Quel management demain? Avec Cacolac, Fermob et Chronoflex. Emission spéciale enregistrée à la convention de l’APM à Lille! C’était au Business Club (podcast)

Publié le Mis à jour le

BFM-BU-RADIOÉMISSION SPÉCIALE

LE MANAGEMENT DE DEMAIN

« INVENTER, INNOVER, OSER » : C’était quand la dernière fois que vous avez fait quelque chose pour la première fois?


Emission enregistrée à la Convention de l’APM (Association pour le Progrès du Management) à Lille

Diffusion samedi 3/10/2015 à 7h | dimanche 4/10/2015 à 15h

Uniquement sur BFM BUSINESS RADIO

Ecouter, réécouter ou télécharger cette émission:

NOS INVITÉS:

  • Christian Barqui,PDG de FLORETTE et président de l’APM
  • Christian Maviel, PDG de CACOLAC
  • Dominique Seau, PDG d’EMINENCE
  • Alexandre Gérard, PDG d’INOV-ON (CHRONOFLEX)
  • Bernard Reybier, PDG de FERMOB

L’APM (Association pour le Progrès du Management), créée en 1987, rassemble aujourd’hui 7000 dirigeants francophones d’entreprises, répartis dans 350 clubs, dans 22 pays.

La vocation de l’APM : le progrès de l’entreprise par le progrès du dirigeant» estime Christian Barqui, Président de l’APM. 

logoAPMFÉVRIER 2015 – L’APM LANCE SON PREMIER BAROMÈTRE SUR LES DIRIGEANTS D’ENTREPRISE

Même s’ils admettent une année souvent difficile, les chefs d’entreprise se veulent résolument optimistes pour l’avenir de leur entreprise. Pour cela, ils misent avant tout sur les hommes et les équipes qu’ils considèrent comme un maillon essentiel de toute stratégie innovante. Ils jugent que l’année a été bonne du point de vue de la performance économique de leur entreprise (73%). 88% d’entre eux pensent que l’année a été aussi positive du point de vue du climat social régnant dans leur entreprise.

Les dirigeants les plus jeunes (âgés de moins de 40 ans) présentent un visage bien plus optimiste que leurs confrères plus âgés sur l’ensemble des indicateurs liés au moral ou à la confiance. Ils témoignent ainsi d’une bonne année 2014 : 82% jugent bonne la performance de leur entreprise (+11 pts par rapport aux dirigeants de plus de 40 ans). Une bonne performance économique qui explique en partie le moral particulièrement haut affiché par les jeunes dirigeants qui attribuent la note moyenne de 7 à leur moral, soit plus d’un demi-point au-dessus de leurs homologues âgés de plus de 40 ans. Ils apparaissent également bien plus confiants sur les perspectives économiques de leur entreprise, 69% se disent confiants pour les 12 mois à venir (+13 pts/ aux autres dirigeants). Les femmes dirigeantes se définissent davantage comme « proches de leur équipe et à la recherche d’un climat de confiance» que leurs homologues masculins (54% contre 46%).

On remarquera que, assez logiquement, les dirigeants des plus grandes entreprises, plus éloignés de leurs équipes mettent plutôt en avant leur côté « rigoureux et chef de file » (37% de citations). En revanche lorsqu’on leur demande les qualités qui leur manquent aujourd’hui, en d’autres termes celles qu’ils aimeraient avoir et qu’ils n’ont pas, le contexte économique difficile refait surface : ils aimeraient avant tout avoir un réseau et un carnet d’adresse plus important (21%).

Au regard de l’ensemble de ces éléments, les chefs d’entreprises mettent plus particulièrement en avant 3 grands enjeux qui représentent à leurs yeux de véritables opportunités pour leur entreprise : l’innovation et la recherche de nouveaux produits / services (47% des citations), le recrutement de nouveaux embauchés (33%) et le développement durable et la mise en place de nouveaux moyens de productions plus responsables (29%). Toutefois, quelle que soit l’opportunité à saisir, elle nécessite du temps ; du temps notamment pour permettre au chef d’entreprise de sortir du quotidien et prendre du recul sur la situation de son entreprise. C’est justement ce temps qui fait défaut à une majorité de chefs d’entreprise (57%).

 

cacolacCACOLAC

  • Activité: fabrication de boisson chocolatée
  • Date de création: 1954
  • Siège social: Léognan (33)
  • CA: 7,5 millions en 2014
  • Effectif: 30
  • 16 millions de Cacolac sont vendus chaque année
  • Ventes sont en progression de 11% en volume en 2014.

JUILLET 2015 – L’entreprise bordelaise Cacolac renforce son actionnariat avec deux fonds d’investissements régionaux, Galia Gestion et Irdi. Grâce au renforcement du capital, Cacolac compte accélérer sa politique d’innovations et son développement à l’international.

Christian Maviel, membre de la famille cofondatrice Cacolac et PDG depuis janvier 2015, vient d’achever un tour de table pour assurer le développement de l’entreprise bordelaise. En effet, Cacolac  (9 millions € de chiffre d’affaires en 2014, 30 salariés) fait entrer dans son capital deux fonds d’investissement régionaux au sein de la holding Financière Cacolac : Galia Gestion et Irdi qui investissent ensemble 1,2 M€. « La région Aquitaine et les deux banques principales de la société s’associent également à cette opération de renforcement du capital », ajoute-t-on chez Cacolac.

(…) L’entrée de ces nouveaux partenaires au capital du groupe va nous permettre, d’une part, d’accélérer nos efforts en termes de recherche et d’innovation et, d’autre part, de mener une stratégie ambitieuse de croissance à l’international. »

D’ici la fin de l’année 2015, Cacolac prévoit de produire 25 millions d’unités pour un chiffre d’affaires de 9,4 millions d’euros. L’entreprise s’est fixée comme objectif 30 millions d’unités et 11,5 millions d’euros de chiffre d’affaires pour 2018. Pour atteindre ces objectifs, cette PME basée à Léognan (Gironde) compte s’appuyer sur le BtoB, en valorisant son savoir-faire auprès d’autres industriels nationaux et internationaux et l’innovation, avec le lancement de nouvelles recettes, de nouveaux emballages et de gammes premium et enfants. (article intégral: LSA Conso)

L’HISTOIRE DE CACOLAC


L’histoire commence en 1860 avec la laiterie de Marie Bacquey. Son gendre, Dominique Lanneluc, reprend et développe la laiterie de la ferme familiale et produit dès 1896 trois cents litres de lait à l’heure. La laiterie devient une SARL en 1928, survit à la guerre. En 1954, l’entreprise crée le Cacolac, après la découverte du lait chocolaté lors d’un voyage aux Pays-Bas

En mars 2011, la société Cacolac a été rachetée en totalité par « Trixaim Investissements », holding industriel spécialisé dans la nutrition santé, dont l’intention est de doubler le chiffre d’affaires sur quatre ans et d’élargir la gamme en lançant des produits à base de lait bio, de chèvre ou de végétal et en redynamisant le Vanilac, une boisson à base de vanille créée en 1996 mais très peu exploitée. Elle projette aussi de créer de nouveaux produits tels que la barre chocolatée Cacolac.

Début 2015, alors que la marque devrait refaire des bénéfices, les descendants des fondateurs, Bernard Maviel et son fils Christian, rachètent les parts de l’entreprise détenues par Trixaim et Avenir entreprises. Christian Maviel devient le président de Cacolac.

eminenceEMINENCE

  • Activité: n°1 français et italien du sous-vêtement masculin
  • Date de création: 1944
  • Siège social: Aimargues (30)
  • CA: 126 millions en 2014
  • Effectif: 900 en Europe, 500 en France
  • 2 usines de confection, Cévennes et Gard

MARCHÉ DE LA LINGERIE

  • 2,8 Mrds € : le chiffre d’affaires du marché de la lingerie et des sous-vêtements en France
  • 269 M € : le CA de la lingerie masculine en GMS en 2014, Près de la moitié du marché à – 2,4%.
  • -2,1 % : son évolution au 1er trimestre 2015, tous circuits confondus (source: LSA Conso

ACTUALITÉ

Le secteur de la lingerie déprime. Selon les statistiques de l’Institut français de la mode, les ventes du premier trimestre 2015 se sont repliées de 1,6% pour la lingerie féminine (qui pèse quatre fois plus lourd que celle pour hommes) et de 2,1% pour les sous-vêtements masculins par rapport à la même période de 2014. Et le marché, évalué dans l’Hexagone à 4 milliards d’euros en 2014, continue de se tasser. « Dans ce marché qui baisse, les négociations sont plus dures », affirme-t-il. Notamment avec les bureaux d’achats des supermarchés et des hypermarchés, qui deviennent de plus en plus concentrés (SystemeU/ Auchan, Casino /Intermarché…). Sans compter « les grands magasins, comme Les Galeries Lafayette, Le Printemps, mais aussi La Redoute ou Amazon, qui ont désormais leurs marques propres et deviennent nos concurrents », explique M. Seau.

Dans ce contexte difficile, le patron d’Eminence – l’une des rares entreprises de lingerie qui emploie encore 500 personnes en France, dont une centaine d’ouvriers à la production, à Aimargues (Gard)– trouve son salut dans l’innovation et le développement international. Un quart des ventes (sur un total de 99 millions d’euros en 2014) est réalisé dans une vingtaine de pays, dont l’Italie, la Belgique et l’Espagne pour les plus importants.

eminenceAujourd’hui codétenu par trois fonds d’investissement (LBO France, Orium et LFPI), le groupe, qui a embauché en France jusqu’à 2 000 personnes au début des années 1980, s’est aussi délocalisé et possède notamment une usine en Roumanie et un atelier en Italie.

Depuis cinq ans, Eminence s’est diversifié dans les marchés publics (qui ont représenté 5 millions d’euros l’an dernier), en s’associant à la filiale marchés publics de GDF-Suez. Depuis, le groupe travaille notamment pour l’armée de terre, la police, l’office national des eaux et forêts et même pour la police douanière et financière en Italie. La dernière commande consiste à réaliser pour l’armée française, des chemises dont le tissu est traité pour masquer la chaleur et ne pas être détectable par des rayons infrarouges.

Enfin, des années après avoir essuyé un échec spectaculaire en essayant – malgré la présence de Naomi Campbell comme égérie – de vendre des slips kangourou aux femmes, Eminence repasse à l’attaque sur les dessous féminins.

Six lignes de lingerie ont ainsi été entièrement redessinées pour sa marque Athena. Elles seront vendues à l’automne uniquement en grandes surfaces. Selon Isabelle Brunet, directrice produit de cette marque, « les prototypes sont réalisés en France mais la fabrication est délocalisée en Chine et en Tunisie ». Les prix sont volontairement accessibles et la marque promet une garantie d’échange ou de reboursement à toutes ses clientes. (article intégral: Le Monde)

EMINENCE ESSAIE UN HABIT D’E-COMMERÇANT

Depuis février, Éminence a mis en place pour ses deux marques (dont Athena) des sites de vente en ligne. Un pari pour ce spécialiste des sous-vêtements (126 millions de chiffre d’affaires en 2014) plus habitué aux rayons de la grande distribution qu’à l’e-commerce. Mais la vente en ligne est au cœur de son projet digital étalé sur cinq ans. « Nous sommes en rodage. C’est un nouveau métier que nous devons apprendre », explique Dominique Seau, son PDG. (…)

Dominique Seau a également choisi d’investir dans un studio photo en partie automatisé pour présenter en ligne ses 850 produits (soit près de 15 000 références). Le PDG n’a pas indiqué le montant de l’investissement, mais a précisé que « la mise de départ est importante ». Les ventes sont encore confidentielles, mais le panier moyen d’un acheteur en ligne est intéressant (50 euros pour Athena et environ 70 euros pour Éminence).

Pas question pour autant de s’opposer aux majors : « Nous voulons continuer de travailler avec les grands de l’e-commerce, comme Amazon ou Sarenza, et aussi avec la grande distribution. Mais aucun d’entre eux ne peut proposer l’intégralité de notre offre« , poursuit Dominique Seau, qui veut faire du chiffre d’affaires et surtout tisser des ponts entre son offre et celles de ses partenaires. « Ils attendent de nous que nous soyons bons aussi bien en e-commerce qu’en e-marketing », affirme-t-il. (article intégral: L’usine digitale)

L’HISTOIRE D’EMINENCE

En 1937, Georges Jonathan et Gilbert Sivel, l’un représentant de commerce à Paris, l’autre technicien du textile dans les Cévennes, créent à Nîmes, l’Atelier Artisanal de Bonneterie de Nîmes. La Seconde Guerre mondiale empêche la société de fonctionner, mais la production reprend en 1944 : naît alors la marque Éminence. En 1947, au cours d’un voyage en Argentine, Georges Jonathan découvre que les gauchos de la pampa portent un slip fendu. La société reprend l’idée et créée un slip à poche. Grâce à ce nouveau modèle, la société Éminence devient spécialiste du sous-vêtement masculin.

L’entreprise est la première à vendre ses sous-vêtements en vitrine sous plastique transparent et lance dans les années 1950 une campagne publicitaire utilisant, entre autres, le chansonnier Roger Nicolas et de célèbres affichistes tels que Gruau, Leupin… Éminence est aussi la première société de sous-vêtement masculin à faire de la réclame au cinéma.

Pour Dominique Seau, l’entrepreneur dans la société aujourd’hui…

  • Doit montrer les qualités de l’homme spirituel (qui s’élève, grandit, se motive).
  • Dans l’idéal, voit la réalité en 3D : interdépendance, enseignement et dynamisme.
  • Capte les signaux faibles, il anticipe « pour que les éventuelles fissures ne deviennent jamais des crevasses ».
  • Relie ses convictions et même sa Foi sans imposer de certitudes, et toujours dans le respect de l’Autre.
  • Libère des énergies positives, œuvre pour le bien commun (commerce équitable, par exemple), coopère.
  • Prend des décisions, s’expose, tout en se plaçant au milieu des autres. (source: the connecting place)

chrono-flexINOV-ON (CHRONOFLEX)

  • Activité: réparation sur chantier des flexibles hydrauliques des engins de TP ou machines agricoles
  • Date de création: 1995
  • Siège social: Saint Herblain (44)
  • CA: 22 millions
  • Effectif: 280

Qu’y a-t-il de commun entre la réalisation d’un ouvrage, un dépannage sur une nacelle de 40m de haut à 2h du matin à Stockholm, la diminution de la consommation de carburant d’une flotte itinérante, la mise en vente de 5 000 véhicules en une journée, le montage d’un boîtier GPS antivol sur une voiture de sport, la baisse de 24% du budget imprimerie d’une grande agence de communication ?

C’est le fruit du travail des équipes inov-On, un groupe « familial » à multiples facettes qui développe au quotidien des services innovants autour de 2 pôles d’activité: Intervention sur site, Conseil & Communication

LES ECHOS – Chrono Flex renvoie l’organigramme aux oubliettes

Singulière ambiance que celle de Chrono Flex. Dans le hall d’accueil, on peut feuilleter le « best of » des calendriers de nus esthétiques publiés chaque année par l’entreprise. Les mannequins ne sont autres que les salariés de cette entreprise nantaise, spécialisée dans la réparation sur chantier des flexibles hydrauliques des engins de TP ou machines agricoles. Le patron, Alexandre Gérard, n’est pas le dernier à tomber la chemise.

Dans ce qui fut le bureau de ce dirigeant atypique, une réunion bat son plein… le verbe haut. L’ambiance est plus calme sur le vaste plateau téléphonique. C’est dans cet « open space » que le patron et ses cadres dirigeants viennent désormais s’installer, là où il y a de la place. « On a retiré les cloisons et créé un groupe de travail pour choisir les meubles », raconte Mathieu Alline, qui anime Fruizz, l’agence de communication du groupe Inov-On, dont Chrono Flex est la principale entité.

Tels sont les signes extérieurs de « l’entreprise libérée », concept auquel l’entreprise s’est convertie en 2010. « On a engagé un grand nettoyage des signes de pouvoirs et de l’égo », explique Alexandre Gérard. Exit le bureau du patron ou les places de parking attribuées. Ce changement ne fut pas simple pour le patron qui s’est initié au « lâcher prise », sous l’égide d’un coach. « J’ai beaucoup travaillé sur moi, dit-il. Il fallait évacuer l’idée de vouloir être le plus fort, celle d’avoir un bureau avec une moquette de trois centimètres. » En nouveau converti, Alexandre Gérard s’est mué en ardent prosélyte de l’entreprise libérée. « Aujourd’hui, je passe 70 % de mon temps à partager et accompagner les autres entreprises. »

Une page du calendrier Chronoflex
Une page du calendrier Chronoflex

Cooptée il y a cinq mois, comme chargée de clientèle, Marily Marques, une élégante trentenaire, s’étonne encore de travailler sans chef d’équipe, mais aux côtés du patron que chacun tutoie « et qui fait la bise. » A l’étage inférieur, on a installé une table de ping-pong, un baby foot et un espace sieste. « Tout n’est pas toujours rose, nuance cette téléphoniste. Mais pour chaque problème, on identifie trois solutions, puis l’on vote. » Chrono Flex, fondée en 1995, a vécu des années d’e croissance à deux chiffres avant de se remettre radicalement en cause. En 2009, la crise brise net cet élan. « On a pris une vraie claque », raconte le dirigeant qui a mal vécu le fait de se séparer de 65 salariés sur 300. « Je me suis promis de ne plus jamais revivre ce traumatisme. »Alexandre Gérard tombe alors sur une conférence de Jean-François Zobrist. Le fondateur de la fonderie picarde Favi est devenu une sorte de gourou de l’entreprise « libérée ». C’est l’électrochoc. « J’ai compris que je gérais l’entreprise pour les 3 % de salariés qui trichent et qui ne respectent pas les règles… je réagissais par la contrainte, les notes de service ou la sanction, sans me rendre compte que je mettais le reste des salariés en prison, ce qui privait l’entreprise de son intelligence collective. »

Le principe du « transfert de pouvoir » est présenté le 7 janvier 2012 aux salariés médusés. A toute vitesse, l’entreprise va redessiner sa carte de France et confier chaque territoire à des « capitaines » élus pour trois ans par les salariés.

Six mois plus tard, c’est l’intéressement qui est remis à plat  avec la règle toujours en vigueur, des « 3 fois 15% », impliquant une redistribution de 15 % du résultat d’exploitation par véhicule d’intervention, de 15 % sur celui des équipes et de 15 % sur la marge globale de l’entreprise, chaque semestre. Tributaire des marchés publics, Chrono Flex va revivre après les municipales de 2014 un nouveau coup de tabac. « Pourtant le chiffre d’affaires s’est maintenu, l’entreprise est restée bénéficiaire et 60 personnes ont été embauchées. » (article complet dans Les Echos)

Le blog d’Inov-On: http://liberation-entreprise.org/

FERMOBFERMOB

Activité: fabrication de mobilier de jardin

Date de création: 1953 – rachat en 1989 par Bernard Reybier

Siège social: Saint Didier sur Chalaronne (01)

CA : environ 45 millions € – 46 % à l’export

Effectif: 200

HISTOIRE

C’est un artisan originaire de Thoissey, spécialiste du travail du fer et de la fabrication de portails en fer, qui crée l’atelier dont est issu l’entreprise actuelle. En 1953 son fils passe du stade artisanal au stade industriel en mécanisant la fabrication du mobilier de jardin. Située rue du Faubourg en plein cœur de Thoissey, l’entreprise déménage dans la toute nouvelle zone industrielle à partir de 1980. Elle s’est développée harmonieusement, comptant dans les années 70 près de 60 compagnons, avant de réduire son activité face à la concurrence du mobilier de jardin en plastique. L’actuel PDG Bernard Reybier a racheté l’entreprise Fermob en 1989 alors que celle-ci n’avait que 14 employés. Aujourd’hui (2013), le chiffre d’affaires de Fermob s’élève à 45 millions d’euros, et 48 % des ventes sont effectuées à l’étranger.

« Le défi le plus osé de Fermob consiste à avoir introduit la couleur dans l’univers du mobilier de jardin. « C’était un pari vraiment risqué à l’époque », juge Bernard Reybier. En effet, quand il rachète l’atelier de ferronnerie, les produits ne sont déclinés qu’en blanc et en vert. Pourtant, lors d’un salon professionnel en 1991, Bernard Reybier expose des chaises conçues dans un camaïeu de verts, en noir et en gris. Et l’idée plaît. C’est pourquoi, cinq ans plus tard, Fermob joue la carte de l’audace et devient la première marque de mobilier de jardin aux couleurs mandarine, vert anis et vanille. Depuis, la palette s’est élargie et les clients peuvent choisir leurs produits dans 24 coloris différents, tous plus étonnants les uns que les autres: fuchsia, aubergine, citron ou même turquoise » (article intégral sur Chef d’entreprise Magazine)

FERMOB

Innovation: comment Fermob cultive son succès dans le design et l’export

(…) Si la société reste encore peu connue du grand public, son mobilier extérieur est reconnaissable par tous. De la matière (le métal), aux couleurs (la palette la plus large sur le marché du mobilier de jardin) en passant par les formes (les chaises du Palais du Luxembourg, les gammes Costa ou Dune): les produits Fermob ont traversé toutes les époques pour représenter aujourd’hui une certaine idée de l’art de vivre à la française.

Un atout à l’export qu’à tout de suite compris son PDG: « La France bénéficie d’une légitimité en matière de créativité. Si elle est assumée et valorisée dans le luxe, elle ne l’était pas dans le mobilier, ce que nous avons fait. Mais au départ, on nous prenait pour des Italiens car on ne pensait pas que les Français en étaient capables« , se souvient Bernard Reybier. Résultat: la société exporte son mobilier urbain dans les endroits les plus prestigieux, comme Times Square à New York, le campus de Harvard à Cambridge ou le jardin Majorelle à Marrakech. Et peut se permettre de vendre ses produits à des prix plutôt élevé, entre 50 et 250 euros la chaise par exemple.

Prochain objectif: l’Asie

Aujourd’hui, les entreprises (bistrots, hôtels) et les collectivités représentent 30% de son chiffre d’affaires. Mais surtout, ces « belles vitrines » ont permis à Fermob d’attirer les regards et de se faire connaître sans dépenser beaucoup d’argent en publicité. « Notre notoriété est venue de nos produits. Nous avons gagné une réputation de société sérieuse et innovante avec des produits de qualité et solides », explique Bernard Reybier. En trois ans, la société a augmenté son chiffre d’affaires de 40%, à 37 millions d’euros. Et a réalisé 1,9 million de résultat net en 2012.

En pleine croissance, Fermob vise désormais le continent Asie-Pacifique. Un petit site de fabrication va ouvrir prochainement en Chine afin de répondre rapidement à la demande. « Nos produits ne se transportent pas facilement. C’est assez logique de se rapprocher de son marché », justifie Bernard Reybier alors que pour le moment, l’ensemble de son mobilier urbain était conçue sur son site historique de Thoissey/Saint-Didier-sur-Chalaronne dans l’Ain. L’usine et le siège social regroupe la quasi-totalité des 195 salariés du groupe. (article intégral: Challenges)

Fermob-Jardin-des-Tuileries1
Les chaises Fermob du Jardin du Luxembourg

JANVIER 2015 – BERNARD REYBIER OFFRE UN PETIT FRÈRE À FERMOB

Le fabricant de mobilier de jardin Fermob a repris, il y a 18 mois, son concurrent Vlaemynck en pleine déconfiture. Après une période de remise en marche de l’entreprise, le patron Bernard Reybier, ardent défenseur de la fabrication française, veut redonner ses lettres de noblesse à cette marque autrefois très prisée des hôtels de luxe.

Les choses sérieuses commencent vraiment maintenant. Un an et demi après la reprise à la barre du tribunal de commerce de la marque de mobilier extérieur Vlaemynck pour les terrasses des bars, hôtels et restaurants, le dirigeant lyonnais Bernard Reybier veut faire renaître de ses cendres une entreprise qui a frôlé la disparition. Une opération de reconstruction symbolisée par sa présence, pour la première fois, au Sirha, qui se tient cette semaine à Eurexpo. “Nous allons montrer que la marque est toujours bien vivante. Car le pire, c’est d’être oublié”, expose Bernard Reybier.

BELLE EXPERTISE Lorsqu’il est arrivé aux commandes de Vlaemynck, le patron de Fermob a trouvé une “entreprise endormie depuis plusieurs années”, sans nouveaux produits et avec une communication vieillissante.“Mais il restait une histoire, une belle expertise et une bonne notoriété dans le monde des professionnels, même après le dépôt de bilan. Dans les grands hôtels de la Côte d’Azur notamment, la disparition de Vlaemynck était vécue comme un manque”, détaille-t-il. Première mesure : le fabricant de tables et de chaises, qui facture pour 10 millions d’euros de produits par an, a été largement redimensionné.

Dans son offre de reprise, le repreneur n’a conservé que la moitié des effectifs de Vlaemynck, soit une soixantaine de salariés. Bernard Reybier veut maintenant prouver, comme il l’a fait avec Fermob, qu’il est possible de produire du mobilier multimatériaux (teck, aluminium, résine tressée…) dans des usines françaises. “Au départ de Fermob, on m’a souvent dit que la fabrication de produit en métal ne pouvait pas exister en France. J’ai prouvé que c’était possible, à condition de ne pas se tromper de positionnement”. Le renouveau de Vlaemynck est annoncé pour la saison 2016. Et la marque ne va plus simplement se cantonner au secteur des professionnels. Dès 2016, Bernard Reybier veut démarrer la commercialisation des produits Vlaemynck au grand public via le réseau de distribution de Fermob. Mais, pour Bernard Reybier, inutile de vouloir comparer la reprise de Vlaemynck avec l’aventure Fermob : “Ça ne peut pas être les mêmes histoires”, coupe-t-il net.

FERMOB EN PROGRESSION Celle du fabricant des célébrissimes chaises Bistro et Luxembourg, commercialisées dans le monde entier, n’en finit plus d’être une success-story. En 25 ans, Bernard Reybier a transformé une petite entreprise de 10 salariés en une référence qui s’exporte jusqu’à New York et Tokyo. Toujours en croissance, le groupe basé à Thoissey a enregistré l’an dernier une progression de près de 20 %, avec un chiffre d’affaires de 43,5 millions d’euros. “Nous sommes satisfaits de l’année écoulée. Et j’explique toujours cette réussite par les mêmes mots : design, innovation et internationalisation”, détaille Bernard Reybier.

(…)

Fermob, qui réalise près de la moitié de ses ventes hors de France avec des productions exclusivement locales, est souvent présenté comme un champion français de l’export. Mais le dirigeant reste très réservé à l’égard de la déferlante médiatique du made in France. “Je revendique l’histoire, les racines et la culture française dans les créations de Fermob. Mais je n’aime pas la notion de made in France quand elle dérive vers le protectionnisme. Car si je n’avais pas pu vendre aux consommateurs étrangers, Fermob ne serait jamais devenue l’entreprise qu’elle est aujourd’hui”, expose Bernard Reybier. Surtout qu’il mise aussi sur l’export pour remettre Vlaemynck sur de bons rails. (article intégral: Tribune de Lyon)

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