Exclu : Les Présidents de L’Occitane et de Zodiac Aerospace dans le Business Club. Dossier sur ces ETI qui rêvent de devenir Grandes ! (podcast)

Publié le Mis à jour le

Radio OnlyDans le Business Club de France – Uniquement sur BFM Business Radio

Diffusé samedi 22/11/14 à 7h et dimanche 23/11/14 à 15h

Talks 1 & 2 : Dossier Entreprises de Taille Moyenne et Grandes Entreprises avec la participation exceptionnelle de Reinold Geiger, Pdt de L’Occitane et Olivier Zarraouti, Pdt de Zodiac Aerospace

Talk 3 : Reportage chez 1000 mercis ! Suivi d’un entretien sur les futures applications autour des datas

Talk 4 : Le rendez-vous du médiateur inter-entreprises

Pour écouter, réécouter ou télécharger l’émission :

[audio http://podcast.bfmbusiness.com/channel151/20141122_club_0.mp3]

TALKS 1 & 2 : Notre dossier sur les Entreprises de Taille Moyenne et les Grandes Entreprises. Comment créer des géants dans notre pays ? 

Avec :

  • Olivier Zarrouati, Président du Directoire de Zodiac Aerospace
  • Reinold Geiger, Président de l’Occitane
  • Thierry Willième  Président GE Capital France 
  • Grégoire Sentilhes Président de Citizen Entrepreneurs

BCF 22 nov 2014

Petite révision pour commencer…

  • Les TPE (Très Petites Entreprises) = de 0 à 19 salariés
  • Les PME = de 20 à 249 salariés
  • Les ETI  (Entreprise de taille moyenne ) = de 250 à 5 000 salariés
  • Les GE les grandes entreprises = + de 5 000 salariés
Les entreprises en France
Les entreprises en France

Mais on compte ici les personnes physiques et non pas le chiffre d’affaires des structures… Si on l’on regarde d’un peu plus près… Il y a les pépites de notre économies : ces entreprises qui réalisent entre 10 et 500 millions d’euros de CA que l’on appelle « Entreprises de taille moyenne »

L’étude GE Capital

Cette étude réalisée pour la 3ème année porte sur 4 pays européens (Allemagne, Grande Bretagne, Italie et France). Dans chaque pays environ 1 000 dirigeants d’entreprises de taille moyenne ont répondu à une trentaine de questions, en France 1012 entreprises ont été interrogées.

Etude GE Capital 2014

Il ressort de cette étude réalisée en partenariat avec HEC que :

1 – Les entreprises de taille moyenne confirment leur résilience, avec une année 2013 meilleure que les chefs d’entreprises ne l’avaient envisagée l’an dernier.

En 2013, les ETM interrogées faisaient preuve de prudence quant à leurs perspectives de croissance. Les plus petites entreprises de l’échantillon n’espéraient ainsi qu’un taux de 1,5% de croissance pour 2013, tandis que les autres misaient sur une croissance de 2,5% ou plus. Au final, les plus petites ETM ont connu cette année-là une croissance de 3,4%  […]

2 – Les PME et ETI françaises restent conquérantes à l’export et s’internationalisent en particulier sur des zones à forte croissance telles que l’Asie.

3 – Les frémissement d’une tendance à la relocalisation sont visibles et prouvent que les ETM croient en des modèles de croissance rentables en France.

4 – Les entreprises montrent volonté de conquête commerciale et mettent les moyens pour gagner des parts de marché. Cela se note dans l’accroissement prévisionnel des dépenses et des investissements dans les domaines commerciaux et marketing.

5 – Les PME et ETI françaises semblent affronter les nouvelles déconvenues de la croissance avec des trésoreries relativement confortables.

Source : l’Entreprise

WilliemeThierry GE Capital
Thierry Willième | GE Capital France

Malgré ces résultats a priori rassurants, les dirigeants d’entreprises de taille moyenne se démarquent de leurs voisins européens par leur pessimisme, leur manque de confiance en l’avenir. Pour l’année 2013, à peine plus du tiers prévoyaient une croissance de leur chiffre d’affaires. Le phénomène s’amplifie lorsqu’on se focalise sur le marché français. Dans ce cas, la part des dirigeant d’ETM espérant une croissance du chiffre d’affaires dépasse tout juste les 10% pour 2014. A tel point que les dirigeants français seraient les champions du pessimisme, à un niveau bien supérieurs de leurs homologues italiens par exemple. « C’est tout le paradoxe français : alors que leur entreprise ne va pas si mal, les dirigeants comptent se développer avec des moyens limités en raison de l’instabilité juridique et fiscale », justifie Thierry Willième.

L’accès au financement pour 23% des ETM, notamment celles en difficultés, note Thierry Willième. Frilosité des banques oblige. [NDLR : Lire plus bas la Tribune de Grégoire Senthiles] Elles ne sont d’ailleurs que 30% à prévoir un recours à l’emprunt. Elles sont aussi moins nombreuses qu’il y a un an à vouloir recourir aux actionnaires pour lever des fonds : 20% contre 42% l’année précédente. Une raréfaction des sources de financement qui pourrait bien compliquer les projets de développements internationaux de certaines de ces ETM.

Source Capital

Le pessimisme ambiant pourrait bien avoir des répercussions sur les prévisions d’embauches. 

→L’OCCITANE avec REINOLD GIEGER, PDT

  • Activité: marque de cosmétiques
  • Date de création: 1976 par Olivier Baussan (qui a depuis créé Oliviers & Co)
  • Lieu: Manosque
  • Effectif: plus de 6600 dans le monde

Dans notre émission Reinold Geiger revient longuement sur les clés de la réussite en France.

Renold Geiger |L'Occitane
Reinold Geiger |L’Occitane

Comment gagner se développer, gagner des parts de marchés dans le monde. Il revient aussi sur les « spécificités » françaises !

Marque désormais mondialement connue, l’Occitane en Provence est passée en une quarantaine d’années de l’échoppe d’artisan provençal à une multinationale florissante, pesant plus de 4 milliards d’euros en capitalisation boursière. […]

Tout autour du monde, les boutiques sont faites sur le même modèle, dont les structures sont spécialement fabriquées en France, puis envoyés sur place où elles seront assemblées. De Tokyo à Sao Paulo, en passant par New-York ou Pékin, les mêmes senteurs se diffusent dans un écrin de couleurs ocre. Il s’agit de vendre la Provence au monde entier, mais de la vendre telle que se l’imagine des clients qui n’y ont probablement jamais mis le nez : « des paysages colorés, des villages ensoleillés », comme la décrit Reinold Geiger, le très discret président de la société.

L'Occitane - 1976
L’Occitane – 1976

L’Occitane est né de l’idée d’un étudiant en lettres, Olivier Baussan, militant écologiste à ses heures, qui abandonne ses études à l’âge de 23 ans, pour se consacrer à la création de produits cosmétiques à partir de la flore de Provence. Olivier Baussan commence son activité à l’aide d’un vieil alambic racheté quelque temps plus tôt. Mais c’est la récupération d’une ancienne savonnerie sur le déclin et l’association avec un ami chimiste, Yves Millou, qui vont donner la première impulsion de croissance à cette petite entreprise. En 1982 s’ouvre à Volx la première boutique de la marque. En 1992, l’entreprise ouvre son premier magasin à Paris. Quatre ans plus tard, deux boutiques ouvrent, à New-York et à Hong-Kong.

L'Occitane en 1981
L’Occitane en 1981

Source Carnets du Business

  • La marque dispose de plus de 2 000 boutiques dans 90 pays et emploie 6 600 salariés dont 1 400 en France 4.
  • En 2014, L’Occitane est classé 6e enseigne préférée des français selon le cabinet OC&C5.

Reinold Geiger, l’homme d’affaires autrichien qui est devenu l’actionnaire majoritaire du groupe L’Occitane, en 1996, n’a qu’un mot à la bouche : « internationalisation ». Le PDG vient ainsi de lancer, mi-mai, L’Occitane au Brésil, une toute nouvelle marque de cosmétiques, qui sont vendus exclusivement localement et produits à partir d’ingrédients du pays (fleurs, cactus).

L’installation au Brésil est, en tout état de cause, aussi une manière de contourner les barrières douanières contraignantes imposées par ce pays et l’interdiction d’y importer certains ingrédients. « Il est particulièrement cher d’importer des produits. Avec les prix de ventes qu’il faudrait fixer, nous ne pourrions toucher qu’une partie infime de la population », souligne M. Giger.

Parallèlement, le PDG cherche à étendre géographiquement l’emprise des marques qu’il a récemment rachetées, comme la petite marque franco-coréenne Erborian (acquise en 2012) et la marque de cosmétiques bio Melvita (en 2008). Des entreprises aujourd’hui minimes dans le groupe, mais qu’il envisage de développer. « Dans cinq ans, je souhaiterais que L’Occitane en Provence [la marque historique et principale du groupe] ne représente pas 90 % de l’activité du groupe mais 60 % », avance M. Geiger.

L’internationalisation voulue par le PDG est déjà une réalité : au cours de l’exercice fiscal 2012-2013, clos au 31 mars, 92,1 % du chiffre d’affaires du groupe (1,04 milliard d’euros) a été réalisé hors de France.  […]

Si le PDG prône la prise de risque, internationalisation n’a pas toujours été synonyme de réussite pour L’Occitane. Lorsqu’il a ouvert des premières boutiques à Hong Kong et au Japon, M. Geiger concède que « ça ne marchait pas du tout ». Il s’est heurté à la lourdeur de la bureaucratie chinoise, contraint d’attendre deux ans pour avoir le droit d’ouvrir un magasin ou d’importer.

Mais M. Geiger s’est accroché à son intuition : « Dans une vie antérieure, j’avais visité des usines chinoises et j’avais été impressionné par leur obsession de la réussite ». Aujourd’hui, l’Europe ne représente que 20 % de son chiffre d’affaires, contre 49 % pour l’Asie. Le groupe est coté à la bourse de Hong Kong depuis 2010.

Source Le Monde

→ZODIAC AEROSPACE avec OLIVIER ZARROUATI, PDT DU DIRECTOIRE 

  • Activité: équipementier aéronautique (systèmes de sauvetage et la protection en vol, sièges et l’aménagement des cabines, jaugeage, circulation et inertage du carburant, oxygène, distribution de l’électricité, commandes de vol, freinage, gestion de systèmes, de l’eau et des déchets)
  • Date de création: 1896 – devenu Zodiac Aerospace en 2007, après la cession de sa branche marine
  • Lieu: Plaisir (78)
  • CA : +7,2% à 4 172,6 M€
  • Effectif:  30 000
Olivier Zarraouti | Zodiac Aerospace
Olivier Zarraouti | Zodiac Aerospace

A la tête du groupe, Olivier Zarrouati, 53 ans. Un bon élève : diplômé de Polytechnique en 1980, de Supaéro en 1982, il a passé toute sa vie non le nez en l’air, mais les mains dans le moteur du secteur. D’abord ingénieur au Centre national d’études spatiales (Cnes), il travaillait chez Intertechnique, un spécialiste des équipements nécessaires au vol (jauges de carburants et capteurs divers), lorsque la société est rachetée par Zodiac en 1999. Le groupe, coté, lui offre un nouvel espace. Après avoir dirigé les équipements de sécurité aérienne, il devient directeur général des activités aéronautiques du groupe en 2006.

L’année suivante, Zodiac décide de se recentrer, précisément, sur ses activités liées au trafic aérien, et de vendre sa branche Marine, moins porteuse. Olivier Zerrouati apparaît presque naturellement comme le pilote qu’il faut à l’avion. Il devient président du directoire.

Zodiac se targue d’afficher une croissance de 15% en moyenne sur les 15 dernières années. Olivier Zerrouati s’inscrit dans cette tradition, 2013-2014 devant, selon lui, marquer une nouvelle progression pour la société. Il compte, pour cela, à parts égales sur les efforts commerciaux (même si le groupe est très exposé aux évolutions de la parité euro/dollar, un de ses principaux handicaps) et sur les acquisitions. Avec un crédo : cela ne sert à rien d’aller se battre sur de gros marchés. Il faut viser les équipements de niche, comme les sièges premiums, les équipements de confort, bâtir des offres complètes de façon à devenir incontournable.

C’est ce qui permet à Zodiac d’être présents sur les principaux programmes des constructeurs – et les plus prometteurs. Le Boeing 787, en phase de montée en cadence, Airbus A350 XWB, en phase d’essais en vol, et CSeries, le nouvel avion régional de Bombardier… Il y a un peu de Zodiac dans chaque avion. Olivier Zarrouati est presque aussi incontournable que les équipements commercialisés par sa société, lui qui est aussi président du Groupe des équipementiers aéronautiques (GEAD) du puissant Gifas, Groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales.

Source : L’Opinion Nov 2013

→LA TRIBUNE DE GRÉGOIRE SENTILHES

Grégoire Senthiles
Grégoire Senthiles

Alors que se sont tenues, il y a quelques mois, les Assises du financement de l’investissement et de l’innovation, le paradoxe est détonant. Les banques centrales impriment depuis 2008, de l’argent à un rythme sans précédent, les investisseurs institutionnels n’ont jamais géré autant de liquidités, allouées à plus de 80 % en produits de taux aux rendements décroissants (autour de 2 % par an à peine), l’épargne des ménages français se situe à plus de 16 % – la 4e au monde – dans une fuite en avant de « prévoyance ». Les Apple, Google, Facebook, SalesForce.com, Tesla, stars de la troisième révolution industrielle, atteignent des capitalisations boursières ou lèvent des montants records en Bourse sur le Nasdaq… Pendant ce temps-là, les entreprises du Mittelstand français, elles, manquent de fonds propres : seuls 6 milliards d’euros ont été investis en 2013, contre 11 milliards d’euros en 2007, et seulement 18 investissements de plus de 15 millions d’euros ont été réalisés en 2013. Une insulte à notre intelligence collective pour un pays qui se veut encore la 5e puissance économique au monde. La France n’a jamais accusé un tel retard en matière d’entreprises de taille intermédiaire (4 600 ETI), par rapport à l’Allemagne (12 800), la Grande Bretagne (10 000) ou l’Italie (8 500). Les entreprises de taille moyenne représentent près de 28 % du PIB en France, contre 40 % en Italie

Les entrepreneurs et les ETI de demain sont pourtant la clé en matière de création d’emplois : depuis vingt ans, 88 % des emplois ont été créés par les PME et 57 % des emplois créés l’ont été par les 5 % de PME qui grandissaient le plus vite. Comment s’étonner que l’Allemagne ait un taux de chômage de 5,9 % – et 11 % chez les jeunes de moins de 25 ans –, alors que, pour la France, il est respectivement de 10,9 % et de 24 %. Le « French Paradox » : les ETI de demain, moteurs de l’économie française, ne trouvent pas de relais pour financer leur croissance en fonds propres auprès de leur écosystème financier.

En témoignent les marchés de capitaux, Alternext et Euronext-B et C, qui n’ont permis de lever, en 2013, que 255 millions d’euros, contre 22 milliards de dollars pour le Nasdaq, un marché du capital investissement qui a atteint 6,5 milliards d’euros en 2013, des fonds de capital-risque et de capital développement souvent cantonnés à des tailles inférieures à 200 millions d’euros. Ce qui laisse le champ libre aux grands acteurs anglo-saxons ou chinois pour investir dans nos sociétés les plus prometteuses, telles Free ou Vente-privee.com, pour les investissements en capital au-delà de 15 millions d’euros.

(…) Or, c’est en renforçant l’investissement en fonds propres dans les champions de la troisième révolution industrielle, que les entreprises françaises retrouveront leur capacité à innover, à investir et à recréer ainsi de la valeur ajoutée et des marges essentielles au retour de leur compétitivité. Mais, depuis longtemps, dans notre beau et vieux pays, le principe de précaution, maintenant intégré dans la Constitution, a gangrené les esprits et rendue bien « stérile » l’orientation de l’épargne des Français, dans l’économie réelle.

(…) Capital Investissement

Un retard de plus en plus prononcé des investissements en actions cotées et actions non cotées se creuse, au risque d’anémier l’économie réelle du pays. (…) Les champions du CAC 40 ne s’y sont pas trompés. Comme l’indique l’évolution de la structure de leur capital depuis dix ans, ils se financent au travers des marchés, de moins en moins en France, et de plus en plus à l’étranger. Jean Laurent Bonnafé, administrateur-directeur-général du groupe BNP Paribas, rappelait en août dernier (3) : « L’économie française va devoir engager la désintermédiation de son financement, qui passait essentiellement par les banques, et qui passera de plus en plus, comme aux Etats-Unis, par les marchés, y compris pour les PME et ETI .»

Capital patience

Quelles clés pour sortir de cette impasse, aussi bien réglementaire que culturelle, caractérisée par une épargne abondante mais peu investie dans nos entreprises ? Euronext a repris son indépendance et mise son développement sur les nouvelles formes de désintermédiations, en particulier à destination des PME et ETI. La BPI a été créée. France Investissement, qui avait permis d’orienter près de 6 milliards d’euros, entre 2007 et 2012, vers les PME, ne demande qu’à renaître de ses cendres. Les pouvoirs publics ont ouvert la voie avec la réforme prometteuse de l’assurance-vie, qui, forte de ses 1 500 milliards, a vocation à irriguer davantage le tissu capitalistique de l’économie réelle française, et semble accueillie positivement par les assureurs. L’épargne salariale, qui s’élève à près de 100 milliards d’euros, est aussi une épargne longue et constitue également une piste prometteuse. La cotation de véhicules d’investissement, capables de faire du « capital patience » et d’investir des montants significatifs au capital des ETI de demain, doit être l’un des moteurs du « sursaut » économique français. Les outils du passé ne suffiront pas pour mobiliser les capitaux, pourtant à portée de main, qui nous font défaut. L’enjeu est de passer rapidement de 6 à 17 milliards d’euros par an d’investissement dans les PME et ETI françaises. Onze milliards de plus par an, 33 milliards sur trois ans, c’est 10 millions d’euros en moyenne à investir en plus, de manière sélective, dans près de 10 % des 28 800 entreprises de taille moyenne qui sont les mieux placées pour devenir les ETI de demain.

(…)La France emprunte, y compris sur les marchés étrangers, à des taux qui sont les plus bas de son histoire, grâce précisément à la taille de notre épargne disponible. Le monde, comme l’Europe, sont prêts à investir sur la France, si nous faisons preuve de confiance en investissant nous-mêmes dans notre économie réelle. C’est ainsi que nous passerons de 4 600 à 10 000 ETI pour retrouver la compétitivité et créer le million d’emplois supplémentaires dont la France a tant besoin.

Publiée dans l’Opinion

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