Entomo Farm: des insectes pour l’alimentation animale. C’était au Business Club (podcast)

Publié le Mis à jour le

Dans le Business Club de France | Uniquement sur BFM Business RadioBFM-BU-RADIO

→ Diffusion : samedi 20/02/2016 à 7h | dimanche 21/02/2016 à 15h

Talk 1 : ENTOMO FARM lève des fonds pour sa solution industrielle d’élevage d’insectes

Talk 2 : DARTY choisit HELLO CASA pour offrir des services de bricolage

Talk 3 : ADICTIZ: après Paf le chien, la startup booste les marques par le jeu en ligne

Talk 4: Le rendez-vous du médiateur des entreprises, avec Pierre Pelouzet

TALK 1: ENTOMO FARM, avec Grégory Louis, cofondateur

Pour écouter, réécouter et télécharger cette interview:

logo entomo.jpgAvec ses systèmes d’élevage d’insectes, Entomo Farm propose aux pisciculteurs de reprendre la main sur leurs approvisionnements en produisant eux-mêmes leurs protéines animales, directement sur site. Installée en Aquitaine, la première région piscicole de France, la startup a notamment reçu des marques d’intérêt des éleveurs d’esturgeons. A l’échelle mondiale, les farines d’insectes pourraient se substituer en partie aux 6 millions de tonnes de farines de poissons produites chaque année.

COMMENT ÇA MARCHE ?

La startup a breveté un système d’élevage à haut rendement maitrisé. Ce système est composé de trois éléments. Une zone végétale, où les insectes sont nourrit avec des végétaux cultivés sur site, sans produits chimiques afin d’assurer une traçabilité totale. Une zone d’élevage, qui offre un environnement contrôlé, qui permet de maximiser le rendement au mètre carré. Enfin, une zone d’abattage, avec une méthode qui respecte le bien être animal en préservant la qualité et l’hygiène du produit final.

Pour répondre aux besoins du marché, Entomo Farm propose 2 offres :

L’Entomopolis : Une exploitation industrielle sédentaire sur mesure. Capacité de production : >1000 tonnes / an.

L’Entomo Box : Une unité de production autonome et modulable. Capacité de production : 5 tonnes / an sur 28m2.

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Le système d’élevage industriel d’insectes inventé par Entomo Farm

BUSINESS MODEL

Entomo Farm se positionne comme le premier équipementier de la filière insecte. Entomo Farm dégage des revenus sur la conception et la fabrication sur-mesure de systèmes d’élevage d’insectes clé-en-main, leur maintenance et la formation des utilisateurs.

LU SUR LA TRIBUNE: « Nous ne sommes pas moins chers mais dans l’insecte, il n’y a pas que la protéine animale. Il y a aussi des acides aminés, des vitamines, qui permettent à l’insecte d’être compétitif face à la farine de poisson« , relativise le fondateur de la startup.

Sur le terrain environnemental en revanche, Entomo Farm a tout bon. Consommer des insectes permet de préserver les ressources halieutiques, de ne plus vider les océans.

 » C’est complètement aberrant de se dire que l’on pêche quatre kilogrammes de poisson pour nourrir un kilogramme d’élevage. On est pas en train de dire que ce que font les pisciculteurs n’est pas bien. On cherche simplement à leur dire qu’aujourd’hui il y a une nouvelle alternative », explique M.Grégory Louis.

Un cœur de cible élargi ?

Une fois le marché de la pisciculture conquis, Grégory Louis n’exclut pas de proposer ses produits pour remplacer les farines utilisées dans l’alimentation des élevages de porcs ou de volailles. La solution peut plaire, surtout dans un contexte de débat sur le retour des protéines animales dans l’alimentation du bétail.

« On espère pouvoir s’introduire après sur ces marchés, [..] d’autant que l’insecte parait beaucoup plus naturel », affirme le directeur d’Entomo Farm qui questionne l’intérêt de donner des farines de poisson à des volailles.

De nombreux défis

Conditions d’élevage des insectes à grande échelle, règles d’hygiène et de sécurité ou encore risques d’allergie… Le marché de l’insecte, en pleine expansion, doit répondre à de nombreux challenges. Mais le plus grand reste l’appréhension du public, et du législateur.

Pour l’instant, la loi autorise la consommation d’insectes uniquement dans le cadre de dégustations découvertes. Par ailleurs, il est interdit de nourrir des insectes directement aux animaux : la transformation en farine est une étape obligatoire. Sensibiliser le public est donc une mission principale pour les acteurs du secteur.

 » En France, il y a cette particularité c’est qu’on mange d’abord avec nos yeux. Il y a une barrière psychologique quand on voit un insecte », explique Grégory Louis. Pour y pallier, « On a un projet à la Caserne Niel d’implanter une zone pédagogique pour pouvoir sensibiliser le jeune public. »

L’entreprise pense atteindre son seuil de rentabilité à partir de la fin de l’année 2017.

L’ACTUALITÉ

Une levée de fonds est en cours sur SOWEFUND, depuis novembre 2015 – Montant visé: 500 000 €

Cette levée de fonds est une première étape, avant de se positionner à l’international en 2017. D’ici trois ans, Entomo Farm vise 3 millions d’euros de chiffre d’affaires et entend doubler ses effectifs dès l’année prochaine. « Nous allons passer à dix salariés », indique Gregory Louis. (article intégral sur Sud Ouest)

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