Le Guide du Routard, succès de librairie depuis plus de 40 ans! C’est au prochain Business Club

Publié le Mis à jour le

BFM-BU-RADIODans le Business Club de France | BFM Business Radio

→ Diffusion : samedi 30/5/2015 à 7h et dimanche 31/5/2015 à 15h

AU SOMMAIRE

Talk 1: CAPITAINE TRAIN : déjà 30 millions de CA et 5000 billets vendus par jour!  

Talk 2 : MARCO & VASCO : les ingrédients du succès, les tendances tourisme, les objectifs  

Talk 3 : GUIDE DU ROUTARD: chaque année, 1 exemplaire vendu toutes les 4 secondes! 

Talk 4 : MÉDIATION: Que faire en cas de défaut d’exécution de contrat? 

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TALK 3 – LE GUIDE DU ROUTARD, avec Philippe Gloaguen, fondateur et directeur

Pour écouter, réécouter ou télécharger l’émission :[audio http://podcast.bfmbusiness.com/channel151/20150530_club_2.mp3]

routardDe 1973 à 2013, plus de 40 millions de guides « Routard » ont été vendus. Le routard, c’est un exemplaire vendu toutes les 4 secondes, 2,5 millions chaque année. Le Routard c’est chaque année en termes de ventes l’équivalent de 6 Goncourt !

Le « Routard » est le leader sur le marché des guides touristiques avec plus de 110 000 adresses répertoriées et une collection de 150 guides

2,3 millions de visiteurs uniques chaque mois sur routard.com

17 rédacteurs, 80 pigistes, 14 personnes chez Hachette

186 enquêtes par an, soit un départ tous les 2 jours. La moyenne des voyages est de 10 à 15 jours

1 an pour concevoir un guide

Toujours entre 12 et 14 titres parmi les 15 premiers du classement Tourisme de Livre Hebdo

(chiffres communiqués par Le Guide du Routard)

Le saviez-vous? Au départ, le guide devait s’appeler le guide Ganesh, car P. Gloaguen en avait eu l’idée lors d’un voyage en Inde.

DANS L’EXPRESS

philippegloaguen
Philippe Gloaguen, fondateur du Guide du Routard

Il est sans doute l’homme qui touche les droits d’auteur les plus confortables de France. Capable de placer simultanément jusqu’à vingt titres dans un Top 50 des meilleures ventes de livres. C’est bien simple: ses royalties dépassent depuis longtemps celles de son éternel rival chez Hachette, l’intrépide SAS de Gérard de Villiers. Son nom? Philippe Gloaguen. Ce quinquagénaire dynamique est non seulement le fondateur du Guide du routard, mais aussi, on le sait moins, son seul et unique auteur officiel, même s’il n’a plus guère le temps d’écrire depuis vingt ans.

Il suffit d’ailleurs de se reporter à la page trois des 2,4 millions de volumes vendus chaque année pour y lire: «Directeur de collection et auteur: Philippe Gloaguen.» Commentaire amusé d’un éditeur parisien: «C’est un peu comme si Paulo Coelho sortait, non pas un seul, mais 110 romans chaque année.» A cette importante différence près, que le patron du Routard doit, en théorie, rémunérer son équipe sur les droits d’auteur perçus. Ceux-ci sont estimés aujourd’hui par Lire à environ 3 millions d’euros par an.

Un guide touristique sur trois vendus en France l’an dernier était un Routard. L’ancien bréviaire de voyage des hippies est devenu une institution. On a vu, en 1993, François Mitterrand feuilleter le Routard entre deux plats chez la Mère Poularde, au Mont-Saint-Michel. Le ministère de la Défense a glissé le guide Yougoslavie dans le paquetage des Casques bleus en partance pour les Balkans. Bref, tout le monde a lu, lit ou lira le Routard.

Pourtant, comme nombre de révolutions, tout commence par une désespérante série de lettres de refus d’éditeurs. Dix-neuf, très exactement! En ce tout début des années 1970, le très académique Guide Bleu règne en maître sur les vacances des Français. Philippe Gloaguen, lui, est tombé par hasard sur un petit guide américain, rédigé par un certain Arthur Frommer et intitulé Europe on five dollars a day. Enfin un auteur qui parle d’auto-stop et d’auberges de jeunesse à trente pesetas la nuit!

Philippe Gloaguen n’a pourtant rien d’un hippie: en plein Mai 68, ce fils d’instituteur breton aux éternelles petites lunettes rondes est lycéen à l’école catholique La Rochefoucauld, aux Invalides. Dans la foulée, il s’inscrit à une prépa HEC et intègre finalement Sup de Co Paris, qui n’est pas exactement réputée pour être un repaire de turbulents gauchistes. Il va y acquérir, on le verra, un solide sens des affaires.

Mais entre deux cours de marketing, l’appel de la route prend le dessus. Le 11 juillet 1971, avec son ami Michel Duval, ils sanglent leurs sacs à dos et partent pour les «Zindes» 1. Téhéran, Lahore, Delhi et, enfin, Katmandou. En chemin, les deux amis prennent des notes. Beaucoup de notes. De retour à Paris, déjà virevoltant et créatif, Philippe propose un reportage à Actuel, le fleuron de la presse underground. Accepté. Un jour, Jean-François Bizot, le rédac-chef, l’interpelle dans les couloirs: «Eh, le routard, avec tout ce que tu as, tu devrais pondre un guide!» Ce mot crée un déclic chez Philippe Gloaguen. Il a l’intuition que l’heure est venue d’un guide touristique décalé et débridé. Il est bien le seul. «Comment voulez-vous qu’on publie votre « Guide du routier » à côté des Mémoires du général de Gaulle?!», s’entend-il ainsi répondre chez Plon… C’est finalement un petit éditeur inconnu, Gedalge, qui se lance. Le premier Guide du routard paraît en avril 1973. Signé Philippe Gloaguen et Michel Duval, il couvre la totalité de la planète en 230 pages! Sous une couverture délicieusement psychédélique, les auteurs y font l’apologie de l’auto-stop et, contrairement aux habitudes de l’époque, présentent hôtels et restaurants du moins cher au plus cher. C’est une petite révolution.

Mais, alors que quelques milliers d’exemplaires sont écoulés durant l’été, le patron de Gedalge meurt écrasé par un bus à deux pas du boulevard Saint-Michel. Le Routard n’a plus d’éditeur. L’infatigable Philippe Gloaguen est désespéré. Il se rend quand même, quelques jours plus tard, à un débat sur les guides touristiques organisé à la librairie Gibert. «Personne n’a le courage d’éditer le Routard!», tempête-t-il devant une assistance médusée. A la fin, un homme s’approche et lui glisse: «Vous n’êtes jamais venu me voir. Je le regrette…» Il s’appelle Gérald Gassiot-Talabot. C’est le grand manitou du pôle tourisme chez Hachette.

Cette rencontre entre l’étudiant ambitieux et la vénérable maison d’édition va sceller une alliance qui, trente ans plus tard, fait la fortune des deux parties. «Philippe a négocié un contrat en or, se souvient Patrick de Panthou, à l’époque chef des ventes chez Hachette. Chez nous, personne ne croyait vraiment au succès du Routard, alors, quand il a demandé des pourcentages de droits d’auteur plus élevés au-delà du 15 000e exemplaire, on a souri et on les lui a accordés.» On en est aujourd’hui à 2,4 millions d’unités par an…

Dorénavant, le Routard sera donc publié par l’éditeur des Guides Bleus. «D’ailleurs, peu de gens le savent, mais nous empruntions, avec leur autorisation, une description de cathédrale ou des cartes aux Guides Bleus», sourit aujourd’hui un collaborateur épisodique du Routard. Le ton, en revanche, tranche radicalement avec le style compassé des guides de l’époque (voir encadré). Restait encore à trouver une couverture emblématique. C’est Jean Solé, dessinateur croisé à Pilote, qui imagine le célèbre marcheur cheveux au vent et mappemonde en bandoulière. Il ressemble comme deux gouttes d’eau à Philippe Gloaguen. D’ailleurs, lorsque ce dernier se décidera à raser sa moustache, le Routard l’imitera peu après…

La petite collection, qui ne compte encore qu’une dizaine de titres, franchit le cap des 100 000 exemplaires au tournant des années 1980, alors que Michel Duval, le cofondateur et ami, choisit de s’éloigner. Philippe Gloaguen est désormais seul aux commandes.

La collection est devenue une valeur sûre, traduite en espagnol, en anglais, en italien… Philippe Gloaguen reste toujours inflexible sur deux points: un prix de vente plus bas que ses concurrents et l’absence de toute publicité pour des restaurants ou hôtels (contrairement au Petit Futé, par exemple). (Article complet sur L’Express)

LES DERNIÈRES PUBLICATIONS DU ROUTARD

– Des mini-guides régionaux très prisés: le dernier en date est « la Loire à vélo »

– Un tout nouveau format: le Routard express, depuis le 4 mars 2015. Déjà 15 destinations, dont Barcelone, Lisbonne, Londres, Madrid, New York, Paris, Rome, Marrakech. Prix 4,90€. Pour les weekends ou courts séjours.

routardexpress

PHILIPPE GLOAGUEN SUR L’ENTREPRENEURIAT

routard creation d'entrepriseDepuis 2008, P. Gloaguen est à l’origine de la création du premier Guide de la création d’entreprise, avec Xavier Kergall, fondateur du Salon des Entrepreneurs.

Pourquoi faites-vous ces guides économiques justement ?

Un jour je me suis dit que ça faisait des années que j’envoyais les jeunes en vacances et qu’il fallait que je fasse des choses un peu plus sérieuses pour eux ! J’ai voulu à travers ces guides aider un peu les jeunes dans leurs démarches, notamment auprès des banques. J’ai créé plusieurs entreprises et j’ai passé ma vie endetté à quémander de l’argent aux banques. Mais je n’ai jamais eu de problèmes avec les banques même si avec les banques il faut quasiment faire de la drague !

Vous avez dit que vous espériez que deux gamins viennent vous détrôner avec une idée géniale ! Expliquez.

Oui, j’ai vu des jeunes qui avaient l’air de rien mais qui ont eu des idées géniales. Un jour par exemple j’ai dit à mon réparateur informatique que je le trouvais très doué qu’il devait se mettre à son compte. Quelques temps après, il a cofondé Caramail et l’a revendu pour quelques millions ! Ça fait des années que le Routard est au top des ventes. J’en suis fier mais je suis surpris et presque déçu que rien ne se passe, que personne n’ait levé le petit plus doigt pour détrôner le Routard ! Quand j’ai vu que la crise avait mis les villes « low-cost » à la mode, je me suis dit que des gens allaient sortir des guides sur le sujet. Il y avait un vrai créneau à prendre. Alors j’ai attendu pour voir. Et comme au bout d’un an il n’y avait toujours rien, et bien je me suis dit ok, c’est moi qui vais les faire alors ! Et ça a fait un carton !

Les 3 conseils

Allez-y ! Parce qu’il est plus grave d’avoir du remords que d’avoir un échec. J’ai eu plus d’échecs que d’autres car j’ai tenté plus de trucs que d’autres. Je me suis rendu compte que les personnes qui connaissent de vraies réussites sont aussi celles qui entreprennent. Quand ça marche, ils sont très contents et quand ça ne marche pas, ils oublient. C’est un vrai état d’esprit, c’est l’optimisme.

N’oubliez pas que la création d’entreprise c’est un vrai bonheur ! J’ai sorti un guide Junior à Paris sur le dos duquel, au lieu de mettre en photo mes collaborateurs comme je le fais habituellement, j’ai mis leurs enfants. Ça a été un déclic : je me suis rendu compte que grâce au Routard tous ces enfants pouvaient vivre, manger. Ça me rend vraiment heureux !

Notez tout. J’ai une réputation d’homme très sérieux et fiable car je n’oublie jamais rien. Quand je promets une chose, elle sera toujours faite. Mais j’ai un truc : pour ne rien oublier, je note tout, absolument tout ! (Article complet sur Dynamique Mag)

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