Nouveaux moyens de paiement: le point avec Canton Consulting. C’est dans le Business Club de France. Podcast

Publié le Mis à jour le

Business Club de France | BFM Business Radio

Diffusé samedi 4/4/2015 à 7h et dimanche 5/4/2015 à 15h

Talk 1: Buzcard et Kaporal, champions du buzz!

Talk 2 : Bodet: impossible que vous n’ayez jamais regardé l’heure sur l’un de ses cadrans!

Talk 3 : Nouveaux moyens de paiement: une révolution en marche!

Talk 4 : Le rendez-vous avec le Médiateur Inter-Entreprises

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Talk 3: Canton Consulting, avec Jean-Yves Rossi, président

Pour écouter, réécouter ou télécharger cet entretien :

[audio http://podcast.bfmbusiness.com/channel151/20150404_club_2.mp3]

Suite à la journée « Paiement Innovation Commerce » : Le paiement à l’épreuve de la Privacy, qui a eu lieu le 17 mars, nous revenons sur l’actualité des nouveaux moyens de paiement 

moyenspaiementL’avenir des paiements, les évolutions techniques engagées comme ces nouveaux services à la convergence des paiements et  des techniques de marketing en ligne (Big Data) ou la biométrie, soulèvent des questions majeures de protection des données personnelles des consommateurs comme des marchands.

SYNTHÈSE DE LA CONFÉRENCE

La protection des données personnelles s’impose comme un sujet majeur en matière de paiement. Les participants à la conférence sur « le paiement à l’épreuve de la privacy »  en ont unanimement relevé  l’importance. Avec la multiplication des moyens de paiement électroniques, la carte à puce n’est plus qu’un moyen de paiement parmi d’autres.  La multiplication du paiement à distance augmente considérablement les occasions de fraude. Les ventes sur le site du groupe de distribution Leroy-Merlin, par exemple, représentent 1% du CA, mais 10% des fraudes. Le commerce électronique croit 12 fois plus vite que le commerce traditionnel et le taux de fraude y est 20 fois plus important que dans le commerce de proximité. Il faut savoir, par ailleurs, qu’1 euro de fraude, représente 3 euros de coût final pour le commerçant.

Si le paiement électronique est un facteur important de compétitivité, son développement dépend de deux éléments clés : la sécurité et l’information donnée à l’usager. La biométrie est un  moyen  de sécuriser les paiements, mais elle accroît aussi les risques de vols de données et de contrefaçon. Pour remédier à ces risques, se développe la biométrie comportementale, mais sa mise en œuvre est complexe. La problématique des paiements en ligne se complexifie avec des questions stratégiquement essentielles, qui sont : qui détient les données ? qui les contrôle ? qui les utilise ?

C’est toute une révolution du commerce qui est en cours par le biais de technologies nouvelles de  moyens de paiement et la collecte des données qu’ils entraînent, révolution dite du big data.  Des entreprises s’attaquent à ces nouveaux marchés. C’est le cas, par exemple, de Plebicom qui bouleverse le marché de la publicité en proposant un outil qui permet de mesurer les ventes générées par le virtuel sur le physique (du net au magasin).

Ce système permet de tracer les achats en boutique et de facturer la publicité sur le net à l’acte d’achat conclu. Le groupe Verifone, leader mondial en matière de paiements électroniques sécurisés, ou Wordline, leader mondial des services transactionnels de paiement électronique, insistent également sur la nécessité de relier la clientèle internet et la clientèle physique. Dans cette optique, l’interactivité avec le client est un élément clé du  succès, ainsi que, dans la même dynamique, l’offre de services diversifiés comme le pré paiement, le post paiement, le walett , la simplification de l’achat en un clic…. Dans un monde plus en plus digital, le consommateur sera donc de plus en plus connecté et les terminaux de paiement  seront également de plus en plus connectés.

La question qui se pose alors, face à la multiplication des moyens et des enjeux technologiques, le petit commerce de  proximité peut- il rester compétitif dans le bouleversement en cours du big data ? Pour Mercatel, structure qui représente le commerce et la distribution, le commerce attend une égalité des chances dans la compétition. Le responsable de Verifone relève, pour sa part, que les outils qui se développent sont aussi accessibles aux petits distributeurs et leur permettent d’être plus compétitifs.  Toutefois, outre le débat entre grands distributeurs, e-commerce et commerce de proximité, les intervenants insistent sur la menace d’(hégémonie que représente les quatre grand acteurs américains, résumés sous le  sigle GAFA :  Google, Apple, Face book, Amazone.

Les chiffres sont éloquents : Google détient 80% du commerce mondial en ligne et Amazone, sur les deux dernières années, représente 25% du paiement électronique ! La bataille d’influence pour la maîtrise du marché mondial du commerce en ligne est gigantesque et les américains n’ont pas les mêmes conceptions de la protection des données personnelles que les européens. Bruxelles est au cœur de cette bataille, explique la représentante de la CNIL,  l’autorité française qui s’occupe de la protection de la vie privée dans l’univers des communications électroniques. La Commission européenne  prépare un projet de loi sur la protection des données personnelle qui doit aboutir fin 2015 et qui doit mettre les grands opérateurs américains au même niveau de contrainte que leurs concurrents européens.

Jusque-là, ce sont des autorités nationales qui régulent les différents marchés de l’UE. Leurs contraintes varient beaucoup d’un  état à l’autre et laissent, en conséquence, de vastes espaces de manœuvre aux groupes US. Ces derniers, conscients des enjeux de la nouvelle législation,  ont déjà fait déposer au Parlement européen quelques 4000 amendements.  Ce projet, précise la CNIL, aura un effet uniformisant et beaucoup plus contraignant pour les grands acteurs.

A PROPOS DE CANTON CONSULTING

Jean-Yves Rossi, président de Canton Consulting
Jean-Yves Rossi, président de Canton Consulting

CANTON-Consulting est une jeune entreprise innovante créée en  2009, au rendez-vous de la révolution des paiements lancée en Europe par la première directive sur les services de paiement. CANTON Consulting accompagne des projets innovants dans les services de paiement : soit, côté offre, pour la création de nouvelles solutions et nouveaux acteurs, soit, côté demande, auprès de sociétés industrielles, commerciales ou de services ou d’organismes publics pour l’optimisation de leurs solutions de paiement ou la maîtrise des exigences de conformité. La formation complète naturellement cette offre de conseil. CANTON-Consulting édite la revue « NDP »- Nouvelles Dynamiques du Paiement ®- qui délivre aux professionnels, deux fois par mois, l’outil  de veille le plus complet sur les transformations engagées dans le monde du paiement.

QUELQUES CHIFFRES

Un Français effectue en moyenne 275 transactions par an (hors cash) alors que la moyenne européenne est de 196 opérations par habitant.

En France, la carte reste l’instrument de paiement le plus utilisé puisqu’elle représente 49,5% des paiements. C’est aussi le moyen de paiement qui progresse toujours plus rapidement que les autres moyens de paiement (+ 5,7 % en 2013)

18 mars – Facebook lance le paiement en ligne entre amis

facebookpayEn entamant une conversation via Messenger, l’utilisateur aura la possibilité d’envoyer une somme d’argent en cliquant sur l’icône représentant un dollar dans la zone de texte. Une fois le montant indiqué, la personne valide son envoi et transfert la somme à l’ami désigné. L’argent sera transmis au destinataire sous trois jours selon les délais prévus par les banques. Bien entendu, il faudra au préalable fournir un numéro de carte bleue valide sur Facebook.

La firme de Menlo Park tient cependant à rassurer les éventuels récalcitrant sur la sécurité de tels paiements à l’heure des cyberattaques massives, les données seront « conservées dans un environnement sécurisé séparé des autres parties du réseau Facebook ». Facebook explique notamment qu’ils utilisent des systèmes sécurisés qui chiffrent la connexion entre l’internaute et la plateforme ainsi que les informations de la CB stockées par le réseau lorsque cela est demandé.

Des couches de sécurité supplémentaires sont disponibles, comme la création d’un code PIN ou l’activation de Touch ID. Par ailleurs, la firme ne servira que de bref relais entre les banques expéditrices et destinatrices des fonds et ne touchera aucune commission, le service est totalement gratuit. Lancée dans un premier temps aux États-Unis, l’option sera déployée progressivement « dans les prochains mois » dans d’autres pays sur iOS, Android et Desktop, a précisé la Facebook dans un communiqué. Avec cette nouvelle option, Facebook marche dans les pas de Snapchat avec Square Cash, mais surtout Apple avec l’annonce en octobre dernier, du lancement de Apple Pay consécutivement à la sortie de l’iPhone 6. (Article intégral: Journal du Geek)

9 septembre 2014 – Lancement d’Apple Pay

applepayApple a annoncé aujourd’hui le lancement d’Apple Pay, une nouvelle catégorie de service appelée à transformer les paiements mobiles grâce à un moyen de paiement simple, sécurisé et confidentiel. Intégré à l’iPhone 6 et à l’iPhone 6 Plus, Apple Pay fait appel à une antenne NFC de conception révolutionnaire, une puce dédiée baptisée « élément sécurisé » et au capteur Touch ID, pour sa sécurité et sa commodité. Apple Pay est très facile à configurer ; des centaines de millions d’utilisateurs pourront ainsi y ajouter simplement leurs données de carte bancaire à partir de leur compte iTunes Store. Apple Pay fonctionnera également avec la nouvelle Apple Watch, ce qui permettra aux plus de 200 millions de propriétaires d’iPhone 5, iPhone 5c et iPhone 5s dans le monde d’en bénéficier.

Apple Pay est compatible avec les cartes des trois principaux réseaux de paiement – American Express, MasterCard et Visa – délivrées par les principales banques américaines, notamment Bank of America, Capital One Bank, Chase, Citi et Wells Fargo, qui représentent 83 % du volume des achats par carte de crédit aux États-Unis*. Outre les 258 Apple Store des États-Unis, certaines des plus grandes enseignes du pays prendront en charge le service Apple Pay, parmi lesquelles Bloomingdale’s, Disney Store et Walt Disney World Resort, Duane Reade, Macy’s, McDonald’s, Sephora, Staples, Subway, Walgreens et Whole Foods Market. Apple Watch pourra également être utilisée aux États-Unis chez les plus de 220 000 commerçants équipés de terminaux de paiement sans contact. Apple Pay permettra aussi de faire des achats via des apps de l’App Store.

« Sécurité et confidentialité sont l’essence même d’Apple Pay. Lorsque vous utilisez Apple Pay dans un magasin, un restaurant ou chez un autre commerçant, l’employé de caisse ne voit plus votre nom, votre numéro de carte bancaire ou votre code confidentiel, ce qui contribue à réduire les fraudes potentielles », a déclaré Eddy Cue, senior vice president of Internet Software and Services d’Apple. « Apple ne tient pas d’historique de vos achats : nous ne savons pas ce que vous avez acheté, chez qui vous l’avez acheté et combien vous l’avez payé. Et si votre iPhone vient à être égaré ou volé, vous pouvez utiliser Localiser mon iPhone pour suspendre sans délai les paiements réalisés avec cet appareil. »

Octobre 2014 – Paiement avec Twitter

twitterpayMettant de côté le paiement entre un client et un commerçant, l’application S-Money permet le transfert de sommes d’argent entre utilisateurs de Twitter. Le service de micro-blogging sert ici d’initiateur à la transaction entre deux comptes. Le fonctionnement est certes simple mais se réfère entièrement à l’application développée par BPCE (Banque Populaire et Caisse d’Epargne).

Pour fonctionner, il est en effet nécessaire de posséder un compte bancaire en France, d’un compte Twitter en France, d’un compte S-Money et d’appairer ces deux derniers éléments. Ces échanges entre particuliers sont également limités à 250 euros et à 500 euros lorsqu’il s’agit de dons auprès d’associations.

Pour transférer des fonds, il suffit simplement d’envoyer un message du type « @Smoneyfr #envoyer 10 euros @superpipou » sur Twitter. Le service va ensuite appeler l’application S-Money. L’utilisateur va devoir valider la transaction en tapant son code de sécurité, puis une notification sera émise au destinataire.

Au-delà de l’échange entre particuliers, ce type d’outil cherche désormais à séduire les professionnels comme les plateformes de financement participatif, de cagnottes ou de dons. Action contre la faim ou le service de crowdfunding spécialisé dans le vin fundovino peuvent par exemple dès à présent recueillir les subsides des utilisateurs. (Article intégral: Pro Clubic)

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