3 fleurons du Patrimoine Vivant: les studios Harcourt, Boucheron et Haviland. C’est dans le Business Club (podcast)

Publié le Mis à jour le

BFM-BU-RADIODOSSIER SPÉCIAL ENTREPRISES DU PATRIMOINE VIVANT

à l’occasion des JOURNÉES DU PATRIMOINE

Diffusion samedi 19/9/2015 à 7h (on revient à 7h) | dimanche 20/9/2015 à 15h

Uniquement sur BFM BUSINESS RADIO

Talk 1 / 2 / 3: Studio Harcourt, Boucheron et Haviland présentent leur savoir-faire ancestral

Talk 4 : Le rendez-vous du médiateur, avec Pierre Pelouzet

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3 ENTREPRISES DU PATRIMOINE VIVANT

NOS INVITÉS:

Philippe Nguyen, président de l’Association Nationale des Entreprises du Patrimoine Vivant)

Catherine Renard, Directrice Générale du STUDIO HARCOURT

Nathalie de Place, Directrice des Ressources Humaines et du Patrimoine de BOUCHERON

Vanessa Pariente (de la famille des dirigeants), Responsable Communication de HAVILAND

Pour écouter, réécouter ou télécharger l’émission (clic droit) :

logoLe label d’Etat EPV distingue des entreprises françaises aux savoir-faire artisanaux et industriels d’excellence. Ces maisons se caractérisent par une histoire et un patrimoine parfois séculaires, des capacités d’innovation et des savoir-faire rares qui ont contribué à asseoir leur notoriété dans le tissu entrepreneurial français. Le label EPV est décerné par M. Emmanuel Macron, ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique et Mme Martine Pinville, secrétaire d’État chargée du commerce, de l’artisanat, de la consommation et de l’économie sociale et solidaire.

Les 1 276 entreprises labellisées représentent actuellement près de 55 700 emplois et un chiffre d’affaires cumulé annuel de près de 12,8 milliards d’euros.

Les avantages du label ?

Les EPV peuvent disposer d’un crédit d’impôt de 15 % des dépenses de création et d’un crédit d’impôt apprentissage de 2 200 euros par apprenti et par an. Le label leur permet également d’être présentes sur des salons emblématiques. Soutenues et accompagnées dans leur volonté d’exportation par Business France, elles disposent également d’appuis individualisés et collectifs en lien avec les organismes consulaires et professionnels, d’aides au financement notamment par la SIAGI et Bpifrance. Par ailleurs, le label fournit des outils de communication qui leur permettent de mettre en valeur leur différence auprès de leur clientèle et de leurs partenaires.

CHIFFRES CLÉS

– 74% des EPV ont moins de 20 salariés

– 25% ont été créées avant 1900 et 22% entre 1900 et 1950

– 15% seront confrontés à la question de transmission dans les cinq prochaines années

– 76% d’entre elles réalisent une partie de leur chiffre d’affaires à l’export.

Philippe Nguyen – ANEPV : « Les marchés émergents sont demandeurs du savoir-faire français » (Atlantico – 2013)

Le point commun entre un sac Chanel et la saucisse de Morteau ? Ces produits sont fabriqués par une EPV, une Entreprise du Patrimoine Vivant. (…) ces EPV reçoivent un soutien public « pour se faire connaître sur les marchés émergents », explique Philippe Nguyen, président de l’association des EPV.

Atlantico Business : Qu’est-ce que le label EPV et quelles sont les avantages à en bénéficier ?

Philippe Nguyen : Entreprise du Patrimoine Vivant ou EPV, c’est un label d’État issu d’une loi de 2005 identifiant les entreprises qui sont l’expression du savoir-faire et de l’excellence française. Pour être labélisé en tant qu’EPV, il y a trois critères. Le premier, c’est le patrimoine économique : un type de métier particulier par exemple. Le deuxième critère, c’est le savoir faire. L’entreprise doit reposer sur une technique de maitrise traditionnelle ou de haute technique. Ce ne sont donc pas que des entreprises de tradition, cela peut-être aussi des entreprises de la haute-technologie.

ComptoirDesEntreprises_Landing_page_Entreprise_du_Patrimoine_Vivant_EVPEnfin, le troisième critère, c’est l’ancrage territorial ou notoire. Ce label apporte quelques avantages financiers comme une augmentation de certains crédits d’impôts mais surtout une reconnaissance. Le principal avantage à bénéficier du label une EPV c’est d’être reconnu comme tel à la fois sur les marchés nationaux et internationaux.

Ce label, c’est un peu du protectionnisme non ?

Je crois plutôt que la problématique de ce label, c’est de faire connaitre l’existence de ces traditions et de ces produits à l’étranger. D’ailleurs, la plupart des entreprises du label ne sont pas en concurrence puisqu’elles disposent toutes d’un savoir faire spécifique. Leur vrai problème, c’est plutôt leur capacité à se développer sur les marchés internationaux car il faut en avoir les moyens. Les trois-quarts de ces entreprises ont moins de 20 salariés. Par exemple, une petite entreprise d’orfèvrerie qui veut se développer en Chine ou en Amérique-du-Nord, elle a besoin d’un soutien public pour faire des salons internationaux. Donc, nous ne sommes pas face à une situation de protectionnisme mais plutôt face à des appuis publiques pour faire en sorte qu’elles puissent se faire connaitre sur les marchés émergents comme l’Asie, l’Amérique-du-Sud et du Nord, la Russie ou encore le proche Orient où la demande de produits de l’excellence française est très forte.

Entre effets de la crise et incertitudes fiscales, beaucoup de chefs d’entreprises expriment leur ras-le-bol. La situation est-elle différente pour les patrons d’EPV ?

Pas vraiment. Actuellement, nous avons beaucoup d’entreprises qui sont fragilisées. La majorité accuse une baisse de leur chiffre d’affaires en raison d’un manque d’exposition à l’international, d’une augmentation des charges et de la réduction des financements bancaires. C’est un cercle vicieux. On estime qu’une EPV sur cinq est dans une mauvaise situation. Donc, si l’on veut que nos entreprises du patrimoine vivant continuent à exister et à se développer, il va falloir certainement adapter certains dispositifs publics à la situation de ces entreprises dont 20% pourraient disparaître dans les 5 ans. Une entreprise ayant deux siècles de savoir faire qui disparaît en trois semaines, elle ne se reconstruira plus jamais. Ce qui est donc important dans ces entreprises, c’est la transmission des savoir-faire, nous avons fait des propositions dans ce sens pour la mise en place de dispositifs spécifiques aux apprentis ou pour la réduction des normes techniques. (article intégral sur Atlantico.fr)

  • STUDIO HARCOURT

news_11748_0« En France on n’est pas acteur si l’on n’a pas été photographié par le Studio Harcourt ». (Roland Barthes, Mythologies, 1957).

> Label EPV depuis le 30 avril 2015

Bénéficiant d’une clientèle prestigieuse depuis sa création en 1934, le Sudio Harcourt puise son inspiration dans les racines glamour du cinéma noir et blanc.

L’entreprise détient un savoir-faire unique, qui repose sur la maîtrise de la photographie et de l’éclairage, spécifique au Studio Harcourt. Grâce à une lumière unique, elle met en exergue le naturel de chacun. La spécialité du Studio est depuis toujours le portrait en noir et blanc: utilisation de lumières indirecte continue, modelage spécifique du visage avec des moles Richardson, éclairage spécialement clair de la zone des yeux. Le savoir-faire essentiel et complexe est celui d’éclairagiste. Pour réaliser une photo il y a 4 étapes au Studio Harcourt : maquillage, travail sur le plateau avec les opérateurs, retouche et tirage (numérique, essentiellement sur imprimante jet d’encre récente). La retouche est réalisée sur les logiciels classiques (photoshop, lightroom) et est basée sur le travail des gris.

Les prises de vue sont réalisées sur commande, au Studio parisien ou dans les studios éphémères installés à l’étranger (Japon, Chine, Suisse) ou dans des hôtels pour certaines occasions. Les tirages sont en édition limitée.

L’entreprise investit beaucoup dans la recherche et la création : évolution des formats, des techniques de retouche, tests avec des éclairages LED, etc.

Actu :

26/27 septembre : exposition Barbie, sublimée par 13 créateurs de mode et immortalisée par Studio Harcourt

Fin Novembre : Studio harcourt à Shanghai pour les masters food and wine du Park Hyatt

Une entreprise qui sait innover

– Depuis 2014, Studio Harcourt commercialise sa propre ligne de maquillage.

– La cabine studio Harcourt est présente dans de nombreux centres commerciaux depuis 2011

QUI ÉTAIT COSETTE HARCOURT?

cosette-harcourtOn l’appelait Mademoiselle, comme Coco Chanel, et, comme la couturière, la photographe qui a donné son nom au studio a réinventé sa vie.

On la croyait Anglaise, elle en avait l’accent. La distinction aussi. Cette blonde au profil aristocratique, qui laissait s’envoler les volutes de fumée de son porte-cigarettes, qui conduisait des bolides à vive allure, a laissé jusqu’à sa mort planer le doute sur ses origines. C’est à elle que le mythique studio doit son nom: Cosette Harcourt. Une identité d’emprunt.

Comme Coco Chanel avant elle, Germaine Hirschfeld, de son vrai nom, a préféré inventer sa vie que la subir. Non pas que celle-ci fut aussi désespérante que celle de la couturière. Encore que l’on n’en sache pas grand-chose. Choisir le prénom Cosette n’est pas anodin. Doit-on y lire une piste qui mènerait à celle des Misérables et à son destin?

D’après l’historienne Françoise Denoyelle, Germaine Hirschfeld est née avec le siècle, dans le XIXe arrondissement de Paris, fille de Percy Hirschfeld et de Sophie Lieb­man, des commerçants d’origine allemande. Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, la famille doit quitter la France. Ils seraient partis pour l’Angleterre avant que l’on retrouve la trace de Cosette à Paris en 1930 où elle apprend la photographie dans les studios G.L. Manuel Frères.

Lorsque les frères Lacroix lui offrent l’opportunité de diriger son propre studio, cette femme libre n’hésite pas. C’est elle qui forgera le style Harcourt, qui privilégie le visage, le détache de toute référence temporelle, qui densifie les ombres, met l’accent sur le regard, qui déifie le modèle, en somme.

L’Armistice est signé le 22 juin 1940. L’avenir est incertain pour Germaine Hirschfeld, cette femme célibataire de 40 ans, de religion juive. «En juillet 1942, Jean Lacroix a épousé Cosette Harcourt pour la protéger des événements. Il fallait avoir du courage en 1942!» explique Francis Dagnan, le président du studio Harcourt. En effet, le 27 septembre de la même année paraissait la première ordonnance prescrivant le recensement des juifs en zone occupée.

Comment le studio a-t-il survécu durant l’Occupation? «A cette époque, les boulangers vendaient du pain aux Allemands, les cafetiers servaient des cafés aux Allemands et Harcourt a photographié des officiers allemands. Et après les Allemands, ce fut au tour des alliés… On ne peut pas juger une époque depuis celle où l’on se trouve. Mais ce qui compte, finalement, c’est la façon dont certains juifs ont réussi à ­conserver leur entreprise pendant la Seconde Guerre mondiale», souligne Francis Dagnan.

A la fin de la guerre, en 1946, Cosette Harcourt demande le divorce. «La lettre de divorce, à laquelle j’ai eu accès, était une merveille, confie le président. Elle disait, presque mot pour mot: «Mon ami, en des temps troublés vous avez su me protéger des aléas de l’histoire. Il est maintenant venu pour moi l’heure de vous rendre votre liberté, vous laisser l’espoir d’une vie conjugale à laquelle je suis hostile…» Ils ont donc divorcé, mais ont continué à partager le même appartement jusqu’au décès de Cosette Harcourt, en 1976. Elle a emporté avec elle le mystère de ses origines… (article intégral: Le Temps)

DATES CLÉS

1934 : création du studio par Cosette Harcourt

1976 : mort de Cosette Harcourt.

1989 : le fonds Studio Harcourt est acheté par l’Etat

2007 : Francis Dagnan rachète le studio.

2011 : Avant-première mondiale et lancement de la Cabine Studio Harcourt au Festival de Cannes

2014 : Lancement de la ligne de maquillage Studio Harcourt pour la mise en beauté du sourcil

2014 : Portraits des joueurs du PSG

2015 : Portraits de l’équipe de France Féminine de Football

  • BOUCHERON 

Photo-4-Boucheron-collier-> Label EPV depuis le 27 décembre 2012

Fondée en 1858, la maison Boucheron est l’une des références mondiales en matière de joaillerie de luxe. Elle propose des pièces uniques mais aussi des séries, ou encore des montres.

Les bijoux Boucheron sont conçus en France par le studio de création, puis fabriqués en France et pour la haute joaillerie dans l’atelier de Boucheron avec les techniques d’origine. Toutes les archives de dessins et modèles sont conservés depuis la création. Une vingtaine d’ouvriers qualifiés travaillent à la réalisation de pièces prestigieuses.

L’entreprise maîtrise les techniques traditionnelles de fabrication de bijoux : le prototypage, le polissage, le sertissage et la gravure. Certaines pièces Boucheron sont présentées au sein de musées. L’entreprise possède plus d’une trentaine de boutiques. Ses produits sont diffusés en France et à l’étranger.

CHIFFRES CLÉS

Effectif : mondialement un peu moins de 400 salariés dont la moitié en boutiques. 110 au japon et 167 en France.

Un peu plus de 70% du CA se fait dans nos boutiques en propres. La haute joaillerie représente 20% du CA.

Les dernières ouvertures de nouvelles boutiques se sont situées plutôt en Asie et moyen orient. Boucheron accueille ce mois-ci sa nouvelle présidente.

HISTOIRE

Boucheron-portrait-fw2013_low Frédéric Boucheron ouvre sa première boutique en 1858 dans la Galerie de Valois, au Palais-Royal. Quelques années plus tard, il ouvre un atelier. En 1865, il s’adjoint son neveu Georges Radius, qui restera dans la maison jusqu’en 1919. Il remporte une médaille d’or à l’exposition universelle de Paris en 1867. Et un grand prix à celle de 1878 où il expose le collier de diamants et saphirs (dont un faisant 159 carats) de sa grande cliente américaine Mme Mackay. A l’exposition universelle de 1889 il présente des diamants gravés et des colliers point d’interrogation qui ont un grand succès. En 1893, Frédéric Boucheron s’installe au 26 place Vendôme dans la résidence de la Comtesse de Castiglione. Puis il ouvre une boutique à Moscou la même année et en 1911 confie à Tillanders la gestion de son stock. Celui-ci s’installe à Saint-Pétersbourg jusqu’en 1917. En 1900, Frédéric Boucheron remporte une médaille d’or et un grand prix à l’exposition universelle de Paris. En 1903, ouverture d’un magasin à Londres et d’un bureau à New York. Boucheron s’implante également au Japon dans les années 1970. En 2005, la société ouvre sa première boutique à Shanghai ainsi qu’à Dubaï, puis à Hong Kong et à Kuala Lumpur.

Boucheron-JwlryMachine-1-thumb-550x549Son fils Louis succède à Frédéric Boucheron à sa mort en 1902. Louis Boucheron parraine en 1934 l’installation du jeune joaillier Pierre Sterlé qui conçoit déjà pour lui des bijoux. L’entreprise est reprise par les petits-fils, Fred et Gérard en 1959 puis Alain Boucheron en 1971. La société familiale est ensuite revendue dans un premier temps à la société Schweizerhall puis, en 2000, elle est reprise par le groupe Gucci.

La maison a travaillé en collaboration avec le designer Alexander McQueen pour créer une version Haute Joaillerie de son sac emblématique Novak, en utilisant le motif fétiche du serpent Boucheron comme fermoir. Le maître horloger Girard-Perregaux est partenaire dans la fabrication de montres depuis 2007. Les montres Boucheron sont dotées d’un mouvement de manufacture suisse.

Les collections Boucheron en joaillerie mettent en relief le travail joaillier sur la matière : plissés ou facettés, polis ou satinés, ors et pierres précieuses qui vont du rouge des rubis au vert acidulé des péridots.

HAVILAND

Haviland> Label EPV depuis le 3 août 2012

Haviland est une entreprise française du secteur des arts de la table de luxe fondée en 1842 par l’Américain David Haviland. Établie à Limoges dans le Limousin, capitale de la porcelaine.

En 1842, David HAVILAND, fasciné par l’or blanc du Limousin, quitte les Etats-Unis pour s’installer à Limoges. Avec l’aide de ses deux fils Charles-Edward et Théodore, la Manufacture fait preuve de créativité et d’un savoir-faire exceptionnel. Elle exerce aussitôt son influence sur les arts de la table. Depuis cette date, le nom de HAVILAND n’a cessé de rayonner dans le monde entier et a été plébiscité par les plus grands, des Etats-Unis avec Lincoln, Grant, Hayes, Roosevelt, à l’Europe avec l’Impératrice Eugénie, Raymond Poincaré, Georges Daladier, Vincent Auriol, René Coty, le Général de Gaulle, Valéry Giscard d’Estaing, Jacques Chirac…

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CHIFFRES CLÉS

Date de création: 1842

Effectif : environ 150

CA: environ 10 millions €

Haviland fabrique encore aujourd’hui sur son site de Limoges l’ensemble des articles. L’usine comprend 3 parties qui sont

– Le Blanc: partie qui va créer l’article selon plusieurs process (coulage isostatique …) qui se charge de la cuisson est des finitions de l’article (émaillage sablage …)

– Le Décor: qui reprend les articles blancs pour apporter un décor. Plusieurs process existent avec les chromos (sorte de décalque) l’incrustation (on va creuser la porcelaine pour y mettre de l’or ou du platine) ou le relief.

– Une nouvelle partie vient d’arriver dans l’usine qui est la création de chromo (suite à un rachat).

haviland1Le bureau de création est réparti entre Limoges et Paris et va créer chaque année des nouvelles collections. On peut considérer que la dernière grande série était le clair de lune arcade, aujourd’hui les collections sont sur quantités bien moins importantes. Haviland permet surtout à des clients importants de créer des articles sur mesure (forme et décoration) pour des décorateurs, des monarchies.

Spécialisé dans la porcelaine de table et de décoration, notamment dans les incrustations or à la main, Haviland maintient une production aux techniques traditionnelles : gravure à l’acide, émaillage, cuisson, repiquage, poudrage or, brunissage. Fidèle à une tradition de collaboration avec des artistes et des sculpteurs (notamment dans les années 1920 et 30), l’entreprise développe régulièrement de nouveaux modèles : plus de 40 décors différents ont été créés avec des artistes du monde entier.

La plupart des produits sont diffusés aux États-Unis, au Moyen-Orient, au Japon, en Chine, en Afrique et en Europe par le biais de magasins spécialisés dans les arts de la table haut de gamme.

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