Le « Made in France » a le vent en poupe ! Avec MIF Expo et Orijns. C’est dans le Business Club (podcast)

Publié le Mis à jour le

300e émission 

Dans le Business Club de France uniquement sur BFM Business Radio

Diffusé samedi 8/11/14 à 7h et dimanche 9/11/14 à 15h

TALK 1 : MIF EXPO et Orijns : le made in France plus que jamais en vogue!

TALK 2 : Pylônes fête ses 30 ans

TALK 3 : Reportage chez LINKBYNET, spécialiste de l’infogérance e-business et championne du management innovant  ! Suivi d’un entretien avec Philippe Tavernier de Numergy.

TALK 4 : Le rendez-vous du Médiateur National Inter-Entreprises: Pierre Pelouzet

Pour écouter, réécouter ou télécharger l’émission :

[audio http://podcast.bfmbusiness.com/channel151/20141108_club_0.mp3]

TALK 1 : MIF EXPO, avec Fabienne Delahaye, Commissaire Générale et  ORIJNS, avec Blandine Berjot, cofondatrice

MIFEXPOMIF EXPO est le plus grand salon dédié aux produits conçus et fabriqués en France. Il se tiendra du 14 au 16 novembre, Porte de Versailles à Paris.

→QUELQUES CHIFFRES

300 entreprises exposantes cette année (200 en 2013)
35 000 visiteurs en 2013  – 15 000 visiteurs en 2012, soit + 113% 

fabiennedelahaye
Fabienne Delahaye – MIF Expo

ACHETER FRANÇAIS, C’EST MOINS CHER!

Paradoxe ? Provocation ? Ni l’un ni l’autre. Alors que l’intensité de la crise relance le débat sur le coût du travail et la compétitivité de notre économie, il est temps de remettre en question certaines idées reçues. Acheter français n’est pas toujours plus coûteux si l’on considère le vrai prix à payer, pas seulement celui qui est affiché sur l’étiquette. C’est ce que montreront les exposants de MIF Expo, le premier salon entièrement dédié aux produits conçus et fabriqués en France. 

Le fabriqué en France, c’est moins coûteux pour l’emploi

L’importation massive de produits à bas prix accentue la désindustrialisation de l’économie française. Et nous en payons le prix fort, en termes d’emploi d’abord, de pouvoir d’achat individuel au final. Comme l’écrit l’économiste Patrick Artus dans La France sans ses usines, la part de l’industrie dans la valeur ajoutée créée en France n’a cessé de reculer et se situe aujourd’hui au même niveau qu’en Grèce, par exemple. Notre pays ne peut pas être qu’un territoire réservé au tourisme et aux services en général.

Acheter français en priorité, quand on a le choix, c’est soutenir l’activité dans sa diversité et le maintien de l’emploi, 94 % des consommateurs français en sont désormais convaincus (enquête Opinion Way, octobre  2011)

Le fabriqué en France, c’est moins coûteux pour l’environnement

Acheter des produits fabriqués en France dans des conditions respectueuses de l’environnement, c’est aussi diminuer le coût environnemental supporté par la collectivité dans son ensemble, notamment par la réduction des émissions liées au transport de marchandises provenant du bout du monde.

Le fabriqué en France, c’est moins coûteux pour la santé

Privilégier des produits dont l’origine est connue, soumis à une réglementation sanitaire et à des contrôles rigoureux, c’est, pour le consommateur, un moyen très concret de mieux préserver sa santé.

Le fabriqué en France, c’est moins coûteux sur toute la durée de vie du produit

A quoi sert d’acheter un produit apparemment moins cher s’il se révèle vite défectueux, s’il faut le renouveler plus souvent parce qu’il est impossible à réparer, si le service après‐vente est inefficace parce que trop éloigné ? Le prix d’un produit se mesure aussi à sa valeur d’usage sur toute sa durée de vie.

Le fabriqué en France, c’est moins coûteux pour… Noël !

En 2010, la France a exporté 367 millions d’euros de jouets mais en a importé pour 1,5 milliard d’euros. Peut‐on accepter que chaque Noël appauvrisse un peu plus le tissu industriel français ?

PRODUIRE EN FRANCE, c’est bon pour la croissance!

Le site http://www.citoyen-et-responsable.fr a réalisé une étude comparative entre trois marques de jeans : Diesel, 1083 et REMADE IN FRANCE. La première marque fabrique ses produits principalement en Chine, les deux autres sont fabriquées en France. Les résultats de cette étude sont éloquents.

Produire en France permet de créer de la valeur ajoutée en France. Par exemple, un jean 1083 est vendu 89€, dont 85€ sont redistribués en France : les étiquettes intérieures sont fabriquées à Saint Etienne, la teinture des jeans, la sérigraphie des boutons et la fabrication des fermetures à glissières sont toutes réalisées en France. A l’inverse, la marque Diesel, dont l’essentiel de la production est localisée en Asie, ne crée qu’une faible valeur ajoutée en France, car le prix de vente du produit fini est en majeure partie justifié par d’importants frais de communication et de distribution. La part de confection du produit ne représente que 8% du prix de vente affiché selon l’étude menée par le site.

Consommer français permet aussi de favoriser l’emploi en France. L’étude a démontré que la vente de 34 jeans 1083 ou de 13 jeans REMADE IN FRANCE génère autant d’emplois en France que la vente de 100 jeans Diesel. L’étude va encore plus loin et démontre qu’un emploi est créé chez 1083 pour 1000 jeans vendus par an. Sachant qu’en France, 88 millions de jeans sont vendus chaque année, ce serait 88 000 emplois potentiels qui pourraient être créés.

ORIJNS

orijns2ORIJNS (qui se prononce ORIGINES), est une marque de vêtements et accessoires 100% Made in France. Les créations sont faites à Paris, la sérigraphie et la confection principalement à Troyes et aussi dans le Maine et loire. La matière première elle-même, principalement du coton, est tricotée dans l’ Hexagone!
L’entreprise vient d’obtenir le label Origine France Garantie, qui lui sera remis sur le salon MIF.

  • Activité: site internet de prêt à porter 100% made in france
  • Lieu: Triel sur Seine (78)
  • Date de création : avril 2013
  • Effectif: 2

Orijns-t-shirts-polos-et-autres-basiques-made-in-France

orijns→LEUR ACTU: UNE LEVÉE DE FONDS RÉUSSIE SUR ULULE

C’est une belle rentrée pour ORIJNS qui concrétise son projet Ulule ! Aujourd’hui, le gilet West Coast est financé à hauteur de 111%.

« Le projet du gilet zippé West Coast via Ulule repose sur la mise en avant du travail nécessaire pour réaliser un produit pouvant paraître « basique ». Nous avons sélectionné de très belles matières et porté une attention particulière aux finitions afin d’offrir un produit représentatif des différents métiers de la conception. L’objectif est de redéfinir les contraintes liées à la production 100% française d’un produit et d’en exposer, en parallèle, les avantages qu’ils engendrent pour notre économie : comment un simple gilet peut-il avoir un impact positif sur une économie locale ? explique Blandine Berjot.

Fabriquer des vêtements français, un casse-tête relevé par la jeune marque Orijns : ses polos, chemises et autres sweats sont le fruit d’un savoir-faire artisanal et local. Parcours de Blandine Berjot et Bruno Louis, le tandem à l’origine de ce projet.

Sur l’étiquette de tous les pulls, chemises, sweats, polos et t-shirts de la marque Orijns la mention « fabriqué en France ». Le made in France est en effet une valeur fondatrice pour les créateurs de la start-up : Blandine Berjot et Bruno Louis. Pourtant, rien ne prédestinait ces deux acolytes à redorer le blason du textile français. Elle, coordinatrice de projets marketing/commercial dans une grande maison de disques ; lui, graphiste et ancien photographe professionnel. « À la suite d’un plan de licenciement, j’ai proposé à Bruno de créer une entreprise où les vêtements seraient 100 % français sans pour autant tomber dans le cliché. Il n’a pas hésité une seule seconde », raconte Blandine Berjot. Une idée soufflée par son époux, fervent défenseur des produits tricolores. Une aventure dont le coût est estimé entre 60 k€ et 100 k€.

Après une étude de marché de deux mois à l’automne 2012 pour connaître l’état de la concurrence, « nous nous sommes aperçus qu’aucune entreprise ne proposait une large gamme de vêtements français », souligne Blandine Berjot. Un créneau dans lequel les deux complices s’engouffrent. La marque Orijns est créée en avril 2013.

À la recherche des créateurs

Ils réalisent des prototypes avec des patrons de tailles différentes. Puis testent les graphiques et les couleurs auprès de leurs amis. Leur marque de vêtements commence à prendre forme, reste à trouver les fabricants français… En sillonnant le pays, le tandem n’a qu’une seule idée en tête: dénicher des brodeurs, façonniers ou tisseurs capables de ressusciter l’art du prêt-à-porter. Et, ils prennent conscience, au fil de leurs pérégrinations, du déclin du textile hexagonal. « J’ai eu un choc. Je ne pensais pas le maillage du territoire si mal en point », regrette Blandine Berjot.

Résultat de la désindustrialisation tricolore : le parcours d’assemblage d’une simple pièce est un casse-tête. « L’étoffe provient de Troyes et de Saône-et-Loire, les boutons du Jura et la signature de la région Rhône-Alpes« , souligne la dirigeante.

La gamme de vêtements, composée de 60 références, est en vente depuis juillet 2013 sur http://www.orijns.fr. « Les ventes ont décollé assez vite. Pour preuve, entre les mois d’octobre et de novembre, notre chiffre d’affaires est passé de 2 000 à 9 000 € », prend en exemple Blandine Berjot. La start-up s’offre même le luxe de tenir un stand sur le salon Made in France Expo, en novembre dernier, où elle reçoit un accueil chaleureux du public, prêt à payer le prix du « fabriqué en France ». Ces derniers vont de 40 € en moyenne pour un tee-shirt à 110 € pour une chemise. Des tarifs liés aux coûts de production et à la qualité des matières premières. Mais, pour ne pas proposer des vêtements trop chers, les dirigeants ont fait le choix de pratiquer des marges assez basses, « en deçà de ce qui se pratique dans notre secteur d’activité », précise la dirigeante. À terme, la jeune entreprise voit l’avenir en grand. « Étoffer la gamme pour avoir un vrai catalogue, être présent sur des sites comme la Redoute, et ouvrir une boutique », s’enthousiasme Blandine Berjot. (Source: Chef d’Entreprise Magazine)

Blandine et Bruno souhaitent ouvrir une boutique éphémère à Paris avant les fêtes de fin d’année. Ce sera pour eux l’occasion de tester leurs produits en magasin avant l’ouverture éventuelle d’une boutique en 2015.

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