Alain Juillet – Ancien directeur du renseignement à la DGSE : invité exceptionnel dans le Business Club ! (podcast)

Publié le Mis à jour le

Dans le  Business Club de France – Sur BFM Business Radio

Diffusé samedi 4/10/14 à 7h et dimanche 5/10/14 à 15h

Au sommaire, deux fabuleuses histoires d’entrepreneurs : 

Talk 1 : FAB 21 : l’usine du 21è siècle

Talk 2 : Groupe MND : un leader mondial en Savoie

Mais aussi : 

Talk 3 : Reportage dans une des villes les plus connectées de France : Issy les Moulineaux

Talk 3 : Invité exceptionnel : Alain Juillet – Ancien directeur du renseignement à la DGSE (2002-2003), Président du Club des directeurs de sécurité des entreprises et de l’Académie de l’intelligence économique

Talk 4 :  Notre rendez-vous avec le Médiateur National Inter-Entreprises

Talk 3 : Après le reportage à Issy les Moulineaux, ville connectée. Rencontre  avec Alain Juillet

Pour écouter, réécouter ou télécharger l’émission :

[audio http://podcast.bfmbusiness.com/channel151/20141004_club_0.mp3]

ALAIN JUILLET – Ancien directeur du renseignement à la DGSE (2002-2003), Président du Club des directeurs de sécurité des entreprises et de l’Académie de l’intelligence économique

 Alain-Juillet-Haut-Responsable-Intelligence-Economique

Q : Je voudrais que l’on éclaircisse les termes « Intelligence économique » j’ai un peu le sentiment qu’il n’est pas très clair pour bon nombre d’entre nous ? Qu’est-ce que c’est ? 

R : C’est l’ensemble des activités coordonnées de collecte, de traitement et de diffusion de l’information utile aux acteurs économiques, en vue de son exploitation. On peut y ajouter les actions d’influence et de notoriété ainsi que celles liées à la protection de l’information. Elle se distingue de l’espionnage économique et/ou industriel car elle se développe ouvertement et utilise uniquement des informations blanches ou grises et des moyens légaux, voire éthique.

Ce n’est pas de l’espionnage économique ? 

Non

On parlait – j’imagine – d’intelligence économique pour une collectivité locale connectée. Elle aussi collecte et traite de l’information pour les exploiter et rendre de nouveaux services ?

Oui 

La digitalisation des collectivités locales met du temps … il y a quelques exemples intéressants, comme Issy les Moulineaux, on pourrait en citer d’autres… Mais quel est le principal frein selon vous : la peur de se faire volées des données… D’autant que si il y a manquement flagrant de mesures de sécurité, c’est le maire qui est responsable… Comment expliquez la situation dans notre pays ?

La méconnaissance… les risques encourus (le Maire peut être tenu pour responsable en cas de cyberattaque contre sa mairie)… l’absence de vision

SUR LA SÉCURITÉ INFORMATIQUE

LES ÉCHOS – Les cyberattaques contre les entreprises se spécialisent

Les cybercriminels procèdent par le biais « d’attaques sur des mouvements de fonds, en récupérant par exemple des codes secrets » pour détourner de l’argent, mais aussi en volant des données confidentielles qui seront monnayées auprès des principaux concurrents. Pour ce faire, ils utilisent des logiciels spécialisés sur des types de fichiers, implantés dans le réseau informatique de l’entreprise par le biais de chevaux de Troie. Ces logiciels sont programmés par exemple pour rechercher des plans, des images, des graphiques (fichiers images), ou des budgets (tableaux de données). Certains pays pratiquent également de manière organisée ce type d’attaque, de manière à favoriser ses ressortissants lors d’appels d’offre ou encore pour effectuer un transfert de technologie contre la volonté de l’entreprise étrangère.

Attaques d’influence

Les cyber-attaques sont parfois financées par une société concurrente ou un service de renseignement d’un pays dans le but de déstabiliser une entreprise. Alain Juillet cite en exemple la rumeur selon laquelle Total aurait employé des prisonniers en Birmanie. Cette « attaque d’influence » visait à fragiliser les positions de Total au profit d’autres groupes pétroliers. D’autres atteintes, cette fois matérielles, peuvent également ralentir des ordinateurs de société au point de les rendre inutilisables.

Mettre les moyens de sa défense

Face à la diversification et à la multiplication des offensives, « peu de dirigeants sont conscients de la nécessité de réadapter en permanence la protection de l’entreprise », explique Alain Juillet. « Un système élaboré il y a plus d’un an n’a plus aucune efficacité », ce qui exige des investissements de plus en plus importants. 

En savoir plus sur Les Echos

La quasi-totalité des entreprises françaises ont subi l’an dernier des violations de données, représentant des pertes importantes. Pourtant, la sécurité et la gestion des risques ne figurent pas en tête de leurs priorités.

Plus d’un salarié sur deux ne mesure pas l’importance de protéger l’information

[…]

En savoir plus sur ICI

Et pendant ce temps-là… Un Français sur deux prêt à vendre ses données

Nos compatriotes sont très conscients des enjeux liées à la captation de leurs données sur internet et s’en déclarent inquiets. Pour autant près d’un sur deux voudrait en tirer des avantages financiers ou en nature.

Parmi les internautes français âgés de 15 et 64 ans, 93% sont conscients de la captation de leurs données personnelles, et 84% se disent inquiets de l’usage qui peut en être fait, selon une étude pour Havas Media réalisée par l’institut Toluna.

Mais 45% de ces internautes seraient prêts à accepter le suivi de leurs données numériques en toute transparence moyennant des contreparties financières, et 42% contre des contreparties non financières (gain de miles, réductions, cadeaux). Et 30% des internautes interrogés estiment ainsi que pour 500 euros, ils pourraient donner un large accès à leurs données pendant un an.

« C’est le nouveau paradoxe français, les internautes sont très conscients de la captation de leurs données, sont inquiets, mais il ont un appétit de voir ce que cela peut créer pour eux », indique Raphaël de Andréis, directeur général Havas Media Group France, à l’AFP.

La méfiance reste de mise, puisque 74% des Français sont inquiets de l’usage frauduleux qui peut être fait de leurs données, 53% que leur intimité puisse être révélée et 47% qu’elle serve à les surveiller, mais ces craintes varient selon les populations.

Info : ICI

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