conception & Commercialisation de l’Instrumentation en Physique. Il a l’idée de créer Argolight pendant sa deuxième année de doctorat et passe les 18 mois suivants à préparer le concept et à se former en parallèle de son doctorat.

ACTUALITÉ

  • En cours: levée de fonds 1 million € – 1er semestre 2016 (dernière levée de fonds : 370 000 euros auprès de Pertinence Invest et Finaqui, avec l’appui d’Aquitaine Développement Innovation).
  • Fin 2016: Envoi d’une lame Argolight sur la station spatiale internationale par la NASA

argolightLU DANS SUD OUEST – JANVIER 2016

Cette start-up girondine s’impose sur un marché de niche, celui du réglage des microscopes. Elle vient de signer un partenariat avec le leader mondial de la microscopie.

C’est ce que l’on appelle un transfert de technologie réussi. Argolight a été fondée en décembre 2012 par Arnaud Royon, qui a fait ses études en laser et nanosciences à l’Université de Bordeaux, et Gautier Papon, qui a réalisé sa thèse au Laboratoire ondes et matière d’Aquitaine (Loma).

Ensemble, ils ont mis au point une lame qui permet de s’assurer du bon réglage des microscopes à fluorescence et éviter ainsi de fausser les résultats. Sans avoir besoin de faire intervenir un technicien du fabricant du microscope. Un gain de temps précieux pour les laboratoires et industriels. « Il n’existe aucun outil sur le marché dans le monde capable de caractériser et suivre la qualité des microscopes à fluorescence », précise Gautier Papon, président d’Argolight.

La NASA et l’institut de métrologie américain parmi les clients

Leur solution, brevetée, a fait ses preuves et séduit de prestigieux clients : L’Oréal, Sanofi, l’Institut Pasteur, la Nasa… et depuis peu le prestigieux Institut national américain de métrologie, Nist, qui dispose d’un milliard de dollars de budget annuel. Leur lame est vendue 5 000 euros pièce. 75% de leur chiffre d’affaires est réalisé à l’export. Une belle performance pour « une jeune entreprise universitaire bordelaise », souligne Arnaud Royon, le directeur scientifique.

Aujourd’hui hébergée par la plateforme Alphanov à l’Institut d’optique d’Aquitaine à Talence, la société est en plein essor. Elle a signé en septembre un partenariat avec Carl Zeiss, le leader mondial de la microscopie, qui offre désormais sa solution à ses clients en France pour faciliter la maintenance de ses appareils.

« Ce qui lui évite d’envoyer ses techniciens, qui se déplacent souvent pour rien, mais cela fait partie des services associés à la garantie », rappelle Arnaud Royon. « A terme, si tout se passe bien, le contrat sera élargi à d’autres pays », indique-t-il.

Levée de fonds et 5 embauches

Après avoir levé 370 000 euros depuis sa création avec des investisseurs privés, la Région et la Bpi, l’entreprise prépare un nouveau tour de table au premier semestre de cette année pour recueillir 1 million d’euros. « Nous voulons avoir les moyens d’accéder au marché plus vite. Notre objectif est d’atteindre 6 millions d’euros de chiffre d’affaires dans 5 ans », dévoile Gautier Papon.

A cet effet, la start-up, qui emploie actuellement 5 personnes, va doubler ses effectifs d’ici début 2017. Plusieurs profils sont recherchés : un commercial, un informaticien pour le traitement de l’image, appliqué aux sciences de la vie, et des ingénieurs en chimie ou laser.

Autre changement majeur, à l’été prochain, Argolight va déménager à la cité de la photonique à Pessac. La start-up semble promise à une forte croissance. Mais, qu’il sera cruciale de savoir maîtriser pour ses dirigeants.

LU DANS LA TRIBUNE – septembre 2015

Biosciences : Argolight réussit une vente clé aux USA

(…) En matière de métrologie, l’institut national américain Nist est un géant. Dotée d’un milliard de dollar de budget annuel, de 3.000 scientifiques, ingénieurs, techniciens et administratifs, cette structure est LA référence sur le marché US, et au-delà en ce qui concerne la métrologie, la science de la mesure, des normes et de la technologie.

« Pour nous c’est un vrai tournant dans notre aventure entrepreneuriale aux USA, car si, à l’issue de six mois de tests, l’agence Nist considère que notre technologie représente la référence en matière de normalisation des systèmes de microscopie (ndlr: c’est chose faite), nous allons devenir incontournables sur ce marché important, et même au-delà car l’agence nationale de métrologie américaine est une référence qui dépasse les frontières des USA », assure le docteur en physique Gautier Papon, président d’Argolight, société qu’il a créée avec le docteur Arnaud Royon.

Argolight, première jeune entreprise universitaire (JEU) d’Aquitaine propose, à ce jour, la seule solution au monde permettant de qualifier la qualité d’imagerie des systèmes de fluorescence et de suivre leur évolution sur de longues périodes de temps. La fluorescence, très utilisée dans la recherche, est également une technologie utilisée dans de nombreux process de diagnostics et techniques de dépistages génétiques ou viraux, dans les domaines de la biologie et de la pharmaceutique.

L’annonce de ce contrat de vente et les conséquences commerciales qu’il induit devrait faciliter le travail des dirigeants d’Argolight qui planchent actuellement sur une levée de fonds.

(…) La fluorescence, très utilisée dans la recherche, est également une technologie utilisée dans de nombreux process de diagnostics et techniques de dépistages génétiques ou viraux, dans les domaines de la biologie et de la pharmaceutique.

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