Le CICE, un échec connu depuis 2012 !

Publié le Mis à jour le

CICEQui a cru un instant que le CICE, qui permet une diminution de l’impôt sur les bénéfices proportionnelle à la masse des salaires inférieure à 2,5 SMIC, aurait un quelconque effet sur l’économie? En lisant le blog d’Eric Verhaeghe, auteur, notamment, de « Faut-il quitter la France ? » On apprend, ce que que l’on savait déjà d’ailleurs que le CICE à profiter surtout à la grande distribution, le secteur bancaire et la championne la Poste ! Extraits énervants. 

Dans le cas du CICE, l’échec avait pourtant été anticipé de longue date. Dès l’hiver 2012, chacun savait qu’il n’aurait aucun impact sur la prospérité du pays. Une étude de Natixis l’avait alors présenté comme une « super-niche fiscale » promise à l’échec. Cette idée était appuyée par une simulation, qui montrait que les principaux bénéficiaires de la mesure seraient GDF, EDF, Vinci, Carrefour et Peugeot. […]

Cette année, le champion toutes catégories du CICE, qui a absorbé à lui seul près de 5% de la mesure, s’appelle la Poste. Grâce au CICE, cette entreprise publique (détenue à 73% par l’Etat, rappelons-le) a capté près de 300 millions€ de subventions publiques en 2013, soit la moitié de ses bénéfices. La Poste apparaît pourtant de plus en plus comme un canard boîteux, avec une activité courrier en chute libre du fait d’Internet et de son développement exponentiel. Dans le même temps, la Poste supprimait 4.500 emplois. […]

Pour le secteur bancaire

Le SNB, syndicat bancaire de la CGC, a produit un rapport tout à fait utile pour expliquer l’usage que les grandes banques françaises avaient pu faire des sommes perçues au titre du CICE.

→Ainsi, selon le syndicat, la plus grande fédération du Crédit mutuel-CIC a consacré les 40 millions récoltés à développer ses « outils numériques » et informatiques ou à prospecter de « nouveaux marchés ». A la Société générale, les 26 millions d’euros du CICE sont allés à « des investissements mobiliers et immobiliers » et des « études et dépenses informatiques ». Chez Laser Cofinoga, les 1,5 million d’économies ont servi à la « reconstitution de son fonds de roulement ».

Ces quelques exemples montrent une fois de plus qu’entre le CICE et l’emploi, il y a aussi loin que de la coupe aux lèvres. Le bon sens consisterait à examiner cette masse d’expériences concordantes pour tirer la seule conclusion qui s’impose: l’incitation fiscale produit des effets d’aubaine sans résultat probant pour la prospérité générale.

L’article complet sur BLOG de Eric Verhaeghe


Et vous ? Vous avez fait le choix de maintenir des bas salaires pour toucher du CICE ? Nombreux sont les entrepreneurs qui nous ont dit : »on n’en veut pas car c’est trop compliqué et cela ne correspond pas à ce que l’on attend, à savoir une baisse réelle et significative des charges sociales et fiscales »

En Espagne : Le gouvernement ibérique a aussi prévu d’alléger l’impôt sur les sociétés de 5 ou 10 %, en ramenant son taux pour les grandes entreprises à 25 % d’ici à 2016. Des hausses ciblées de TVA permettront de compenser ces allégements. Pour encourager les créations d’emplois, Rajoy a aussi instauré une baisse des cotisations sociales. Pour toute création de poste en CDI, une entreprise ne paiera que 100 euros de cotisations par mois pendant deux ans. En contrepartie, elle doit s’engager à maintenir ses effectifs stables durant trois ans.

De son coté, le gouvernement portugais n’a pour l’instant annoncé aucune mesure pour relancer le pouvoir d’achat des ménages. Privilégiant la compétitivité de ses entreprises, le pays a baissé le taux d’IS de 25 à 23 % en début d’année, et prévoit de le faire d’avantage d’ici à 2016.

En Italie : Sur le front des entreprises, l’impôt sur les sociétés (IS) a été ramené de 33 % à 27,5 % tandis que la taxe professionnelle a baissé de 10 %. Un plan ambitieux que Matteo Renzi s’engage à financer par des coupes dans les dépenses et des gains sur les emprunts d’État grâce à la baisse des taux obligataires. Malgré la récession (le PIB a reculé de 0,2 % au deuxième trimestre et de 0,1 % au premier), le président du Conseil italien s’est engagé à ne pas dépasser 3 % de déficit en 2014.

Source Le Figaro


Et pendant ce temps là … en France 

Selon une étude d’Henderson Global Investors, la France a été, au deuxième trimestre 2014, le plus important payeur de dividendes en Europe, avec un total de 40,7 milliards de dollars, soit environ 30 milliards d’euros. Un chiffre tiré notamment par le secteur financier.

Et au cœur de l’Europe un pays se démarque plus particulièrement: la France. L’Hexagone est ainsi, selon HGI, le pays qui a réalisé la meilleure performance au deuxième trimestre 2014, et est également le plus grand payeur de dividendes en Europe. Le montant total atteint ainsi 40,7 milliards de dollars, soit environ 30 milliards d’euros, ce qui représente une progression de 30,3% par rapport au deuxième trimestre 2013.

HGI indique que le secteur financier s’est particulièrement distingué. L’assureur Axa est ainsi le plus gros payeur de dividendes en France avec 2,7 milliards de dollars soit environ 2 milliards d’euros. « Le Crédit Agricole a rétabli ses versements (1,2 milliard de dollars US), Société Générale a réalisé une forte hausse et BNP Paribas a continué ses versements de dividendes malgré la forte amende imposée par les régulateurs américains », ajoute HGI.

Source BFM Business

Et la dette vient de passer le cap des 2000 milliards d’euros… 

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