Reportage chez 1000 Mercis | Débat sur les données : que nous réserve l’avenir ? C’est dans le Business Club (podcast audio et vidéo)

Publié le Mis à jour le

Radio OnlyDans le Business Club de France – Uniquement sur BFM Business Radio

Diffusé samedi 22/11/14 à 7h et dimanche 23/11/14 à 15h

Talks 1 & 2 : Dossier Entreprises de Taille Moyenne et Grandes Entreprises avec la participation exceptionnelle de Reynold Geiger, Pdt de L’Occitane et Olivier Zarraouti, Pdt de Zodiac Aerospace

Talk 3 : Reportage chez 1000 Mercis ! Suivi d’un entretien sur les futures applications autour des datas

Talk 4 : Le rendez-vous du médiateur inter-entreprises

Pour écouter, réécouter ou télécharger l’émission (en version audio car vous trouverez les podcasts vidéo ci-dessous)

[audio http://podcast.bfmbusiness.com/channel151/20141122_club_0.mp3]

TALK 3 : Reportage chez 1000 Mercis suivi d’un entretien avec Guillaume Rio 

Chez 1000 Mercis : 

1000 Mercis

Fondé en 2000, 1000mercis apporte des solutions innovantes aux entreprises qui souhaitent optimiser leurs actions marketing de conquête et de fidélisation grâce aux medias interactifs. La publicité interactive est réalisée au travers du Programme Email Attitude, qui, avec sa base de données regroupant 16 millions de consommateurs actifs en Europe, est un outil de conquête puissant et ciblé pour les annonceurs.

→Notre Reportage a été diffusé sur BFM TV Dimanche 12h55 – Lundi 9h55 / 21h55 et BFM BUSINESS TV Dimanche 9h58 – Lundi 7h57 / 19h57. Sur le figaro.fr et sur ce blog. La version audio de ce reportage est intégrée dans l’émission. 

→Entretien avec Guillaume Rio Expert des tendances technologiques à L’Échangeur by LaSer

Nous percevons l’émergence du commerce omnicanal ou « retail ambiant », comme nous l’avons défini à l’Échangeur. Ce terme renvoie à l’affaissement des frontières entre les différents canaux de vente et de communication, qu’il s’agisse de la télévision, du site marchand ou du point de vente. À l’ère du multicanal, ces canaux opéraient en silo sans communiquer entre eux. Avec l’omnicanal, le client peut entrer en contact avec la marque n’importe où, à n’importe quel moment, par n’importe lequel de ces canaux qui pourront interagir avec lui et tracer son parcours. Imaginez que vous soyez en train de regarder un programme à la télévision et que le vêtement, la montre ou tout autre accessoire du personnage à l’écran vous plaise. Vous pourrez bientôt en quelques clics obtenir toutes les informations sur ce produit, basculer sur un site Internet pour le commander ou savoir dans quelle boutique vous pouvez le trouver.

L’Internet des objets transforme-t-il également la relation client ?

G.R. Le constructeur Nissan a lancé la montre « Nismo Smart Watch ». Reliée par Bluetooth au véhicule, elle calcule la consommation prévisible de carburant au regard de la vitesse, prévient de la prochaine révision, mesure le rythme cardiaque et cérébral du conducteur. L’assureur Aviva au Royaume-Uni et MAAF en France, avec son application « Écorouler », développent des applications permettant de vendre aux automobilistes des contrats basés sur l’usage. C’est d’autant plus nécessaire que les surprimes liées à l’âge ou au sexe vont être interdites par la réglementation européenne au nom de la lutte contre les discriminations. Les assureurs misent donc sur la voiture connectée pour évaluer le risque.

Comment les vendeurs en magasin travaillent-ils à l’ère de l’omnicanal ?

G.R. Pour bénéficier de promotions ou services spécifiques, les marques vont vous inciter à télécharger sur votre smartphone des applications dédiées qui identifient, géolocalisent et enregistrent votre parcours. Dans le point de vente, votre arrivée sera détectée et signalée au vendeur qui recevra aussitôt sur sa tablette numérique une notification précisant votre profil, votre historique d’achat et les produits que vous avez présélectionné sur écran. Il ne restera plus à ce vendeur qu’à vous aider à prendre une décision. L’enseigne américaine de prêt-à-porter de luxe Neiman Marcus teste déjà ce dispositif.


Comment cela fonctionne-t-il concrètement ?

G.R. Le système repose sur la technologie iBeacon qui passe à l’intérieur des bâtiments. Non seulement, elle détecte la présence à proximité des porteurs de téléphones Apple ou Android mais elle active également l’application préalablement téléchargée pour envoyer un message au mobinaute. Parce qu’elle permet de communiquer de manière ciblée sur le point de vente, au moment où le client prend sa décision, iBeacon intéresse aussi l’univers du libre-service, tant les distributeurs eux-mêmes que les marques qui en garnissent les rayons. Dans les applications les plus abouties, iBeacon combine les avantages de la géolocalisation – le système prend en compte le fait que vous êtes au rayon détergents, électroménager ou alimentaire – et de la contextualisation – il intègre votre historique d’achat, votre profil socio-économique, vos goûts, pour vous envoyer le message adéquat.

La suite ici Stratégie

LE SOIR – novembre 2013

« Les données, voici justement le concept fondamental à surveiller de très près pour le futur, embraye Guillaume Rio. Elles sont fondamentales pour diminuer les risques liés à l’implantation de centres commerciaux dans le monde et des types de magasins qu’ils doivent accueillir. Depuis une dizaine d’années, les grandes banques cherchent à développer un outil qui permet aux consommateurs de payer leurs achats avec leur téléphone portable. Mais aujourd’hui, elles se rendent compte que les gens n’y comprennent rien et cette technologie ne décolle pas. Du coup, les gros acteurs comme les banques précisément, ou Google (NDLR : mais il y en a beaucoup d’autres) pensent à présent que le paiement n’est qu’une étape vers une application qui serait un peu comme votre meilleur ami. »

Une application qui saurait tout, de votre date de naissance, à l’état de vos comptes en banque, vos hobbies, vos fréquentations, les lieux que vous préférez pour vos vacances, etc.

Lorsque cette application verra le jour, tous les scénarios (ou presque) seront dans la nature et il ne s’agira pas de science-fiction. « Ce ‘personal life assistant’ sera ainsi capable de vous dire de ne pas acheter le produit que vous étiez sur le point d’acquérir car il dépasse votre budget, et de vous guider vers un magasin où il coûte moins cher, prédit Guillaume Rio. Un autre exemple : l’assistant sait dans quel centre commercial vous êtes, il sait aussi que votre meilleur ami a son anniversaire dans quinze jours et qu’il s’est mis récemment au golf. Il pourra alors vous conseiller un magasin précis où vous pourrez lui acheter un putter moyennant, évidemment, 25 % de réduction si vous l’achetez le jour même… ».

Cet exemple pris parmi beaucoup d’autres peut prêter à sourire mais les spécialistes jurent qu’il est pour bientôt. On parle de 2018, maximum 2020. « Aujourd’hui, les gens ont peur de tout, des banques, de la politique…, conclut Guillaume Rio. Ils se tourneront vers Google (ou un autre géant de l’intelligence artificielle) car il est sympa. Souvenez-vous de l’époque où Apple a mis sa musique en ligne avec iTunes. Universal en riait, on a vu ce que cela a donné ! C’est exactement la même chose qui se produit aujourd’hui dans les habitudes de consommation. Google et les autres veulent entrer dans nos vies et ils y parviendront. Car quand on «pèse» plusieurs centaines de millions d’utilisateurs, on a les moyens de changer les règles… »

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