Emission spéciale à Toulouse: les TPE/PME et le digital, avec Graine de Pastel, BC Bio, Coovia. C’était au Business Club (podcast)

Publié le Mis à jour le

BFM-BU-RADIODans le Business Club de France | Uniquement sur BFM Business Radio

→ Diffusion : samedi 19/03/2016 à 7h | dimanche 20/03/2016 à 15h

ÉMISSION SPÉCIALE « Les TPE/PME et le DIGITAL »
enregistrée à TOULOUSE à l’occasion du lancement de
LA TOURNÉE DES COMMERCES

TALK 1 & 2 & 3 : PÉPITES de la région toulousaine: Graine de Pastel / BC Bio / Coovia

Talk 4 : LES TPE/PME et le digital: quelles solutions? Avec Ubiflex / Digitaleo / Shop Application / Médiaveille

TALK 1 & 2 & 3 : Graine de Pastel, avec Carole Garcia, cofondatrice / BC Bio, avec Cyril Baland, président / Coovia, avec David Larcher, PDG

Pour écouter, réécouter et télécharger cette 1ère partie:

logo graine de pastel>> GRAINE DE PASTEL, avec Carole Garcia, cofondatrice

Fondée en 2003, Graine de Pastel conçoit et commercialise des produits de beauté à base de pastel, plante riche en oméga 3, très présente dans la région de Toulouse.

LES CHIFFRES CLÉS DE GRAINE DE PASTEL

  • CA: 2 millions (+50% de croissance) (15% à l’export – 15% en R & D)
  • Effectif: 16
  • Une cinquantaine de produits commercialisés
  • 5 boutiques en propre + 2 corners (Galeries Lafayette de Toulouse et Duty free) + ouverture d’une boutique à Lille le 14/3.
    Un rythme soutenu d’ouverture, de 10 boutiques par an, en propre ou en franchise.
  • Produits commercialisés en France, Corée, Taiwan, USA, Iran
  • Boutiques en France et Iran (ouverture début Mars 2016)
  • 1 nouveau brevet déposé en 2015. D’autres à venir en 2016. Objectif : être les experts du végétal pastel dans le monde.
  • OBJECTIF:
    • Cap sur l’Asie et le Moyen-Orient : Japon/ Emirats/ Arabie saoudite
    • 6 millions € CA en 2018 et 50% à l’export

Le saviez-vous? Le pastel est une plante tinctoriale, c’était le bleu des rois de France, mais c’est aussi une plante médicinale, aux propriétés anti-âge (oméga 3, 6 et 9).

pastel
Le saviez-vous? Le pastel est une plante tinctoriale, c’était le bleu des rois de France. Mais c’est aussi une plante médicinale, aux propriétés anti-âge (oméga 3, 6 et 9)

 

SUR LE SITE DE L’INSTITUT SAGE – Décembre 2015 – Carole Garcia, vous avez fondé, en 2003 à Toulouse, avec Nathalie Juin Graine de Pastel, une PME de cosmétique. Quelle est son histoire ?

graine de pastelCarole Garcia : Son histoire est fortement liée à la plante pastel, véritable patrimoine du triangle d’or du midi toulousain. C’est ici, entre Toulouse, Albi et Carcassonne que cette plante s’est épanouie depuis la renaissance. Dans les années 1990, alors qu’une coopérative agricole locale relance sa culture alors abandonnée, les chercheurs de l’École Nationale Supérieure de Chimie de Toulouse, découvrent que la graine de pastel renferme 30% d’une huile particulièrement riche en acides gras essentiels polyinsaturés, les fameux Oméga 3, 6 et 9, aux propriétés démontrées sur l’amélioration de la structure de l’épiderme. À cette époque, Nathalie Juin et moi travaillions pour l’industrie pharmaceutique et suivions cette incroyable découverte de près. Ensuite, au début des années 2000, nous avons décidé de nous lancer. En 2003, nous cofondons la marque de cosmétiques Graine de Pastel exclusivement consacrée à l’huile de pastel, obtenue par pression à froid des graines. Nous poursuivons dès lors la recherche fondamentale sur la plante, notamment avec l’Institut Polytechnique de Toulouse pour démontrer ses bienfaits.

Institut Sage : Concrètement, comment s’est traduite cette alliance ?

Carole Garcia : Notamment par la mise sur le marché d’une ligne visage anti-âge en 2013, qui a nécessité trois années de développement, et a abouti à un dépôt de brevet à l’Inpi qui couvre l’extraction des protéines de pastel et leur action anti-âge. Misant sur une démarche de développement durable, avec une attention particulière à la production locale, aux formules écologiques ou biologiques, la société commercialise aujourd’hui une cinquantaine de produits sous la marque Graine de Pastel.(…)

Institut Sage : Vous avez décidé en 2014 de passer à la vitesse supérieure : vous avez levé des fonds, via des business angels. Quels sont vos objectifs aujourd’hui ?

Carole Garcia : Nous souhaitons investir dans l’innovation, de façon à pouvoir doubler notre portefeuille produits dans les trois prochaines années. Notre ambition vise à développer également notre réseau physique en France. Nous avons actuellement cinq boutiques en propre, et nous sommes sur le point d’accueillir des franchisés à un rythme de sept ouvertures de boutiques par an. Le ticket d’entrée est de 80 000 euros, auxquels s’ajoute un droit au bail de 100 000 euros. Nous tablons sur un chiffre d’affaires annuel de 200 000 euros par entité. Notre troisième axe de développement est l’international avec la création d’une véritable équipe dédiée. Nous visons surtout les marchés asiatiques et américains, ainsi que ceux du Moyen-Orient. L’international fait clairement partie de nos relais de croissance. Nous souhaitons réaliser la moitié de notre chiffre d’affaires à l’export en 2018, contre moins du quart aujourd’hui. Enfin, nous venons tout juste d’ouvrir un spa dans un palace toulousain, La Cours des Consuls Palace. Un autre grand défi.

DANS LA DÉPÊCHE – Septembre 2015 – Graine de pastel vendra ses produits de beauté aux Iraniennes

graine de pastel boutique.jpgNous avons signé avec un partenaire iranien, un des distributeurs de cosmétiques les plus établis, un partenaire très solide. (…) Cela se concrétisera en novembre (2015) avec l’ouverture d’une boutique Graine de pastel en Iran sur une île au sud du pays, Kish Island, une zone franche. Ce sera la première boutique à l’étranger. C’est symbolique et étonnant. Je n’aurais pas imaginé ça, il y a douze ans en créant la marque. Les Iraniennes consommeraient plus de maquillage que les Françaises. Cela se vérifie dans la rue. Sur les soins du visage, elles s’y intéressent aussi de plus en plus.

>> BC BIO, avec Cyril Baland, président

BC BIO fabrique des produits frais bio (pizzas, tartes, nems, viennoiseries, pâtes feuilletées) dont une gamme sans gluten, et « vegan »: sans gluten, sans lactose, sans produits d’origine animale. Créée en 2011, l’entreprise fondée par Cyril Baland et son épouse est située à Auch dans le Gers, et compte aujourd’hui 45 salariés, pour un CA de 3,5 millions € (+20%). 

Elle exporte ses produits en Belgique, en Hollande, en Italie et en Espagne sous les marques Les p’tits chefs du bio (Alice et bio en grandes surfaces). Elle est présente dans 1500 magasins bio en France.

Les p’tits chefs du bio c’est 4000 pizzas vendues chaque jour et 1500 nems!

LES ACTUALITÉS/OBJECTIFS DE BC BIO

  • Recrutements: 10 à 12 d’ici fin 2016 (liés à la nouvelle gamme sans gluten)
  • 2016 marque le lancement à partir du mois de mars d’une gamme de pizzas bio sans gluten, sans lactose et sans matières premières d’origine animale pour laquelle BC Bio reçoit déjà des appels de toute la France et «de l’export aussi», Allemagne, Italie, Pays-Bas…
  • Agrandissement de l’usine: 2 millions € investis
  • Projet d’expansion en Europe du Nord

DANS TOULECO – Février 2016 – BC Bio : le succès gersois du gluten free

Ptits-Chefs-du-Bio-3L’entreprise gersoise BC Bio se lance dans le marché du sans gluten. La société estime les perspectives du bio sans gluten à 200.000 euros de chiffres d’affaires d’ici 2016. Puis à un million d’euros pour 2018. Des projections qui s’appuient sur la réussite fulgurante de BC Bio, et sur la progression importante du marché du sans gluten, dans toute l’Europe. Aujourd’hui, explique Cyril Baland, président de la société, la moitié des produits bio aux Etats-Unis est sans gluten. « Il est estimé à près de 6 milliards dollars. C’est un marché en pleine croissance, où la France est très en retard. Mais on estime à 10 millions les Français qui ne mangent pas de gluten. C’est un marché d’avenir où l’offre est pauvre. Nous avons la capacité à répondre à la demande. »

BC Bio compte donc bien apporter sa pierre à l’édifice. Dans ce projet elle a bénéficié de l’accompagnement du CRITT Agro Alimentaire d’Auch et du soutien financier de BPI France. Soit une enveloppe de 200.000 euros, pour prendre le chemin du sans gluten. Avec la création d’un atelier dédié dans les locaux de l’entreprise. Un parcours qui croise celui du gersois Nicolas Meuliet de Biogascogne, qui sur ses 2000 hectares consacrés au bio, dédie des silos à du 100% sans gluten. C’est là que BC BIO achète sa matière première. « Nous voulons créer une filière sans gluten. Elle garantira au consommateur la traçabilité du produit. » Une approche durable qui a séduit Midinnov : BC Bio est le lauréat coup de coeur du concours Innovation 2016.

Les 4000 pizzas vendues chaque jour, les 1500 nems, les pâtes feuilletées, les viennoiseries de BC Bio sont packagées dans la même zone d’activité, l’AgroParc de la CCI du Gers à Auch. La marque Les P’tits Chefs du Bio génère aujourd’hui 3,5 millions d’euros de CA. Créée en 2011, accompagnée par Gers Développement, la société est passée de trois salariés à 45. Elle projette grâce au marché spécifique du sans gluten une dizaine d’emplois supplémentaires pour fin 2016. Elle peut se voir grandir, dans ce marché en pleine expansion. Mais elle souhaite également s’implanter dans le Vegan, en demandant la certification. Autant de projets de développement qui prendront place dans une usine qui s’agrandit au fur et à mesure de l’accroissement de l’activité. BC Bio gagne 700 mètres carrés en 2016. Elle investit deux millions d’euros dans l’immobilier et le matériel. Et dans la R&D, pour continuer à innover. Déjà présente en Belgique, elle prévoit de poursuivre son exportation sans gluten en Europe du Nord.

>> COOVIA, avec David Larcher, PDG

COOVIA est une plateforme de covoiturage pour trajets courts. L’entreprise est souvent surnommée « le BlaBlaCar des trajets réguliers ». Créée en 2013 à  Sainte Foy de Peyrolières (31), elle emploie aujourd’hui 5 personnes. 

Sa devise: « On a tous un transport en commun »

LES CHIFFRES CLÉS DE COOVIA

  • 1200 trajets effectués par jour
  • 5000 utilisateurs
  • 2500 lignes de covoiturage
  • Collectivités et entreprises utilisatrices: Sicoval, ATR, Actia Automotive, promoteur immobilier GA, Toulouse Métropole et bientôt Airbus
  •  Exemple de tarif: pour un trajet Ramonville-Colomiers (environ 20 km), un passager peut gagner 45 minutes par trajet en passant d’un déplacement en trajet en commun de d’1h17 à un covoiturage direct de 32 minutes. Le conducteur quant à lui gagne 1.80€ par passager pour le trajet.

L’ACTUALITÉ / LES OBJECTIFS

  • Coovia est actuellement sur une levée de fond d’un million d’euros que nous souhaitons finaliser dans les prochains mois
  • Objectif: se développer à Toulouse, puis sur d’autres grandes villes Françaises.

coovia

SUR MIDINNOV – Du co-voiturage pour des trajets courts, et que l’on peut mixer avec des bus ou du vélib’. C’est le concept de mobilité proposé par Coovia, qui a été promu dans la catégorie Société du concours des Inn’Ovations.

Coovia, souvent surnommé le Bla-bla-car toulousain, poursuit le déploiement de ses technologies. Son principe : transformer les voitures en «transport en commun ». Déployé autour de l’agglomération toulousaine, le dispositif Coovia fait chaque jour plusieurs dizaines de nouveaux émules qui acceptent de faire du covoiturage moyennant un partage des frais. « Dans la Ville rose, nous avons ainsi 2 500 lignes Coovia de covoiturages auxquelles s’ajoutent la centaine de lignes de bus de transport en commun », présente David Larcher, fondateur de Coovia. Le principe est simple : grâce aux lignes de covoiturage, les utilisateurs peuvent, via une application mobile (iPhone et Android) et un site Internet, gagner du temps sur leurs trajets quotidiens. Le trajet sur Coovia est payant. Comptez 1,50 euros pour un déplacement jusqu’à 15 kilomètres pour le conducteur. La start-up toulousaine se rémunère via une commission de 10% sur les transactions.

Mais pour David Larcher, qui revendique 5 000 utilisateurs sur la région toulousaine, les avantages utilisateurs sont multiples : « Le budget voiture est le deuxième poste de dépenses des Français. En prenant moins leur voiture, les Français peuvent avoir une meilleure qualité de vie tout en économisant l’équivalent d’un mois de salaire par an. Et du côté des entreprises, les trajets Coovia peuvent entrer dans les actions de RSE. » Car les sociétés peuvent également créer leur propre réseau Coovia à l’attention de leurs salariés. C’est la grande originalité du concept, qui a déjà séduit Airbus et ATR. D’autres s’apprêtent à tenter l’expérience, comme Actia Group et le promoteur immobilier GA. De même, les collectivités s’y intéressent, à commencer par le Sicoval qui le met en place à travers son « Territoire d’EXpérimentation » ou encore Toulouse Métropole, qui envisage de mettre en place le réseau à l’échelle de l’agglomération dans le cadre de sa démarche Smart City. De quoi augurer une nouvelle révolution des transports de ce côté-ci de la Garonne. « Si tout fonctionne, nous transposerons à d’autres villes, évidemment », promet David Larcher.

DANS LA DÉPÊCHE INTERVIEW DE DAVID LARCHER

David, comment est née l’idée ?

Jusqu’en 2012, je travaillais chez Airbus et pour aller au travail j’avais le choix entre ma voiture et ma voiture ! Et je ne vous parle pas des bouchons. J’ai donc transposé l’idée du covoiturage longue distance sur des trajets quotidiens.

Comment cela fonctionne ?

Les conducteurs proposent leur trajet qui devient une ligne de covoiturage, à l’instar d’une ligne de bus. De leur côté, les passagers rentrent des informations identiques sur le parcours souhaité. Le site croise les données et leur fait des propositions couplant les offres de covoiturage à celles des transports en commun. Nous créons des lignes définies par les conducteurs et les utilisateurs vont pouvoir utiliser ces lignes comme des transports en commun. Elles vont être intégrées au réseau de transport de la ville et on peut combiner les moyens entre eux : covoiturage, métro, bus, vélo. (…)

Prochaine étape ?

Atteindre les 10 000 utilisateurs et étoffer encore notre maillage. Nous travaillons aussi beaucoup en direction des entreprises via un abonnement en créant pour eux un réseau de transport collaboratif.

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