« L’industrie française n’est pas assez robotisée ». Fanuc Robotics est dans le Business Club (podcast audio & vidéo)

Publié le Mis à jour le

Dans le prochain Business Club de France sur BFM Business Radio

Diffusion : samedi 27 septembre 2014 à 7h et dimanche 28 septembre 2014 à 15h

Au sommaire :

Talk 1 | Place d’échanges : La première bourse régionale dédiée aux PME a ouvert à Lyon

Talk 2 | La Compagne Française des Crayons : Dernier fabricant de crayons de papier en France

Talk 3 | Reportage chez Aldebaran pour vous présenter des robots de compagnie (utiles !) suivi d’un débat avec JH. Ripoteau, Pdt de Fanuc France pour parler des robots industriels. La France est en retard

Talk 4 | Parole de  Médiateur avec P. Pelouzet, médiateur national inter-entreprises

Pour écouter, réécouter ou télécharger l’émission :

[audio http://podcast.bfmbusiness.com/channel151/20140927_club_0.mp3]

→TALK 3 : Les robots industriels avec Jean Hugues Ripoteau, Pdt de Fanuc Robitics France

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  • FANUC CORPORATION (Japon)
  • Activité: fabrication de commandes numériques, de robots industriels et de machines (presses à injecter, etc)
  • Date de création: 1956
  • CA: 4 milliards d’euros
  • Effectif: 6500
  • 194 filiales
  • 45% de part du marché mondial de la robotique – 60% de part de marché mondial des commandes numériques
  • plus de 260 000 robots installés dans le monde.
  • Société cotée à la bourse de Tokyo

Filiale de FANUC Ltd, FANUC Robotics France commercialise les robots industriels FANUC sur tout le territoire. La gamme s’étend du plus petit robot – 0,5 kg de charge embarquée – au plus gros, capable d’embarquer 1200 kg. Elle comprend plus de 50 références destinées à tous types d’industries : pharmaceutique, plasturgie, mécanique, agro-alimentaire, etc…

L’activité robots de Fanuc en France détient 50% de part de marché. C’est plus de 1000 robots livrés en 2012.

→Les robots dans nos industries : pourquoi sommes-nous en retard ? JH Ripoteau a publié de nombreuses tribunes libres pour encourager l’industrie française, y compris les PME, à utiliser les robots pour produire plus et se rapprocher du zéro défaut. Mais les robots ne tuent-ils pas les emplois ? 

« Non, les robots ne tuent pas l’emploi! » 

Depuis 20 ans, l’industrie subit une réelle dévalorisation en France. Cette tendance s’accompagne d’une idée reçue: la robotisation tuerait les emplois. C’est faux!

Les pays les plus robotisés au monde -Japon, Corée du sud ou Allemagne- en témoignent avec des taux de chômage bas. Leur performance tient à l’automatisation des sites industriels qui assure un redéploiement du secteur. Elle nourrit une activité compétitive, dynamique et génératrice d’emplois.

Pourquoi cette logique indéniable est-elle sans cesse éclipsée dans l’hexagone? Du fait, sans doute, d’une forte culture syndicale française qui a marqué les esprits dans les années 80 en s’opposant à l’arrivée des robots dans la filière automobile. A cela s’ajoute une vision dévalorisée du travail ouvrier. Aujourd’hui, on constate que les métiers de l’industrie sont délaissés par les jeunes générations.

Pourtant, le modèle des pays qui performent dans l’industrie, l’Allemagne en particulier, devrait inspirer le secteur en France. Ainsi, une entreprise robotisée se hisse à la pointe de la productivité et de la compétitivité. Grâce aux robots, elle sait assurer une production 24 heures sur 24, avec zéro défaut et aucun rebut. Le tout enclenche un véritable cercle vertueux de croissance qui amène les entreprises à embaucher pour suivre la cadence.

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Les entreprises industrielles françaises ont tout intérêt à entrer dans cette logique, à l’image des nombreuses PME que nous rencontrons chaque année et qui choisissent de s’automatiser. Elles se retrouvent propulsées aux meilleures places dans les appels d’offres. Leur retour sur investissement s’avère très rapide. Par exemple figure parmi nos clients une PME de 50 salariés qui s’est équipée de 20 robots: ils ont été amortis en 6 mois. Mieux encore: sur l’ensemble, son premier robot a été amorti en une semaine!

Ainsi, la robotisation offre de nouvelles opportunités, en particulier aux petites entreprises dirigées par des patrons qui ont bien compris l’intérêt d’en faire le pari. Si elles ne s’automatisent pas, beaucoup de firmes risquent la faillite. L’automatisation constitue leur planche de salut. 

Les robots ne tuent pas l’emploi. Soutenus par une volonté politique de ré-industrialisation, ils sont l’avenir de nos PME industrielles. Plus les robots entreront dans les petites entreprises, plus ils alimenteront le cercle vertueux de la croissance, donc de l’embauche.

TRIBUNE – mars 2014

IL FAUT CESSER DE PRENDRE LA ROBOTIQUE INDUSTRIELLE A LA LEGERE

Il y a un an était lancé le dispositif France Robots Initiative. Pour la robotique industrielle, l’évènement aurait pu augurer de mesures aidant concrètement les entreprises à financer l’automatisation de leur outil de production. Finalement, France Robots Initiative a surtout mis les projecteurs sur la robotique de service naissante.

La robotique industrielle n’est pourtant pas à prendre à
la légère. L’enjeu qu’elle représente en termes
économiques et d’emplois mérite d’être traité comme
une priorité nationale.

Inaugurée en mars 2013, France Robots Initiative a contribué à redorer le terme de robotique – il réapparait dans les débats et dans la presse. Toutefois, on constate un amalgame entre robotique de services et robotique industrielle. Les ambitions de France Robots Initiative portent surtout sur les robots de services : le domaine est nouveau et l’Etat a choisi d’en faire un secteur de pointe. S’il est prometteur, ce dernier est encore bien trop jeune pour recruter en nombre.

Par contre, c’est aujourd’hui grâce à l’automatisation
des outils de production que se jouent la sauvegarde et
la création de nombreux emplois.
La robotisation
industrielle est la clé d’une productivité compétitive dans les entreprises. Elle leur évite de délocaliser, leur donne les moyens de se développer, donc d’embaucher. Elle se situe à ce titre au cœur de la question des emplois industriels et c’est maintenant que ça se passe.

Certes, France Robots Initiatives inclut le programme ROBOT Start PME, voué à appuyer 250 PME dans l’acquisition de leur premier robot. Si la démarche peut être saluée, on dispose aujourd’hui du recul nécessaire pour un constat : les modalités sont trop complexes pour être facilement abordées par les petites entreprises. Pour qu’une mesure prenne vie dans le monde des PME, elle doit rester simple. Ces entreprises ne sont pas équipées de juristes et spécialistes de la veille pour s’embarquer dans des dispositifs si complexes. Robot Start PME illustre une approche de la robotique industrielle par le prisme des grandes structures des principaux donneurs d’ordre. Erreur de jugement : le tissu industriel français repose majoritairement sur des PME qui comptent au plus 300 salariés.

Cerner les enjeux de la robotique industrielle pour l’emploi demande de prendre un peu d’altitude et de revoir certains critères pour bien orienter l’action gouvernementale. Ainsi, la faveur de France Robots Initiative pour le secteur des services reflète la volonté d’œuvrer avant tout pour les entreprises nationales. Justement, elles se multiplient dans la robotiques de services. Par contre, côté robotique industrielle – malmenée depuis des années – les grands fabricants nationaux ont disparus les uns après les autres. Les fournisseurs d’outils de production dans l’hexagone viennent aujourd’hui de l’étranger, représentés d’ailleurs par des filiales françaises qui contribuent à de nombreux emplois directs et indirects. Il n’en reste pas moins que ces fournisseurs de qualité forment le maillon fort pour aider les entreprises à développer leur outil de production, donc leurs activités. De nombreux emplois en France sont en jeu en aval. C’est pourquoi il faut absolument aider le financement de l’automatisation dans les entreprises.

Via le SYMOP, le secteur a maintenu le dialogue avec les autorités en ce sens. Le débat avance, plutôt dans le bon sens. Il faut maintenant des actes pour permettre aux PME françaises d’investir dans des robots industriels. C’est une condition pour qu’elles sortent du marasme dans lequel elles poursuivent courageusement leurs activités de production.

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