« Les femmes de l’économie » sont à l’honneur dans le Business Club de France depuis Lyon. (podcast)

Publié le Mis à jour le

Radio OnlyDans le Business Club de France | Uniquement sur BFM Business Radio

Diffusé samedi 29/11/14 à 7 et dimanche 30/11/14 à 15h (exceptionnellement pas de rendez-vous avec le médiateur inter-entreprises)

ÉMISSION SPÉCIALE : LES FEMMES DE L’ÉCONOMIE

Pour écouter, réécouter ou télécharger sur l’émission :

[audio http://podcast.bfmbusiness.com/channel151/20141129_club_0.mp3]

Émission enregistrée à la Lyon avec :

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Talks 1 et 2 : 

  • Michaela Langer-Menke, Présidente de Triskem International 
  • Florence Poivey, Marraine des Trophées Rhône-Alpes 2014, PDG d’Union Plastic
  • Laurence Capossele, cofondatrice et codirigeante de Cetup

Talks 3 et 4 :

  • Jacqueline Frohman, présidente fondatrice de Laboratoire Frohman 
  • Françoise Kleinbauer, DG de France Retraite 
  • Nicole Etchegoïnberry, présidente du directoire de Caisse d’Epargne Centre Loire

imagesÉmission enregistrée à Lyon dans le cadre de l’événement « les femmes de l’économie ».  Lancés en 2010 en région Provence – Alpes – Côte d’Azur, les Trophées des « Femmes de l’économie » ont pour objectif de récompenser des femmes pour leur réussite professionnelle et leur investissement dans l’économie de leur région. Depuis, fort de son succès, le concept des « Femmes de l’économie » a été décliné sur 6 régions passant de 8 à 56 trophées.

Cette émission propose à travers les portraits et les parcours de nos invitées de découvrir de nouvelles entreprises, mais aussi de rappeler les difficultés que rencontrent (encore) les femmes dans l’entrepreneuriat et, au delà, quelles pistes ou quelles solutions pour favoriser la mixité, la parité dans les entreprises ? 

→Michaela Langer-Menke, Présidente Triskem International

  • Activité: radiochimie: fabrication d’une poudre de résine permettant la détection de radioactivité
  • Date de création: 2007
  • Lieu: Bruz (35), banlieue de Rennes
  • CA: 1,85 million d’euros en 2013 – 2 millions en 2014, dont 74% à l’international
  • Effectif: 10

Céline Vignaud et Michaela Langer-Menke, dirigeantes de Triskem International, posent, ces jours-ci,imgres la première pierre de leur « bébé ». La TPE de neuf salariés construit ses nouveaux locaux sur un terrain de 3 000 m2, près de Rennes. Un projet à 1,35 million d’euros qui triplera la capacité de production de leur résine très particulière. Cette résine « est réalisée avec un procédé innovant et révèle la radioactivité lorsqu’elle est présente en quantité infime dans l’environnement », explique Céline Vignaud.

→Florence Poivey, Marraine des Trophées Rhône-Alpes 2014, Présidente d’Union Plastic

  • Activité: fabrication de pièces plastiques pour les industries de diagnostics, médicales, pharmaceutiques et vétérinaires
  • Date de création: 1964, reprise par Florence Poivey en 1988
  • Lieu: Saint Didier en Velay (43)
  • CA: 28 M€
  • Effectif: 160

logoEn 1988, Florence Poivey découvre l’industrie « par hasard » lorsqu’on lui propose de prendre la direction d’une TPE de douze personnes dans laquelle son beau-père, pharmacien, avait des intérêts. « J’ai eu la chance de bénéficier de l’accompagnement de mon frère, ingénieur, qui pendant neuf années a accepter de venir me coacher trois à quatre fois par an jusqu’à son décès en 1997. Seule aux commandes, j’ai alors endossé mes habits de Pdg ». Avec succès puisque ce fabricant d’articles pour les secteurs médical, pharmaceutique et vétérinaire, compte aujourd’hui près de 200 personnes. « Dont dix handicapés psychomoteurs », souligne fièrement celle qui arbore le titre de marraine du sport adapté en Haute-Loire.

→Laurence Capossele codirigeante de  Cetup

  • Activité: Spécialiste du transport léger, longue distance, urgent et personnalisé, cette société est la première du secteur en France par le nombre de ses « pilotes ».
  • Date de création: 1989
  • Lieu: Saint Egrève, près de Grenoble
  • CA: 18M€ – Cetup affiche une croissance de 400 % en huit ans et n’a pas connu de déficit, même en 2008, au pire de la crise.
  • Effectif: 180

« logo-cetupMon associé et moi avons créé CETUP en 1989. Nous avions alors 19 ans et nous voulions entreprendre. Cela devenait même une obsession. Nous avons démarré avec l’équivalent de cinq mille euros comme coursiers urbains dans Grenoble avec seulement deux mobylettes. Dès le départ, notre grande force a été notre disponibilité. Nous livrions 24h sur 24, et surtout la nuit, nous étions les seuls à offrir un tel service. Très vite, nous sommes passés des deux roues aux voitures grâce à deux clients importants : Schneider Electric et EDF ». Aujourd’hui, la flotte à bien grandi.

→Jacqueline Frohman de Laboratoire Frohman

  • Activité: laboratoire de prothèses atypiques et sur mesure
  • Lieu: Metz
  • Date de création: 1998
  • CA: nc
  • Effectif: 2

FrohmancareJacqueline Frohman, gérante du Laboratoire Frohman, gagne le Prix Nouvelles Technologies. Après avoir débuté sa carrière dans différents laboratoires de prothésistes dentaires, en 1998 elle donne naissance à son propre laboratoire spécialisé dans les prothèses atypiques et sur mesure. Son entreprise a la particularité d’être capable de prendre en charge tous les appareillages nécessaires à la reconstruction faciale et évite ainsi aux chirurgiens d’avoir besoin de faire appel à plusieurs structures. Et son laboratoire est actuellement en cours de validation d’un projet de recherche et développement innovant.

→Françoise Kleinbauer de France Retraite

  • Activité: Spécialiste de l’information retraite
  • Lieu: Tassin (69)
  • Date de création: 2008
  • CA: 1 M€ en 2013

« Adding Group, où j’étais associée, a racheté France Retraite en 2008 alors que la situation defrance retraite l’entreprise était déjà critique. En 2009 et 2010, France Retraite n’a pas réussi à retrouver une activité suffisante. Le Président d’Adding Group m’a ainsi proposé une mission : prendre la tête de cette entité pour en redresser les comptes, et ensuite statuer sur son devenir pour savoir s’il était intéressant de continuer à investir dans la société, ou s’il était préférable pour le Groupe de s’orienter vers d’autres projets. » Avec plus de vingt ans d’expérience en actuariat-conseil, assurance retraite et ressources humaines, cette mère de trois enfants qui partage sa vie professionnelle entre Lyon et Paris a su, en à peine deux ans, remettre à l’équilibre les comptes de France Retraite puis monter un projet de reprise d’entreprise, qui a abouti début 2013. Une réussite qui doit notamment à la confiance que Françoise Kleinbauer a su instaurer au sein de ses équipes, alors que l’entreprise était en difficulté.

→Nicole Etchegoïnberry, Présidente du Directoire de la  Caisse d’Epargne Centre Loire

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A la tête également de l’association « Les Elles de BPCE » elle œuvre au développement de réseaux féminins au sein des sociétés du groupe. 

« Osez ! » Ainsi parle aux femmes Nicole Etchegoïnberry, l’une des personnalités les plus influentes de l’agglomération orléanaise et, par extension, de la région Centre.  Avec plus de 1 830 collaborateurs et près de 250 000 sociétaires (en 2011) « l’empire » de la présidente de la Caisse d’épargne Loire-Centre est certes plus modeste, mais regroupe quand même 6 départements et pesait, en 2011 toujours, plus de 15 milliards d’euros. Les cordons de cette bourse-là, qu’on ne gère pas tout à fait comme son argent de poche, sont donc tenus par une femme. Une femme qui, pour accéder à ces hautes fonctions, a dû briser un « plafond de verre ». Ou plutôt un filtre qui laisserait aux hommes le droit de grimper à l’étage, tandis que les femmes resteraient, elles, bloquées au rez-de-chaussée.

LA MIXITÉ DES MÉTIERS

Financée par la Fondation Égalité-Mixité* sous égide de la Fondation Agir Contre l’Exclusion et avec le soutien du ministère des Droits des femmes, de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, la campagne nationale « Mixité des métiers » vise à faire évoluer l’image des métiers dans l’esprit des employeurs comme des employés et à faire progresser la mixité dans le monde professionnel. « Au travail, c’est le talent qui compte ». Le SNPTV (syndicat national de la pub TV) s’engage dans cette cause en diffusant auprès de 50 millions de téléspectateurs quotidiens, toutes chaînes confondues ce spot sur :  « cette idée qu’il n’y a ni des métiers d’hommes, ni des métiers de femmes ».

*Axa, GDF SUEZ, Michelin et Orange

 ◊Les 7 vraies ou fausses vérités sur l’entrepreneuriat féminin◊

Extrait de l’article publié par Chefs d’Entreprise Magazine,  le 04/03/2014 par Maëlle Becuwe

Idées reçues… ou pas ? L’entrepreneuriat féminin a plusieurs étiquettes qui lui collent à la peau, pourtant toutes ne sont pas vérifiées dans les faits. L’occasion de faire le point sur les principaux préjugés à propos des dirigeantes d’entreprise.

→1. Les femmes ne sont pas attirées par l’entrepreneuriat

FAUX. Les femmes valorisent autant l’entrepreneuriat que les hommes. Elles ne représentent pourtant que 30% des créateurs, repreneurs et dirigeants d’entreprise. Un pourcentage qui n’a pas évolué depuis plusieurs années. […]

→2. Les femmes dirigent plutôt des petites entreprises

VRAI. Les entreprises dirigées par des femmes sont plus petites que celles détenues par des hommes, et ce à la fois en terme de chiffre d’affaires que du nombre de salariés. De fait, ces structures comptent en moyenne 0,7 salarié et génèrent un chiffre d’affaires moyen de 71 k€ (contre 1,1 salarié et 150 k€ pour les hommes). Les femmes sont également deux fois plus nombreuses à la tête des entreprises réalisant moins de 76 k€ de chiffre d’affaires. Et elles ne représentent que 13 % des dirigeants d’entreprise de plus de dix salariés en 2009.

→3. Le premier frein à l’entrepreneuriat féminin est la difficulté à concilier vie privée et vie professionnelle

FAUX. La conciliation vie professionnelle et familiale n’est pas une difficulté majeure pour les femmes dirigeantes dans la création, la reprise ou le développement de leur entreprise. Tel est le constat dressé par le baromètre de la Caisse d’épargne sur les femmes entrepreneuses de septembre 2012.En effet, parmi les 624 chefs d’entreprises sondées, 17 % placent la peur de rompre l’équilibre familial au 10e rang des difficultés qu’elles rencontrent dans la création ou la gestion de leur entreprise.

→4. Les femmes ont plus de difficultés à trouver des financements 

VRAI. En termes de financement, si hommes ou femmes rencontrent les mêmes difficultés, certaines discriminations sont à déplorer : le taux de rejet de crédit bancaire, de 2,3 % pour les hommes, atteint 4,3 % pour les femmes.

→5. Les femmes créent plutôt des entreprises dans le domaine des services à la personne 

VRAI. Les entreprises dirigées par les femmes se trouvent principalement dans le secteur des services à la personne et plus généralement dans le BtoC. « Globalement, les femmes se tournent vers des secteurs traditionnellement plus féminins, dans le tertiaire ou les services. Par contre, dans les secteurs plus masculins comme l’industrie ou le bâtiment, les femmes chefs d’entreprise sont beaucoup moins nombreuses », remarque Eva Escandon. Grand vainqueur : le commerce. Elles sont 30 % à s’y engager. Suivent le service aux entreprises, le secteur de l’enseignement, la santé et l’action sociale, puis, les services aux ménages.

→6. Les femmes ont un management plus participatif que les hommes 

VRAI et FAUX. Il y a en France un débat sur les qualités managériales qu’il faut considérer comme féminine ou masculine. Les études parues récemment sur le sujet ne parviennent pas à s’accorder.

D’un côté, certaines peignent le portrait d’un management plus collectif et plus transparent. Les femmes seraient ainsi plus enclines à mettre en avant leur équipe et à faire évoluer leurs collaborateurs.

De l’autre, des travaux récents basés sur la perception qu’ont les collaborateurs de leur manager soulignent le peu de différences entre les deux sexes. Les chercheurs décrivent ainsi un modèle de management asexué où hommes et femmes partagent les mêmes qualités : charisme, courage et empathie.

→7. La France est en retard sur l’entrepreneuriat féminin par rapport aux autres pays occidentaux 

FAUX et VRAI. Du point de vue des opportunités d’entreprendre, seuls les États-Unis, l’Australie et l’Allemagne sont plus propices que la France à l’entrepreneuriat féminin. Dans les chiffres, la France reste assez en retard sur ses voisins occidentaux. Aux États-Unis par exemple, les femmes représentent près de 50 % des créations d’entreprises.

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