Blue Frog Robotics présente Buddy, le robot familial. C’était au Business Club (podcast)

Publié le Mis à jour le

BFM-BU-RADIODans le Business Club de France | Uniquement sur BFM Business Radio

→ Diffusion : samedi 2/04/2016 à 7h | dimanche 3/04/2016 à 15h

Talk 1: Wiidii: objectif 9M€ de CA en 2017

Talk 2: Blue Frog Robotics : plus de 1 000 Buddy vendus, et une levée de fonds en cours

Talk 3: monpotager.com: déjà 20 000 inscrits à Paris et Lyon

Talk 4 : Le rendez-vous du médiateur des entreprises, avec Pierre Pelouzet

TALK 2: BLUE FROG ROBOTICS, avec Rodolphe Hasselvander, cofondateur

Ecouter, réécouter et télécharger cette interview:

buddy.jpgBLUE FROG ROBOTICS, créé en 2014, a inventé Buddy, un robot « familial » qui vise le marché des seniors et des enfants. L’ambition de Buddy? devenir le premier robot compagnon grand public. Le PDG de Blue Frog Robotics, Rodolphe Hasselvander, est convaincu que « les gens veulent des robots », malgré « une petite peur  » véhiculée par les films de science-fiction. Il est moins cher et plus rapide que ses concurrents (Nao d’Aldebaran entre autres, qui coûte 1500€).

La startup emploie 17 personnes, et est déjà implantée aux USA, à San Francisco et Boston.

Buddy est en prévente actuellement (plus de 1000 vendus) et sera expédié d’ici la fin de l’année 2016

QUI EST BUDDY?

C’est un « robot familial »

60 cm, 5 kg – Bluetooth, wi-fi, reconnaissance vocale – batterie 8 à 10h autonomie

Equipé de roues et d’une tablette tactile à la place du visage, il est conçu comme un assistant personnel, pour diffuser de la musique, surveiller la maison, mais aussi faire réciter des leçons aux enfants (ou jouer à cache cache) ou veiller à ce que des personnes âgées prennent bien leurs médicaments.

BUDDY VOUS AIDE À MONTER DES MEUBLES

Les parents ne sont pas oubliés. Buddy peut interagir avec les objets connectés de la maison, servir d’assistant personnel et donner l’alerte en cas de cambriolage ou d’incendie. Il s’adresse aussi aux grands-parents, en assurant une télé-présence via Skype, en détectant une personne tombée à terre et en signalant l’heure de prise des médicaments. À noter qu’une version du robot, baptisée Besoins Spéciaux, est actuellement testée par des enfants autistes, avec des « résultats probants », indique Rodolphe Hasselvander.

Prix: 646€

BUDDY SURVEILLE BÉBÉ

Ce robot connecté a été conçu comme une plateforme modulaire et peut être amélioré avec des accessoires, comme une station d’accueil (pour se recharger seul), un picoprojecteur (pour projeter une image), et des bras (pour faire plein de choses différentes). »

En d’autres termes, il s’agit d’un petit réceptacle mobile pour un système Android qui s’affiche sur un écran. Si son rôle principal semble être la téléprésence, son côté modulaire et ouvert pourra permettre aux développeurs de tous les horizons d’ajouter des fonctionnalités et en faire à peu près n’importe quoi.

BUDDY possède une vision en 3D. Une caméra classique, une caméra infrarouge et un projecteur laser infrarouge lui permettent de suivre et d’interpréter facilement les mouvements de la main, du bras et de la tête. Il peut faire la distinction entre les objets, les visages, les animaux, les plantes, etc., et évaluer la profondeur des objets situés dans son champ de vision. Il peut parler, entendre et voir.

BUDDY présente une personnalité complète et réagit à son environnement par une gamme d’expressions qui enrichissent l’interaction avec sa famille. Et s’il fait trop froid, il peut même claquer des dents !

Sur le CES: « En toute objectivité, nous avions le seul robot autonome. Les autres robots sont soit des toys, soit des robots télécommandés. Pour la petite histoire, la plupart des gens qui apercevaient Buddy se posaient la question de savoir qui le contrôlait. Eh bien personne ! »

LE DESIGN

bluefrog-robot-buddy_ova-design-vignette.pngAvant Buddy, la start-up française souhaitait développer un robot beaucoup plus humanisé, un humanoïde d’1m65… plutôt mal accepté. Rodolphe Hasselvander explique qu’à cause de sa taille et de son buste d’homme, les gens en avaient peur, répliquant : « Je ne veux pas de ça chez moi ».

Nicolas Marquis le co-fondateur d’Ova Design (agence de design spécialisée dans l’expérience utilisateur), explique : « La demande initiale de Blue Frog Robotics pour Buddy a été de créer une version commercialisable du robot, loin de l’humanoïde pour palier la peur de la déshumanisation. Notre mission a été d’imaginer une nouvelle version du robot avec une typologie axée sur un objet « mignon », une identité forte et qui répondait au marché du grand public. Le pari était de réaliser un produit à la fois ergonomique, intuitif et stylisé, adapté à un large public de consommateurs (enfants, séniors) en fonction de ses usages, notamment par sa taille et les matériaux utilisés, le tout à un coût accessible»

PLUSIEURS LEVÉES DE FONDS RÉALISÉES: 

  • 150 000 € (Business Angel)
  • 230 000 € (Business Angel)
  • Concours mondial d’Innovation : 200 000 €
  • Prêt d’honneur Scientipôle : 30 000 €
  • + Actuellement plus de 1000 robots vendus (800 en précommande sur Indiegogo – donc montant total :  et plus de 300 sur la boutique en ligne http://www.adoptbuddy.com lancée il y a un mois)
  • Une nouvelle levée de fonds (série A) est en cours

OBJECTIFS

  • Blue Frog Robotics souhaite calquer son mode de distribution sur celui d’Apple en créant un réseau de magasins en propre et en favorisant «une vraie expérience client autour du robot».

MARCHÉ DE LA ROBOTIQUE DE SERVICE

Le marché de la robotique de service – dont font partie les robots de divertissement, ces humanoïdes dotés d’une intelligence artificielle et pouvant interagir avec les humains – atteindra 23 milliards d’euros dès la fin de l’année et 100 milliards en 2020, selon la Commission européenne.

> 31 millions : c’est le nombre de robots de services personnels vendus dans le monde d’ici à 2017 (source Syrobo).

> + 20% : c’est le rythme de croissance annuelle moyen du secteur pour les cinq prochaines années (source Xerfi).

Nao, la star d’Alderaban, mesure 58 cm et a été vendu à plus de 5.000 exemplaires.

DANS PARIS RÉGION ENTREPRISES

BLUE FROG ROBOTICS CRÉÉ LE PREMIER ROBOT COMPAGNON POUR LE GRAND PUBLIC

Depuis l’enfance, Rodolphe Hasselvander rêve de robots. Pour faire de son rêve une réalité, il devient ingénieur en robotique et automatismes. Il débute sa carrière chez PSA où il travaille sur l’industrialisation de la 206 puis intègre le CRIIF (Centre de Robotique Intégrée d’Île-de-France) dont il devient le Directeur en 2007.

Très vite le CRIIF devient une référence dans l’écosystème robotique français, et développe des solutions innovantes dans les domaines de la défense, la santé, la sécurité, la logistique, le transport automatique…

En 2013, suite à une rencontre avec Michèle Delaunay la Ministre déléguée aux personnes âgées, Rodolphe décide de développer un robot d’assistance pour les séniors. Ce prototype est très bien accueilli par cette population, ce qui le confirme dans l’idée que la robotique doit devenir accessible au grand public.

Il développe alors un petit humanoïde du nom de Buddy qu’il destine principalement aux marchés du divertissement, de la sécurité domestique, de l’éducation et de la Silver Economie. Ce petit robot, de 60 cm de haut et tout en rondeur, a des airs de famille avec Wall-E ou R2D2. Son visage sympathique séduit tout de suite les petits comme les grands pour de multiples utilisations, de la surveillance de la maison aux jeux éducatifs, en passant par l’assistance aux séniors ou aux enfants autistes.

Buddy permet au jeune ingénieur de remporter en mars 2014 le Concours Mondial de l’Innovation. Il créé en Mai 2014 Blue Frog Robotics. Avec un prix de 200 000 €, il embauche ses premiers collaborateurs et réalise deux levées de fonds avec des Business Angels. La jeune entreprise compte aujourd’hui 17 salariés et a prévu de recruter 20 personnes supplémentaires sur 2016.

Blue Frog Robotics a tout de suite misé sur l’international et est déjà implanté aux Etats-Unis. « A Boston, nous avons rencontré les équipes du French Tech Hub, filiale de Paris Region Entreprises aux Etats Unis, qui nous ont permis d’intégrer rapidement une pépinière et d’avoir donc une adresse et un numéro de téléphone, indispensables pour pénétrer le  marché américain » explique Rodolphe Hasselvander. « Puis nous nous sommes établis à San Francisco pour être au cœur de la Silicon Valley ». La jeune start-up ne s’arrête pas aux Etats-Unis puisqu’elle séduit déjà la Chine. « Tout va extrêmement vite » s’exclame le jeune entrepreneur.

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